Montpellier les 22 et 23 ocobre : Colloque sur les sciences citoyennes et la biodiversité

sciencescitoyennes.org, Communiqué, le 27 juillet 2009

Colloque sur les sciences citoyennes et la biodiversité

L’association Tela Botanica propose de réunir porteurs de projets, scientifiques et citoyens lors de deux journées inédites à Montpellier : la première édition du colloque «Sciences Citoyennes et Biodiversité» introduira l’année 2010 de la Biodiversité. L’événement se déroulera les 22 et 23 octobre prochains sur le site de l’Université Montpellier 2.

Au-delà de la présentation et de la valorisation des expériences, cette rencontre nationale permettra aussi d’engager une réflexion sur les enjeux d’une science citoyenne en rapport avec l’environnement en confrontant plusieurs champs disciplinaires (Écologie et Sciences de la Nature, Sciences Humaines et Sociales, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, …). Le grand public, les médias et les politiques seront également parties prenantes de l’événement.

Montpellier, première rencontre nationale

Vous êtes ici sur : http://colloquescb.tela-botanica.org

Pour toujours être informé de l’actualité, inscrivez-vous à notre liste de discussion ! Il vous suffit d’envoyer un mail vide à cette adresse : sciences-citoyennes-subscribe@tela-botanica.org.

Le livret Des réseaux et des sciences sur la biodiversité, dont la réalisation est soutenue par la Fondation Nicolas Hulot, présentera dans un même ouvrage l’ensemble des initiatives de sciences citoyennes dans le domaine de la biodiversité.

Vous êtes, vous-même, porteur ou partenaire d’un projet de sciences citoyennes ? Venez le faire découvrir sur notre carte des projets ou en téléchargeant ce formulaire. L’ensemble des informations que vous y inscrirez seront publiées dans le livret et diffusées auprès des participants du colloque.

Vous pouvez maintenant diffuser le Communiqué de presse.

Les inscriptions au colloque sont désormais ouvertes Lire la suite

Technologies de l’information : quels impacts environnementaux et sociétaux ?

novethic.fr, Anne Farthouat, le 24 juillet 2009

Technologies de l’information : quels impacts environnementaux et sociétaux ?

Fabrice Flipo est Maître de conférences en philosophie à l’école Télécom et Management, où il anime également le groupe de recherche « l’ambivalence des TIC numériques dans la globalisation ». Il revient sur l’impact environnemental et sociétal des TIC.

Peut-on quantifier l’impact environnemental des technologies de l’information et de la communication (TIC) ?

Fabrice Flipo. Le cabinet de consulting américain Gartner l’a fait en 2007. Il affirmait à l’époque que le secteur représentait 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) mais cela dépend du périmètre que l’on étudie. Si l’on s’en tient aux strictes télécoms, que sont Internet et la téléphonie, c’est un chiffre certainement valable. Mais aujourd’hui, les TIC sont partout. On trouve des puces électroniques dans nos voitures par exemple. En élargissant le périmètre à l’ensemble des TIC, je pense que l’on peut atteindre facilement les 53 ou 54% !

Concrètement, comment cela se traduit-il ?

Fabrice Flipo. L’impact des TIC sur l’environnement provient essentiellement de la forte consommation d’énergie du secteur. D’après un rapport du Conseil général des technologies de l’information, les TIC pèsent 13,5% de la consommation électrique française. Cette consommation implique des  émissions de CO2 mais ce n’est pas le seul impact. Il faut également considérer les matériaux utilisés pour leur fabrication. Ce sont surtout des matériaux épuisables, comme le lithium qui entre dans la composition des batteries. Sa raréfaction a d’ailleurs entraîné une flambée des prix sur le marché.

La question des déchets électroniques et de leur gestion devient donc primordiale. En France, nous sommes très en retard sur le sujet. A vrai dire, on ne sait pas trop où nos déchets finissent. Il faut savoir que nous produisons chaque année 16 kg de déchets électriques et électroniques ménagers par habitant, même si les TIC représentent une petite partie seulement de ce total. Au final, cela représente environ un million de tonnes annuelles. Or, dans le cadre de la directive européenne DEEE, il nous était imposé d’en recycler au moins 4 kg/hab/an fin 2006. Aujourd’hui, nous arrivons à peine à en traiter 2,5. C’est dire si cette directive a été bien transposée en France !

Le secteur semble pourtant s’engager dans la voie du développement durable, notamment en investissant dans les Green IT, ces technologies vertes que l’on qualifie souvent d’informatique « écologique ». Cet engagement est-il réel et global ?

Fabrice Flipo. Effectivement, quand Gartner a sorti son rapport, les constructeurs l’ont vécu comme une sorte d’électrochoc. Le consultant mondial le plus reconnu dans le domaine leur annonçait quand même que les TIC émettaient autant de GES que le transport aérien ! Du coup, certains ont réellement intégré les enjeux du développement durable dans leur stratégie. C’est le cas du Lire la suite

600 000 emplois « verts » d’ici à 2020 : faut-il y croire ?

lemonde.fr, Marie-Béatrice Baudet, le 29 juillet 2009

600 000 emplois « verts » d’ici à 2020 : faut-il y croire ?

Politiquement, c’est un succès. Jean-Louis Borloo a pu se féliciter, le 23 juillet, de l’adoption définitive, à la quasi-unanimité, du premier volet législatif du Grenelle de l’environnement. Mais les promesses économiques seront-elles au rendez-vous ? Et qu’adviendra-t-il de la plus importante d’entre elles, celle que Nicolas Sarkozy a mise en avant le 22 juin dans son discours prononcé devant le Congrès, à Versailles : « Je veux dire à ceux qui trouvaient que le Grenelle de l’environnement coûtait trop cher que c’est la dépense la plus rentable que l’on puisse imaginer. Elle va créer 600 000 emplois. »

La France n’est pas la seule à chanter le refrain de la croissance verte et de ses centaines de milliers d’emplois à la clé. Les chiffres les plus optimistes circulent de pays en pays. Pour le Bureau international du travail (BIT), le secteur des énergies renouvelables emploiera 20 millions de personnes en 2030, dix fois plus qu’aujourd’hui. En septembre 2008, juste avant son élection à la présidence américaine, Barack Obama avançait le chiffre de la création « rapide » de 5 millions d' »emplois verts » aux Etats-Unis.

Faut-il y croire ? Ces belles promesses ont un goût de déjà-vu, à l’instar des espoirs suscités en son temps par la Netéconomie. Le 28 août 2000, le cabinet américain Andersen Consulting publiait une étude qui prévoyait qu’en 2002 Internet aura créé 10 millions d’emplois aux Etats-Unis et en Europe. Un an plus tard, la bulle éclatait et les start-up licenciaient.

Que dire aussi du « gisement » des services à la personne ?

En janvier 2007, M. Borloo, alors ministre de l’emploi, table sur la création de 500 000 postes nouveaux en deux ans. Depuis, la crise est passée par là. Les enseignes prestataires de services à la personne mettent la clé sous la porte (Le Monde daté du 30 juin) car les particuliers, en mal de pouvoir d’achat, rechignent à payer un intermédiaire pour trouver un prestataire.

Le nouvel eldorado des emplois verts mérite donc d’être observé avec prudence. Tout peut arriver. En bien comme en mal. Y compris une « bulle verte« , thèse soutenue par Robert Bell, président du département des sciences économiques de Brooklyn College (City University de New York) : « Des incitations fiscales couplées au comportement mimétique des marchés financiers peuvent conduire les investisseurs à créer une nouvelle bulle financière sur la « green tech« . »

La crise l’a amplement démontré : prévoir en économie est un exercice difficile. Pour annoncer en grande pompe que le Grenelle allait créer 600 000 emplois, le président de la République a repris les conclusions d’un rapport remis le 16 juin par le bureau parisien du Boston Consulting Group (BCG), cabinet international de conseil en stratégie, à son ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo. Page 4, on peut lire : « Les 15 grands programmes du Grenelle permettront la création de plus de 600 000 emplois en moyenne sur la période 2009-2020, principalement dans les secteurs du bâtiment, des infrastructures et des énergies renouvelables. »

Comment cette statistique a-t-elle été élaborée ? Lire la suite

France nature Environnement – Contribution Climat Energie : Un facteur de justice sociale et environnementale

FNE, Communiqué de presse, le 28 juillet 2009

Contribution Climat Energie : Un facteur de justice sociale et environnementale

A la suite de la conférence d’experts sur la Contribution Climat Energie, Michel Rocard, son président, rend son rapport cet après-midi. Réaction de FNE

« Pour contribuer à la réussite des négociations internationales sur le climat, la France doit être exemplaire. Pour cela, elle doit utiliser tous les leviers. La contribution climat énergie peut être un outil d’une justice à la fois sociale et environnementale. Le pire serait de ne rien faire. Dans ce cas, les plus pauvres seront les premières victimes de la crise écologique et économique. » déclare Sébastien Genest, président de France Nature Environnement.

Pourquoi une contribution climat énergie ?

Changer progressivement les équilibres économiques : tel est l’objectif d’une Contribution Climat Energie. Sa vocation première est de répondre à deux crises majeures, l’une environnementale, en l’occurrence les émissions diffuses de gaz à effet de serre, l’autre socio-économique, la crise de l’énergie. Par la mise en place d’un « signal-prix », la CCE permet d’orienter le comportement des agents économiques en les incitant à consommer des produits et services moins émetteurs et plus sobres en énergie. Notre société doit se désintoxiquer des produits carbonés et énergivores. La redistribution des recettes de la CCE permettra aux produits vertueux de gagner en compétitivité et de protéger les plus faibles.
Pour FNE, la CCE est un outil structurant essentiel pour amorcer la conversion écologique de l’économie.

Comment la mettre en place ?

Dans l’idéal, il faudrait établir une contribution sur la base du « poids carbone » et du « poids énergie » de chaque produit. Si cette solution est trop complexe à court terme, il serait plus réaliste d’envisager l’application de la CCE aux seules consommations énergétiques, notamment celles responsables d’émissions directes de GES. Sont donc concernées les consommations énergétiques des entreprises, des ménages et des administrations. Rappelons que les consommations énergétiques représentaient, en 2007 en France, 72,4% des émissions totales de gaz à effet de serre et 94,7% des émissions de CO2.
Les 27,6% restant, non liés aux consommations énergétiques, devraient faire l’objet d’une réflexion complémentaire afin que soient crées des incitations à leurs réductions. FNE souligne l’importance de ne pas oublier les autres GES, en particulier le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O).

La CCE est-elle nécessaire ? Est-elle efficace ? Est-elle suffisante ?

La CCE est nécessaire, mais pas suffisante.

• Elle est nécessaire : elle permet de compléter le système des quotas d’émissions négociables mis en place à l’échelle européenne. Celui-ci ne concerne en effet que les industries les plus polluantes, responsables de 40% des émissions européennes de GES. La CCE permet d’inciter à la réduction des émissions non régulées par quotas, en particulier les émissions diffuses. Et si la mise aux enchères des quotas ne conduit pas à un niveau suffisant du prix de la tonne de carbone émis, la CCE pourra fonctionner pour les secteurs concernés comme mécanisme financier d’ajustement d’une politique énergétique cohérente.

• Elle est efficace : Pratiquement personne ne conteste plus la réalité de « l’élasticité au prix » de la consommation d’énergie. De nombreux travaux économiques ont montré que le niveau des prix de l’énergie a un impact direct sur la consommation énergétique. Mais au niveau actuel des marchés de l’énergie, la sensibilité au prix est nettement plus marquée qu’avant la dernière crise pétrolière, et rend pleinement efficace une politique de « signal prix » envoyé à tous les agents économiques avec la CCE.

Ce constat, et la compréhension de l’urgence climatique, expliquent que tous les acteurs qui se sont exprimés lors de la conférence des experts, syndicats et industriels compris, soient favorables à la CCE.

• Elle n’est pas suffisante : Lire la suite

Laure Noualhat : Je n’arrive pas à être écolo

liberation.fr, Laure Noualhat, le 28 juillet 2009

Je n’arrive pas à être écolo

Changer de comportements, d’habitudes, de système de valeurs… Le passage à l’acte n’est pas facile. Explications ludiques sur la quasi-impossibilité de vivre la vie en vert.

Après les épisodes riants où manger bio et pédaler quelques jours par an sur un Vélib’ rendaient le sauvetage de la planète excitant, Homo ecologicus jette l’éponge et s’en va déprimer à la campagne en 4 x 4, ambiance «Tout est foutu de toute façon…» Bah oui, tout est foutu, et alors ?

L’engouement pour le green donne des boutons à plus d’un humain. On le sent dans la presse (le Monde 2 :«Dur dur d’être écolo !» ; Elle : «L’écologie est-elle une nouvelle religion ?»…), où fleurit une écologie qualifiée de pénible, contraignante, peine-à-jouir et idéologue. Vivre en vert est-il voué à l’échec ?

Précontemplation

Le niveau d’information sur la crise écologique n’a jamais été aussi élevé, et pourtant, le passage à l’acte se fait attendre. D’où viennent les blocages ? Tels sont les thèmes défrichés par l’éco-psychologie, un mouvement qui pense la crise environnementale comme une crise morale, symptomatique de nos sociétés émotionnellement immatures. «Le changement passe par divers stades dont les deux premiers sont la précontemplation et la contemplation, explique Jean-Pierre Le Danff, écopsychologue qui anime un groupe de travail à la Fondation Nicolas Hulot. La majorité de nos contemporains n’en sont qu’à la précontemplation : ils sont de plus en plus nombreux à s’en faire une idée, mais elle n’a pas encore percolé dans leur être, en tant que réalité qui les touche et les concerne. Or, on ne change que quand on est en contact avec la réalité et qu’on voit les dangers actuels et futurs

Voir les dangers peut tétaniser ou sidérer. Or, être écolo s’apparente encore à un chemin pavé d’écogestes insuffisants, inadaptés ou impossibles à réaliser. A la première embûche venue, Homo modernicus, habitué à obtenir tout ce qu’il veut quand il le veut, tourne le dos aux solutions. Pourquoi lambine-t-on ? «La notion de limites apparaît insupportable à nos sociétés, analyse Séverine Millet, auteure de Nature humaine, une lettre électronique. Changer de comportement est insuffisant, la crise appelle à un revirement en profondeur du système de valeurs que notre éducation, notre culture, notre histoire ont contribué à forger.»

Or, chatouiller ce système ou les représentations sociales, c’est activer de puissantes résistances, inconscientes. Vu de l’extérieur, décrocher de la cigarette est simple comme un patch. De l’intérieur, tous les fumeurs ou ex-fumeurs savent que c’est bien plus complexe. Idem en écologie. On ne se désintoxique pas d’un système de valeurs en se contentant de manger, rouler, dormir, baiser bio, vert et équitable. Bien qu’utile, cela ne suffit pas. Loin s’en faut. Comment dépasser le stade comportemental ? Lire la suite

Pesticides : les écologistes ont gagné la bataille de l’opinion

lemonde.fr, Gaëlle Dupont, le 28 juillet 2009

Pesticides : les écologistes ont gagné la bataille de l’opinion

On pourrait les croire ennemis jurés, mais ils ne sont pas loin de s’apprécier. L’un, François Veillerette, préside le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), fer de lance de la dénonciation des dangers des pesticides pour la santé et l’environnement. L’autre, Jean-Charles Bocquet, dirige l’Union des industries pour la protection des plantes (UIPP). Il défend l’utilité de ces produits et les intérêts des entreprises « phytopharmaceutiques ».

« M. Bocquet est un lobbyiste redoutable, parce qu’il est très sympathique, s’amuse M. Veillerette. Il nous arrive de discuter après nous être écharpés dans des débats. Nous avons des attaches dans le même département. » M. Bocquet, de son côté, ne cache pas son « respect » pour la personne de M. Veillerette, et admet que les écologistes « ont fait progresser » les industriels.

Cette courtoisie n’empêche pas les deux adversaires de ferrailler sans pitié. Depuis quelques années, ils se concurrencent auprès des administrations, des élus, des médias et de l’opinion, pour faire valoir leur point de vue. Le MDRGF a été créé en 1996. « Rien de sérieux ne se faisait sur l’impact des pesticides en France, alors que les publications scientifiques se multipliaient aux Etats-Unis« , se souvient M. Veillerette.

Un petit frère de cette association, le Réseau environnement santé (RES), est né en mars 2009. Tous les produits chimiques sont dans sa ligne de mire. RES prône un « nouvel âge de la prévention », où l’on agirait avant que les dégâts sur la santé ne se soient produits, contrairement à ce qui a été fait pour l’amiante. « Cent mille substances ont été mises sur le marché sans évaluation« , rappelle le chercheur en évaluation des risques sanitaires André Cicolella, porte-parole du RES avec M. Veillerette.

Pour faire progresser leurs idées, les militants organisent des colloques, envoient des courriers, sollicitent des rendez-vous après de l’administration, des cabinets ministériels et des élus. « Les parlementaires de tous bords politiques sont sollicités, pas seulement les Verts« , souligne M. Veillerette.

LE POIDS DE L’AMIANTE

En face, les industriels font le même travail. M. Bocquet ne refuse jamais un débat, prêt s’il le faut à affronter des huées. L’UIPP a en outre recours à un cabinet de lobbying qui lui fournit une « cartographie des acteurs » à contacter. « Nous devons avoir connaissance le plus tôt possible des projets de loi et de réglementation« , explique M. Bocquet.

Les entreprises adhérentes de l’Union des industries chimiques (UIC, dont fait partie l’UIPP) emploient 180 000 personnes en France. Ces chiffres sont mis en avant. Mais aussi « les bénéfices des produits chimiques, qui sont toujours considérés comme acquis », selon Jean Pelin, le directeur de l’UIC. « Nos produits fournissent une alimentation en quantité et en qualité satisfaisante, à bas prix. Même s’ils ne veulent pas de nos produits, les consommateurs en bénéficient », renchérit M. Bocquet.

Qui domine le combat ? Lire la suite

Changement climatique : quel impact sur l’emploi ?

novethic.fr, Anne Farthouat, le 17 juillet 2009

Changement climatique : quel impact sur l’emploi ?

Qu’il soit atténué ou aggravé, le réchauffement climatique impactera le marché de l’emploi européen. Quels sont donc les secteurs menacés ? Qui pourra en tirer profit ?

Les 22 et 23 juin derniers, la Commission européenne organisait le Forum « Restructurations : Impact du changement climatique sur l’emploi », rassemblant plus de 300 décideurs politiques, représentants syndicaux et experts. L’occasion pour eux d’évaluer les conséquences du réchauffement climatique sur l’emploi européen, et de déterminer les secteurs les plus menacés, ceux qui profiteront de cette nouvelle donne internationale, et ceux, nombreux, qui auront inévitablement à s’adapter.

En ouverture du forum, Vladimir Špilda, commissaire chargé de l’Emploi, des Affaires sociales et de l’Égalité des chances, annonce clairement la couleur : « Ne nous voilons pas la face, la transition vers une économie sobre en carbone, même si elle est positive, s’accompagnera d’ajustements, notamment sur le front de l’emploi, qui pourraient être douloureux, au moins à court et moyen termes. » Un constat dressé depuis déjà quelques années, notamment par la Commission européenne et la Confédération Européenne des Syndicats, suite à une étude menée conjointement avec le cabinet Syndex. Parus en mai 2007, leurs travaux présageaient déjà « d’importants effets de redistribution entre secteurs et entre pays, même dans les cas des scénarios optimistes basés sur un réchauffement mondial de 2°C. » L’impact serait ainsi plus négatif en Europe méridionale qu’au nord du continent, et toucherait davantage les secteurs primaires, tels que l’agriculture, la foresterie, ou encore la pêche. Le tourisme subirait également une forte secousse, notamment via la baisse d’activité des stations de sports d’hiver à basse et moyenne altitudes, entraînant des conséquences néfastes sur l’emploi local. De son côté, l’industrie des assurances risque de souffrir du coût croissant des dommages, et de le reporter sur les autres secteurs économiques. Sans compter les révisions inéluctables de l’aménagement du territoire européen, qui impacteront forcément le marché de l’emploi.

Automobile et énergies fossiles touchées

Outre les conséquences directes, celle des politiques de lutte contre le réchauffement seront tout aussi fatales pour certains secteurs. Premier en ligne de mire : l’industrie de la sidérurgie, qui pourrait subir d’ici 2030 des pertes de l’ordre de 50 000 emplois sur les 350 000 pour l’ensemble de l’Union Européenne. Le déclin dans la filière automobile pourrait quant à lui atteindre les 60% de réduction d’effectifs, sans même tenir compte des effets de la crise économique. Et du côté de la filière charbon, la moitié des emplois semblent voués à disparaître. Le WWF envisage pour sa part une perte de 107 000 emplois dans l’automobile et 138 000 dans le secteur de l’énergie européen d’ici 2020. 

L’emploi comme argument des politiques environnementales

Pour autant, les emplois créés dans les secteurs émergents pourraient équilibrer la balance. Selon une étude de la Commission européenne publiée le 2 juin dernier, « si l’objectif de Lire la suite

Enquête sur les associations environnementales d’Aquitaine

La mobilisation des associations environnementales d’Aquitaine contre la crise écologique, MNE, Avril 2008

  • 500 associations environnementales en Aquitaine
  • 60 000 adhérents / 2 % des Aquitains
  • 5 000 administrateurs, cadres bénévoles
  • 850 salariés / 1 % de l’emploi associatif de la région
  • Des milliers d’actions directes ou indirectes de préservation de l’environnement
  • Quatre « grands » réseaux associatifs : la SEPANSO Aquitaine, le GRAINE Aquitaine, les Maisons de la Nature et de l’Environnement Bordeaux-Aquitaine et de Pau

Les activités principales : Lire la suite

Bordeaux et CUB : L’ère du vélo en commun

sudouest.com, Hervé Mathurin, le 25 Juillet 2009

L’ère du vélo en commun

BORDEAUX. En attendant le Vélo en libre service (VLS) sur la CUB, prévu en février 2010, il est toujours possible de se faire prêter une bicyclette à condition de réserver à l’avance

Malgré les vols, les morceaux de verre sur les pistes cyclables et les tracasseries policières, le vélo à Bordeaux, ça roule. Ca roule même si bien que tout Bordelais n’ayant pas réservé la veille par téléphone à la Maison du vélo cours Pasteur a intérêt à s’y pointer dès l’ouverture à 9 heures pour trouver monture à sa taille. Malgré les 5 500 bicyclettes estampillées « Mairie de Bordeaux » achetées depuis 2001 et les 3 500 toujours en circulation, la demande reste parfois supérieure à l’offre : « Pourtant, on en achète 600 par an et on en attend encore 500 en septembre » confie Lætitia Jarty, conseillère municipale chargée du dossier. Il est vrai que la casse ou le vol restent encore conséquents.

Huit mois maxi

Néanmoins, le système est censé parer au manque de soin éventuel des usagers.

Ceux-ci doivent fournir, outre une photocopie de pièce d’identité, un justificatif de domicile et une caution de 180 euros (150 euros pour les étudiants). Mais rien n’entravera la marche en avant d’une formule qui se développe dans les grandes villes et profite à Bordeaux d’une géographie propice. On peut d’ailleurs se procurer un vélo ailleurs qu’à la maison du même nom : aux mairies annexes de Caudéran, du Grand Parc et de la Bastide mais aussi, à partir de fin septembre, à celles de Bacalan et de Saint-Augustin. Précisons qu’il n’est pas nécessaire d’habiter les quartiers correspondant à sa réservation. Et rappelons que le prêt de ces vélos dure quatre mois renouvelable deux fois, soit huit mois d’usage maximum.

139 stations sur la CUB

Actuellement, la mairie planche sur une variante qui devrait être opérationnelle à la rentrée : « Il s’agit de favoriser l’usage de la bicyclette par des personnes à faibles revenus, par l’intermédiaire d’associations » explique Lætitia Jarty. Ces personnes dites « précaires » pourraient s’abriter derrière un garant, qui assurerait le chèque de caution.

Mais la principale innovation à venir, c’est à l’échelle de la Communauté urbaine qu’elle va se manifester. Son nom : le VLS, ou vélo libre service, calqué sur le Vélib parisien ou le Velove lyonnais. Cette formule est comprise dans le nouveau contrat de transport en commun avec Keolis, successeur de Veolia. On reconnaîtra ces bicyclettes à leur couleur : la même que le tram, auquel elles seront reliées directement. Mais surtout, elles seront disponibles dans 139 stations de 17 communes. « Leur installation doit être décidée au mètre près par Keolis, la mairie concernée et les Bâtiments de France, explique le Béglais Clément Rossignol, chargé du dossier à la CUB ; pour l’heure, une cinquantaine est dans les tuyaux mais au final, il y en aura une centaine sur Bordeaux ». Rentrée de février

Il faudra toutefois patienter jusqu’au Lire la suite

Saint-Cézert. Le chanvre séduit les agriculteurs

ladepeche.fr, Catherine Morzelle, le 25 juillet 2009

Saint-Cézert. Le chanvre séduit les agriculteurs

Le chanvre semble attirer les agriculteurs dans le Nord Toulousain. La coopérative d’Ondes se réjouit : «Nous avons commencé il y a quatre ans avec 50 hectares plantés. Aujourd’hui, il y a 2 000 hectares en Haute-Garonne. La demande de chanvre a été étendue avec 3000 hectares plantés en Midi Pyrénées et dans le Béarn.»

Plante sobre, cultivée sans irrigation et intrans, le chanvre apporte de l’azote au sol et favorise les cultures suivantes.

Une demande soutenue

«Les techniques de récoltes et les matériels sont au point. La filière deviendra rentable rapidement. L’objectif est d’atteindre les 6 000 hectares par an, soit 10% de la surface utile régionale. La demande de chanvre est soutenue et la laine de verre sera interdite en 2012. La graine et le chenevis valent entre 300 et 400 euros le quintal», indique le responsable Euralys.

A Saint-Cézert, Michel Souriat explique : « Treize générations d’agriculteurs ont vécu dans cette ferme. Nous sommes à contre-courant de la société en visant le long terme du capital et non le profit immédiat. Je ne fais pas de chanvre. Je réflécis. Mon métier consiste à mener la culture dont je rêve. Je donne les soins aux plantes en conséquence.»

Cette année, le maïs est attaqué par la pyrale. Le colza a eu un champignon et des colonnies de pucerons cendrés. Le tournesol a attrapé un ver, le taupin . «J’accompagne la nature. Lire la suite

Félix Guatarri : L’enjeu éthique de l’écologie

libération.fr, Félix Guatarri, philosophe (décédé le 29 août 1992), le 24 juillet 2009

L’enjeu éthique de l’écologie

Après le succès inattendu d’une vague verte aux élections européennes, voici un texte inédit, de Félix Guattari sur l’écologie – écrit il y a vingt ans – qui démontre, une fois de plus, les talents de visionnaire de ce psychanalyste, également philosophe.

L’écologie a ceci d’exceptionnel d’avoir été d’abord une science et de s’être ensuite transformée pour devenir un des principaux enjeux politiques et éthiques de notre époque. Certes, l’écologie scientifique continue de connaître un très grand développement, produisant chaque jour de nouvelles données sur les menaces qui pèsent sur la biosphère, mais il apparaît, corrélativement, que seule une prise de conscience globale de l’humanité, des problèmes qu’elle pose permettrait d’y apporter des solutions à une échelle convenable. A l’évidence, l’écologie environnementale, qui est entièrement tributaire de la capacité d’intervention de multiples sphères de décision, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, révèle une paralysie progressive, une incapacité à prendre des mesures d’envergure, allant à l’encontre des lobbies ou même de larges mouvements d’opinion. Il semble que la mondialisation de l’économie laisse de moins en moins d’initiative aux décideurs politiques et cela indépendamment du fait qu’ils soient de droite ou de gauche.

Ainsi la crise écologique renvoie à une crise plus générale du social et du politique. En fait, ce qui se trouve mis en cause c’est une sorte de révolution des mentalités qui cautionnent aujourd’hui un certain type de développement, un productivisme ayant perdu toute finalité, hors celle du profit et du pouvoir, un idéal de consommation qui confine à l’infantilisme. L’humanité sera-t-elle capable, dans ce contexte de prendre en main son destin ? Vue des pays du tiers-monde, la situation semble désespérée. Sous une pression démographique insoutenable, des centaines de millions d’individus sont condamnés à la famine, à la déchéance et à des dévastations écologiques effroyables, y compris sociales et mentales. Mais il serait tout à fait abusif d’incriminer de façon prioritaire le tiers-monde de tous nos maux écologiques ! Alain Lipietz a bien montré, à cet égard, les méfaits du mythe du «poumon amazonien». Ce sont les pays les plus développés qui sont les plus polluants et c’est à eux que revient la responsabilité des déséquilibres catastrophiques que connaît le tiers-monde d’un point de vue économique.

En principe, je veux dire, vu de Sirius, les solutions sont à portée de la main. Les révolutions technico-scientifiques fabuleuses qui caractérisent notre époque, dûment réorientées pourraient résoudre aussi bien les problèmes d’alimentation, de pollution, que d’expansion culturelle. Mais au lieu de cela, c’est l’immobilisme, l’expansion des régressions intégristes, le chacun pour soi au détriment de tous.

Modifier les mentalités

Alors, lancinante, la question revient : comment modifier les mentalités, comment réinventer des pratiques sociales qui redonneraient à l’humanité le sens de sa responsabilité, non seulement à l’égard de sa propre survie, mais également de l’avenir de toute la vie sur cette planète, celle des espèces animales et végétales comme celle des espèces incorporelles, si je puis dire, telles la musique, les arts, le rapport au temps, le sentiment de fusion au sein du cosmos.

Jusqu’à présent, les rapports politiques nationaux et les relations internationales sont restés polarisés par Lire la suite

L’écosophie selon Guattari

liberation.fr, Stéphane Nadeau, pédopsychiatre et philosophe, le 24 juillet 2009

L’écosophie selon Guattari

Nous posons la question comme Deleuze et Guattari se demandaient : Qu’est-ce que la philosophie ? L’écologie pour Félix Guattari ? Elle est avant tout pratiques – au pluriel. Entendons-nous bien : l’écologie n’est pas la mise en pratique d’un idéal qui lui préexisterait ; elle est plutôt expérimentation ; l’écologie est l’autre nom des pratiques humaines qui se soucient de l’homme justement. Lorsque Guattari s’intéresse dans les années 80 à l’écologie, c’est parce qu’il se soucie des pratiques humaines et qu’il cherche à les comprendre, à leur donner le plus de force politique possible.

On a coutume de croire que les pratiques écologiques ne sont qu’environnementales. Certes, mais pas seulement. En fait l’écologie, dit Guattari dans son livre les Trois Ecologies (1989, Galilée), doit être pensée selon trois types de pratiques.

Le premier est connu et évident pour tous : il s’agit, donc, des pratiques environnementales qui sont pratiques de l’homme dans son milieu entendu au sens le plus large, comme le monde dans lequel il évolue. Mais ces pratiques environnementales ne prennent du sens que si elles sont liées à deux autres types de pratiques. Elles sont sociales tout d’abord, en ce qu’elles sont pratiques des liens entre les hommes au sein de chaque société qu’ils créent et dont ils participent : de la famille à la planète en passant par la ville ou la communauté. Elles sont mentales ensuite, car il ne saurait y avoir de pensée de l’écologie sans les pratiques qu’est la construction de chaque subjectivité de chaque homme sur la planète appelée Terre : en me construisant comme sujet au milieu d’autres sujets, déjà je m’engage écologiquement. Cette écologie que construit Guattari échappe à la simplification d’une «bonne» écologie qui viserait à rappeler à l’homme des «bonnes» pratique pour retrouver une «bonne» nature – ce qui ferait de lui un «bon» homme.

Son ambition est infiniment plus grande : l’écologie telle qu’il la conçoit rappelle à l’homme que non seulement il n’est pas le centre du monde, mais plus encore qu’il n’existe pas de nature vierge de l’homme : l’homme, par son désir d’exister, participe de la nature, et ils sont aussi inséparables que, disons, le corps et l’âme. Que de culpabilité à attendre la fin du monde qui serait du seul fait de l’homme : quelle prétention ! Ne vient-il jamais à la tête des prédicateurs «apocalyptisant» que la nature qu’ils défendent comme une vierge effarouchée pourrait peut-être, elle aussi, vouloir sa fin et qu’elle est aussi active dans son devenir (quel qu’il soit), que l’est l’homme ? Comme si, déjà, l’écologie mentale (que Guattari emprunte à Bateson) ne démontrait pas que l’homme n’est même pas maître dans sa propre maison – son corps, son esprit -, qu’il est obligé de faire avec sa propre écologie. Alors, certes, l’homme agit sur son environnement, et il se doit d’être responsable de celui-ci, mais si son action écologique doit en tenir compte (en valorisant les «révolutions technico-scientifiques fabuleuses qui caractérisent notre époque» tout en ne se laissant pas soumettre à elles mais en les adaptant à ce qu’il croit nécessaire – question épineuse des OGM, des sources d’énergie plus ou moins polluantes, des influences de la technique humaine sur le climat -, elle ne se résume pas à cela. L’écologie n’est donc pas qu’environnementale : elle est et environnementale et sociale et mentale.

