Une zone artisanale intégrée regroupant de nombreux acteurs de l’éco-construction devrait bientôt voir le jour dans les environs de Vélines

sudouest.com, Arnauld Bernard, le 12 Novembre 2009

ECOPÔLE. Une zone artisanale intégrée regroupant de nombreux acteurs de l’éco-construction devrait bientôt voir le jour dans les environs de Vélines

« Pas de la construction mais de l’habitat »

En octobre, une réunion était organisée à Périgueux entre différents acteurs économiques, pour étudier les futurs aménagements du quartier du Gour-de-l’Arche. Dans l’hypothèse d’un projet pilote d’éco-quartier, les « écopôliens » du Pays de Montaigne-Montravel étaient de la partie. Depuis qu’ils travaillent sur cette problématique, les membres de cette association commencent à avoir une certaine expertise dans la région.

Pour eux, l’éco-construction, ce n’est pas seulement un mot à la mode, c’est l’utilisation de nouveaux matériaux, mais aussi de nouveaux procédés dans la conception d’un habitat.

Jean-Philippe Geoffriau, un membre de l’association, résume : « Avant, l’objectif, était de monter vite avec des matériaux pas chers. Nous, on adapte parfois des techniques anciennes à la construction d’habitats modernes. Cela peut entraîner un surcoût, mais ça tient plus longtemps, et l’économie en énergie est considérable. »

L’écopôle, c’est donc la réunion d’acteurs autour de ces valeurs. Il y a des architectes, des ingénieurs, des paysagistes, un bureau d’études, des conseillers en traitement et en valorisation des déchets organiques, un charpentier, un maçon, un plasticien, un électricien, des communicants ? Tout ce petit monde participe au même projet : la construction d’une zone artisanale sur-mesure.

Une zone sur-mesure

Bertrand Quattrocchi, ingénieur environnement en habitat bio, est impatient : « Nous avons mis en place une charte. L’objectif est de minimiser son impact sur l’environnement et pour cela, on mutualise nos moyens. Nous n’avons pas encore d’espace physique, mais ce sera l’étape suivante. D’habitude, les collectivités sont à l’initiative de la création des zones artisanales, mais là, c’est un groupement local qui essaye de mobiliser les politiques autour d’un projet, une zone écoresponsable. Ce sont donc les futurs usagers qui conçoivent la zone, en fonction de leurs besoins. Tout, des locaux à l’assainissement, serait de l’éco-construction. Le lieu serait aussi pédagogique, avec de la formation, des ateliers ?

Aujourd’hui, on sépare zone industrielle, zone artisanale et zone d’habitat. Nous, nous sommes dans une démarche intégrale. Pourquoi pas y organiser des manifestations, de l’événementiel ? »

La signature de la convention de partenariat avec la Communauté de communes est imminente. Le Conseil général a également assuré son soutien. Il ne reste finalement plus qu’à trouver un terrain.

« Depuis un an, je trouve qu’on assiste à une montée de la demande écologique, Lire la suite

Eau : Des restrictions dans 45 départements dont la Dordogne, la Gironde et le Lot et Garonne

developpementdurablelejournal.com, Jacques Cortie, le 15 octobre 2009

Eau : Des restrictions dans 45 départements

La situation des ressources en eau continue à être problématique alors que l’on est sorti de la période estivale. 24 départements sont mêmes en restriction totale. Ce n’est pas encore inquiétant, mais c’est largement préoccupant et augure d’une année 2010 compliquée.

On ne s’attendait pas à ce que l’automne charrie à nouveau cette drôle de nouvelle : l’eau est rare. Les départements français concernés par les divers degrés d’alerte pour son utilisation sont pourtant aujourd’hui au nombre de 45 (1). Mais surtout, parmi eux, il y en a 24 qui vivent une situation de restriction totale soit le niveau le plus élevé de l’alerte, selon la terminologie officielle, et qui fonctionnent au rythme des arrêtés préfectoraux. La reconstitution des nappes, par la pluviosité, ne se fait pas, ou très mal, alors que l’on se trouve largement au-delà de la période habituelle d’étiage. Voilà en fait un bon mois que la tendance de l’été aurait dû s’inverser…

