L’énergie, un enjeu électoral décisif en Allemagne

novethic.fr, Claire Stam, le 28 août 2009

L’énergie, un enjeu électoral décisif en Allemagne

« Atomkraft ? Nein, danke ! ». De manière tout à fait inattendue, le célèbre slogan des militants anti-nucléaire allemands des années 70 ressurgit en pleine campagne électorale. Une panne dans la centrale de Krümmel, au nord de l’Allemagne, suivi de problèmes de stockage des déchets radioactifs a relancé le débat. Partisans et opposants à la sortie du nucléaire, prévue d’ici 2021, s’affrontent alors que les élections législatives du 27 septembre seront déterminantes pour la politique énergétique de l’Allemagne.

« L’enjeu électoral cette année est capital », insiste Thorben Becker, de l’organisation BUND, la branche allemande des Amis de la terre. « Selon le consensus atomique, sept centrales nucléaires sur les 17 que comptent actuellement le pays devraient fermer dans les quatre prochaines années. Il s’agirait alors non plus d’une sortie théorique du nucléaire, mais d’un réel abandon de l’énergie atomique ». C’est en 2000 que le gouvernement « rouge-vert » (sociaux-démocrates et écologistes) négocie le fameux « consensus atomique » avec les plus grands groupes énergétiques du pays qui prévoit la sortie du nucléaire en 2021. Pour compenser la baisse de production d’énergie, le gouvernement de l’époque choisit alors de jouer à plein la carte des énergies renouvelables en adoptant la même année la loi sur les énergies renouvelables (EEG), à l’origine de l’envolée spectaculaire des nouvelles énergies et des technologies environnementales qui y sont liées.  Selon les derniers chiffres du Ministère de l’environnement, les « green jobs » représentent ainsi 1,8 millions de salariés, soit 4,5% du marché national de l’emploi. Près de 250 000 personnes travaillent dans la seule industrie des nouvelles énergies, un secteur largement dominé par les PME. Au final, les centrales nucléaires fournissent autour de 22% de l’électricité du pays, les énergies renouvelables atteignent déjà les 15% – un pourcentage en hausse continuelle, insiste-t-on au Ministère. Or, s’ils arrivent en tête des élections du 27 septembre, les conservateurs allemands entendent remettre en cause la sortie du nucléaire si âprement négociée en rallongeant la durée d’exploitation des centrales nucléaires, certaines vieilles de 25 ans.

L’énergie nucléaire, une énergie « écologique » pour les conservateurs allemands

« Ceux qui soutiennent le rallongement de la durée d’exploitation des centrales nucléaires mettent un frein à une extension rapide des énergies renouvelables dans la production d’électricité », dénonce la Fédération de l’industrie des énergies renouvelables (BEE). « Allons-nous continuer à nous appuyer sur des énergies fossiles de plus en plus rares et de plus en plus chères? Ou bien allons-nous développer de manière conséquente le secteur des énergies renouvelables, et rendre l’Allemagne énergétiquement indépendante ? »

Sensible, le débat sur le nucléaire occupe aussi bien la sphère politique que civile, le quotidien populaire Bild n’hésitant pas à démontrer en sept points les bienfaits de l’énergie atomique. Les partisans de l’atome, conservateurs et libéraux en tête, choisissent pourtant d’adopter un profil bas, soucieux de ne pas offrir d’angle d’attaque dans une campagne électorale jugée jusque-là particulièrement atone outre-Rhin. « Instrumentaliser les événements de Krümmel est vraiment irresponsable », déclare ainsi sans ambages Tuomo Hatakka, le patron du géant suédois Vattenfall et exploitant de la centrale en panne. Certains conservateurs, en voulant déminer le débat, n’hésitent pas non plus à qualifier l’énergie nucléaire d’ « Öko-Energie », une déclaration qui ne manque pas pourtant de faire bondir plus d’un « Grün » qui voit rouge –  et redonne du poil de la bête à des sociaux-démocrates, jusque-là Lire la suite

Interdiction de rassemblement contre les corridas à Bayonne !!

lejpb.com, Jean-Claude Laborde, Membre de FLAC Aquitania, le 9 septembre 2009

Interdiction de rassemblement contre les corridas à Bayonne !!

Monsieur Grenet qui, si on l’écoute bien met l’ordre public à toutes les sauces, l’exhibe comme un fanion. Mais un dérapage de qui ? Pas de notre part, et Il le sait bien.  Nous rappelons que les rassemblements que nous organisons sont toujours des rassemblements pacifiques et ceux des années précédentes, 2007 et 2008, n’ont jamais généré un quelconque comportement de violence pouvant menacer l’ordre public. Les SIDG de Bayonne et services de police peuvent en témoigner. S’il craignait des violences c’est parmi ses amis qu’il doit chercher les fauteurs de troubles et ce sont eux qui doivent être éloignés. Mais conformément à sa logique d’aficionado de corridas, c’est nous qu’il éloigne… Curieux, non !

