L’économie sociale, ça marche

Heribert Prantl, 25 septembre 2008, Süddeutsche Zeitung (Courrier international)

L’économie sociale, ça marche

Le modèle introduit après guerre en Allemagne de l’Ouest n’a jamais été égalé. Appliquons-le partout ! Le capitalisme l’a emporté. C’est en tout cas ce que l’on entend dire depuis que le communisme et le socialisme d’Etat se sont effondrés. Sauf qu’entre-temps on a surtout eu le sentiment que le capitalisme, loin d’avoir gagné, n’avait fait que survivre. Cela ne ressemble guère à un vainqueur. Un vainqueur ne cède pas à la panique, ne tombe pas en faillite, n’appelle pas à l’aide.

Si les protagonistes de l’absolue liberté du marché réclament aujourd’hui une réglementation, il ne faut pas s’en gausser. On peut y voir une prise de conscience tardive. Le monde vit aujourd’hui le purgatoire du capitalisme. Ensuite, qu’adviendra-t-il ? Il faut que le capitalisme se purifie. Ce capitalisme purifié existe déjà, du reste, en petit format. On peut étudier son succès, il a pour nom économie sociale de marché. Mais il n’a eu jusqu’ici pour cadre que l’Etat-nation : c’est en cela qu’il a perdu sa force.

L’économie sociale de marché telle qu’elle a été développée en République fédérale après la Seconde Guerre mondiale est l’ordre social et économique le plus réussi qu’ait jamais connu l’histoire. Il ne s’agit pas de capitalisme pur et dur, ni d’une économie fondée sur la loi du plus fort. Elle représente une tentative aboutie pour trouver un dénominateur commun entre la concurrence et la justice sociale. Elle a domestiqué le capitalisme. Mais, malheureusement, elle y parvient de moins en moins.

L’économie sociale de marché suppose un Etat capable d’agir. Or, depuis que l’économie s’est mondialisée, cette main synonyme d’ordre n’a plus aucune emprise, car elle est restée nationale. L’économie s’est mondialisée, pas l’ordre étatique. L’Union européenne se préoccupe de la liberté du marché plutôt que de l’ordre qui devrait y régner. Même la Cour de justice européenne vend, comme s’en plaint la Deutsche Richterzeitung [journal allemand destiné aux juristes], “l’Etat et le droit à la concurrence”.

Le fossé entre l’économie mondiale et les Etats-nations ne cesse de se creuser. Il engouffre les emplois et les espoirs d’avenir des individus. Les “travailleurs”, tels que les glorifient les chants ouvriers, quand ils se mettent “debout”, découvrent non leur pouvoir, mais leur impuissance. Le capital, lui, libéré des frontières, optimise ses gains en commerçant en circuit fermé. Lire la suite

Le pari gagnant d’un village autrichien sur l’énergie verte

Le Monde, Laurence Monnot, le 29 septembre 2008

Le pari gagnant d’un village autrichien sur l’énergie verte

La comparaison avec Abraracourcix, le chef du dernier village gaulois résistant aux Romains, n’est pas pour lui déplaire. Mais il se veut d’abord un précurseur. Peter Vadasz, maire de Güssing, petite commune de 4 000 habitants située au fin fond du Burgenland, la région la plus pauvre de l’Autriche, a trouvé dans le développement durable une sorte de potion magique pour sa ville.

Autosuffisante, la commune produit électricité et chauffage à partir de sources d’énergie renouvelables. On y roule encore à l’essence d’origine fossile mais dès demain la station service vendra des carburants synthétiques à base de biomasse.

Tout a commencé il y a dix-huit ans. Les factures de chauffage et d’électricité grèvent alors le budget de cette bourgade agricole affectée par l’exode rural. Un ingénieur électricien, Reinhard Koch, est appelé à la rescousse. Sa prescription : le boycott des énergies fossiles et la proclamation de l’indépendance énergétique. Un pari, une croisade, assumés à partir de 1992 par le nouveau maire de Güssing, reconduit depuis lors. « Les prix du chauffage et de l’électricité sont de 25 % inférieurs dans notre commune« , souligne Peter Vadasz en guise d’explication.

Cet argument est devenu le moteur de la relance économique. Combiné aux subventions européennes allouées à l’installation dans cette zone de développement prioritaire, le prix compétitif du chauffage communal attire les entreprises. En dix ans, une cinquantaine s’est établie, créant 1 100 emplois. Dépourvu de sources thermales, une richesse de la région, Güssing joue avec succès la carte du tourisme écologique.

Le modèle Güssing, c’est une technologie mais aussi une philosophie. « Petit, décentralisé, local. Güssing est un modèle communal. Chaque projet doit être conçu en fonction des ressources renouvelables abondantes localement. Végétation, vent, soleil… », Lire la suite

Droites européennes à l’offensive contre le « paquet climat »

Le Monde, Philippe Ricard (bureau de Bruxelles), le 26 septembre 2008.

Les droites européennes à l’offensive contre le « paquet climat » de Jean-Louis Borloo

C’est une fronde qui va compliquer l’agenda européen de Jean-Louis Borloo. Le ministre de l’écologie a poursuivi mercredi 24 septembre, à Bruxelles, le marathon diplomatique qui doit lui permettre d’arracher un accord sur le paquet climat/énergie en cours de discussion au sein des Vingt-Sept. Avec un objectif en tête pour le promoteur de la « croissance verte » : réduire de 20 % les émissions de CO2 d’ici à 2020, tout en développant les renouvelables, selon les engagements pris par les chefs d’Etat et de gouvernement, sous la houlette de la chancelière allemande Angela Merkel, en mars 2007.

En mars 2007, les Vingt-Sept se sont engagés sur un triple objectif : 20 % de réduction de gaz à effet de serre, 20 % d’énergies renouvelables, 20 % d’économies d’énergie, entre 2013 et 2020.

L’objectif de la Commission et de la présidence française est d’obtenir un accord des gouvernements sur le paquet en décembre avant de le faire entériner par un vote du Parlement au printemps 2009.

Nicolas Sarkozy a bon espoir de mettre en musique cette ambition sous sa présidence, mais M. Borloo est confronté à la grogne de la plupart des eurodéputés conservateurs, dont les Français de l’UMP, qui remettent en cause les modalités du paquet proposées en janvier par la Commission européenne.

Mercredi soir, Joseph Daul, qui préside au Parlement européen le groupe du Parti populaire européen (PPE), celui des droites traditionnelles, l’a lui-même constaté, après avoir réuni ses troupes : une « écrasante majorité » d’élus de droite, a-t-il dit, milite, presque toutes nationalités confondues, pour une meilleure prise en compte des intérêts de l’industrie dans le fonctionnement de la bourse d’échange des quotas payants d’émission de CO2, l’un des dispositifs aujourd’hui au coeur de la bataille.

Les uns exigent l’allocation massive de quotas gratuits, afin d’éviter la délocalisation des entreprises les plus consommatrices en énergie, et les plus polluantes. Les autres, originaires des nouveaux pays membres, dénoncent la vente à 100 %, dès 2013, des « permis de polluer » réservés aux centrales électriques. « Après le ralentissement économique, tout le monde est devenu très nerveux, observe M. Daul. Avec la crise financière, le cocktail est aujourd’hui explosif. »

La fronde contre le paquet législatif qui doit permettre à l’Europe de respecter ses engagements a d’abord été menée par les élus chrétien-démocrates allemands. Lire la suite

Malagar 2008 : Miyazaki, Liban, livres, contes, prix Mauriac

Dans le cadre des 5es Nuits d’Aquitaine et à l’occasion des 10 ans du label daquí, l’association les Nuits Atypiques, en partenariat avec le Centre François Mauriac de Malagar présente :

Le Trio Miyazaki en concert le dimanche 28 septembre à 17 heures au Domaine de Malagar.

Dès son installation à Bordeaux, Mieko Miyazaki, joueuse de koto, a eu pour projet de s’insérer dans la vie musicale locale. Elle a formé son propre trio avec deux musiciens bordelais, Manuel Solans au violon et Bruno Maurice à l’accordéon, professeurs au Conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud.

Les 5es Rendez-vous francophones : Le Liban

Le samedi 4 octobre à 9h30

Dans le cadre de la manifestation URGENT LIBAN ! organisée avec le Théâtre des Tafurs, le TNT-Manufacture de Chaussures et l’IDDAC, le Centre François Mauriac propose les 5es Rendez-vous francophones sur « Le Liban », en collaboration avec le Centre d’études et de recherches sur le monde arabe et musulman de l’université de Bordeaux 3.

Conférence et table-ronde avec la participation exceptionnelle de Monsieur l’Ambassadeur Salah Stétié, Samaha Khoury, professeur à l’université de Bordeaux, Badia Masboudi, professeur à l’université de Beyrouth, Tamirace Fakhoury, enseignant-chercheur et poète, Sharif Sehnaoui et Raed Yassin, musiciens, Ritta Baddoura, poète, Rémi Checchetto, écrivain et François Mauget, Théâtre des Tafurs.

16h30 → Ritta parmi les bombes – performance de Ritta Baddoura.

Escale du livre à Malagar

Les samedi 11 et dimanche 12 octobre

Samedi à 15h : Sur les pas des écrivains : balade en Gironde (éd. Alexandrine) avec Anne-Marie Cocula, Michel Suffran, Rodolphe Martinez et Éric Des Garets…

16h30 : Martin Page, Peut-être une histoire d’amour Lire la suite

RAPPORT DIACT : Compétitivité de l’Europe dans le DD

Quelle politique de compétitivité des territoires européens dans le domaine du développement durable ? Juin 2008 DIACT

Les marchés des produits développement durable sont pour beaucoup peu matures. Seules les énergies renouvelables, la co-génération et certaines innovations dans le management des déchets ou de l’eau commencent à trouver des débouchés rentables.

Rapport Lire la suite

Pollénisation des insectes dans le monde = 153 milliards d’€

Fiche de Presse Info INRA, le 19 septembre 2008

L’activité pollinisatrice des insectes dans le monde estimée à 153 milliards d’euros par an

Une étude de chercheurs français, de l’INRA et du CNRS, et allemand, permet de chiffrer la valeur de l’activité pollinisatrice des insectes, abeilles principalement, à 153 milliards d’euros en 2005 pour les principales cultures dont l’homme se nourrit. Ce chiffre représente 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale. Les résultats de cette étude sur l’évaluation économique de la vulnérabilité de l’agriculture mondiale confrontée au déclin des pollinisateurs sont publiés dans la revue « ECOLOGICAL ECONOMICS ».La production de plus des trois quarts des cultures, soit la majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao), bénéficie de l’activité pollinisatrice des animaux, alors qu’un quart n’en dépend pas du tout. En terme pondéral, 35% de la production mondiale de nourriture résulte de la production de cultures dépendant des pollinisateurs, 60% provient de cultures qui n’en dépendent pas (principalement les céréales) et 5% provient de cultures pour lesquelles l’impact des pollinisateurs est encore inconnu.

Dans ce contexte, le déclin des insectes pollinisateurs est une préoccupation majeure. L’ampleur des conséquences de ce déclin est une question toujours ouverte, en particulier la valeur économique du service de pollinisation. En s’appuyant sur la revue bibliographique de la dépendance aux pollinisateurs des principales cultures qui nourrissent l’humanité publiée en 2007* et les données FAO (2007), l’étude parue dans ECOLOGICAL ECONOMICS calcule la valeur de la contribution des pollinisateurs à la production alimentaire à l’échelle mondiale : la valeur totale de ce service de pollinisation estimée sur la base des prix en vigueur en 2005 s’établit à 153 milliards d’euros, soit 9,5% de la valeur de la production agricole mondiale.

Trois catégories de cultures sont principalement concernées : les fruits, les légumes, avec une valeur estimée à 50 milliards d’euros chacun, suivis par les oléagineux avec 39 milliards. L’impact sur les stimulants (café, cacao…), les fruits à coque et les épices serait de moindre ampleur.

La recherche a également permis de mettre en évidence que la valeur moyenne des cultures dépendantes des pollinisateurs était très supérieure (760 € par tonne) à celle des cultures non dépendantes comme les céréales ou la canne à sucre (150 € la tonne). Lire la suite

Affranchir du joug terrible et déshumanisant de la misère

En adoptant la Déclaration du Millénaire, la communauté internationale s’est engagée à n’épargner aucun effort pour affranchir des millions d’hommes, de femmes et d’enfants du joug terrible et déshumanisant de la misère

Pour accéder au Rapport 2008 de l’ONU sur les Objectifs du Millénaire pour le développement Lire la suite

14 octobre à Bordeaux : colloque sur le dialogue interculturel

Europe Education Formation

Le programme : Le dialogue interculturel dans les projets européens : un atout, une exigence

Date limite d’inscription : 14/10/2008

S’inscrire à l’évènement

Mardi 14 octobre – 13h : Accueil – café

14h : Ouverture de la conférence

Pierre GREGORY, président de l’agence 2e2f, vice-chancelier des universités de Paris

Jean-Marc LAURET, chef du département de l’éducation, des formations, des enseignements et des métiers, délégation au développement et aux affaires internationales, ministère de la Culture

Marc FOUCAULT, directeur des relations européennes et internationales et de la coopération, ministère de l’Education nationale (sous réserve de confirmation)

14h45 : Le dialogue interculturel en questions

Eric CATTELAIN, expert en interculturalité, université de Bordeaux 3

Plusieurs visions du dialogue interculturel sont ici proposées afin de lancer la conférence. Entre son expérimentation au sein de tout projet, ses ajustements de terrain, et ses observations plus théoriques, comment aborder cette question sans en relever d’emblée la variété, l’extrême richesse et les possibles malentendus…

15h30 : Tables rondes : « 5 C pour un dialogue interculturel »

Au gré de cinq thèmes (les 5C : complexités, cultures, connaissances, communications, contextes), des tables rondes abordent de multiples aspects du dialogue interculturel. Des porteurs de projets Comenius, Leonardo, Grundtvig et Erasmus, s’y racontent tels qu’ils se vivent, et se commentent au hasard des situations rencontrées ou de leurs analyses a posteriori…

Complexités : Partager nos visions du monde ?

Geneviève VINSONNEAU, université Paris Descartes

La vision du monde est à la base de toute relation. Comment avons-nous conscience de sa complexité ? Sur quoi porte cette complexité ? Lire la suite

Urgence climatique, justice sociale – Mobilisons nous !

Ressources solidaires, mis en ligne par Guillaume Chocteau, mardi 23 septembre 2008

Urgence climatique, justice sociale – Mobilisons nous !

La dégradation écologique de la planète s’accélère et les nouvelles prévisions scientifiques sur le dérèglement climatique soulignent la gravité de la situation. Des mesures pour y répondre existent. Il est maintenant urgent de les mettre en œuvre.

C’est le sens de cet appel.

Le prix de l’inaction est déjà trop lourd pour les sociétés qui voient s’approfondir les inégalités sociales et environnementales. Les plus touchés sont les peuples les plus pauvres, les classes sociales les plus défavorisées.

La France déclare avoir fait du climat et de l’énergie une de ses priorités pour sa présidence de l’Union européenne. Les 4 et 5 décembre 2008, pendant la présidence française de l’Union européenne, se tiendra à Paris le Conseil des ministres de l’environnement. Dans le même temps se réunira à Poznan, la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, dernière étape avant le sommet de Copenhague en 2009 et la mise en place de la seconde période d’engagement du protocole de Kyoto. Enfin, le 6 décembre, la journée mondiale du climat sera l’occasion, pour les citoyens, de se mobiliser.

Des rencontres cruciales pour la planète et pour les sociétés vont donc se tenir fin 2008 et en 2009 !

Certes, les objectifs  » climat-énergie  » votés par le Conseil européen en mars 2008 contiennent des avancées. Mais cela reste un plan a minima, très en deçà des urgences de l’heure. Ce sont à présent des mesures radicales que l’Europe doit prendre pour la maîtrise de l’énergie et la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs-clé des transports, du bâtiment, de l’industrie et de l’agriculture.

Ces mesures doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre aux intérêts des grands lobbies, notamment ceux de la route et des hydrocarbures, et de tous ceux qui profitent ou se moquent de la poursuite des gaspillages et des hausses de prix qui en résultent, dont les populations, au Nord comme au Sud, sont désormais les victimes. Elles doivent également écarter les fausses solutions comme la fuite en avant dans le nucléaire ou le développement des agro-carburants. Lire la suite

En 8 ans 700 AMAP en France

bioconsoacteurs.org, Anne-Laure Gaffuri, le15 septembre 2008

Rencontre avec Amandine GOY, Alliance PEC Rhône-Alpes – Les AMAP

Nous poursuivons nos rencontres avec Amandine GOY de l’Alliance PEC (Paysans Ecologistes Consommateurs) Rhône-Alpes, qui revient pour nous sur les raisons du formidable succès des AMAP et leurs enjeux actuels.

Qu’est ce qu’une AMAP ?

Une AMAP est une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. C’est un système de circuit court de distribution entre consommateurs et producteurs, sous forme de paniers. Dans une AMAP, les consommateurs s’engagent à préfinancer leurs paniers de produits sur toute une saison. Il est bien sûr possible d’échelonner les paiements.

Les risques sont partagés entre consommateurs et producteurs, les plus classiques étant les aléas climatiques. Par exemple ils gèreront solidairement les cas de gèle des cultures en hiver ou de surproduction en été.

Une AMAP est une association loi 1901 où les consommateurs gèrent à tour de rôle toute la logistique, de la recherche du distributeur à la distribution des paniers, en passant par la mise en place du partenariat avec le(s) producteur(s) (fixation des prix, des modalités du contrat), la gestion des inscriptions des consommateurs et des paiements, le déchargement des marchandises, la constitution des paniers et la distribution dans un lieu déterminé au préalable.
Les producteurs, quant à eux, s’engagent à fournir des produits frais, locaux, de saison, bio ou non bio mais produits sans pesticides, ni OGM, ni engrais chimiques. Ils doivent être transparents sur leurs méthodes de production, leurs coûts, leurs pratiques sociales et environnementales. Ils s’inscrivent dans un rôle pédagogique visant à sensibiliser les consommateurs aux problématiques agricoles.

Les AMAP établissent un lien entre la ferme et les consommateurs.

Comment est né ce projet et depuis combien de temps existe t-il ?

L’origine des AMAP remonte aux années 60s, au Japon, lorsque des mères de familles conscientes des problèmes de pollution, ont demandé à des agriculteurs de cultiver pour elles des produits bio sur une partie de leur exploitation. Le principe s’est ensuite répandu en Europe (Suisse, Allemagne, Italie, Angleterre) aux Etats-Unis et au Canada .

En France, les AMAP sont apparues en 2001, dans le Var. Un couple de paysans menacé par l’expansion de la ville, appuyé par des militants, a mis en place pour la première fois ce système qui a immédiatement séduit et fonctionné.

Quelle a été l’évolution des AMAP pour quel bilan (positif/négatif) aujourd’hui ?

La progression a été très rapide, puisque l’on compte aujourd’hui 700 AMAP après 8 ans d’existence du concept en France. Lire la suite

Le PNUE préconise une gestion participative des ressources

Pan europe, le 29 octobre 2007

Le rapport GEO 4 du PNUE

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) affirme dans un rapport très attendu publié le 25 octobre 2007, que la privatisation généralisée des ressources et des services serait le plus mauvais scénario du point de vue de l’environnement. Autrement dit, le choix de la mondialisation libérale, qui convainc de moins en moins de monde, hormis les intérêts privés en bénéficiant directement, se trouve ainsi une nouvelle fois condamné par les experts mondiaux.

 A l’inverse du tout-libéral et tout-profit,  ce serait le retour à une gestion publique et participative des ressources et développements mondiaux qui donnerait les meilleures chances d’éviter les pires effets de la grande crise qui se prépare.

Ce rapport, produit par des groupes internationaux d’experts de toutes origines, va tout à fait dans le sens de ce que nous préconisons dans cette revue, y compris quant au rôle que devrait jouer l’Europe. Il apporte également,  coïncidence heureuse,  beaucoup d’arguments pour conforter les conclusions du Grenelle français de l’environnement qui s’est clos le 27 octobre.

Le rapport propose  une modélisation des avenirs possibles en fonction des types de politiques adoptées au niveau mondial par la « communauté internationale », face à la crise écologique majeure que connaît d’ores et déjà la planète, crise qui de toutes façons va s’aggraver. La rapidité du phénomène est soulignée : l’étendue et la composition des écosystèmes terrestres « sont modifiées par les populations à une vitesse sans précédent ». Les experts insistent sur la notion de seuil : « Les effets cumulés de changements continus dans l’environnement peuvent atteindre des seuils qui se traduisent par des changements brutaux » et irréversibles. Cette idée de « points de basculement » ne s’applique pas seulement au changement climatique, mais aussi aux phénomènes de désertification, de baisse des nappes phréatiques, d’effondrement des écosystèmes…

Quatre scénarios

Les points de basculement annoncés surviendront d’autant plus rapidement et avec d’autant plus de gravité que les  trajectoires actuelles seront ou non modifiées. Les experts ont défini quatre scénarios, selon le type de politique suivie. Dans le premier, Lire la suite

Pour le PNUE et l’OIT : l’avenir est aux emplois verts

Libération, le 25 septembre 2008, G.La

L’avenir est aux emplois verts

Du grain à moudre pour les tenants de la croissance verte : «des dizaines de millions d’emplois verts» pourraient être créés dans le monde dans les années à venir, selon un rapport publié hier par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation internationale du travail (1).

Selon cette étude, d’ici à 2020, le marché mondial des produits et services liés à l’environnement devrait doubler, pour atteindre 2 740 milliards de dollars. La moitié de ce marché concerne l’efficacité énergétique, puis viennent les transports, l’eau, l’assainissement ou les déchets.

«Nous ne parlons plus de niches, nous parlons de millions d’emplois qui émergent dans l’économie mondialisée», a commenté Achim Steiner, directeur du PNUE, estimant que «c’est le monde de l’entreprise qui est derrière ce phénomène», plus que les politiques publiques. Les énergies renouvelables, par exemple, ont un potentiel considérable, aussi bien dans les pays du Nord que dans les pays en développement. Les auteurs citent le cas du Bangladesh où un programme photovoltaïque projette d’installer un million de systèmes domestiques d’ici à 2015. A l’échelle planétaire, 20 millions d’emplois pourraient être créés dans ce secteur d’ici à 2030.

Le rapport insiste sur le «double enjeu», environnemental et social : Lire la suite

Les régions placent les transports au cœur du Grenelle I

Journal de l’environnement,  Sabine Casalonga, le 25 septembre 2008

Les régions placent les transports au cœur du débat sur le Grenelle I

L’Association des régions de France (ARF) présentera 20 amendements au projet de Loi Grenelle I, centrés sur la question des transports ferrés et de l’implication financière de l’Etat.

 Les régions veulent être leaders des politiques environnementales

Grenelle: la révolution du bâtiment et du transport est en marche

pour aller plus loinCommuniqué de l’ARF sur la dotation TER

Analyser

Les régions estiment que le projet de loi Grenelle I n’est pas à la hauteur de leurs attentes et affiche trop souvent «de simples ambitions sans en définir les moyens». D’après l’ARF, de nombreuses questions restent sans réponse sur le calendrier, le financement, les transferts de charge vers les collectivités territoriales ou encore la répartition des compétences. «Les engagements pris à l’automne dernier ont été petit à petit remis en cause notamment par la loi sur les OGM et l’abandon de l’extension du bonus/malus», déplore Jean-Jack Queyranne, président de l’ARF et du conseil régional de Rhône-Alpes.

Les 20 amendements de l’ARF seront déposés à l’Assemblée nationale le 6 octobre prochain pour l’ouverture des discussions sur le projet de loi Grenelle I. Les transports se situent au cœur des revendications des régions (art. 10 à 15). L’ARF dénonce l’article 10 du projet de loi jugé «inconstitutionnel» et rappelle que l’entretien et la régénération des réseaux ferrés relèvent de la responsabilité de l’Etat. «La rédaction proposée pourrait laisser croire que les infrastructures ferrées sont de la compétence des régions et qu’un transfert déguisé a eu lieu», explique l’ARF.

Dans son amendement, l’ARF propose que les moyens dévolus par l’Etat à la régénération du réseau soient accrus dès 2011 et sur 2011-2015 «pour atteindre un niveau de 800 millions d’euros supplémentaires Lire la suite

La CPCA Aquitaine

La CPCA Aquitaine

Présentation

C’est le 27 février 2001 que la CPCA Aquitaine est née de la signature des statuts de l’association par l’ensemble de ses membres fondateurs.

Les objectifs de la CPCA Aquitaine sont signifiés dans ces statuts, ils précisent : « L’association a pour but […] de contribuer à promouvoir une vie associative qui vise à développer des projets d’intérêt général et des activités sans finalité lucrative, de défendre les acteurs de la vie associative qui créent des lien sociaux, développent la citoyenneté participative […] »

Une Charte a été signée le 1er décembre 2001 entre, la Région et la CPCA.

Le 1er décembre 2001 le Conseil régional d’Aquitaine fête les associations lors d’un colloque dédié au centenaire. A cette occasion Alain ROUSSET, Président du Conseil régional signe avec Pierre DELFAUD Président de la CPCA Aquitaine la première déclinaison régionale de la Charte signée six mois plus tôt à Matignon.

La région privilégie la voie du financement pluriannualisé et conventionné avec les associations, elle soutient le principe d’une consultation quasi-systématique des associations su les projets de textes ou les décisions publiques qui les concernent, elle cherche par ailleurs à favoriser leur représentation dans les instances consultatives ou les organes de concertation. Cette reconnaissance formelle du dialogue civique avec les associations passe aussi par une sensibilisation et une formation des agents publics de l’Institution régionale à une meilleure connaissance de la vie associative. La Charte doit être évaluée conjointement et son rapport régulier présenté au CESR et à l’Assemblée régioanle

Ce document est assorti d’un partenariat concret autour de l’élaboration et l’animation d’un site Internet portail des associations en Aquitaine lancé officiellement à l’Université de la Communication d’Hourtin en août 2002.