Pour mieux la cerner, Guattari lui préfère le terme d’«écosophie», autre mot pour articuler les trois types de pratiques qui permettent à l’homme d’être au monde, qui représentent Lire la suite

Purin d’ortie : L’engrais de mémé toujours hors-la-loi

environnement.blogs.libération.fr, Laure Noualhat, le 27 juillet 2009

L’engrais de mémé toujours hors-la-loi

Tout le monde connait le purin d’orties, le formidable engrais dont mémé nous a refilé la recette il y a un siècle. Le purin est au coeur d’un imbroglio administratif comme seule la France sait en faire pousser. En effet, chacun a le droit d’utiliser du purin ou de la fougère repousse-chenille dans son jardin, mais personne n’a le droit de promouvoir ou de vendre ces recettes ancestrales. Depuis des années, l’administration -surtout celle du ministère de l’agriculture- cherche des noises au purin, mais aussi à la prêle, la consoude, la fougère, le margousier, …, bref à toutes les plantes qui font du bien aux plantes.

Remarquez, c’est la faute à la loi, pas à ceux qui l’appliquent. En 2006, quand le projet de loi d’orientation agricole a été discuté à l’Assemblée, certains ont découvert avec effroi qu’un des articles allait empêcher la diffusion de recettes et de savoirs naturels et ancestraux destinés à protéger les plantes par les plantes. La même année, en plein milieu de l’été, des agents de la Direction générale de l’agriculture et de la forêt (Draf) et de la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (Dgccrf) ont perquisitionné chez un paisible horticulteur de l’Ain. Son crime ? Dispenser des stages sur les soins des arbres par les plantes en refilant moult bons tuyaux sur la confection de préparations naturelles. Le procès verbal alors dressé avait provoqué l’ire des jardiniers du dimanche, des amateurs de bio et des professionnels d’une agriculture sans chimie de synthèse. Quoi ? L’engrais de mémé hors-la-loi ?

Gêné aux entournures, le ministère de l’agriculture avait promis de simplifier l’échange et la commercialisation des « préparations naturelles peu préoccupantes », les PNPP. Le décret vient de sortir et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne simplifie rien du tout. Pire même, il bloque tout. Que dit-il? Que les préparations naturelles doivent avoir « fait l’objet d’une procédure d’inscription sur la liste communautaire des substances actives ». En français: qu’il faut claquer 300 000 à 500 000 euros d’études en écotoxicologie pour prouver l’innocuité d’une recette qui a fait ses preuves depuis que l’être humain sait biner.

« Avant le décret, donner ou vendre du purin d’ortie était interdit. Après le décret, ça l’est encore. » explique Vincent Mazière de l’Association pour la promotion des PNPP. A l’Institut technique de l’agriculture biologique, on a essayé de jouer le jeu communautaire et de constituer un dossier pour inscrire la prêle à la fameuse liste de substances actives. Pfiou, presque deux ans de travail et quelque 80 000 euros n’ont pas suffi pour y parvenir. Il se murmure qu’il faut Lire la suite

Tout ce qu’il faut savoir sur la taxe carbone

rue89.com, Sophie Verney-Caillat, le 26 juillet 2009 

Tout ce qu’il faut savoir sur la taxe carbone

Qui paiera ? Quel prix ? Où ira l’argent ? Rue89 décrypte les enjeux de cette future taxe, qui pourrait être appliquée dès janvier 2010.

Peut-être que si on l’appelait par son vrai nom, « contribution climat énergie  », ça passerait mieux. La commission Rocard, chargée d’y réfléchir, n’a pas encore rendu son rapport que les premières déclarations de l’ancien Premier ministre socialiste font déjà vivement réagir… Décryptage.

1. Donner un prix au carbone

Pour décourager l’usage des énergies fossiles, sources principales d’émissions de gaz à effets de serre, l’idée est de les taxer et avant cela de donner un prix au carbone (plus exactement aux émissions de CO2). Et ce afin d’encourager les ménages et les entreprises à adopter d’autres technologies (énergies renouvelables par exemple) ou à faire des économies d’énergie.

Comme le fait remarquer Jacques Le Cacheux, directeur du département des études de l’OFCE, la France est très en retard par rapport aux pays Scandinaves, où des taxes carbone existent depuis des années. De plus, en France toujours, « le prix du carburant relativement au coût de la vie n’est pas plus haut que dans les années 60 » (voir le graphique reproduit sur ce site).

Concrètement, un consensus semble se dégager pour facturer le CO2 à 32 euros la tonne aujourd’hui (certains vont jusqu’à 45), 100 euros en 2030, 150 à 350 en 2050.

Ce qui provoquerait une hausse des prix à la pompe : 8 centimes aujourd’hui, 25 centimes en 2030, 40 à 80 euro en 2050. Et une hausse de la facture de chauffage évaluée entre 60 euros (logement collectif au gaz) et 170 euros par an (maison individuelle au fioul).

2. Du prix du carbone pour quelques uns au prix du carbone pour tous

Le marché du carbone existe déjà pour les plus gros pollueurs, à travers la bourse d’échange d’émissions de CO2, qui concerne 1000 à 1200 sites industriels, qui représentent environ la moitié des émissions françaises et à qui l’Etat a attribué des quotas d’émissions autorisées. C’est pour mettre sous pression l’autre moitié des pollueurs français que le gouvernement souhaite que la taxe soit votée dans le prochain budget et soit applicable au 1er janvier 2010.

3. Quelle forme aura la taxe ?

La taxe carbone augmente le prix des énergies fossiles, pétrole, gaz, charbon (dont la combustion émet des gaz effet de serre), sur la base de ce prix de 32 euros la tonne de CO2. Ce qui représenterait un coût total pour les ménage de 300 euros par an.

Le gouvernement aurait pu choisir de taxer le carbone contenu dans chaque produit de consommation vendu, c’est-à-dire de rendre la « vérité des coûts en carbone », ce qui aurait été plus limpide pour le consommateur. Mais c’était Lire la suite

L’Etat de New York se met aux média sociaux

readwriteweb.com, Fabrice Epelboin, le 17 juillet 2009

L’Etat de New York se met aux média sociaux

Le département des nouvelles technologies de l’Etat de New York a publié une série de directives pour les agences régionales, les incitant à utiliser le web 2.0, les nouveaux média et les outils collaboratifs en ligne. Pour lancer le mouvement, l’Etat a annocé la sortie de son propre site web de démocratie locale destiné à consulter les New Yorkais sur les projets technologiques à mettre en œuvre.

L’idée de la directive “Empire 2.0″ publiée par l’Etat de New York prend forme dans un portail, lieu privilégié d’interaction avec les citoyens, appeléNew York State Tech Talk”. Les visiteurs peuvent y soumettre des idées et voter (pour ou contre) celles des autres, à la façon d’un Digg. Une vision simple mais néanmoins efficace, en terme d’interaction, de la relation au citoyen et de ce que peut être la démocratie participative. De tels systèmes avaient été mis en place lors de la campagne de Barack Obama, notamment sur le site Change.gov.

Mais les promesses du site vont plus loin que ce qu’avait mis en place le président des Etats-Unis – il faut dire que l’eGouvernement local est bien plus facile à mettre en œuvre, et que Michael Bloomberg, électron libre de la politique aux USA, a bien l’intention de surfer sur la vague de l’eDemocratie, avec la ferme intention d’aller aussi loin que possible, plus loin en tout cas que le président des Etats-Unis.

Ainsi, le site incite à déposer ses idées, à brainstormer au sein de la communauté des New Yorkais, à voter pour les meilleures idées ou contre les mauvaises, mais également à suivre leur mise en œuvre concrète. Rien de bien clair sur ce dernier aspect, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il promet une véritable démocratie participative et transparente.

Pour l’instant, il n’y a pas beaucoup de participation sur le site qui a ouvert début juin, et le top des idées qui remontent fait ressortir une nette prévalence d’une tendance ‘geek écolo’ que l’on retrouve un peu partout dans les milieux de l’innovation sur la planète : vrai tendance de fond ou Lire la suite

NPA : Intégrer la question de l’écologie dans le programme socialiste

porcieu-amblagnieu-municipales-2008.over-blog.com, Bruno Bajou, le 25 juillet 2009

NPA : Intégrer la question de l’écologie dans le programme socialiste

La question de l’écologie suscite de nombreux débats parmi tous ceux qui militent pour un projet de transformation révolutionnaire de la société.

S’il semble acquis pour tous que l’ampleur de la crise écologique en fait une question centrale, s’il est clair qu’il n’est plus possible de faire de l’écologie un supplément d’âme d’un programme socialiste… la discussion reste ouverte et nécessaire sur comment intégrer, en opposition à l’écologie moralisatrice des partis institutionnels, la critique écologique dans ce qu’elle à de plus subversif, à notre combat anticapitaliste, à notre perspective socialiste.

Pour certains camarades la nécessité de prendre en compte les conséquences de la crise écologique devrait conduire à une intégration de l’écologie politique au programme socialiste, en rejoignant le courant « écosocialiste ». C’est ce qui a été défendu au congrès de fondation du NPA dans le débat autour du mot même d’écosocialisme.

Le débat ne porte pas sur le fait de savoir s’il faut ou pas intégrer les données de l’écologie à notre critique du capitalisme. Rajouter le préfixe « éco » signifie rejoindre un courant politique, l’écosocialisme, qui a sa propre existence et qui se définit pour reprendre une formulation de Michael Löwy comme « un courant de pensée et d’action écologique qui fait siens les acquis fondamentaux du marxisme – tout en le débarrassant de ses scories productivistes. » 

Cela pose deux problèmes, d’une part le problème de définir ce qu’est réellement l’écologie politique en tant que courant et son apport et, d’autre part, le problème que certains camarades semblent confondre le bilan du socialisme réel, des régimes staliniens, des régimes nationalistes prétendument socialistes avec la critique marxiste du capitalisme.

« Ecosocialisme », actualisation du marxisme ou concession à l’écologie politique radicale ?

L’expression « écologie politique » a toujours été volontairement confuse. Utiliser le nom de ce qui est avant tout une science pour désigner un courant politique a toujours permis aux courants se revendiquant uniquement de l’écologie politique de prétendre se situer au-dessus des clivages politiques traditionnels et de ne pas se situer sur le terrain de la lutte des classes et de la critique du capitalisme. La grande majorité de ces courants et partis, souvent très institutionnels, acceptent globalement le cadre du capitalisme et n’ont d’autres perspectives que de s’en remettre aux bons vouloirs des dirigeants et de leurs administrations. Cela revient au final à s’aligner sur un « capitalisme vert » dont tous les gouvernements se font maintenant les champions.

Le courant écosocialiste est né, en réaction à cette écologie institutionnelle et bien pensante, de la volonté de lier le combat écologique et le combat social, démarche sur laquelle on ne peut que se retrouver. Mais quand ces camarades discutent de réactualiser notre projet d’émancipation en introduisant « à part égale » l’apport des courants écologiques et du celui du marxisme, ils introduisent en réalité beaucoup de confusion politique. Car plus qu’une actualisation du marxisme, cela revient avant tout à faire Lire la suite

Quand M. Allègre invente « l’écologie productive », la planète pleure

lespetitspoissonsrouges.org, Corinne Morel Darleux, le 17 juillet 2009

Quand M. Allègre invente « l’écologie productive », la planète pleure

Dans une tribune publiée ce jour dans Libération, M. Allègre poursuit son entreprise de sape. Avec des positions pour le moins partielles et partiales…

Mal informé, l’ancien Ministre ? Aidons-le un peu.

Quand il mentionne le Club de Rome, le concept de décroissance et la notion de frugalité (pour les taxer d’écologie « dénonciatrice et punitive »), on mesure bien l’étendue de son cadre de référence politique. Le plus loin qu’il daigne aller sur le terrain de la radicalité, c’est Nicolas Hulot et les Verts, ces dangereux extrémistes… Visiblement M. Allègre n’a jamais entendu parler des objecteurs de croissance ni de la sobriété joyeuse… Chiche, on l’abonne à la Décroissance ?

Quand il évoque le nucléaire, c’est pour nous annoncer que la 4e génération multipliera les réserves d’uranium par 100 (il doit vouloir dire le temps d’épuisement des réserves, mais passons) et détruira les déchets à vie longue. Petit décryptage d’utilité publique : sous l’appellation de « 4e génération », c’est en fait le retour en fanfare du projet Superphénix, pourtant fermé en 1997 sous la pression de l’opinion publique (aka nous, les rétrogrades). Et ce, après avoir englouti 10 milliards d’euros ! Un réacteur fonctionnant au sodium, hautement inflammable au contact de l’air et de l’eau, une centrale toujours en cours de démantèlement et à hauts risques… La seule chose certaine dans ce type de projet, c’est sa capacité à engloutir plusieurs milliards d’euros, sans garantie de résultats. Autant d’argent public qui ne sera pas affecté aux nécessaires programmes de maîtrise de l’énergie ou de développement des renouvelables… On l’inscrit à Sortir du Nucléaire ?

Quand il dénonce les méfaits de l’agriculture chimique, on se prend à espérer à un salutaire retour à la réalité. Raté. C’est pour mieux nous livrer sa solution miracle : les plantes génétiquement modifiés (PGM) ! On se pince. Et si on suggérait à Sarkozy, qui voulait en faire son Ministre, de l’inviter lors de son prochain déplacement éclair dans les pays du Sud ? Pourquoi pas en Inde, tiens, où les paysans sont acculés à la ruine par Monsanto, ou en Afrique du Sud où 82 000 hectares de maïs génétiquement modifiés se sont avérés stériles ? Mais fi de la souveraineté alimentaire ! Pour M. Allègre, l’avenir de l’agriculture doit être envisagé à l’aune du droit des agriculteurs (du Nord, sans doute) à « être compétitifs sur un marché désormais international de plus en plus sévère ». Allez, on l’abonne à une AMAP ?

Enfin, la coupe ne saurait être pleine sans cette bonne tarte à la crème de la foi scientiste volant au secours du climat. Kyoto est un fiasco, Copenhague ne sera pas mieux ? Pourquoi pas… Une seule solution : l’innovation ? Pourquoi pas… Mais pas n’importe laquelle, attention, car après quelques considérations floues sur les renouvelables, on sent bien que l’avenir de l’ « écologie dynamique », celle qui crée des emplois et relance la compétitivité, s’appelle pour M. Allègre : capture et stockage du CO2 ou encore voitures électriques (voilà qui assurerait la croissance de l’industrie nucléaire, au moins ce monsieur est cohérent). Dites, on lui offre un vélo ?

Pour Allègre, l’écologie « non productive » signerait l’arrêt du progrès. Lui appelle de ses voeux une « société de liberté, de libre entreprise et de progrès constant », enfin, une « vision Lire la suite

A Washington, défenseurs de l’industrie et ONG s’affrontent sur le plan climat-énergie

lemonde.fr, Gilles van Kote, le 24 juillet 2009

A Washington, défenseurs de l’industrie et ONG s’affrontent sur le plan climat-énergie

Comme la plupart des sujets qui comptent aux Etats-Unis, la politique américaine de l’environnement se joue en grande partie entre K Street et Capitol Hill. Deux points stratégiques sur la carte du pouvoir à Washington. Au sommet de Capitol Hill siègent sénateurs et représentants. A quelques encablures de là, K Street abrite les bureaux de tous ceux qui cherchent à se faire entendre des institutions fédérales : entreprises de lobbying, associations professionnelles, organisations non gouvernementales (ONG), etc.

Bob Bissen et Franz Matzner ne se connaissent pas. Malgré tout, peut-être se sont-ils croisés fortuitement dans les couloirs du Capitole, entre deux réunions avec un membre de l’équipe d’un sénateur ou d’un représentant, ou bien à l’occasion d’un événement organisé sur une thématique liée à l’énergie ou à l’environnement. Tous deux travaillent dans le même bloc d’immeubles, fréquentent probablement les mêmes restaurants. Ils exercent à peu de choses près le même métier, même s’ils ne lui donnent pas le même nom.

Bob Bissen assume sans complexe l’étiquette de lobbyiste. Une profession que ce quinquagénaire avenant exerce depuis seize ans, après avoir notamment travaillé au département de l’énergie pendant le mandat de George Bush père. Autant dire que Washington n’a plus de secret pour lui. Il est aujourd’hui vice-président d’Apco Worldwide, l’une des grandes firmes de relations publiques et de lobbying, et s’occupe particulièrement des intérêts de Dow Corning, le premier producteur mondial d’éléments en silicone, devenu un acteur majeur de l’industrie de l’énergie solaire aux Etats-Unis.

« Il existe des lobbyistes qui pourraient travailler pour n’importe quel client, reconnaît-il. Personnellement, je ne travaillerai jamais pour un client dont je ne partage pas les convictions. Et je crois en l’énergie solaire. »

La mission de Bob Bissen est de défendre les intérêts de Dow Corning auprès de tous ceux qui détiennent un peu de pouvoir à Washington. Il s’est donc battu pour que le plan climat-énergie adopté fin juin par le Congrès mais qui doit encore passer devant le Sénat soit le plus favorable possible à l’industrie de l’énergie solaire, multipliant les entretiens avec les lawmakers (législateurs) ou les membres de leurs équipes.

Fin juin, il a organisé une rencontre entre la direction de Dow Corning et Henry Waxman, l’influent président de la commission de l’énergie et du commerce à la Chambre des représentants, et Carol Browner, la conseillère de Barack Obama pour l’énergie et le changement climatique. Mais ce n’était qu’un coup d’essai : le coup de maître a eu lieu le 2 juillet, quand la présidente de Dow Corning a été reçue à la Maison Blanche par le président Obama, à l’occasion d’une réunion sur les énergies renouvelables.

Franz Matzner, 33 ans, n’a pas encore le même carnet d’adresses. Récemment, il est devenu Lire la suite

Grenelle environnement, le Grenelle 1 adopté à la quasi-unanimité.

actualites-news-environnement.com, Jean-Charles Batenbaum, le 24 juillet 2009

Grenelle environnement, le grenelle 1 adopté à la quasi-unanimité.

Le projet de loi de mise en œuvre du Grenelle environnement, dite Grenelle 1, a été adopté à la quasi-unanimité par le parlement. Jean-Louis Borloo a remercié le Parlement français qui, selon le ministre de l’environnement, « se situe à l’avant-garde de la mutation écologique ».

Après deux lectures dans chaque chambre du Parlement, l’Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi Grenelle 1, par un vote quasi unanime, projet de loi qui transcrit les engagements pris par les acteurs du Grenelle de l’environnement.

Selon le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo, les chantiers engagés dans le cadre du projet de loi Grenelle 1 permettront de réduire « de 25% la consommation d’énergie fossile de la France d’ici 2020. » Ces chantiers permettront aussi « de maintenir ou de créer plus de 600 000 emplois sur 2009-2020 dans tous les secteurs de la croissance verte. »

A noter que les parlementaires ont introduit des avancées au projet de loi Grenelle 1 comme le renversement de la charge de la preuve au bénéfice des décisions respectueuses de l’environnement, la création d’un carnet de santé individuel pour les salariés, ou l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique français de 20% à 23% à l’horizon 2020.

France Nature Environnement et ses associations membres, la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) et la Ligue ROC ainsi que la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme dressent un premier bilan non exhaustif du processus Grenelle environnement.

Lancée au début de l’été 2007, ce processus a commencé par la mise en place de groupes de travail thématiques associant différents acteurs de la société française regroupés dans 5 collèges (Etat, collectivités territoriales, ONG, syndicat, patronat). Ces groupes de travail avaient pour mission de faire émerger des propositions consensuelles pour amorcer la transition écologique de notre pays. Fin octobre 2007, les négociations finales entre les 5 collèges du Grenelle ont abouti à l’adoption de 273 engagements.

La seconde étape du Grenelle environnement, celle de la mise en œuvre des engagements a alors démarré. Elle prend différentes formes : les lois spécifiquement dédiées au Grenelle mais aussi d’autres lois intégrant certaines mesures (cf. OGM, loi de finance et responsabilité environnementale), des textes réglementaires ou des accords volontaires entre acteurs.

La loi Grenelle 1, rendue publique par le gouvernement en avril 2008, a pour objet d’entériner les grands objectifs et les principales mesures adoptées en octobre 2007. C’est une loi de caractère général. Son adoption est loin de marquer la fin du processus : la direction générale est désormais fixée mais la traduction réelle, dans notre quotidien, de la majorité des engagements du Grenelle devra attendre l’adoption d’autres textes législatifs (Grenelle 2 en particulier) et surtout réglementaires déclinant concrètement les grands objectifs.

Ainsi, au-delà de l’analyse du contenu de Grenelle 1, les organisations « tiennent à souligner la lenteur du processus. Il a fallu deux ans pour inscrire dans la loi les grands objectifs et les principaux outils. Certes, de nombreux chantiers ont avancé en parallèle. Ainsi, l’étude sur la Contribution Climat Energie ou le doublement du crédit d’impôt pour les installations en agriculture biologique prévus dans Grenelle 1 ont déjà été réalisés. De même le processus de création de parcs nationaux a débuté. »

De façon générale, les organisations écologistes « tiennent à souligner l’investissement des parlementaires sur la loi Grenelle 1 dont témoigne le fait qu’à chaque lecture le Sénat et l’Assemblée Nationale ont voté de façon quasi unanime. Les débats ont, par ailleurs, révélé une prise de conscience croissante de ces enjeux parmi les parlementaires. Les travaux parlementaires ont enrichi la loi sur certains points, comme le renversement de la charge de la preuve. »

Grenelle 1 et renversement de la charge de la preuve

Dans son discours de restitution des tables rondes d’octobre 2007, le Président de la République avait insisté sur un principe essentiel : le renversement de la charge de la preuve. L’adoption de ce principe pour structurer la prise de décision serait véritablement le signe d’une transformation de notre société.

En effet, il revient aujourd’hui aux autorités publiques ou aux acteurs de la société civile de prouver qu’un projet porte atteinte à l’environnement pour empêcher sa mise en œuvre. Le renversement de la charge de la preuve se manifesterait par le fait que ce serait désormais à l’initiateur d’un projet de démontrer que celui-ci n’a pas Lire la suite

Cantau : Le Centre de ressources technologiques spécialisé dans la construction durable Nobatek dans ses murs

sudouest.com, Philippe Hemmert, le 24 Juillet 2009

Nobatek dans ses murs

ENVIRONNEMENT. Le Centre de ressources technologiques spécialisé dans la construction durable vient d’investir son nouveau siège à proximité de Cantau

Ce devait être un bâtiment exemplaire et d’évidence, il l’est. Le nouveau siège de Nobatek, à l’arrière de Montaury et près de Cantau, est à l’image de la vocation de ce centre de ressources technologiques dédié, à la construction durable.

La quinzaine d’ingénieurs, actuellement opérationnels chez Nobatek, étaient jusque-là hébergés dans une petite bâtisse vétuste, voisine de Bernain. Ils viennent d’emménager dans un immeuble qui rompt avec les habitudes.

D’emblée, la grande verrière qui fait office de paroi sur le côté sud de l’immeuble frappe le regard. Elle est destinée à emmagasiner de la chaleur en saison froide, de manière à limiter les besoins en chauffage du bâtiment.

Se présentant sous la forme d’un cube compact, l’intérieur est un vaste milieu ouvert, très peu cloisonné, de manière, là aussi, à éviter la déperdition d’énergie. Les trois niveaux sont séparés par des dalles de béton volontairement apparent, car le matériau laissé brut conserve de la sorte une forte inertie thermique.

Innover est, on l’aura compris, le maître mot des lieux. On retrouve ce souci dans l’isolation du bâtiment, réalisée de l’extérieur. C’est en effet sur l’enveloppe externe des murs qu’a été posée la laine de verre. Celle-ci est ensuite recouverte d’un bardage en pin des Landes. Cette façade en bois attire d’emblée le regard et confère un aspect résolument moderne à l’ensemble.

« La conception du bâtiment traduit une nouvelle philosophie de vie », se réjouit Caroline Coste, ingénieur en charge du projet de construction de ce nouveau siège social. « Elle ne s’exprime pas au travers des matériaux, qui restent relativement classiques, mais par la recherche de nouveaux procédés et de nouvelles technologies. »

Économe en énergie

Nobatek mène, on le sait, de multiples projets, à l’échelle régionale, dans le domaine de l’aménagement durable. Il coulait donc de source que ses propres locaux soient remarquables en termes de qualité environnementale.

On retrouve cet objectif dans une multitude de parti pris innovants, loin de constituer des coquetteries. Ainsi le mobilier lui-même est-il entièrement réalisé en pin des Landes, tandis que les boiseries des passerelles et les escaliers sont en chêne. Du local et non de l’exotique.

Dans les espaces de travail, Lire la suite

Estuaire de la Gironde : L’état ne veut plus du terminal méthanier

sudouest.com, Jean-Bernard Gilles, le 24 Juillet 2009

LE VERDON. L’État demande au port de Bordeaux de ne pas signer l’avenant à la convention foncière nécessaire à 4Gas. La société annonce des recours contentieux

L’état ne veut plus du terminal méthanier

Coup de théâtre hier en début d’après-midi, à l’ouverture du conseil de surveillance du Grand Port maritime de Bordeaux. Le commissaire du Gouvernement a indiqué que l’État demandait à la directrice générale du Port de ne pas accorder à la société néerlandaise 4Gas la prolongation de la convention qui lui réserve 20 hectares au Verdon pour y construire un terminal méthanier.

La société néerlandaise avait besoin d’un temps supplémentaire pour poursuivre les études de son projet. Celui-ci prévoit la construction sur la pointe du Médoc d’un équipement destiné à faire transiter du gaz naturel liquéfié, importé par bateau vers Bordeaux et le Sud-Ouest de la France.

Cette annonce confirme la position exprimée par courrier le 8 juillet par Dominique Bussereau, le secrétaire d’État aux Transports et Jean-Louis Borloo, le ministre de l’écologie, de l’énergie, du Développement durable et de la Mer.

Ambition environnementale

Ce projet n’est pas conforme aux ambitions environnementales de l’État pour l’estuaire de la Gironde. Telle est la position officielle aujourd’hui. Rappelons que ce terminal proposait une opportunité de diversification des approvisionnements énergétiques pour le Sud-Ouest. Il est peut-être encore trop tôt pour annoncer la fin de ce projet qui représente un investissement de 600 millions d’euros, et qui a semé la colère en Médoc et en Charente-Maritime.

Mais le gouvernement dit qu’il ne veut pas ou plus de terminal au Verdon, alors que les services de l’État étaient venus en justifier la construction lors du débat public. Car il apparaît bien clair que la société 4Gas ne poursuivra pas son projet sans confirmation de la prolongation de la convention. « Comment imaginez-vous que nous poursuivions un projet de cette ampleur sans certitude foncière », réagit à chaud, Enk Jonkman.

Contentieux financier

Le patron français de 4Gas n’était pas informé hier des positions de l’État. Il annonce une série de recours auprès d’instances françaises et européennes de la concurrence. Le contentieux pourrait s’avérer lourd de conséquences financières pour le port car l’état interrompt une procédure contractuelle, avant même qu’elle ne soit instruite officiellement par ses services compétents pour des installations classées Seveso 2.

Hier le conseil de surveillance du Grand Port maritime de Bordeaux a voté par 6 voix contre 3 la poursuite de la convention. Mais son avis n’est que consultatif. Il souhaite que la société néerlandaise Lire la suite

Qu’est-ce que l’écologie politique ?

politis.fr, Jean-Louis Gueydon de Dives, le 23 juillet 2009

Qu’est-ce que l’écologie politique ?

Ces temps-ci, l’évolution des relations entre la politique et l’écologie me laisse rêveur. Certes, il y a eu le succès d’Europe Écologie aux européennes, mais le plus étonnant, c’est ce qui a suivi ce scrutin, qui révèle la grande difficulté des politiciens à se mettre à l’écologie. On a vu en effet une gauche qui se dit écologiste ironiser sur le vote « écolo-bobo » et les luttes intestines des Verts, tout en montrant qu’elle continue à faire passer le social et l’emploi bien avant l’écologie. On a vu la droite récupérer une fois de plus l’écologie, mais en la réduisant au verdissement du business, une belle entourloupe, car jamais la production massive de gadgets inutiles et la mondialisation effrénée des échanges ne seront écologiques. À l’évidence, ni les uns ni les autres ne sont réellement écologistes car, pour l’être, il faudrait qu’ils se sentent effectivement concernés par l’extinction massive des espèces, qu’ils choisissent de vivre simplement, qu’ils sortent de l’anthropocentrisme, et qu’ils abandonnent la priorité obsessionnelle attribuée à l’économie, ce qu’ils semblent bien incapables de faire. Certes, il faut avoir de la compassion pour ces pauvres politiciens : ménager la chèvre et le chou, c’est bien difficile quand on n’est pas écolo, et il faut avouer qu’au fond – même si tout le monde s’accorde sur la non-durabilité du système actuel – personne ne sait vraiment par quoi le remplacer.

Alors souhaitons-leur de rester modestes, d’admettre leur ignorance face aux changements qui viennent, et de cesser de proposer des solutions qui n’en sont pas. Espérons qu’ils prendront conscience de leurs barrières mentales, de leurs archaïsmes, à droite comme à gauche. Et qu’ils cessent de se référer au passé face à une crise qui demande d’inventer du neuf, et rapidement. Et s’ils ne savent pas où aller, souhaitons qu’au moins ils y aillent en préservant notre capacité à « vivre ensemble », ce qui est le minimum à attendre de la politique. Car le contexte pourrait bien devenir plus difficile pour ce « vivre ensemble ». Non pas du fait d’un écoterrorisme prédit par la droite (aujourd’hui du domaine du fantasme policier), mais plutôt par le développement d’un écototalitarisme d’État générant une prolifération d’interdictions dans tous les domaines de la vie quotidienne, accompagnée d’une répression musclée.

C’est pourquoi la question politique concrète la plus importante qui se pose aujourd’hui aux écologistes, qu’ils soient de droite ou de gauche, est celle de la démocratie, c’est-à-dire la façon dont seront prises et appliquées les décisions concernant l’environnement, dans un contexte d’urgence, et de façon à préserver au mieux la justice et la paix sociales. Et plus précisément, puisque la défense de l’environnement passe nécessairement par une relocalisation de la production et des échanges, la façon dont sera animée – ou plutôt réanimée – une véritable démocratie locale. Non pas dans le sens habituel d’une délégation de pouvoirs à des élus locaux plus ou moins compétents, mais plutôt dans celui d’une réappropriation par les citoyens eux-mêmes des décisions concernant leur vie quotidienne, et cela au plus proche du terrain, dans le but de reprendre le contrôle de leurs vies, qu’ils n’ont que trop abandonné aux institutions et aux multinationales. Ce qui veut dire s’organiser localement, démocratiquement, dans la justice et la solidarité, pour produire et consommer, se nourrir, s’éduquer, construire, etc. Investir les conseils municipaux, pratiquer systématiquement des référendums locaux, mettre en place des monnaies locales, des filières courtes, etc. Bref, réinventer de véritables « communautés » autogouvernées.

Oublions donc les jeux d’appareils et les alliances d’éléphants au niveau national. Oublions la politique spectacle. Construisons plutôt une vraie démocratie locale au plus près de la réalité du terrain. Cela – et seulement cela – sera de l’écologie politique. Et puis mettons-y un peu moins de mental organisateur et un peu plus de poésie et de féminin… Portons sur nos voisins et les êtres vivants qui nous entourent un regard plein de douceur et de respect. Car n’est-ce pas aussi cela, le b.a.-ba du Lire la suite

Affichage publicitaire : bientôt la loi de la jungle

liberation.fr, Nicolas Hervé membre du Collectif des déboulonneurs, Charlotte Nenner présidente de Résistance à l’agression publicitaire, Cyril Ronfort coprésident de Paysages de France, le 21 juillet 2009

Affichage publicitaire : bientôt la loi de la jungle

Il y a maintenant un an, dans l’euphorie du Grenelle de l’environnement, le gouvernement s’est aperçu que le paysage avait tout simplement été… oublié. La France est pourtant dans ce domaine la mauvaise élève : entrées de ville défigurées, panneaux sauvages qui enlaidissent les paysages urbains et périurbains, passants dont on monnaye cher le temps de cerveau humain disponible… Il y avait donc urgence à s’attaquer à la réforme de la loi encadrant la publicité extérieure, demandée depuis près de vingt ans par les associations. Datant de 1979, très complexe, honteusement permissive, cette loi est régulièrement et ouvertement bafouée par les professionnels du secteur.

Une session de rattrapage a alors été organisée au sein du Conseil national du paysage (CNP), ressuscité pour l’occasion. Ce matin, la session plénière de ce conseil se réunit. On s’oriente finalement vers le pire scénario : un démantèlement du principal outil permettant d’assurer le respect de la loi.

