La Sepanso Dordogne se réorganise

sudouest.com, Hervé Chassain, le 24 Septembre 2009

ÉCOLOGIE. L’association la plus connue et la plus active veut mettre de l’ordre dans ses actions pour être plus efficace

La Sepanso se réorganise

Il y a eu du mouvement à la Sepanso Dordogne, la fameuse association écologiste (1), et ce n’est certainement pas fini. Depuis le mois de juin, Michel André (du Bugue) qui était un des piliers du bureau, a démissionné de son siège de vice-président et a été remplacé par Georges Barberolle (de Bergerac) et Mathilde Guignard (de Limeuil). Nicole Barberolle est aussi devenue secrétaire générale. Gérard Charollois (de Veyrines-de-Vergt), l’emblématique président, a conservé son siège.

Aujourd’hui, c’est Georges Barberolle qui monte en première ligne pour réorganiser l’association. « Il fallait mettre de l’ordre et de la lisibilité dans nos actions », explique cet ingénieur gazier à la retraite, revenu à Bergerac depuis une dizaine d’années. Il y a fondé l’association du quartier Est, qui s’est fait entendre sur de nombreux dossiers, notamment sur la déviation ou pour défendre les arbres de la place de la Myrpe.

Des dossiers partout

« La Sepanso ne doit plus être utilisée pour des intérêts particuliers et ne doit pas faire preuve d’intégrisme », explique-t-il. Il dit ainsi sa méfiance face l’effet « Nimby » (2). Ce qu’il avait d’ailleurs prouvé en défendant la reprise des travaux de la déviation de Bergerac, alors que la présence du pigamon jaune, une fleur censée être protégée, les avait fait stopper. Il souhaite que l’on fasse la part des choses.

De même, il assure « qu’on ne peut pas refuser tous les projets de développement touristique. Mais il faut qu’ils soient bien intégrés à la région ».

La Sepanso a des dossiers ouverts dans tout le département. Elle a été en première ligne pour s’opposer au projet du circuit de voitures anciennes de Bagatelle en Périgord vert (aujourd’hui abandonné) et est toujours opposée au projet de gazéificateur de Saint-Paul-La-Roche. Sur la création d’un village de tourisme au plan d’eau du Rosier à Coursac, elle attend d’en savoir plus. À Atur, elle a soutenu une association locale qui s’opposait à l’extension d’un camping.

200 adhérents

« Nous intervenons la plupart du temps en soutien d’associations locales », explique en effet Georges Barberolle. La Sepanso arrive avec sa notoriété, le savoir-faire de ses 200 adhérents, parmi lesquels des juristes, des naturalistes et toutes sortes de spécialistes, ainsi qu’un certain sens de la communication.

On la retrouve aussi à Boulazac pour discuter du regroupement des centres de transfert des déchets de la Surca, à Carlux pour s’opposer aux gravières ou à Meyrals pour refuser une carrière d’ocre.

On a également vu la Sepanso autour du château de Bridoire, dans tous les dossiers liés aux déchets ou à l’eau. Un prochain combat concernera peut-être de nouveaux plans d’eau prévus sur le Bandiat.

Mais on vient aussi la consulter pour des projets de panneaux solaires et d’aménagements en tous genres. Voilà pourquoi, selon Georges Barberolle, pour conserver sa crédibilité, la Sepanso devait se réorganiser et parler d’une seule voix.

Contact : 13, place Barbacane à Bergerac. Tél. 05 53 73 12 71.

(1) La Sepanso a été créée il y a quarante ans en Gironde et a essaimé dans la région. À l’origine, son nom voulait dire Société d’étude, de protection et d’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest. (2) L’acronyme Nimby vient de l’anglais « not in my back yard » (« pas dans mon arrière-cour ») et désigne l’opposition à des projets dans son environnement proche.

Un Grand site pour la Vézère

La Sepanso s’est investie dans le projet d’opération Grand site sur la vallée de la Vézère menée par les services de l’État et les collectivités. Cette réflexion basée sur une étude menée pendant deux ans par deux spécialistes entend « donner un paysage à la préhistoire ». De Terrasson à Limeuil, il s’agira de réfléchir sur la protection du patrimoine, de l’agriculture, de la forêt, du tourisme et de l’urbanisme.

La Sepanso participera à deux groupes de travail : « requalification paysagère de la vallée et agriculture » et « architecture, urbanisme et patrimoine ». Elle a aussi demandé à participer au groupe « tourisme ».

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