Après-pétrole : et si les habitants initiaient la transition des villes ?

http://www.rue89.com/passage-a-lacte/2010/11/30/apres-petrole-et-si-les-habitants-initiaient-la-transition-des-villes-178

rue89.com, Cécile Cailliez  le 30 novembre 2010

Après-pétrole : et si les habitants initiaient la transition des villes ?

Les « villes en transition » imaginent la cité de l’après-pétrole, moins dépendante de l’or noir. Une initiative citoyenne d’origine anglo-saxonne qui essaime désormais en France.

Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) l’a prouvé récemment : les ressources de pétrole s’épuisent indéniablement.

Pire, selon l’AIE, le pic pétrolier, cette phase où la production de pétrole conventionnel sera en déclin par rapport à la demande, serait désormais atteint.

Si l’Agence rassure en tablant sur la découverte et la mise en production de nouveaux champs, le constat est là : il faut dès à présent penser la ville de demain, moins dépendante de l’or noir.

Mais comment envisager l’après-pétrole sans tomber dans le catastrophisme ? Les partis politiques écologiques ont du mal à mobiliser et tous les citoyens ne se reconnaissent pas dans les mouvements associatifs ou décroissants.

La solution : susciter au sein de la communauté un mouvement de réflexion et d’action, s’appuyer sur les ressources et les compétences locales, afin de mettre en place et de diffuser au niveau local les bonnes pratiques.

Comment la mettre en pratique ?

En 2006, à Totnes, une bourgade de 8 000 habitants, Rob Hopkins enseigne la permaculture, une philosophie du développement durable par l’aménagement du territoire et le renforcement de la communauté.

Convaincu de la réalité du pic pétrolier, il tente alors un pari fou : miser sur la participation des habitants pour favoriser la « transition » en douceur de sa ville à l’horizon 2030.

Ainsi naît le mouvement des « villes en transition », qui se fonde avant tout sur la notion de Lire la suite

Hervé Kempf, l’AIE et le pétrole – Le pic a eu lieu en 2006 !

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/23/le-pic-a-eu-lieu-en-2006_1443881_3232.html

lemonde.fr, Hervé Kempf, le 23 novembre 2010

Le pic pétrolier s’est produit en 2006, indique l’Agence internationale de l’énergie. En bonne logique, cette phrase aurait dû faire la « une » de la presse mondiale, les Bourses auraient chuté, et l’on aurait enfin répondu à la question : « Sachant que ce système est totalement vermoulu, à quel moment en change-t-on ? » La réponse aurait été : « Maintenant ! »

Reprenons les faits. Le pic pétrolier est le moment où la production de pétrole commence à décroître. Depuis une quinzaine d’années, nombre de géologues avertissent de l’imminence de ce moment capital : il signifie en effet que le régime énergétique du monde, fondé sur l’or noir depuis près d’un siècle, va devoir changer radicalement. On ne va pas manquer de carburant du jour au lendemain, mais il va falloir diminuer sa consommation. La théorie du pic pétrolier s’est imposée. Et la question est devenue : quand aura-t-il lieu ?

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) vient de répondre dans son rapport annuel, intitulé World Energy Outlook 2010, publié à la mi-novembre. Elle énonce ainsi sa prévision : « La production de pétrole brut se stabilise plus ou moins autour de 68-69 Mb/j [millions de barils par jour] à l’horizon 2020, mais ne retrouve jamais le niveau record de 70 Mb/j qu’elle a atteint en 2006. » Autrement dit, le pic s’est produit en 2006.

Depuis 2006, justement, il y a eu une forte hausse des prix du pétrole (en partie spéculative), puis une crise économique. Cette augmentation des prix a rentabilisé l’exploitation de pétroles « non conventionnels », tels que les sables bitumineux, qui compensent en partie le déclin du pétrole.

L’AIE prévoit une augmentation mondiale de la consommation d’ici à 2035. Comment la satisfaire ? En pompant davantage les réserves de l’Arabie saoudite, et en développant sables bitumineux, pétrole de l’Arctique et pétrole sous-marin très profond. Problème : ces exploitations sont encore plus polluantes que la production de pétrole classique, et l’on peut douter des capacités de l’Arabie saoudite. Conclusion mezza voce : la crise pétrolière approche à grands pas.

Comment y échapper ? Le moins mauvais des scénarios de l’AIE est dit « 450 » : on limite les émissions de gaz à effet de serre pour ne pas dépasser un réchauffement de 2o C. Il suppose de Lire la suite

Le sommet de Cancun sur le climat s’ouvre sans grand espoir

lemonde.fr, NC, le 29 novembre 2010

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/11/29/le-sommet-de-cancun-sur-le-climat-s-annonce-laborieux_1445512_3244.html

Le sommet de Cancun sur le climat s’ouvre sans grand espoir

Plus de 190 pays se retrouvent lundi au Mexique pour tenter de redynamiser la lutte contre le changement climatique.

L’ONU cherche à donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique. A partir du lundi 29 novembre, jusqu’au vendredi 10 décembre, 194 pays se retrouvent à Cancun, au Mexique, pour la 16e Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Ils vont ainsi tenter de parvenir à un accord visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre et tourner enfin la page de Copenhague, après l’échec de décembre 2009.

Quel est l’objectif du sommet de Cancun ?