C’est bien là que se trouve le scandale de cette pseudo-réforme. On peut mettre toutes les meilleures intentions du monde dans une loi, qualifier la publicité extérieure d’«agression permanente», vouloir la «remettre à sa place» et en finir avec «l’effet dévastateur sur le paysage de la prolifération des panneaux publicitaires», il faut s’assurer qu’elle soit respectée. Sans une police de l’affichage efficace et des sanctions réellement dissuasives, tout le reste n’est que du vent.

Dans ce domaine, le pouvoir de police est exercé conjointement par les maires et les préfets. Globalement, pour des raisons qui leur sont propres, ni les uns, ni les autres ne s’attardent sur cette question et la prolifération publicitaire continue. Les maires font face à la complexité de la loi, aux pressions des professionnels et des commerçants. De plus, avec la taxe sur la publicité extérieure qu’ils apportent, certains maires, à la fois juge et partie, sont peu enclins à faire démonter les dispositifs publicitaires. Au niveau des départements, des circulaires sont régulièrement envoyées aux préfets pour leur enjoindre d’allouer des moyens humains suffisant à la police de l’affichage. Circulaires aussitôt oubliées, les effectifs ont ainsi baissé de 25 % entre 2006 et 2007 (derniers chiffres connus). Souvent prompts à déployer des effectifs policiers en nombre pour d’autres questions de société, on ne peut pas dire que cette tendance soit observée sur les questions environnementales. Dans les faits, on constate pourtant que ce sont principalement certaines préfectures, malgré leurs faibles moyens, qui tentent de faire respecter la loi, infligent les amendes et obtiennent des démontages. Elles sont les interlocutrices privilégiées des associations, telle que Paysages de France, qui veillent au respect de la loi.

Le projet actuel consiste à dessaisir les préfets de leurs pouvoirs de police au profit des seuls maires ! Le gouvernement se tire une balle dans le pied en supprimant le seul maillon de la chaîne qui agisse. La logique est pour le moins surprenante : la loi est très mal appliquée ? Faisons en sorte qu’elle le soit encore plus ! Comment peut-on croire que les maires se mettront miraculeusement à agir demain, alors qu’ils Lire la suite

Plans Climat territoriaux : «Répondre à un déploiement massif»

journaldelenvironnement.net, Sonia Pignet, le 22 juillet 2009 

Plans Climat territoriaux : «Répondre à un déploiement massif»

Le projet de loi dit Grenelle I incite les régions, les départements, les communes et groupements de communes de plus de 50.000 habitants à mettre en œuvre un plan Climat territorial (PCT). S’ils relèvent encore aujourd’hui d’une démarche volontaire, le Grenelle II les rendrait obligatoires. Julie Laulhère, experte à l‘Ademe sur le sujet, explique comment préparer leur généralisation.

Maîtriser

Que doit contenir un PCT ?

Un PCT est un projet territorial de développement durable mis en place par une ou plusieurs collectivités ; il vise la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation du territoire aux effets du changement climatique. Il doit mobiliser l’ensemble des partenaires de la collectivité et des acteurs locaux pour atteindre les objectifs de réduction des émissions définis dans le PCT. En lien avec les autres finalités du développement durable, il sert également des objectifs économiques et sociaux tels que le développement de filières locales d’emploi et la lutte contre la précarité énergétique.

La construction du PCT débute par la mise en place d’une organisation interne solide, la réalisation du diagnostic initial (repérer notamment les sources d’émissions de GES les plus importantes sur le territoire), la détermination d’objectifs de réduction et la définition de moyens pour les atteindre ; il s’agit ensuite de construire, en lien avec les acteurs du territoire, un plan d’actions pour le territoire, s’organiser pour le mettre en œuvre et en évaluer les résultats. Comme tout projet de territoire, le PCT doit s’inscrire dans une boucle d’amélioration continue, rythmée par des programmes pluriannuels d’actions opérationnelles, des phases importantes de concertation et des temps d’évaluation.

Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les collectivités ?

La principale difficulté consiste à fixer des objectifs de réduction des émissions à long terme (de nombreux facteurs présentant des incertitudes comme l’évolution des contextes politiques, des progrès technologiques ou des coûts de l’énergie) et à mesurer les effets des actions engagées. Généralement, les collectivités essaient de se caler sur les objectifs nationaux et européens : le facteur 4 et le «3 fois 20» (20% d’énergie renouvelable, 20% de réduction des émissions et 20% d’économies d’énergie). Certaines collectivités développent des méthodes de prospective pour vérifier la tenue de leurs engagements : c’est le cas de la communauté urbaine de Nantes par exemple.

Autres difficultés : le manque de moyens humains et financiers pour les petites collectivités. Les leviers d’actions sont très différents d’une collectivité à une autre en fonction de la disponibilité de ces moyens, mais aussi des compétences associées au statut. Une petite collectivité ou une collectivité plus démunie en terme de compétences aura tout intérêt à s’inscrire dans une dynamique portée Lire la suite

Lot et Garonne : Conservatoire végétal régional de Montesquieu

sudouest.com, Rémy Dodet, le 22 Juillet 2009

MONTESQUIEU. Sous la férule d’Évelyne Leterme, le Conservatoire végétal recense et valorise les espèces fruitières de la région

Fruits défendus à la pelle Pratique

Alors qu’il se promène dans cette verdoyante vallée de la Garonne, soudain, une pomme bien mûre lui frappe violemment la tête… Détrompez-vous, point d’Isaac Newton et de gravitation universelle, cette scène est courante pour les visiteurs parcourant les allées fleuries du Conservatoire végétal régional de Montesquieu.

C’est Évelyne Leterme qui, en 1980, fonda ce dernier sur le domaine de Barolle après avoir constaté que certains arbres fruitiers étaient en voie de disparition : « L’objectif était de rechercher les variétés anciennes plantées dans nos campagnes. » En 1996, c’est encore elle qui dota le lieu d’un verger musée dans l’idée de sensibiliser le public à sa noble cause : protéger et valoriser le patrimoine végétal aquitain. On la soupçonnerait presque, le vin en moins, d’avoir du sang dionysien dans ses veines. Depuis 2006, cinq passionnés l’assistent à plein-temps pendant que les 737 bénévoles de l’association de soutien lui apportent une aide précieuse.

Une diversité spectaculaire

De nombreux vergers annexes du Conservatoire sont éparpillés aux quatre coins de la région, mais seul celui de Montesquieu peut se targuer d’offrir aux papilles des curieux l’ensemble des ressources fruitières régionales. Sur un éventail de 16 espèces, pas moins de 550 variétés fruitières et 140 cépages locaux sont répertoriés dans le verger musée. Les pommiers, pruniers, cerisiers, abricotiers et pêchers voient pousser sur leurs branches des douceurs dont les visiteurs se délectent en toute impunité ! Comme à l’époque des Romains, fruitiers et vignes se côtoient sur les mêmes rangées et nous rapprochent un peu plus des racines de l’agriculture locale.

Le fruit dicte sa loi

À Montesquieu, le fruit dicte sa loi. Et l’injonction de manger cinq fruits et légumes par jour fait sourire. Même les haies ceignant les vergers sont ornées de cerises, noisettes et autres amandes : « Les parasites se concentrent sur les haies et s’attaquent moins aux cultures, ce qui limite nos besoins en insecticides » explique la propriétaire du lieu, fière de promouvoir une « agriculture moderne aux techniques traditionnelles ».

Vendre pour diffuser

L’exploitation n’est financée par les fonds publics qu’à hauteur de 30 %. Elle assume le reste grâce aux visites et par la vente de fruits, de livres et de 30 000 arbres à l’année. Pourtant, la fondatrice n’a cure des considérations mercantiles inhérentes à toute exploitation agricole : « la vente d’arbres constitue le seul moyen de les sortir de l’oubli ». Si les nécessités financières sont évidentes, le Conservatoire vend surtout pour diffuser ses variétés.

La pêche Roussane de Monein illustre à merveille cette volonté Lire la suite

Claude Allègre : L’écologie non productive, c’est quoi ?

liberation.fr, Claude Allègre, ancien ministre, le 17 juillet 2009

L’écologie non productive, c’est quoi ?

Présentant la fondation que je suis entrain de créer avec pour titre Ecologie productive, un journaliste s’est interrogé. Qu’est ce que l’écologie non-productive ? Il m’incombait donc d’éclairer sa lanterne.

L’écologie productive est la démarche qui consiste à résoudre les problèmes écologiques en créant de nouveaux emplois et de nouvelles richesses. C’est ce que l’on appelle parfois la croissance verte, concept que j’ai contribué à définir et à développer depuis vingt ans (dans mes livres Economiser la planète, Fayard, 1990 et Ecologie des villes, écologie des champs, Fayard, 1993). Cette démarche s’oppose radicalement à la vision, hélas très répandue, qui a vu le jour dans les années 1970 avec le fameux rapport du Club de Rome «Halte à la croissance» et qui s’est prolongée plus récemment avec les concepts de décroissance et de frugalité prospective, qui constituent la base du livre de Nicolas Hulot le Pacte écologique aussi bien que le programme des Verts.

A une écologie dénonciatrice et punitive, qui ne voit l’écologie que comme l’annonce de catastrophes, la multiplication de taxes, des interdictions diverses et, l’arrêt du progrès, («le progrès pose problème», écrit Hulot), nous souhaitons substituer une écologie de la création, de l’invention, du dépassement, de la réparation qui débouche sur la croissance économique en même temps que l’établissement d’une certaine harmonie entre l’homme et la nature mais dans laquelle l’homme n’est jamais sacrifié aux exigences écologiques.

Prenons trois exemples pour illustrer cette démarche. L’énergie nucléaire est à l’évidence une source d’énergie essentielle à notre développement futur et l’on ne dénoncera jamais assez les dommages créés à l’Europe par les verts allemands en interdisant à ce pays cette source d’énergie ! Mais peut-on, d’un autre côté, ignorer qu’avec la technologie actuelle nous produisons des déchets potentiellement dangereux et que les réserves d’uranium ne dépassent pas un siècle ? La solution ce n’est pas l’abandon du nucléaire, c’est de développer la technologie dite de «quatrième génération» qui utilisera 97 % de l’uranium multipliant les réserves par 100 et qui détruira les déchets à vie longue rendant cette filière plus sûre.

Second exemple, les pesticides, insecticides et engrais. Il est exact que le développement excessif de la «chimie agricole» a conduit à créer des problèmes de pollution alimentaire pour les humains, les animaux domestiques mais aussi les animaux sauvages. La décroissance des populations d’oiseaux, des rivières trouve sans aucun doute sa source dans la pollution. Faire semblant de l’ignorer n’est pas responsable pas plus qu’accuser les agriculteurs et leur interdire les moyens de continuer a être compétitifs sur un marché désormais international de plus en plus sévère. La solution, c’est de développer les plantes génétiquement modifiées qui permettront d’éviter les pesticides, les insecticides, en partie les engrais et qui permettront de minimiser les besoins en eaux ou les contraintes de salinité. L’avenir de l’agriculture est là !

Troisième exemple, le contrôle du gaz carbonique. Laissons de côté la question des prévisions climatiques car elle sera réglée par les faits d’observations à condition de ne pas les masquer (pourquoi cache-t-on ces jours-ci le fait que la banquise arctique Lire la suite

L’innovation au cœur de la crise… et de la reprise

blogs.lesechos.fr, Philippe Escande, le 20 juillet 2009

L’innovation au cœur de la crise… et de la reprise

Au cœur des grandes crises économiques, se love toujours un couple infernal, celui formé par l’innovation, entendue comme une invention qui trouve son marché, et son double, la consommation. C’est cet extraordinaire mouvement qui traverse les siècles et reste central dans l’explication de nos déboires actuels, que raconte le nouvel et foisonnant ouvrage des économistes Jean-Hervé Lorenzi et Alain Villemeur (1).

Quel rapport entre la crise actuelle et l’innovation ? Côté pile, l’innovation est un peu responsable de nos malheurs. Ce sont les technologies de l’information, grande révolution industrielle de la fin du siècle dernier, qui ont permis la circulation continue des capitaux, l’imagination financière débridée et la connexion en temps réel de toutes les économies de la planète.
Côté face, le choc de l’environnement et des matières premières nous renvoie aujourd’hui en pleine figure l’impréparation de nos sociétés à des mouvements pourtant visibles depuis de nombreuses années. On n’a pas assez innové dans ce domaine. C’est pourquoi, pour les auteurs, le tremblement de terre actuel n’est pas uniquement une crise de la demande et de la finance, comme l’affirment certains, mais aussi une crise de la consommation et de l’innovation. D’un coup, il n’y a plus adéquation entre le consommateur, ses désirs, ses moyens financiers et les produits qu’on lui propose. La norme de consommation est en train de changer.

L’économiste David Flacher distingue 4 normes dans l’histoire récente. La première, la plus rudimentaire, était celle d’avant le XVII siècle, la seconde est apparue au XVIII avec le développement fantastique des indiennes, ces cotonnades venues d’Asie, mais aussi de la porcelaine. On passe de l’inusable au cassable et l’on découvre la mode. La troisième norme est celle du XIX, caractérisée par l’apparition d’un début de classe moyenne avide de produits moins haut de gamme, plus industriels, donc moins chers. La quatrième est la société de consommation de l’après-guerre, enfantée dans la douleur par la crise de 1929. Celle-ci est née d’une inadéquation entre une innovation technologique et industrielle débridée, notamment dans l’automobile, face à l’absence d’une vraie classe moyenne solvable. Les profits des entreprises, insuffisamment redistribués, ont alimenté une spéculation boursière effrénée. Dix ans de récession et une guerre ont été nécessaires pour donner naissance à une grande classe moyenne qui a alimenté la croissance des Trente Glorieuses.
La mondialisation a cassé ce progrès continu, maintenu artificiellement par l’endettement au début des années 2000. Une nouvelle norme émerge donc avec de nouveaux besoins, plus qualitatifs, plus en phase avec les nouvelles préoccupations mondiales, du moins dans les pays développés : l’énergie, l’écologie, la démographie et le vieillissement. Or l’histoire nous enseigne que ces normes de consommation ne naissent pas des innovations mais souvent les précèdent, puis les accompagnent et les attisent, comme le vent sur la braise. La folie des indiennes du XVIII siècle a créé le terreau pour le développement de l’industrie du tissage, point de départ de la première révolution industrielle. C’est donc maintenant que se jouent les vingt prochaines années et qu’il faut mettre en place des structures et des moyens pour favoriser et accélérer l’émergence de cette nouvelle innovation répondant à ces nouveaux besoins. Cela passe à la fois par une stimulation financière forte. On en trouve la trace dans de nombreux plans de relance, en Amérique, au Japon ou en Corée.
Mais cela demande aussi la mise en place de ce qu’Alain Villemeur appelle le « système d’innovation ». C’est-à-dire l’environnement favorable au Lire la suite

Le vélo couché, véhicule d'(après-)demain

 lemonde.fr, Romain Vaslot, le 21 juillet 2009

Le vélo couché, véhicule d'(après-)demain

Tous les matins, Jérôme Chappellaz va au travail couché. Chercheur au laboratoire de glaciologie et de géophysique de l’environnement, à Grenoble, il parcourt quotidiennement les 25 km aller-retour qui séparent son domicile de son bureau sur un drôle de vélo couché. A première vue, cet engin n’est encore qu’un objet étrange susceptible d’attiser la curiosité des passants et des automobilistes. Pourtant, le vélo couché semble devoir faire de nouveaux adeptes. Le « vélorizontal », comme on l’appelle également, apparaît comme un bon compromis entre déplacement rapide et protection de l’environnement. « Avec un vélo classique, en appuyant bien sur les pédales, je fais du 28 km/h. Couché, je suis à 38 voire 40 km/h, explique Jérôme Chappellaz. La raison tient à l’aérodynamisme. A partir de 30 km/h environ, 80 % de l’énergie du cycliste sert à déplacer de l’air en vélo droit. Le coefficient de pénétration dans l’air d’un vélo couché est meilleur de 30 % à 40%. »

Selon le chercheur, cette position épargnerait aussi davantage le coeur : « On observe souvent une différence de 10 à 15 pulsations par minute à effort équivalent. » La ville de Detroit, berceau de l’industrie automobile américaine et fief de General Motors, vient d’accueillir une compétition réunissant les meilleurs spécialistes de la discipline. La Française Barbara Buatois y a établi un nouveau record de l’heure féminin en parcourant 82 766 km. Ce qui fait croire à Jérôme Chappellaz qu’avec une assistance électrique, le vélo couché préfigure le véhicule de demain.

Avec à peine 5 000 pratiquants, le vélo couché n’en est qu’à ses débuts en France. Difficile à trouver, il reste onéreux. « Il faut compter entre 1 100 et 1 200 euros pour s’équiper d’un vélo de bonne qualité », assure Philippe Dussart, responsable de Pulsar Cycles à Savigny-sur-Orge (Essonne), seul magasin spécialisé dans le vélo couché en Ile-de-France. Autre handicap de taille : il est peu adapté au déplacement urbain. Au sein d’un trafic dense, l’assise basse réduit la visibilité et le visage se trouve au niveau des pots d’échappement. Il est moins aisé de poser le pied à terre pour marquer un arrêt. Les premiers coups de pédale sont plus lourds et, en montée, il est impossible de se relancer en danseuse. En résumé, mieux vaut pouvoir rouler sur du plat et des pistes cyclables. Il faudra donc encore patienter pour voir des Vélib’ couchés dans Paris. Aux Pays-Bas, peut-être, où le vélo couché se développe comme Lire la suite

Entropia n°6 « Crise éthique, éthique de Crise ? »

 entropia-la-revue.org, revue d’étude théorique et politique de la décroissance

Entropia n°6 « Crise éthique, éthique de Crise ? » 

Malgré les caricatures dont elle est l’objet, et face à la crise systémique sans précédent qui sévit partout en tout domaine, l’idée de décroissance a commencé à s’insinuer dans les charnières d’un système sans avenir. Dans un climat de désenchantement général, il se pourrait bien qu’elle puisse introduire un sursaut de conscience collective modifiant tout à la fois les mentalités et les actes, en particulier dans nos relations avec la nature qui sont inséparables de nos rapports avec les autres et avec nous-mêmes.

La voie étroite de la décroissance est une éthique générale. C’est une mobilisation contre l’absurdité, le cynisme et la déréliction dont souffrent la planète et ses habitants. Si elle n’est pas « le remède-miracle » et encore moins un projet normatif et moralisant, elle est bien un engagement qui invite impérativement à ne plus séparer pour dominer, à ne plus morceler pour humilier et qui convie à reconnaître les liens qui unissent fondamentalement la condition humaine localisée à l’espèce entière et à la totalité du vivant.

À ces relations d’« harmonie conflictuelle », l’histoire ne cesse de substituer l’inertie où les choses suivent leur cours, mais aussi les menaces de barbarie dont l’impérialisme de l’économie fait le lit. Comprendre comment nous en sommes arrivés là peut aider à inventer une éthique de la décroissance. Et c’est aussi un appel à retrouver un art de vivre, la joie de la connaissance, la gratuité et la beauté, sans lesquels disparaît le monde commun.

Alors que nous participions à l’assemblée réunie par Entropia, le 29 mars 2008 en un séminaire intitulé « André Gorz, Décroissance, Utopie« , nous vous avions diffusé en quatre documents sonores originaux et en différé, les tribunes de Thierry Paquot, Alain Gras,  Serge Latouche et Edgar Morin :

– Thierry Paquot Lire la suite

FNE, LPO, ligue ROC : Loi Grenelle I…. et maintenant ?!

FNE, LPO, ligue ROC, Communiqué de presse, le 22 Juillet 2009

Loi Grenelle I…. et maintenant ?!

La loi de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement dite « loi Grenelle 1 » sera votée demain. Réaction des associations.

Fin de l’acte I. La loi « Grenelle I » signe la fin d’un premier cycle du Grenelle qui a débuté en juillet 2007. Son intérêt premier est d’avoir créé les conditions d’un nouveau dialogue environnemental. C’était un progrès indispensable, un passage obligé pour permettre la prise de conscience du plus grand nombre et pour avancer sur la voie des réponses à construire pour faire face à la crise écologique.

Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Seul point commun entre les deux Grenelle : si le Grenelle de 1968 a créé un nouveau dialogue social, celui de 2007 a créé un nouveau dialogue environnemental. La loi le consacre en donnant une valeur juridique et politique à la gouvernance à 5. Le Grenelle est désormais derrière nous et il faut maintenant faire vivre le dialogue environnemental. Mieux : la rencontre des partenaires sociaux et environnementaux doit permettre d’articuler dialogue social et environnemental ».

Une loi importante. Pour les associations, cette loi correspond à un compromis, celui qui a été négocié lors du Grenelle. Deux ans après, les parlementaires auraient sans doute pu aller plus loin. Malgré cela et malgré des pertes en ligne, cette loi demeure importante. Elle constitue une feuille de route de ce qui reste à faire et c’est sans doute le plus dur qui reste à faire.

Pour Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO : « Nous saluons l’adhésion des parlementaires aux engagements conclus par les acteurs du Grenelle. Nous regrettons dans le même temps qu’ils n’aient pas su aller plus loin, deux ans après ! Cette loi n’est pas une révolution mais elle ouvre la voie. Ni naïveté, ni défaitisme : nous savons que le plus dur est encore devant nous. »

Pour Christophe Aubel, directeur de la Ligue ROC « La loi ouvre la voie d’une prise en compte globale de la biodiversité avec la création de la trame verte et bleue qui doit permettre de sortir la protection de la nature de sa confidentialité ».

Et maintenant ? La réponse à l’urgence écologique ne se résume pas à la loi. Cette réponse implique maintenant qu’une vague se soulève dans toute la société française pour Lire la suite

Europe – Industriels contre Verts : la bataille du lobbying

lemonde.fr,  Brigitte Perucca,  le 21 juillet 2009

Industriels contre Verts : la bataille du lobbying

Pesticides, OGM, agrobusiness, énergies renouvelables… La fièvre du lobbying monte sur tous les sujets concernant l’environnement, aux Etats-Unis comme en Europe. Depuis l’adoption par l’Union européenne, en 2008, du paquet énergie-climat et à l’approche de la négociation de Copenhague en décembre, le réchauffement climatique et ses conséquences sur les industries concentrent une grande part de l’énergie des groupes de pression du monde entier.

Outre-Atlantique, leur activité autour des questions de développement durable a « pris de l’ampleur depuis quatre ou cinq ans », constate Dave Welhold, président de l’association des lobbyistes américains qui revendique 12 000 cabinets affiliés (sur un nombre total estimé à 15 000).

A Bruxelles, on parle de 10 000 lobbyistes, toutes thématiques confondues. Un chiffre invérifiable mais qui témoigne de leur poids et de leur importance ; 1657 « représentants d’intérêts », dont plus de 600 disposant de bureaux à Bruxelles, étaient inscrits à la date du 8 juillet au « registre » ouvert par la Commission européenne.

C’est ce qu’indique une étude réalisée par Anthenor Public Affairs, un cabinet français de lobbying. Ce recensement, facultatif, englobe l’ensemble des acteurs : entreprises, fédérations professionnelles et ONG. Si incomplet soit-il, il montre en tout cas la prépondérance de la thématique environnementale : chaque entreprise ou fédération professionnelle qui s’inscrit au registre doit cocher dans une liste qui comporte 36 « centres d’intérêt » listés par les autorités européennes. Celui de l’environnement se place dans les tout premiers rangs, à quasi égalité avec « entreprises » et « marché intérieur ».

L’essor du lobbying environnemental tient pour l’essentiel à la montée en puissance dans l’opinion publique des préoccupations liées à la santé et à l’environnement. La contre-attaque a aussi su s’organiser, car un lobbyiste en cache forcément un autre : son adversaire. Particulièrement actifs, Greenpeace Europe et ses quinze salariés ont en ligne de mire les faits et gestes du chimiste allemand BASF et ceux du groupe nucléaire Areva ; le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique, créé par Corinne Lepage, tout juste élue première vice-présidente de la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire du Parlement européen, est en embuscade derrière Monsanto ; Friends of the Earth ne lâche pas les compagnies pétrolières.

Comme tous ces « confrères », le Bureau européen de l’environnement (BEE), qui représente 140 associations de défense de l’environnement, commente les décisions de la Commission et des conseils des ministres. Au Parlement de Strasbourg, les députés s’assoient aux premiers rangs, les lobbyistes derrière, écologistes compris. Et ce sont ces rangs-là qui sont les plus garnis.

CONFUSION DES INTÉRÊTS

Même si le combat reste inégal entre les deux parties – quand Greenpeace emploie 15 salariés, l’Association européenne de l’industrie chimique en déploie 140 -, les ONG sont devenues Lire la suite

CAPTIEUX – Le hameau recherche ses hôtes écolos

sudouest.com, Cécile Frechinos, le 21 Juillet 2009

CAPTIEUX – Le hameau recherche ses hôtes écolos

CAPTIEUX. La commune s’engage à abriter le premier éco-hameau du département. Pour les initiateurs de cet habitat alternatif, reste à trouver de futurs habitants

 «Captieux, ville d’accueil. » Hubert Bernard et Marc-Alexis Morelle ne vont certainement pas contredire les mots inscrits sur le panneau posté à l’entrée de la commune capsylvaine. À la recherche depuis deux ans d’une municipalité ouverte à leur projet d’éco-hameau, ils ont enfin obtenu une réponse favorable à Captieux.

Mais cela n’aura pas été sans mal. « Nous avons fait des demandes auprès de plus de 50 communes et n’avons reçu que quatre réponses positives », regrettent-ils. Mais aujourd’hui, ils ont oublié ces embûches, bien trop occupés à trouver de futurs habitants à leur hameau.

Éco-hameau, quèsaco ?

On connaissait les habitations HQE (pour haute qualité environnementale) mais le concept d’éco-hameau est, lui, encore chose rare. Et pour preuve, celui de Captieux sera une grande première dans le département.

Imaginez : un petit chemin qui sent la nature, au bout duquel, un parking pour y déposer les véhicules. Plus loin, un véritable musée de l’habitat écologique. Des maisons en bois, en paille ou en terre, coiffées de toitures végétales ou photovoltaïques. De part et d’autre des habitations, des bâtiments et terrains collectifs : vergers, laverie, atelier, salle de jeux. Mutualiser les équipements permet ainsi de réduire le coût environnemental. Mais ce n’est pas là tout l’intérêt de l’éco-hameau. « Notre démarche n’est pas seulement écologique, elle est également sociale et éducative », insiste Hubert Bernard.

Consensus et dialogue

Sociale ? Parce que l’éco-hameau doit être le fruit d’un consensus entre tous ses occupants. Pour Hubert et Marc-Alexis, pas question de livrer les maisons clé en main, à l’instar des promoteurs immobiliers. « Nous devons dialoguer, mettre en commun nos envies et nos connaissances pour construire l’éco-hameau qui nous ressemble », explique Marc-Alexis Morelle.

Pour l’heure, il n’existe donc aucun plan, ni même aucune esquisse de cette future bourgade alternative. Seule certitude : elle devra satisfaire des normes écologiques rigoureuses, fixées par une charte.

Utilisation de matériaux sains, récupération, autonomie énergétique… Aucune technique « propre » ne sera négligée.

Un véritable laboratoire

Au contraire. « Nous souhaitons faire de notre éco-hameau un véritable laboratoire, on y testera Lire la suite

Aquitaine : Programme Régional d’Etude de la Migration des Oiseaux

LPO Aquitaine, Organbidexka Col Libre, Communiqué, le 17 juillet 2009

Programme Régional d’Etude de la Migration des Oiseaux

Depuis le 15 juillet, les équipes de la LPO Aquitaine et d’Organbidexka Col Libre sont en place sur les sites de migration dans le cadre de l’Observatoire Régional de la Migration des Oiseaux.

A Organbidexka, Larrau, Pyrénées Atlantiques, jusqu’au 15 novembre comme depuis plus de trente ans, les ornithologues présents seront à même de fournir les informations indispensables à la mise en place d’un observatoire de l’évolution des populations d’oiseaux et de l’impact du réchauffement climatique global sur celle-ci.

Ce travail s’intègre dans un cadre national au programme coordonné par la Mission Migration pilotée par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et dans un cadre européen au réseau Euromigrans piloté par la Fundacion Migres basée à Algeciras en Andalousie.

A Lindux, Banca, Pyrnées-Atlantiques, cette année et après près de vingt années d’interruption du suivi en période estivale, le suivi débutera dès le 15 juillet afin de qualifier l’évolution des passages migratoires sur ce site depuis le début des années 1990. Il se poursuivra jusqu’au 15 novembre. 

La réussite de ce programme encadré par des ornithologues professionnels dépend étroitement de l’apport des bénévoles qui peuvent participer à celui-ci. Pour cela, il est préférable de vous inscrire au préalable notamment si vous souhaitez bénéficier du logement gratuit mis à votre disposition à Organbidexka dès le 15 juillet, à Lindux à partir du 15 septembre. A Lindux avant cette date, l’hébergement se fait sous tente.

En septembre, le programme s’étoffera encore avec l’ouverture du site du Cap Ferret, Lège Cap-Ferret, Gironde au 1er du mois et de celui du Col de Lizarrieta, Sare, Pyrénées-Atlantiques.

Le programme est soutenu financièrement par le FEDER, la Région Aquitaine, la DIREN aquitaine et les Conseils généraux de la Gironde et des Pyrénées-Atlantiques.

N’hésitez pas à transmettre ces informations à vos contacts

Pour tout contact Lire la suite

Un Grenelle de la Mer à la hauteur des enjeux

actualites-news-environnement.com, Nadja Nascala, le 16 juillet 2009

Un Grenelle de la Mer à la hauteur des enjeux

Fin des négociations du Grenelle de la Mer. Le bilan des éléments d’une nouvelle politique maritime intégrée pour la France a été fixé.

Le Grenelle de la mer s’achève et dessine enfin les éléments d’une nouvelle politique maritime intégrée pour la France. Le bilan tiré de ces 5 mois de travail est globalement positif avec des engagements structurants pour la protection de la mer et du littoral et l’intégration de critères écologiques et sociaux dans de nombreux domaines.

Cependant, la réussite du Grenelle de la Mer dépendra aussi des mesures et des engagements que doit prendre demain le Président de la République en matière de biodiversité et de pêche, d’exploitation des ressources de la mer et de gouvernance.

La France doit soumettre le classement du thon rouge et des espèces de requins menacées d’extinction en Annexe 1 de la CITES (interdiction du commerce international) pour pouvoir réellement protéger ces espèces menacées.

Pour les Aires Marines Protégées un engagement historique a été fixé. L’objectif est d’ici à 2020 de 20 % des eaux françaises (eaux territoriales et zone économique exclusive) en Aires Marines.

Protégées dont la moitié en réserves marines se fera en concertation avec les pêcheurs en intégrant la représentativité des écosystèmes. Si ces objectifs sont réellement mis en oeuvre, la France (deuxième domaine maritime international) deviendra le leader mondial en termes de protection de la biodiversité et de gestion des pêches.

En termes de gouvernance nationale, la confirmation du poids politique affirmé par le Ministère chargé de la Mer pour la coordination interministérielle et le choix de l’instauration d’un organe consultatif réunissant les cinq collèges constituent une réelle avancée et un processus démocratique original à poursuivre.

Face à l’ensemble des mesures prises qui demandent des engagements forts en termes financiers que ce soit pour le renforcement de la recherche ou la mise en place des mesures prises dans ce Grenelle, les ONG ont proposé de continuer la réflexion avec les autres acteurs sur les nouveaux modes de financement de la mer. Cette réflexion devra se faire en lien avec une réflexion globale sur la fiscalité et en prenant en compte la notion de solidarité de bassin. Les conclusions de cette commission doivent arriver très vite avant 2010.