Quelques extraits de la charte…signifiant la place des associations dans la Région et l’engagement réciporque…

« La Région et la CPCA d’Aquitaine signent une Charte qui doit, sur la base d’engagements réciproques, reconnaître et renforcer des relations partenariales fondées sur la confiance réciproque et le respect de l’indépendance des associations ; cet acte clarifie les rôles respectifs de chaque partie par des engagements partagés. Lire la suite

DOSSIER : la performance énergétique des bâtiments

Actu-Environnement.com – Publié le 22/09/2008

Dossier : la performance énergétique des bâtiments en 11 points

Alors que le Grenelle de l’Environnement place les bâtiments au cœur de la lutte contre le réchauffement climatique, Actu-Environnement revient sur l’un des principaux leviers de réduction de leurs émissions de CO2 : la performance énergétique.

Des enjeux mondiaux aux politiques locales

Une politique française basée sur un renforcement successif de la réglementation

Des labels réglementaires pour encourager les projets innovants Lire la suite

VIENT DE PARAITRE – Pétrole : la fête est finie !

Les éditions Demi-Lune sont fières d’annoncer la parution du livre de référence sur le pic pétrolier et ses conséquences

Pétrole : La fête est finie !

AVENIR DES SOCIÉTÉS INDUSTRIELLES APRÈS LE PIC PÉTROLIER

de Richard HEINBERG

« Pétrole : la fête est finie ! est le premier livre complet sur le pic pétrolier. Il constitue la meilleure introduction à cette question. Je le recommande particulièrement aux moins de 40 ans ou à ceux qui n’y croient pas : sa lecture changera leur vie. »

Yves COCHET, député de Paris, ancien ministre de l’Environnement.

Le monde voit ses réserves en pétrole bon marché s’épuiser, avec les changements dramatiques que cela implique. Désormais, même si nos sociétés industrielles entament une conversion à des sources d’énergie alternatives, elles auront chaque année à leur disposition moins d’énergie nette pour maintenir leur niveau actuel de production et de consommation. Nous entrons dans une nouvelle ère, aussi différente de l’ère industrielle que cette dernière fut différente de l¹époque médiévale.

Dans Pétrole, la fête est finie !, Richard Heinberg replace cette transition décisive dans son contexte historique. Anticipant l’impact probable de la déplétion pétrolière, il étudie le rôle de substitution que pourraient jouer les énergies alternatives et recommande une « descente contrôlée » susceptible d’ouvrir la voie à une société plus modérée et soutenable. Plus lisible que les autres ouvrages traitant de la question, cette version mise à jour de l’ouvrage de référence sur le « pic pétrolier » constitue un saisissant cri d’alarme. Mais il s’agit aussi d’un recueil riche en idées positives à différents niveaux. La communauté internationale, les collectivités locales, les individus, tous doivent maintenant agir concrètement afin d’affronter dans les meilleures conditions possibles la « fin de la fête » et ce livre explique comment faire, de façon admirablement claire et honnête.

SANS PÉTROLE, QUE FEREZ-VOUS ? COMMENT SE DÉPLACER ?

QUE MANGER ? QUELLE SERA VOTRE VIE QUOTIDIENNE ? Lire la suite

Tricastin : « Sortir du nucléaire » exige la vérité

Réseau « Sortir du nucléaire » – Fédération de 830 associations

Communiqué du dimanche 21 septembre 2008 – Contact : 06.64.100.333

Tricastin : le Réseau « Sortir du nucléaire » exige la vérité sur la gravité de l’évènement qui est en cours depuis le 8 septembre. L’évacuation des communes proches du Tricastin est-elle envisagée par les autorités ?

Le Réseau « Sortir du nucléaire » a écrit ce jour à EDF, à l’Autorité de sûreté (ASN), à MM Sarkozy et Fillon pour obtenir la vérité sur la gravité de la situation en cours actuellement à la centrale nucléaire du Tricastin. Selon certaines informations, la situation dans la centrale serait si problématique que l’évacuation de plusieurs communes proches serait envisagée par les autorités.

Il est vrai que l’affaire est littéralement… explosive. Le 8 septembre, au cours d’une opération de renouvellement du combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n°2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et restent depuis suspendus au dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur.

Un événement de ce type s’est certes déjà produit en 1999 à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), et avait duré plus d’un mois, mais la situation au Tricastin est encore plus grave  car il s’agit de deux assemblages au lieu d’un seul, ce qui démultiplie les difficultés : les opérations engagées pour récupérer un assemblage peuvent provoquer la chute du second. De plus, alors que EDF et les autorités restent muettes sur ce sujet, il est fort possible qu’un assemblage ou même les deux soient « moxés », c’est à dire contiennent du plutonium, ce qui aggraverait alors nettement les risques.

Les deux assemblages, pesant chacun environ 800kg, menacent à chaque instant de tomber. Il pourrait alors se briser et les différents morceaux, se glissant entre les autres assemblages, pourraient éventuellement déclencher une réaction nucléaire incontrôlée. Un très grave accident nucléaire serait alors possible. Mais, même sans une telle réaction, les opérations de nettoyage pourraient être quasi impossibles à réaliser, le réacteur pourrait être définitivement condamné et légué tel quel à nos descendants. 

Aussi, le Réseau « Sortir du nucléaire » exige de toute urgence les réponses à des questions fondamentales : Lire la suite

Le projet de LGV provoque de vives réactions

Le journal du pays basque, Sébastien Vaïsse, le 23 septembre 2008

Le projet de LGV provoque de vives réactions

La facture particulièrement salée du projet de Ligne Grande Vitesse (LGV) annoncée il y a quelques jours, a laissé perplexes les élus du Pays Basque… Perplexes, dubitatifs voire même choqués comme l’ont été les membres du «Cercle de burrunz» qui se faisait hier à l’occasion d’une conférence de presse, les hérauts de l’inutilité d’une telle ligne ferroviaire, surtout en Pays Basque. À titre d’information, le Cercle de burrunz réunit une vingtaine de personnes qui réfléchissent sur cette question d’actualité et ô combien sensible. Rappelons aussi que la décision de lancer ce projet de LGV est issue d’un débat public datant de décembre 2006 et qu’il faut remonter au début de l’année 2007 pour que les Réseaux Ferrés de France (RFF) valident le dossier.

Quoi qu’il en soit, le Cercle de burrunz, par l’intermédiaire de Jacques Saint-Martin également ancien Président de la CCI de Bayonne, soutient «que ce projet n’est pas une bonne chose». Pourquoi ? Selon eux, «le débat sur la LGV ne peut plus se dérouler aujourd’hui comme l’an dernier et s’il avait lieu maintenant, le résultat serait certainement différent.» Pour preuve l’avis de la Cour des Comptes qui a sévèrement critiqué la manière «dont on développe de nouvelles LGV et les grands projets d’investissements dont le financement n’est pas assuré et dont la cohérence et la rentabilité restent incertaines» Jacques Saint Martin poursuit avec la Commission des finances de l’Assemblée Nationale pour qui «l’équilibre financier des nouvelles LGV reste un mystère (…) sans parler du coût de la LGV Méditerranée qui reste inconnu sept ans après la fin des travaux !» Quant aux prévisions de trafic, elles font l’objet, selon le Conseil d’Analyse Économique (CAE), d’exagérations systématiques. En fait et toujours selon le CAE, il y aurait une surestimation de l’ordre de 40 % en matière de trafic et une sous-estimation «d’au moins 20 % en moyenne» du coût des travaux. À en croire toutes ces déclarations, la LGV va droit dans le mur de la faillite financière.

Dossier à réviser

«Les élus ne peuvent plus être dupes»… C’est donc le message clair qu’ont voulu passer hier les membres du cercle de burrunz en ce qui concerne le projet de LGV, d’autant que pour eux, «le Pays Basque est mis à contribution pour une ligne qui va le traverser de part en part (Bayonne-frontière, ndlr), et dont il ne récoltera que les nuisances.» Autre point important soulevé par Jacques Saint Martin, la sous-exploitation de la ligne actuelle. Aujourd’hui, tout compris (marchandises et voyageurs), ce sont 53 trains qui empruntent quotidiennement l’axe ferroviaire de la Côte basque. On est loin des 264 trains par jour que peut accueillir ce même axe Lire la suite

Le déclin des abeilles produit ses premiers effets

Le Monde, le 19 septembre 2008, propos recueillis par Stéphane Foucart

Le déclin des abeilles produit ses premiers effets économiques

Les populations d’abeilles domestiques déclinent partout dans le monde.

Les populations d’abeilles domestiques déclinent partout dans le monde. Pourquoi ? Les causes possibles de cette érosion sont au centre de vifs débats. Mais, alors que scientifiques et apiculteurs en discutent, les premiers effets sur la production de fruits et légumes se font d’ores et déjà sentir aux Etats-Unis.

LA POLLINISATIONLA SURVIE et l’évolution de plus de 80 % des espèces végétales de la planète et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent, au moins en partie, de la pollinisation par les insectes.

100 000 ESPÈCES D’INSECTES (abeilles, bourdons, papillons), d’oiseaux (colibris et passereaux) et de mammifères (chauves-souris) servent à la reproduction sexuée de la plupart des plantes à fleurs.

QUELQUES CULTURES sont presque intégralement dépendantes des pollinisateurs : le cacao, la vanille, les courges et les potirons, les melons et les pastèques, les fruits de la passion, ainsi que les noix du Brésil et de macadamia.

Sans pollinisateurs, l’homme doit effectuer l’opération manuellement.

SEULES DE RARES ESPÈCES VÉGÉTALES dépendent exclusivement du vent ou des cours d’eau pour se reproduire.

Dennis van Engelsdorp, 39 ans, chercheur au département d’agronomie de l’université de Pennsylvanie, est l’un des premiers scientifiques à avoir décrit, à l’automne 2006, ce que les Américains ont baptisé le Syndrome d’effondrement des colonies (Colony Collapse Disorder, ou CCD).

Comment définir le Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ?

Disons qu’il s’agit d’un phénomène caractérisé par la disparition brutale – quelques jours à quelques semaines – de la quasi-totalité d’une colonie. On ne retrouve dans la ruche que la reine et les individus les plus jeunes. Quant aux cadavres des individus adultes, ils ne sont pas retrouvés dans la ruche, ni même à proximité.

L’érosion des populations d’abeilles ailleurs qu’aux Etats-Unis est-elle caractérisée par de tels phénomènes ?

Dans plusieurs pays européens, en tout cas, des situations similaires ont été rapportées. Mais au-delà de ce que nous nommons CCD, nous constatons une surmortalité annuelle supérieure à 30 % dans tous les pays où il existe une documentation correcte de la mortalité des abeilles. Ce rythme ne pourra pas être supporté longtemps. Lire la suite

Le bio ré-invente la cuisine

Paris Match, le 9 septembre 2008, Cécile Guéret

Le bio ré-invente la cuisine

Il n’a pas fini de livrer toutes ses vertus. Un légume bio est bon pour la santé et respectueux de la nature. Et s’il était aussi tout simplement… bon ? Jusqu’ici, on achetait des produits bio sans se préoccuper de la façon particulière de les cuisiner. Jean-Luc Rabanel, premier chef bio à avoir décroché une étoile au « Michelin », et élu « cuisinier de l’année 2008 » par le « Gault Millau », est formel : « En matière de créativité et d’innovation, le bio offre une palette extraordinaire ! » L’absence de produits chimiques, pesticides et herbicides, oblige à manger des fruits et des légumes frais et de saison. On s’intéresse dans la foulée à ceux qu’on avait oubliés : potimarron, panais, crosne… Avantage : on croque pomme et carotte juste lavées et brossées, avec la peau pleine de minéraux et de vitamines. L’agriculteur respecte ses produits, le cuisinier fait de même, avec ce « regard d’amour » cher à Jean-Luc Rabanel. On redécouvre le cru ou la cuisson douce, afin de préserver la saveur et la vitalité des aliments. En faisant gonfler les ­céréales et germer les légumineuses, on gagne en tendreté et en qualités nutritionnelles. Et puis surgissent des aliments nouveaux, un peu étranges, dont on ­aimerait bien avoir le mode d’emploi : lait d’avoine, flocons de sarrasin ou d’azukis, purée de sésame, farine de lentilles… Une formidable palette de saveurs inédites. A nous la crème ­anglaise à la farine de châtaignes, la béchamel au lait de soja et le crumble aux flocons de riz… Et pour commencer, quatre stars du rayon bio.

Match Art de Vivre

Le quinoa

Cultivé depuis six mille ans sur les plaines de l’Altiplano bolivien, à plus de 3 500 mètres d’altitude, le quinoa est un chénopodiacée, comme les épinards ou la betterave. Cette petite graine a tout l’air d’une céréale… mais n’en est pas une. Sans gluten, elle est riche en protéines, en acides aminés essentiels et en « bonnes » fibres. Nutritive, elle se cuisine comme le riz : à l’eau, façon pilaf ou risotto. Son petit goût de noisette qui éclate comme une bulle sur la langue s’apprécie chaud ou froid, en salade ou en gratin, salé ou sucré. Et avec des agrumes en salade de fruits, c’est un régal !

La petite recette Taboulé des Incas

Cuit « al dente », ajoutez-lui jus de citron, huile d’olive, raisins secs, persil, menthe, tomate, oignon haché et carotte râpée. Laissez reposer une heure au frigo. Ça change du couscous !

Extrait de : « Quinoa », de Clea, éd. La plage, 97 p., 18 euros.

Les algues

Récoltées en Asie mais aussi en Bretagne, en Irlande, ou en Ecosse, elles sont consommées depuis des siècles. Lire la suite

La nouvelle agriculture

Novethic, Rouba Naaman, le 10 septembre 2008

La nouvelle agriculture

A l’heure où l’agriculture traditionnelle s’essouffle, des alternatives émergent. Biologique, biodynamique, ou simplement plus respectueuse de l’environnement, la nouvelle agriculture se veut plus un retour aux sources qu’une innovation. Même si la place de ces cultures restent minoritaire, la prise de conscience s’étend, aussi bien chez les consommateurs que chez les agriculteurs.

L’Homme aurait-il oublié à quel point la terre lui est indispensable ? On pourrait le croire, aux vues des récentes dérives liées à l’agriculture. Les pesticides et les engrais, utilisés à outrance ces 50 dernières années, ont eu des conséquences dramatiques sur les terres. Les agronomes Claude et Lydia Bourguignon ont fait de la défense des sols leur cheval de bataille (voir article « La terre n’est pas un produit industriel »). Ils expliquent comment, usées et vidées de leurs richesses, les terres agricoles ne pourront bientôt plus être aussi productives. A moins de casser le rythme actuel des cultures, et de revenir à une agriculture à l’écoute des sols.

L’atteinte des terres impacte également les cours d’eaux et les littoraux. Une étude scientifique publiée le 15 août dans la revue Science montre que l’eutrophisation des zones côtières est en forte croissance. La surface des “zones mortes” doubleraient tous les dix ans, atteignant aujourd’hui 245000 km². L’impact évident sur l’écosystème marin pourrait finir par toucher d’autres secteurs, comme la pêche et le tourisme. Pour contrer cette catastrophe en puissance, certains industriels s’engagent dans des démarches novatrices (voir article Agrivair, modèle sans pesticides). Il s’agit de redéfinir les critères de l’agriculture pour l’intégrer dans une gestion plus durable de l’environnement.

La main de l’Homme atteint aussi indirectement les champs, et les changements climatiques mettent à mal l’agriculture : sécheresses, canicules, inondations, changements brutaux de température, etc. Dans de telles conditions, il devient difficile pour les agriculteurs de maintenir un rendement régulier. Les OGM apparaissent alors comme une solution miracle pour des cultures plus résistantes… à moins qu’ils ne soient un danger supplémentaire, pour les consommateurs notamment.

Car tout ce qui se passe dans les champs atteint finalement nos assiettes. Lire la suite

Grenelle : Un processus irréversible, selon Borloo

Développement durable – Le journal, 24 septembre 2008, William Bolle

Grenelle : Un processus irréversible, selon Borloo

Pour Jean-Louis Borloo, le Grenelle est « solide ».

Jean-Louis Borloo a réuni hier tous les participants au Grenelle de l’environnement pour un point d’étape qui lui a permis de vanter les avancées accomplies depuis un an. Les représentants de la société civile ont toutefois déploré les nombreux reports de la loi Grenelle 2, qui ne devrait passer en conseil des ministres que fin octobre, et les couacs autour du bonus malus qui n’ont pas contribué à envoyer un signal clair aux Français. Pour Jean-Louis Borloo, le Grenelle n’en est pas moins un processus « solide et irréversible ».

Abandon d’un projet de mine d’or en Guyane, suspension de la culture du maïs MON 810, bonus-malus automobile, progression du « bio » dans les cantines, plan de réduction des pesticides… l’équipe du Meeddat(1), menée par Jean-Louis Borloo, a égrené hier devant l’ensemble des participants au Grenelle de l’environnement la liste des réformes accomplies depuis le lancement de ce processus il y a un an.

Un « point d’étape 2008 » au cours duquel les ONG ayant pris part aux six groupes de travail du Grenelle ont toutefois regretté les nombreux reports de la loi d’application « Grenelle 2 », dont l’absence « ne permet pas d’avoir une vision générale et de juger de la qualité du texte  », selon Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. « La rédaction du Grenelle 2 est en cours de finalisation. Le texte sera prêt d’ici une quinzaine de jours et passera en Conseil des ministres fin octobre ou début novembre », a indiqué Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie. Le 17 septembre, devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée, il avait déjà assuré aux députés que le Grenelle 2 serait sur la table du Conseil d’Etat au début de cette semaine.

Jean-Louis Borloo désavoué

Ce nouveau retard survient après que le président de la République ait désavoué son ministre de l’écologie en démentant l’extension du bonus-malus et l’instauration d’une « taxe pique-nique ». Un cafouillage dans la communication gouvernementale que les participants au point d’étape 2008 ont abondamment déploré. Lire la suite

Alex Turk : le plus grand danger ce n’est pas EDVIGE

Télérama n° 3062, le 17 septembre 2008, propos recueillis par Thierry Leclère

Alex Türk, président de la CNIL

Alex Türk : “Le plus grand danger ce n’est pas Edvige, c’est le traçage des personnes »

LE FIL IDéESPour le président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, les fichiers type Edvige existent depuis longtemps et sont relativement contrôlés. D’autres fichiers, tel Stic, sont bien plus dangereux. Mais l’émergence de la civilisation numérique pourrait révéler pire encore. Ainsi la biométrie ou la géolocalisation des personnes… Avez-vous pensé à renouveler votre carte Pass ?

Le mouvement de protestation contre le fichier de police Edvige qui entend recenser tout individu « susceptible de porter atteinte à l’ordre public » est un cas d’école. Exemplaire, à bien des égards. Voilà une protestation née sur Internet, en dehors des grands médias et des grandes formations politiques. Loïc Daguzan, syndicaliste CGT de la Banque de France, n’imaginait pas une seconde soulever une telle tempête quand il a rédigé, seul ou presque, la pétition qui allait recueillir plus de 150 000 signatures en trois mois (voir telerama.fr). Le « net-activisme » non seulement a de beaux jours devant lui, mais il réinvente une forme de référendum d’initiative populaire que la classe politique et, contraint et forcé, le gouvernement ont bien été obligés de prendre en compte.

Edvige a servi de catalyseur. Mais le débat est beaucoup plus large, et peut-être plus inquiétant encore, comme en témoigne Alex Türk, président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Un sénateur divers droite qui n’a la langue ni de bois ni dans la poche…

On ne vous a pas beaucoup entendu sur le fichier Edvige…

Tout le monde a l’air d’oublier aujourd’hui que si la Cnil n’avait pas demandé au gouvernement de publier le décret créant ce fichier de police personne ne serait en train d’en parler. Au départ, il n’était même pas question qu’Edvige figure au Journal officiel. Il y a trois mois, nous avons rendu un avis critique (1) dans lequel nous émettions des réserves sur la collecte d’informations concernant les mineurs de 13 ans. Notre souhait était de voir l’âge minimum repoussé à 16 ans. Nous n’avons pas été entendus. J’ai parlé alors d’Edvige à la presse. A l’époque, tout le monde s’en fichait ! Je suis heureux – et un peu étonné – de voir que cette mobilisation a pris, en plein été, sur Internet, puis a été relayée par la classe politique à la rentrée. Si le débat d’aujourd’hui est un moyen de sensibiliser les Français en matière d’informatique et de libertés, tant mieux, mais il y a des sujets qui me préoccupent mille fois plus qu’Edvige !

Vraiment ? La volonté de ficher toute personne « susceptible » de troubler l’ordre public et de pister tout militant associatif, syndical ou politique ne vous paraît pas particulièrement inquiétante ?

Il faut dire la vérité, tout ça existait déjà avant ! Lire la suite

Peace and Landes : 70 antinucléaires devant le CEL

Sud-Ouest, le 22 septembre 2008, Elisa Artique-Cazcarra

BISCARROSSE. La 3e édition de « Peace and Landes » n’a réuni que 70 antinucléaires devant le centre d’essai des Landes, hier

La mobilisation marque le pas

Rien à voir avec l’an dernier et encore moins avec 2006. Pour la troisième édition de « Peace and Landes », manifestation antinucléaire organisée devant le Centre d’essais et de lancement de missiles à Biscarrosse, seuls 70 militants ont répondu présent, hier, à l’appel du collectif Désobéir Sud-Ouest.

On est loin des 300 personnes réunies en 2007, parmi lesquelles plusieurs têtes d’affiche de la contestation comme le leader de la LCR, Olivier Besancenot, ou encore le sénateur Vert Jean Desessard. Et on est à 20 000 lieues des 2 000 manifestants venus de toute la France pour la première de « Peace and Landes ». Pour cause : le festival qui était jusqu’alors rattaché à l’événement a été abandonné. Pour rappel, Johnny Clegg et bien d’autres artistes avaient drainé les foules en 2006.

Alors peut-être que l’absence d’animations festives en a découragé certains. Peut-être également que les incidents de l’an passé – un gendarme avait été blessé suite à l’effondrement accidentel du portail d’entrée du site – en ont refroidi d’autres. Enfin, le geste des autorités qui, après plusieurs années de refus, ont consenti à ouvrir les portes du CELM à quatre élus Vert au printemps dernier pour une « inspection citoyenne » (1) a sans doute calmer des ardeurs.

Aux couleurs plus locales. « Même si nous ne sommes pas nombreux, au moins nous sommes sûrs que les personnes présentes sont là pour la cause que nous défendons. À savoir, la dénonciation de la violation du Traité de Non Prolifération par la France démontrée, entre autres, par les essais du missile M 51 menés ici [au CELM, NDLR] et la demande qu’un débat public soit organisé sur les orientations militaires prises par le gouvernement », Lire la suite

Corinne Lepage : changer ou disparaître

Corinne Lepage

Chronique France-Culture, 22 septembre 2008

Tout d’abord la sémantique du bâton a gagné, celle qui permet de présenter le changement de paradigme du développement soutenable comme une punition et non comme une solution. Bercy en créant le vocable de taxe pique nique qui n’évidemment jamais existé et Bernard Accoyer en lançant l’expression du « concours Lépine des taxes » ont cherché à anéantir tout l’effort pédagogique du grenelle, qu’il haïssent – et c’est un élément du problème. Le mieux vivre en dépensant moins grâce à une réduction des dépenses énergétiques, de santé ou de transport que permet un développement durable a laissé la place à une forme de dictature fiscale que représenterait le signal prix, Madame Parisot allant jusqu’à qualifier la réforme de quasi-soviétique.

En second lieu, l’UMP, canal bloqué, refuse a priori la démarche Grenelle et par voie de conséquence tout ce qui s’y rattache. La présentation devant le Parlement  de la démarche avait donné lieu à des échanges surréalistes de parlementaires dont l’horloge du temps s’est  arrêtée en 1960, voire 1970. Nous avons aimé le vote de la loi OGM. Nous allons adorer la loi grenelle précisément parce qu’elle est ressentie par ces parlementaires comme une dépossession du droit de la classe politique de tout décider et que l’expression de la société civile au XXiéme siècle est a priori exclue. Le temps est loin du discours de Nicolas Sarkozy proposant en octobre que les grandes orientations locales puissent être décidées par le groupe des 5 incluant les ONG. Nous sommes en face d’un esprit réactionnaire et revanchard sur ce qui pouvait apparaître comme des conquêtes de la société.

Ensuite, le deux poids, deux mesures dés lors qu’il s’agit d’écologie devient fatiguant. Deux exemples parmi tant d’autres : Lire la suite

CPCA : le financement public des associations

Conférence permanente des coordinations ssociatives (CPCA), le16 septembre 2008

Le magazine de la CPCA

Le nouveau numéro du magazine d’information de la CPCA vient de sortir ! Librement téléchargeable, cette publication apporte des éléments de compréhension qui permettent de mieux se repérer sur un sujet souvent mal connu et pourtant décisif pour l’avenir de la vie associative. Ce numéro s’appuie notamment sur les résultats d’une enquête de la CPCA sur le financement public des associations.

Au sommaire de ce numéro :

– Financement associatif : état des lieux

Enquête CPCA : quels constats ? – les apports de l’enquête Matisse CNRS – Quand l’Etat se désengage – Financement privé

– Financements quels enjeux actuels ? Lire la suite

Economie solidaire : nouveau site pour les créateurs

France Active lance son nouveau site internet

Paris, le 16 septembre 2008 : France Active fait sa rentrée et lance son nouveau site internet au service des créateurs d’entreprise et des associations & entreprises solidaires.