L’enjeu de cette 16e conférence, surnommée COP16, est le même que celui de la 15e qui s’était tenue à Copenhague : fixer les règles de l’après-Kyoto. Car le protocole à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, adopté à Kyoto le 11 décembre 1997, fixait des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et principalement de CO2, par rapport au niveau de 1990, pour la période 2008-2012.

Entré en vigueur en 2005 et ratifié par 183 pays, le traité arrive à échéance le 31 décembre 2012. A Cancun, les délégations doivent plancher sur les bases d’un nouvel accord, pour s’engager à des objectifs pour la période 2013-2020.

Qui va participer aux négociations ?

Les délégations des 194 pays membres de la CCNUCC ont rejoint la station balnéaire mexicaine pour participer aux négociations qui se tiennent au centre des congrès et au Moon Palace, un complexe hôtelier en bord de mer. Mais cette fois, ce ne sont plus les chefs d’Etat et de gouvernement qui conduisent ces délégations, comme pour Copenhague, mais les ministres de l’environnement.

Selon les associations écologistes, cette nouvelle organisation pourrait alléger la pression sur le sommet et faciliter les débats. Les négociations seront orchestrées par la Costaricaine Christiana Figueres, nouvelle secrétaire exécutive de la CCNUCC, qui succède au Néerlandais Yvo de Boer. La délégation européenne sera menée par Joke Schauvliege, la ministre  de l’environnement flamande, tandis que Brice Lalonde se chargera des négociations pour la France.

Quel avait été le bilan de Copenhague ?

Le 18 décembre 2009, après douze jours de négociations, la COP15 s’était soldée par un bilan des plus décevants : un accord non contraignant, signé par seulement 140 pays et obtenu par des négociations de couloirs entre une vingtaine de chefs d’Etat, au premier rang desquels les Etats-Unis et la Chine. Son contenu est par ailleurs loin d’être à la hauteur des attentes que la conférence avait soulevées : s’il réitère la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, le texte ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, se contentant de prôner la « coopération » pour limiter les émissions « aussi tôt que possible ».

En France, comme partout ailleurs dans le monde, associations et partis écologistes avaient dénoncé cet Lire la suite

Jean Gadrey : « La poursuite de la croissance n’assure plus le bien-être »

lavoixeco.com, Yannick Bouchet, le 26 novembre 2010

Jean Gadrey : « La poursuite de la croissance n’assure plus le bien-être »

http://www.lavoixeco.com/actualite/Dossiers/A_la_loupe/Les_marches_financiers_en_crise/2010/11/26/article_jean-gadrey-la-poursuite-de-la-croissan.shtml

«La fin de la croissance quantitative me paraît nécessaire pour éviter les catastrophes écologiques et sociales.»

L’économiste lillois de la post-croissance signe un petit ouvrage remarqué en France sur la recherche d’un mode de développement alternatif au modèle dominant, qui créerait davantage d’emplois sans épuiser les ressources naturelles et en certifiant l’équité sociale.

Il pense qu’un monde meilleur est possible et il prétend en faire la démonstration dans son dernier ouvrage. Jean Gadrey est professeur émérite à l’université de Lille I, membre du conseil scientifique d’ATTAC, publie dans Alternatives économiques (1) ou Politis et participa activement à la commission Stiglitz sur la mesure de la croissance, rapport remis au chef de l’État en 2008.

–          Peut-on résumer votre pensée en affirmant que la croissance n’est pas la solution, mais un problème ?

–          « De plus en plus d’économistes en font la démonstration. Dans les débats, on nous pose la question : « A-t-on encore vraiment besoin de croissance ? » Dans les pays riches, la poursuite de la croissance n’améliore plus le bien-être. La production quantitative de richesses matérielles aggrave de surcroît la crise écologique en épuisant les ressources naturelles.

On pense aujourd’hui que la croissance fait l’emploi, assure les retraites et la protection sociale mais c’est de moins en moins vrai. Même pour la crise écologique, on parle de croissance… mais verte ! Je pense au contraire que la croissance est devenue un facteur de crise, une menace pour la planète et un obstacle au progrès. Attention, je ne suis pas pour la décroissance, mais pour une autre croissance, éco-compatible et plus solidaire. »

–          Une autre croissance est-elle vraiment possible ?

–          « Bien sûr. C’est parce que nous ne savons pas l’imaginer collectivement que nous renonçons à la concevoir. Par exemple, une agriculture moins intensive, moins productiviste permettrait de créer entre 30 et 40 % d’emplois supplémentaires.

La Confédération européenne des syndicats explique qu’une réduction de 30 % des gaz à effets de serre en 2020 dans le seul secteur des transports correspondrait à 4,5 millions d’emplois en moins dans la construction automobile mais à 8 millions d’emplois en plus dans le secteur des transports en commun. En réalité, une baisse de productivité peut Lire la suite

Action anti-LGV: pour Bizi!, l’heure est à la  »désobéissance civile »

http://www.eitb.com/infos/environnement-et-science/detail/552642/action-anti-lgv-bizi-lheure-est-desobeissance-civile/

eitb.com, rédaction, le 27novembre 2010

Action anti-LGV: pour Bizi!, l’heure est à la  »désobéissance civile »

Affirmant « Nous n’avons pas de planète B » et évoquant l’urgence climatique, Bizi a dénoncé samedi à Bayonne l’impact écologique de la LGV et plaidé pour la modernisation des voies existantes.

Trois activistes du mouvement altermondialiste basque Bizi ont déployé sur la façade de la mairie de Bayonne une immense banderole appelant à la désobéissance civile contre le projet de LGV.