Malgré tout, des défis encore à relever et des pistes à creuser. Enfin, les associations signataires seront particulièrement attentives au Lire la suite

Correns : un bien bio village provencal…

mescoursespourlaplanete.com, NC, le13 juillet 2009

Correns : un bien bio village provencal…

Avec les chaleurs estivales, les escapades nature en Provence se multiplient – c’est l’occasion de découvrir, ou de redécouvrir, le premier village bio de France, Correns, une commune de 800 habitants au cœur de la  »Provence Verte », à 15 km de Brignoles, dans le Var. Comment tout cela a-t-il commencé ? En 1997, la culture ancestrale de la vigne sur des parcelles de petite taille, avec une production atypique de vin blanc en territoire Côtes de Provence, avait tendance à s’essouffler. Le risque était que Correns abandonne son activité économique principale (la viticulture) et donc ses terres agricoles pour devenir un village-dortoir déserté par les jeunes et prisé des promoteurs immobiliers. Il fallait trouver un moyen d’accroître la valeur de la production locale et la conversion à l’Agriculture Biologique, adaptée aux petites surfaces, apparut comme une évidence au Maire, lui-même vigneron et ingénieur agronome, alors que l’Etat venait de mettre en place des mesures incitatives à la conversion vers l’agriculture biologique. Aujourd’hui, 95% des terres du village, soit près de 250 hectares, sont cultivées selon les normes de l’Agriculture Biologique : au total, cela concerne 80 agriculteurs dont une cave coopérative, trois domaines viticoles, deux éleveuses de volailles et productrices d’ œufs, un apiculteur, un éleveur de chèvre installé par la commune dont le troupeau permet une bonne gestion de la forêt (dont le risque incendie) et la fabrication de fromages de chèvre, un céréalier, deux maraîchers, un spécialiste des plantes à parfum aromatiques et médicinales. Sur sa lancée, la commune a pris des engagements importants sur l’éco-construction et la Haute Qualité Environnementale (la Mairie a été réhabilitée selon cette démarche, et propose des conseils gratuits lors des demandes de permis de construire des habitants), les cantines bio (un repas bio est servi chaque semaine à la cantine scolaire et le village organise chaque année depuis 2000, le troisième week-end d’août, la Fête de la Bio et du Naturel) et les énergies renouvelables (le chauffage urbain est assuré par une chaudière « bois-énergie » à partir de plaquettes forestières). Plus de dix ans après, l’aventure est un succès : les jeunes sont restés au village, les commerces prospèrent, La Poste est toujours là ainsi que l’école maternelle-primaire (signe de la présence de nombreuses familles), tandis que les gîtes et chambres d’hôtes se sont multipliés (160 lits d’hébergement) pour héberger les touristes attirés par l’étiquette « verte ».

Récompensé plusieurs fois officiellement pour cette politique, le village l’a également été l’an dernier par les bio-people Lire la suite

Environnement : Dernière ligne droite pour le Grenelle ?

developpementdurablelejournal.com, Patrick Cros, le 20 juillet 2009

Environnement : Dernière ligne droite pour le Grenelle ?

Adopté le 17 juin, en deuxième lecture, par l’Assemblée nationale, puis le 2 juillet par le Sénat, le projet de loi « Grenelle I », qui fixe les grandes orientations de la France en matière de transports, d’énergie et d’habitat dans le souci de préserver l’environnement et le climat, poursuit son processus avant validation définitive par le Parlement. Un interminable, parcours selon les mouvements écologistes qui déplorent la lenteur du processus. Une Commission mixte paritaire se réunit cette semaine pour établir un texte de compromis qui pourrait être adopté par les deux assemblées.

Le Grenelle avance lentement … mais sûrement ? Trop lentement jugent les mouvements écologistes comme France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot qui s’interrogent sur la lenteur du processus. Adopté jeudi 2 juillet en deuxième lecture par le Sénat après avoir été approuvé le 17 juin par l’Assemblée nationale, le projet de loi « Grenelle I » doit maintenant passer devant la Commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) chargée d’établir un texte de compromis qui sera soumis aux deux assemblées pour une adoption définitive.

La CMP devra se pencher, entre autres, sur une demande d’étude controversée demandée par le Sénat en vue d’autoriser la circulation dans l’hexagone de poids lourds jusqu’à 44 tonnes (contre 40 aujourd’hui). Elle décidera aussi de la pertinence de certaines dispositions rétablies par les sénateurs (qui les avaient votées en première lecture) et que l’Assemblée nationale avait supprimées lors de sa deuxième lecture. Ils ont ainsi réintégré, par exemple, l’avis conforme des architectes des Bâtiments de France pour les autorisations de travaux dans les zones de protection du patrimoine auquel les députés avaient substitué un avis simple. Ils ont également demandé de subordonner la production des biocarburants à des critères de performances énergétiques. 

Un « long » processus

Mais le projet de loi Grenelle I n’est qu’une première étape. Loi de programmation, elle entérine des objectifs, donne un statut juridique au processus du Grenelle et retranscrit les principales mesures adoptées à l’issue des tables rondes d’octobre 2007. « Elle ne détaille pas les modalités concrètes de mise en œuvre de ces mesures qui seront prévues dans la loi portant engagement national pour l’environnement dite « Grenelle 2 », explique la FNE. « Deux ans après le lancement du Grenelle, la majorité des engagements est encore loin d’être déclinée concrètement sur le terrain. Dans le même temps, les indicateurs environnementaux n’ont cessé de s’aggraver », s’inquiète l’association de défense de l’environement.
La loi d’orientation « Grenelle I » sera en effet complétée de son application technique, dite « Grenelle II », sorte de « boîte à outils » de la première, qui sera discutée à l’automne par le Parlement. En attendant, la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire du Sénat l’a examinée et adoptée le 8 juillet. Les sénateurs de la commission ont voté l’ensemble du texte après 35 heures de discussion et l’examen de pas moins de 1.089 amendements. Déposé maintenant en première lecture au Sénat, ce projet de loi permettra de transcrire dans le droit les objectifs généraux définis par le projet de loi de programmation relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. 
Un spécialiste du développement durable

Dans le cadre du titre V du Grenelle 2 consacré aux « risques, santé et déchets », Lire la suite

Bordeaux 20 et 21 octobre 2009, le DD : un levier pour sortir de la crise

cdurable.info, David Naulin, le 15 juillet 2009

Les 6es Ateliers du Développement Durable

Le développement durable : un levier pour sortir de la crise ?

Bordeaux 20 et 21 octobre 2009

La crise actuelle nous inciterait-elle à changer de système ? C’est le parti pris de ces 6es Ateliers du Développement Durable. Les entreprises, les collectivités, ou encore les acteurs économiques et sociaux ont en effet besoin d’idées, d’inspirations, de méthodes et de retours d’expériences novatrices pour s’installer durablement dans le XXIe siècle, en considérant cette crise comme un prétexte pour modifier nos comportements.

« Le développement durable : un levier pour sortir de la crise ? » est donc le thème central cette année. Concrètement, les deux journées démontreront comment et pourquoi la prise en compte du développement durable dans les politiques publiques peut contribuer à résoudre la crise actuelle. Bordeaux accueillera les Ateliers du Développement Durable du 20 au 21 octobre.

Organisés par IDEAL Connaissances, avec le Conseil régional d’Aquitaine, le Conseil général de Gironde et la Communauté urbaine de Bordeaux, en partenariat avec la Ville de Bordeaux, les Ateliers du Développement Durable attendent une quarantaine d’intervenants et plus de 500 participants. Un programme riche de 16 conférences et ateliers !

Répartis en 4 grandes thématiques, correspondant aux 4 grandes crises actuelles, les Ateliers du Développement Durable apporteront des solutions pour chacune des problématiques abordées :

Le dysfonctionnement urbain

 Urbanisme durable : au delà des éco-quartiers…

 Quelles solutions pour maîtriser l’étalement urbain ?

 Logement social durable : comment agir sur l’existant et adapter les logements sociaux ?

 Comment mettre en oeuvre un développement urbain, intégré, durable et solidaire ?

La crise alimentaire

 L’agriculture et crise alimentaire : la fin d’un modèle

 Comment adapter l’agriculture et la sylviculture au changement de demain ? Lire la suite

Collectivités et CUB : Maintenir la ceinture verte de l’agglo bordelaise

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 21 Juillet 2009

AGRICULTURE. Comment sauver la zone maraîchère le long des jalles, laissée peu à peu à l’abandon ? Les collectivités montent au créneau, proposant formation et réaménagement

De l’engrais pour les légumes

Ils sont une quinzaine aujourd’hui sur Eysines. Cent cinquante, il y a un siècle. Ils souffrent, des prix imposés par la grande distribution, de marges de plus en plus faibles. Et pourtant les maraîchers en bord de jalles travaillent beaucoup.

Ceux qui vont partir à la retraite dans les prochaines années n’ont, pour la plupart, personne pour reprendre leur exploitation. La situation n’est pas nouvelle. 50 % de la zone n’est plus exploitée aujourd’hui.

Face à cette situation, la profession est aujourd’hui partagée entre laisser mourir l’activité ou relever le défi de la pérenniser. Cette dernière option est celle des collectivités locales. En premier lieu, la ville d’Eysines qui veut la redynamiser. Elle est aujourd’hui suivie par les communes voisines où s’étend la vallée maraîchère : Bruges, Blanquefort, Le Taillan et Le Haillan.

460 hectares à aménager

« Il y a un bassin potentiel de 800 000 personnes à nourrir avec des produits de qualité sur l’agglomération, relève le premier adjoint au maire, Daniel Dougados. Avec l’explosion des circuits courts, le retour à la vente directe, le pullulement des Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) sur la Communauté urbaine, il ne faut pas louper le créneau. Certes, les maraîchers vont être amenés à changer leurs méthodes de travail, faire de l’agriculture raisonnée, mais ça peut marcher. » Une zone intercommunale d’aménagement foncier vient d’être créée. Sous l’égide du Conseil général, un périmètre de 466 hectares doit être dédié au maraîchage.

Mais il faut l’aménager. Aujourd’hui dans cette zone, beaucoup de propriétés sont morcelées, le réseau hydraulique obsolète et certaines parties, trop humides, devenues inaccessibles pour les engins agricoles. Différentes études ont été menées, des objectifs fixés. Ils seront soumis à enquête publique dans les prochains moins.

Former aux circuits courts

Réaménager ne suffira pas pour convaincre de jeunes professionnels de venir s’installer en bord de jalles. À partir de la rentrée de septembre, une formation, financée par la Région, va permettre à une douzaine de stagiaires de passer un brevet professionnel au lycée agricole de Blanquefort. « L’objectif n’est pas seulement de leur donner les bases du métier mais aussi de les aider à s’installer. » Interpellée par les professionnels de la zone sur le manque de bras à venir dans les prochaines années la députée du Médoc, Pascale Got, s’est personnellement investie dans le dossier.

Elle a convaincu des maraîchers d’Eysines d’être partie prenante dans ce projet. Ainsi des parcelles Lire la suite

Projet d’aéroport à Notre-dame-des-Landes : A vous de jouer, par Hervé Kempf

lemonde.fr, Hervé Kempf, le 18 juillet 2009

A vous de jouer

Il paraît que le développement durable est la nouvelle boussole des politiques. Il paraît que le Grenelle de l’environnement a marqué une rupture dans la façon de décider. Il paraît qu’il y a un ministre de l’écologie. Il paraît que Parti socialiste et UMP sont opposés. Il paraît…

Voici un jeu d’été. Au terme de cet article, choisissez une réponse parmi les suivantes : 1 – Les décideurs sont menteurs et hypocrites ; 2 – Il y a enfin une vraie politique écologique dans ce pays ; 3 – Toutes vos histoires d’environnement, on s’en bat l’oeil ; 4 – Les responsables sont irresponsables ; 5 – Le capitalisme continue de saccager l’environnement au nom de la « croissance verte » ; 6 – Je cherchais où passer mes vacances, j’ai trouvé.

Or, donc, en la belle ville de Nantes, administrée par Jean-Marc Ayrault, maire et député PS, il y a un aéroport. Son trafic est réduit, mais la disposition de la piste fait que les avions passent au-dessus de l’agglomération, générant des nuisances sonores. Le remède à cet inconvénient est connu de longue date : une piste perpendiculaire à l’existante et-ou divers dispositifs techniques, comme de nouvelles procédures d’atterrissage

Mais cela n’est pas assez beau, pas assez grand, pas assez puissant pour les édiles PS et UMP confondus dans le même enthousiasme bétonneur. Leur rêve ? Un nouvel aéroport dévorant 2 000 hectares de terres agricoles. La rationalité de ce projet s’éclaire quand on sait que, par exemple, l’aéroport de Genève, avec une seule piste et 340 hectares, accueille chaque année 10 millions de passagers. L’aéroport de Nantes actuel a un trafic de 2,8 millions de passagers.

L’aérodrome projeté sur le site de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) expulserait cinquante exploitations agricoles, bétonnerait des centaines d’hectares et stimulerait l’étalement urbain. Son coût global, présenté à 560 millions d’euros, est manifestement sous-évalué.

Ce projet contredit incontestablement une politique de prévention du changement climatique, de préservation de l’agriculture, de recherche d’autres modes de vie et de transport. Qu’il soit porté par un hiérarque du Parti socialiste confirme l’état de déliquescence de ce parti. Mais l’UMP est tout aussi enthousiaste. Les observateurs s’interrogent : M. Borloo va-t-il sortir de son prudent mutisme ? « Allô, le Grenelle de l’environnement ? »

C’est la mobilisation des citoyens qui fera pencher la balance. Depuis des années, les associations locales se battent, de plus en plus nombreuses et avec un écho grandissant. Elles sont rejointes par un collectif de plus de 200 élus de terrain. Elles organisent du 2 au 9 août la Semaine de la résistance, à Notre-Dame-des-Landes, ainsi qu’un camp « Action climat », pour la première fois en France. On pourra planter sa tente. Pour l’instant, Lire la suite

L’actualité de la crise : Les oligarques montent en puissance

pauljorion.com, François Leclerc, le 18 juillet 2009

L’actualité de la crise : Les oligarques montent en puissance

Billet invité. Je reproduis en général les billets de François Leclerc sans la moindre introduction mais je voudrais cette fois-ci faire une remarque sur son titre qui contient le mot « oligarque ». Comme j’en ai fait la remarque dans « Le temps qu’il fait, le 17 juillet 2009 », c’est un mot que je n’utilise personnellement que dans un seul contexte : quand je cite Simon Johnson l’utilisant. Je m’expliquerai sur la raison pour laquelle je n’utilise ni « oligarchie », ni « oligarque » dans un article qui paraîtra dans Le Débat en septembre mais je consacrerai probablement un billet à cette question d’ici-là. En gros, et pour aller vite, ces notions me semblent impliquer une interprétation de la crise dans un cadre de « déjà vu, déjà connu » qui me paraît inadéquat.

LES OLIGARQUES MONTENT EN PUISSANCE

Leur cause paraît entendue. Au sortir de cette crise, si toutefois aucune rechute n’intervient, un petit nombre de méga-banques va disposer d’une force de frappe financière colossale et d’une influence politique allant de pair. La concentration bancaire qui est en cours est une donnée majeure du paysage financier de demain. Ce monde plus resserré essaye de progressivement sortir ses pieds de la glaise, sachant que cela va prendre du temps, mais qu’il a le champ libre pour y parvenir et en sortir encore plus fort qu’avant la crise. C’est tout du moins ainsi qu’il voit les choses et s’y emploie.

De nouveaux venus Chinois sont certes venus entretemps se glisser aux premières places de cette photo de famille de plus en plus restreinte, devant les plus grandes banques américaines. A mi-juillet, voici dans l’ordre les trois premières capitalisations boursières mondiales dans le domaine bancaire : Industrial & Commercial Bank of China, China Construction Bank et Bank of China. HSBC, JP Morgan Chase et Wells Fargo n’arrivent qu’ensuite dans le classement. Mais les banques chinoises sont loin de jouer un rôle financier international à la hauteur de leur capitalisation, qui exprime par contre leurs ambitions. L’ordre reste donc pour l’instant américain, dans le domaine bancaire comme au sein du système monétaire international et des grandes institutions qui gèrent la face connue de la planète financière, le FMI et Banque Mondiale.

Bien que sommé de réduire sa voilure, ses risques et ses prétentions, ce monde financier-là va au contraire s’efforcer de reprendre tous ses aises, plus puissant car plus concentré, disposant d’une assise financière renforcée, mais d’autant plus fragile qu’il sera autonome. Dans l’immédiat, il développe déjà un lobbying intense sur tous les fronts de la régulation financière en discussion, afin de freiner celle-ci, de la façonner selon ses intérêts, interdisant tout pronostic sur l’étendue et la portée des mesures qui seront finalement adoptées. La « philosophie » anglo-saxonne à propos de la régulation, qui fera sans nul doute loi dans le monde entier, mettant l’accent sur la prévention du « risque systémique », laisse donc dès le départ subsister de larges zones d’ombres, qui ont toutes les chances d’être encore élargies. Les garde-fous qui seront finalement dressés pourront seulement être plus ou moins facilement contournés, voilà qui fera toute la différence à l’arrivée.

Pour s’y opposer, suffira-t-il de marteler, comme vient de le faire à Nuremberg la chancelière Allemande Angela Merkel, que « les gens espèrent qu’une crise comme celle que nous connaissons n’interviendra plus jamais », pour en tirer comme conséquence que « nous devons donc nous rendre au G20 pour dire que nous ne permettrons pas à Wall Street et à la City de Londres de décider comment ils vont s’y prendre pour faire à nouveau de l’argent, avec comme seul résultat que ce sont les autres qui ramassent l’addition à la fin » ? Cela semble malheureusement bien dérisoire.

Retranchés sur les hauteurs de leur île de prospérité retrouvée, voulant oublier le plus vite possible que celle-ci a pour origine l’aide financière de l’Etat, quel paysage nos oligarques vont-ils contempler lorsqu’ils sortiront par moment de leur univers virtuel ? Ils verront un monde occidental connaissant Lire la suite

Jean Zin : Critique de l’écologisme (la maladie infantile de l’écologie)

jeanzin.fr, Jean Zin, le 9 avril 2007

Critique de l’écologisme (la maladie infantile de l’écologie)

L’écologie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux écolos qui n’ont jamais été qu’une bande de rigolos inoffensifs, même s’ils ont constitué une nécessaire avant-garde, vivante et colorée. Il faut sortir de l’écologisme et de toutes ses naïvetés, qui sont la maladie infantile de l’écologie, pour une écologie enfin adulte capable de prendre en main notre communauté de destin planétaire et qui se tourne vers l’avenir plutôt que vers le passé. Il y a urgence ! Il ne s’agit pas de se fier au réformisme mou d’une écologie d’experts en costard cravate et sans imagination, ce qu’il faut c’est trouver des solutions pour assumer nos responsabilités collectives mais les écologistes actuels font plutôt partie du problème même s’ils ne sont qu’un symptôme de l’infantilisation de toute la société.

L’écologie-politique à l’ère de l’information n’a rien à voir avec un quelconque retour en arrière, ni avec un moralisme puritain, c’est l’accès à un nouveau stade cognitif et politique d’unification du monde et de prise en compte du négatif de notre industrie, d’une pensée globale et d’un agir local, d’une relocalisation équilibrant la globalisation des réseaux numériques et des marchés. Il ne s’agit pas de prétendre que la chose est facile, ni qu’elle est sans dangers, au contraire, c’est bien pourquoi il faut se méfier de l’idéologie pour s’occuper de ce qui ne marche pas, prendre à bras le corps les problèmes qui se posent concrètement, en multipliant les expérimentations avec une direction par objectifs prudente et attentive à l’expression du négatif afin de pouvoir corriger au plus vite notre action en fonction du résultat. A l’opposée d’une idéologie bêtifiante ou totalitaire, l’écologie devrait s’occuper sérieusement de ce qui ne marche pas, intégrer complexité et dialectique, faire converger conscience collective et développement de l’autonomie. Nous essaierons de dire ce que l’écologie-politique n’est pas et ce qu’elle devrait être, même si c’est risqué et bien loin des simplifications médiatiques comme de l’idéologie dominante.

L’écologisme politique

Cela fait longtemps que je fais remarquer à ceux qui prétendent que l’écologie n’est ni de droite, ni de gauche, qu’il y a bien une écologie de droite et une écologie de gauche, il y en a même plusieurs. Toutes les tentatives pour définir le contenu d’une écologie-politique sont donc toujours orientées politiquement et ne concernent jamais tous ceux qui se réclament de l’écologie à un titre ou un autre. Des écolos peuvent aussi bien croire naïvement que « ‘tout le monde est beau, tout le monde il est gentil » qu’ils peuvent vouloir rayer l’humanité de la surface de la Terre ! Ils peuvent se diviser aussi en libertaires partisans de la démocratie directe et en tendances plus ou moins totalitaires voulant renforcer tous les contrôles. Dans les deux cas, ce ne sont souvent que des sectes incapables de s’ouvrir à la société et sortir de l’entre-soi.

Démocratiser vraiment les prises de décision et l’expression des citoyens en tablant sur leur autonomie et leur sens des responsabilité se révèle bien plus compliqué que le discours idéologique assis sur ses certitudes (illusion du pouvoir normatif comme du laisser faire le plus total). Ce qu’on constate plutôt dans les groupes écolos, c’est un idéal démocratique dévoyé au service de Lire la suite

J’ai testé pour vous l’écologie au quotidien

lemonde.fr, Frédéric Potet, le 17 juillet 2009

J’ai testé pour vous l’écologie au quotidien

C’est l’histoire d’un type qui, un soir, en rentrant du boulot, lance à sa femme :  » Chérie, il faut sauver la planète.  » Carrément ! Ce type n’est autre que… ma pomme – expression (fruitière) appropriée s’il en est. Ma pomme est, au départ, un écologiste  » théorique  » : en accord avec les grands principes environnementaux, mais moyennement regardant sur leur application au jour le jour ; familier avec les terminaisons en  » able  » (équitable, durable, raisonnable, responsable, soutenable, renouvelable…), mais coupable de ne pas passer plus souvent à l’acte. Ma pomme est propriétaire (depuis peu) d’une maison mal isolée, roule dans une voiture vieille de bientôt dix ans, trie ses déchets sans toujours faire très attention, aime traîner sous la douche et oublie souvent d’éteindre ses appareils électroménagers.

Sauver la planète ? Oui, bien sûr ! N’est-ce pas le message dominant du moment ? Partout – à la radio, dans le métro, sur les paquets de céréales, dans les magazines (comme Le Monde 2) –, il n’est question que de  » gestes citoyens  » et d' » éco-attitude « . Pas un jour ne passe sans que nous soient chantés les mérites des maisons passives et des panneaux photovoltaïques. Impossible de regarder tranquillement les réclames à la télévision sans entendre parler de développement durable – pour un peu, la pub nous demanderait presque de réduire nos achats, ce qui serait bien le comble ! Résister à cet épanchement d’exhortations et de grands sentiments relève, au choix, de l’exploit ou du déni. Alors, chiche ! Adoptons les recommandations tambourinées quotidiennement. Bio-responsabilisons-nous. Testons la  » vie écolo  » à la micro-échelle d’un foyer moyen (deux adultes, deux enfants). Dans la mesure du possible, s’entend.

EMPREINTE. Ce qui compte, en priorité, c’est de voir d’où l’on part. Faire un diagnostic environnemental de son propre mode de vie. Plusieurs outils existent pour cela. Premièrement, l’ » empreinte écologique «  individualisée que l’association WWF (World Wide Fund for Nature) vous propose d’établir sur Internet en quelques clics. Une dizaine de questions vous est posée afin de savoir si vous êtes plus surgelés que produits frais, plus mazout que bois de chauffage, plus voiture individuelle que transports en commun… A la faveur d’on ne sait quel algorithme, le résultat est alors mesuré en hectares, l’empreinte écologique se définissant comme une estimation de la superficie nécessaire à un individu pour répondre à ses besoins en ressources naturelles.

Nous concernant, la sentence est cruelle : avec Lire la suite

En Loire-Atlantique, des stages enseignent un mode de vie écologique, autonome et décroissant

lemonde.fr, Frédéric Potet, le 17 juillet 2009

En Loire-Atlantique, des stages enseignent un mode de vie écologique, autonome et décroissant

Pousser au maximum la logique écologique. Produire soi-même son électricité. Subvenir, grâce à la pluie, à l’ensemble de ses besoins en eau. Se nourrir à partir d’un simple potager. Diviser par huit ses achats de consommation courante… Cela fait trente-cinq ans que Patrick Baronnet et sa femme Brigitte font la démonstration que ce genre de vie proche de l’autonomie totale est possible.

A Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique), ces décroissants de la première heure ont également construit une maison passive tout en matériaux naturels (murs en paille doublés de brique en terre crue, isolation en laine de mouton, ossature en bois…) qui est aujourd’hui le clou des visites et autres stages qu’ils organisent sur place.

Mode écolo oblige, l’endroit ne désemplit pas depuis deux ans.  » Et la crise ne fait que renforcer cet engouement, indique Patrick Baronnet. L’autonomie est perçue à la fois comme un moyen de faire des économies et une manière de remettre en question son mode de vie, en réaction à la société malade qui nous entoure. « 

Liée ou non à la conjoncture, cette notion de  » mal-être  » est palpable dès les premières minutes du stage proposé, ce matin-là à Moisdon, sur le thème  » Projet de maison « . Une vingtaine de personnes a fait le déplacement en pensant trouver des réponses uniquement  » techniques  » à leurs interrogations ; elles se trouvent finalement invitées à expliquer pourquoi elles aspirent à  » vivre autrement « .

Lancé autour d’une tisane sarriette-thym, le tour de table tourne très vite au grand déballage. Une ancienne sérigraphiste  » usée par le travail  » manque de s’étouffer dans ses sanglots. Un apprenti charpentier fulmine contre sa famille qui ne comprend pas son rejet de la société de consommation. Un couple d’archéologues parisiens, radiesthésistes à leurs heures, décrit ses problèmes de voisinage dans le Perche où il a acheté une maison de campagne. Une kiné belge explique s’être essayée à la sophrologie, puis à la  » réharmonisation énergétique  » Et maintenant à l’écologie !

L’après-midi est consacré à la description détaillée des différentes installations du lieu : le chauffe-eau solaire autoconstruit, la citerne enterrée de 8 000 litres, l’éolienne de 18 mètres de haut, les bassins filtrants pour eaux usées…

Le stagiaire en a pour son argent (40 euros la journée) et a même la possibilité de  » passer à l’acte  » en testant les Lire la suite

Ouvriers, écolos, tous Blue Green !

Ouvriers, écolos, tous Blue Green !

politis.fr, vendredi 17 juillet 2009, par Hélène Crié-Wiesner

On n’a pas idée, en France, de la tournure prise par le débat sur les changements climatiques aux États-Unis. Certes, nul n’ignore que l’arrivée d’Obama a chamboulé le paysage dessiné par Bush. Il était alors de bon ton de douter, voire de nier l’existence du phénomène, au moins de dire que l’homme n’y était pour rien. Et voilà qu’un ouragan souffle sur le pays. Je ne vais pas m’étendre ici sur la mise en place des économies d’énergie et d’une approche différente de la consommation, ni sur l’intérêt populaire pour des sujets jusqu’alors dédaignés ou ignorés. Ça bouge. D’accord, cette évolution résulte partiellement de la crise économique, qui a réduit les ressources et le crédit à tire-larigot. Tout de même, la prise de conscience est réelle. Il n’est que de voir avec quelle placidité a été accueillie l’annonce du Président sur la limitation de la consommation d’essence. Tout le monde sait pourtant que cela va impliquer la fin définitive d’une certaine culture de la grosse et lourde bagnole, trois ou quatre par famille, sans-caisse-t’es-pas-un homme, ou-alors-c’est-que-t’es-trop-pauvre-donc-pas-intéressant. Le plus frappant, dans cette mutation des cerveaux américains, que j’ai longtemps crue impossible, c’est ce qui est en train de se jouer entre les ouvriers et les écologistes alors que la Chambre des représentants vient d’adopter la loi sur l’énergie. Cette loi, qui doit encore convaincre le Sénat – c’est plus dur –, servira de cadre à toute l’industrie américaine ; elle prévoit notamment de fixer des permis d’émission et la manière dont ils pourront être échangés entre émetteurs de CO2. Cette loi va forcément modifier la contribution des États-Unis à l’effet de serre mondial. Elle va aussi augmenter certains coûts de production. Aussi, jusqu’à présent, les syndicats ouvriers craignaient-ils pour leurs emplois et le coût de la vie en général. La mayonnaise a monté tout doucement, avec, comme ingrédient de base, l’attraction des énergies renouvelables. Les ouvriers de l’acier de la région de Pittsburg se sont payé des pubs télé pour expliquer qu’il n’y avait pas de raison d’importer les éoliennes d’Europe, qu’eux étaient parfaitement capables de les fabriquer pour peu qu’on rouvre leurs aciéries. Al Gore et son fabuleux réseau de militants ont relayé leur appel dans le monde politique et écologiste.

Un nouveau pas a été franchi lorsque, à la mi-mai, la Chambre des représentants du Congrès a commencé à examiner la loi. Quand les élus sont en train de voter, le lobbying (y compris vert) monte en puissance, et il a d’autant plus de chance de porter ses fruits que la société civile montre les dents. D’où l’entrée en scène des grandes organisations syndicales américaines : avec quelques-unes des plus puissantes associations écolos du pays, elles ont formé la Blue Green Alliance (BGA). Objectif : éduquer les travailleurs sur les enjeux planétaires, leur faire prendre conscience de la connexion entre l’économie et l’écologie, leur ouvrir les yeux sur l’importance de leur propre comportement. La BGA a sorti l’artillerie lourde, Lire la suite

La démocratie est une promesse, la participation une nécessité

agoravox.fr, Céline Ertalif, le 16 juillet 2009

La démocratie est une promesse, la participation une nécessité

La démocratie participative a sans doute de belles perspectives parce que la démocratie représentative connaît l’usure. L’une ne remplacera pas l’autre, mais le suffrage universel ne pourra plus assurer cette légitimité monopolistique qu’il détient encore. Les idéologues de la démocratie directe vont pourtant être déçus, la démocratie participative répond à d’autres nécessités.

Qu’elle soit représentative ou participative, la démocratie est une promesse qui se révèle toujours difficile à tenir dès lors que les usagers ont un peu trop de mémoire. D’ailleurs, en principe, on ne parle pas d’usagers, ni de consommateurs, mais de citoyens – ces admirables individus conscients, rationnels et en activité politique permanente. La démocratie exprime une mythique volonté générale. Néanmoins, dans la réalité, les membres actifs de la société politique se reposent de temps en temps, préfèrent souvent déléguer à des personnes plus qualifiées qu’elles-mêmes pour des raisons qui mêlent la confiance, l’incompréhension devant la chose politique ou le désintérêt. Ainsi, parfois, les citoyens aiment aller à la pêche le dimanche.

Malgré l’idéal démocratique, nos concitoyens vaquent à leurs occupations privées plus qu’ils ne se consacrent au choix des politiques publiques. La démocratie active et directe peut être une passion exaltante en assemblée générale quelques heures, quelques jours, voire tout un mois de mai 1968, mais il est tout de même plus raisonnable de râler contre les responsables publics, même si on les a parfois élus soi-même. Ils sont d’ailleurs en représentation publique continue, chez soi, il suffit de tourner le bouton dès qu’on prend un peu trop conscience du caractère épuisant des contraintes des affaires publiques.

Je me souviens de ce cours de sciences politiques où le professeur Mabileau expliquait aux étudiants l’abstention électorale par un impressionnant catalogue de raisons qui faisaient disparaître intégralement la fainéantise des électeurs. Cela faisait beaucoup rire les étudiants, et cette idéologie au cœur d’un cours de la « science (politique) » me fait encore sourire 30 ans après.

Néanmoins, le niveau culturel de nos concitoyens ayant progressé, la tartine électorale paraît un peu mince pour satisfaire la demande démocratique d’aujourd’hui. Et voilà donc l’entrée en scène de la démocratie participative qui exige évidemment plus de temps que la démocratie passive, pardon représentative. L’obligation de rencontrer, d’écouter et de prendre position de vive voix, au lieu de déposer un bulletin muet dans l’urne, restreint tout de même le périmètre des participants actifs à la politique. La participation est un effort et il est intéressant d’identifier les motivations pour comprendre la chose.

C’est ce à quoi se sont appliqués trois chercheurs de Paris XIII dans un ouvrage consacré au développement durable et à la démocratie participative. Outre la grave hémorragie qui atteint les groupes participatifs si l’on n’est pas très attentif à la méthode, 4 types de motivations s’expriment :

– le désir d’informer les décideurs, cela recouvre soit un grand altruisme soit un sens du lobbying contenu dans une grande discrétion ;

– la volonté d’apporter Lire la suite

Appel des peuples indigènes face à la crise de civilisation : Déclaration sur la crise du capitalisme et de la civilisation occidentale

openfsm.net, communiqué, mars 2009

Appel des peuples indigènes face à la crise de civilisation : Déclaration sur la crise du capitalisme et de la civilisation occidentale

Vers un Forum thématique en 2010 qui articule les paradigmes alternatifs : La décolonisation, la démarchandisation de la vie, le bien-vivre et les droits collectifs
Le capitalisme colonial moderne a commencé il y a plusieurs siècles et a imposé au continent américain l’invasion du 12 Octobre 1492. Cela a commencé par le pillage et l’invention des théories globales de la « race » pour justifier l’ethnocide américain, l’invasion de l’Afrique pour la traite des esclaves et le pillage des autres continents. Ces génocides se sont poursuivis et ont été maintenus par le capital transnational et ses appuis militaires. Cette exploitation et oppression capitaliste globale produisent le réchauffement de la planète qui entraîne le suicide planétaire.