Nouvelle ergonomie, nouveaux services en ligne, accès direct aux coordonnées du réseau. Le nouveau site internet se veut plus clair et plus riche en termes de contenu et de services interactifs.

Nouveauté : une entrée par profil

Outre une navigation simple et rapide, le nouveau site Internet a privilégié une entrée par profil d’internaute, à travers 5 espaces différenciés.

Un contenu plus riche

Actualités, témoignages d’entrepreneurs soutenus, publications, avis d’experts, ces nouvelles rubriques viendront agrémenter le nouveau site de façon à informer les internautes de l’actualité du réseau et à rendre compte des actions de l’association en faveur de l’emploi auprès de ses partenaires.

Ergonomie et praticité au service de la solidarité

Les futurs entrepreneurs pourront par exemple faire Lire la suite

Association : salariés et bénévoles, une cohabitation délicate

La Croix, le 8 septembre 2008, Marie BOËTON

Salariés et bénévoles, une cohabitation délicate

La professionnalisation du secteur est de plus en plus grande. Les responsables associatifs s’organisent en conséquence pour trouver un rôle à chacun, salariés comme bénévoles

Embaucher des salariés, avec le professionnalisme qui les caractérise, ou continuer de recruter des bénévoles, toujours souples et disponibles ? Tel est l’un des dilemmes actuels des associations. Si les responsables associatifs accueillent tous favorablement l’engagement des bénévoles à leurs côtés, certains d’entre eux souhaitent désormais confier à des professionnels les principales missions de leur structure.

La complexité croissante de la législation, l’obligation de transparence vis-à-vis des donateurs, l’impératif d’optimisation des fonds collectés, le perfectionnement des modes de communication, tout incite à l’embauche de salariés dans le secteur associatif. Leur nombre ne cesse d’ailleurs d’augmenter : ils sont au nombre de deux millions au sein du tiers secteur, pour plus de 14 millions de bénévoles.

Complexité juridique croissante

« Certaines organisations continuent de vouloir garder un lien direct avec le public via leur réseau bénévole quand d’autres, devenues prestataires de services, emploient davantage de salariés afin de répondre à la très grande technicité des actions qui leur sont confiées », explique Roger Sue, sociologue à l’université Paris-Descartes et spécialiste du monde associatif.

À France Terre d’asile, organisation ayant notamment pour vocation d’assister juridiquement les immigrants, le choix de la professionnalisation s’est récemment imposé. Pierre Henri, son directeur général, justifie cette orientation par la complexité juridique croissante des situations à gérer.

« En l’an 2000, nous avons fait le choix de devenir une organisation de salariés en raison des missions très sensibles qui nous sont confiées : qu’il s’agisse de la protection des mineurs ou de la gestion de dossiers de réfugiés, nos membres doivent être très compétents sur le plan du droit. »

Autre structure, autre discours

Résultat : l’association compte aujourd’hui 500 salariés pour une centaine de bénévoles. « Nous orientons ces derniers vers des actions n’engageant pas directement la responsabilité pénale ou civile de l’association, précise-t-il. Comme les cours d’alphabétisation par exemple. »

Autre structure, autre discours. Lire la suite

Volet transport Grenelle 1 : incertitudes sur le projet de loi

Actu-environnement.com, le 18 septembre 2008, F.Roussel

De nombreuses incertitudes pèsent encore sur le volet transport du projet de loi Grenelle 1

À l’occasion de l’audition de Dominique Bussereau, les députés ont fait le point sur les nombreuses incertitudes qui pèsent encore sur le projet de loi Grenelle 1 notamment sur les transports. La question des financements est loin d’être réglée

Alors que le projet de loi Grenelle 1 s’apprête à être débattu par l’Assemblée nationale début octobre, les députés peaufinent l’étude du texte. À l’occasion de l’audition du Secrétaire d’Etat aux transports Dominique Bussereau, les membres de la Commission des Affaires économiques, de l’environnement et du territoire ont pointé du doigt certains manques, ce qui laisse entrevoir les amendements qu’ils comptent apporter.

Plusieurs points restent à éclaircir

L’objectif du projet de loi est de réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports de 20% d’ici à 2020, autrement dit de revenir aux niveaux d’émissions de 1990. Pour cela, le gouvernement entend développer les transports alternatifs aux transports routiers que ce soit pour le transport de marchandises ou de voyageurs. Certains députés remarquent toutefois qu’il n’est pas clairement prévu de gel des projets routiers et regrettent la tournure de certains articles : l’Etat veillera à ce que l’augmentation des capacités routières soit limitée au traitement des points de congestion, des problèmes de sécurité ou des besoins d’intérêt local, peut-on lire à l’article 9 du projet de loi. La notion de besoins d’intérêt local étant floue, les députés craignent une interprétation préjudiciable à l’objectif global du texte.

Concernant le transport de voyageurs, les députés ont seulement exprimé leur volonté de traiter des péages urbains et ont rappelé qu’ils étaient favorables à ce que les collectivités aient l’opportunité de le faire. Cela resterait toutefois sur la base du volontariat. La pire des choses serait de l’empêcher et l’autre chose tout aussi pire serait de la rendre obligatoire, Lire la suite

Europe : la France torpille la protection des sols

Libération, jeudi 18 septembre 2008, Eliane Patriarca

Environnement : la France torpille la protection des sols à Bruxelles

En proposant demain au groupe de travail ad hoc un projet de directive-cadre sur le sols qui n’a plus aucune des ambitions de santé publique et d’environnement du texte élaboré par la Commission européenne, Paris choisit de l’enterrer.

Projet de directive

Alors qu’à Paris, on ergote sur la taxe pique-nique et autres bonus malus écologiques, la France s’apprête à torpiller une directive européenne fondamentale pour l’environnement: la directive-cadre sur la protection des sols, portée depuis 2006 par Bruxelles et adoptée en novembre 2007, en première lecture, par le Parlement européen

La proposition de texte que la France, présidente de l’Union européenne, va soumettre demain au groupe de travail qui se réunit à Bruxelles, et que Libération s’est procurée, est un texte vidé de sa substance et de son ambition initiales. Les Etats-membres y sont délivrés de toute contrainte, et leurs éventuelles actions en matière d’identification et de remise en état des sols pollués ou dégradés sont désormais laissées… à leur bonne volonté.

Un mileu biologique essentiel mais négligé

C’est d’autant plus dommage que les sols constituent le seul milieu biologique à n’être pas protégé par un cadre juridique spécifique européen, contrairement à l’eau ou à l’air. En France non plus, il n’existe pas de loi spécifique de protection des sols, à la différence de l’Allemagne par exemple.

C’est d’autant plus grave que la directive répondrait «à une urgence écologique», rappelle France Nature Environnement, fédération qui regroupe 3000 associations de protection de la nature. «Les sols constituent une ressource non renouvelable et un écosystème fondamental pour la biodiversité, dont dépendent notamment nos ressources en eau potable et alimentaires». Mais aussi la beauté et la vitalité de nos paysages.

Or la situation, si elle n’est pas désespérée, est carrément inquiétante: en 2006, un rapport de la Commission européenne indiquait que près de 50% des sols européens étaient affectés par la pollution, l’érosion, le tassement, l’urbanisation ou la désertification et qu’environ 45% avaient une faible teneur en matières organiques. Lire la suite

Biomasse énergie : Miscanthus Giganteus en Gironde

Sud-Ouest, le 22 septembre 2008, Denis Garreau

BIOCARBURANT.Des agriculteurs sont venus sur la presqu’île pour découvrir la plantation de roseau de chine destinée à la production expérimentale de biomasse

Combustible de demain

Organisée par la Chambre d’agriculture, une réunion sur la biomasse énergie a rassemblé une vingtaine d’agriculteurs, venus découvrir une plantation expérimentale de Miscanthus Giganteus, appelé roseau de chine, plante à production de biomasse, qui pourrait devenir une alternative au combustible fossile.

Régix. 300 pieds ont ainsi été plantés sur une parcelle de Xavier de Saint Léger, agriculteur à Saint- Louis-de-Montferrand. Cette surface expérimentale de 200 m2 est inscrite dans le cadre du projet Regix et permet de tester dans différentes régions et sur différents types de sols les biocombustibles et biocarburants de 2e génération.

Réseau expérimental, Regix, alimente une base de données sur les ressources en biomasse forestière et agricole. Ainsi, l’analyse des techniques de cultures, les coûts de production et l’étude des différentes espèces permettront de déterminer, par secteur et par besoins, la plante énergétique la plus propice au milieu et aux sollicitations énergétiques locales. Cette plante pérenne, peu exigeante, aux qualités calorifiques et d’adaptation au milieu pourrait venir compléter la diversité des énergies renouvelables.

Une solution pour l’avenir. Le Miscanthus Gigenteus qui mesure presque 3 mètres et produit de 10 à 20 tonnes de matière sèche à l’hectare, deviendra peut-être le combustible de demain dans des domaines aussi variés que l’industrie ou le chauffage urbain. Lire la suite

Grenelle : vives préocupations de l’Alliance pour la Planète

Communiqué Alliance pour la planète

Paris, le 19 Septembre 2008

Grenelle de l’environnement : Bonus ou malus ?

L’Alliance pour la planète (plate-forme de 80 associations) s’est réunie en assemblée plénière. Elle exprime ses plus vives préoccupations devant la tournure que prend le processus Grenelle de l’environnement.

Atermoiements gouvernementaux sur la fiscalité verte, loi OGM légalisant la  contamination, texte de loi Grenelle 1 en dessous des engagements pris par consensus lors des tables rondes, silence sur le projet de loi Grenelle 2. Il est plus que temps que le chef de l’Etat fasse respecter par son gouvernement les engagements qu’il a pris publiquement devant la nation le 25 octobre 2007.

Il y a près d’un an, à l’issue d’un processus novateur et exemplaire par de nombreux aspects, la France était entrée dans une dynamique d’excellence environnementale. Cela avait été salué tant au sein de l’Union européenne qu’à l’extérieur. On pouvait alors espérer non seulement que la France rattrape son retard mais qu’elle devienne un exemple tant par le mode de gouvernance que par le nouveau contrat écologique signé tacitement entre le chef de l’Etat et la société française.

A quelques semaines du premier anniversaire du Grenelle de l’environnement, force est de constater que le « new deal écologique » voulu par Nicolas Sarkozy n’a été une « rupture » que dans les déclarations. Le projet de loi d’orientation dit Grenelle 1 se révèle flou dans les objectifs et inexistant dans les moyens. La société civile a été délibérément écartée de son mode d’élaboration au profit d’une haute fonction publique qui semble avoir les plus grandes difficultés à prendre en considération l’urgence écologique. Enfin, Lire la suite

Hulot : députés, sénateurs dans le refus et le déni de la crise

Libération, samedi 20 septembre 2008, recueilli par Christian Losson

Nicolas Hulot : «Halte à l’inertie!»

Nicolas Hulot, animateur télé et écologiste, est président de la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme.

Les atermoiements du gouvernement sur la fiscalité verte sont-ils le signe de l’enterrement à venir du Grenelle de l’environnement ?

La première chose à faire, c’est siffler la fin de la récré ! Cela fuse dans tous les sens, c’est du grand n’importe quoi. Un coup on nous dit «on vire le bonus-malus», un coup on nous dit «on va l’examiner». D’accord, il faut encore attendre, et regarder les choses concrètes, la loi Grenelle 2 à venir [qui doit traiter en particulier des transports, du logement, de la préservation de la biodiversité et qui devrait être transmise dans les jours qui viennent au Conseil d’Etat, ndlr], les modalités d’application et les financements qui iront avec. Mais quand même. Le Grenelle de l’environnement, ce n’est pas la panacée, mais il a ouvert une dynamique dont il faut se réjouir, une avancée qui a donné un élan. Et si, dès la première étape importante, on ne parvient pas à montrer un signe fort à la société, qui se traduise par un vote unanime à l’Assemblée nationale, c’est à désespérer.

Etes-vous surpris par la virulence des attaques contre Jean-Louis Borloo, qui souhaite étendre le bonus-malus à d’autres produits de consommation ?

Je n’ai jamais imaginé que ce processus irait à son terme sereinement et que les vieux démons n’allaient pas resurgir. Il y a des gens en France qui n’ont toujours pas visualisé la contrainte majeure devant nous – la survie de la planète -, qui nous oblige à trouver des solutions. Ces mêmes personnes, systématiquement, font marche arrière à la moindre proposition, sans avancer d’alternative. Je veux bien admettre qu’il y a des choses proposées dans le Grenelle qui ne sont pas parfaites, mais on ne peut n’y opposer que des résistances, du délitement. Il faut que cela s’arrête, ça devient ridicule.

Résultat, tout débat sur la fiscalité environnementale est-il torpillé par les querelles de préau ?

Mais cela fait des années que je réclame un vrai débat, en profondeur sur la fiscalité écologique, dans laquelle j’englobe la fiscalité énergétique! Avec pour point focus le déplacement de la fiscalité du travail sur la fiscalité environnementale, pour que les choses se fassent à pression fiscale égale. Les Suédois l’ont fait et cela n’a pas foutu leur économie à terre. Lire la suite

CATA : quelle agriculture dans nos assiettes ?

Quelle agriculture dans nos assiettes ?

Par St Siméon le samedi, septembre 13 2008, 12:26 – SoutienLien permanent

Fougueyra

Dans la précédente gazette d’Utopia, on vous indiquait que nous vous ferions passer les infos de CATA33 par son biais, par courriel aussi, mais à cause des vacances, beaucoup d’entre vous n’ont pas eu les messages. Donc, on va dans cette nouvelle gazette, pour certains d’entre vous, rabâcher quelques mêmes trucs, mais qu’importe, vous en conviendrez, c’est pour la bonne cause.

Depuis que nous vous avons fait cette proposition le lundi 19 mai, lors d’une soirée à Utopia, d’acheter des parts de la SCI Terre du Fougueyra, grâce aussi au concert à l’église de St André de Cubzac, aux Nuits Atypiques, à Planète Floirac, au Forum social… aux AMAP, aux Groupements d’Échanges Locaux (GELS) – merci à tous ! – 218 personnes se sont portées acquéreurs de parts de la SCI Terre du Fougueyra pour la somme de 52 700 euros !!! (À l’heure où vous lirez ce billet, beaucoup d’entre vous seront rentrés, donc… ça doit faire un peu plus. Pendant que nous y sommes, maintenant que vous êtes de retour, merci à vous de penser à envoyer votre chèque et votre bulletin de souscription, dûment rempli, comme on dit, si ce n’est pas encore fait !)

Cependant, bien que cette somme soit importante, il n’y a pas encore le compte. C’est 80 000 euros qu’il faut pour accomplir notre commune destinée sur ce terrain, clamer, on va se gêner… stop à l’agriculture industrielle et à ses dérives, oui à une agriculture bio paysanne, nourricière et de proximité ! Ce Vendredi 19 Septembre donc, continuons à prouver aux sceptiques, aux rabat-joie, poil aux doigts, que oui, une autre agriculture peut être mise en place !

Pourquoi cette folle entreprise, pourquoi vouloir acheter ce terrain ? Nous nous sommes longuement expliqués il y a deux gazettes de cela, mais voici en plus quelques chiffres, oui, c’est ça, des chiffres, on dit toujours qu’ils parlent mieux.

Ça commence à se savoir, l’agriculture biologique, c’est bon pour nous, pour le moral, la biodiversité, l’eau, les sols ; son modèle de production aide à lutter contre les gaz à effet de serre, ses bienfaits écologiques, économiques, sociaux, encouragent les agriculteurs qui sont en conventionnel à convertir leur exploitation, les jeunes agriculteurs à s’installer, à reprendre les fermes des vieux paysans qui ont du mal à transmettre, mais allez savoir pourquoi, rien à faire, elle n’arrive pas à trouver sa place, ou très difficilement. Lire la suite

FNE : Ubu au Grenelle !

France Nature Environnement, le 19 septembre 2008, communiqué de presse

Fiscalité écologique : halte au feu !

Les déclarations prêtées au Premier Ministre sur la fiscalité écologique mettent le feu. FNE ouvre le robinet.

Les bonnes questions. Pour Sébastien Genest, Président de FNE, « La question n’est pas de savoir s’il faut sauver le soldat Borloo, la question est de savoir si tous les acteurs du Grenelle ont ou non le courage de porter le compromis qu’ils ont signé le 26 octobre 2007, plutôt que de faire pression sur les parlementaires pour reprendre d’une main ce qu’ils ont donné de l’autre. La question n’est pas de savoir si le bonus malus est remis en cause mais comment il va s’appliquer intelligemment secteur par secteur. La question n’est pas de savoir qui va gagner la bataille de la communication ou aller à Matignon, la question est de savoir comment faire en sorte que le Grenelle change la vie des français ».

La concertation a eu lieue. Arnaud Gossement, porte parole de FNE souligne : « Demander de la concertation à propos de mesures fiscales qui ont fait l’objet l’an dernier, lors du Grenelle, de milliers d’heures de négociations et de bien des nuits blanches est tout simplement ubuesque ! La concertation entre acteurs doit aujourd’hui faire place à un débat parlementaire serein ».

Oui au pouvoir d’achat écologique. Arnaud Gossement poursuit : « Déclarer que la fiscalité écologique peut être contraire au pouvoir d’achat est tout simplement malhonnête / La fiscalité écologique est celle qui donnera la liberté au consommateur de choisir des produits moins chers, plus sains et plus respectueux de l’environnement. »

Le devoir d’honnêteté. Pour FNE, les anti-Grenelle devraient avoir le courage d’assumer leur défense d’un modèle économique ruineux pour l’environnement et injuste socialement. Faut-il encore rappeler que ce sont les plus modestes qui sont les premières victimes de la crise écologique ?

Sites FNE et SEPANSO Aquitaine Lire la suite

Crise : tour d’horizon d’un monde mutant

Libération, le 18 septembre 2008, Alexandra Schwartzbrod et Paul Quinio

Tour d’horizon d’un monde mutant

Dans un sondage Viavoice pour Libération, les Français font part de leur pessimisme devant les crises financière et écologique qui frappent la planète.

Petite précision sur le sondage réalisé pour Libération à l’occasion du forum qui s’ouvre aujourd’hui à Grenoble : il a été réalisé du 10 au 12 septembre, donc avant la tempête qui s’est abattue cette semaine sur la planète financière. Quels auraient été, sinon, les pourcentages recueillis sur le sentiment de menace que constitue «la crise financière» ? Car avant même cette secousse planétaire, 85 % des sondés la considéraient comme une menace «très importante» (38 %) ou «assez importante» (47 %). Un chiffre qui dépasse les 90 % chez les employés, les artisans, les commerçants, les chefs d’entreprise et les agriculteurs. Un résultat un peu supérieur (88 %) chez les sympathisants de gauche que chez ceux de droite (81 %).

Cette inquiétude est confirmée par un autre chiffre : 60 % des sondés considèrent la mondialisation économique et financière «plutôt comme une menace» pour la France, contre 32 % qui y voient «plutôt une chance». Là encore avec chez les employés et les ouvriers une inquiétude plus forte. Et seules l’Inde et la Chine semblent, aux yeux des sondés, susceptibles de profiter de la mondialisation, vue, pour ces deux pays, comme «une chance» par 55 % des personnes interrogées. Enfin, la mondialisation est avant tout perçue (par 42 % des sondés) comme «des systèmes financiers qui menacent les équilibres écologiques et sociaux de la planète», ou comme un facteur susceptible de favoriser les «délocalisations» (39 %). Alors que seulement 24 % y voient «un moyen efficace de lutter contre la pauvreté dans le monde».

L’autre enseignement de notre sondage, malgré des chiffres alarmants, peut être paradoxalement réconfortant : les Français sont massivement conscients des grands enjeux environnementaux. Ils sont 84 % à estimer qu’il sera de plus en plus difficile d’approvisionner tous les pays en pétrole et en eau potable, 83 % à considérer que les forêts, les océans et la biodiversité vont vite se dégrader, et 82 % à craindre que le réchauffement provoque des dégâts climatiques et humains irréversibles. Pourquoi ces chiffres accablants seraient-ils donc réconfortants ? Lire la suite

Portes ouvertes aux Jardins d’aujourd’hui les 26 et 27 sept.

Jean-Paul Collaert et toute l’équipe des Jardins d’aujourd’hui vous invitent aux journées Portes Ouvertes pour découvrir le jardin Bougainville au mieux de sa forme, et tout ce qui s’y passe.

Les Vendredi 26 et Samedi 27 septembre de 10 h à 18 h

Ateliers et démonstrations

• Compostage et paillage

• Plantation en lasagnes

Animations

• la tomate dans tous ses états

• à la découverte du vermicompostage

• les micro-potagers urbains

Restauration

Cuisine solaire et buffet sur place

Le jardin Bougainville se trouve au bout de la rue Bougainville, à Bacalan.

Cette rue débouche sur le boulevard Alfred Daney (au coin de la Banque alimentaire)

Bus 31 et 9

Pour tout renseignement : Lire la suite

Environnement : la norme ISO 4001 est-elle efficace ?

INSEE, Economie et statistique, N° 411, 2008

De plus en plus d’entreprises françaises choisissent de mettre en place un « système de management environnemental », c’est-à-dire une organisation visant à mesurer et réduire les impacts sur l’environnement puis de les faire certifier selon la norme ISO 4001

Pour accéder à l’étude en PDF c’est ici Lire la suite

Climat : Le feu à la banquise

La dépêche, O.A., le 13 Septembre 2008

Climat. Le feu à la banquise

Les glaces de l’Arctique fondent plus vite que prévu. Pour la première fois, le pôle Nord n’est plus relié à la terre ferme.

On se réjouit souvent des premières fois. Premier baiser, première voiture, première fois sur la lune…

Mais il en est certaines qui sont inquiétantes, comme celle de ce début septembre : le pôle Nord est pour la première fois en eau libre. On peut désormais faire le tour complet de cette calotte en bateau.

Jusqu’à présent, la couche de glace de la banquise n’avait jamais cédé simultanément le long des côtes sibériennes et canadiennes. Le Centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC) vient de révéler que c’était chose faite.

Selon Étienne Berthier, glaciologue au CNRS (Legos) de Toulouse, « ce phénomène est une réponse au changement climatique global, et on peut être pessimiste ». Certains experts prédisent la disparition complète de la banquise aux alentours de 2020.

« On avait depuis 20 ans une décroissance linéaire » de la banquise, témoigne le chercheur toulousain. « 2007 avait été très déficitaire (NDLR : le record absolu de fonte des glaces, 40 % de moins que la superficie moyenne des vingt dernières années) on ne s’y attendait et on pensait à un artefact. Force est de constater que 2008 confirme cette accélération. Ceci noircit le tableau pour l’avenir ».

La fonte de la banquise du pôle Nord ne joue pas de rôle direct dans la montée du niveau des océans (l’eau occupe la même place que lorsqu’elle était glace). En revanche, elle intervient dans le réchauffement climatique. « Il renvoie l’énergie solaire, alors que l’eau la garde. Donc en remplaçant la banquise par des mers, on amplifie le réchauffement général ».

Pour Étienne Berthier, la disparition des glaces au pôle Nord « doit être prise comme un signal d’alarme. Lire la suite

La bataille écolo-fiscale de Borloo

Libération, le 19 septembre 2008, Guillaume Launay

La bataille écolo-fiscale de Borloo

Bercy et la majorité s’opposent au ministre de l’Ecologie au sujet des bonus-malus.

Jean-Louis Borloo pensait sans doute avoir fait le plus dur. Début septembre, le ministre de l’Ecologie avait réussi à convaincre l’Elysée et Matignon d’arbitrer en sa faveur les grandes orientations législatives et fiscales de la rentrée. «Ça y est, le consensus est acquis sur tout ça, il n’y a plus de grande difficulté», disait-il lors du campus UMP de Royan, évoquant l’extension du bonus-malus ou l’éco-prêt à taux zéro pour la rénovation technique des logements. Dans une rentrée économiquement tendue, il avait même réussi à empaqueter tout ça sous le doux nom de «croissance verte», censée prendre le relais d’une croissance grise en capilotade. Le ministre pensait ainsi pouvoir se consacrer à son autre grand chantier de la rentrée, les épineuses négociations sur le paquet climat énergie européen, à côté desquelles les débats français lui semblaient «presque faciles».

Frein. Après quinze jours de dissensions gouvernementales et d’annonces contradictoires, les dégâts sont là, au moins en termes d’affichage : «Il y a un énorme désordre en termes de communication, a déploré, hier, Jean-Pierre Clamadieu, patron de Rhodia, qui a supervisé les travaux du Grenelle pour le Medef. On ne remet pas en cause le principe d’une fiscalité incitative. Mais voir le gouvernement et la majorité jouer au ping-pong sur ces sujets, ça crée de l’irritation et de l’incertitude.» Hier, François Fillon a tenté un recadrage, regrettant «un peu de précipitation dans la communication». «Il n’y a pas d’arbitrage. Il n’y a aucune liste», a-t-il tranché.

C’est que la majorité n’a pas besoin de l’opposition, très silencieuse sur ces questions, pour se diviser. Lire la suite

Agriculture bio : Des mesures pour tripler les surfaces

Développement durable – Le journal, 19 septembre 2008, Patrick Cros

Agriculture biologique : De nouvelles mesures pour tripler les surfaces

Le déplafonnement des aides à la conversion vise à favoriser le développement de l’agriculture biologique en France.

Le ministre de l’agriculture et de la pêche a profité du Grand Conseil d’orientation de l’Agence Bio pour annoncer le déplafonnement des aides à la conversion de l’agriculture conventionnelle vers l’agriculture biologique. Objectif : tripler les surfaces cultivées d’ici à 2012.