Après avoir descendu en rappel le long de la façade, ils ont rejoint quinze autres militants en bas qui actionnaient une sirène et distribuaient des tracts dans le marché de Noël, critiquant notamment le député-maire UMP de Bayonne, M. Jean Grenet, pour son soutien à la LGV.

Affirmant que « nous n’avons pas de planète B » et évoquant l’urgence climatique, le mouvement altermondialiste basque a voulu ainsi dénoncer l’impact écologique de la LGV et plaider pour la modernisation des voies existantes.

« L’heure est aujourd’hui à la désobéissance civile et il va falloir s’opposer concrètement aux sondages de terrain prévus sur le parcours de la LGV, » a estimé Mattin Ihidope, porte-parole des manifestants de Bizi. « L’heure est également à Lire la suite

Transition écologique – Ces villes qui tentent de se libérer du pétrole

bastamag.net, Sophie Chapelle, Chris Jordan, le 25 novembre 2010

http://www.bastamag.net/article1145.html

Transition écologique – Ces villes qui tentent de se libérer du pétrole

Tout le monde n’attend pas que gouvernements et chefs d’État s’entendent sur un hypothétique accord pour sauver le climat. Loin de Cancún, où se tiendra le prochain sommet sur le réchauffement climatique, des réseaux associatifs et des municipalités se lancent dans d’ambitieux programmes pour libérer leurs villes de la dépendance pétrolière. Comment font ces « villes en transition » ? Exemple à Boulder, près de Denver, aux États-Unis.

Aux pieds des montagnes Rocheuses, dans le Colorado, la ville de Boulder, tente l’impossible : se libérer du pétrole au pays des road movies, des drive in, de l’essence peu chère… et des plus grosses émissions de gaz à effet de serre par habitant au monde. L’objectif, pour les 300.000 résidents de ce bastion démocrate, est de passer d’une consommation annuelle de neuf barils de pétrole par personne, à un seul.

L’une des chevilles ouvrières de cette révolution locale s’appelle Michael Brownlee. Ancien journaliste, il a été chercher l’inspiration en Grande-Bretagne, là où est né un étrange mouvement, celui des « villes en transition ». Le concept est lancé en 2006 par un enseignant en permaculture, Rob Hopkins. Celui-ci demande à ses étudiants d’identifier les dépendances au pétrole de la ville de Kinsale, dans le Sud de l’Irlande. Dans la foulée, les chercheurs élaborent un scénario de descente énergétique ambitieux, mais réaliste, d’ici 2030. C’est de cette expérience qu’émerge le concept de « transition ». Le défi est majeur : éviter aux populations les dramatiques conséquences d’un pic pétrolier trop brutal (l’épuisement progressif des ressources pétrolières) et contribuer concrètement à la lutte contre les dérèglements climatiques, sans attendre d’hypothétiques accords internationaux. Le Manuel de Transition : De la dépendance au pétrole à la résilience locale de Rob Hopkins vient d’ailleurs d’être traduit en français (aux éditions Ecosociété avec la revue Silence).

Transition écologique rime avec processus démocratique

À son retour, Michael Brownlee lance le Transition Boulder County pour transformer cette agglomération moyenne en ville « décarbonée ». « Nous avions besoin de modèles à suivre. Le mouvement de la transition nous en fournit un », explique-t-il. Le terrain est favorable. La ville de Boulder et son comté sont déjà en pointe en matière environnementale. Dès 2002, la ville adopte la résolution dite « de Kyoto » pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre [1] puis adopte dans la foulée un plan action climat avec un budget annuel avoisinant un million de dollars. Chaque grande mesure est soumise par référendum à la population. Un premier amendement impose ainsi que 10% de l’énergie consommée provienne Lire la suite

France Nature Environnement – Réchauffement climatique : les français, eux, sont convaincus

France Nature Environnement, le 22 novembre 2010, communiqué de presse

Réchauffement climatique : les français, eux, sont convaincus

Le climat est en train de changer et les rejets anthropiques de gaz à effet de serre ont contribué à ce réchauffement. C’est ce dont sont convaincus près de 75% des français et que révèle une enquête exclusive de l’IFOP publiée dans le Monde du 18 novembre. Analyse de France Nature Environnement.

Les français ne sont pas climato-sceptiques

N’en déplaise aux climato-sceptiques récemment « taclés » par l’Académie des Sciences en octobre dernier, c’est pourtant l’opinion de la majorité des français : l’augmentation de la température observée depuis le début du 20è siècle est largement due à l’activité humaine (transport, industrie, agriculture …). En plus d’être persuadés de l’existence et des causes de ce réchauffement global, les français placent le réchauffement climatique en tête des menaces environnementales.

Les convictions des français doivent assoir une stratégie solidaire de lutte

Fort de ce soutien populaire, l’Etat français doit porter une position ambitieuse à Cancún*. Il s’agit d’obtenir des objectifs contraignants de réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre à un niveau suffisant pour tenter de ne pas dépasser +2°C, augmentation au-delà de laquelle nous ne saurions plus nous protéger contre les dérèglements. Les règles de la solidarité internationale pour parvenir à financer l’adaptation et la lutte contre le changement climatique constituent l’autre enjeu de ce nouveau rendez-vous. Comment les pays du Nord vont-ils aider ceux du sud ?