Lutter contre les gaspillages

En Aveyron, l’un des 24 départements les plus problématiques, les mesures prises fin juillet ont été confirmées le 9 septembre et vont subir un nouveau tour de vis en cette mi-octobre. La faute à l’absence de pluie. Un classique, qui crée un panorama difficile. « La situation est sérieuse et mérite un suivi » témoigne Renaud Rech, responsable eau et biodiversité à la DDEA (Direction Départementale de l’Equipement et de l’Agriculture) de l’Aveyron. Dans ce département il n’y a pas eu de pluies efficaces depuis mai-dernier. « Nous avons donc pris les premières mesures au milieu de l’été : restriction sur l’irrigation, sur les loisirs, le remplissage des piscines, les lavages de véhicules. De nombreuses collectivités, une vingtaine, connaisse de sérieux problèmes, même si cela implique encore peu de personnes, de l’ordre de 1.000 à 2.000.  » Le 9 septembre le département était passé à un stade supérieur avec l’extension des mesures à de nouvelles zones. Une situation analogue à celle vécue lors de la sécheresse de 2003 par rapport à l’état des ressources. « Maintenant on ne peut continuer à renforcer le dispositif, alors notre discours va se centrer sur l’attitude et la responsabilité des habitants. Il faut lutter contre les gaspillages » prévient Renaud Rech. Pas pessimiste dans l’immédiat, le responsable aveyronnais note que « pour attaquer une saison 2010 dans de bonnes conditions, il ne faudrait pas que la reconstitution de la réserve se fasse de manière trop réduite ».

L’Europe demande des comptes

En fait, si l’on excepte 7 départements (22, 29, 35, 50, 56, 61 et 2B), à des degrés divers, c’est quasiment l’hexagone dans son ensemble qui pâtit d’un problème avec ses ressources en eau. Cette permanence de l’alerte hydrologique, alors que l’automne est entamé, est d’autant plus préoccupante que la France est un pays riche en eau : il pleut en moyenne 440 milliards de m³ d’eau annuellement et un quart de ce volume s’infiltre dans les nappes souterraines, alors que l’on estime les prélèvements nationaux à quelque 7 milliards de m3. Mais il y a un autre problème derrière ces alertes à l’utilisation : celui de la qualité Lire la suite

La Sepanso Dordogne se réorganise

sudouest.com, Hervé Chassain, le 24 Septembre 2009

ÉCOLOGIE. L’association la plus connue et la plus active veut mettre de l’ordre dans ses actions pour être plus efficace

La Sepanso se réorganise

Il y a eu du mouvement à la Sepanso Dordogne, la fameuse association écologiste (1), et ce n’est certainement pas fini. Depuis le mois de juin, Michel André (du Bugue) qui était un des piliers du bureau, a démissionné de son siège de vice-président et a été remplacé par Georges Barberolle (de Bergerac) et Mathilde Guignard (de Limeuil). Nicole Barberolle est aussi devenue secrétaire générale. Gérard Charollois (de Veyrines-de-Vergt), l’emblématique président, a conservé son siège.

Aujourd’hui, c’est Georges Barberolle qui monte en première ligne pour réorganiser l’association. « Il fallait mettre de l’ordre et de la lisibilité dans nos actions », explique cet ingénieur gazier à la retraite, revenu à Bergerac depuis une dizaine d’années. Il y a fondé l’association du quartier Est, qui s’est fait entendre sur de nombreux dossiers, notamment sur la déviation ou pour défendre les arbres de la place de la Myrpe.

Des dossiers partout

« La Sepanso ne doit plus être utilisée pour des intérêts particuliers et ne doit pas faire preuve d’intégrisme », explique-t-il. Il dit ainsi sa méfiance face l’effet « Nimby » (2). Ce qu’il avait d’ailleurs prouvé en défendant la reprise des travaux de la déviation de Bergerac, alors que la présence du pigamon jaune, une fleur censée être protégée, les avait fait stopper. Il souhaite que l’on fasse la part des choses.

De même, il assure « qu’on ne peut pas refuser tous les projets de développement touristique. Mais il faut qu’ils soient bien intégrés à la région ».

La Sepanso a des dossiers ouverts dans tout le département. Elle a été en première ligne pour s’opposer au projet du circuit de voitures anciennes de Bagatelle en Périgord vert (aujourd’hui abandonné) et est toujours opposée au projet de gazéificateur de Saint-Paul-La-Roche. Sur la création d’un village de tourisme au plan d’eau du Rosier à Coursac, elle attend d’en savoir plus. À Atur, elle a soutenu une association locale qui s’opposait à l’extension d’un camping.