La crise du modèle de développement capitaliste, eurocentrique, sexiste et raciste, est totale et conduit à la plus grande crise socio-environnementale de l’histoire humaine. La crise financière, économique, de l’énergie, augmente la production d’un chômage structurel, l’exclusion sociale, la violence, les propos racistes, sexistes et le fanatisme religieux, tout à la fois. La crise est si profonde qu’elle constitue une véritable crise de civilisation capitaliste, la crise du développement capitaliste et de la « modernité » qui menacent toutes les formes de vie.

Mais certains continuent à rêver d’amender ce modèle et ne veulent pas assumer que ce qui est en crise, c’est le capitalisme, l’eurocentrisme, avec son modèle d’État uni-national, d’homogénéité culturelle, de droit positif occidental, le développementisme et la marchandisation de la vie.

La crise de la civilisation capitaliste, nous oblige à reconstruire et à réinventer de nouvelles options pour la coexistence entre la nature et de la société, la démocratie, l’état de consommation. Il est urgent de trouver des nouveaux paradigmes de la civilisation et, dans ce contexte, « d’autres mondes sont possibles » mais urgents, et, d’ailleurs, ils sont déjà en cours de construction par les premières victimes des formes les plus barbares de la violence capitaliste / coloniale / moderne : les peuples et les communautés indigènes, paysannes, côtières, Quilombolas, Afro-descendantes, Garifunas, Caboclos, Dalits, entre autres, et leurs enfants qui ont émigré dans les bidonvilles et favelas, et tous les autres exclus et invisibles  » intouchables » dans le monde, qui continuent de résister, d’actualiser et de renforcer d’autres formes de civilisation et d’organisation sociale, technique, éthique, politique, économique, culturelle et spirituelle de l’existence humaine.

Les peuples autochtones pratiquent et proposent l’unité de la Terre Mère, de la société et de la culture.

Nourrir la Terre-Mère et se laisser nourrir par elle. Protéger l’eau comme un droit humain fondamental et s’opposer à sa marchandisation. Décoloniser le pouvoir par le principe de « commander en obéissant », développer l’autogestion communautaire, l’auto-détermination, l’unité dans la diversité comme autres formes de l’autorité collective ; Promouvoir l’unité, la dualité, la complémentarité et l’égalité entre les sexes, la spiritualité de la vie quotidienne et la diversité ; Se libérer de toute domination ou discrimination raciste, ethnique ou sexiste ;

Développer les décisions collectives sur la production, les marchés et l’économie ;

Décoloniser la science et la technologie ; Lire la suite

Strasbourg veut passer au zéro pesticide d’ici fin 2010

univers-nature.com, Alex Belvoit, le 15 juillet 2009

Strasbourg veut passer au zéro pesticide d’ici fin 2010

Sur les trottoirs et dans les allées des parcs, de la Communauté Urbaine de Strasbourg (CUS), la présence d’herbe ne devra bientôt plus être prise comme le signe d’un laisser-aller des personnes en charge de l’entretien. Cela sera au contraire le signe positif d’une évolution sensible d’une gestion différente de l’espace public, où de nouvelles méthodes de désherbage vont être appliquées. En effet, la CUS vient de se fixer comme objectif de stopper le recours à tout pesticide lié à cet usage, d’ici la fin 2010, dans le but de préserver la nappe phréatique, la santé des administrés et la biodiversité.

Pour cela, les services concernés sont en train de se livrer à une véritable révolution culturelle et testent d’ores et déjà plusieurs techniques alternatives comme le balayage et brossage mécaniques, le désherbage thermique à flamme, des appareils à vapeur ou à eau chaude, etc. Parallèlement, des techniques pour prévenir ‘les mauvaises herbes’ sont mises en œuvre avec des plantes plus couvrantes, du paillage, des espaces du type ‘pelouses fleuries’, etc. Au final, le riverain de l’espace public de la CUS devrait voir une différence sensible. L’approche va être différenciée pour s’adapter à chaque spécificité. Par exemple, un désherbage manuel et régulier sera de mise pour les massifs de fleurs et autres zones florales pour des raisons esthétiques, tandis qu’au pied des arbres urbains de la végétation devrait faire son apparition. De même, un arbre mort ne sera pas systématiquement retiré, de façon à favoriser la micro-faune et les bénéfices qui vont avec…

Cette campagne ‘Zéro pesticides’ n’oublie pas les habitants. Dans le but de les convaincre du bien-fondé de la démarche et de faciliter leur transition vers des pratiques alternatives, l’argumentaire se veut sans concession : ‘Seuls 10 % des produits phytosanitaires atteignent leur cible. Le reste est disséminé dans l’environnement.’ et d’ajouter ‘Savez-vous qu’une seule goutte de pesticides suffit à polluer plusieurs centaines de milliers de litres d’eau ?’ Au-delà du verbe, moult conseils sont également avancés en allant de la mise en place d’abris pour les insectes à la plantation de haies fleuries.

Paillage : il limite fortement le développement des herbes folles et l’évaporation de l’eau. Vous pouvez utiliser des résidus de tonte séché, des copeaux de bois, de la paille… Pour le désherbage, l’huile de coude est proposée, que cela soit manuellement ou en ébouillantant les plantes vivaces installées depuis longtemps. Au niveau de la sacro-sainte pelouse, la révolution n’est pas loin. Lire la suite

Les enjeux de l’agriculture de demain

actu-environnement.com, S.Fabregat, le 9 juillet 2009

Les enjeux de l’agriculture de demain

Les systèmes de production actuels, hérités de la phase de modernisation agricole, doivent évoluer pour répondre aux défis de demain. Enjeux environnementaux et sanitaires en font partie. Le pôle EGER de l’INRA fait le point

L’agriculture doit évoluer. L’utilisation excessive de produits phytosanitaires, les techniques de travail des sols et l’organisation de la production doivent nécessairement s’adapter pour répondre aux enjeux actuels. Changement climatique, épuisement des ressources fossiles mais aussi enjeux environnementaux (protection de la biodiversité, lutte contre les pollutions…) et sanitaires imposent un changement de modèle pour tendre vers plus de durabilité.
Le système de culture intensif, fondé sur la recherche de forts rendements et donc très consommateur de pesticides, lancé après-guerre, reste le modèle dominant aujourd’hui en France. Pourtant, d’autres voies montrent que d’autres modes de productions sont possibles : l’agriculture intégrée voire raisonnée ou encore biologique.

Le pôle EGER de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) fédère des unités de recherche travaillant sur les thématiques de l’agriculture et l’environnement. L’objectif est de répondre aux demandes sociétales d’adaptation des systèmes de production. Une dizaine d’unités pluridisciplinaires travaillent actuellement sur ces sujets. Un forum était organisé le 25 juin dernier sur le thème « concevoir l’agriculture du futur ».

Emettre moins de gaz à effet de serre

Comme toutes les activités humaines, l’agriculture est source de gaz à effet de serre. Selon l’INRA, elle aurait contribué en 2008 à 20 % du pouvoir de réchauffement global. Les principales émissions directes concernent le méthane et le protoxyde d’azote. L’agriculture serait à l’origine de 80 % des émissions de méthane, principalement liée à la fermentation entérique des ruminants. 83 % des émissions de protoxyde d’azote en France proviendraient des sols cultivés, conséquence de la fertilisation azotée des cultures et prairies, incluant les apports d’effluents organiques. Les émissions de dioxyde de carbone sont quant à elles limitées (2 %) car seule la consommation de carburants fossiles est prise en compte.
La recherche travaille aujourd’hui à l’élaboration de systèmes de production avec pour objectif de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre. Mais il reste difficile d’évaluer précisément ces flux d’émissions diffuses, qui dépendent également d’autres variantes (climat, sol…).

Utiliser moins de pesticides

Les pesticides utilisés pour traiter les cultures persistent en partie dans les sols et sont également transférés dans les eaux de surface et l’atmosphère. Cette dispersion dans l’environnement est problématique en France, d’autant que le pays est le premier consommateur de produits phytosanitaires européen. La société s’oppose d’ailleurs de plus en plus à l’usage de ces substances, en raison de leur dangerosité pour la santé et l’environnement. Selon un sondage Ifop / Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF), paru en octobre 2008, 95 % des personnes interrogées jugeaient très important (70 %) ou important (25 %) que les agriculteurs diminuent de moitié la fréquence des traitements des cultures par des pesticides dans les 10 ans à venir.
Si la recherche travaille à Lire la suite

Aux Etats-Unis, les vélos doublent les voitures

eco-life.fr, Marie Varasson, le 6 juillet 2009

Aux Etats-Unis, les vélos doublent les voitures

Depuis le début de l’année, les Américains ont acheté 2,6 millions de vélos contre 2,5 millions de voitures et de camions selon le Huffington Post, journal en ligne. Depuis début 2009, les Américains ont acheté davantage de vélos que d’autos et de camions. En pleine crise économique, les deux roues doublent les voitures. « Les Américains commencent à voir le vélo comme une part respectable du transport mixte« , confirme Dennis Markatos, fondateur et directeur de l’association Sustainable Energy Transition (SETenergy.org). « C’est une nouvelle étonnante, mais heureuse », commente Ludovic Bu, Président de l’association de conseil en mobilité, Voiture and Co. Car sur le plan environnemental, la popularisation du vélo reste un défi crucial. Tandis qu’une petite voiture neuve émet 120 grammes de CO2 par kilomètre, le vélo n’en émet pas.

Les volumes des ventes d’autos et de vélos ont cependant baissé par rapport à l’an passé, avec réciproquement 35 et 30% de ventes en moins. Plus lent du côté des deux roues, le retranchement des volumes de ventes lui permet de passer en tête. La bicyclette entre ainsi en « mode actif », selon l’expression consacrée par les experts. « Elle est intégrée au quotidien et trouve grâce aux yeux des consommateurs, soumis à la crise économique. Grâce à elle, ils accentuent leur droit à la mobilité au-delà de son usage habituel« , explique Julie Rieg, sociologue pour le cabinet d’études Chronos, spécialisé dans les questions de mobilité.

« Pour rejoindre une salle de sport ou aller au travail, le vélo, plus économique que la voiture, devient une alternative crédible », note Julie Rieg. D’autant que depuis début 2009, des déductions fiscales en favorisent l’usage aux Etats-Unis. Si un employé effectue au moins trois allers-retours domicile – lieu de travail par semaine, il bénéficie d’un crédit d’impôts de 20 dollars par mois. Avantageux pour les cyclistes, ce système a été voté à la fin de la présidence de Georges W. Bush et pourrait expliquer une part du recours aux deux roues dans le pays où la voiture est reine. « C’est une première sur un territoire aussi vaste. En Belgique, le système est appliqué dans des termes équivalents et semble être chaleureusement accueilli par la population. Mais le pays est plus petit et les modalités d’application sont plus faciles à évaluer », remarque Ludovic Bu.

– « Les pistes ne sont pas adaptées à une forte densité de cyclistes » –

Motivé en premier lieu par le porte-monnaie, le volume des ventes de vélos pose la question cruciale des infrastructures. « Il ne faut pas se méprendre et bien saisir que l’utilisation du vélo s’inscrit dans un système de mobilité globale« , analyse Julie Rieg. « Les individus portent différentes casquettes, de Lire la suite

G8 du climat, un échec ?

actualites-news-environnement.com, Pierre Melquiot, le10 juillet 2009

G8 du climat, un échec ?

Alors que le G8 qui avait notamment comme thème central la question du climat à l’approche, fin décembre, du sommet de Copenhague touche à sa fin, les associations dénoncent les effets de manche des dirigeants réunis à l’Aquila en Italie.

Greenpeace occupe depuis aujourd’hui une 5ème centrale à charbon en Italie, celle de Civitavecchia près de Rome, alors que le Sommet du G8 s’est élargi pour accueillir les pays émergents comme l’Inde, la Chine, le Mexique, l’Afrique du Sud et la Chine dans le cadre du MEF, le Forum des Grandes Economies, qui regroupe les 17 plus gros émetteurs de gaz à effet de serre de la planète.

 « Les espoirs de progrès significatifs lors du Forum des grandes économies ont été torpillés par le manque de leadership manifesté hier par les Chefs d’Etat du G8 », a commenté Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace France.

« L’obligation de faire les premiers pas, décisifs pour progresser, appartenait clairement aux leaders des pays industrialisés les plus riches : il est clair que malgré la reconnaissance du consensus scientifique sur la barre fatidique des 2°c, le G8 n’a pas fait preuve de leadership. Le Secrétaire d’Etat des Nations Unies Ban Ki Moon lui-même a souligné cet échec aujourd’hui ».

Le MEF est construit sur l’idée de restaurer la confiance entre les pays industrialisés et les pays en développement et sur l’idée que la protection du climat se fonde sur une responsabilité partagée mais proportionnée entre pays pollueurs. « Quand les leaders mondiaux des pays industrialisés les plus puissants n’adoptent pas d’objectifs de réduction de leurs émissions à moyen terme, et ne mettent pas d’argent sur la table pour aider les plus démunis à faire face à la crise climatique, ils torpillent toute chance d’un résultat ambitieux du Forum des grandes économies », a poursuivi Phil Radford, Directeur exécutif de Greenpeace Etats-Unis.

 « Quand ils essaient d’accuser la Chine et l’Inde de l’échec du MEF, leur excuse sonne faux. L’échec revient au leadership des pays du G8. Il est difficile de croire qu’un seul des dirigeants du G8 a eu l’audace de regarder les leaders des pays en développement lors du MEF dans les yeux, et de parler d’action commune pour protéger le climat », a ajouté Phil Radford.

Le G5 – Chine, Brésil, Inde, Mexique et Afrique du Sud – a appelé hier les pays industrialisés à réduire leurs émissions de 40% d’ici à 2020. Cet appel met en lumière – comme le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon l’a souligné aujourd’hui – que l’absence d’objectifs ambitieux de réduction à moyen terme des émissions des pays du G8 et des autres pays industrialisés bloque tout progrès des négociations internationales. Ils doivent s’engager sur clairement sur les 10 prochaines années, afin de réparer le déficit de confiance qui s’est creusé ces dernières années, au fur et à mesure de leur inaction.

Pour augmenter la pression sur le G8, Greenpeace a investi depuis quelques heures une 5e centrale à charbon. Depuis mardi soir, une centaine d’activistes occupaient quatre centrales à charbon pour demander aux Chefs d’Etat des pays les plus riches de prendre des engagements concrets en vue du Sommet de Copenhague : l’arrêt de l’utilisation des énergies fossiles comme le charbon, responsable de 30% des émissions mondiales de CO2, véritable matière première du changement climatique ; un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2020, pour agir sur le court terme ;  un engagement chiffré à soutenir les pays les plus vulnérables face à la crise climatique.

 « L’accord du G8 sur le climat ne peut pas être Lire la suite

Déchets ménagers : Jeter moins pour payer moins

eco-life.fr, Anne de Malleray, le 6 juillet 2009

Jeter moins pour payer moins

Pour réduire le volume des ordures ménagères, de nombreuses villes dans le monde ont recours à des mesures incitatives. Amendes, sacs poubelles taxés, tri des déchets organiques… Petit tour des endroits où il ne fait pas bon mal trier ses poubelles. En juin dernier, la municipalité de San Francisco votait la première loi du pays qui inflige une amende aux mauvais trieurs. Les éboueurs sont chargés de signaler les abus et au bout de trois avertissements, l’amende tombe : 100 euros pour les particuliers et petites entreprises et 1 000 euros pour les grandes entreprises. Les citoyens disposent de trois poubelles : une bleue pour tous les déchets recyclables, une verte pour le compost et une noire pour les autres déchets. San Francisco a le taux de recyclage le plus élevé des Etats-Unis avec 72%, alors que la moyenne nationale est autour de 30%.

D’autres villes se distinguent par une gestion exemplaire. Zurich est un modèle du genre. Depuis 1992, la ville suisse-allemande a mis en place une politique de gestion des déchets très stricte. Les seuls sacs poubelles autorisés, les « Zuri-sacks », se vendent très cher, entre 50 centimes et 3 euros le sac selon leur contenance. Les journaux doivent être jetés sous forme d’un ballot attaché par une ficelle. La collecte se fait deux, voire une seule fois par semaine pour les déchets non recyclables et à des dates bien précises pour les autres. En cas de non respect des règles, les Zurichois risquent une amende de 260 francs suisses (171 euros) dès la première infraction. Depuis 1992, la quantité d’ordures à Zurich a baissé de 40%.

Ce système de collecte dans des sacs municipaux obligatoires et payants existe également en Belgique, qui a lancé une campagne nationale en novembre 2008 pour lutter contre l’abandon de déchets dans l’espace publique. Les amendes sont élevées, à partir de 50 euros. « Je n’ai jamais eu d’amende », raconte Florence Le Bret, Française installée à Bruxelles avec sa famille depuis une dizaine d’années, « mais la collecte est beaucoup plus réglementée qu’en France. Nous devons acheter des sacs marqués au nom de la commune dans des supermarchés de notre quartier pour les déchets non recyclables. Je me souviens qu’en Flandre, en 1999, les pouvoirs publics avaient voulu imposer un nombre limité de sacs par foyer. Les gens se sont mis à resquiller parce que le système était injuste pour les familles nombreuses. Cette mesure a été abandonnée au profit de sacs payants en fonction leur contenance. »

Le principe du pollueur-payeur obligatoire d’ici cinq ans en France

Autre solution pour réduire les déchets municipaux, celle du pollueur-payeur. Les citoyens paient une redevance en fonction des déchets qu’ils produisent. Cette méthode est de plus en plus répandue dans les municipalités scandinaves, suisses, allemandes ou encore hollandaises. « Le principe de payer pour ce que l’on jette a fait la preuve de son efficacité », souligne Hélène Bourges, chargée de campagne au Centre national d’information indépendante sur les déchets. « Mais en France, presque toutes les communes font payer une taxe fixe, qui n’a aucun rapport avec la quantité de déchets produite par les habitants. Elle est plutôt indexée sur la valeur foncière des habitations. » Autrement dit, grande maison, grosse taxe. « Cela n’incite pas les gens à trier leurs déchets. Près de 50% de ce qui pourrait être recyclé ne l’est pas à cause de mauvaises pratiques de tri », conclut Hélène Bourges.

Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la décision a été prise d’obliger les collectivités, d’ici cinq ans, Lire la suite

RAPPORT : « L’utilisation des pesticides en France »

ladocumentationfrancaise.fr, GEST Alain , juin 2009

Rapport d’information déposé en application de l’article 145 du Règlement par la Commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire sur les pesticides

FRANCE. Assemblée nationale. Commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire

Paris ; Assemblée nationale

(Documents d’information de l’Assemblée nationale, n° 1702)

Ce rapport fait le point sur l’usage des pesticides en France, dont les effets sanitaires et environnementaux sont encore mal connus. Il note que le cadre réglementaire, résultant du droit communautaire, est contraignant et sera probablement renforcé dans le cadre des lois du Grenelle de l’environnement. Il s’interroge sur les objectifs de protection de la santé publique, la manière dont la réduction de l’usage des pesticides peut être compatible avec la sécurité alimentaire ainsi que sur l’opportunité d’une concertation européenne sur le sujet.

juin 2009, 35 pages

Titre de couverture : « L’utilisation des pesticides en France »

INTRODUCTION

DE QUOI PARLE-T-ON ?

À QUOI SERVENT LES PRODUITS PHYTOSANITAIRES ?

Protéger les cultures contre les organismes nuisibles

Assurer des récoltes régulières

Maintenir la qualité des aliments

UNE UTILISATION DES PESTICIDES IMPORTANTE, DES EFFETS SANITAIRES ET ENVIRONNEMENTAUX ENCORE MAL CONNUS

Même si les quantités mises sur le marché tendent à diminuer, la France reste un grand pays consommateur de pesticides

Une présence de pesticides dans les milieux naturels assez répandue, dont les effets doivent encore être étudiés

Des effets sur la santé encore mal connus

Une inquiétude dans l’opinion publique que Lire la suite

RAPPORT L’environnement, nouveau champ d’action de la diplomatie française

ladocumentationfrancaise.fr, Jean-Jacques Guillet, mai 2009

Rapport d’information déposé en application de l’article 145 du Règlement par la Commission des affaires étrangères sur l' »environnement, nouveau champ d’action de la diplomatie française »

FRANCE. Assemblée nationale. Commission des affaires étrangères

Paris ; Assemblée nationale

(Documents d’information de l’Assemblée nationale)

Les questions environnementales sont pendant longtemps restées éloignées des préoccupations diplomatiques. Depuis une quinzaine d’années, elles rentrent de plus en plus en ligne de compte dans la relation entre les Etats : négociations sur le climat et l’énergie, menaces sur la biodiversité et la biomasse nécessitant une gestion internationale des forêts et des océans, lutte contre les diverses pollutions, etc. Ce rapport analyse la manière dont la France fait entendre sa voix dans les instances internationales et les outils qu’elle utilise afin, à terme, de dégager une doctrine sur les questions environnementales.

mai 2009, 66 pages

Titre de couverture : « L’environnement, nouveau champ d’action de la diplomatie française »

INTRODUCTION

I.– UNE VOLONTÉ POLITIQUE SOUTENUE PAR UNE RÉFORME DE L’ÉTAT

A.– UNE DOCTRINE ET UN OUTIL

1. La doctrine française : préservation de l’environnement plutôt que protection de la sécurité nationale
2. Un outil organisé autour des ministères en charge des Affairesétrangères et de l’Ecologie
B.– LES NÉGOCIATIONS SUR LE CLIMAT ET L’ÉNERGIE : UNE PRIORITÉ DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE À L’ÉCHELLE EUROPÉENNE ET À L’ÉCHELLE MONDIALE
1. La négociation européenne

a) Des objectifs initialement ambitieux

b) Des négociations difficiles en raison de la crise économique

c) Le résultat de la négociation : un atout pour peser sur le sommet de Copenhague de décembre 2009

2. Les enjeux de la négociation actuelle sur le climat

3. Les négociations hors du cadre de l’ONU

C.– DÉVELOPPEMENT ET ÉCOLOGIE : L’ACTION DE L’AFD ET DU FFEM

1. L’action de l’AFD Lire la suite

5 vraies voitures en dessous de 100 g de CO2/km et 1 000 € de bonus

univers-nature.com, Alex Belvoit, le 8 juillet 2009

5 vraies voitures en dessous de 100 g de CO2/km et 1 000 € de bonus

Motivée par l’attrait que peuvent légitimement exercer les 1 000 € de bonus écologique réservés aux voitures émettant moins de 100 g de CO2/km, l’offre commerciale s’étoffe progressivement et compte actuellement 5 modèles distincts.

La championne de la catégorie est la Smart Fortwo CDI, avec des émissions de 88 g CO2/km. Plusieurs versions sont disponibles, mais toutes en 2 places, pour des tarifs s’échelonnant entre 11 100 à 15 650 € (avant déduction du bonus). Outre ce modèle, tous les autres véhicules proposent 4 places, plus ou moins spacieuses et sont disponibles en 3 ou 5 portes (exception faite de la Toyota IQ), mais font nettement moins bien en émissions de CO2 (1), tout en restant sous le seuil des 100 g de CO2/km. La Ford Fiesta 1.6 TDCI 90 se distingue de ses rivales par un petit gramme de moins au kilomètre (98 g CO2/km pour environ 17 000 €), puis viennent la Seat Ibiza 1.4 TDI 80 FAP Collector Ecomotive (99 g CO2/km pour environ 15 000 €), et la Volkswagen Polo TDI 80 (99 g CO2/km pour un peu plus de 16 000 €). Enfin, Toyota propose dans cette catégorie son étonnante IQ, seule motorisation essence à s’affranchir de la barre des 100 g avec 99 g de CO2/km pour 13 000 €.

Avec une trentaine de centimètres de plus qu’une Smart, la Toyota IQ accueille 4 personnes.

Globalement, la recette mise en œuvre par les constructeurs pour parvenir à ce niveau de performance est toujours la même que celle qui a permis à Renault d’afficher un niveau de consommation record avec sa Logan, lors du Challenge Bibendum Michelin. Elle tient principalement à une voiture dite ‘citadine’, optimisée d’un point de vue aérodynamique et mécanique. Si les constructeurs français et italiens sont étonnamment absents de cette catégorie, il est vraisemblable que cela ne durera pas, Peugeot ayant d’ores et déjà annoncé une 207 HDi FAP 99 g pour la fin de l’année. Cette nouvelle version présentera, Lire la suite

La ville… avec quelques degrés de plus

novethic.fr, Béatrice Héraud, le 2 juillet 2009

La ville…avec quelques degrés de plus

A la fin du 21ème siècle, les températures augmenteront de 2 à 5°C. Pour Paris, cela signifie un climat équivalent à celui actuellement en vigueur dans le sud de l’Espagne. Or, comme l’ont montré les épisodes de canicules, particulièrement en 2003, nos villes ne sont pas adaptées à ces vagues de chaleur. Comment vivra-t-on dans la ville de demain ?

4°C. C’est ce que pourrait gagner la ville de Paris à la fin de ce siècle selon le scénario du Hadley center. Quelques petits degrés qui transformeraient le climat de la capitale française en celui d’une ville andalouse, telle que celle de Badajoz, près de Cordoue, aujourd’hui « caractérisée par des étés brûlants et arides ». Or, Paris, comme les villes françaises, n’est absolument pas adaptée à de telles températures. La canicule de 2003 et ses 15 000 victimes nous l’ont largement prouvé. Et dans des périodes aussi extrêmes, les villes sont encore plus vulnérables : « à l’époque, les nuits parisiennes affichaient 9°C de plus que celles des communes de la petite couronne », fait remarquer Denis Baupin, adjoint au maire chargé de l’environnement.

Pourtant, aujourd’hui, peu de villes prennent en compte cette donnée, même dans leurs plans climat énergie, souligne Antoine Charlot, responsable « territoires durables » du Comité 21 : « pour répondre à cet enjeu, il faut absolument articuler les plans climats avec les plans d’urbanisme, en intégrant une forte densité urbaine tout en maintenant une qualité de vie notamment. » Car celles-ci vont en effet devoir gérer des objectifs parfois contradictoires comme la baisse des émissions de gaz à effet de serre et le confort de vie au sein de la ville. Pour l’urbaniste Patrice Denoyer de Segonzac, qui a travaillé sur la ville face au changement climatique en 2040, cela pourrait même être source de vives tensions. «  Alors qu’on annonce le réchauffement climatique depuis des années, rien n’a été anticipé. Or, les changements urbains se préparent 30 ans à l’avance », explique-t-il. Résultat : « il faut s’attendre à une phase extrêmement compliquée d’ici à 2020 avant que la ville ne puisse totalement se réinventer » Les urbanistes vont ainsi devoir jouer les équilibristes. « En réponse à l’élévation des températures estivales on pourrait créer plus d’espaces verts au cœur des villes, ainsi que des plans d’eau mais on ferait alors diminuer la densité de l’habitat, créant ainsi des villes plus étendues qui imposent des temps de transport plus long donc des consommation de carburant plus importante avec des émissions supplémentaires de gaz à effet de serre », soulignent ainsi Sébastian Kopf, Stéphane Hallegatte et Minh Ha-Duong, auteurs d’une note sur l’évolution climatique des villes européennes pour le Cired.

Une ville sous tension

La ville post Kyoto s’oriente toutefois davantage sur une très forte densité. Concrètement, Patrice Dunoyer de Segonzac prévoit peu de modification en centre-ville, où le patrimoine urbain est déjà dense et de qualité, mais les franges des centres, elles, devraient continuer à se densifier. Un peu sur le modèle de La Défense, « un exemple convaincant qui réussit à densifier un secteur déjà très bien équipé », estime l’urbaniste. Mais c’est surtout la périphérie qui fera les plus grands frais de cette nouvelle donne. « L’étalement urbain a certainement atteint ses limites : Lire la suite

Energies renouvelables : un recueil d’expériences européennes

projetdeterritoire.com, Jérémie Bernard, le 7 juillet 2009

Energies renouvelables : un recueil d’expériences européennes

Vous voulez connaitre des initiatives européennes dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables ? C’est désormais possible en téléchargeant de nouvelles brochures en ligne sur le site de  l’Agence exécutive pour la compétitivité et l’innovation (1). Elles présentent les projets d’innovation qui ont été cofinancé par le programme Energie intelligente Europe (EIE) dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, en particulier dans les secteurs du bâtiment, de l’industrie, des transports,… Ces brochures thématiques (éducation, transport, industrie, bâtiments, etc.) sont disponibles en français et peuvent être commandées en format papier si vous souhaitez contribuer à leur diffusion. Chacune d’elles présentent entre 15 et 50 projets de tous les pays d’Europe. Une fiche décrit chaque projet – partenaires, objectifs, financements, résultats – et renvoie vers un site sur lequel de nombreuses informations complémentaires sont disponibles (notamment des enseignements issus de bonnes pratiques).

[1] L’agence exécutive pour l’énergie intelligente (EACI) est une agence de l’Union européenne chargée de la mise en place de programmes et d’initiatives dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’environnement, de la compétitivité et de l’innovation.

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Etude du CNAR environnement sur l’emploi dans les associations environnementales

CNAR environnement, Etude, décembre 2008

Le CNAR-Environnement s’est penché sur la situation de l’emploi dans les associations de l’environnement à partir de données qu’il a pu récolter auprès des acteurs de l’environnement, et notamment au sein de ses propres réseaux, et à partir des recherches du CNRS dans ce secteur.

L’emploi dans les associations de l’environnement

Il n’existe pas en France de nomenclature officielle à laquelle se référer pour définir les secteurs d’activité des associations. Chacun définit le champ et le périmètre de ses actions, et le secteur de l’environnement, très récent, n’échappe pas à cette difficulté. Les données sur la professionnalisation des structures associatives de l’environnement et l’emploi dans ce secteur sont donc partielles, éparses, et difficiles à produire. Ainsi, face aux enjeux environnementaux actuels et l’augmentation de la préoccupation des décideurs quant à la question de l’environnement, le CNAR-Environnement a pris l’initiative d’apporter – à son échelle – une contribution à la connaissance des réseaux associatifs de l’environnement qu’il représente.

Il ressort de cette étude que du point de vue des compétences, des savoirs-faire, les acquis sont très significatifs. Les associations de l’environnement ont réussi à définir, à consolider et à faire reconnaître les métiers de l’éducation à l’environnement qui sont leur savoir-faire original et originel. Ainsi, face aux nouveaux enjeux liés à la protection de l’environnement, à la sensibilisation du public, et aux politiques qui se mettent en place – amplifiés depuis le Grenelle de l’environnement en 2007 – leur expérience et leur rôle de médiation et d’expertise sont reconnus. La professionnalisation des structures pose néanmoins très clairement la question de la place dévolue au bénévolat. On sent une montée de revendications des salariés au sein d’un modèle économique qui est mal armé sur les questions de management des ressources humaines.

Les associations sont ainsi maintenant confrontées aux question suivantes : Lire la suite

Les assiettes européennes, combien de pesticides ?

liberation.fr, Laure Noualhat, le 13 juillet 2009

Les assiettes européennes, combien de pesticides ?

Alimentation. Une étude présente les résultats d’analyses massives.

L’Union européenne vient de publier les résultats d’une étude sur les résidus de pesticides dans les fruits, légumes et céréales européens. Au fil des préoccupations environnementales, c’est devenu un sujet de saison qui pousse chaque été à l’ombre d’une liste angoissante de molécules chimiques. La France est toujours l’une des plus mauvaises élèves de la classe européenne…

En a-t-on trouvé beaucoup ?

Oui en quantité, non en dose. Le rapport annuel de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (1) distingue deux choses : la présence du pesticide et les limites maximales résiduelles (LMR), la première n’induisant pas le dépassement de la seconde. Le rapport révèle donc la présence de produits phytosanitaires de synthèse dans 45 % des céréales, fruits et légumes analysés dans les 27 Etats membres, mais 96 % des denrées testées ne dépassent pas les limites. L’analyse des 74 305 échantillons de plus de 350 marchandises a permis de détecter 374 pesticides différents, dont 72 dans les céréales. Et 25 % contiennent plusieurs molécules simultanément, contre 15 % il y a dix ans. En France, 52,24 % des échantillons contiennent des produits phytosanitaires de synthèse et 8,54 % dépassent les LMR. Plus grosse consommatrice de pesticides en Europe (110 000 tonnes, dont 100 000 pour l’agriculture), la France est un des cancres de l’Union.

Leur présence est-elle un scoop ?

Non. Les pratiques de l’agriculture intensive rendent inévitable la présence de ces produits dans les aliments. Leur usage et leur présence sont sous surveillance depuis 1995. En 2007, le dernier rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a montré des résidus dans un fruit ou un légume sur deux. Mais tout est question de quantité : 44,5 % des échantillons présentaient des teneurs inférieures aux LMR. Seuls 7,6 % les dépassaient. Au rayon des moins respectueux des limites, on compte poivrons, tomates, poireaux, laitues pour les légumes ; fraises, raisins et mandarines pour les fruits.

Est-il possible de les éviter ?