Des négociations internationales en mal de concrétisation

Pour Adeline Mathien, chargée de mission Climat Territoires à FNE : « Nous sommes pour l’instant mal engagés et depuis les négociations de Copenhague en 2009, peu de choses ont réellement bougé. Mal engagés aujourd’hui, au point que la prolongation du protocole de Kyoto qui arrivera à échéance en 2012 pourrait Lire la suite

Morin et Viveret – Comment vivre en temps de crise ? Economie, politique… et si la crise financière permettait de tout repenser ?

http://www.cdurable.info/Comment-vivre-en-temps-de-crise-Edgar-Morin-Patrick-Viveret,3037.html

cdurable.info, David Naulin, le19 novembre 2010

Economie, politique… et si la crise financière permettait de tout repenser ?

Comment vivre en temps de crise ?

Comment vivre en temps de crise ?, s’interrogent les philosophes Edgar Morin et Patrick Viveret dans un livre synthétique et éclairant. Face à la crise que nous traversons, les deux intellectuels nous invitent à prendre de la distance, replacer ce moment dans le cadre plus large des grandes mutations que nous avons déjà connues, apercevoir le cycle qui s’achève et le nouvel ordre qui s’ouvre.

Selon les auteurs, dans cette période critique, où les défis sont cruciaux et le pire – possible, il faut garder à l’esprit cette certitude : l’improbable peut toujours survenir. Même lorsque tout concourt à la catastrophe, la complexité du réel peut donner naissance à des situations inattendues. Alors, tenons-nous prêts à accueillir l’improbable, demeurons attentifs à l’usage positif de cette crise, voyons là une chance d’un nouveau rapport au pouvoir démocratique, à la richesse monétaire et, pour finir, au sens.

Les auteurs se répondent, l’un appelant à définir des critères pour comprendre ce monde qui vient, l’autre s’interrogeant sur les outils à mettre en œuvre pour que le développement économique de nos sociétés s’accompagne d’une croissance en humanité et que la crise que nous traversons soit une chance de redéfinir enfin le monde dans lequel nous souhaitons vivre.

Ainsi, si le probable est catastrophique avec ces crises à répétition ou les désastres écologiques, le futur n’est jamais joué rappelle Edgar Morin. Et si nous assistions à la fin d’un monde plus qu’à la fin du monde ?, s’interroge Patrick Viveret. La crise actuelle serait alors « un rendez-vous critique de l’humanité avec elle-même, lui permettant de travailler sur l’essentiel« . L’occasion d’en finir avec ce que Patrick Viveret appelle le modèle DCD, « dérégulation, compétition à outrance, délocalisation », porteur d’inégalités dans un monde où « trois personnes au monde peuvent avoir les revenus des quarante-huit pays les plus pauvres ». Ce petit livre invite à « se déployer du côté de l’essentiel, c’est-à-dire du côté d’un développement dans l’ordre de l’être plutôt que d’une croissance dans l’ordre de l’avoir. Cette distinction essentielle, traditionnellement considérée comme une question philosophique réservée à une petite minorité, devient une question politique massive ». Inutile d’espérer une transformation sociale sans transformation personnelle, concluent les auteurs qui lancent un appel à la réflexion et à l’action commune pour bâtir un nouveau monde.

A propos des auteurs

Directeur de recherche émérite au CNRS, Edgar Morin Lire la suite

Rapport d’évaluation du Grenelle de l’environnement

Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, novembre 2010

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/104000587/index.shtml?xtor=EPR-526

Rapport d’évaluation du Grenelle de l’environnement

FRANCE. Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer

Ce rapport élaboré par le comité d’évaluation du Grenelle Environnement et par le cabinet Ernst and Young fait le point, thématique par thématique, sur les actions engagées ces trois dernières années en matière de gouvernance, d’énergie et de climat, de politique des déchets, de gestion des risques, de traitements des déchets, de transport, d’urbanisme…

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(3090  Ko, PDF)

222 pages

Sommaire

Préambule

Synthèse de l’évaluation

1. Bâtiment et urbanisme

2. Transport et mobilité

3. Énergie

4. Biodiversité

5. Agriculture et milieux aquatiques

6. Risques, santé, environnement

7. Déchets

8. Gouvernance Lire la suite

La nouvelle donne du ministère de l’écologie

novethic.fr, Véronique Smée, le 15 octobre 2010

http://www.novethic.fr/novethic/planete/institution/etats/la_nouvelle_donne_ministere_ecologie/131839.jsp?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_content=novethicInfo&newsletter=ok

La nouvelle donne du ministère de l’écologie

Nathalie Kosciusko-Morizet est nommée ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement dans le nouveau gouvernement annoncé dimanche 14 novembre. Elle devient numéro quatre du gouvernement mais n’est pas ministre d’État, contrairement à Jean-Louis Borloo, qui quitte le gouvernement.

François Fillon a nommé Nathalie Kosciusko-Morizet ministre de l’Écologie. Elle était auparavant secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique. Agée de 37 ans, elle a occupé la fonction de secrétaire d’Etat à l’écologie de juin 2007 à janvier 2009, date du dernier remaniement. Beaucoup avaient évoqué à l’époque sa nomination à l’économie numérique comme une « punition » , après ses prises de position et ses critiques contre les lobbies lors du vote de la loi sur les OGM, dont elle s’était finalement excusée sous la pression du Premier ministre, François Fillon.