Déplafonner les aides au passage de l’agriculture conventionnelle vers l’agriculture biologique : c’est le nouveau coup de pouce à la filière bio qu‘a annoncé le ministre de l’agriculture. La mesure devrait créer, selon le ministère, des conditions beaucoup plus favorables aux conversions, notamment dans le secteur des grandes cultures. L’objectif est de répondre à la forte hausse de la demande en France (+10% par an), pour les produits issus de l’agriculture bio.

Le ministère de l’agriculture et de la pêche relance ainsi sa politique de soutien à l’agriculture bio qu’il a entamée il y a un an avec son plan « Agriculture biologique : Horizon 2012 ». Michel Barnier a profité, mercredi 17 septembre, du Grand conseil d’orientation de l’Agence Bio pour faire le point sur les mesures déjà mises en œuvre. Devant les principaux partenaires impliqués dans le développement du secteur, il a rappelé les orientations prises en matière de développement et de promotion de l’agriculture biologique : Lire la suite

Le Syndicat des EnR réfute l’étude de l’Institut Montaigne

BâtiActu, le 18 septembre 2008

Le Syndicat des Energies Renouvelables réfute l’étude de l’Institut Montaigne

Suite à une étude publiée par l’Institut Montaigne, en juillet dernier, intitulée « Eoliennes : nouveau souffle ou vent de folie ? », le Syndicat des énergies renouvelables a rédigé un rapport, réfutant point par point l’argumentation de l’auteur, Vincent Le Biez. Selon le SER, celui-ci aurait fait preuve d’un exercice anti-éolien. Droit de réponse.

Le Syndicat des énergies renouvelables vient de publier un rapport, contestant point par point les arguments de Vincent Le Biez, auteur d’une étude sur l’impact du coût de l’éolien pour l’Institut Montaigne.

Le développement de l’énergie éolienne en France tel que l’a envisagé le Grenelle de l’environnement ne serait « pas la solution économique la plus appropriée », et ne répondrait « pas à un besoin étant donné la sobriété du parc de production électrique français en termes de CO2 ». Voilà les conclusions de Vincent Le Biez, auteur de l’étude « Eoliennes : nouveau souffle ou vent de folie ? ». Ainsi, l’homme évaluerait le surcoût du développement de l’éolien en France à 2.5 milliards d’euros par an à l’horizon 2020.

Surcoût ou économie ?

Le SER conteste la méthodologie et les hypothèses choisies par l’auteur pour arriver à ce résultat, affirmant même que l’étude « cache un parti pris anti-éolien ». Le syndicat tente donc d’apporter ses explications. En résumé, le SER a estimé que :

– Evaluer le surcoût du développement de l’éolien offshore à partir des seuls tarifs d’achat actuels (sachant que les progrès à venir seront susceptibles de faire baisser les coûts) n’est pas pour l’instant possible. Pour le SER, les chiffres de l’étude indiquerait un surcoût d’un peu plus d’1 milliard d’euros.

– La dégressivité du tarif d’achat Lire la suite

Les réserves de biosphère peinent à s’imposer aux élus

Actu-Environnement.com, le 11/09/2008, M. Duchesne

L’UNESCO peine à mobiliser les élus français autour des réserves de biosphère en France

Coordinateur du Programme « l’homme et la biosphère » de l’UNESCO en France depuis 1971, le Comité MAB France réunissait pour la première fois à Paris, de nombreux acteurs locaux. L’enthousiasme n’était pas au rendez-vous. Explications.

Nous avons déjà un parc naturel. Quel intérêt y a-t-il à devenir également une réserve de biosphère. Cette question, fréquemment posée aux acteurs locaux, résume à elle seule le manque de visibilité dont souffrent les dix réserves de biosphère que compte le pays. C’est le constat que de nombreux élus locaux ont fait ce mercredi 10 septembre à Paris, à l’issue d’une réunion organisée par le Comité MAB France, l’organisme qui coordonne le Programme « l’homme et la biosphère » de l’UNESCO dans l’hexagone depuis 1971. Venus de Camargue, de la région des Cévennes, de Corse, du Lubéron, des Vosges, de Fontainebleau, de Bretagne ou encore de Guadeloupe, élus et techniciens sont venus partager leur expérience de terrain avec Natarajan Ishwaran, le secrétaire général du Programme MAB UNESCO. Chargé de coordonner la politique des 528 réserves de biosphère de la planète, dans 105 pays, celui-ci a patiemment écouté les témoignages et doléances des uns et des autres.

Davantage de dialogue entre les hommes, entre les régions et entre les pays

La création d’une « réserve » ou d’un « parc », deux mots entrés dans le langage courant mais qui sonnent mal parce que trop bestial selon certains, a pourtant de multiples atouts. Les élus se félicitent d’abord du dialogue rendu possible grâce à cette structure. Hervé Schiavetti, le maire d’Arles, déclare ainsi que le chemin parcouru depuis dix ans est important. Aujourd’hui, la population est beaucoup moins hermétique et désormais même les chasseurs admettent l’idée que certains territoires doivent être protégés de l’homme et entretenus par des techniciens. Muriel Cervilla, chargée de communication du Parc naturel régional de Camargue, précise qu’une réserve, et son extension éventuelle, n’est pas un outil de résistance pour lutter contre la densification. La législation qui protège le littoral suffit. Toutefois c’est un outil de mobilisation et les gens se mobiliseront par exemple plus facilement contre la construction d’un IKEA s’il faut protéger une réserve de biosphère….

Autre point fort ? Lire la suite

Réfugiés climatiques: l’insoluble équation

Blog, le 17 septembre 2008, Six pieds sur terre, Réflexions et informations sur notre planète…et sur ceux qui l’abîment, par Laure Noualhat.

Réfugiés climatiques: l’insoluble équation

C’est le sujet qui monte, les colloques s’organisent en rafale et pourtant aucune solution politique «acceptable» ne s’esquisse: le réfugié climatique. La Commission européenne avait organisé le 11 juin une journée sur le sujet. La députée européenne Hélène Flautre (Verts), à l’origine du raout, souhaite déposer une proposition de loi pour élargir le statut de réfugié à ceux qui migrent à cause de phénomènes climatiques. Qui a probablement peu de chance d’aboutir vu que la Commission vient d’adopter une directive dite «retour» qui facilite grandement l’expulsion et la rétention des indésirables. Un contact amical et néanmoins très renseigné me confiait la chose suivante : la migration environnementalement forcée s’intensifie mais les frontières des pays se ferment. Je dirais que c’est ainsi que nous pourrions résumer le problème. Et à la limite, tout est dit.

Il me racontait aussi qu’à Houston en 2005, les déplacés de La Nouvelle Orléans avaient été accueillis à bras ouverts après le cyclone Katrina. Pompom girls, fanfares, cotillons, accueil à l’américaine. Puis quelques semaines plus tard, sur le parvis de l’hôtel de ville, des centaines de manifestants appelaient au départ des réfugiés. Etonnant, surtout dans le même pays.

L’Europe planche pas mal sur le sujet, mais ne peut apporter aucune réponse. Car il n’y a pas de réponse politiquement acceptable pour les Etats membres : élargir le statut de réfugié de la Convention de Genève aux réfugiés environnementaux ? Vous n’y songez pas sérieusement ? Instaurer un principe de pollueur-payeur pour financer l’exil ? C’est une blague ? Anticiper les catastrophes, déplacer avant le drame ? Heu, Lire la suite

Liste des 12 marchés bio et 78 magasins bio d’Aquitaine

Bio d’Aquitaine

L’Aquitaine compte en 2008 un millier d’agriculteurs bio. 6 associations départementales: AgroBio Périgord pour la Dordogne, le Civam Bio du Lot et Garonne, le Civam Bio de Gironde, le Civam Bio des Landes, le Civam Bio Béarn et l’association B.L.E. pour le Pays Basque, comptent parmi leurs adhérents environ la moitié de ces producteurs bio.

Bio d’Aquitaine, association loi 1901 également, fédère au niveau régional ces 6 associations départementales de producteurs bio. Elle est elle-même adhérente à la FNAB, la Fédération Nationale des Agrobiologistes.

Bio d’Aquitaine a pour objectif le développement de l’agriculture biologique dans une perspective de durabilité sociale et environnementale de la production agricole sur le territoire aquitain.

Les associations départementales du réseau proposent :

– assistance technique à la pratique de l’agriculture biologique,

– formations,

– accompagnement des démarches de conversion, assistance au montage de projets collectifs,

– actions de  promotion de l’agriculture biologique et des produits bio.

Bio d’Aquitaine, en tant que fédération régionale, a pour mission de favoriser les liens entre les structures locales et de participer à créer un environnement régional favorable au développement de l’agriculture biologique.

Ses axes d’action :

– L’animation des échanges et de la communication entre les associations départementales et la mutualisation des acquis.

– La valorisation des actions et programmes locaux auprès des partenaires et interlocuteurs au niveau régional.

– La participation régionale à la  dynamique des réseaux nationaux de l’agriculture biologique (FNAB, ITAB notamment)  pour une  meilleure reconnaissance des agriculteurs engagés en agriculture biologique et des spécificités de leurs pratiques agronomiques

MARCHES ET MAGASINS BIO 

Vous trouverez ci-après une liste de marchés, puis de magasins, de la région, spécialisés dans la vente de produits biologiques. Lire la suite

Le pétrole est l’excrément du diable

Le Monde, le 18 septembre 2008, par Dominique Dhombres

Ne regardez pas ce film sur Arte !

La chute des banques américaines vous rend nerveux ? Vous craignez le pire ? Dans ce cas, il ne fallait surtout pas regarder, mardi 16 septembre sur Arte, le documentaire intitulé Cruel sera le réveil consacré à la fin du pétrole. Il y aura des rediffusions. Evitez-les ! La panique de la planète finance, c’est de la petite bière, de la roupie de sansonnet, du sirop par rapport à ce qui nous attend lorsque la dernière goutte aura été pompée du dernier puits encore en activité.

Le pétrole va bientôt manquer. Les pays producteurs mentent effrontément, avec la complicité intéressée des compagnies. Ils déclarent, année après année, le même niveau de réserves tout en puisant dans ces dernières comme des malades. Ces mensonges maintiennent le système à flot, si l’on peut dire. La chute sera dure, le réveil brutal. C’est ce chant funèbre qu’entonnent le journaliste suisse Basil Gelpke et le réalisateur irlandais Ray McCormack, auteurs de ce film apocalyptique. Vous aimez avoir peur ? Vous adorerez. Vous êtes bien assis ? On y va ! Les premières citations vous mettent dans le bain, noir évidemment. « Le pétrole est l’excrément du diable« , nous dit une voix hors champ. La musique est sinistre à souhait. Et cela ne fait que commencer. « Le pétrole n’est pas comme le blé. On n’en cultive pas chaque année. C’est le produit de millions d’années d’histoire géologique », dit un expert. « La majeure partie du pétrole de la planète s’est formée pendant des périodes très courtes de réchauffement extrême, il y a 90 et 150 millions d’années », dit un autre. Le ton est donné.

Produit par la décomposition de végétaux et de cadavres d’animaux, enfoui sous des dépôts successifs de sable, le pétrole était un trésor caché que l’humanité a dilapidé.

Sa disparition prochaine et inéluctable va produire un krach généralisé du système. La révolution verte qui a permis de nourrir les nouvelles générations nées de l’explosion démographique est en grande partie due aux engrais dérivés du pétrole. Avec la fin de ce dernier, comment fera-t-on ? Ce sont donc famines et guerres en perspective. Lire la suite

L’UE divisée sur la lutte contre le changement climatique

Le Monde, le 17 septembre 2008, Philippe Ricard

L’Union européenne divisée sur les instruments de lutte contre le changement climatique

Les représentants des Vingt-Sept devaient entrer mercredi 17, et jeudi 18 septembre à Bruxelles dans le vif de la négociation du « paquet climat-énergie ». Le chantier est placé parmi les priorités de la présidence française de l’Union d’ici à la fin décembre. Mais les menaces de récession pèsent comme jamais sur les ambitions européennes. « L’ambiance est plus difficile qu’en mars 2007, quand l’environnement économique était meilleur« , observait récemment un haut responsable de la Commission européenne, qui compte sur « l’autorité de M. Sarkozy » pour que le paquet soit adopté sans être trop dilué.

2005 : dans la bourse aux quotas d’émission de gaz à effet de serre lancée en Europe, les quotas sont alloués gratuitement par les pouvoirs publics : les industriels ont la capacité de monnayer leurs seuls surplus.

2013 : ce système d’échange des quotas se fera sur la base de mises aux enchères par les Etats membres. Des quotas gratuits et une mise aux enchères progressives sont imaginés pour les secteurs les plus vulnérables économiquement.

Officiellement, personne ne conteste le triple objectif agréé en mars 2007 par les chefs d’Etat et de gouvernement : 20 % de réduction de gaz à effet de serre, 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation européenne, et 20 % d’économies d’énergie d’ici à 2020. La pression est néanmoins énorme, car la crise économique donne du poids aux arguments des industriels et des nouveaux Etats membres partisans d’alléger le coût de la lutte contre le réchauffement climatique.

La Pologne a fait savoir qu’elle ne soutiendrait pas un accord à tout prix à la fin de l’année. « L’alliance entre les industriels et les nouveaux Etats membres peut contribuer à vider le paquet de sa substance », craint l’écologiste Claude Turmes, un des rapporteurs du paquet au Parlement européen.

« FUITES DE CARBONE »

Au coeur de la bataille figure la bourse d’échange des quotas d’émission de CO2 imaginée par les Européens pour tenir leurs engagements dans le domaine industriel. Pour les nouveaux Etats membres, les tarifs de la tonne de CO2 négociés sur cette plateforme, et leur impact sur les prix de l’énergie, risquent de freiner leur rattrapage économique. Très dépendante du charbon, Lire la suite

Cohérence entre écologie et économie, le marais doit vivre

Sud-Ouest, le 18 septembre, Michèle Méreau

ESTUAIRE. Une table ronde autour du problème de l’aménagement des zones humides a eu lieu samedi chez les éleveurs de la Bergerie des marais, à Anglade

Le marais doit vivre

France et Thierry Delottier avaient invité samedi dernier tout un chacun, et notamment ceux qui s’intéressent aux problèmes des zones humides, à se réunir dans leur bergerie à la Montagne, dans la commune d’Anglade. Une journée où des intervenants spécialisés dans ces questions ont pris la parole afin d’informer et de trouver des solutions aux problèmes rencontrés par les habitants, ou par ceux qui travaillent sur ces zones humides comme les éleveurs, les agriculteurs, certains prestataires de la sphère touristique…

France et Thierry Delottier sont particulièrement concernés car leur élevage de moutons, labellisés récemment « agneau de l’estuaire », est menacé dans la mesure où des constructions ne sont pas possibles pour permettre une meilleure exploitation en raison du Plan de prévention des risques inondations (PPRI). « Mais nous ne sommes pas les seuls, ce sont plus ou moins tous les marais en bord d’estuaire qui sont concernés en Haute Gironde », explique Thierry Delottier.

C’est pourquoi de nombreuses associations avaient aussi installé des stands à la Bergerie des marais : le Conservatoire de l’estuaire, Gens d’estuaire, les Moutonniers de l’estuaire…

Tous concernés. Pour Jean-Noël Fouchier et Véronique Savoie, de l’Amap (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) à Saint-André-de-Cubzac, les agriculteurs et les éleveurs doivent pouvoir continuer leurs activités dans le marais malgré le PPRI, affirmant qu’elles ont existé de tout temps et sont bénéfiques pour l’avenir, respectant les grands principes écologiques.

Autre voix qui s’est élevée pour affirmer haut et fort l’affectation agricole de ces terres par tradition, celle de Simon Charbonneau, professeur de droit de l’environnement et adhérent à la Sepanso. Avec précision, il a argumenté pour montrer que « les PPRI sont trop rigides, ils évitent certains problèmes, mais créent des situations contraires à la biodiversité. » Lire la suite

Echange la deuxième voiture contre vélo électrique

Sud-Ouest, le 18 septembre, Olivier Delhoumeau

TRANSPORT. Véritable institution, les Cycles Suire participent aux animations de la Semaine de la mobilité, qui s’achève dimanche

Les ventes de vélos à assistance électrique décollent

Les Cycles Suire. Le nom parle forcément aux adeptes de la petite reine. À Mérignac, le magasin a pignon sur rue, ou plutôt sur avenue. Celle du château d’eau, au cœur de Capeyron. Sa réputation doit beaucoup à la forte personnalité de son fondateur, Jacques Suire, ancien coureur pro, spécialiste de l’assemblage de A à Z. Une pratique tombée en désuétude, en raison de l’évolution du marché du cycle. « Les fabricants ont enrichi leurs gammes de sorte que le vélo à la carte existe quasiment en série », soutient Christophe Guiraud, le nouveau propriétaire des lieux.

Des initiations samedi. Responsable administratif et financier de formation, il s’est reconverti dans le vélo à la suite d’un licenciement. Il cherchait une affaire dotée d’un petit atelier sentant le pneu et le cambouis. « Mon père et mon grand-père possédaient un garage auto à Bordeaux, où j’ai passé mon enfance. »

À défaut de garage auto, il se tourne en 2005 vers l’acquisition des Cycles Suire. Atelier de réparation, vente de vélos et de deux-roues motorisés deviennent son quotidien. Sa clientèle : des amateurs de la CUB et du Médoc.

Sollicités pour la Semaine de la mobilité qui se déroule actuellement, les Cycles Suire proposent au public des tests de vélos à assistance électrique (VAE). Les initiations se dérouleront samedi au village de la mobilité, à côté du marché du centre-ville. Un gadget de plus dans la sphère verte ? Non, estime Xavier Chouet, employé, qui observe un intérêt grandissant pour le VAE. « Les ventes explosent depuis peu. La hausse du prix du carburant explique en partie cette tendance. Les clients sont souvent des familles propriétaires de deux automobiles, qui troquent une voiture contre le vélo électrique. » Évolution des modèles, efficacité croissante des batteries lithium ion et allégement des vélos soutiennent le marché. Lire la suite

Les principes d’une loi sur le péage urbain

Centre d’analyse stratégique, 17 septembre 2008

Note de Veille n°108 (septembre 2008) – Pour une ville plus durable : les principes d’une loi sur le péage urbain

De nombreuses villes étrangères recourent au péage urbain pour favoriser l’organisation des déplacements dans leur centre-ville, pour réduire la pollution ou pour améliorer l’accessibilité et le cadre de vie urbain, etc. Une agglomération française ne peut le faire à moins qu’une loi ne l’y autorise. À l’issue des travaux du Grenelle de l’environnement, le Président de la République, dans son discours de clôture, a souligné sa volonté de permettre aux collectivités territoriales d’instituer un péage urbain comme l’un des moyens de favoriser un développement durable des transports. Cette note présente une synthèse des différentes formes que recouvre la notion de péage urbain et cherche à définir les principes qui pourraient figurer dans une loi permettant à une collectivité de recourir à ce mode de régulation

Au sommaire

Analyse : Pour une ville plus durable : les principes d’une loi sur le péage urbain

– Les expériences de péage urbain à l’étranger

– Cinq principes pour une loi sur le péage urbain

Brèves : Pour la BCE, la baisse de long terme du chômage des jeunes en zone euro ne doit pas masquer des configurations nationales très contrastées ; Séoul, capital de la gouvernance électronique ; Etats-Unis : l’assurance-santé, un enjeu majeur de la campagne présidentielle

Pour téléchargez la note de veille et consulter le rapport complet. Lire la suite

Lanceurs d’alerte, lobbies et pouvoirs publics

Actu-environnement, le 17 septembre 2008, propos recueillis pas Camille Saïsset

La majorité des maladies contemporaines serait évitable au prix d’un changement de notre mode de vie

Au printemps dernier, peu après la remise du rapport Lepage sur l’amélioration de l’accès à l’information, à l’expertise et à la justice, celle-ci donnait raison au lanceur d’alerte Pierre Méneton. Sans être mono maniaque du sel, ce docteur en biologie de l’Institut National de la Santé et de la Recherche nous livre sa perception de l’alerte.

Actu-Environnement : Une des traductions des discussions du Grenelle de l’environnement pourrait être l’adoption d’une loi de protection des lanceurs d’alerte. Mais de qui parle-t-on ?

Pierre Méneton : Ce terme « lanceur d’alerte » recouvre diverses réalités. Il y a parmi eux les chercheurs du service public dont la mission statutaire est d’améliorer la santé de la population au travers de la recherche, de la formation et de la communication. Dans la réalité, la majorité d’entre eux reste confinée dans les labos à l’INRA, l’INSERM ou au CNRS. Seule une minorité soulève publiquement les problèmes de santé et d’environnement dont ils peuvent avoir connaissance par les résultats de leurs études ou par les échanges avec leurs pairs à travers le monde. On désigne cette minorité de « lanceurs d’alerte », du fait de l’inertie de la majorité. Ce sont eux, pourtant, qui remplissent le mieux la fonction pour laquelle ils sont payés par le contribuable.

AE : Qu’est ce qui justifie de protéger les lanceurs d’alerte ?

PM : Les problèmes de santé publique et d’environnement touchent de nombreux secteurs de l’activité économique : industrie automobile, alimentaire, agricole… L’alerte prend ses origines dans le conflit avec ces intérêts économiques. Ces personnes qui la révèlent sont confrontées à des difficultés diverses : pressions administratives, baisse des crédits de recherche, menaces orales, mise au placard, mutation voire licenciement… En ce qui me concerne, j’ai été attaqué pour diffamation et placé sur écoute en 2002, si j’en crois l’investigation de vos confrères du Point. Des lettres de dénonciation et de pression ont été adressées à ma direction, à l’INSERM, qui a fort heureusement précisé que je bénéficiais d’une totale liberté d’expression, là aussi du point de vue statutaire. Lorsqu’il s’agit de chercheurs du service public, les lanceurs d’alerte ont le droit pour eux, encore faut-il le faire valoir. Se taire sur les problèmes rencontrés suggère une posture de victimisation. C’est d’autant plus choquant qu’il existe aussi des « chercheurs collaborant », conseillers, consultants, etc. qui, sous le même statut, servent non pas l’intérêt général mais l’intérêt particulier. Ces « couvreurs d’alerte » semblent soumis à un régime d’impunité, comme on l’a vu dans les scandales liés au plomb, à l’amiante, au tabac ou au sel. Cela pose un problème de fond encore peu évoqué. Lire la suite

Agriculture, bonne pioche au Burkina Faso

Libération, mardi 16 septembre 2008, Envoyé spécial au Burkina Faso Yves Sciama

Bonne pioche au Sahel

Agriculture. Au Burkina Faso, des paysans ont développé des techniques simples pour augmenter les rendements des cultures de 30 %. Et stopper la désertification. Reportage.

Le long des routes rectilignes et plates du Burkina Faso, à travers l’air qui tremble de chaleur, on les voit défiler sans fin, ensablés ici, écroulés là, toujours renaissants : des murets de pierres empilées, hauts comme la main, une vingtaine de centimètres au maximum. Ils ont commencé à quadriller la campagne sahélienne après les grandes famines des années 70, et depuis, ils s’allongent, se multiplient, s’entrelacent, totalisant des milliers de kilomètres. Ici, les experts les appellent des «cordons pierreux». Bâtis au prix d’heures de travail éreintant sous un soleil hostile, ils sont l’instrument d’un ensemble d’innovations agronomiques discrètes, parfaitement low-tech, et qui ont pourtant l’ambition de faire la révolution verte en ces terres désolées. Leur horizon ? Rien moins que la victoire sur la désertification et la famine sur un territoire grand comme dix fois la France, où vivront bientôt 100 millions d’habitants. Plus prosaïquement, il s’agit d’instaurer au Sahel des modes de culture qui assurent la sécurité alimentaire des hommes, et la bonne santé des écosystèmes qui les nourrissent.

Explosion démographique. Il y a urgence car la terre, ici, va s’épuisant sous l’effet de pratiques agricoles bouleversées par l’explosion démographique. Jusque dans les années 60, les paysans sahéliens pratiquaient la jachère. Afin de maintenir leurs rendements, ils abandonnaient périodiquement leur parcelle pour aller défricher la brousse, puis y revenaient plusieurs dizaines d’années plus tard. Mais l’accroissement de la population sahélienne (+ 3 % par an !) a augmenté la pression sur les terres cultivables et fait exploser ce système ancestral : aujourd’hui, les jachères disparaissent, la terre est surexploitée tandis que la consommation de bois de feu, croissante, décime les arbres, dont les ruminants, omniprésents, empêchent la repousse… Ainsi les Sahéliens sont-ils piégés dans un cercle vicieux bien connu des agronomes des zones arides : les sols à la végétation raréfiée sont exposés à l’érosion stérilisante du vent et surtout de pluies qui sont, ici, à la fois rares (entre juin et septembre) et violentes. La végétation ne retient plus la terre qui ne retient plus l’eau des orages qui entraînent la terre. De vastes plaques désertiques encroûtées, les «zipélés», grandissent puis convergent… Ainsi, la désertification avance. Pis, le réchauffement climatique devrait accélérer sa marche, en apportant dans cette région des précipitations accrues réparties sur une saison encore plus courte.

Partie perdue ? Lire la suite

La revanche du potager

La dépêche, le 7 septembre 2008, DDM

La revanche du potager

Alimentation. Nouvelle tendance chez les consommateurs. Certains veulent se nourrir exclusivement de produits du terroir. On les appelle les « locavores ».

Les villes pourraient retrouver leur ceinture verte. Avalées par les projets immobiliers, ces zones de maraîchage avaient quasiment disparu. Face à la crise de l’énergie, et à l’augmentation des coûts de transport, les haricots verts pourraient ne plus voyager dans les avions avant d’atterrir dans nos assiettes. Bientôt, ce sera hors de prix.