Le maintien de l’ordre public n’est pour lui qu’un prétexte pour nous éloigner des arènes où ses amis, amateurs comme lui de torture animale mise en spectacle, n’apprécient pas et ne supportent pas qu’une opposition les pointe du doigt au moment de leur entrée dans cette funeste bâtisse, cela génère chez eux une poussée d’urticaire (sic !). Et bien que le droit de manifester et de se rassembler soit inscrit dans la constitution française, Monsieur Grenet ne s’embarrasse pas avec tous ces détails… En tant que premier magistrat de la ville il a en effet tout loisir d’utiliser l’argument du maintien de l’ordre public, mais il a aussi le devoir de justifier le bien fondé de l’utilisation de celui-ci, d’autant qu’en matière de tauromachie, il est à la fois juge et parti, et ses décisions sont loin d’être objectives. Dans notre cas, il n’apporte effectivement aucun élément de preuve justifiant une telle interdiction. Il s’agit bien d’une mesure illégale, autoritaire et anti-démocratique, donc d’un abus de pouvoir.

D’autre part, tout le monde a pu remarquer tout au long de cette période estivale que la mairie a utilisé abondamment tous les moyens de communications publics et privés, panneaux publicitaires, journaux, radio, télés, pour faire la propagande de la tauromachie ibérique, véritable passion de monsieur Grenet. (…) Il s’agit d’une main mise du lobby taurin sur la ville de Bayonne, et, comme si ça ne lui suffisait pas, il interdit maintenant les abords des arènes aux rassemblements d’opposition à la tauromachie, prétextant des troubles éventuels à l’ordre public ! À quand un laisser – passer de groupe, délivré par la mairie ou par l’office du tourisme, pour accéder aux arènes ?

L’arrêt municipal prévoyait le bouclage de tout le quartier des arènes, avec une zone d’interdiction allant de l’avenue des arènes, en passant par l’avenue Dubrocq et l’avenue de la Légion Tchèque, ces limites étant elles-mêmes incluses dans la zone d’interdiction. Comme on le voit l’interdiction de l’Avenue de la Légion Tchèque nous interdisait le trajet pour accéder au centre-ville. Grâce aux différentes interventions de la préfecture, Sous-préfecture, des différents services de police et de la sécurité publique, nous avons obtenu que l’avenue de la Légion Tchèque nous soit accessible. 

La tauromachie a un statut spécial à Bayonne car Lire la suite

Vive la forêt : Vingt ans au service de l’environnement

sudouest.com, Véronique Boscher, le 9 Septembre 2009

Vingt ans au service de l’environnement

LACANAU.

Il y a vingt ans, les forêts du Porge et de Lacanau prenaient feu, avant celles de Sainte-Hélène, Carcans et bien d’autres encore. Des années noires pour la nature, qui avaient toutefois fait prendre conscience de l’immense valeur mais aussi de la fragilité de notre patrimoine forestier.

Pour défendre celui-ci, oeuvrer pour son reboisement et agir contre la menace des promoteurs, nombre de citoyens se sont alors regroupés pour créer une association sous le nom de Vive la forêt (VLF). « Aujourd’hui, vingt ans plus tard, Vive la forêt est toujours présente, tout en ayant évolué, explique la présidente Dominique Gisson, ce qui est le signe de son dynamisme et de son adaptation permanente aux besoins. »

400 familles adhérentes

Au fil des ans, VLF a obtenu un agrément en tant qu’association de protection de l’environnement pour l’ensemble du département. Ainsi, elle est devenue incontournable pour tout ce qui touche à l’environnement en Gironde et compte actuellement près de 400 familles adhérentes.

Au-delà du risque d’incendie, qui reste toujours l’une des préoccupations majeures de l’association, VLF a évolué vers « une défense de l’environnement plus généraliste ». L’association part du constat suivant : « Là où passe le feu, la nature met 10 ans à reprendre ses droits mais là où passent les promoteurs bétonneurs, elle est définitivement détruite ». C’est donc tout naturellement vers « ce type de méfaits » que l’association a concentré ses actions, et cela de la pointe du Verdon jusqu’au bout du cap Ferret.

Sur la commune de Lacanau, VLF a surtout œuvré pour le respect de la loi littoral sur plusieurs sites et pour la préservation des sites remarquables et espaces boisés à conserver. Des actions qui ont souvent eu comme conséquence des relations plutôt tendues avec les élus en place.

Le dialogue

« Contrairement à une idée répandue », précise Dominique Gisson, « VLF n’est pas systématiquement contre tout. Nous ne faisons simplement pas la même lecture des dossiers. Nous savons faire des propositions mais il faut d’abord que le dialogue s’instaure en amont au lieu de tomber toujours dans l’opposition. Et quand il y a divergence d’opinion, Lire la suite