Non. Les LMR de pesticides correspondent aux quantités maximales attendues. Elles sont établies à partir des bonnes pratiques agricoles fixées lors de l’autorisation de mise sur le marché du produit phytosanitaire. C’est donc à l’agriculteur de respecter les informations fournies sur l’étiquette du bidon : la dose, le nombre et le rythme d’applications. Il existe donc une LMR pour chaque fruit, légume (ni lavé, ni épluché) ou céréale. Et pour chaque pesticide. Lors de la mise sur le marché de ce dernier, on mène aussi des essais sur les produits transformés (jus de tomates, farine, bière…). Le Grenelle de l’environnement prévoit de diviser par deux l’usage de pesticides d’ici à 2017. Même les produits issus de l’agriculture biologique, qui bannit l’usage de pesticides de synthèse, présentent des résidus ; 1,24 % seulement dépasse les LMR.

Est-ce dangereux pour la santé ?

Tout dépend Lire la suite

Salon Viv’expo Bordeaux les 25, 26 et 27 septembre 2009

Viv’expo, Communiqué, le 15 juillet 2009

Viv’expo Bordeaux les 25, 26 et 27 septembre 2009

Parc des Expositions de Bordeaux Lac

Le salon Viv’expo a été conçu pour sensibiliser le grand public à de nouveaux modes de vie et de consommation plus sains et plus respectueux de l’environnement.

Parce que chaque geste compte, Viv’expo vous apporte des réponses et des solutions concrètes afin de :

–          mieux s’alimenter tout en protégeant l’environnement

–          prendre soin de son corps grâce aux produits naturels

–          se remettre en forme

–          faire des économies d’énergies tout en bénéficiant de crédits d’impôts

–          construire une maison saine

–          pratiquer des sports de plein air…

–          découvrir de nouvelles destinations nature

–          voyager en citoyen responsable

3 salons complémentaires, 250 exposants sur 7 000 m² d’exposition

Salon Santé, Bien-être et Alimentation

–          Alimentation et diététique : Producteurs, transformateurs, distributeurs de produits alimentaires Compléments alimentaires Matériel culinaire.

–          Médecines douces : Produits naturels et de confort Soins naturels (aromathérapie, phytothérapie…).
Cosmétique naturelle : Produits d’hygiène et de soins…

–          Remise en forme : Lire la suite

La SEPANSO propose une sortie à vélo pour découvrir la réserve du Cousseau

sudouest.com, Julien Lestage, le 15 Juillet 2009

NATURE. Durant l’été, les gardes de la Sepanso proposent une sortie à vélo pour découvrir la réserve du Cousseau

Le Cousseau à vélo depuis la maison du Pont du canal

Tout un symbole. Dès aujourd’hui, au départ de la maison du Pont du canal à Lacanau, un site fermé depuis 1998, la Sepanso lance une balade à vélo. La sortie a pour but de faire découvrir la réserve naturelle de l’étang du Cousseau. Dans le fond, rien de très original, sinon une démarche qui vise à favoriser l’accès de la réserve par les pistes cyclables. Cet effort d’animation, de communication, s’inscrit aussi autour de la réouverture prochaine de la maison, propriété du Conservatoire du littoral.

Des bureaux bien placés

Entre Lacanau ville et océan, posée le long de la route et d’une piste cyclable, située au pied du canal et au sud de la réserve de l’étang du Cousseau, la maison du Pont du canal devrait ouvrir ses portes dans le courant de l’année 2010.

La Sepanso, gestionnaire de la réserve du Cousseau, y installera ses bureaux et un logement. C’est en tout cas ce que prévoit la délégation Aquitaine du Conservatoire du littoral (voir notre édition du 25 novembre 2008).

Outre la mise en place d’un laboratoire, une partie de la maison sera consacrée à un projet en lien avec la nature. Dans ce sens, la collectivité locale devrait être sollicitée.

La bonne période

En attendant de s’installer dans les bâtiments, la direction de la Sepanso a donc décidé de commencer à faire vivre le site. C’est bien dans ce cadre que s’inscrit la sortie vélo, qui est déjà pratiquée, sans accompagnement, par nombre de touristes.

Cette fois, encadré par des gardes et des animateurs, le public pourra bénéficier Lire la suite

Voyage dans l’innovation sociale britannique (1/3) : Qu’est-ce que l’innovation sociale ?

internetactu.net, Hubert Guillaud, le 5 juin 2009

Voyage dans l’innovation sociale britannique (1/3) : Qu’est-ce que l’innovation sociale ?

A l’occasion d’un voyage d’études organisé par la 27e Région, nous sommes allés à la découverte de l’innovation sociale britannique, en rencontrant la plupart des cabinets de design et les principaux acteurs qui participent à redéfinir le rôle des usagers dans les services publics. Comment l’innovation s’inscrit-elle concrètement dans la vie des gens ? Peut-on faire de l’innovation sans technologie ? L’innovation sert-elle à faire de la politique ? Immersion.

L’innovation sociale : redonner le pouvoir aux utilisateurs

L’innovation sociale désigne un ensemble de stratégies, de concepts, d’idées et de formes d’organisation qui cherchent à étendre et renforcer le rôle de la société civile dans la réponse à la diversité des besoins sociaux (éducation, culture, santé…). Dans ce vaste creuset, le terme désigne à la fois des techniques et processus d’innovation et des innovations elles-mêmes (comme le microcrédit, l’apprentissage à distance…) ainsi que tout le champ d’action que cette innovation recouvre : entrepreneuriat social, mouvement coopératif, et plus généralement l’économie sociale et solidaire, comme on l’appelle plus traditionnellement en France ; un terme qui désigne à la fois les organisations qui jouent ce rôle et les processus qui expérimentent de nouveaux “modèles” de fonctionnement de l’économie (comme le commerce équitable ou l’insertion par l’activité économique). Le périmètre de l’innovation sociale est à la fois plus vaste et plus précis que celui de la démocratie participative à la française, qui concerne surtout le moment de la prise de décision politique.

Image : L’un des slogans du cabinet Think Public, tiré de leur plaquette de présentation : “Nous pensons que les gens qui utilisent et délivrent des services ont l’expérience et les idées pour les améliorer”.

L’innovation sociale est un mode de pensée qui met l’accent sur la personnalisation et la cocréation, explique Catherine Fieschi directrice de CounterPoint, le think tank du British Council, l’agence britannique internationale chargée des échanges éducatifs et des relations culturelles (et ancienne directrice de Demos, un think tank britannique lui aussi spécialisé sur ce sujet, comme elle nous le confiait en mai 2008). C’est-à-dire que l’individu est appelé à cocréer les biens et services collectifs qu’il veut utiliser et ne pas en être seulement consommateur. Le projet consiste à redonner du pouvoir à l’utilisateur, l’aider à s’émanciper, développer ses “capacités” ou plus précisément encore développer sacapacitation“, c’est-à-dire faire que chacun exprime et cherche des solutions à ses demandes individuelles tout en créant de nouvelles formes de sociabilité pour éviter de se diriger vers une société trop fragmentée.

L’idée qui sous-tend le principe de l’innovation sociale est d’autonomiser l’individu tout en renforçant le lien social, en mettant l’accent sur l’analyse des comportements pour mieux y répondre. Pour Charles Leadbeater de Participlequi travaille notamment à construire des solutions sociales pour les plus âgés -, si nous concevons l’innovation sociale comme nous concevons un bien de consommation, nous allons rater l’essentiel. “Les professionnels ont tendance à penser que les solutions aux problèmes passent toujours par l’augmentation des moyens consacrés aux solutions traditionnelles et professionnelles : si nous voulons plus de sécurité, il faut plus de policiers, si nous voulons une meilleure école, il faut plus de professeurs, si nous voulons un meilleur système de soin, il faut plus de services et de personnels… Quand on a un problème de service public, on a tendance à vouloir y répondre par plus de services publics, alors que bien souvent les solutions sont ailleurs.” Et de prendre l’exemple de la diminution des incendies domestiques. Faut-il mieux équiper les pompiers pour qu’ils puissent maîtriser les incendies ou développer des programmes d’installation de détecteurs de fumée ou de raccordement des appareils ménagers au gaz de ville… ou encore convaincre les gens d’arrêter de fumer ? “La solution ne consiste pas toujours à réorganiser les services, mais plutôt de regarder les besoins et les demandes des gens. Portons le regard sur les utilisateurs plutôt que sur le système en place”, assure le consultant.

Pour l’agence de design social Think Public, l’innovation sociale consiste à impliquer les gens dans les processus d’amélioration, de rénovation et de création des services publics. Là encore, il s’agit de Lire la suite

Récup’R veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

sudouest.com, C. D., le 14 Juillet 2009

DÉCHETS. Une association veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

Les astuces de la récup’

On appelle ça une « ressourcerie » ou une « recyclerie » et, si les termes ne sont pas en encore dans le dico, ils désignent une activité bien dans l’air du temps : donner une seconde vie aux déchets. Il ne s’agit ni des épluchures ni des sacs plastiques mais de tous ces objets plus ou moins encombrants qui ont fini par s’abîmer mais dont il y a toujours quelque chose à tirer, même si on ne sait pas quoi.

Genre table sans pieds transformable en plateau ou télé en noir et blanc toujours valable. En gros, les ressourceries interviennent à mi-chemin entre les Compagnons d’Emmaüs, qui prennent en charge des objets en bon état devenus inutiles et la déchetterie, où finit tout ce qui est moins présentable.

Répandues au Québec, en Belgique et dans le Nord de la France, les recycleries donnent une seconde vie aux objets inanimés tout en créant de l’emploi, les objets revalorisés pouvant être revendus à bas prix. A Bordeaux, l’association Recup’R se lance à son tour. « Nous sommes des citoyens soucieux le volume de déchets et, pour le moment, nous en sommes à chercher un local » explique Deil Toussaint, le chargé de projet. L’association a déjà noué des contacts avec les villes de Bègles et de Bordeaux et avec la CUB, qui a d’ailleurs un projet de ressourcerie dans ses cartons, dont Recup’R pourrait être l’interface associative.

Les vélos d’abord

Membre de la Maison de la nature et de l’environnement et soutenu par le réseau national des ressourceries (www.ressourcerie.fr), le projet bordelais a la sagesse de limiter ses ambitions au début. « Même si on trouve un local à la rentrée, on sait bien qu’on ne pourra pas tout faire » reconnaît Deil Toussaint. L’idée serait donc de commencer par la filière la plus pertinente, en l’occurrence tous ces vélos abandonnés sur les trottoirs parce qu’il leur manque deux roues ou le guidon. Les villes finissent par les ramasser et les envoyer en déchetterie. Or, Lire la suite

Jean Zin : Relocalisation, mode d’emploi

jeanzin.fr, jean Zin, le 14 juillet 2009

Relocalisation, mode d’emploi

La relocalisation économique et politique se trouve au cœur de l’écologie-politique et ceci, non pas tant pour économiser de l’énergie, comme le croient ceux qui réduisent la question écologique à celle de l’énergie, mais bien pour équilibrer la globalisation marchande et préserver notre milieu, notre qualité de vie, nos échanges humains, pour réhabiter notre territoire enfin, en traduisant une pensée globale en agir local.

La relocalisation n’a pas les inconvénients d’un protectionnisme national ou européen qui pour être en partie nécessaire ne peut aller trop loin désormais au risque d’attiser les conflits. On peut donc s’étonner qu’on ne parle pas plus de relocalisation alors qu’elle constitue une composante essentielle de la sortie de crise et devrait être centrale au moins dans les programmes écologistes. On aimerait effectivement que les partis écologistes proposent les voies d’une véritable alternative et ne se contentent pas de vouloir accumuler des contraintes et des mesures isolées sensées réduire un productivisme qu’on sait pourtant consubstantiel au capitalisme, ne pouvant absolument pas se passer de croissance !

Changer de système de production

Encore faut-il savoir comment arriver à une relocalisation qui marche ainsi qu’à une sortie du productivisme salarial. Il ne s’agit pas simplement de grands mots ou de petits gestes, ni de prendre ses désirs pour la réalité, mais de nouveaux rapports de production qui doivent faire système et s’adapter aux nouvelles forces productives immatérielles (c’est le travail qui est devenu immatériel bien plus que les produits dont une bonne part reste évidemment matérielle).

Essayer de penser l’après-capitalisme n’est pas s’imaginer que son dépassement puisse être immédiat, comme s’il suffisait d’en prendre le contrôle pour que tout change alors que l’infrastructure resterait inchangée. Il ne peut y avoir de métamorphose immédiate que dans la politique ou les représentations alors que l’inertie matérielle est considérable dans l’économie. Un changement de système de production a besoin de temps pour se construire en suivant sa propre logique avant de pouvoir monter en puissance, tout comme l’économie de marché s’est développée d’abord dans les villes franches de la féodalité. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c’est donc localement qu’il faut se donner les moyens de sortir du capitalisme et d’adopter un autre mode de travail.

Si André Gorz a pu diagnostiquer avec raison que la sortie du capitalisme avait déjà commencé, c’est sur ce temps long de l’histoire et sous la pression des nouvelles forces productives immatérielles. Nous devons cependant organiser cet exode de la société salariale qui nous condamne sinon à une précarité grandissante. Nous devons essayer de tirer parti de transformations qui se font contre nous si elles ne se font pas avec nous. Heureusement, la relocalisation peut commencer immédiatement, c’est le bon côté du fait qu’il n’y a que des alternatives locales à la globalisation marchande !

Il y a différentes temporalités et si la sortie de crise, qui n’est pas pour demain, ne sera certes pas la fin du capitalisme, cela devrait être tout de même Lire la suite

Le marché des petites éoliennes veut devenir grand

planete-terra.fr, Julien Vinzent, juillet 2009

Le marché des petites éoliennes veut devenir grand

Une éolienne dans le jardin, ça vous tente ? Pas un monstre de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, mais une petite éolienne, qui produira juste de quoi vous alimenter en électricité. Le marché, qui explose aux États-Unis, émerge en France.

Le petit éolien, c’est un peu « l’éolienne des villes » : des installations d’une puissance comprise entre 1 et 25 kilowatts (kW), quand « l’éolienne des champs » affiche en moyenne 2 mégawatts (MW). Niveau taille, rien à voir non plus puisque les éoliennes de poche dépassent rarement 12 m, seuil à partir duquel il faut un permis de construire.

Pour l’instant, on ne dénombre que 650 mini-éoliennes en France, quand les les Américains en ont installé plus de 10 000 rien que l’année dernière. Outre-Atlantique, le marché a le vent dans le dos : +78% en 2008. Forcément, cela donne des idées. La société belge Windeo, a par exemple lancé en juin une offre de services tout-compris en France. Elle rejoint des installateurs plus anciens comme France Eoliennes, Weole et Krug.

L’éolien faiblement subventionné

Alors, le petit éolien a-t-il un avenir aussi prometteur que son compère le photovoltaïque ? A priori, rien d’évident. Avec une augmentation de 43% du nombre de raccordements au réseau, rien que dans les 3 premiers mois de 2009, le photovoltaïque règne sans conteste, notamment grâce à son tarif de rachat fixé à 60 centimes d’euros le kWh.

Le hic, c’est que l’éolien, lui, n’est racheté que 8 centimes d’euros par EDF, et encore, l’obligation ne vaut que dans les zones de développement de l’éolien, qui concernent surtout les grands parcs de plusieurs mégawatts. Loïc Péquignot, président de Windeo relativise en rappelant que la logique des particuliers et des entreprises est majoritairement celle de l’indépendance énergétique : pouvoir produire l’électricité que l’on consomme.

Autre problème, les petites éoliennes subissent les mêmes critiques que leurs grandes sœurs. Selon un sondage de l’Ifop, réalisé pour Windeo, 65% des personnes interrogées les trouvent inesthétiques et la moitié critiquent leur impact sur le paysage et leur niveau sonore. De plus, malgré le crédit d’impôts de 50% pour les particuliers, le coût de l’investissement est considéré comme un frein important.

Dernier point faible souvent évoqué : l’intérêt d’une installation est très fortement dépendant de la vitesse moyenne du vent. Il ne suffit donc pas de vouloir une éolienne, encore faut-il que les conditions soient réunies pour que le projet soit un minimum rentable.

Une technologie qui a évolué

Comment expliquer dans ce cas le boom de cette énergie aux États-Unis ? Tout simplement car la technologie est passée au niveau supérieur, gommant ainsi la plupart des faiblesses citées plus haut. « Il y a eu un gros effort de recherche et développement qui a abouti à une deuxième génération de petites éoliennes« , explique Loïc Péquignot. Plus performantes, les mini-éoliennes peuvent être installées dans un plus grand nombre d’endroits, notamment en zone urbaine. Certaines sont devenues quasiment silencieuses et affichent un aspect plus « design ».

Mais, si la technologie s’améliore, la réglementation reste la même. En clair, mieux vaut pouvoir fournir un dossier béton et convaincre ses voisins pour éviter que l’histoire se transforme en casse-tête. Si les installations de moins de 12 m s’affranchissent du permis de construire et de la déclaration de travaux, elles doivent quand même faire l’objet d’une notice d’impact (paysage, bruit, etc.) et respecter le code de l’environnement et du patrimoine.

Le petit éolien n’est donc pas accessible à tout le monde, partout, sans conditions. Un terrain dégagé de plusieurs centaines de mètres carrés Lire la suite

Bilan quantitatif des 2 actions de l’Université populaire de l’environnement : Université nomade d’Aquitaine et blog MNE

MNE Bordeaux-Aquitaine, Communiqué, le 30 juin 2009

Bilan quantitatif des 2 actions de l’Université populaire de l’environnement : Université nomade d’Aquitaine et blog MNE

I. L’Université nomade d’Aquitaine

A. BILAN 2008/2009

Elle a mobilisé une quarantaine d’intervenants dont beaucoup d’universitaires et assuré une quarantaine d’actions qui ont rassemblé environ 1 130 participants et 3 000 auditeurs.

1.) Trois cours à Sciences-Po Pessac, en partenariat avec l’association étudiante Echo’logik [200 participants cumulés] :

« La nature mise à prix », par Julien Milanési, Docteur en économie

« La place nouvelle de la nature dans la ville », par Dominique Prost, Enseignant-chercheur en géographie

« La naissance de la question environnementale », par Simon Charbonneau, Enseignant-chercheur en droit

2.) Une conférence-débat à l’IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux) [150 participants] avec Marie Monique Robin, journaliste, cinéaste et écrivain sur le thème de « Ecologie et journalisme d’investigation » en partenariat avec Greenpeace Bordeaux

3.) Une diffusion du documentaire au cinéma l’Utopia de Bordeaux [180 participants] « Le Monde selon Monsanto » suivi d’un débat avec Marie Monique Robin,

4.) Deux ateliers pratiques écolo au Jardin botanique de Bordeaux [55 participants] sur le thème « Ecologie et numérique » avec Michel Lesbats, enseignant chercheur en biologie, et Anne-Sophie Novel, doctorante en économie politique

5.) Une conférence-débat au cinéma le Festival à Bègles [80 participants] en partenariat avec la municipalité sur le thème « L’homme a-t-il perdu le lien avec la nature ? » avec 4 universitaires : Dominique Prost, Enseignante-chercheuse en géographie, Martine Alcorta, enseignante-chercheuse en psychologie, Charlie Grandjeat, enseignant-chercheur en littérature nord-américaine et Catherine Thomas, enseignante-chercheuse en océanographie

5.) Trois conférences-débats à Cap-Sciences Bordeaux « Changements climatiques et énergie » [80 participants] :

« Le changement climatique : pas plus de 2° C », par Lire la suite

De la nécessité d’encadrer le développement des centrales solaires au sol

actu-environnement.com, S.Fabregat, le 09 juillet 2009

De la nécessité d’encadrer le développement des centrales solaires au sol

De nombreux acteurs s’inquiètent de l’engouement des investisseurs pour les centrales photovoltaïques au sol. Il est vrai qu’à l’heure de la lutte contre l’artificialisation des sols, cette nouvelle concurrence d’usage est encore peu encadrée.

Il pousse… des champs de cellules photovoltaïques. Encore limité, le déploiement de centrales solaires au sol devrait s’accélérer, à en croire l’engouement des investisseurs qui ont lancé une véritable course à l’acquisition de terres idéales.

Le plan Borloo sur les énergies renouvelables ne devrait que renforcer cette tendance. Il prévoit en effet l’installation d’au moins une centrale par région d’ici 2011. Deux installations de 10 MW dans les plus ensoleillées, une seule dans les moins bien pourvues. L’appel d’offre devrait aboutir en décembre 2009 mais déjà des projets se concrétisent. Ce plan s’accompagne d’un tarif de rachat de l’électricité incitatif (0,20 € le kWh)

Selon les calculs, l’objectif gouvernemental occuperait entre 10.000 et 15.000 hectares de terrain… Or, 10.000 hectares, c’est déjà trop quand on sait que chaque année 72.000 hectares disparaissent à cause de l’urbanisation, commente André Barbaraux, directeur de la Fédération Nationale des Safer (sociétés spécialisées dans la vente de biens fonciers ruraux).
Au moment de la lutte contre l’artificialisation des sols, il est vrai que le manque d’encadrement actuel de ce déploiement pose question. Nous ne sommes pas opposés au photovoltaïque. Nous disons juste que concernant les centrales au sol, il faut faire attention. Leur développement ne doit pas entrer en conflit avec la nécessaire préservation des terres agricoles, forestières et des espaces naturels. D’autant que les centrales photovoltaïques peuvent se déployer sur les toitures de bâtiments agricoles, industriels et commerciaux en prenant en compte les obligations relatives aux paysages et aux sites protégés. Dans ce cas, cela peut même entraîner un complément de revenu non négligeable pour les propriétaires concernées dont les agriculteurs.

L’impact environnement des centrales solaires au sol

Outre l’impact sur le paysage, les centrales photovoltaïques au sol peuvent avoir des conséquences directes sur l’environnement local. Modification des biotopes, érosion des sols, déplacement de la faune sauvage font partie des impacts que peut avoir ce type d’installation.
Mais la question qui préoccupe avant tout les associations environnementales et les agriculteurs concerne la concurrence des sols. En effet, au moment où la sécurité alimentaire devient une priorité et où le gouvernement s’engage à lutter contre l’artificialisation des sols, une nouvelle concurrence avec l’agriculture voit le jour au travers des centrales au sol.

On assiste à un engouement très fort des investisseurs dans certains départements comme les Alpes de Haute Provence, les Landes ou Lire la suite

Ekopedia nouvelle encyclopédie pratique traitant des techniques alternatives de vie.

Ekopedia, Cette page a pour objectif de mieux vous faire comprendre ce projet, juillet 2009

Un article de Ekopedia, l’encyclopédie pratique.

Ekopedia est un projet d’encyclopédie pratique traitant des techniques alternatives de vie.

[modifier] Encyclopédie

Une encyclopédie est un ouvrage où l’on tente de traiter de façon exhaustive l’ensemble du savoir humain. Par extension, le terme encyclopédie désigne également un ouvrage qui traite systématiquement d’un domaine de connaissance particulier (ex. : encyclopédie médicale). Source sous licence GFDL

[modifier] Technique

Une technique est une méthode, dans les métiers manuels, souvent associée à un tour de main professionnel. La technique couvre l’ensemble des procédés de fabrication, de maintenance, de gestion, de recyclage et, même d’élimination des déchets, utilisant des méthodes issues de connaissances scientifiques ou simplement dictées par la pratique de certains métiers.
La technique est souvent sous-estimée, mais c’est l’une des grandes composantes du savoir-faire artisanal et industriel. Elle est le produit de l’ensemble de l’histoire de l’humanité, chaque peuple et chaque époque ayant apporté ses compétences. Source sous licence GFDL

[modifier] Alternative

Par alternative nous indiquons que nous souhaitons changer. Changer de mode de vie, de mode de consommation. L’objectif étant d’atteindre un mode de vie respectueux de la vie, de la nature, de l’environnement.

[modifier] Autonomie

Ensemble des habiletés permettant à une personne de se gouverner par ses propres moyens, de s’administrer et de subvenir à ses besoins personnels. Source : Conseil de la santé et des services sociaux de la région de Trois-Rivières. Lexique des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle. Trois-Rivières : CRSSS, 1988. 37 p., p. 9.

[modifier] Pratique

Par ce mot, nous entendons accessible à tous – en tout cas à un maximum – aussi bien financièrement qu’intellectuellement.

Un minimum de moyens financiers seront nécessaire pour réaliser les diverses techniques.

Privilégier l’utilisation de ressources naturelles (renouvelables) ou de matériaux de récupération.

Possibilité de réaliser avec peu d’outils.

Quand nous écrivons accessible intellectuellement, nous entendons par là que les connaissances devront être vulgarisées.

[modifier] Copyleft

Nous utilisons la Licence Art Libre qui autorise tout tiers (personne physique ou morale), ayant accepté ses conditions, à procéder à la copie, la diffusion et la transformation d’une œuvre, comme à son exploitation gratuite ou onéreuse, à condition qu’il soit toujours possible d’accéder à sa source pour la copier, la diffuser ou la transformer.

[modifier] Donc Ekopedia est une encyclopédie spécialisée

Quand nous écrivons encyclopédie pratique traitant des techniques alternatives de vie, nous souhaitons donc exprimer le fait que Lire la suite

Les éco-activités et l’emploi environnemental ont le vent en poupe

journaldelenvironnement.net, Sonia Pignet, le 10 juillet 2009

Les éco-activités et l’emploi environnemental ont le vent en poupe

Le Service d’observation et statistiques (SOeS) du Meeddm publie ce mois-ci un premier rapport sur les éco-activités et l’emploi environnemental, qui définit le périmètre des éco-produits et dresse le bilan de ces activités entre 2004 et 2007. Pour cela, 4 indicateurs ont été étudiés: la production, dont les exportations, la valeur ajoutée et l’emploi généré par les éco-activités, définies comme comprenant «la production de bien ou de services concourant à la protection de l’environnement et à la gestion des ressources naturelles».

Dans le cadre de ce périmètre, le SOeS a établi que le rythme de croissance de la production d’éco-produits s’établit à 7,7% en moyenne annuelle de 2004 à 2007, avec une croissance particulièrement soutenue pour le domaine des énergies renouvelables puisqu’elle atteint 19,5% par an.

En 2007, la production des biens et services environnementaux s’élève à 59 milliards d’euros. Le domaine des déchets, grâce aux services de gestion des eaux usées est le premier contributeur avec environ 14 milliards €. Les exportations représentent 7 milliards, la plus grande partie concernant le domaine de la récupération. Si les résultats de 2008 ne sont pas encore connus, les auteurs du rapport indiquent cependant que ce classement sera perturbé par la crise économique mondiale et la chute des cours des matières premières secondaires qui lui est liée.

Enfin, le SOeS estime que les éco-activités représentent environ 400.000 emplois en France, dont 282.000 sont attribuables aux éco-activités marchandes des éco-entreprises, 89.000 à celles des administrations publiques et 29.000 aux services internes de protection de l’environnement des entreprises. Entre 2004 et 2007, le Meeddm constate que les emplois environnementaux ont augmenté de Lire la suite

Les derniers jours du paradis : Le nouveau président des Maldives envisage un déménagement collectif

altermonde-sans-frontière.com, Jon Henley et Xavier Rabilloud, le 10 juillet 2009

Source : The last days of paradise tlaxcala.es

Les derniers jours du paradis

Le nouveau président des Maldives envisage un déménagement collectif

Et si les réfugiés climatiques s’installaient à Washington ? Le président des Maldives souhaite acheter un nouveau territoire pour accueillir l’ensemble de son peuple, soit 300 000 personnes, pour le mettre à l’abri de la montée des eaux océaniques. Mais où donc les Maldiviens pourraient-ils bien aller ? Jon Henley passe en revue les options possibles.

Que feriez-vous si vous étiez le président nouvellement élu d’un petit pays, relativement pauvre, surtout connu, outre ses plages qu’on peut considérer comme les plus belles du monde, pour être en train de s’enfoncer lentement dans la mer ? Vous vous empresseriez de rappeler ce naufrage au monde entier, évidemment. Et pour souligner l’urgence du problème, vous révéleriez, à la stupéfaction générale, que vous pensez sérieusement à déplacer votre nation entière quelque part ailleurs.

C’est en tout cas ce que Mohammed Nasheed, premier président démocratiquement élu des Maldives, a fait cette semaine. Il envisage de provisionner une partie des revenus touristiques non négligeables de son pays, afin d’abonder un fonds d’investissement foncier. « Nous ne pouvons rien faire par nous-mêmes pour stopper le changement climatique, nous devons donc acheter un territoire ailleurs. C’est une police d’assurance en prévision de l’éventualité la plus pessimiste » a déclaré Nasheed au Guardian au soir de son entrée en fonction. « Nous ne voulons pas quitter les Maldives, mais nous ne voulons pas non plus vivre en réfugiés climatiques sous des tentes pendant des décennies. »

Voilà une idée curieuse, bien que profondément déprimante : ce serait le premier peuple au monde à devoir abandonner son territoire national, contraint et forcé par l’impact du changement climatique et l’élévation du niveau des mers. Ce dont parle Nasheed, c’est fondamentalement de réimplanter la population des Maldives, forte de 300 000 personnes, en Inde, située à proximité, au Sri Lanka ou éventuellement en Australie. Quand bien même on admettrait l’inéluctabilité d’un tel transfert, est-il faisable ? Un peuple entier pourrait-il être simplement déplacé vers un nouveau pays, s’y installer et reprendre le cours de sa vie comme si rien ne s’était passé, excepté la disparition malheureuse de sa première terre ?

Il semble y avoir actuellement un consensus pour estimer que non. Le docteur Graham Price, responsable du secteur Asie au Royal Institute of International Affairs [1], affirme qu’ «  il serait très difficile pour un État en tant que tel de se délocaliser ». « Une migration adaptée peut être rendue possible, bien sûr, même pour un nombre important de personnes. Mais il y a dans le cas qui nous occupe de sérieux obstacles juridiques liés à la question de la souveraineté. Ceci étant, il y a là un réel problème, avec lequel il nous va falloir compter. Ce que dit Nasheed au reste du monde, c’est : Lire la suite

Sciences sociales et humaines – La crise climatique : le défi sociétal

ec.europa.eu, Juin 2009 Sandrine Dewez

Crise climatique : le défi sociétal

Environnemental, le problème du changement climatique est aussi sociétal. Modes de vie, organisations sociales, systèmes de gouvernance sont amenés à évoluer. La communauté des sciences sociales et humaines cherche activement de nouvelles voies d’action collective…

«Nous sommes devant la menace la plus grave que le monde ait jamais eu à affronter: un problème historique se pose maintenant à l’action collective» alerte Scott Barrett, économiste et professeur à la Johns Hopkins University de Washington. En septembre 2008, à Paris, il était question du défi que représente pour l’humanité le réchauffement climatique. Économistes, psychologues, géographes, spécialistes du droit, de la philosophie, des médias, des sciences politiques, des populations, venus d’Europe et des États-Unis, étaient rassemblés autour du thème de «L’homme et la société face au changement climatique». Organisée par l’École d’économie de Toulouse dans le cadre de la présidence française de l’Union, la conférence des 22 et 23 septembre visait à favoriser les échanges interdisciplinaires dans le champ des sciences sociales et humaines (SSH). Un enjeu pour la Commission européenne, qui a mis en œuvre son premier programme SSH crédité de 600 millions € pour la durée du 7ème programme-cadre européen de recherche.

Vers une autre gouvernance climatique ?

«Le sujet d’entrée incontournable pour aborder le changement climatique, c’est le développement» avertit Amy Dahan, historienne et philosophe au CNRS – Centre National de la Recherche Scientifique (FR). Pour en comprendre les enjeux, un état des lieux des négociations internationales s’impose. Parvenir fin 2009 à un nouveau traité intergouvernemental ambitieux pour poursuivre la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) au delà du 1er janvier 2013, tel est l’objectif que s’est fixée la convention des Nations unies sur le réchauffement climatique. À cette date, la première série d’engagements conclus dans le cadre du protocole de Kyoto sera en effet parvenue à son terme.

Une base de travail a été avancée fin 2007: diviser par deux les émissions de GES d’ici 2050. Mais l’objectif est jugé inéquitable par les pays en développement (PED) qui refusent de se voir imposer des limites à leur croissance. Les pays industrialisés, estiment-ils, doivent poursuivre seuls leurs efforts jusqu’en 2020. Premier passage obligé donc, garantir aux PED que leur aspiration légitime à de meilleures conditions de vie ne sera pas remise en cause. «Mais nous devons aussi changer de cap nous-mêmes», poursuit Amy Dahan. «Sinon, impossible de partager entre Nord et Sud la question de savoir comment nous allons vivre et consommer au plus bas niveau d’émission carbone possible. C’est sur ce point que nous devons avancer maintenant.»