Problème d’énergie, mais aussi problème de pollution. Un aliment parcourt en moyenne 2 400 à 4 800 km entre le lieu de production et le lieu de consommation, avec des conséquences sur l’effet de serre. Depuis les années 1980, la distance a augmenté de 25 %.

Les haricots verts, l’hiver, viennent du Kenya. Les melons d’Amérique du Sud. Et même l’été, dans le Sud-Ouest, la tomate de Marmande est éclipsée par la tomate… bretonne qui tient mieux la route et la fraîcheur sur les étals des grandes surfaces. Et il n’y a pas beaucoup de différence de prix : 1,85 € le kilo pour la tomate bretonne, 1,80 € pour celle qui a été produite par un maraîcher local dans une ville de la Haute-Garonne hier. Et le goût ?

Pour retrouver la saveur des produits du terroir, le rythme des saisons, quelques millions de Français s’adonnent au jardinage. Et depuis peu s’abonnent aux Amap, les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (lire encadré). Ils consomment ce qui est produit localement. On les appelle les « locavores ».

L’idée n’est pas nouvelle, elle est même vieille comme le monde. Mais elle a germé de nouveau à la fin des années 1960 au Japon, après une pollution au mercure. Elle resurgit en France, ainsi qu’aux États-Unis. En 2005, quatre copines de San Francisco ont décidé de manger local afin de réduire l’effet de serre. En 2008, à Castelnaudary dans l’Aude, Stéphane Linou s’apprête à réaliser la même expérience.

Dans une région aussi gourmande que le Sud-Ouest, les locavores ne sont pas en peine et ne font pas d’indigestion de chou. Lire la suite

Le nouveau protocole de contrôle des huitres à Bruxelles

Sud-Ouest, le 17 septembre 2008, Chantal Roman

OSTRÉICULTURE. C’est aujourd’hui que la Commission européenne doit examiner le nouveau protocole de contrôle des huîtres proposé par la France

Le biotest à Bruxelles

C’est ce que l’on pouvait appeler la réunion de la dernière chance. Hier, une délégation des ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, menée par le tout nouveau président Olivier Laban, aux côtés des élus du Bassin que sont Marie-Hélène des Esgaulx, députée, et Yves Foulon, président de la Cobas, ainsi qu’avec Goulven Brest, président du Comité national de la conchyliculture, ont participé à une rencontre à Paris.

Ce rendez-vous a été l’occasion de mettre au point le nouveau protocole de contrôle sanitaire des huîtres, tel qu’il avait été acté par le ministre de l’Agriculture Michel Barnier, lors d’une précédente réunion, en août dernier. Le ministre s’était alors engagé « pour l’élaboration d’un nouveau test de référence communautaire, en remplacement du biotest ».

Cinq contre 24 heures. « Il s’agissait de faire valider nos propositions, en présence des services de l’État, mais aussi des scientifiques, explique Olivier Laban. Or, et si des représentants d’Ifremer étaient là, malheureusement ceux de l’Afssa (agence de sécurité alimentaire) étaient absents. Et c’est le directeur général de la direction de l’Alimentation qui a lu leur avis… »

Les ostréiculteurs, appuyés par les élus, demandent de réduire le biotest (sur souris) actuellement de 24 heures à 5 heures, et le compléter, par mesure de vigilance, par des tests chimiques jugés plus fiables.

« Scepticisme ». « Nous avons eu le sentiment, à l’écoute de l’avis de l’Afssa, qu’ils « ne poussent pas » pour ces propositions, Lire la suite

Jardins d’automne à Blaye avec la Valériane le 20 septembre

Sud-Ouest, le 17 septembre 2008, Michèle Méreau

JARDINS D’AUTOMNE. L’association La Valériane organise sa traditionnelle manifestation de jardinage dimanche, à la citadelle, avec son marché d’artisans bio

La citadelle prend racine Les amoureux des jardins ne manquent désormais jamais le troisième dimanche de septembre pour participer à Jardins d’automne, une manifestation organisée à la citadelle par l’association La Valériane pour préparer les plantations, venir chercher des conseils et se distraire. Cette année encore, les adhérents de La Valériane ont concocté avec passion un programme qui allie tradition et innovations.

De 10 heures à 18 heures, les Jardins d’automne se dérouleront cette année dans trois endroits de la citadelle : la rue du Couvent-des-Minimes, le jardin du couvent et le cloître du couvent. L’entrée est gratuite dans tous les lieux.

Artisans et artistes. Priorité aux plantes, arbres et arbustes : une vingtaine de pépiniéristes seront présents avec des arbres fruitiers (notamment anciens) avec des vivaces, des rosiers, des cactus, plantes méditerranéennes et tropicales, des orchidées…

Mais les Jardins d’automne, c’est aussi la découverte de produits sains et naturels pour le jardin (compost, arroseurs et goutte à goutte par exemple), ou encore l’alimentation. Ainsi, des artisans proposeront des produits bio, des confitures, du miel, du foie gras, des vins… D’autres stands seront consacrés aux poteries, aux vanneries…

Et La Valériane n’oublie pas que culture a un autre sens ! Une belle exposition de photographies, « Le Vin dans tous ses états » Lire la suite

Appel à la création d’une ressourcerie / recyclerie sur la CUB

Appel à la création d’une ressourcerie / recyclerie dans la CUB.

Le constat est simple : une énorme part des déchets arrivant en déchetterie ou collectés dans la rue pourraient être re-utilisés avant même de songer à les recycler. Toutes sortes d’objets, peu ou même pas abîmés peuvent ainsi être nettoyés, réparés, remis en état, ou détournés de leur usage pour être revendus à bas prix ; ce faisant, on économise la matière première et l’énergie nécessaire à la fabrication des produits neufs, et la pollution engendrée par leur “recyclage”, leur enfouissement, ou plus généralement leur incinération (pour la majorité des déchets de Gironde). Il s’agit de rajouter une étape préliminaire dans le traitement des déchets, de prendre en compte la valeur utilitaire et/ou esthétique de certains objets jetés et la possibilité de les réparer pour leur donner une nouvelle vie.

Les principaux objectifs et intérêts d’une recyclerie/ressourcerie sont :

– l’information et la sensibilisation sur la gestion et la réduction des déchets

– la collecte et la revalorisation d’objets

– le tri poussé du non réparable

– la création d’emplois

– la vente d’objets usuels à prix réduit

– la possibilité de création artistique à partir de déchets

Des ressourceries fleurissent un peu partout en France et ailleurs, pourquoi pas ici ?

Si le projet vous intéresse, nous pouvons nous réunir pour une AG de création de l’association le Lundi 29/09/2008 à 19h à la MNE Bordeaux-Aquitaine (3 rue Tauzia).

Adresse mail temporaire : recyclhop@free.fr

Trame verte et bleue : l’opposabilité ne serait pas d’actualité

Journal de l’environnement, Agnès Ginestet, le 17 septembre 2008

Trame verte et bleue: l’opposabilité ne serait pas d’actualité

L’une des dernières versions du projet de loi Grenelle 2 ne poserait pas clairement le principe d’opposabilité de la trame verte et bleue dans les documents d’urbanisme. Selon France nature environnement (FNE), le texte ne définirait pas non plus d’outils permettant de repérer et de gérer les zones de continuité écologique.

Les documents d’urbanisme -Schémas de cohérence territoriale (Scot) et Plans locaux d’urbanisme (Plu)- devront «tenir compte» des schémas régionaux de cohérence écologique, outils qui définiront les zones de continuité écologique à préserver: c’est ce que le projet de loi Grenelle 2 indiquerait au sujet de la mise en place de la trame verte et bleue (1). Selon Maxime Paquin, chargé de mission Milieux naturels à FNE, l’opposabilité souhaitée par les ONG n’aurait donc pas été retenue lors des arbitrages interministériels. «Le Comité opérationnel trame verte et bleue du Grenelle avait abouti à la solution de «compatibilité» entre documents d’urbanisme et trame verte et bleue, c’est-à-dire une réelle opposabilité. Mais il y a eu retour en arrière», constate-t-il. Pour Christophe Aubel, directeur de la ligue Roc et responsable du pôle nature de FNE, l’introduction des continuités écologiques dans le droit de l’urbanisme est certes un acquis important, mais la «compatibilité» implique une «obligation plus forte», et «le terme ‘tenir compte’ par son imprécision ouvre la porte au contentieux». Par ailleurs, toujours selon FNE, l’opposabilité n’est pas clairement établie concernant les projets de grandes infrastructures, en particulier au sujet des lignes à grande vitesse (LGV). «Pour nous, toutes les études de Réseau ferré de France (RFF) doivent intégrer les continuités écologiques» Lire la suite

Un trafic de déchets toxiques éclabousse Arcelor

La voix du Nord, mercredi 17 septembre 2008, Alexis Constant

Un trafic de déchets toxiques éclabousse Arcelor

Arcelor, numéro1 mondial de l’acier, a réalisé 7,5milliards d’euros de bénéfices nets en 2007.

La justice pense avoir mis au jour un circuit de « blanchiment » de millions de tonnes de déchets toxiques impliquant Arcelor-Dunkerque, trois autres sociétés et un douanier. Par le biais de fausses déclarations, Arcelor est suspecté d’avoir dissimulé aux autorités une partie de ses résidus industriels classés dangereux pendant plus de dix ans et s’être enrichi au détriment de l’État. Une information judiciaire a été ouverte pour corruption, concussion, faux et usages de faux documents administratifs, exportation non déclarée pour élimination dans l’Union européenne de déchets nuisibles.

Depuis la fin du mois de juin, les douanes de Dunkerque font profil bas. La justice exige que toute la lumière soit faite pour tirer au clair une affaire qui pourrait entacher cette administration, d’habitude si tatillonne dans ses missions de recouvrement.

Lorsque les douaniers ont franchi, sur la pointe des pieds, la porte du procureur de la République, pour confesser qu’une enquête sur un trafic de déchets toxiques dormait dans un tiroir depuis trois ans, ça a jeté un froid. Quand ils ont annoncé que ce circuit de « blanchiment » – des dizaines de millions de tonnes – a coulé des jours heureux pendant près de dix ans, le froid est devenu polaire.

Enquête internedes douanes

Les relations ne se sont pas réchauffées quand le parquet a réalisé que la longue liste de délits relevés par les douanes frisait la prescription. Une information judiciaire a été ouverte sur-le-champ. Le parquet de Dunkerque ne souhaite pas communiquer, ne confirmant, ni n’infirmant les faits.

L’enquête, réalisée par les douanes et bouclée en 2005, aurait révélé que dès 1993, Sollac, le Rubis Terminal – entrepôt d’hydrocarbures situé sur le port de Dunkerque -, une société de traitement des déchets (la SONOLUB), un courtier portuaire, ainsi qu’un agent des douanes, auraient conclu un « marché » douteux, mais profitable.

Le coût du traitement des déchets industriels représente une charge onéreuse pour les industries lourdes. À l’époque, les responsables de Sollac ont flairé le bon filon quand la SONOLUB, entreprise de valorisation des déchets, implantée en Seine-Maritime, aurait proposé de lui racheter son fioul dit « naphtaliné ». Un produit classé dangereux, toxique, cancérogène, normalement très encadré par la législation et qui résulte du nettoyage des installations du sidérurgiste.

L’aubaine, c’est que la SONOLUB aurait promis à Sollac que le traitement de ce déchet ne lui coûterait pas un centime. Mieux encore, à l’aide d’un montage frauduleux, les industriels auraient trouvé le moyen de récupérer la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers). Lire la suite

Cuiseurs solaires : cuisine du soleil

Sud-Ouest, septembre 2008, Isabelle Camus

BORDEAUX NORD. L’asso Bolivia Inti a proposé un stage de fabrication et d’utilisation de cuiseurs solaires au centre social

Cuisine du soleil

Ne l’oublions pas, même si beaucoup déplorent un été médiocre, le soleil n’en demeure pas moins la source de lumière et de chaleur la plus puissante, la plus écologique et la plus… gratuite. Trois raisons que l’association nantaise Bolivia Inti exploite en mettant l’astre solaire au service du développement (durable) tant en Amérique Latine qu’en Afrique ou en France.

Le week-end dernier, elle a ainsi initié, au centre social Bordeaux nord, une quinzaine de bricoleurs à la fabrication et à l’utilisation d’un cuiseur solaire, d’une parabole solaire, d’un  poêle à bois économe et d’une caisse thermique encore appelée marmite norvégienne. A son programme technique et théorique, Bolivia Inti rajoute invariablement l’explication des enjeux écologiques et humanitaires que ces outils de cuisson permettent de résoudre, ici ou ailleurs.

En extérieur. Pollutions, déforestation, causes de mortalité, potabilisation de l’eau… Même si nous ne sommes pas confrontés à ces problématiques extrêmes, nous allons de plus en plus être amené à découvrir les avantages tant éco-logiques qu’éco-nomiques de ces merveilles de simplicité et d’efficacité carburant au rayonnement solaire. Atouts, qui, par ces temps de flambée des prix énergétiques ne peut manquer de faire réfléchir les plus réfractaires. Or, si ces alternatives culinaires demeurent essentiellement utilisables en extérieur, elles n’en sont pas moins à la portée de tous les détenteurs du moindre petit bout de terrasses ou de jardins. Aussi, peut-on se laisser aller à imaginer qu’un jour, peut-être, on pourra voir, sur les balcons, autant de paraboles solaires que d’antennes paraboles.  Renversement de tendance que Bolivia Inti aura contribué à développer ou de l’effet positif du changement climatique sur les mentalités. Lire la suite

Progrès du bio dans les cantines scolaires

Le Monde, le 16 septembre 2008, Martine Laronche

Progrès du bio dans les cantines scolaires

On est loin du raz de marée, mais la tendance est bien là : les produits bio font une percée dans les cantines scolaires. Entre 2004 et 2007, le nombre de repas a presque été multiplié par dix. Dans ce domaine, les villes de Lons-le-Saunier (Jura) ou de Lorient (Morbihan) font figure de pionnières. Toutes deux ont introduit les denrées 100 % naturelles dans la restauration collective depuis près de dix ans. « Les crises alimentaires, avec la maladie de la vache folle, la dioxine, la fièvre aphteuse, ont constitué des éléments déclencheurs », explique Christophe Bouillaux, directeur de la restauration municipale à Lorient.

Alors que la part du bio ne représente, en France, que 0,5 % des repas servis à l’école, elle compte pour 25 % des achats de nourriture dans les cantines de la cité lorientaise. Commencée, en 1998, avec l’introduction des yaourts, la montée en puissance du bio a été très progressive et s’est ancrée, autant que possible, sur la production locale et régionale.

Certains produits 100 % naturels peuvent coûter deux fois plus cher, notamment la viande. Pour limiter les surcoûts, les services de la restauration municipale ont veillé à la composition des menus, cuisiné beaucoup plutôt que d’acheter des plats préparés, fait preuve d’une grande rigueur sur les quantités… Au final, « les prix de revient des repas à Lorient ne sont pas plus chers que dans la plupart des communes aux menus conventionnels », assure M. Bouillaux.

A Lons-le-Saunier, l’idée de se lancer dans le bio est venue d’un problème de pollution de la nappe phréatique par les nitrates. « Pour y remédier, la ville a incité les agriculteurs à planter du blé bio dans la zone de captage, explique Didier Thevenet, directeur de la restauration scolaire. Du coup, on a décidé d’utiliser ce blé pour faire du pain qui alimente la restauration collective de la commune. »

Par la suite, un accord a été passé avec l’Ecole nationale de l’industrie laitière de Poligny qui fournit, désormais, yaourts nature et aromatisés bio pour la commune. « Avec un coût de revient entre 15 centimes d’euros et 18 centimes d’euros, ils nous coûtent moins cher que des yaourts ordinaires au lait entier », assure M. Thevenet.

Pour limiter le prix de la viande, la ville achète des vaches montbéliardes vivantes et s’occupe de les conduire à l’abattoir. A partir de septembre, pommes de terre, carottes, betteraves bio vont faire également leur apparition dans les assiettes grâce à des aides apportées à un agriculteur local.

« Faire du bio, ce n’est pas intégrer bêtement des produits sans se préoccuper d’où ils viennent, insiste Didier Thevenet. Je suis pour le commerce équitable local. » Les produits du terroir présentent un avantage majeur par rapport aux produits bio importés : limiter la pollution générée par le transport. Lire la suite

Transport aérien : la crise

Le Monde, le 16 septembre 2008

Transport aérien : la nécessaire mutation

Ni turbulences ni trou d’air : le transport aérien traverse bel et bien une crise majeure, fruit du ralentissement économique et de l’envolée brutale des cours du brut. Et ce n’est pas le récent recul de ces derniers qui changera la donne, estiment les spécialistes. Des deux côtés de l’Atlantique, toutes les compagnies sont lancées dans un vaste mouvement de restructuration qui touche, selon les cas, la flotte, le réseau ou les effectifs, quand ce ne sont pas les trois à la fois.

Le paradoxe est là : en dépit du ralentissement économique, du renchérissement du coût du transport justifié par un pétrole cher, les passagers aériens sont toujours de plus en plus nombreux.

L’Airports Council International (ACI), qui regroupe près de 1 700 aéroports dans 175 pays, a publié le 29 juillet ses statistiques complètes pour l’année 2007. Pour l’année sous revue, le trafic passager dans les aéroports a enregistré une croissance de 6,8 %, avec près de 4,8 milliards de voyageurs. Par régions, la plus forte hausse a été enregistrée au Moyen-Orient (+ 11,3 %), suivi de l’Afrique (+ 11,2 %) et de la région Asie-Pacifique (+ 9,1 %). Depuis 2003, le nombre de passagers mondiaux ne cesse de croître. Une tendance qui devrait se poursuivre, estime l’ACI, mais à un rythme moins soutenu. Pour preuve, les statistiques mensuelles pour les sept premiers mois de l’année font état d’une progression du trafic passager de 2,3 % depuis le 1er janvier et de seulement 1,5 % pour le fret.

« Même si nous sommes toujours en croissance (…), nous apercevons quelques nuages à l’horizon », prévient Angela Gittens, le directeur général de l’ACI. « En raison notamment du ralentissement économique dans certains pays, de la hausse du prix du pétrole et des difficultés financières de plusieurs compagnies aériennes », a-t-elle ajouté.

L’ACI demeure cependant « optimiste » sur les perspectives à long terme, avec une croissance annuelle moyenne de 4 % sur les vingt prochaines années.

L’horizon semble aujourd’hui loin d’être dégagé. L’Association internationale du transport aérien (IATA), qui regroupe la quasi-totalité des compagnies aériennes mondiales, a rendu public, début septembre, des prévisions de résultats pour le moins alarmantes. Lire la suite

Les transports en commun victimes de leur succès

Le Monde, Luc Bronner, le 17 septembre 2008.

Les transports en commun victimes de leur succès

Le succès des transports en commun s’amplifie. Portés par les changements de comportement des Français face à la crise énergétique et la mise en service de nouveaux services dans de nombreuses villes, les transports collectifs connaissent une hausse significative de leur fréquentation. L’Union des transports publics (UTP), qui fédère 170 opérateurs, notamment en zone urbaine, fait état d’une augmentation du nombre de passagers supérieure à 6 % sur les quatre premiers mois de l’année.

Cette tendance positive se retrouve dans la plupart des secteurs. Au premier semestre, les trains express régionaux (TER) affichent ainsi une croissance de 6,3 % par rapport à la même période de 2007. Pour l’Ile-de-France, le Transilien a progressé de 5,5 %, tandis que la RATP signale la poursuite de la hausse de la fréquentation sur ses lignes mais sans donner de statistique précise. Sur ses lignes TGV, enfin, la SNCF annonce une croissance de 10 % des « voyageurs-kilomètres » pour le premier semestre.

Deux facteurs se conjuguent, selon les observateurs. D’abord, la conséquence des investissements publics réalisés depuis dix ans qui se sont traduits par une amélioration de l’offre de services. Spectaculaire, la croissance des TER ne fait ainsi que prolonger l’évolution enregistrée sur la dernière décennie : depuis 1998, la fréquentation des TER a augmenté de 60 %, grâce, notamment, à l’effort financier des régions auxquelles l’Etat a délégué cette compétence en 2002.

Les transports en commun dans les agglomérations ont aussi profité de l’amélioration de l’offre. Selon l’UTP, les deux tiers de la croissance enregistrée correspondent ainsi aux effets induits par la mise en service de nouvelles lignes (tramway, métro, bus) qui augmentent mécaniquement le trafic. « Il y a un effet cyclique dû au rythme des investissements publics. En fin de mandat municipal, il y a généralement une série de travaux qui se terminent », indique Bruno Gazeau, délégué général de l’UTP.

Mais les transports en commun bénéficient aussi directement des évolutions de comportement des Français. Lire la suite

La taxe pique-nique, une petite idée, un principe essentiel

NaturaVox, le 15 septembre 2008

La taxe pique-nique, une petite idée, un principe essentiel

Recycler, réutiliser, réparer, le bon sens tout simplement.

L’instauration d’une «taxe pique nique» a été confirmée ce matin par le ministre du Développement durable. Une taxe, de l’ordre de 90 centimes par kilo, serait appliquée dans la prochaine loi de finances aux assiettes et couverts jetables.

Il existe déjà une taxe sur les produits très polluants : détergents, huiles, pesticides. Il avait été prévu de l’étendre à un type de produits complémentaires, il s’agissait des assiettes et couverts en plastique et carton non recyclables pour financer, par l’écoparticipation, les produits recyclables.

Certains partis estiment que le projet de « taxe pique-nique » sur les assiettes et couverts jetables était une « nouvelle taxe qui va peser sur le consommateur » et « une mauvaise nouvelle » pour le pouvoir d’achat. Dans ce cas je trouve que c’est une très bonne nouvelle et la réflexion démagogique et injustifiée.

La taxe est un des seuls leviers permettant rapidement et facilement d’engager un changement des comportements en taxant les produits polluants, ou, comme dans le cas présents ayant des équivalents réutilisables. Oui, laver est moins pratique que jeter, cela utilise de l’énergie, de l’eau, certes ; mais jeter du plastique qui finit en incinérateur est un non sens écologique et économique à long terme, alors que le pétrole est une ressource fossile qui sera épuisée dans moins de deux générations !

Notre économie doit totalement réorienter ses méthodes de production pour mettre sur le marché des produits intégrant comme principes fondateurs : Lire la suite

Agro-carburants : la Banque mondiale censure le rapport

Les agro-carburants responsables à 75% de la hausse des prix alimentaires

La Banque mondiale censure un rapport sur les agro-carburants

Un nouveau rapport, non publié, de la Banque mondiale accuse la course folle aux agro-carburants d’être responsable à 75% de la hausse vertigineuse des prix alimentaires. Cette flambée des prix aurait déjà coûté 324 milliards de dollars aux consommateurs des pays pauvres et pourrait faire plonger 105 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté.

L’économiste de la Banque mondiale Don Mitchell a calculé le prix d’un panier de denrées entre janvier 2002 et février 2008, et mesuré une hausse globale de 140%. Prenant en compte la « chaîne des conséquences », Mitchell estime que sur les 140%, 35% sont imputables à la hausse des prix de l’énergie, des engrais et à la faiblesse du dollar, et 75% aux agro-carburants.

D’après le quotidien britannique The Guardian |1|, le rapport « affirme que la production des biocarburants a désorganisé le marché des produits alimentaires de trois façons majeures. D’abord, [la demande pour les biocarburants] détourne le blé vers l’éthanol et non vers l’alimentation. Ensuite, à l’heure actuelle, presque un tiers du maïs produit aux Etats-Unis sert à la production d’éthanol et environ la moitié des huiles végétales (colza, tournesol, etc.) sont utilisées pour le bio-diesel. Et finalement, cette dynamique haussière a attiré la spéculation sur les céréales. »

Pour leur part, la FAO et l’OCDE estiment à 30% l’impact Lire la suite

Les Français modifient leurs modes de déplacement

Ressources solidaires, lundi 15 septembre 2008, mis en ligne par Julie Terzulli (Macif)

Baromètre Macif de la mobilité durable 2008 en partenariat avec le Ministère du Développement durable : Les Français commencent à modifier sensiblement leurs habitudes de déplacement.

76% des Français se déclarent prêts à changer leur comportement et leurs habitudes en matière de déplacement en vue de lutter contre le réchauffement climatique.

Fait nouveau, 58% d’entre eux ont moins utilisé leur voiture ces derniers mois au profit des transports en commun, et même 66% sur la base des urbains uniquement. Leur motivation principale : préserver leur pouvoir d’achat face à la forte augmentation du coût du carburant.

51% souhaiteraient utiliser un véhicule à énergie propre (hybride ou électrique) de manière régulière et 25% souhaiteraient en utiliser un occasionnellement.

Le groupe Macif participe à la Semaine Européenne de la Mobilité pour la 2ème année consécutive en étant cette année partenaire officiel de l’opération à travers la réalisation du « Baromètre Macif de la mobilité durable ». A cette occasion, le groupe Macif lance « Moto Plus Propre », une nouvelle offre d’assurance pour les maxi scooters électriques.

L’intérêt des Français pour les déplacements alternatifs se confirme en 2008 ; ils considèrent la protection de l’environnement à 53% comme un enjeu tout à fait prioritaire derrière le pouvoir d’achat (70%), la protection sociale et l’emploi.