200 adhérents

« Nous intervenons la plupart du temps en soutien d’associations locales », explique en effet Georges Barberolle. La Sepanso arrive avec sa notoriété, le savoir-faire de ses 200 adhérents, parmi lesquels des juristes, des naturalistes et toutes sortes de spécialistes, ainsi qu’un certain sens de la communication.

On la retrouve aussi à Boulazac pour Lire la suite

Écocentre du Périgord, acte 2

sudouest.com, Hervé Chassain, le 26 Juin 2009

SAINT-PIERRE DE FRUGIE. Un lieu de formation dédié à la construction écologique verra le jour d’ici à un an

Écocentre, acte 2

Ce sont des maisons vertes, accrochées à la colline et on y vient à pied. Ceux qui vivent là, en pleine campagne du Périgord vert, ont créé le premier Écocentre de France il y a six ans. Depuis, ce lieu voulu par l’architecte Claude Micmacher et Jocelyne Cambuzat, est devenu une référence dans le domaine de la construction écologique. À tel point que l’on vient désormais de loin pour s’informer ou se former sur les maisons de bois, de paille et de terre… Cinq pavillons présentent ces techniques en grandeur nature tout autour du domaine.

Le succès de l’Écocentre est tel, que de nouveaux locaux étaient devenus nécessaires pour installer un véritable centre de formation. Deux ans d’études ont permis de monter le projet de l’Écocentre 2. De nombreux partenariats financiers (Europe, État, Région, Département) ont été trouvés pour réunir les 1,1 million d’euros de cette réalisation qui devrait ouvrir en août 2010.

Un mode de vie

Hier, c’était la pose symbolique de la première botte de paille des murs de cette construction qui sera un concentré du savoir-faire. Comme le rappelle Jocelyne Cambuzat, présidente de l’association Pégase, « à une époque où l’écoconstruction devient à la mode, nous rappelons qu’elle doit s’intégrer dans un mode de vie et avec des valeurs. Elle doit faire travailler le local, utiliser les matériaux les plus proches et le côté social ».

À cette occasion, l’Écocentre a reçu comme une onction officielle, avec la présence du sous-préfet Bernard Bahut, de la députée Colette Langlade, du conseiller général Michel Karp et du président du parc naturel régional Jean-Marie Rougier.

1 200 euros le mètre carré

Le futur bâtiment, aux volumes très variés (avec même une coupole !) présenté hier sous forme de maquette, sera un concentré de savoir-faire traditionnel et technologique : ossature bois, toitures végétalisées, murs paille et terre ou terre cuite, isolation en chanvre, liège, cellulose, laine, chaufferie bois… Seule concession à l’industrie, la dalle sera réalisée en béton.

Claude Micmacher annonce un coût de 1 200 euros le mètre carré, « ce qui n’est pas cher du tout pour un bâtiment aux normes tertiaire recevant du public ». Son seul regret est Lire la suite

Création d’une association de sauvegarde de l’Engranne

sud-ouest.com, Patrick Iza,  le 9 Juin 2009

CASTELVIEL.

Les espèces de la vallée de l’Engranne sous protection

Depuis une quinzaine de jours, l’Engranne a son association de sauvegarde qui veille sur elle et s’est donné pour mission de la protéger.

Petit cours d’eau qui prend sa source à Gornac et Castelviel pour rejoindre la Dordogne du côté de St-Jean de Blaignac, l’Engranne est le ruisseau typique de l’Entre-deux-mers et recèle quelques richesses patrimoniales.

«Le but de notre association est de protéger l’intégralité de l’Engranne dans toutes ses dimensions, du point de vue tant architectural, environnemental que paysager. La vallée de l’Engranne, cours d’eau exceptionnel par sa qualité dans le département, fait l’objet d’un classement en site Natura 2000, dispositif européen visant à protéger des espèces sensibles et des habitats en voie de disparition», précise Jean-Christophe Mathias, membre de l’association qui pour l’instant compte une trentaine de membres.

Espèces menacées

Le jeune homme ne cache pas que l’action de son association pourrait s’étendre à d’autres cours d’eau et insiste sur les nombreuses espèces présentes dans cette vallée comme la cistude d’Europe, le toxosme, un poisson ressemblant au gardon ou encore le vison d’Europe. Il regrette néanmoins la disparition de l’écrevisse à pattes blanches. «Les oiseaux y sont très présents, précise-t-il. Notamment l’engoulevent d’Europe, une espèce d’oiseau inscrite sur la liste rouge des espèces menacées. Il niche sur le site des sources». Quant à la flore elle n’est pas en reste.