Député de l’Essonne avant son entrée au gouvernement, elle a également été rapporteur de la Charte de l’environnement à l’Assemblée nationale et a participé au processus du Grenelle de l’environnement.

Si NKM conserve deux secrétaires d’Etat qui lui sont rattachés -Benoist Apparu, qui demeure secrétaire d’État au Logement, mais plus à l’Urbanisme; et Thierry Mariani, député UMP du Vaucluse qui devient secrétaire d’Etat aux Transports à la suite de Dominique Bussereau-, elle perd en revanche Valérie Létard, en charge des technologies vertes auprès du ministère, qui quitte le gouvernement. Enfin, l’ex-secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno est nommée secrétaire d’Etat aux sports.

Un portefeuille plus restreint

Lors du précédent remaniement, le portefeuille de Jean-Louis Borloo (numéro 2 du gouvernement) avait été élargi à la Mer, aux technologies vertes et aux négociations climatiques. Quatre pôles opérationnels avaient été définis : transports, aménagement du territoire, politiques énergétiques, ressources naturelles et biodiversité. Ce n’est plus le cas dans les nouvelles attributions du Ministère : l’énergie est confiée à Eric Besson, nommé ministre de l’Industrie, de l’énergie, de l’économie numérique. L’aménagement du territoire intègre le portefeuille de Bruno Le Maire, désormais ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire.

Critiques des écologistes

S’ils saluent la compétence de NKM et son courage politique, le fait que l’énergie soit retirée du nouveau ministère fait l’objet de vives critiques de la part des écologistes. « Pour l’avenir des énergies renouvelables, c’est catastrophique », a déclaré Arnaud Gossement (Droit et Environnement). « Il y a des forces hostiles à nos propositions, le monde de l’industrie fossile et nucléaire. Ils ont gagné ce soir », a également déclaré à l’AFP le directeur-général du WWF Serge Orru. Le parti de Corinne Lepage CAP 21 a indiqué dans un communiqué que Lire la suite

LGV en Aquitaine : la carte mise à jour des tracés envisagés

 sudouest.fr, le 15 novembre 2010

 http://www.sudouest.fr/2010/11/12/lgv-en-aquitaine-la-carte-mise-a-jour-des-traces-envisages-237448-4755.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20101116-[les_plus_envoyes]

LGV en Aquitaine : la carte mise à jour des tracés envisagés

[DOCUMENTS] La Ligne à Grande Vitesse (LGV) doit traverser quatre départements de la Région Aquitaine. SudOuest.fr vous propose de consulter les différentes hypothèses de tracés, segment par segment, sur les documents originaux de Réseau ferré de France (RFF)

Suite à des remarques d’internautes, qui constataient des différences entre les cartes qu’ils ont en eu main par d’autres moyens et celles publiées par nos soins, GPSO nous a communiqué les derniers tracés officiels, identiques à ceux fournis aux élus locaux.

Cliquez sur le lien pour télécharger le fichier pdf (nécessite le logiciel Adobe Acrobat Reader). Attention, les documents sont volumineux (jusqu’à 40 mégaoctets pour certains). L’affichage peut donc prendre un peu de temps.

La légende pour lire les cartes élaborées par réseau ferré de France

Gironde

1    km 1-9 Bordeaux-Cadaujac

2    km 8-23 Villenave-d’Ornon – Arbanats

3    km 19-30 Castres-sur-Gironde – Landiras

4    km 28-40 Landiras-Balizac

5    km 38-53 Balizac – Peyredieu

6    km 52-67 Peyredieu  – Bernos-Beaulac

7    km 66-80 Bernos-Beaulac  – Lerm-et-Musset

8    km 69-72 Embranchement Bernos-Beaulac direction Captieux km 69-78

9    km 77-88 Captieux – Bourriot-Bergonce

10  km 75–90 Cudos – Saint-Michel-de-Castelnau

Landes

1    km 86-100 Bourriot-Bergonce – Retjons : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couche zones sensibles sans rétablissement.

2    km 97-111 Retjons – Pouydesseaux : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couche zones sensibles sans rétablissement.

3    km 107-118 Roquefort – Lucbardez-et-Bargues : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couche zones sensibles sans rétablissement.

4    km 115-125 Lucbardez-et-Bargues – Uchacq-et-Parentis : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couche zones sensibles sans rétablissement.

5    km 125-141 Uchacq-et-Parentis  – Ousse-Suzan : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couche zones sensibles sans rétablissement.

6    km 140-156 Ousse-Suzan – Lesgors : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couche zones sensibles sans rétablissement.

7    km 152-172 Lesgors-Gourbera : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couche zones sensibles sans rétablissement.

8    km 116-120 Embranchement Lucbardez-et-Bargues – Bougue via Saint-Avit (près Mont-de-Marsan) : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couche zones sensibles sans rétablissement.