Une majorité de Français a déjà fait évoluer son comportement en matière de déplacement principalement en raison de la hausse du prix du carburant Ils sont conscients que la lutte contre le changement climatique passe par une modification des comportements et des habitudes de déplacement. Si une part marginale de la population (2%) a envisagé de ne plus avoir de voiture, 58% des automobilistes ont moins utilisé leur véhicule ces derniers mois, au profit des transports alternatifs et notamment des transports en commun. La principale raison invoquée (64%) par les conducteurs est de préserver leur pouvoir d’achat face à la hausse du prix des carburants. Vient ensuite, pour 28% d’entre eux, le désir de moins polluer et de contribuer à la protection de l’environnement. Lire la suite

VertigO : revue électronique en sciences de l’environnement

Vertigo – La revue électronique en sciences de l’environnement

1. Mission

La revue électronique VertigO, fondé en avril 2000, s’est donnée pour mandat la promotion et la diffusion, au sein de la francophonie, de recherches et d’opinions scientifiques sur les problématiques environnementales.  VertigO privilégie la diffusion de savoirs critiques, de travaux et résultats de recherche et de dossiers d’actualité.

2. Objectifs de diffusion

La revue désire s’établir comme un relais important de diffusion des recherches et des interventions en sciences de l’environnement.  La revue désire favoriser le rayonnement et le développement des connaissances en sciences de l’environnement au sein de la francophonie.

3. Paramètres de la publication

Contenus thématiques

Les numéros sont généralement dédiés à un thème. Le Comité de rédaction de la revue publie périodiquement la liste des thèmes à venir, commande à l’occasion des articles précis auprès d’experts et procède à des appels d’articles.  La revue accueille également les articles hors thème.

Disciplines concernées

La revue accueille des travaux relevant de disciplines multiples notamment de la sociologie, des sciences de la nature, l’anthropologie, du droit, de la philosophie, des sciences de la santé, des sciences politiques, etc. La revue accueille aussi les travaux d’une grande diversité d’acteurs sociaux (universitaires, des organismes non gouvernementaux en environnement, des instituts de recherche indépendants, des consultants privés, des gouvernements) œuvrant en sciences de l’environnement.

 4. Les dossiers

Volume I, No 1 Numéro d’introduction

Volume I, No 2 Les changements climatiques

Volume II, No 1 Les organismes génétiquement modifiés

Volume II, No 2 La lutte biologique : une alternative viable à l’utilisation des pesticides?

Volume III, No 1 Les aires protégées : défis, politiques et réalité

Volume III, No 2 Ville et environnement Lire la suite

Comprendre l’hégémonie occidentale

Sciences Humaines, Grands dosiers N° 12, septembre, octobre et novembre 2008, Laurent Testot

Comprendre l’hégémonie occidentale

Le 19 novembre 1835, les quelque 2 000 Morioris qui peuplaient les îles Chatham furent impitoyablement massacrés par 500 envahisseurs armés de fusils. Ils ne purent opposer aucune résistance et, selon les termes d’un des survivants, «furent égorgés comme des moutons». On aurait pu croire que les agresseurs, des Maoris venus de Nouvelle-Zélande, à 800 km à l’ouest, et débarquant dans un archipel peuplé par des gens de même origine ethnique, auraient pu adopter un autre comportement. Vers l’an 1000 de notre ère, les peuplades polynésiennes, alors en expansion dans tout le Pacifique, atteignaient et colonisaient la Nouvelle-Zélande. Un siècle plus tard, elles faisaient de même avec les îles Chatham. Mais cet archipel froid et isolé n’offrait qu’un environnement désertique, sans espèces animales ou végétales domesticables. Ces explorateurs durent abandonner la culture des plantes tropicales qui fondait leur civilisation, et se rabattre sur les poissons, les œufs et les coquillages, limitant leur population par l’infanticide si besoin. À défaut de surplus agricole et d’une population suffisante, la division du travail ne put émerger. Par suite de leur isolement, ils restèrent à l’écart des innovations technologiques et connurent même une régression en la matière, ne pouvant plus construire, faute d’arbres, les pirogues qui avaient assuré les voyages de leurs ancêtres.

Les bienfaits de la nature

Cet épisode est une des nombreuses «anecdotes» qui émaillent De l’inégalité parmi les sociétés, un livre du biologiste californien Jared Diamond. Il illustre bien son propos: la nature distribue inégalement ses bienfaits. Ce qui explique les différences entre sociétés ne saurait donc être une prétendue supériorité raciale ni le hasard voulu par la Providence, mais bien plutôt: 1) les ressources offertes par le milieu où se développe telle ou telle société; et 2) l’usage qu’elle a su ou pu en faire.

On peut accepter les thèses de J. Diamond, ou les nier au motif qu’elles seraient trop brutales ou trop déterministes. Ce serait facile si aucun auteur n’avait abondé dans son sens. Hélas, le monde des livres anglo-saxons s’est montré friand, depuis des décennies, de ce type de grande fresque historique prétendant apporter des réponses à de très vastes questionnements. À cet égard, aucun autre champ de spéculation n’a été plus exploité que celui qui entend répondre à la question: pourquoi l’Europe a-t-elle imposé son hégémonie sur le monde, du XVIe au XXe siècle ?

L’Europe, petite péninsule excentrée de l’immense continent eurasiatique, a dominé politiquement, économiquement et militairement le monde, du XVe au XXe siècle. Ce fait tient-il du hasard, de la prédestination ou de raisons objectives? Lire la suite

Rencontres de l’Economie Sociale Atlantique les 9 et 10 oct.

Rencontres de l’Economie Sociale : utopies d’hier, réalité d’aujourd’hui, perspectives pour demain

Née des utopies du 19ème siècle, l’économie sociale représente maintenant un poids économique conséquent avec 10% du PIB, 200 000 entreprises et 2 millions de salariés. Quelles sont ses perspectives pour demain ?

Afin de construire l’Economie Sociale de demain, les acteurs des régions atlantiques sont invités à échanger et travailler sur des scénarios et actions concrètes à mener collectivement en participant aux prochaines Rencontres de l’Economie Sociale Atlantique (RESA) les 9 et 10 octobre 2008 à Guidel (Morbihan).

Cette construction collective s’appuiera sur l’analyse de plusieurs champs d’actions stratégiques :

Santé et Solidarités : l’économie sociale peut-elle encore générer des solidarités face aux évolutions actuelles du système de santé et de protection sociale ?

L’E.S.S. dans l’Europe : comment son ancrage territorial et ses valeurs sociales et solidaires peuvent être en prise avec les évolutions de son environnement européen et celles de l’économie mondialisée ?

Innover et entreprendre : l’entrepreneur de l’E.S.S. peut-il manager autrement pour que l’économie sociale et solidaire reste une force de transformation économique et sociale ? Comment soutenir et rendre visible sa capacité d’innovation ?

Habitat et développement durable : quels apports de l’E.S.S. aux enjeux du développement durable ,

Cohésion sociale : quelles réponses de l’E.S.S. à la montée des inégalités, à la paupérisation ?

Les jeunes et l’engagement dans l’E.S.S. : quel regard les jeunes portent-ils sur l’E.S.S. ? Quelles sont leurs attentes ? Quelle place leur fait-on ?

Par ailleurs, deux tables rondes transversales viendront éclairer le débat :

– ESS : quelles relations au marché ?

Politiques territoriales et ESS : quelles relations, quelles coopérations demain ?

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Bilan de l’Ecofestival du Périgord

Sud-Ouest, le 15 septembre 2008, Julie Martinez

SAINT-PIERRE-DE-FRUGIE. Les visiteurs de l’écofestival ont pu se renseigner sur la construction écologique

La maison verte

Ils avaient presque tous l’écologie chevillée au corps, les visiteurs du 3e écofestival, ce week-end à Saint-Pierre-de-Frugie. Ils n’ont pas hésité à venir des départements limitrophes ou de bien plus loin et à traverser le chemin un tantinet glissant de la châtaigneraie pour venir parfaire leurs connaissances en techniques et matériaux écologiques.

Si les enfants ont pu allégrement profiter des ateliers spécialement concoctés pour eux ou du manège à pédales d’Albert David, les adultes, eux, étaient là pour des choses bien plus sérieuses.

Les bras chargés de documentation, ils se baladaient de pôle construction en pôle laine à la recherche d’informations. Comme ce couple de Saint-Léon-sur-L’Isle venu se renseigner sur le traitement de l’eau. « On a une sensibilité particulière pour ces techniques », explique monsieur. « C’est agréable de venir ici, de retrouver des gens plus ou moins dans la même démarche que nous. L’écologie, c’est une façon de vivre mais aussi de consommer bien différente de la tendance actuelle », note son épouse.

Respectueux de la nature. Cuves pour la récupération de l’eau de pluie, chauffe-eau solaire, plaque d’isolation en coton recyclé ou maison de paille, tous les exposants, pour réaliser un logement parfaitement respectueux de la nature, s’étaient donné rendez-vous dans ce petit coin de verdure aux confins du département.

Concevoir sa maison, c’est justement ce que Marie-Anne Vitry a décidé de faire. Pour cela, elle n’a pas hésité à faire la route depuis Ruelle, en Charente, pour venir se renseigner en famille sur les maisons à ossature en bois. « Nous sommes venus visiter l’écocentre il y a six mois. Nous avons acheté un terrain et nous avons déjà une idée de ce que nous voulons, une maison à ossature en bois avec des panneaux solaires pour une très basse consommation », explique Marie-Anne Vitry. Sur place, ce sont plus les entreprises qui correspondent à son projet que des explications qu’elle est venue chercher. « Nous sommes des écologistes de conviction. On se projette, on veut une maison aux normes de 2010-2020 et une bonne conception pour minimiser la consommation d’énergie. » Et cette maison, ce n’est pas en rase campagne qu’ils comptent l’édifier mais en ville, dans l’agglomération angoumoisine. Lire la suite

Face aux inondations, repenser l’affectation des sols

Le Monde, 15 septembre 2008, Gaëlle Dupont

Face à l’aggravation des inondations, repenser l’affectation des terres et des sols

Depuis plusieurs semaines, des inondations dévastent de nombreuses régions du monde. En Inde, le bilan officiel fait état de près de cent cinquante morts et de millions de sinistrés. En Afrique de l’Ouest, une quarantaine de personnes sont mortes et 130 000 auraient été affectées. En Haïti, les inondations et coulées de boue consécutives au passage des tempêtes tropicales Fay, Hanna, Gustav et Ike ont provoqué la mort de plusieurs centaines de personnes et en ont touché près d’un million d’autres. La Grande-Bretagne et le Vietnam ont également été frappés, mais dans des proportions moins importantes.

Au-delà des pertes humaines, les conséquences sont multiples : destruction d’habitations, d’infrastructures, de récoltes, diffusion de maladies hydriques comme le choléra, déplacements de populations… « De nombreuses personnes perdent leurs moyens de subsistance. Elles sont contraintes de quitter leur lieu de vie et de vendre tous leurs biens ou d’emprunter de l’argent, simplement pour se nourrir, explique Colin Green, du Centre de recherche sur les inondations, basé à l’université du Middlesex, en Grande-Bretagne. Elles peuvent mettre des années à se remettre, voire ne pas se remettre du tout. » D’autant plus que les personnes touchées, qui résident dans des zones vulnérables où le prix du logement est bas, sont également les plus pauvres.

Les inondations sont chaque année plus nombreuses, et cette évolution devrait se poursuivre. En 1990, le Centre de recherche sur l’épidémiologie des désastres (CRED) en avait dénombré une soixantaine, contre plus de 200 en 2007. Pour cette dernière année, elles ont provoqué 8 500 morts, affecté 177 millions de personnes et ont causé des pertes évaluées à 17 milliards d’euros.

Plusieurs facteurs expliquent cette tendance, en premier lieu le changement climatique. « Le cycle de l’eau est la partie la plus sensible du système climatique, explique Andras Szöllösi-Nagy, chef du programme hydrologique de l’Unesco. Sous l’effet du réchauffement des températures, il pourrait être en train d’accélérer. »

Les conséquences de ce phénomène sur la distribution des précipitations sont discutées au sein de la communauté scientifique, mais un consensus se dégage sur la probabilité de subir plus fréquemment des pluies intenses, et donc des inondations. Parler de crue décennale ou centennale n’a plus de sens, proclament les hydrologues. Lire la suite

La future maison éco-citoyenne de Bordeaux

Sud-Ouest, le 15 septembre 2008, Léa Outier

QUAI RICHELIEU. L’ancien centre d’embauche des dockers doit être transformé en maison écocitoyenne. Retour sur un vestige du port miraculeusement conservé

Durablement sauvé

Les initiés l’appellent le BCMO. Pour Bureau central de recrutement de la main-d’œuvre. Au pied du pont de pierre, les joggers passent devant lui sans le regarder. Sans savoir qu’au beau milieu des quais désormais rénovés trône ce vestige de l’histoire portuaire de Bordeaux.

Ce bâtiment sera reconverti en 2009 en maison écocitoyenne. Là où les dockers venaient, deux fois par jour, chercher du travail pour la journée, les Bordelais trouveront expositions et conférences sur le développement durable.

Dans les bistrots. Une transformation, pour ce bâtiment construit dans les années 50 sur le quai Richelieu. « À l’époque, les dockers devaient être près de 3 000 à Bordeaux, se souvient Robert Chevet, ancien capitaine au long cours et auteur de plusieurs livres sur l’histoire du port de Bordeaux (1). L’embauche se faisait dans les bistrots rive droite et rive gauche. » En 1947, une loi nationale officialise le statut des ouvriers des quais. Et entraîne une réorganisation à Bordeaux : deux points d’embauche sont créés sur chacune des rives.

Les autorités portuaires ont alors un souhait : centraliser le recrutement des dockers. D’où la construction, vers 1952, du local du quai Richelieu. Les ingénieurs s’appliquent à respecter l’architecture qui l’entoure : un profil horizontal, du béton, et de la pierre artificielle. Une allure faussement XVIIIe, qui trompe encore certains passants. Lire la suite

L’urbanisme raisonné en secteur rural – Agen / San Sébastian

L’urbanisme raisonné en secteur rural – Agen / San Sébastian

Dans le cadre du programme PUCA, l’INDL organise avec le CAUE 47 des journées d’études autour des enjeux de l’urbanisation en milieu rural (le foncier, la place du développement durable, les écoquartiers, etc.) les 1 & 2 octobre à Agen et 3 octobre à San Sébastian

Ces journées sont organisées par : la Préfecture de Lot-et-Garonne, le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de Lot-et-Garonne (CAUE47), l’Institut National du Développement Local 

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Grenelle et Education à l’environnement pour le DD

NaturaVox, lundi 15 septembre 2008, RG

Cerise sur le gâteau Grenelle

L’éducation a eu toutes les peines du monde à faire sa place dans le processus du Grenelle de l’environnement. Voilà, en fin de parcours, la sensibilisation, l’information et la formation du public aux questions d’environnement et de développement durable qui viennent se faire leur place. Cela pourrait bien être le signe d’une réelle avancée.

Le « Comop 34 » a démarré ses travaux le 4 septembre dans les locaux du cabinet de Jean Louis Borloo. Un Comop c’est un comité opérationnel chargé de mettre en musique les résolutions qui sont prises dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

33 « Comops » ont été mis en place suite aux conclusions des tables rondes et au discours du Président de la République de fin octobre 2007 quand Al Gore et quelques autres étoiles (espérons pas filantes) de l’environnement international étaient venues nous voir à Paris. Un ensemble de propositions devaient être fait pour le 15 mars « afin notamment d’alimenter le projet de loi de programmation du printemps 2008 ». Bon, le processus a pris quelques retard, mais aujourd’hui le projet de loi est sur nos bureaux, qu’on soit de l’Etat, des collectivités, des entreprises ou de la société civile… et on attend ardemment que les représentants du peuple s’emparent de nos travaux et nous fassent une belle et bonne loi.

Vent frais fleurant bon le terrain !

En ce qui concerne l’éducation à l’environnement on ne va pas refaire le film, le lecteur pourra revenir aux articles précédents, mais il faut rappeler qu’on reste un peu sur notre faim après les travaux du Comop 26 « Education » présidé par Jacques Brégeon. Nous étions plus de 80 dans ce groupe, nous avons travaillé des heures et des heures. Nous avons été cantonné contre notre gré à l’enseignement scolaire (vision on ne peut plus restrictive de l’éducation) et le président lui même ne sait pas nous dire aujourd’hui ce qui en sera retenu !… silence… expectative… suspens… qu’en ressortira-t-il ? Nous sommes à l’affût du moindre mouvement. Apparemment rien ne bouge ! Nous espérons être démenti au plus tôt, tant nos écoles, collèges, lycées, facs et grandes écoles tireraient grand bénéfice d’un vent frais fleurant bon le terrain !

Avec les participants du comop 34 les acteurs de l’éducation à l’environnement se réjouissent donc de voir à nouveau mise sur l’établi la question de la culture de la société, parce que oui, c’est bien de cela qu’il s’agit : le changement de culture en profondeur que nous avons à vivre collectivement et de toute urgence pour trouver un terme heureux à la crise écologique et sociale que nous connaissons sur la planète Terre.

Degré « 0 » de la coordinationLire la suite

Bonus-malus écologique : 19 familles de produits visés

Le Figaro, 15 septembre 2008, Cyrille Lachèvre

Bonus-malus écologique : 19 familles de produits visés 

Le principe consiste à taxer les produits néfastes à l’environnement et à accorder des primes à l’achat des produits «vertueux».

Les portables et les meubles en bois sont notamment retenus dans la liste du gouvernement.

La « liste verte » du gouvernement est prête. Au cours d’une réunion qui s’est tenue jeudi à l’Élysée en présence de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, les ministres de Bercy (Christine Lagarde et Éric Woerth) sont définitivement tombés d’accord avec le pôle écologique du gouvernement (Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet) sur les modalités de l’extension du bonus-malus écologique à d’autres produits que l’automobile. Cependant, le système devra être financièrement équilibré pour l’État et tout dérapage devra être prélevé sur les ressources propres du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (Meeddat).

Jean-Louis Borloo  qui se refuse à commenter sa liste  pourra, comme il le réclamait, procéder par ordonnance. C’est-à-dire qu’il n’aura pas besoin de passer par la loi pour mettre en place le bonus-malus sur des nouveaux produits. Une méthode à laquelle le numéro deux du gouvernement tenait pour éviter que l’élaboration de la loi ne prenne trop de temps et ne déstabilise la consommation des produits concernés avant sa mise en œuvre, comme cela avait été le cas lors du lancement du bonus-malus automobile qui avait profité aux 4 x 4 dans l’intervalle de la publication du texte.

Pas question pour autant de laisser l’imagination fiscale déborder d’un cadre contenu. C’est pourquoi, au cours de la réunion à l’Élysée, les ministres sont également tombés d’accord sur une liste regroupant 19 familles de produits potentiellement concernées par l’extension du bonus-malus. Lire la suite

Pile à combustible : Fiable et compétitive dès 2015 ?

Développement durable – le journal, 15 septembre 2008, William Bolle

Si de nombreux prototypes de véhicules à pile à combustible existent déjà, comme la Chevrolet Volt, les premières voitures de série devraient sortir progressivement à partir de 2010.

Grâce aux progrès technologiques en cours, la pile à combustible sera parfaitement fiable et économiquement compétitive dès 2015, selon Pierre Beuzit, président d’« Alphea Hydrogène », pôle de compétence sur l’hydrogène et ses applications. Mais aucun véhicule fonctionnant avec une pile à combustible ne pourra être produit en grande série tant que le soutien politique à la filière hydrogène, notamment à la mise en œuvre d’un réseau de distribution, fera défaut.

« Les voitures à hydrogène seront technologiquement au point et compétitives sur le plan économique dès 2015. La production en grande série pourrait commencer dès 2020  », professe Pierre Beuzit(1), ex-directeur de la recherche de Renault et président d’« Alphea Hydrogène  », pôle de compétence sur l’hydrogène et ses applications. S’il estime que ce vecteur énergétique est en bonne voie, en dépit des nombreux obstacles (coût de production des piles à combustible, difficultés à stocker et distribuer l’hydrogène…) qui lui barrent depuis toujours la route, c’est parce que des progrès technologiques notables ont été récemment accomplis.

Avec un effet positif sur les coûts de fabrication. Car si l’on a l’habitude de dire que les piles à combustible sont onéreuses, en raison notamment du prix du platine ou du graphite qui entrent dans leur composition, « les choses ont bien évolué. On utilise de moins en moins de platine, on remplace le graphite par l’acier, les membranes sont de moins en moins chères…Tous les grands constructeurs automobiles et même les avionneurs travaillent sur les piles à combustible, et je pense qu’elles seront compétitives dans cinq ans  », estime Pierre Beuzit.  

 

 

Pile à combustible : Fiable et compétitive dès 2015

Produire de l’hydrogène grâce aux centrales nucléaires Lire la suite

Fermeture immédiate de la pêche au Thon rouge ?

Actualité News environnement, le 11 septembre 2008, Damien URRUTIA, Source Greenpeace

Des experts indépendants demandent la fermeture immédiate de la pêche au Thon rouge 

Un comité d’experts indépendants mandaté par l’ICCAT demande la fermeture immédiate de la pêche au Thon rouge. Les experts indépendants demandent la fermeture immédiate de la pêche au Thon rouge pour permettre au stock de se reconstituer et que les pays se mettent en conformité avec les recommandations de l’ICATT.

Confirmant ce que demande Greenpeace depuis plusieurs années, un comité d’experts indépendants mandaté par l’ICCAT (Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique) pour évaluer la gestion de la pêcherie du thon rouge de Méditerranée, recommande la fermeture immédiate de cette pêche.

Dans leurs conclusions rendues publiques cette semaine par l’ICATT, ces experts ont qualifié de « honte internationale » la gestion de la pêcherie. Le comité demande « la suspension de la pêche au thon rouge dans l’Atlantique et en Méditerranée jusqu’à ce que les pays se mettent en conformité avec les recommandations de l’ICATT».

Pour les experts, une telle fermeture est reconnue comme étant « le seul moyen de mettre un terme à ce que les observateurs et les Etats contractants reconnaissent comme étant une parodie de gestion ».

Cette gestion, poursuivent les experts, « est inacceptable et incompatible avec les objectifs de l’ICATT, notamment avec le fait que les stocks ne doivent pas diminuer au point de s’épuiser ». En plus de la fermeture immédiate de la pêcherie, le comité d’experts recommande également la protection de toutes les frayères, au moins lors des périodes de reproduction.

Toutes ces recommandations correspondent à ce que demande Greenpeace, à savoir un moratoire de 3 à 5 ans sur la pêche au thon rouge et la création de réserves marines Lire la suite

Favoriser l’accès collectif et solidaire au foncier et au bâti

Cdurable infos, le mardi 9 septembre 2008, David Naulin

Favoriser l’accès collectif et solidaire au foncier et au bâti

Terre de liens : s’unir pour agir

En milieu préiurbain, l’extension des zones urbaines et la pression qu’elles exercent sur le foncier rendent l’accès à la terre cher et difficile pour des projets agricoles alternatifs. La seule solution pour acquérir du foncier actuellement est souvent un endettement qui peut peser sur le bon développement des activités. Pourtant, il est fondamental de conserver des terres agricoles dans les régions périurbaines qui bénéficient en outre d’un fort potentiel de développement d’activités alternatives à la grande culture, grâce à la proximité des agglomérations. En Ile-de-France par exemple, la volonté de la société est réelle de s’engager pour soutenir une agriculture respectueuse des hommes et de l’environnement, ainsi que le montrent le succès de la SCI Terres Fertiles et le développement des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) dans la région. Terre de Liens a été fondée en 2003, suite aux conclusions d’un groupe de travail sur le foncier créé en 1998 par l’association RELIER (Réseau d’Expérimentation et de Liaison des Initiatives en Espace Rural). Une charte a été rédigée pour définir le type de projets soutenus (agriculture paysanne, biologique…). Le mouvement Terre de Liens est une dynamique nationale qui porte sur l’accès collectif et solidaire à la terre. Le mouvement est constitué d’une association nationale, de dix antennes et associations relais en régions, de la Foncière Terre de Liens, outil financier d’épargne solidaire, et bientôt d’une Fondation Terre de Liens, reconnue d’utilité publique.

L’association Terre de Liens

La Fondation Terre de Liens

La Foncière Terre de Liens

Construire un projet : Acheter à plusieurs, oui, mais comment ?

La Fondation de France soutient l’association Terre de Liens : vidéo

L’association Terre de Liens

Terre de Liens a été créée en 2003. Elle est née du constat de l’urgence à agir face à la disparition de terres agricoles (notamment à cause de la spéculation foncière et à la pression environnementale sur les sols et la biodiversité) et à la difficulté pour les agriculteurs de s’installer ou de transmettre leur ferme. Lire la suite

Hyper sécurisation de la récupération de l’eau pluviale

Univers Nature, 13 septembre 2008, Alex Belvoit

Récupération des eaux pluviales : le gouvernement sécurise à outrance…

L’installation d’un dispositif de récupération des eaux pluviales profite d’un crédit d’impôt à hauteur de 25 % des dépenses, plafonné à 8 000 €. Bien que valable depuis le 1er janvier 2007, l’usage que l’on peut faire de l’eau de pluie récupérée vient seulement de faire l’objet de précisions, sans oublier l’ajout de nombreuses contraintes à vocation sécuritaire, paraît-il…

En effet, l’arrêté relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments, paru au Journal Officiel du 29 août dernier, ne fait assurément pas « dans la dentelle ».