Partir de nos technologies et infrastructures et s’appuyer sur le marché et les institutions existantes pour opérer une transition vers une société post-carbone, est-ce possible ? «Cela fait 25 ans que nous essayons sans y parvenir» rappelle Scott Barrett, «les incitants économiques pour développer de nouvelles technologies économes et propres, et les diffuser ensuite dans le monde entier sont actuellement inexistants. Le protocole de Kyoto ne fera aucune différence» affirme-t-il. La solution avancée par Scott Barrett s’inspire, Lire la suite

Notre dame des Landes (Nantes) : Camp Action Climat du 3 au 9 août

bellaciao.org, NC, le 7 juillet 2009

Un Camp Action Climat du 3 au 9 août

Le Camp Action Climat se déroulera du 3 au 9 août à Notre Dame des Landes, sur le site du projet de construction d’un nouvel aéroport pharaonique, à Notre-Dame des Landes, près de Nantes. Il a pour objectif d’empêcher la construction de cet aéroport et permettre la convergence d’éco-activistes afin d’organiser ensemble un bloc commun lors des protestations qui entoureront la conférence de l’ONU sur le traité climatique qui débutera à Copenhague en décembre 2009. Il s’inspire notamment des Camps Climat anglais, et de ceux qui se tiennent un peu partout dans le monde cette année. Le camp est organisé par un collectif d’individus, qui constatent que la crise climatique n’est pas seulement un problème environnemental de plus, mais qu’elle doit être lue comme la faille de l’ensemble du système dans lequel nous vivons.

Le camp climat est l’occasion d’agir directement pour opérer une transition juste vers une société équitable, soutenable, indépendante par rapport aux énergies fossiles et neutre en terme d’émissions de CO². Le camp climat est l’occasion de faire progresser les pratiques d’autogestion, les modes d’action directe et les alternatives écologiques en apprenant ensemble, en pratiquant l’échange de savoirs et en mettant en place de nouvelles formes d’actions médiatiques et de résistances.

Chaque Camp Climat est organisé horizontalement par quiconque souhaite s’investir. Il a une empreinte écologique minimum, et développe quatre thématiques principales :

la résistance aux pires « crimes climatiques » par l’action directe créative et non-violente, faire le siège d’installations productrices d’importantes émissions de carbone.

le développement d’alternatives concrètes pour un mode de vie soutenable ici et maintenant par l’adoption de modes de vie décroissants, avec recyclage de l’eau et des déchets, bouffe végane, énergies éoliennes et solaires.

l’éducation, à travers un large éventail d’ateliers et de discussions sur l’éco-activisme en établissant des liens étroits entre les questions de la pauvreté mondiale et celles de la crise climatique. 

 – la construction d’un large mouvement international pour une justice climatique.

Le camp sera ce que nous en ferons. N’hésitez pas à contacter un des groupes de travail pour aider ce dernier mois de préparation, à consulter la liste de matériel recherché, à télécharger et diffuser les affiches, tracts. Une semaine de bricolage a lieu du 6 au 10 juillet, la prochaine et dernière AG avant le camp aura lieu le samedi 18 après-midi et dimanche 19 juillet. Du 20 au 28 juillet, Lire la suite

Le défi du partage équitable des semences agricoles

lemonde.fr, Hervé Morin, le 8 juillet 2009

Le défi du partage équitable des semences agricoles

En un siècle, les trois quarts de la diversité des plantes cultivées se sont volatilisés. Sur les quelque dix mille plantes vivrières ayant nourri l’humanité, 150 sont encore cultivées et une douzaine procure 80 % de l’alimentation végétale mondiale. A eux seuls, le riz, le blé, le maïs et la pomme de terre couvrent 60 % de ces besoins. Cette érosion de la diversité génétique, dans un monde toujours plus peuplé et menacé par le réchauffement climatique, constitue un risque alimentaire : peut-on se permettre de laisser disparaître des espèces résistantes à la sécheresse, ou des variétés rustiques, robustes vis-à-vis de maladies et d’insectes qui pourraient un jour anéantir les plantes vedettes des systèmes de monoculture

Pour tenter de sauvegarder cette biodiversité, le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture prévoit la mise en place d’un système de conservation et d’échange multilatéral des semences. Il vise un partage équitable des bénéfices tirés de l’exploitation de ces ressources végétales entre le Sud, où se trouve la biodiversité, et le Nord, où les semenciers peuvent en tirer profit. Mais le mécanisme de ce traité, adopté en 2001 sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), peine à se mettre en place.

La troisième session de l’organe directeur du Traité, qui s’est déroulée en juin à Tunis, a bien failli tourner court, en raison de divergences de vues entre pays du Nord et du Sud, mais a finalement permis quelques avancées. Les 121 Etats membres du Traité sont tombés d’accord sur la création d’un fonds visant à encourager la conservation « en champ » de semences dans les pays en développement et la recherche de variétés résistantes à la sécheresse et aux maladies.

Ce fonds devrait disposer de 116 millions de dollars (84 millions d’euros) d’ici à 2014. Il est destiné à « faire la soudure » avec les revenus attendus du mécanisme du Traité : celui-ci prévoit en effet que 1,1 % des ventes de semences issues du système d’échange multilatéral doivent revenir au fonds, qui redistribue ensuite les sommes à des projets de conservation des semences. Or il faut souvent plusieurs années avant que la sélection d’une semence débouche sur une variété commerciale. Le Traité était donc au point mort : les pays du Sud hésitaient à partager leur patrimoine génétique, en échange d’une rétribution hypothétique.

Pour Guy Kastler (Confédération paysanne), qui représentait, à Tunis, Via Campesina, un rassemblement international d’organisations paysannes, ce fonds « ne résout que provisoirement la question financière : le secrétariat reste soumis à la bonne volonté des Etats, qui maintiennent le Traité sous perfusion ». La réunion de Tunis a cependant permis de retenir onze projets dans les pays du Sud, qui vont bénéficier chacun de 50 000 dollars (36 000 euros). « Ce sont des projets très intéressants, notamment celui du Pérou, note M. Kastler. Mais les sommes allouées bénéficient souvent aux universités qui les pilotent. Nous aurions préféré qu’elles aident directement les paysans. »

A Tunis, plusieurs nouvelles collections de semences ont été associées au système multilatéral : l’Europe partagera Lire la suite

Rencontres d’été du Réseau « Sortir du nucléaire » du 19 au 26 août 2009 dans le Sud-Est

Réseau « Sortir du nucléaire », communiqué, le 10juillet 2009

Participez aux rencontres d’été du Réseau « Sortir du nucléaire » qui auront lieu du 19 au 26 août 2009 dans le Sud-Est.

Venez découvrir un espace privilégié, à flancs de coteaux ensoleillés, au pied du Luberon.

A Grambois dans le Vaucluse entre Aix-en-Provence et Manosque.

Convivialité, ressourcement, échanges d’informations, de savoir faire et de talents.

Découvrez le programme complet sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?article1337

Pour toute information complémentaire et pour vous inscrire, contactez : Lire la suite

Ancienne voie ferrée Bordeaux-Eymet : Un nouvel accès à Bordeaux pour l’Entre-deux-Mers ?

sudouest.com, Jean-Paul vigneaud, le 10 Juillet 2009

TRANSPORT. L’association des usagers de transport du département incite les élus de la CUB à acheter les onze kilomètres de voie ferrée déclassée par Réseau ferré de France

«Nous ne sommes pas là seulement pour protester lorsque cela ne va pas, nous sommes là aussi pour lancer des idées et faire des propositions. C’est ce que nous faisons aujourd’hui ! »

Christian Broucaret, le président de l’Association des usagers des transports de la région Aquitaine (l’Autra, représentation régionale de la Fnaut) et Guy d’Arripe, délégué régional tenaient une conférence de presse hier matin pour suggérer aux collectivités locales d’acquérir «avant qu’il ne soit trop tard »l’ex-voie ferrée la Benauge- Latresne, les premiers kilomètres de l’ex-ligne Bordeaux-Eymet via l’Entre -deux -mers.

Onze kilomètres inutilisés

Cette voie ferroviaire part de Bordeaux-Bastide et va en droite à Lastresne en traversant Floirac et Bouliac. Onze kilomètres de double voie, onze kilomètres abandonnés et inutilisés depuis le début des années 90. Au delà de Latresne, l’emprise de l’ex-voie existe toujours mais elle n’a plus la même fonction. Le passage a été acquis par le Conseil général pour être transformé en piste cyclable, la fameuse piste Roger-Labepie.

Pas d’acquéreur

Pour le tronçon « urbain », aucune collectivité n’a pris un engagement à ce jour. Juste des intentions. D’où l’inquiétude de Christian Broucaret : « La fermeture de la voie a été officialisée le 9 avril, si nos informations sont bonnes, le déclassement définitif est imminent. Réseau ferré de France va ainsi pouvoir vendre très vite. Si la CUB ne réagit pas tout de suite, le terrain va lui passer sous le nez ! »

Il serait bien dommage de laisser s’échapper ce lieu de passage déjà tracé au milieu du tissu urbain.

Cette ancienne voie pourrait devenir le tronçon de transport en commun qui manque dans le secteur : un train-tram, un tram classique ou un busway. Pour capter, notamment, toute la clientèle de l’Entre-deux- Mers, laquelle est bien gênée aujourd’hui lorsqu’elle arrive dans l’agglomération. En effet, il lui faut entrer en ville alors qu’elle pourrait emprunter dès son arrivée à Bouliac le réseau de transport en commun ! Autre avantage : Lire la suite

Saint Jean d’Illac : Etude de faisabilité d’une centrale photovoltaïque au sol sur un site de 100 hectares

sudouest.com, Olivier Delhoumeau, le 10 Juillet 2009

SAINT-JEAN-D’ILLAC, ÉNERGIES RENOUVELABLES. Les élus ont autorisé la société Eosol Énergies Nouvelles à étudier la possibilité d’implanter une centrale photovoltaïque sur un site de 100 hectares

Le photovoltaïque veut se faire une place au soleil

Une centrale photovoltaïque verra-t-elle le jour dans la commune dans deux ou trois ans ? Pas impossible. Une certitude, ce territoire intercalé entre la CUB et la région du bassin d’Arcachon attise la convoitise des sociétés spécialisées dans l’énergie solaire. « Trois se sont manifestées dernièrement auprès de la mairie », reconnaît le maire, Jacques Fergeau.

Mieux, le Conseil municipal a émis le 6 juillet un avis favorable (à l’unanimité) pour qu’Eosol Énergies Nouvelles étudie la possibilité d’implanter une centrale photovoltaïque. Dans quel secteur ? Sur une parcelle privée, située derrière le giratoire dit des Clochettes, le long de la route départementale 106. Son atout majeur : elle est située à moins de six kilomètres d’une ligne à haute tension et d’un transformateur. Autrement dit, si le projet aboutit, Eosol n’aura pas à tirer une nouvelle ligne pour se raccorder au réseau. De plus, si l’on excepte l’Auberge des Clochettes, aucun riverain n’habite à moins de trois kilomètres à la ronde.

Procédure longue

En forme de L, le terrain convoité s’étend sur une centaine d’hectares.

« Il ne faut pas s’enflammer, le Conseil municipal vient simplement d’autoriser cette société à vérifier la faisabilité de son projet. Cela ne nous engage en rien », insiste le maire. Pour sa part, la direction d’Eosol refuse de s’exprimer avant d’avoir consulté les services de l’État et la population illacaise. Elle sait aussi que les obstacles seront nombreux sur sa route. En effet, la procédure administrative à laquelle elle doit se soumettre s’apparente à un véritable chemin de croix : étude d’impact (avec volet faunistique et floristique), enquête publique, demande d’autorisation de défrichement assortie de compensations, instruction du permis de construire…

Eosol Énergies Nouvelles devra notamment démontrer la compatibilité de son projet avec la loi sur l’eau.

« Il y a des exigences très fortes. Tout défrichement doit par exemple être compensé en nature par des mesures de boisement sur une surface équivalente », souligne Dominique Beyrand, adjoint au développement durable. « Le projet qui nous a été présenté en commission développement durable le 27 mai dernier, porte sur Lire la suite

MEDEF : La bataille du grand contournement de Bordeaux

sudouest.com, Bernard Broustet, le 8 Juillet 2009

La bataille du grand contournement de Bordeaux

GIRONDE. Le Medef et les autres organisations du monde économique continuent à militer avec véhémence pour sortir de l’ornière le dossier du grand contournement

Les représentants du monde économique girondin ne veulent pas lâcher le morceau du grand contournement. Ainsi une nouvelle conférence de presse a-t-elle été organisée, hier, dans les locaux du Medef afin d’interpeller derechef les grands élus sur la congestion de la rocade. Selon Pierre Goguet, président départemental de l’organisation patronale, les quatre lettres adressées, il y a plusieurs mois, par ses soins à Vincent Feltesse, Philippe Madrelle, Alain Rousset, et Alain Juppé, sont restées sans réponse.

Pour tenter de sortir de l’ornière un dossier politiquement très sensible, les entrepreneurs girondins, tentent, si l’on peut dire, de jouer la stratégie du contournement. Le Medef s’efforce d’impliquer les syndicats de salariés dans sa démarche. Pierre Goguet, qui siège dans les instances nationales de l’organisation, ne désespère pas de pouvoir atteindre par ce biais le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, pour lui demander de revenir sur sa position.

Jusqu’à l’Élysée

Pour faire pièce aux associations environnementalistes hostiles au projet, le Medef s’appuie sur une autre association, qui le défend vigoureusement. Marie-Antoinette Paris, présidente de « Durable », qui milite depuis une décennie pour l’amélioration des liaisons entre le Cubzaguais et l’agglomération bordelaise, était hier aux côtés des responsables professionnels pour plaider avec véhémence la reprise. « Si rien n’est fait, on va vers l’asphyxie totale », a affirmé cette militante passionnée, qui est allée jusqu’à l’Élysée en octobre dernier pour plaider le dossier auprès de Christian Frémont, directeur du cabinet de Nicolas Sarkozy, et ancien préfet de Gironde.

Les représentants du monde économique présents à la conférence de presse ont donné des exemples des incidences de l’engorgement de la rocade sur la vie des entreprises, de leurs dirigeants et de leurs salariés. « Un de nos ressortissants est embouteilleur, a ainsi relaté Yves Ratel, président de la CCI de Libourne. Une partie de ses marchés est en Médoc. Il arrive à ses salariés de mettre entre deux et trois heures pour faire Libourne-Margaux et retour. »

Pierre Goguet, qui dirige pour sa part à Mérignac un cabinet d’expertise comptable employant une cinquantaine de salariés, a évoqué les aménagements d’horaires demandés par certains d’entre-eux pour surmonter les conséquences des difficultés de circulation. « Trois de nos salariés, dit-il, commencent à travailler à 6 heures du matin, et finissent leur journée à 15 heures, pour éviter les embouteillages. J’en ai équipé trois autres pour qu’ils puissent faire du télétravail à domicile. »

Pas dans l’air du temps.

Si les représentants du monde de l’entreprise affirment vouloir souhaiter une baisse de la consommation des voitures, et le recours aussi fréquent que possible au report modal vers le fer ou la voie maritime, ils ne croient pas à un renversement des tendances observées depuis plusieurs décennies en termes de transport. À leurs yeux, l’augmentation de l’engorgement de la rocade est quasiment inéluctable. « Quand l’autoroute A 89 a été ouverte, dit Yves Ratel, elle déversait en moyenne quotidiennement 7 800 véhicules sur la rocade. Aujourd’hui, le chiffre est déjà passé à 10 000. »

De son côté, Loïc Geslin, président régional de l’UNAPL, n’y est pas allé avec le dos de la cuiller dans sa charge contre certains arguments hostiles à la route et à l’avion. « Il est facile Lire la suite

Les amis de la Conf : Jounées d’été du 13 au 16 août dans le Lot « Produire responsable, consommer responsable »

Les Amis de le Confédération Paysanne, Communiqué, le 6 juillet 2009

Du 13 au 16 août 2009, les Amis de la Confédération Paysanne se  retrouvent à Livernon dans le Lot pour leurs journées d’été autour du thème « Produire responsable, consommer responsable ».

Cette rencontre aura lieu à « La terre », ferme sauvée par  l’association « Vivre sur les Causses » et Terre de liens. Trois jours de projections, débats, échanges, visites de fermes et  ateliers. Seront abordées entre autres, les problématiques de l’accès au  foncier, du recours aux pesticides, de la relocalisation des productions et de l’approvisionnement des zones urbaines.

Les Amis de la Confédération Paysanne, une association de non  agriculteurs qui partage les valeurs portées par la Confédération paysanne et  s’associe à ses combats. Des paysans et des responsables de la Confédération Paysanne  participeront aux travaux.

Pour tout renseignements Lire la suite

Les enjeux de Copenhague 2009 : Conjuguer l’urgence climatique et la justice sociale

france.attac.org, Amis de la Terre, Attac France, le 6 luillet 2009

Les enjeux de Copenhague 2009 : Conjuguer l’urgence climatique et la justice sociale

Dossier réalisé par Attac en collaboration avec Les Amis de la Terre à partir d’extraits de la brochure d’Attac : « Pour une justice climatique, libérons le climat de la finance » (à paraître en juillet 2009) et de la brochure des Amis de la Terre : « Climat, le point de non-retour », Le Courrier de la Baleine, n° 158.

1- Crise climatique, crise globale

Le développement d’une crise écologique globale, affectant l’avenir des habitants de la planète, est devenu une évidence. Son ampleur a été démontrée par les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui a précisé la réalité du réchauffement climatique global et en a identifié la cause principale : l’augmentation de la teneur de l’atmosphère en gaz à effet de serre, en premier lieu le dioxyde de carbone (CO2) issu principalement de l’utilisation des combustibles fossiles, qui explose depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais la dégradation de l’environnement se manifeste également par la déforestation, la désertification, l’épuisement et la pollution des sols, de l’air et de l’eau, et les atteintes sans précédent au fonctionnement des écosystèmes et à la biodiversité. Les milieux naturels qui ont permis à l’humanité de se développer pendant des millénaires posent désormais des problèmes colossaux : sécheresses, famines, maladies, migrations de populations, guerres pour les ressources, à une échelle que l’humanité n’a jamais eu à affronter à ce jour, et qui peuvent remettre en cause, à terme, sa pérennité.

La crise climatique révèle la profondeur de la crise écologique globale et l’accélère. Elle apparaît aujourd’hui comme la condensation des limites et contradictions d’un modèle d’organisation des sociétés écologiquement non viable et socialement injuste et destructeur. La mondialisation et l’extension du capitalisme à l’échelle planétaire ont considérablement accéléré un processus à l’œuvre depuis près de deux siècles. Les menaces induites remettent en cause la possibilité de vivre dans des sociétés construites sur des valeurs de liberté, de solidarité, de justice sociale et de démocratie.

Face à de tels enjeux, nous aimerions avoir le temps. Mais le changement climatique ne donne plus aucun répit, car le GIEC indique très clairement que, si l’on ne veut pas dépasser la limite que l’Union européenne a fixée pour 2100 (augmentation maximale de la température terrestre de 2°C par rapport à la période pré-industrielle), le monde devra d’ici 2050 réduire ses émissions de 90 % [1]. Il faudra pour cela « que la courbe de nos émissions commence à décroître en 2015, explique Jean-Paul Céron, membre du groupe de travail II du GIEC. Puis il faudra baisser de 6 % par an. Les progrès technologiques ne pourront pas suffire à atteindre cet objectif. Il va falloir un changement des modes de vie. Si on ne fait rien, on va inévitablement en payer les conséquences ». Elles seraient lourdes. Le GIEC avertit les États qu’« un changement climatique non atténué conduirait vraisemblablement, à long terme, à dépasser les capacités d’adaptation des systèmes naturels, gérés et humains. » et que « les dernières observations confirment que le pire des scénarios est en train de se réaliser ».

Lutter réellement contre le réchauffement climatique oblige donc à des remises en cause radicales et, de plus, rapides, comme le soulignait le rapport du PNUD 2007-2008, affirmant qu’« un des enseignements les plus clairs du changement climatique est que le modèle économique des pays riches (poussant à la croissance et à la consommation) (…), est écologiquement insoutenable ». Mais, bien que certaines ONG écologistes aient porté cette exigence lors de sa négociation, le protocole de Kyoto, visant à réduire modestement les émissions de gaz à effet de serre, n’est entré en vigueur qu’en 2005. Et, après de nombreuses péripéties – e Lire la suite

Du Conseil régional d’Aquitaine qui passe au vert à l’attaque de Tchernoblaye

sudouest.com, Bruno Béziat, le 7 Juillet 2009

Le Conseil régional passe clairement au vert

AQUITAINE. La prochaine séance plénière sera très développement durable

Promis, juré. Alain Rousset, le président du Conseil régional d’Aquitaine, l’affirme. Cet ordre du jour de l’assemblée régionale de jeudi et vendredi n’a rien à voir avec le résultat des dernières élections européennes. Toujours est-il que la prochaine séance plénière de la Région va clairement passer au vert, avec plusieurs dossiers à forte connotation écologiste.

Le premier d’entre eux est la publication d’un rapport de « développement durable », dont la Région Aquitaine est la première à se doter. En résumé, l’institution va s’appuyer sur des critères européens pour calculer sa capacité à tenir compte des enjeux environnementaux et sociaux. Une première évaluation de ses performances montre que 44 % du budget régional contribue au développement durable, dont 3 % pour l’environnement et la santé publique, 19 % les transports durables, 17 % les solidarités et 5 % l’emploi et l’économie.

Attaque de Tchernoblaye

Une démarche qui n’aurait probablement pas convaincu Tchernoblaye de la volonté écologiste de la Région et de son président Alain Rousset. Cette association, qui s’oppose avec véhémence à l’énergie nucléaire, l’a accusé hier d’attribuer une subvention de 155 000 euros à l’entreprise SEIV. Cette société travaille sur un programme d’éléments pour réacteurs nucléaires et civils.

Alain Rousset a profité de la présentation de cette séance plénière pour répondre : « On peut légitimement s’interroger sur l’énergie nucléaire et la question des déchets. Mais cela n’a rien à voir avec l’attribution d’une subvention à une entreprise selon certains critères. »

Au-delà de cette polémique, les élus du Conseil régional pourront toujours trouver un autre point d’appui à leur volonté de contribuer au développement durable. Il s’agit de l’approbation du schéma des infrastructures des transports et de l’intermodalité (Srit), au patronyme franchement barbare. C’est pourtant de modernité qu’il s’agit, avec la ligne grande vitesse d’abord (600 millions du Conseil régional) pour les TGV. Mais pas seulement puisque cette LGV est critiquée par des écologistes qui déplorent les milliards dépensés au nom d’une idéologie de la vitesse.

« Tout ferroviaire »

La Région va, au contraire, mettre l’accent, lors de cette session, sur le développement des trains régionaux de proximité (TER) dont elle a la charge. La nouvelle convention passée avec la SNCF correspond à Lire la suite

11 juillet : manifestation contre l’extension du port de plaisance du Betey

Surfrider Foundation Europe, Communiqué, le 7 juillet 2009

L’antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe, association de protection du patrimoine littoral européen, se mobilise Samedi 11 juillet 2009 avec l’association « Le Betey, plage boisée à préserver » pour une manifestation contre l’extension du port de plaisance du Betey.

D’autres alternatives sont possibles !

NON A L’EXTENSION DU PORT DE PLAISANCE DU BETEY !

L’antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe a déjà organisé une action symbolique  en procédant à l’enterrement de la plage du Betey en septembre 2008. Cette action, relayée au JT régional et dans l’émission Thalassa de France 3, doit être poursuivie pour montrer que notre mobilisation est toujours intacte.

L’association « Le Betey, plage boisée à préserver » fortement impliquée dans la lutte contre la disparition de cette plage boisée du fond du Bassin d’Arcachon témoigne aussi de la volonté des citoyens de conserver un site naturel exceptionnel.

Si vous aussi vous souhaitez que cette plage reste un site naturel et un lieu récréatif, Lire la suite

Crédit Agricole : La croissance verte, qu’est-ce c’est ?

Crédit agricole, Eclairages N° 34, juillet 2009

–          Les TIC

–          Une agriculture verte !

–          Les pneumatiques roulent pour la croissance verte

–          L’énergie et les transports routiers

–          Transports aériens : un secteur par essence soucieux de son environnement

–          Démanteler les navires : un avenir rose et vert

–          Le défi de la chimie verte

Pour télécharger Lire la suite

Contribution de TACA à la conférence des experts de Michel Rocard du 2-3 juillet 2009

TACA, Communiqué, le 5 juillet 2009

CONTRIBUTION DE TACA à la conférence des experts de Michel Rocard du 2-3 juillet 2009

L’association TACA (TAxe CArbone) a pour objectif de mobiliser les citoyens contre le changement climatique et de promouvoir la mise en place d’un signal-prix.
Points qui nous paraissent importants pour que la CCE soit à la fois efficace et bien acceptée :

1. Envoyer un signal-prix fort, mais progressif.

Son niveau doit être basé sur le pouvoir d’incitation/dissuasion plutôt que sur une valeur de marché ou une valeur « tutélaire » arbitraire.

Remarque 1 : la TIPP actuelle sur le supercarburant est de 251 euros la tonne de CO2 (valeur de départ prévue de la CCE : 32 euros…). Comme le rappelle Michel Rocard, ce niveau de taxe a permis d’avoir en Europe des voitures beaucoup plus sobres qu’aux USA.

Remarque 2 : 32 €/tonne CO2, ce n’est que 20 $/baril. Les français ont supporté avec un certain fatalisme en 2007-2008 une envolée des cours du pétrole de l’ordre de 80 $/baril.

2. Redistribuer une part importante de la CCE aux ménages, sur une base égalitaire, au moins au démarrage.

Sans signal fort, pas de réduction notable des GES.

Pour qu’un signal prix fort soit accepté et ne pénalise pas le pouvoir d’achat des personnes aux faibles revenus, nous pensons qu’il faut redistribuer aux ménages une part importante des recettes de la CCE, au minimum la somme à laquelle ils auront contribué, voire plus.

La part redistribuée doit être importante au début, pour laisser le temps aux ménages de s’adapter à la nouvelle donne, pour ensuite diminuer en valeur relative.

Nous attirons l’attention sur le fait qu’une redistribution d’une partie de la CCE aux entreprises, comme cela est prévu dans le projet de la FNH, va atténuer ou neutraliser le signal prix sur un certain nombre de  produits et services. Ne vaut-il pas mieux laisser les entreprises ajuster leurs  prix et les ménages arbitrer entre une orientation différente de leurs achats et le paiement de la CCE au travers du prix payé ?

3. Créer un fonds spécial permettant d’aider les pays en développement, de financer de la R&D, etc.

Ce fonds pourrait être financé en réintégrant l’allocation universelle dans les revenus imposables, ce qui présenterait également l’avantage Lire la suite

Un rythme d’extinction du vivant, de 100 à 1000 fois plus rapide qu’aux cours des temps géologiques anciens

liberation.fr, Eliane Patriarca, le 3 juillet 2009

Espèces in extremis

Un rapport alerte sur le rythme d’extinction du vivant, de 100 à 1000 fois plus rapide qu’aux cours des temps géologiques anciens

A la lecture du rapport de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), publié hier, qui dresse l’état des lieux de la biodiversité mondiale, ce sont les mots de René Char qui reviennent en tête :«La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil.» «Wildlife in a Changing World» («Les espèces sauvages dans un monde en mutation»), ce sont 180 pages plutôt déprimantes mais indispensables, pour savoir, comprendre et agir.

L’UICN, qui compte plus de 1 000 membres, gouvernements et ONG, y montre que l’objectif que s’était fixé en 2002 la communauté internationale («stopper l’érosion de la biodiversité en 2010»), ne sera pas atteint. «Lorsque les Etats prennent des mesures pour réduire la perte de biodiversité, il y a quelques avancées, mais nous sommes loin de pouvoir inverser la tendance», déplore Jean-Christophe Vié, directeur adjoint du Programme de l’UICN pour les espèces et rédacteur principal de la publication. Surtout, le rapport souligne que le déclin continue à une vitesse fulgurante : les espèces animales et végétales s’éteignent à un rythme 100 à 1 000 fois plus rapide qu’au cours des temps géologiques anciens. Un rythme qui ressemble à celui des cinq grandes crises d’extinctions dont celle qui a vu disparaître les dinosaures il y a 60 000 ans.

Aucune espèce indemne

L’étude analyse les données de quelque 45 000 espèces recensées dans la Liste rouge, un inventaire qui au fil des années est devenue la référence mondiale sur l’état de conservation du vivant. L’UICN répertorie 869 espèces éteintes et 16 928 menacées d’extinction. C’est un nombre très sous-estimé puisque «l’analyse ne porte que sur la Liste rouge, rappelle Florian Kirchner, chargé de programmes Espèces pour le comité français de l’UICN, soit 2,7 % des 1,8 million d’espèces décrites dans le monde, mais il représente un instantané utile de ce qui arrive à l’ensemble du vivant.»

Toutes les espèces sont touchées mais certaines plus que d’autres : près d’un tiers des amphibiens, plus d’un oiseau sur huit et près d’un quart des mammifères risquent de disparaître. Pour certaines catégories de végétaux, comme les conifères et les cycadacées, un groupe de plantes qui existe depuis très longtemps, la situation est encore pire, avec respectivement 28 % et 52 % d’espèces menacées.

Dans les océans, dont les fonds sont encore très méconnus, la surpêche, les espèces envahissantes, l’urbanisation du littoral et la pollution sont les principales calamités. Un tiers des espèces de requins et de raies de haute mer (dont le grand requin blanc et le requin-marteau) sont menacés : ils sont pêchés essentiellement pour la viande mais aussi pour leurs ailerons, en particulier en Asie, où ils sont servis en soupe. De plus, six des sept espèces de tortues marines risquent d’être anéanties.

Autres victimes Lire la suite

Comité 21 : Tirer les leçons de la crise

actu-environnement.com, S Fabregat, le 29 juin 2009

Tirer les leçons de la crise

Le Comité 21 a présenté un rapport sur la crise, ses enjeux, contradictions et opportunités :

Une occasion de transformer en profondeur l’économie et les questions de gouvernance. Pour autant le green business constitue-il La solution ? Pas si sûr !

Le Comité 21, comité français pour l’environnement et le développement durable, créé au lendemain du sommet de Rio, a présenté un rapport rédigé par son comité de prospective sur les crises financière, économique, écologique et sociale. Pour sa présidente, Bettina Laville, le temps de crise est un catalyseur qui révèle que derrière ces différentes crises, il y a une crise de civilisation. Si l’ensemble de ces crises n’ont pas forcément la même origine pour les observateurs, le Comité 21 juge néanmoins qu’elles sont la conséquence d’un système qui n’évalue pas les risques que son fonctionnement génère, qui ne tient pas compte du fait qu’il peut aboutir à une destruction supérieure au bénéfice immédiat qu’il procure. L’ubris, c’est-à-dire la démesure, est à l’origine du contexte actuel. Nous ne sommes pas les premiers à le dire mais ce discours reste encore original aujourd’hui. Pourtant, il y a un problème d’immoralité dans notre système, dont il faut complètement refonder les bases, analyse Bettina Laville. Aujourd’hui pourtant, la première réponse apportée à la crise ne suggère pas une transformation du système mais une adaptation :

L’économie de marché n’est pas remise en cause. Pour le comité 21, ce n’est pas le capitalisme qu’il faut refonder mais le fonctionnement entier de nos sociétés. Stimuler et sauvegarder l’économie, comme on l’entend actuellement, revient trop souvent à repousser l’échéance du changement requis, pour être contraint finalement à laisser se produire sans contrôle le nécessaire processus de destruction créatrice.

Une autre voie propose l’abandon des règles économiques actuelles et des comportements des agents économiques pour une société de la décroissance, de la sobriété. Pour le Comité 21, cette proposition est davantage une aspiration éthique qu’une proposition économique et n’est pas assortie d’un appareil théorique et instrumental à l’échelle internationale. S’il faut refonder une doctrine économique qui assoie la richesse sur les valeurs des réseaux tant immatériels que solidaires, l’environnement peut-il être le nouveau moteur de croissance et de compétitivité ?

Le mythe de la croissance verte

Si la lutte contre le changement climatique constitue un véritable vivier d’emplois (le green business est un marché mondial déjà supérieur à 1.000 milliards d’euros soit l’équivalent de l’industrie aéronautique ou pharmaceutique), le Comité 21 reste prudent quant à l’idée qu’une croissance verte constitue la solution à la crise. Une telle présentation est positive en ce qu’elle montre que le monde économique a enfin compris les effets dévastateurs de la croissance carbonée et la nécessité de changer la structure des investissements. Mais elle peut aussi, lorsqu’elle ne s’accompagne pas de vraies transformations, illustrer la confiance abusive à perdurer au moyen de simples adaptations techniques qui semble ainsi aller dans le sens des propos récents tenus par Nicolas Hulot. L’écologiste a rappelé Lire la suite

ONG vs Borloo : à chacun son traité idéal sur le climat

planette-terra.fr, juin 2009, Louise Allavoine

ONG vs Borloo : à chacun son traité idéal sur le climat

A chacun son traité idéal de Copenhague. Après celui présenté par les experts climatiques de plusieurs ONG début juin, Paris dégaine le sien. Comparaison.