9    km 173-187 Saint-Paul-les-Dax – Saint-Geours-de-Maremne : hypothèse 1 / hypothèse 2.
10  km 185-205 Saint-Geours-de-Maremne – Benesse-Maremne

11  km 204-213 Benesse-Maremne – Ondres

12  km 212-223 Labenne-Lahonce (avec embranchement Bayonne)

Lot-et-Garonne

1    km 82-99 Saint-Michel-de-Castelnau – Pompogne : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couches zones sensibles sans rétablissement

2    km 96-113 Pompogne – Fargues-sur-Ourbise : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couches zones sensibles sans rétablissement

3   km 109-123 Fargues-sur-Ourbise – Vianne : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couches zones sensibles sans rétablissement

4    km 120-134 Vianne – Montesquieu : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couches zones sensibles sans rétablissement

5    km 133-145 Sérignac-sur-Garonne – Estillac : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couches zones sensibles sans rétablissement

6    km 143-159 Estillac – Caudecoste : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couches zones sensibles sans rétablissement

7    km 139-142 Embranchement Estillac – Colayrac-Saint-Cirq (près Agen) : avec couche rétablissement sans zones sensibles / avec couches zones sensibles sans rétablissement

Pyrénées-Atlantiques

1    km 221-235 Saint-Martin-de-Seignanx – Ustaritz : hypothèse 1 / hypothèse 2

2    km 235-249 Ustariz – Ciboure

3    km 248 -257 Ciboure – frontière espagnole

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Samedi 20 novembre à Bordeaux journée d’échange sur l’ESS, la réappropriation de l’économie locale et les villes en transition

IUT Gestion du Développement et de l’Action Humanitaire (Bx 3), communiqué, novembre 2010

Journée d’actions et d’échanges sur les théories alternatives de l’économie, du social et de l’environnement

Samedi 20 novembre 2010 de 10h à 19h à l’I.U.T Renaudel 1 rue Jacques Ellul 33080 Bordeaux, place St Croix, entrée libre.

Les étudiants de l’IUT Gestion du Développement et de l’Action Humanitaire (Bx 3) vous invitent à cet évènement pour apprendre, comprendre et partager des connaissances et expériences.

Dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale, des activités seront organisées pour tous.

Des tables rondes ouvertes et participatives avec des intervenants, professionnels et associations :

– 13h30 « Qu’est-ce que l’Economie Sociale et Solidaire  aujourd’hui? »

– 15h30 « Pour une réappropriation de l’économie locale »

– 17h30 Une projection-débat sur le thème des « Villes en Transition »

Des ateliers participatifs :

– « Do it yourself » (création d’objets à partir de déchets revalorisés)

– Nettoyons bio (astuces pour Lire la suite

Echange sur La permaculture et l’Agriculture Paysanne à l’ENITA de Gradignan le mardi 30 novembre à 20h00

Association Girondine pour l’Agriculture Paysanne (AGAP), communiqué, novembre 2010

La permaculture et l’Agriculture Paysanne – Echange à partir des expériences menées à Cuba et en Aquitaine

Le mardi 30 novembre à 20h à l’ENITA (Gradignan –1 Cours Général de Gaulle – salle de l’Amphithéâtre)

Avec la participation de Maria Caridad CRUZ, responsable du Programme Développement Local de la Fondation Antonio Nuñez Jiménez la Nature et l’Homme (FANJ), ingénieur au département d’Urbanisme de la Havane, et de Bernard RICHARD, agriculteur et Président de l’AGAP

L’Association Girondine pour l’Agriculture Paysanne (AGAP) vous invite à une rencontre débat sur la permaculture et les pratiques dans les fermes en partenariat avec la fondation cubaine FNAJ et l’association France Amérique Latine 33. L’objectif est d’apprendre et d’échanger sur cette conception des systèmes agricoles et humains qui privilégie l’écologie et les savoir-faire traditionnels pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels, à partir des expériences menées dans les fermes cubaines et des pratiques d’Agriculture Paysanne.

La Fondation Antonio Núñez Jiménez (FANJ), institution civile cubaine non-gouvernementale a développé la permaculture à Cuba, et se consacre à la recherche scientifique et à la promotion de programmes et de projets pour la protection de l’environnement dans sa relation avec la culture et la société. Elle propose d’élargir la formation à la permaculture à de nouveaux territoires, et promouvoir l’échange et la mutualisation des savoirs et des expériences pratiques dans ce domaine. Le travail mené par FNAJ contribue à la  souveraineté alimentaire de Cuba tout en développant une agriculture durable, et s’appuie sur des projets dans 5 provinces du pays.

Programme

– Projection du film documentaire « Permaculture, pour un avenir durable à Cuba »

– Présentation de la permaculture – Maria Caridad CRUZ, responsable du programme de Développement Local Durable de la Fondation FANJ

– Rapprochement des pratiques de permaculture avec l’Agriculture Paysanne

– Echange Lire la suite

La désobeissance civile le jeudi 18 novembre à 20h00 au Samovar à Bordeaux

Le Pas de coté, communiqué, novembre 2010

Le « RDV du 18 » du Pas de Côté, Collectif décroissant bordelais, sur la désobéissance civile

Le jeudi 18 novembre 2010 à 20h Le Samovar 18 rue Camille Sauvageau à Bordeaux

Un rendez-vous tous les 18 du mois pour partager et mûrir des réflexions autour de la décroissance, l’autogestion, la solidarité, la non-violence, le féminisme, la convivialité, l’écologie.  Ce mois-ci :  » la désobéissance civile « 

Quelques sites pour explorer le sujet :
http://www.desobeir.net/
http://www.desobeissancecivile.org/
http://desobeissancecivile.wordpress.com/

Le collectif du Pas de Côté s’oppose à l’idéologie néolibérale : le productivisme, la surconsommation et l’idée de croissance infinie épuisent les ressources et accroissent les inégalités sociales. Le Pas de Côté est un espace à la disposition de tou-te-s pour organiser Lire la suite

Film-débat : « Small is beautiful » à la salle des fêtes de Libourne le 16 novembre 19h45

Cinéma Indépendant en libournais, communiqué, le 15 novembre 2010

Nous vous invitons à la projection  du film Smal is Beautiful, d’Agnès Fouilleux à Libourne mardi 16 novembre à 20h.  Elle sera suivie d’un débat avec la participation de la Confédération Paysanne de Gironde.