Si l’eau de pluie, collectée sur des toitures inaccessibles (1), peut être utilisée par les particuliers pour des usages extérieurs (arrosage du jardin, lavage de voiture, etc.), il n’en va pas de même pour des espaces verts accessibles au public. Dans ce cas, ces derniers doivent curieusement être arrosés en dehors des périodes de fréquentation du public…

A l’inverse de cette étonnante restriction, le nouvel arrêté étend le champ d’utilisation des eaux pluviales à l’intérieur des locaux. Néanmoins, l’encadrement de cette utilisation apparaît très contraignant, pour ne pas dire dissuasif. L’usage intérieur est ainsi restreint aux seuls WC et opérations de lavage des sols (2), le tout avec un système de canalisations repérées de façon explicite par un pictogramme « eau non potable », à toutes les entrées et sorties de vannes et d’appareils, sans omettre les passages de cloisons et de murs. Par ailleurs, pour les locaux à vocation d’habitation, dans une pièce (3) ayant un robinet relié au réseau d’eau potable, la présence d’un point d’accès au système de distribution d’eau pluviale est interdite. En outre, dans les lieux où ils peuvent être installés, ces derniers doivent être munis d’un dispositif d’ouverture qui nécessite l’utilisation d’un outil spécifique non lié. Autrement dit, l’utilisation d’un simple robinet est proscrite.

Cela dit, au regard du législateur, cela ne semble pas encore suffisant, Lire la suite

Eco-mobilité à Pessac

Du 16 au 22 septembre 2008, la Ville de Pessac, le Club des entreprises et leurs partenaires (Autocomm, Vélo-cité, CUB, Veolia Transport, CG33, Transgironde, SNCF, Mobilidé, La Poste, ….) organisent stands, animations et jeux pour promouvoir l’éco-mobilité

Venez nombreux, en tram, train, bus ou vélo sur nos stands et participez au grand jeu concours Pessac éco-mobile pour tenter de gagner un vélo à assistance électrique !

Comptant sur votre mobilisation, et restant à votre disposition pour tout complément d’informations,

Plus d’informations Lire la suite

Pour un partenariat renouvelé entre l’Etat et les associations

Pour un partenariat renouvelé entre l’Etat et les associations

LANGLAIS Jean-Louis

FRANCE. Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative

Paris; Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, 2008, 62 pages

Publié à la Documentation française

Le secteur associatif est un acteur économique et social de premier plan et un partenaire des pouvoirs publics. Le rapport souligne l’intérêt d’une évolution des relations entre l’Etat et les associations et propose des pistes de réflexion sur l’amélioration de la place des associations dans le dialogue civil, un partenariat financier plus efficace et une consolidation de la confiance entre les parties.

Consulter le rapport en PDF Lire la suite

Ecologie. Le B.a.-ba des gestes à adopter d’urgence

Paris-Match, le 3 Septembre 2008, Emilie Blachère

Ecologie. Le B.a.-ba des gestes à adopter d’urgence

Ecolo, la chasse au gaspi est ouverte. Au bureau, à la maison, au supermarché, vous ne savez par où commencer? Suivez le guide.

Match Art de Vivre

Je contrôle ma boulimie d’électricité

Passez un coup de chiffon sur les ampoules, cela améliore leur flux lumineux de 40 %. De plus, en privilégiant les ampoules fluorescentes à basse consommation, vous utiliserez 5 fois moins d’électricité. Autre avantage ? Elles durent 10 fois plus longtemps que les ampoules à incandescence. Alors, pour avoir bonne conscience, suivez ce conseil. Selon Nicolas Hulot, si chaque foyer participe, on fermera quatre centrales nucléaires.

www.fondation-nicolas-hulot.org, www.zone-ecolo.com.

Faites la chasse aux « lumières rouges » et économisez 10 % de votre budget électricité : le coût moyen des veilles est de 15 à 50 euros par ménage et par an. Par exemple, débranchez systématiquement le chargeur de votre téléphone. Une petite astuce pour gagner du temps et de l’argent : investissez dans des multiprises à interrupteur. En un seul geste, tout est éteint.

Je nettoie bio

Les lingettes, à la poubelle ! Leur emploi multiplie par 12 les dépenses et génère par an et par foyer 23 kilos de déchets. En comparaison, les nettoyants classiques en produisent 1,16 kilo. Le choix est vite fait.

Ressortez les trucs de grand-mère : décapez les surfaces émaillées au bicarbonate de soude. Faites briller les vitres avec du vinaigre, c’est efficace et le litre coûte moins de 1 euro.

En partie responsables du trou dans notre couche d’ozone et surtout dangereux pour la santé, les produits contenant des composés organiques volatils (COV) sont bannis des placards. On consulte la liste noire sur www.ademe.fr et on choisit des détachants verts sur www.toutallantvert.com.

Je deviens un pro du tri

Le mode d’emploi du tri est différent dans chaque municipalité. Au préalable, renseignez-vous Lire la suite

Cartographie du gisement éolien en Aquitaine

Cartographie du gisement éolien, des contraintes et servitudes en Aquitaine

Rapport d’étude synthétique 2008

Conseil régional Aquitaine et ADEME Aquitaine

La Compagnie du Vent

L’analyse du gisement éolien calculé à une hauteur de 80 m hors sol met en évidence en première lecture un gisement intéressant au niveau de l’estuaire de la Gironde, de la frange littorale et du massuf pyrénéen. En outre des « spots » exploitables disséminés sur le reste du territoire

Pour accéder à l’étude Lire la suite

Greenpeace et la justice britanique

Le Monde, Correspondant à Londres, Marc Roche, le 12 septembre 2008,

La justice britannique estime « justifiée » une action spectaculaire de Greenpeace

Anges et non pas démons, idéalistes et non pas vandales, les militants de Greenpeace ! Ainsi en a décidé, mercredi 10 septembre, la justice britannique en estimant qu’une action de l’organisation écologiste était « légalement justifiée ».

En octobre 2007, six militants avaient pris d’assaut, avec une technique de commando et l’intrépidité d’acrobates, la cheminée, haute de 200 m, de la centrale au charbon de Kingsnorth (Kent), dans le but d’arrêter l’usine. Le groupe avait peint en grandes lettres blanches le prénom du premier ministre, Gordon Brown, sur la cheminée.

Le jury a estimé que les dégâts causés – estimés par l’opérateur E.ON à 30 000 livres (37 688 euros) – étaient motivés par une juste cause, dont les conséquences pourraient avoir un coût bien plus important : la sauvegarde de la planète. Le site de Kingsnorth avait été choisi en raison du projet du numéro un allemand de l’énergie d’y construire une nouvelle centrale, un investissement s’élevant à 1,5 milliard de livres (1,89 milliard d’euros).

Le témoignage de Jim Hansen, une des sommités mondiales sur la question du réchauffement, a fait pencher la balance. Selon le climatologue en chef de la NASA, également conseiller de l’ancien vice-président américain Al Gore, les 20 000 tonnes de dioxyde de carbone émises quotidiennement par la centrale de Kingsnorth pourraient être responsables de la destruction de 400 espèces.

Par ailleurs, Zac Goldsmith, une des figures du mouvement écologiste, proche du leader conservateur David Cameron, a souligné que la construction d’une nouvelle centrale sur ce site « rendrait plus difficile d’exercer des pressions sur des pays comme l’Inde ou la Chine pour qu’ils réduisent leur recours au charbon pour produire de l’électricité ».

Ce verdict n’est pas le premier du genre. En 2000, des « éco-combattants » de Greenpeace, Lire la suite

Aquaforum de Bègles : Conférences d’octobre

Aquaforum de Bègles : Conférences d’octobre de l’association OCEAN

Tout les jeudis de 18h30 à 20h00

Jeudi 16 octobre : Le mouvement perpétuel des côtes : 6 000 ans d’histoire des rivages aquitains

Jeudi 21 octobre : les attracteurs de Gaïa

Jeudi 30 octobre : Changements climatiques et télédétection

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Sud Gironde : Convida-Invitation le 29 septembre

Convida-Invitation.

Aux acteurs de la culture occitane en sud- Gironde. 

Le dimanche 29 septembre 2008, quelques défenseurs de la culture d’Oc en sud-Gironde, ont décidé de partager un pique-nique commun et convivial chez Nathalie et Eric Roulet de la Compagnie « Gric de Prat » à Preignac.

Tous ceux qui souhaitent mener ou soutenir des actions en faveur de l’occitan en sud-Gironde sont cordialement invités à s’y joindre.

Cette rencontre a pour objectif de permettre à chacun de découvrir les différentes initiatives existantes, mais également de se structurer afin de mieux se soutenir.

Un projet de fête de l’occitan en sud-Gironde sera également débattu.

Adishatz e a lèu.

Merci de bien vouloir signaler votre venue auprès de Nathalie et Eric Roulet Lire la suite

TIF et TONDU au Cercle de Saint Symphorien le 27 sept.

Soirée Jazz et Be-bop au Cercle ouvrier le samedi 27 septembre à 21h00. Apéro convivial à 20h00.

Le Cercle est un bar associatif situé à Saint Symphorien (Sud Gironde), 05 56 25 71 63, ouvert du mardi au dimanche de 17h00 à 21h00 et le WE à la mi-journée.

Plus d’info Lire la suite

L’Europe veut privilégier l’éolien, le solaire et la biomasse

Le Figaro, Jean-Jacques Mével, correspondant à Bruxelles, 12 septembre 2008

L’Europe fait marche arrière sur les agrocarburants

Le Parlement européen veut privilégier l’éolien, le solaire et l’exploitation de la biomasse.

Le vote suit de peu une décision semblable des ambassadeurs des 27 pays de l’Union. Il permet d’attendre, comme l’espère la présidence française, l’approbation d’une «directive» pour la fin de l’année. Sur cette question, le Parlement et le Conseil européens «sont bien plus proches qu’on ne l’imagine», assure le Luxembourgeois Claude Turmes, rapporteur du texte et vice-président du groupe des Verts.

Les eurodéputés se montrent cependant plus exigeants, à la fois sur le calendrier et sur le contenu. Ils veulent fixer la barre des énergies renouvelables à 5 % dès 2015, objectif intérimaire jugé trop rigide dans beaucoup de capitales européennes.

Le Parlement européen entend surtout plafonner à 4 % en 2015 et 6 % en 2020 la part des agrocarburants actuels, au grand dam des producteurs de colza, de tournesol ou d’huile de palme. Les Européens en tirent aujourd’hui 3 % de ce qu’ils mettent dans leurs réservoirs. L’Assemblée leur préfère la voiture électrique dont l’horizon reste incertain. Ou encore les biocarburants dits de «seconde génération», tirés du bois et de la paille (filière cellulose), voire des algues. Ces filons sont prometteurs, mais encore largement expérimentaux.

Mauvaise publicité

Les agrocarburants traditionnels (biodiésel, bioéthanol), aujourd’hui dotés d’une capacité de production de 15 millions de tonnes, paient ainsi des mois de mauvaise publicité. Après s’être enthousiasmés pour ce pétrole «vert», les experts, les technocrates et même le grand public en sont largement revenus.

L’OCDE relevait cet été que leur viabilité économique est douteuse si l’on soustrait la masse des aides publiques dont les producteurs, européens notamment, ont fini par bénéficier. Longtemps jugés beaucoup moins néfastes à l’environnement que les carburants tirés du pétrole, ils voient aussi cette réputation battue en brèche par les scientifiques. L’envolée, surtout, des cours mondiaux des produits alimentaires pourrait leur avoir donné le coup de grâce en tant que solution alternative aux énergies fossiles.

Le tournant européen a été pris en juillet, lorsque le ministre français Jean-Louis Borloo a créé la surprise en précisant que le projet de directive européenne sur les énergies renouvelables n’incluait aucune obligation précise sur le recours aux agrocarburants. La France, présidente en exercice de l’Union européenne et soucieuse de faire avancer un chapitre essentiel de son «paquet climat», s’épargnait avec Bruxelles une solide controverse politico-écologique. Lire la suite

Sécurité à vélo … Gilet rétroréfléchissant !

Univers Nature, Alex Belvoit, Septembre 2008

Sécurité à vélo … Gilet rétroréfléchissant !

Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 13 février 2008 n’a pas seulement décidé de rendre obligatoire la présence d’un gilet de sécurité rétroréfléchissant et d’un triangle de présignalisation dans chaque véhicule, les cyclistes sont également concernés dans une moindre mesure. 

Partant du principe que les vélos sont équipés de feux peu puissants, les rendant souvent peu visibles de nuit, notamment hors agglomération, le cycliste et son éventuel passager vont devoir porter un gilet rétroréfléchissant jaune ou orange à compter du 1er octobre 2008

S’il est recommandé de s’en munir en permanence, l’obligation de port ne vaut toutefois que hors agglomération de nuit, ou aussi de jour lorsque la visibilité est insuffisante. 

A noter que le non-respect de cette obligation est « évidemment » passible d’une contravention d’un montant de 35 € (22 € pour l’amende minorée). 

Alors que la pratique du vélo s’est fortement développée et est même encouragée pour des raisons énergétiques, cette mesure intervient quand le nombre d’accidents mortels s’inscrit « naturellement » en forte baisse. En effet, en 2007, 60 cyclistes ont été tués en ville et 82 hors agglomération, soit une baisse de 21,5 % par rapport à 2006 (à l’inverse le nombre de blessés a légèrement augmenté de 2,7 %). 

Si on ne peut que se féliciter de vouloir faire chuter les morts sur les routes, le caractère obligatoire de cette mesure souligne une fois de plus la dérive sécuritaire qui tend à sécuriser notre vie quotidienne. 

Néanmoins, « rassurons-nous », rien de tel ne semble encore prévu pour ce qui sort de nos tuyaux d’échappement, Lire la suite

Tout pour un habitat écolo

Sud-Ouest le 12 septembre 2008

SAINT-PIERRE-DE-FRUGIE. Samedi et dimanche, les citoyens à la fibre nature sont invités à élargir leurs connaissances en matière de construction écologique en se rendant au troisième Écofestival

Tout pour un habitat écolo

Il y a deux ans, pour la seconde édition de l’Écofestival à Saint-Pierre-de-Frugie, 2 500 personnes s’étaient rendues sur le site de l’écocentre pour parler écoconstruction et biomatériaux. Samedi 13 et dimanche 14 septembre, ce sont autant de visiteurs, voire plus, que l’association Pégase attend pour ce troisième rendez-vous à la fibre écologique.

Le thème de l’événement cette année sera l’eau, et d’une manière générale l’utilisation de cette ressource si précieuse dans la société.

Sur deux jours, les visiteurs pourront profiter du site et se balader de conférence en exposition en faisant un détour par les nombreuses animations.

Cinq maisons. Les novices s’arrêteront devant les cinq maisons de démonstration de l’écocentre. Un peu comme celles des « Trois Petits Cochons », le conte pour enfants, elles sont construites avec des matériaux naturels : terre crue, chaux-chanvre, bois, terre cuite et maison de paille.

Près de 80 professionnels de la construction écologique présenteront techniques et matériels aux visiteurs tentés par des aménagements ou carrément la construction de leur maison. Les stands seront déclinés autour de plusieurs pôles : construction, chanvre, laine, énergies renouvelables, eau, bois et jardin-décoration.

Et après une visite aux stands, l’isolation en coton recyclé grâce à de vieux vêtements ou les panneaux en plumes n’auront plus de secrets pour vous.

« Même si on en parle de plus en plus, l’écoconstruction reste encore une nouveauté pour le grand public », Lire la suite

Le changement climatique priorité pour 62% des Européens

Actu-Environnement.com, le 12 septembre 2008, R. Boughriet

L’étude en PDF

Eurobaromètre : 62% des Européens placent le changement climatique comme défi prioritaire

Selon le dernier sondage Eurobaromètre, 62% des Européens placent le changement climatique parmi les principaux problèmes mondiaux et estiment que les industries, les citoyens et l’UE ne font pas assez d’efforts dans la lutte contre le réchauffement.

Selon le sondage Eurobaromètre commandé par le Parlement européen et la Commission européenne publié le 11 septembre, 62% des Européens pensent que le changement climatique est l’un des problèmes les plus sérieux auquel le monde est confronté, après la pauvreté (68%) et devant le terrorisme international (53%).

Plus de 30.000 citoyens des 27 États membres de l’UE, des trois pays candidats (Croatie, Turquie et l’ancienne République yougoslave de Macédoine) et de la communauté chypriote turque ont été interrogés entre les mois de mars et de mai 2008.

Outre le fait que les Européens reconnaissent largement la gravité du changement climatique, 60% des sondés estiment que ce problème  »n’est ni inéluctable ni insoluble ». Ils sont également 56% à penser que la lutte contre le changement climatique pourrait  »avoir une incidence positive sur l’économie ».

Alors qu’ils sont 76% à estimer que les grandes entreprises et les industries n’en font pas assez pour lutter contre le changement climatique, les sondés sont également d’avis que les citoyens eux-mêmes (67 %), leurs gouvernements nationaux (64 %) et l’UE (58 %) ne font pas suffisamment d’efforts.

Ils sont pourtant 61% à dire avoir déjà  »personnellement agi » pour lutter contre le réchauffement (tri des déchets, réduction de la consommation d’énergie, d’eau ou de produits jetables). 44 % des personnes interrogées indiquent qu’elles seraient prêtes à payer plus cher l’énergie produite par des sources émettant moins de gaz à effet de serre alors que 30 % ne seraient pas disposées à le faire (26 % n’ont pas répondu).

Finalement, seuls 7 % des Européens estiment que la menace du changement climatique n’est pas sérieuse. Plus de quatre Européens sur dix se considèrent également mal informés sur ce problème et sur les moyens qui pourraient contribuer à le résoudre. Lire la suite

Le papillon indicateur de la dégradation de l’environnement

Actu-Environnement.com, le 4 septembre 2008

La disparition du papillon, reflet de la dégradation des écosystèmes

Victime d’une agriculture intensive et de l’action de l’homme en général, le papillon déserte progressivement les paysages. Si la disparition de l’espèce inquiète les spécialistes, c’est qu’elle reflète également la mauvaise santé des écosystèmes.

Dans les années 50, les papillons peuplaient largement les campagnes, les montagnes et les jardins. Et pour cause, les papillons rassemblent environ 160.000 espèces de la famille des lépidoptères sur les 1.450.000 connues à la surface de la Terre et constituent à eux seuls plus de 10 % des espèces répertoriées, battus en cela uniquement par les coléoptères (25 %).

Cependant, à l’instar d’autres espèces, ils sont de plus en plus concernés par l’érosion de la biodiversité. En France, les papillons des prairies ont ainsi régressé de 50 % en 15 ans. Bien que les oiseaux, batraciens et chauves-souris constituent les principaux prédateurs naturels du papillon, l’homme à travers ses activités joue également un rôle actif dans la disparition de l’espèce.

Dès les années 60, l’arasement de haies et de bocages mais aussi la volonté de l’homme de développer une agriculture intensive ont ainsi lourdement contribué à leur disparition. D’autres facteurs entrent également en jeu. C’est le cas notamment de la circulation automobile, des éclairages publiques excessifs pour les papillons nocturnes, ou encore du réchauffement climatique. Lire la suite

Pesticides dans l’agriculture : moins 50% en dix ans ?

Le journal du développement durable, le11 septembre 2008, Margaux Gouté

Pesticides : Moins 50% ?

Le plan Ecophyto 2018 vise à réduire de 50% en dix ans l’usage des pesticides en France.

Le plan “Ecophyto 2018” a été présenté hier par Michel Barnier en conseil des ministres. Objectif : réduire l’usage des pesticides de moitié en dix ans, tout en conservant le niveau de production des exploitations agricoles. Accélérer la recherche, mutualiser et diffuser l’information, professionnaliser la formation : les préconisations sont nombreuses.

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche a présenté hier en conseil des ministres le plan « Ecophyto 2018 » visant à réduire de 50% en dix ans l’usage des pesticides en France, objectif fixé par le Grenelle de l’environnement. Ce plan a été élaboré par un groupe de travail présidé par Guy Paillotin, secrétaire perpétuel de l’Académie d’Agriculture en concertation avec les représentants des utilisateurs, des ONG, des chercheurs, des élus et des distributeurs. Alors que l’impact des produits phytosanitaires sur la santé inquiète les citoyens, le plan d’action doit rassurer les consommateurs sur la composition des aliments, tout en permettant aux agriculteurs de maintenir leur niveau de production.

Former et informer

« Ecophyto 2018 » prévoit notamment d’identifier les systèmes de production les plus économes en pesticides et de diffuser les « bonnes pratiques » sur tout le territoire, ce qui pourrait déjà faire diminuer de 20% l’utilisation des produits phytosanitaires. 3000 exploitations pilotes serviront pour cela de terrain d’expérimentation. Lire la suite

REACH : La France toujours en retard

Le journal du développement durable, 11 septembre 2008, Anna Musso

REACH : La France toujours en retard

La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet devrait présenter, aujourd’hui, des mesures pour relancer les entreprises à pré-enregistrer leurs substances à risque.

A mi-parcours de la première phase opérationnelle de la directive européenne REACH, concernant le pré-enregistrement des substances chimiques à risque, la France enregistre un retard considérable par rapport à ses voisins européens. La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet devrait présenter, aujourd’hui, des mesures pour relancer les entreprises.

Plus de trois mois après le lancement de la première phase opérationnelle de la directive européenne REACH, concernant le pré-enregistrement des substances chimiques à risque, la France est toujours en retard par rapport à ses voisins européens. Selon les dernières données de l’Agence européenne des produits chimiques, concernant le nombre total d’actes de pré-enregistrements effectués, la France se situerait au même rang que l’Espagne avec un taux de 7,5%, loin derrière l’Allemagne (28%), le Royaume-Uni (23,5%) et l’Italie (11,5%). En tout, sur les 5 400 entreprises françaises concernées, seulement 675 se seraient inscrites sur la base de l’Agence européenne. Une étape pourtant importante, car au 2 décembre, toutes les substances non pré-enregistrées devront être soit enregistrées immédiatement avec l’ensemble des informations les concernant, soit retirées du marché. Lire la suite

Nous connaissons 10 % des espèces de l’Ile de France

Actu-Environnement.com , 8 septembre 2008, propos recueillis par S.Fabregat

Nous connaissons seulement 10 % des espèces présentes en Ile-de-France

Le 30 juin dernier a été mise en place l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France NatureParif. Cette structure entend réunir l’ensemble des acteurs concernés par la biodiversité – associations, collectivités, entreprises – afin d’accroître l’expertise sur la richesse biologique régionale et la protéger. Catherine Ribes, directrice adjointe, nous précise les enjeux et missions de cette agence.

Actu-Environnement : La biodiversité est souvent la grande oubliée des débats sur l’environnement. Comment est né le projet de l’agence NatureParif* ?

Catherine Ribes : Le Conseil régional d’Ile-de-France a commencé à parler de biodiversité en 1999 avec la création du Forum des acteurs de la biodiversité qui réunissait une fois par an un réseau de spécialistes d’associations naturalistes, mais aussi des organismes de recherche, des collectivités territoriales, des fédérations de chasse… Mais les élus régionaux ont souhaité aller plus loin en engageant la région dans une politique cadre de protection de la biodiversité. Est née dans un premier temps la Charte régionale de la biodiversité qui comprenait des orientations, une sorte de guide des bonnes pratiques, mais également un règlement d’attribution des aides régionales en matière de biodiversité. Nous avons mis en place des actions, nous réalisons des diagnostics écologiques des territoires et nous faisons, à partir de ces diagnostics, des propositions de gestion. En 2006, après avoir fait un bilan de la charte, nous avons bâti la stratégie régionale de la biodiversité, dix plans d’actions transversales parmi lesquelles la création d’une agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France. Dès le départ, il y a eu une demande très forte des associations naturalistes pour qu’à l’échelle de la région soit créé un observatoire de la biodiversité. Il y a énormément de données en Ile-de-France et il fallait les regrouper quelque part. Nous sommes partis de cette idée pour aller plus largement vers un projet d’agence qui a aujourd’hui trois missions principales : un pôle observatoire, un pôle forum des acteurs et un pôle sensibilisation et pédagogie.

Aujourd’hui l’agence est installée. Elle rassemble la région, l’Etat, des collectivités territoriales, des associations et des entreprises. Lire la suite

Doit-on construire la ville avec ses habitants ?

Toogezer, Nathanael Rouny 11 août 2008

Doit-on construire la ville avec ses habitants ? À priori, la réponse est oui. Mais s’en donne-t-on réellement les moyens ? Depuis quelques décennies, toutes sortes d’initiatives ont été entreprises pour faire participer les habitants à la vie de leur quartier, mais sans véritable succès. Aujourd’hui, cette question refait surface, dans le milieu associatif surtout, avec plus d’acuité que par le passé, mondialisation oblige. Explications.

Petite devinette: qui est le mieux placé, entre un élu, un urbaniste, un sociologue et un habitant, pour apprécier ce qu’est une vie urbaine de qualité? Réponse: tous les quatre! Seulement voilà, force est de constater que la participation citoyenne aux questions d’urbanisme – dont l’enjeu principal est la cohésion sociale – est bien souvent réduite à la portion congrue. Des associations, des conseils de quartier, etc., existent certes ça et là pour que les habitants prennent davantage part au développement de leur ville. Mais l’implication de ces derniers dans les projets urbains est généralement tardive – quand elle ne sert pas à légitimer des décisions déjà prises.

C’est pourquoi, depuis les années 1960 déjà, de nombreuses initiatives ont été lancées pour permettre «la construction collective de projets urbains» – pour reprendre les termes du sociologue et urbaniste, Philippe Verdier. Leur principe? Donner la possibilité à chaque habitant de s’exprimer – et d’être écouté – tout au long du processus de concertation publique qui conduira à terme à l’aménagement d’un «morceau de leur ville». «Pour autant, écrit Philippe Verdier, les pratiques d’implication des habitants dans les projets urbains peinent à sortir du stade expérimental et à se généraliser.»