A ma droite, un pavé de 160 pages rédigé par les experts climatiques de plusieurs ONG dont le WWF et Greenpeace. A ma gauche, un mémorandum de 13 pages, proposé par la France au Conseil des ministres de l’environnement qui se tenait à Luxembourg le 25 juin dernier. Pas de conclusion hâtive, longueur ne rime pas systématiquement avec qualité. Jugeons plutôt du contenu. Les deux textes partagent un même objectif : éviter une hausse des températures supérieure à deux degrés, limite au delà de laquelle les conséquences du réchauffement seraient fortement accentuées estiment les scientifiques. Mais question moyens, on diverge.

Le texte des ONG appelle à des objectifs contraignants de réduction des émissions des pays développés d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990. Paris propose une fourchette de 25 à 40%, avec une cible souhaitable de 30%. Vaillamment, la France réaffirme la nécessité que « le Canada et les États-Unis acceptent des engagements par rapport à 1990 aussi élevés que ceux de l’UE ». Pour mémoire, le Congrès américain a voté, vendredi 26 juin, le plan climat de Barack Obama qui leur donne pour objectif de réduire leurs émissions de 17% en 2020 par rapport à 2005. Et pour les ONG, c’est là que le bât blesse. « En s’abritant derrière l’injonction faite aux États-Unis et au Canada de renforcer leurs objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, la France opère un recul net sur la question forestière » a dégainé Greenpeace dans un communiqué publié en réaction au mémorandum de la France.

Paris appelle, en effet, à un recours rapide aux marchés du carbone pour financer la lutte contre la déforestation plutôt qu’un système visant à réduire de moitié au moins la déforestation tropicale d’ici à 2020. Et cela « contredit clairement la position exprimée par l’Union européenne sur la scène internationale et les conclusions du Conseil Environnement de décembre 2008 négociées par Jean-Louis Borloo à la fin de la présidence française du Conseil européen » regrette l’ONG. Deuxième point d’achoppement : Paris reste vague sur le sujet sensible de la solidarité financière entre pays riche et pays en développement et ne propose aucun mécanisme de financement. Or cette question « forme le nœud de la négociation » souligne Greenpeace. Rien non plus sur Lire la suite

VIENT DE PARAITRE : La nature et la norme. La philosophie politique contemporaine face aux questions écologiques

nonfiction.fr, Hicham-Stéphane Afeissa, le 4 juillet 2009

L’écologie est-elle soluble dans la démocratie ?

La nature et la norme. La philosophie politique contemporaine face aux questions écologiques

Nicolas de Longeaux, Éditeur : L’Harmattan

Résumé : Un livre de philosophie politique exceptionnellement riche, dont les conclusions ne semblent toutefois pas réellement démonstratives.  

Hans Jonas a longtemps été conspué pour avoir osé douter de la capacité de la démocratie, dans son fonctionnement actuel, à prendre en charge les enjeux écologiques. Selon lui, le changement radical de mode de vie et de consommation, ainsi que le contrôle drastique de l’innovation scientifique, ne pouvaient être réalisés que s’ils étaient imposés d’en haut par « une tyrannie bienveillante, bien informée et animée par la juste compréhension des choses »  . « Seule une élite », poursuivait-il, « peut éthiquement et intellectuellement assumer la responsabilité pour l’avenir », en sorte que, à tout prendre, le centralisme socialiste lui semblait encore préférable au complexe « capitaliste-démocratique-libéral »  .

Le risque d’établir par là une sorte d’expertocratie a été largement dénoncé, mais l’on s’est sans doute mépris sur le statut exact de cette proposition par laquelle Hans Jonas ne visait assurément pas à exprimer un idéal politique personnel, mais bien plutôt à avancer un diagnostic sur le fonctionnement des démocraties libérales et sur leur incapacité structurelle à répondre efficacement aux problèmes environnementaux. Dans quelle mesure le système politique moderne est-il capable de comprendre et de traiter les questions écologiques qui se posent à la société ? Tel était le sens de l’interrogation de Hans Jonas.

C’est cette interrogation essentielle que reprend à son compte Nicolas de Longeaux dans ce livre de philosophie politique important et, à de nombreux égards, tout à fait exceptionnel, sans restreindre son champ de réflexion à la seule philosophie environnementale de Jonas, mais en s’efforçant au contraire de prendre en considération presque toutes les philosophies politiques contemporaines susceptibles d’apporter un éclairage sur les questions écologiques, du saint-simonisme à John Rawls, en passant par Karl Marx, Max Weber, Hannah Arendt, André Gorz, Ivan Illich, Jean-Pierre Dupuy, quelques penseurs clés de l’éthique environnementale, Michael Walzer, Felix Guattari, Cornélius Castoriadis, Etienne Tassin et surtout Jürgen Habermas, qui joue dans cette étude un rôle absolument central.      

Objectifs de l’enquête et thèses principales

L’entreprise de Nicolas de Longeaux poursuit deux objectifs principaux. Elle se présente tout d’abord comme une enquête portant sur les conditions théoriques générales de fonctionnement des institutions politiques actuelles, et sur les contraintes principielles qui déterminent les marges d’action des démocraties modernes confrontées aux phénomènes de crise environnementale. 

La thèse qu’il défend à ce niveau est que le système politique contemporain est inadapté à la résolution des questions écologiques, et qu’il est condamné à les aborder avec des ressources et des structures qui ont été mises en place pour répondre à des problèmes politiques totalement différents.

L’enquête se poursuit alors en direction de la réflexion politique contemporaine, en cherchant successivement dans la pensée écologiste (en entendant par là les élaborations théoriques des penseurs de l’écologie sociale, de l’éthique environnementale, de la deep ecology et de Hans Jonas lui-même), puis dans la philosophie politique actuelle Lire la suite

Le CADE lance une PÉTITION contre la LGV

Collectif d’associations du pays Basque et du sud des landes (CADE), Communiqué, le 5 juillet 2009

PÉTITION contre la LGV

Une pétition contre la construction d’une LGV (ligne nouvelle TGV) a été lancée par le CADE (collectif d’associations du Pays Basque et du sud des Landes) sur le site suivant : www.voiesnouvellestgv.webou.net

Nous vous demandons de la signer et faire signer le plus largement possible

Coordination des Associations Vigilance LGV, Plate-forme élus / associations du Comité de Vigilance LGV : OUI AU DÉVELOPPEMENT FERROVIAIRE, MAIS PAS N’IMPORTE COMMENT !

Il faut un vrai projet ferroviaire, garantissant le développement du fret et des transports de proximité. La grande vitesse n’est plus le paramètre de décision fondamental.

Le projet ne doit pas créer de nouveau couloir. Priorité doit être donnée à l’amélioration immédiate et progressive des lignes existantes, en fonction de l’évolution des trafics.

La solution retenue doit répondre à une véritable préoccupation d’aménagement du territoire :

– en conciliant Lire la suite

Le N° 34 de LaRevueDurable consacré aux matériaux de construction durables sortira mi-juillet.

larevuedurable.com, communiqué, le 2 juillet 2009

Le numéro 34 de LaRevueDurable consacré aux matériaux de construction durables sortira mi-juillet.
Bois, pierre naturelle, paille, chanvre, ouate de cellulose et métisse : parmi d’autres, ces écomatériaux constituent une piste hautement prometteuse pour changer la face du monde de la construction. Ils signifient moins d’énergie – dite grise – et plus d’emplois, moins d’émissions de gaz à effet de serre et des métiers plus sains, moins d’édifices standardisés et une profession plus riche, créative, souvent héritière de savoir-faire régionaux. Les écomatériaux contribuent à réconcilier l’espace bâti avec la biosphère, l’espèce humaine avec son milieu de vie.

Le trente-quatrième dossier de LaRevueDurable porte notamment sur les isolants thermiques d’origine végétale à faible énergie grise. Il est possible de les utiliser dans des édifices de plusieurs étages, y compris dans des bâtiments publics, comme par exemple des écoles. Ces isolants verts prennent une part de plus en plus importantes dans la formation des professionnels du bâtiment et les assurances acceptent désormais des les prendre en charge. Les différents corps de métiers doivent appendre à se coordonner différemment. L’ensemble de la filière est en train de se structurer pour offrir des prestations à un meilleur prix et pour une qualité de service supérieure. Les écomatériaux concourent ainsi à promouvoir un environnement construit plus écologique, durable et solidaire.
Vous voulez recevoir ce numéro et n’êtes pas abonné-e ? Lire la suite

Réunion publique de Cadaujac : La LGV, ennemi public

sudouest.com, NC, le 3 Juillet 2009

CADAUJAC, RÉUNION PUBLIQUE. Pour cette première assemblée, la Coordination vigilance LGV et les élus ont affirmé leur opposition au projet, devant un nombreux public

La LGV, ennemi public

 «On paie la balle qui va nous tuer ! » Ce cri d’un participant résumait à sa façon quelque peu lapidaire les débats de la première réunion publique sur la LGV (ligne à grande vitesse) organisée mercredi soir par la municipalité de Cadaujac et la Coordination des associations Vigilance LGV.

À l’ordre du jour : le tracé dans la commune et le canton de la future voie ferroviaire à grande vitesse dite « LGV sud Europe Atlantique », ou « GPSO » pour sa composante Bordeaux-Toulouse-Espagne.

C’est une première à Cadaujac, mais une septième édition depuis février pour la coordination qui sillonne le Sud Gironde. Et les participants constatent que le discours des « vigilants » est bien rodé. État d’avancement du dossier, dénonciation de l’ajout du volet « fret ferroviaire » après un débat public sur le transport des voyageurs, impact environnemental, « cacophonie politique » des « décideurs » : tout y passe méthodiquement.

Procédures

Y compris un exposé financier très technique et applaudi d’un « expert » de l’Association de défense du pays brédois. Lionel Bretonnet annonce des procédures contre l’État pour l’été prochain. Confrontant les prévisions financières et de trafic sur l’ensemble des projets TGV, avec la réalité, il observe : « La LGV qu’on nous annonce à 15 milliards d’euros coûtera en réalité 40 milliards », pronostique-t-il.

Il y a là de quoi donner l’espoir de « faire capoter le projet qui prend l’eau de toute part » selon Denise Cassou, porte-parole de la Coordination. Laquelle invite à faire de la LGV « l’enjeu de la prochaine élection régionale » et à « demander à tous les élus de refuser de financer ce projet ».

Point zéro

Francis Gazeau, le maire, rejoint sans ambages le camp des associations, où figure aussi son opposant PS Jean-Claude Grenier, via l’association Trait d’union, membre du collectif. Les deux hommes échangent les micros sans la moindre polémique.

Le maire, qui siège dans une commission consultative de RFF, précise à propos de cette concertation Lire la suite

Urgence climatique : les associations mettent en place le Collectif Gironde-Copenhague 09

Collectif Gironde-Copenhague 09, Communiqué de presse, la 26 juin 2009

Urgence climatique : les associations mettent en place le Collectif Gironde-Copenhague 09

Au mois de décembre se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Les dirigeants de la planète devront surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial et donner une suite au protocole de Kyoto à la hauteur des enjeux considérables que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir.

Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir de l’humanité. C’est le constat sans appel des 2.500 climatologues du GIEC. Cela implique une rupture avec le modèle de développement hérité d’un passé révolu. Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social.

L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés.

Notre avenir commun dépendra des choix politiques qui seront faits.

Associations de protection de l’environnement, des droits humains, de l’action humanitaire, d’éducation populaire, culturelle… conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour exprimer publiquement notre préoccupation et appeler le Gouvernement Français à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague.

D’ores et déjà, nous invitons les citoyens girondins à signer sur le site www.copenhague-2009.com l’appel  » L’ultimatum climatique » adressé à Monsieur Nicolas Sarkozy en qualité de Président de la République Française. A compter de septembre nous organiserons régulièrement en Gironde des actions de mobilisation autour de cet enjeu.

Premières associations à rejoindre le Collectif : Lire la suite

Parlement européen : Et si les Écolos faisaient la PAC ?

le-mag.fr, Benjamin Masson, le 26 juin 2009, paru dans Le M.A.G. Cultures N°62

Parlement européen : Et si les Écolos faisaient la Pac ?

Les Verts ont créé la surprise aux européennes. En Europe, la poussée est moins marquée, elle est pourtant bien là. Pour les agriculteurs, l’enjeu tient en une date : 2013. Que préparent-ils ?

Avec 52 sièges sur plus de 700 parlementaires, les écologistes n’ont pas encore pris le pouvoir à Strasbourg. Le pouvoir non, mais le siège de l’arbitre, très certainement. Car entre socialistes, centristes et droite, le nouvel équilibre est fragile et la majorité penchera selon le bon vouloir des Verts européens et de leur chef de file : Daniel Cohn-Bendit. Ce dernier l’a évidemment compris et s’est empressé de dévoiler sa stratégie pour le groupe écologiste : nouer des alliances au coup par coup avec les autres partis de manière à démultiplier le poids de sa formation au Parlement, et sans doute de monnayer son soutien contre quelques notes vertes au sein des causes auxquelles il accepte de se rallier. Premier test : l’éjection de José-Manuel Barroso, président sortant de la Commission européenne. Que Cohn-Bendit y parvienne ou non, l’une des étapes suivantes sera forcément la préparation de la Pac 2013 pour laquelle le traité de Lisbonne lui ouvrirait un boulevard s’il était ratifié ; et il ne s’en cache pas (lire notre interview exclusive P6).

Vert et rose

Car grâce au traité de Lisbonne, le Parlement peut désormais faire jeu égal avec le Conseil des ministres européens et modifier tout ou partie des textes qui lui sont soumis en matière agricole. En d’autre termes, la politique agricole commune ne sera plus seulement le fruit d’un marchandage entre Etats aux intérêts divergents, ce sera aussi une affaire de partis politiques. Et cela change tout, surtout avec un parti écologiste pour mener la fronde et capable de supplanter la majorité européenne par le jeu des alliances. Faut-il pour autant crier au loup, mettre ses terres en jachère et partir s’exiler en Ukraine ? Plongeant dans le programme d’Europe Ecologie, une lecture en diagonale peut effectivement inquiéter : « Il est vital pour la population et les écosystèmes de tourner la page du productivisme agricole et d’écrire celle de la soutenabilité et de la diversité », proclame le mouvement. Oui mais « mon pote », cela dépendra d’abord du rapport de force entre les « décroissants » et les « développement durable ». Chez les écologistes comme chez leurs alliés. Et Dany le Vert lui même semble pencher pour le second camp, mettant en avant le maintien d’une agriculture permettant aux agriculteurs de vivre de leur travail.

Dans la lignée de l’UMP

D’autant que le jeu des alliances poussera forcément au réalisme : la charge contre l’agriculture industrielle, et donc son aval, est claire. Mais difficile d’imaginer les députés PSE, généralement très ancrés localement, se ranger derrière un projet qui aboutirait à la perte de centaines d’emplois dans les coops ou les abattoirs de leurs circonscriptions. Les verts risquent donc de mettre de l’eau dans leur vin bio lors de la conclusion de leur alliance. Lire la suite

Lyon, 27 et 28 novembre : Journées doctorales sur la participation du public et la démocratie participative

calenda.revues.org, Delphine Cavallo, le 3 juillet 2009

Premières journées doctorales sur la participation du public et la démocratie participative

Appel à contribution, date limite : Vendredi 18 septembre 2009  |  Lyon (69)

Résumé

Le Groupement d’intérêt scientifique « Participation du public, décision, démocratie participative » sera officiellement constitué en septembre 2009, et démarre son activité en organisant les Premières journées doctorales sur la participation du public et la démocratie participative, à Lyon, les vendredi 27 et samedi 28 novembre 2009, à l’École normale supérieure Lettres et sciences humaines (lieu en cours de confirmation).

Annonce

Lyon, les vendredi 27 et samedi 28 novembre 2009, à l’ENS-LSH

Les premières journées doctorales du Groupement d’intérêt scientifique « Participation du public, décision, démocratie participative » ont pour objet de permettre à l’ensemble des doctorants travaillant sur les thématiques de la démocratie participative et de la participation du public aux processus décisionnels de se rencontrer, d’exposer leurs travaux, de confronter leurs hypothèses, leurs méthodes et leurs résultats avec les travaux des chercheurs de ce domaine émergent.

Ces journées doctorales sont la première manifestation publique du GIS. Celui-ci a pour objet de développer la recherche sur la participation du public aux processus décisionnels et la démocratie participative. Le GIS s’intéresse à la contribution des citoyens, au-delà du fonctionnement habituel de la vie politique institutionnelle, aux choix engageant la vie en société, à leur discussion dans de multiples espaces civiques et à leur réalisation par la mise en œuvre des politiques publiques. Le GIS ne se donne pas une définition de la démocratie participative ou de la participation du public aux processus décisionnels qui délimiterait étroitement ses travaux. Au contraire, l’activité du GIS vise la confrontation de travaux puisant aux diverses conceptions de la démocratie, conduits dans une distance critique ou une proximité vis-à-vis de la démocratie participative, relevant des différents courants de recherche qui traversent les disciplines des sciences humaines et sociales.

Ces premières journées doctorales prennent place dans un programme qui ambitionne d’appréhender la multiplicité des expériences qui voient le jour dans le monde, de rendre compte de leur émergence dans des contextes politiques variés, et de leur adaptation à des situations de décision différenciées, d’analyser leurs fondements normatifs et juridiques, leur déroulement et leurs résultats, d’étudier leurs multiples effets, d’éclairer les enjeux de leur institutionnalisation en norme de gouvernement. Ces expériences peuvent porter sur des objets très divers — développement durable, réchauffement climatique, égalité sociale, redistribution et solidarité, rapports science-société, libertés et élargissement des droits, territorialisation et métropolisation, mondialisation, etc. Les travaux pris en considération s’étendent ainsi à Lire la suite

Conservatoire botanique : Recensement des herbiers d’Aquitaine et de Poitou-Charentes

Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique, Communiqué, le 2 juillet 2009

Dans le cadre de son programme de connaissance de la flore sauvage d’Aquitaine et de Poitou-Charentes, le Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique lance une enquête de recensement des herbiers sur ces deux régions.
Vous trouverez ci-joint un courrier de lancement.
Cette enquête est disponible à l’adresse suivante : http://www.cbnsa.fr/herbiers
N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.
Nous remercions par avance toute personne qui portera à notre connaissance l’existence d’herbiers sur l’Aquitaine et Poitou-Charentes. Lire la suite

L’Europe accélère le développement en Aquitaine

sudouest.com, Publi-info, le 30 Juin 2009

L’Europe accélère le développement en Aquitaine

Relayée par des acteurs locaux, la politique régionale de l’Union a une traduction concrète en termes de projets. Le point sur une stratégie qui fait la part belle à l’innovation et au développement durable

Lire aussi

 » Priorité à l’énergie et à l’environnement

 » Un tremplin pour la reconversion

 » Alain Rousset, Président du conseil régional d’Aquitaine

 » Dominique Schmitt, Préfet de la région Aquitaine

 » Coup de pouce aux projets ruraux innovants

 » Vous avez un projet?

Souvent jugée complexe et éloignée des préoccupations des citoyens, l’Europe fait peut-être l’objet d’un procès abusif si on l’observe dans le détail de ses actions locales. Eloignée des citoyens, rien de moins sûr dès lors qu’il s’agit de sa politique d’intervention dans les régions.

Sans être d’une simplicité ébouriffante, cette politique régionale peut néanmoins se résumer en quelques lignes : elle vise à assurer un développement solidaire, équilibré et cohérent de l’ensemble du territoire européen. A cette fin, des programmes encadrent la mise en place d’une stratégie concernant toutes les régions. Ils sont définis pour une période de sept ans afin de permettre une action dans la durée. Le dernier programme (2000-2006) s’était fixé pour objectif d’apporter un soutien financier aux territoires les plus fragiles. A sa suite, l’actuel programme, qui court jusqu’en 2013, entend appuyer les stratégies régionales fondées sur l’innovation et le développement durable, en vue notamment de favoriser la compétitivité et l’emploi. Pas de distinction territoriale donc, mais une volonté de valoriser les projets les plus performants où qu’ils se trouvent, à la condition qu’ils relèvent de l’innovation et du développement durable et soient ainsi en accord avec la stratégie européenne de Lisbonne pour la croissance et l’emploi.

Contribuer à la création de 9 000 emplois

Voilà pour les principes. Mais quelle est leur traduction concrète en Aquitaine ? Lire la suite

Bègles : TACA et Trans’Cub critiquent Terres-Sud

sudouest.com, Gilles Guitton, le 30 Juin 2009

Taca et Trans’Cub critiquent Terres-Sud

BÈGLES, URBANISATION. Trop grand, pas assez maraîcher : les associations réclament une concertation à Noël Mamère pour revoir le projet

Il faut se méfier du Trans’Cub qui dort. Surtout quand ses représentants à Bègles, Pierre Mora et Jean Sireyjol, président de l’association Taca (taxe carbone), se sentent en position de réclamer de « Noël » un peu plus d’écologie dans ses projets. C’est le cas à propos de Terres-Sud et de la zone humide de Mussonville qui jouxte ce programme d’urbanisation. « On s’est réunis pour en discuter. On a des choses à dire », indique Pierre Mora.

Elles tiennent en deux mots : maraîchage et densification. Il y a quelques mois, Pierre Mora et ses amis étaient déjà intervenus pour demander à la municipalité de réserver de la surface à du maraîchage de proximité dans la partie non aménagée de la rive gauche de l’Estey. « Il y a là 40 à 50 hectares. C’est idéal pour du maraîchage de proximité. Il faut réduire les transports et retrouver une image idéale de l’agglomération. Bègles, Villenave, Eysines, Bruges, étaient connus pour nourrir Bordeaux. »

« Six à sept hectares »

Du coup, si Pierre Mora juge que la proposition de Noël Mamère de créer sur une partie du secteur des « jardins partagés » est « tout à fait pertinente » ; il voudrait aller « plus loin ». « Il faut une zone de production professionnelle, qui n’est viable que sur six à sept hectares au moins, dont la production sera destinée à un rayon d’une dizaine de kilomètres ».

Taca et Trans’Cub y imaginent la convergence de « divers acteurs, professionnels, commerçants locaux, sans doute une association d’insertion et une épicerie solidaire ».

Or, assure Pierre Mora, « quand on en a parlé à Noël, il nous a dit : mon truc, c’est cultiver les délaissés, les bouts de terrains dont la CUB ne fait rien. Sympathique, mais insuffisant. Et on peut faire les deux ! Puisqu’à Mussonville, on a la maîtrise municipale du foncier. » Son modèle : l’association de citadins girondine qui a acheté une propriété pour un maraîcher qui se destine aux Amap, ces réseaux associatifs de production et commercialisation.

« Ville nouvelle »

Quand à l’urbanisation, Pierre Mora est en terrain plus délicat. D’un côté, Lire la suite

Dialogues en Humanité à Lyon du 2 au 5 juillet

laboussole74.com, Communiqué, le 2 juillet 2009

Dialogues en Humanité à Lyon

Face aux démesures à la racine des grandes crises actuelles : écologique, financière, économique, civilisationnelle – comment retrouver la mesure au cœur de l’émergence d’une politique et d’une économie du mieux être ?

Des interrogations qui seront débattues par divers thèmes

Jeudi 2 juillet – Devenir volontaire d’un jour : un petit geste pour l’Homme…un grand pas pour la solidarité !!

Vendredi 3 juillet – Pourquoi cette crise (écologique, économique, financière, sociale, systémique) ? Est-elle une manifestation de non-solidarité ? Faut-il corriger les causes ou simplement garder l’espoir que cela va repartir comme avant ?

Samedi 4 juillet – Comment dépasser la crise et transformer des verrous actuels en leviers ?

Dimanche 5 juillet – Construire une solidarité durable et globale ; quelles initiatives ?

Les dialogues s’adressent à tous sans exception : Lire la suite

Arcachon le 12 octobre, Colloque « Littoral Aquitain, sports de nature, loisirs, tourisme et DD »

DRJS et CREPS Aquitaine, Communiqué, le 2 juillet 2009

La direction régionale de la jeunesse et des sports et le CREPS d’Aquitaine organisent le 12 octobre prochain au Palais des congrès d’Arcachon un colloque intitulé « Littoral Aquitain, sports de nature, loisirs, tourisme et développement durable »

Attention : colloque gratuit mais inscription obligatoire

Nous vous remercions de bien vouloir faire circuler cette information dans votre réseau…

Toutes les informations et tous les moyens pour vous inscrire, dès maintenant et pour participer à ce temps, très important, d’informations et d’échanges sont sur le site Lire la suite

Taxe carbone : l’impôt de la révolution verte

lesechos.fr, Anne Bauer, Julie Chauveau, Lucie Roquebain, le 1er juillet 2009  

Taxe carbone : l’impôt de la révolution verte

Taxer le CO2 pour répondre à l’urgence climatique. Tel est le principe de la taxe carbone, un impôt qui aurait la double vertu de pousser à adopter des comportements écologiquement vertueux et de permettre d’alléger les charges pesant sur le travail. Une conférence d’experts s’ouvre demain sur ce projet, à la demande de Nicolas Sarkozy.

Aux yeux des économistes, la taxe carbone a le mérite d’être simple et efficace. A condition de fixer le « bon » prix de la tonne de CO2.

Plus de deux ans après avoir signé le pacte de Nicolas Hulot, véritable appel à un changement radical de politique pour répondre à la crise écologique, le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, semble convaincu de la nécessité de renforcer la fiscalité sur l’environnement. « Je souhaite que nous allions le plus loin possible sur la taxe carbone », a-t-il déclaré devant le Parlement réuni en Congrès. Une conférence d’experts s’ouvre demain (lire page 4) sous la présidence de Michel Rocard, qui estime que cette « révolution fiscale » peut être aussi importante que la création de l’impôt sur le revenu en 1917.

Pourquoi taxer le carbone ?

Pour protéger ce bien commun qu’est l’atmosphère, l’idée est de faire payer la tonne de carbone émise. Et de donner un signal prix suffisamment incitatif pour que le monde parvienne à diviser par deux ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, si l’on veut limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés. Ce qui implique de la part des pays industrialisés un double effort, afin de laisser au reste du monde une chance de se développer. La France devrait ainsi diminuer de 3 % par an ses émissions pour ne plus rejeter que 140 millions de tonnes équivalent CO2 (dioxyde de carbone) en 2050, soit quatre fois moins qu’aujourd’hui. « L’enjeu derrière la contrainte carbone est de mettre sur pied une économie de guerre sans guerre », rappelle Olivier Godard, un des principaux experts du sujet. L’Union européenne a été la première à mettre fin à la gratuité du carbone, en se dotant d’un système d’échange de quotas de CO2, auxquels sont soumis les 11.000 plus grosses installations électriques et industrielles européennes. Celles-ci pèsent pour 30 % des émissions, d’où l’idée d’introduire une taxe carbone pour les 70 % restants, notamment dans le transport et le bâtiment.

Quel est le projet en discussion ?

La nouvelle taxe en discussion devrait, si l’on recherche le « signal prix » le plus clair possible, refléter le volume de carbone émis lors des processus de fabrication et de transport des biens. Mais, faute de comptabilité carbone sophistiquée, il semble irréaliste de taxer chaque produit consommé. Le plus simple est donc de cibler les consommations d’énergie. De nombreux prélèvements existent déjà sur Lire la suite

Forêt de Brocéliande : Rencontres Agri-Culturelles du 23 juillet au 2 août

aspaari.unblog.fr, Communiqué, le 2 juillet 2009

Rencontres Agri-Culturelles 2009

Elles se dérouleront du jeudi 23 juillet au dimanche 2 aout. Programme selon ce que chacun voudra y mettre : ceci est une invitation à s’impliquer pour des rencontres agri-politique.

Cuisinage autogéré, bio & végétarien, PAF 2,5 € (prix indicatif par repas) & participation aux frais généreux.

Assemblée chaque soir à 19 h.

Thèmes de discussions envisagés

– Accès au foncier

– NESO (pour un “NESO” consommateur)

– décroissance

– cohérence entre nos idées (nos idéaux ?) & nos pratiques

Au programme

Nuit à la belle étoile dans la forêt avec les enfants, ballade nocturne silencieuse, confiture, décroissance & sobriété heureuse…

– Chantier en éco-bio-construction

– Construction d’une kerterre, isolation en terre-paille

L’association ASPAARI a été créée en 1999 par des porteurs et porteuses de projets agricoles pour faciliter l’installation d’autres porteurs de projet. Progressivement, ASPAARI a mis en place Lire la suite

Bègles le 3 juillet : réunion publique LGV

Coordination des associations de vigilance LGV, Communiqué, le 2 juillet 2009

Vigilance LGV : Projet ferroviaire Sud-Europe Atlantique

Les LGVs font l’unanimité contre elles !

Prochaine réunion publique (environnement, tracé, financements…) :

VENDREDI 3 JUILLET à 20h00 à la salle Jean Lurçat à BÈGLES

Noël Mamère – député et maire, 

Victor Pachon – CADE – Collectif d’associations du Pays Basque et du sud des Landes

Simon Charbonneau – Lire la suite

Les Français consommateurs durables… en théorie !

2.cnrs.fr, Patricia Chairopoulos, date NC

Les Français consommateurs durables… en théorie !

Nicolas Herpin, sociologue à l’Observatoire sociologique du changement (OSC), directeur de recherche au CNRS et chargé de mission à l’Insee (1)

Les opérations de sensibilisation à une meilleure consommation se multiplient (Semaine du développement durable, Assises nationales du développement durable, Journée de la Terre…) et nous semblons de plus en plus acquis à la cause qu’il faut faire durer les ressources de la planète. Cela se traduit-il dans les pratiques des Français au quotidien ? Nicolas Herpin : Au-delà du tri sélectif des ordures, que les ménages respectent assez largement, leur comportement vertueux ne va pas beaucoup plus loin. Les évolutions récentes de la consommation ne sont globalement pas en phase avec la réforme écologique. Prenons l’exemple de l’alimentation : les produits « bio » commercialisés à des prix relativement plus élevés que les autres peinent à s’installer dans le panier de la ménagère. Des produits industriels trop sucrés, trop gras et dont la valeur nutritionnelle est faible mais qui ne demandent aucune préparation constituent l’essentiel de l’alimentation de nombreux jeunes.
Dans l’habillement, rien n’indique non plus un retour du goût vers des articles durables voire recyclables. Au contraire, la tendance est de faire des modes s’adressant à toutes les strates de la société, donc à petits prix. C’est ce que les anglo-saxons appellent des « fast clothes », dont la caractéristique essentielle est d’être « tape-à-l’œil » et de ne pas résister au-delà du premier lavage.

Comment expliquer ces tendances ?

N.H. : C’est d’abord l’information du consommateur qui est déficiente. Reprenons le cas des vêtements. Un rapport de l’Université de Cambridge compare l’empreinte carbone des tissus, en particulier celle du coton et celle des fibres synthétiques. Les résultats remettent en question l’usage du coton, généralement considéré comme « durable ». Si sa fabrication est assez faible en énergie, son coût d’entretien est très élevé (lavage à haute température, emploi de détergents très polluants pour l’eau, repassage, etc.) par rapport à la viscose. Il y a ensuite la contrainte budgétaire, particulièrement serrée pour les milieux modestes. Les produits bio coûtent plus cher. Il y a aussi et surtout le mode de vie qui crée des besoins. Habiter une maison dans la périphérie d’une grande agglomération oblige à avoir deux voitures si les deux membres du couple sont actifs. Enfin, une fois que l’individu s’est habitué à vivre d’une certaine façon, il peut trouver beaucoup de bonnes raisons de ne pas changer son mode de vie. En se passant de voiture, une personne estimera qu’elle contribue généreusement au développement durable… mais, à côté de cela, elle fait deux longs trajets touristiques par avion et par an, engendrant autant de gaz à effet de serre qu’une voiture sur toute l’année. Face à ces tendances lourdes, les convictions écologiques restent à l’état de bonnes intentions.

Par ailleurs, la crise financière n’incite pas les consommateurs à modifier leurs comportements dans un sens écolo. Le parc automobile, en particulier, en fait les frais : avant la crise, le renouvellement de ce parc laissait apparaître un intérêt pour les voitures hybrides. Mais avec la baisse des prix des carburants, les bonnes résolutions semblent oubliées. Même les voitures hybrides sont en fort recul, alors que leurs constructeurs n’arrivaient pas à satisfaire la demande au premier semestre 2008.
Mais à votre avis, existe-t-il une déception à l’égard de la consommation de masse ?

N.H. : Oui, effectivement, mais la contestation de la société de consommation n’est pas nouvelle. Rappelez-vous Lire la suite