Merci de diffuser l’information,

 Le CIL – Cinéma Indépendant en Libournais vous invite à  la  projection du film d’Agnès Fouilleux

Small is beautiful

le 16 novembre – accueil 19h45, film à 20h

Salle des Fêtes de Libourne, 1 rue Montesquieu 

Projection suivie d’un débat avec Jean-Pierre Leroy, Confédération paysanne et Mr et Mme Vuillon fondateurs des AMAP.

« Small is beautiful » est un film documentaire pour comprendre le lien environnement-politique-agriculture. Pourquoi, comment, et au profit de qui, la production agricole s’est-elle industrialisée au point de désertifier les campagnes, d’empoisonner l’eau et les sols, de stériliser les paysages, de confisquer les semences et d’affamer des millions de paysans dans le monde ?

Le film d’Agnès Fouilleux nous révèle les mécanismes et les enjeux de la mondialisation et de la financiarisation de l’agriculture, face auxquels des résistances commencent à apparaître. Du paysan au chercheur, de la semence précieusement conservée au lobbyiste sans état d’âme de Bruxelles, ce tour d’horizon exhaustif suggère clairement, travaux pratiques à l’appui, que ce qui est petit, ou du moins pas trop grand, est beaucoup plus « joli » pour notre avenir.

Un film vu et élu par : Lire la suite

Journée annuelle des associations liées à l’environnement en Aquitaine le mercredi 10 novembre sur le thème de la biodiversité

DREAL Aquitaine (ex DIREN), extrait courrier d’invitation, le 27 octobre 2010

Journée annuelle des associations liées à l’environnement en Aquitaine

La DREAL Aquitaine vous propose une cinquième rencontre des associations autour du thème de la biodiversité.

Cette journée annuelle, véritable espace de rencontres et d’échanges avec l’équipe de la DREAL et les associations liées à l’environnement en Aquitaine, aura lieu dans le département de la Gironde, à la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon.          

Le mercredi 10 novembre 2010 de 9h00 à 17 h00 au Teich, à l’entrée du parc ornithologique (05 56 22 80 93).

La matinée sera consacrée, de manière libre et informelle, aux divers sujets que vous voudrez bien présenter.

Les chargés de mission et chefs de service de la DREAL présents répondront à vos questions.

Aux alentours de 12 h, aura lieu la  signature de la première convention Mécénat signée en Aquitaine, entre le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne et l’entreprise TIGF, concernant le reboisement et l’expérimentation lié à la diversification des espèces et au maintien de la biodiversité, sur la commune de Sore.

Durant l’après-midi, le thème cité ci-dessus sera illustré d’expériences concrètes présentées par des partenaires diversifiés, avec, en particulier, la venue de Mr Bernard Crescens, ancien directeur du WWF.

De 9 h 00 à 9 h 30 : Accueil des invités autour d’un petit déjeuner biologique.

De 9 h 30 à 10 h 30 : Les principaux chantiers de l’environnement en Aquitaine en 2010.

Patrice RUSSAC (Directeur Régional de la DREAL)

Jean-Pierre THIBAULT (Directeur Adjoint de la DREAL)

Gérard CRIQUI (Directeur Adjoint de la DREAL)

Philippe ROUBIEU (Directeur Adjoint de la DREAL)

De 10 h 30 à 12 h 00 : Echanges informels entre les associations et les directeurs, à partir de questions posées par les associations.

De 12 h 00 à 12 h 30 : Signature de la première convention Mécénat, entre le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne et l’entreprise TIGF, concernant le reboisement et l’expérimentation liés à la diversification des espèces et au maintien de la biodiversité, sur la commune de Sore.

12 h 30 à 14 h 00 : Poursuite des échanges autour d’un repas.

De 14 h 00 à 14 h 30 : « La biodiversité ordinaire » par Lire la suite

5ème rassemblement annuel à Bordeaux « Ni nucléaire, ni effet de serre » le Samedi 4 décembre 2010 – 11h – Miroir des quais

TchernoBlaye, communiqué, le 27 octobre 2010

5ème rassemblement annuel à Bordeaux  « Ni nucléaire, ni effet de serre »

Samedi 4 décembre 2010 – 11h – Miroir des quais

Amenez SVP masques, tubas, palmes, etc…

Tchernoblaye amène les « déchets nucléaires » !

Après le fameux (et catastrophique) rendez-vous de Copenhague de l’an dernier,  la 16ème Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques a lieu du 29 novembre au 10 décembre 2010 à Cancun (Mexique).

Il est nécessaire que les citoyens expriment leur inquiétude face au dérèglement climatique, mais aussi leur rejet du nucléaire, abusivement présenté comme une option favorable au climat.

A Bordeaux, comme tous les ans depuis 2006 (avec même une première initiative en 2000, mais le miroir des quais n’existait pas encore), Tchernoblaye vous invite : Lire la suite

Débat sur France Culture entre Yves Cochet et Pascal Bruckner – Le catastrophisme, maladie infantile de l’écologie politique ?