Et le jeune homme de poursuivre : « On peut y trouver les jonquilles sauvages, le fragon petit houx, la fougère scolopendre, la violette des bois, la pulmonaire, la ficaire, l’ellébore vert, de nombreuses mousses et lichens. Et surtout dans la carrière de Jeandillon deux espèces d’orchidées classées».

Quant aux richesses architecturales, Lire la suite

Faune et flore à Arveyres le 17 mai avec Cistude nature

sud-ouest.com, Isabelle Leparoux, le 9 Mai 2009 ARVEYRES.

Cistude Nature part à la découverte de la Ferme des Rouquettes. Rendez-vous le 17 mai

La faune et la flore à la loupe avec Cistude nature

Le site de la Ferme des Rouquettes se trouve dans la basse vallée de la Dordogne. L’association Cistude nature le fait découvrir au grand public, via des promenades. Cette zone bocagère présente un intérêt particulier, puisqu’elle est composée de plusieurs milieux plus ou moins humides. De plus, elle est parcourue par un important réseau hydrographique. Plantes et amphibiens Des espèces peu communes de plantes sont donc présentes comme l’orchis à feuilles lâches ou la renoncule à feuilles de céleri. Avec l’arrivée du printemps, de nombreux amphibiens profitent du redoux pour débuter leur période de reproduction. Malgré la présence d’espèces exotiques envahissantes (grenouille taureau, écrevisse de Louisiane), quelques espèces se rassemblent dans les prairies humides et les fossés. Grenouille verte, rainette méridionale, pélodyte ponctué, crapaud commun et crapaud calamite se retrouvent pour un concert de chant nocturne. Les premiers rayons de soleil profitent aussi aux reptiles. Le lézard des murailles et le lézard vert se chauffent sur les pierres ainsi que certains serpents. La couleuvre verte et jaune est bien présente, et il est aussi possible d’observer, dans les fossés inondés, une couleuvre à collier ou une couleuvre vipérine en quête de grenouilles ou de têtards.

Prochain rendez-vous Lire la suite

Le Bugue : La scierie refait parler d’elle

Sud-Ouest, NL, le 14 Avril 2009

LE BUGUE. L’entreprise a repris son activité le 1er avril. La Sepanso s’y oppose fermement

La scierie refait parler d’elle

À croire que cette histoire n’en finira jamais. Cela pourrait être le Dallas de la Dordogne, certes moins ancien mais tout aussi fourni en épisodes et rebondissements.

La scierie du Bugue, qui appartient désormais au groupe Gascogne dont l’ancien patron Jean-Luc Imberty est actionnaire à hauteur de 5 %, semble avoir repris son activité depuis le 1er avril. « À cette date, la Sepanso (1) a été informée que la scierie avait repris son activité de sciage de billes de pins », explique Michel André, vice-président de l’association écologiste, pour la Dordogne. « Sur place, le lendemain, nous avons constaté que la scierie était en fonctionnement ». Et il poursuit : « Les services de l’État et le maire du Bugue nous ont informés qu’une demande d’autorisation de reprise d’activité avait été adressée à la préfecture par le groupe Gascogne à la mi-mars 2009. »

« Autorisation illégale »

En fait, selon la Sepanso, il semblerait que la Direction régionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement (Drire) ait émis une autorisation acceptée par la préfecture « pour permettre à l’exploitant de faire des essais afin d’évaluer les émergences de bruit ». Une autorisation que la Sepanso juge « totalement illégale et contraire à l’arrêté préfectoral du 16 juin 2003, refusant la demande d’autorisation d’exploiter ».

Nouvelle bataille judiciaire ?

Le 30 mai 2006, la cour d’appel de Bordeaux condamnait Jean-Luc Imberty à 6 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour exploitation d’installations classées sans autorisation.

« Il a pollué en toute impunité l’environnement, détérioré la qualité de vie des riverains et des sportifs », remarque Michel André. Il ajoute : « Qu’ils veuillent maintenir et préserver leurs activités dans la filière bois, nous n’y sommes pas opposés. Mais, Lire la suite