Tribune – Les controverses du progrès – Le catastrophisme, maladie infantile de l’écologie politique ?

liberation.fr, Politiques, débat animé par Max Armanet, retranscrit par Tania Kahn, émission réalisée par Luc-Jean Reynaud et diffusée sur France Culture de 18h20 à 19 heures, le  29 octobre 2010

http://www.liberation.fr/politiques/01012299105-le-catastrophisme-maladie-infantile-de-l-ecologie-politique

Après bien d’autres organismes, l’Académie des sciences vient de confirmer l’essentiel des thèses du Giec, l’instance de l’ONU chargée de synthétiser le savoir scientifique sur le climat. Les émissions de gaz à effet de serre modifient les conditions climatiques qui prévalent sur la planète. Il faut admettre que le modèle de développement posé par l’Occident a atteint des limites, qu’il faut en inventer un autre privilégiant un équilibre à long terme. Pour y parvenir, faut-il jouer sur la peur ? Le catastrophisme est devenu l’un des termes du débat politique porté par une partie du mouvement écologiste. Le pire est-il certain ? Agiter la menace de la catastrophe est-ce le meilleur moyen de mobiliser nos concitoyens ? Cela ne révèle-t-il pas un pessimisme viscéral quant à la nature humaine ?

Yves Cochet : Je récuse la connotation négative du catastrophisme. Il y a bien une maladie sénile, celle du productivisme, du gâchis des ressources naturelles et humaines, qui nous amène vers le pire. L’espèce humaine a depuis deux siècles une empreinte écologique c’est-à-dire un impact sur la nature. 80% de notre mode de vie vient du sous-sol, d’une dotation initiale en matières premières et en énergies fossiles. Or elles s’épuisent au fur et à mesure qu’on les consomme, sans possibilité d’être renouvelées. Ces richesses sont le système de sustentation de notre vie individuelle et collective et leur diminution se ressent au niveau de l’économie, du social et des relations internationales. Tout est lié. Il est probable que la catastrophe soit inévitable. La suite dépendra de la démocratie, des élections et des politiques publiques à tous les échelons. Pour l’instant, la différence entre le constat scientifique et les politiques publiques est accablante. Le but des écologistes politiques est de changer cela.

Pascal Bruckner : Le contexte actuel me rappelle cet album de Tintin, l’Île mystérieuse, dont l’histoire débute par l’arrivée d’une météorite à proximité de la terre. Il fait chaud, l’asphalte fond, le prophète Philippulus annonce la fin du monde et exhorte la population à se repentir. Bien sûr, Tintin s’y refuse et la météorite passe à 45 000 km de la terre. Les savants sont désespérés de s’être trompés et font de nouveaux calculs pour voir si la fin du monde ne serait tout de même pas proche. Cette attitude de catastrophisme contraste avec l’euphorie d’il y a vingt ans. Souvenez-vous de la bonne humeur des démocraties occidentales. On avait gagné contre le communisme, la démocratie allait s’étendre naturellement en même temps que l’économie de marché. Ce conte de fée ne s’est pas produit. L’écologie est devenue l’idéologie dominante, nous avons une vision négative du genre humain et vivons sous l’épée de Damoclès d’un désastre imminent. Il y a une crise du progrès, ce n’est plus l’expansion, la joie de vivre mais l’obsession de la survie et de la longévité. Depuis un siècle, la question que se sont posé nos sociétés est «qui est mon ennemi ?» Les marxistes ont répondu le capitalisme. Les tiers-mondistes ont désigné l’occident impérialiste. L’écologie politique a apporté une réponse tout à fait nouvelle : l’homme serait coupable par nature, il doit se racheter. C’est un retour au péché originel. La notion d’empreinte carbone que vous employez me dérange, elle induit qu’en vivant, en respirant, nous laissons une marque nuisible sur la terre. Ce pessimisme culturel me rappelle les hérésies millénaristes qui ont émaillé l’histoire du christianisme.

Y.C. : L’écologie politique n’est pas une secte millénariste annonçant la fin du monde. Nous ne sommes pas des obscurantistes s’opposant au siècle des lumières. Notre approche est scientifique et quantitative, dans la clarté et la raison. Vous faites une confusion entre des mouvements irrationnels et l’écologie qui tente d’analyser les déterminants de la vie individuelle et collective. Parmi ces déterminants, il y a des phénomènes naturels dont l’évolution est incontestable. Nous avons à cet égard, en tant qu’humanité organisée de manière industrielle, les citoyens de l’OCDE en particulier, une responsabilité différenciée mais commune. Dire que l’homme est coupable n’est pas un discours antihumaniste. Nous appelons simplement à une modération dans l’utilisation de tout ce qui est extrait de la terre, en particulier les ressources énergétiques. Je ne me réfère à aucune religion mais au travail d’Aristote sur le vice d’avidité, l’être humain aura toujours envie de plus. La planète étant finie, nos consommations et nos productions devront l’être également. Nous ne pourrons plus vivre de la même manière d’ici quelques décennies.

P.B. : Vous avez là un discours très rationnel mais l’idéologie politique n’emprunte pas toujours les voies de la raison. Je pense à toutes ces images de catastrophes naturelles diffusées à la télévision pour étayer la thèse du réchauffement climatique : la banquise qui s’effondre, la désertification… J’entends les médecins moliéresques du Malade imaginaire crier au poumon, aujourd’hui c’est le réchauffement climatique. Sans nier le réchauffement, je me demande Lire la suite