Expertise citoyenne

Pour sortir de cette impasse, le sociologue et urbaniste préconise alors d’accompagner l’expression citoyenne par «des démarches professionnelles». Autrement dit, de faire participer les habitants à chacune des cinq étapes d’un projet urbain classique (découverte et diagnostic; hypothèses de programme(s); images-exemples et concertation; plan-guide, négociations et communication; premières réalisations et «retour sur projet»). Car en effet – et c’est là que se trouvent sans nul doute les fondements d’une nouvelle gouvernance à l’échelle locale –, à l’instar des élus, des urbanistes et des sociologues, les habitants ont également des compétences et des connaissances à faire valoir lors de la conception de tels projets – ils connaissent leur quartier mieux que quiconque. Or, pour Philippe Verdier, comme pour bien d’autres, c’est de ce postulat que peut naître une démocratie participative digne de ce nom. L’expertise citoyenne devient aujourd’hui nécessaire pour revigorer et nourrir l’expertise institutionnelle. Lire la suite

(D)ébats sur les plaisirs

Sud-Ouest, le 12 septembre 2008, AMR

VENDANGES DE MALAGAR. La dixième édition de ce rendez-vous culturel, philosophique et sociétal se tient demain et samedi sur le thème des Plaisirs

(D)ébats sur les plaisirs

Bien-être, délectation, satisfaction, désir, euphorie, délice, amusement, réjouissance, quand il n’est pas jouissance… À lui seul, le mot plaisir est une invitation aux sens. C’est dire s’il y a matière à disserter sur le sujet. Imaginez alors, proposé dans sa dimension plurielle, les perspectives qui s’offrent de le découvrir dans toute son intimité.

Après le Rire ou encore l’État spectacle, Les Plaisirs sont donc le thème choisi par le centre François Mauriac pour les Vendanges de Malagar. Cette dixième édition dont l’ouverture des débats est programmée demain à partir de 15 heures dans la demeure mauriacienne de Saint-Maixant pour s’achever en fin d’après-midi samedi.

Érotisme et hormones. Autour d’une dizaine d’universitaire, d’écrivains et de journalistes les plaisirs lèveront leurs voiles sur leurs dimensions culturelle, littéraire, philosophique ou historique quand ils ne se trouvent pas au cœur des questions de société.

Auteur depuis une trentaine d’années et cinéphile avisé, Olivier Barrot évoquera samedi en fin de matinée le simple plaisir de lire. Lire la suite

St Pierre de Frugie le 13 et 14 sept. : le paradis des écolos

Sud-Ouest, le 11 septembre 2008, Julie Martinez

SAINT-PIERRE-DE-FRUGIE.

L’écocentre devrait grandir en 2009 et proposer une matériauthèque et de nouvelles salles

Paradis des écolos

Où peut-on découvrir une maison chaux-chanvre, se renseigner sur l’énergie éolienne et se former à la pose de panneaux isolants en chanvre ? Réponse : à l’écocentre de Saint-Pierre-de-Frugie.
Ce lieu unique en Dordogne a vu le jour en 2003 grâce à l’association Pégase Périgord, créée pour informer, expérimenter et former à l’écoconstruction, aux matériaux naturels et parler des énergies renouvelables. L’écoconstruction s’adresse aux bricoleurs écolos qui choisissent des matériaux sains et écologiques, pour construire une maison ou faire des travaux
. Sur place, à travers cinq pavillons thématiques le public peut se renseigner lors de visites ou pendant l’Ecofestival, qui se tiendra ce week-end.

Samedi et dimanche, l’écocentre de Saint-Pierre-de-Frugie sera en fête avec son 3e Ecofestival. Ce rendez-vous, qui a lieu tous les deux ans, est l’occasion pour le public de découvrir l’écocentre à travers des expositions, des conférences, des animations pour les enfants et d’aller à la rencontre de nombreux professionnels de la construction écologique. Cinq ans après son ouverture, l’écocentre fait de plus en plus d’adeptes et envisage de grandir un peu plus en créant un nouveau bâtiment de 750 m2. « Nous étions confrontés à plusieurs soucis. D’abord l’association Pégase n’a pas de locaux propres sur le site. Nous avons aussi une demande croissante pour les stages de formation et nous n’avons pas les locaux adaptés », explique Delphine Vandembulcke, chargée de mission et de développement à l’écocentre.

Formation professionnelle. Lire la suite

Conservatoire végétal, formation verger le 13 septembre

Stage de formation aux différentes techniques utilisables pour la mise en place d’un verger

Le samedi 13 septembre 2008 de 9h00 à 12h00 au Domaine de Barolle Montesquieu, Lot et Garonne, tarif 32 €. L’adhésion à l’association de soutien au Conservatoire Végétal Régional d’Aquitaine vous donne droit pour ce stage au prix spécial de 23 €.

Le Conservatoire Végétal Régional d’Aquitaine protège et valorise le patrimoine végétal.

Le Conservatoire réalise la protection du patrimoine végétal régional, principalement fruitier, à travers plusieurs types d’actions :

– Un recensement des végétaux régionaux sur l’ensemble de la région depuis 1979.

– L’analyse des archives bibliographiques et des recherches antérieures.

– Des plantations dans des lieux appropriés réparties sur l’ensemble de la région.

– Des expérimentations conduites sur divers critères tels que la recherche de rusticité, le comportement vis à vis des parasites, la qualité gustative.

Cyclones pas plus nombreux mais plus violents !

Libération.fr, lundi 8 septembre 2008, Frank Roux, spécialiste des cyclones au laboratoire d’aérologie de Toulouse et professeur à l’Université Paul-Sabatier, recueilli par E.Pa

Cyclones : pas plus nombreux mais plus violents et plus destructeurs

Frank Roux revient sur la saison cyclonique.

Les cyclones comment ça marche ? Cliquez ici…

Fay, Gustav, Hanna, Ike et peut être Joséphine: en moins de trois semaines, tempêtes tropicales et cyclones ont déferlé sur l’Atlantique nord. Comme si chaque jour amenait sa nouvelle menace de désolation. Le nombre de cyclones dans le monde augmente-t-il et cela est-il dû au changement de climat de la planète ? Frank Roux, spécialiste des cyclones au laboratoire d’aérologie de Toulouse et professeur à l’Université Paul-Sabatier, fait le point.

Y a t-il une augmentation du nombre de cyclones?

Ce qu’on constate, c’est un niveau d’activité cyclonique beaucoup plus important depuis 1995 sur l’océan Atlantique. Une activité plus importante en nombre d’événements et en intensité, par rapport à ce qu’on a observé dans cette zone depuis 1970.

Mais le bassin Atlantique est un cas très particulier par rapport au reste du monde. L’augmentation de l’activité cyclonique n’est pas un phénomène global sur la planète. Par exemple, dans le Pacifique nord-ouest, le bassin le plus important pour l’activité cyclonique-, on observe plutôt une diminution du nombre d’événements et dans tous les autres bassins (nord de l’océan indien par exemple), le nombre de cyclones est stable.

Peut-on lier cette augmentation de l’activité cyclonique dans l’Atlantique nord au réchauffement climatique ?

Plus globalement, la question du lien entre activité cyclonique dans le monde et réchauffement du climat fait l’objet d’un vif débat dans la communauté scientifique internationale et il ne se dégage pas, pour l’heure, de consensus dans un un sens ou dans l’autre. Certains pensent que la hausse de la température des océans va augmenter le nombre des cyclones puisque les cyclones naissent d’un déséquilibre entre la température des océans et celle de l’atmosphère. Mais cela n’est pas du tout établi.

Pourquoi?

L’océan Atlantique est vraiment un cas particulier: Lire la suite

Le 20 sept : Fête du fer et vide-grange métal dans le Médoc

L’Association Savoir Fer en Médoc en partenariat avec le Garde-Mémoire, écomusée du Centre Médoc à Vertheuil organise la 3ème biennale de la Fête du fer en Médoc

le 20 septembre 2008 de 10 heures à 23 heures au Foirail de  Bernos sur la commune de Saint Laurent Médoc.

A cette occasion vous aurez l’occasion de faire connaissance et de vous initier auprès d’artistes sur métaux, artisans couteliers, ferronniers, forgerons maréchaux etc… mais aussi à l’orpaillage !… et bien sûr, le clou de la manifestation sera l’ouverture d’une charbonnière et la réduction du minerai de fer local dans un bas fourneau à partir de 17h et en nocturne (renseignement Patrick Lambert 05 56 59 29 86).

Cette manifestation accueillera un grand vide-grange métal (renseignement 05 56 41 94 93). Pour trouver votre bonheur, vendre ou échanger vos objets, outils et machines en métal… Lire la suite

3è rencontre des coopératives d’habitants à Bx le 9 octobre

Les associations Hnord et Habicoop coorganisent la 3ème rencontre des coopératives d’habitants sur Bordeaux.

Pour l’occasion elles animeront des débats sur les démarches participatives d’habitat à l’Utopia le jeudi 9 octobre  à 20h30.

Et sur la  présentation du projet d’éco-quartier sur les Chartrons et sur les coopératives d’habitants à Cap sciences le samedi 11 octobre de14 à 17h.

Pour tout savoir Lire la suite

A 10 Km de Bordeaux découverte d’Anim’eau et de fossiles

Cet été, la Réserve Naturelle géologique de Saucats La Brède organise des animations thématiques pour les enfants et leurs parents. Venez explorer les cours d’eau et la faune aquatique qui y vit, ou remontez le temps de quelques 20 millions d’années en étudiant les fossiles de la réserve…

Deux animations au choix de juillet à octobre : Anim’eau et Que nous racontent les fossiles

Anim’Eau

Le métier de garde-rivière, description du cours d’eau, étude des petites bêtes aquatiques, mesure de la qualité de l’eau.  Lire la suite

Le carburant de la destruction en Amérique latine

Le Monde, Laurence Caramel, le 10 septembre 2008

Forum Environnement

L’impact des agrocarburants dénoncé en Amérique latine

Le carburant de la destruction en Amérique latine » : le titre laisse peu de place au suspense sur le ton de ce réquisitoire. Il accuse les agrocarburants d’exacerber la concentration de la propriété foncière, la flambée des prix agricoles et la dégradation de l’environnement. « Tous les pays étudiés ont accru ou projettent d’accroître leur production d’agrocarburants à des niveaux alarmants en menant à coups de subventions, d’exonération de taxes… des politiques très attractives pour les investisseurs », écrit le rapport, qui déplore les conséquences en termes de déforestation et de pollution liée à l’utilisation accrue des pesticides et des engrais.

RECUL DES CULTURES VIVRIÈRES

L’Argentine est encore un nain sur le marché du nouveau « pétrole vert », mais elle est le deuxième producteur mondial de soja. Friends of the Earth a calculé que les projets d’investissements programmés au cours des trois prochaines années pourraient lui permettre de produire 4 millions de tonnes de biodiesel. Pour cela, il faudra convertir ou défricher 9 millions d’hectares, l’équivalent de 60 % des surfaces actuellement cultivées en soja. Au cours des deux dernières décennies, l’expansion du soja a fait reculer les surfaces consacrées à l’agriculture vivrière et à l’élevage de 25 %. Celles destinées au fourrage ont été réduites de 50 %.

Avec son éthanol fabriqué à partir de canne à sucre, dont il est le deuxième producteur mondial, le Brésil éclipse ses voisins latino-américains. La ruée vers les agrocarburants est pourtant chez eux aussi une réalité de plus en plus criante. L’organisation non gouvernementale Friends of the Earth (Amis de la Terre) a publié, mercredi 10 septembre, un rapport dans lequel elle dresse un état des lieux de cette nouvelle donne régionale. Lire la suite

Les basques et les béarnais « co-voiturent »

Sud-Ouest, le 10 septembre 2008

BON PLAN. Tout en réduisant les émissions de CO2 et gaz à effet de serre, le covoiturage permet de faire des économies

Avec internet, le covoiturage c’est simple et pratique

Le projet de se rendre à la Fête de la corniche, le besoin de rallier les campus palois, bayonnais ou à Bordeaux à moindre frais ? Il suffit de consulter le site http://www.covoiturage64.fr du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

Après deux ans d’existence, 737 utilisateurs sont inscrits et 325 : trajets proposés. Le covoiturage créé par le Conseil général connaît un succès qui s’amplifie régulièrement grâce au support internet et à la simplicité du site www.covoiturage64.fr

D’abord mis en place pour satisfaire une demande écologique, en réduisant les émissions de CO2 et de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, le site répond dorénavant également à une demande économique compte tenu de la forte hausse du prix des carburants.

S’appuyant sur le constat que de plus en plus de personnes optent pour le covoiturage pour effectuer leurs trajets réguliers, entre domicile et travail par exemple, le Conseil général souhaite élargir le public concerné par cette initiative de covoiturage en enrichissant son offre et en visant des besoins de déplacement précis. Cet été par exemple, le Conseil général a communiqué en direction des jeunes souhaitant participer aux Fêtes de Bayonne. Cela a généré moins de voitures et plus de sécurité. Cet été encore, la destination Saragosse a également bien fonctionné. En cette rentrée, ce sont les étudiants qui sont visés : Pau, Bayonne, Tarbes, Toulouse ou Bordeaux constituent des trajets réguliers et très fréquentés qui seront mis en avant sur le site du Conseil général.

Le succès d’un système de covoiturage repose sur la richesse et la variété de son offre, Lire la suite

Aquitaine : une commande de 400 millions d’€ de TER ?

20Minutes.fr, le 9 septembre 2008, Fabienne Cosnay

Une «gigantesque commande» de TER de 400 millions d’euros est à l’étude

«Nos infrastructures ferroviaires sont dans un état catastrophique», affirme Alain Rousset. Pas de quoi être fier, en effet. En matière de vétusté des voies, la région Aquitaine figure en haut d’un triste tableau aux côtés des régions Midi-Pyrénées et Auvergne. Les lignes Pau-Oloron, Bergerac-Sarlat et Périgueux-Agen sont les plus touchées. Sur ces trajets, les trains sont obligés de rouler à 50km/h au lieu de 90km/h en moyenne en raison de l’état des voies et des caténaires. Les incidents à répétition touchant les câbles électriques qui alimentent les motrices ont poussé la SNCF à lancer «un diagnostic national».

A la direction régionale de la SNCF, on se contente d’indiquer que ce sont les zones dites «sensibles» (entrée et sortie des grandes gares de la région: Bordeaux, Poitiers, Angoulême, etc.) qui seront contrôlées dans un premier temps. «Cette inspection des caténaires est une bonne chose, souligne Nicolas Dubernet, représentant régional de Sud Rail. Encore faut-il prévoir des effectifs suffisants pour réaliser une bonne évaluation.»

La grande fierté d’Alain Rousset est ailleurs, du côté de l’augmentation de la fréquence des TER. Depuis 2002, il en a fait son cheval de bataille. En juillet, cinq lignes de cadencement ont été mises en place entre Bordeaux et cinq villes de la région: Arcachon, Le Verdon, Mont-de-Marsan, Pau et Hendaye.

«Notre objectif est d’arriver à un système proche des trains de banlieue de la région parisienne. Lire la suite

L’éco-construction ? il faut en vouloir !

NaturaVox, le 10 septembre 2008, la green team d’Ecolo-Info

L’éco-construction ? il faut en vouloir !

L’éco-construction n’en n’est qu’à ses débuts en France, et en tant que particulier il est très difficile : 1) de s’informer clairement, 2) de trouver un archi réellement cohérent sur le sujet (avec une pensée globale), 3) de trouver des éco-matériaux – et qui plus est, locaux, et 4) de trouver des spécialistes pour réaliser la construction. Cette affirmation est volontairement forte, mais elle part d’un constat et d’un vécu personnel récents… que je retrouve aussi autour de moiOlivier a même décidé d’arrêter son projet d’éco-construction quand on lui a donné le devis répondant à ses exigences… 100% plus cher que son budget… forcément, ça calme !

Reprenons donc un peu les basiques…

1 – L’information

L’information sur l’écoconstruction ne manque pas, mais il faut savoir la trouver et passer du temps à la chercher…

Côté bouquins je n’ai pas de revue de livres à vous proposer, mais il en existe beaucoup, accessibles dans les magazines comme Castorama ou Leroy Merlin en principe. Ainsi que dans les boutiques écolos et certaines librairies, naturellement. En ligne, Alternastyle propose une belle sélection d’ouvrages, ainsi que l’association Oïkos.

Dans votre cheminement, si vous n’y connaissez rien, le site de l’ADEME est l’un des mieux pour saisir l’essentiel en peu de temps. Dans le genre très bien fait et très complet, il y a aussi le portail de l’habitat durable Voizo : il a ouvert il y a peu de temps et continue à s’améliorer – vous y trouverez des articles présentants clairement les différentes alternatives. Domsweb référence aussi depuis longtemps les solutions existant en termes de construction durable. Et Maison Eco n’est pas mal non plus !

Enfin, le mieux lorsque l’on envisage de construire et/ou de rénover consiste à aller se renseigner sur des foires expo ou des salons. A Bordeaux par exemple, lors de la foire internationale en mai dernier, tout un espace était consacré à l’habitat durable : le Creaq (Centre Régional d’éco-énergie Aquitaine) Lire la suite

Jardin botanique : programme d’activités de septembre

Jardin Botanique de Bordeaux

Tout les jours, 11h00 à 18h00 : Exposition Eco-citoyens ! Eco-citoyennes ! Visite libre tout public. Visite guidée pour les scolaires et les centres de loisirs sur réservation (05 57 14 23 64)

Mardi 9, 17h00 à 19h00 : des jardinières à recomposer : bruyères, asters, sédums, plantes aromatiques. Le vermicompostage de la rentrée : démarrer une nouvelle vermicaisse, récolter le vermicompost.

Samedi 20, rendez-vous 10h00 devant l’église de Cazaux : Sortie : « La végétation de la forêt usagère de la Teste et transect de la forêt de production jusqu’à la dune blanche vers Biscarosse »

Samedi 20, 10h00 : Journée du patrimoine, visite du Jardin botanique à 10h00. Rendez-vous quai de Queyries, renseignements 05 56 52 18 77 et visite nocturne des serres du Jardin botanique à 21h00, renseignements 05 56 52 18 77

Samedi 20, 14h00 à 16h00 : le potager d’automne : derniers semis et repiquage. Créer un coin de plantes aromatiques sous abri. Mon composteur : montage et repiquage

Mardi 30, 17h00 à 19h00 : le potager d’automne : derniers semis et repiquage. Créer un coin de plantes aromatiques sous abri. Mon composteur : montage et repiquage Lire la suite

Jardin botanique : cours de botanique et d’écologie végétale

Jardin botanique de Bordeaux

Programme 2008 – 2009. Le cycle des cours est de 2 ans.

Ils auront lieu pour la première année le samedi matin de 9h00 à 12h00 tout les 15 jours. Le premier cours débutera le samedi 27 septembre 2008 à 9h00.

Pour la seconde année cet enseignement aura lieu le jeudi matin de 9h00 à 12h00 tous les 15 jours. Le premier cours débutera le jeudi 25 septembre 2008 à 9h00.

Les cours se tiendront au Jardin botanique de Bordeaux. Ils sont organisés par OÏKOS, association pour la connaissance du monde végétal.

Renseignements Lire la suite

Lepage : de la décroissance subie à la reconversion voulue

La Tribune.fr, 26 août 2008, par Corinne Lepage, ancien ministre, présidente de CAP 21, vice-présidente du Modem.

De la décroissance subie à la reconversion voulue

Nous sommes entrés dans une phase de décroissance subie et n’avons pas fait le choix d’une décroissance organisée comme certains le prônaient. D’où un cumul d’inconvénients dont il convient de sortir. Nous sommes entrés dans une phase de décroissance qui ne se traduit pas seulement dans une stagnation voire une récession de nature purement cyclique, liée aux conséquences de la crise des subprimes.

Certes, cette crise à la fois économique et financière, dont les effets ne se sont pas encore pleinement fait sentir, est à certains égards de nature cyclique. De nombreux analystes en ont mis en lumière les ingrédients, l’explosion de la bulle immobilière ou les restrictions de crédits consécutives aux risques gigantesques pris par certains établissements bancaires américains dans l’allocation de crédits à des ménages dont les finances ne leur permettaient manifestement pas de les supporter.

Mais il s’agit également d’une crise systémique, y compris sur le plan financier, qui se traduit en amont par les ravages d’un capitalisme financier de moins et moins intéressé par le développement de l’économie réelle et en aval par un endettement massif de l’économie américaine et un enrichissement sans précédent des pays producteurs de pétrole et des BRIC et en particulier la Chine.

C’est là précisément que la crise financière rejoint la crise énergétique. Le renchérissement du coût de l’énergie et des matières premières ponctionne les agents économiques et les ménages des pays industrialisés et enrichit les producteurs de matières premières, Etats et sociétés pétrolières, entraînant un appauvrissement encore plus grand des citoyens des pays industrialisés qui voient racheter à bas coûts leurs entreprises et leur système bancaire et assurantiel. C’est donc bien le système qui est en cause et pas seulement une manifestation momentanée de désordres passagers.

Les pays industrialisés vivent une décroissance qui ne dit pas son nom, mais qui est bien réelle et dont les conséquences seront bien au-delà d’une simple récession puisqu’il s’agit en réalité d’une réorganisation du pouvoir financier et économique dans le monde.

A ce premier volet s’en ajoute un second Lire la suite

12 et 13 septembre « Vendanges des Plaisirs » à Malagar

Ici, on « vendange l’esprit ». Des historiens, des sociologues, des philosophes, des écrivains ou des professeurs d’universités se réunissent, confrontent leurs travaux et débattent en public, autour d’une question culturelle, philosophique, politique ou de société. Le rôle des Intellectuels en Occident ; morale et politique : un pari contre Machiavel ; Paris – Province ; de l’aube au crépuscule : les trois âges de la vie, autant de thèmes, abordés les précédentes années et qui trouvent une forte résonance dans l’œuvre de Mauriac.

Cette année, les « Plaisirs » occuperont les esprits d’un navigateur, Patrice Franceschi, d’un philosophe, Fabrice Hadjadj, d’un critique littéraire, Olivier Barrot, d’un directeur de journal, Laurent Joffrin, d’une écrivaine de roman érotique, Alina Reyes, Jean Lacouture nous fera découvrir un Mauriac mélomane, sans oublier Anne-Marie Cocula, Maurice Daumas, Jean-Claude Guillebaud, Jean-Claude Ragot, Jacques Rigaud, Jean Touzot, Patrick Venries et Jean-Didier Vincent. « Assister au colloque, c’est aussi découvrir ou retrouver ce lieu magnifique qui exprime tellement la culture de la région, reprend l’écrivain. Il y a la vigne, les pins, la Garonne, tout y est. Et tout y est beau ! ».

L’univers de Mauriac est immense. « Car Mauriac est un grand civilisé, explique Jean Lacouture. Et notre temps a besoin de civilisation. Il a besoin de la culture, de la sensibilité, Lire la suite

A vélo en E2M du 12 au 14 sept. : Festival Ouvre la voix

Un festival cyclo-musical unique en son genre qui propose le temps d’un week-end d’associer des activités telles que balade à vélo, musique, patrimoine et dégustation de produits régionaux.

Le principe est le suivant : les festivaliers se baladent à vélo le long de la Voie Verte de l’Entre-deux-mers, découvrent des lieux pittoresques (églises romanes, halle, bastides, ancienne gare), assistent à des concerts éclectiques (pop-rock, chanson française, slam, rap, lo-fi, chorale) et à des animations ; Tout cela en se ravitaillant à l’occasion des nombreux pique-niques gastronomiques qui ponctuent le week-end.

L’évènement donne l’opportunité au public de découvrir une région Sud-Ouest où il fait bon vivre et où les promenades sont des plus agréables. Il donne aussi la possibilité d’en apprendre plus sur la culture, la gastronomie, les vins, les architectures de l’Entre-deux-Mers.

Alors pour tous les amateurs de musique et de patrimoine, désireux de découvrir une région aux nombreuses richesses, rendez-vous sur la Voie Verte de l’Entre-deux-Mers.

Infos pratiques : Lire la suite

ASF, Arveyres et Cistude : les mariés du marais

Sud-Ouest, le 10 septembre 2008, Alain Montanguon

ENVIRONNEMENT. Soutenues par les Autoroutes du sud de la France, la mairie d’Arveyres et Cistude envisagent la création d’un centre dédié à l’écologie dans le marais

Les mariés du marais

Ranunculus ophioglossifolius, plus connue par les non-latinistes sous le nom de bouton d’or, cette renoncule à feuilles d’ophioglosse affectionne les zones humides. Elle a fait son lit dans le marais d’Arveyres où vivent également le vison d’Europe et la loutre. Pourquoi en parler ? Parce qu’elle serait en voie de disparition. Une « tendance » que confirme Gabrielle Sauret, chargée de mission à l’association Cistude Nature au Haillan et l’appartenance de cette plante à la liste des espèces protégées depuis 1982. En parler, c’est évoquer le projet de création d’un centre dédié à l’environnement et au développement durable sur le domaine de Malleret qui va sans doute lui sauver la mise.

« On va prendre le temps de bien faire les choses », prévient le directeur de Cistude.

Le dossier est en bonne voie. Il est l’union de plusieurs volontés fortes. Celle, tout d’abord, des Autoroutes du sud de la France (ASF) auxquelles appartient le terrain de 57 hectares, entre Arveyres et le port du Noyer, et la magistrale bâtisse (1 200 m2) rachetés au moment du passage de l’A 89.

Celle de Cistude soucieuse depuis longtemps de développer en nord Gironde son action : défense et respect de la biodiversité. « Autant la faune que la flore, il y a un potentiel exceptionnel ici », s’enthousiasme Christophe Coïc, directeur de l’association.

Enfin, sans la mairie d’Arveyres rien non plus ne serait possible. Son maire, Benoît Gheysens, élu en mars, voit dans ce projet l’occasion de valoriser un site inconstructible, en zone inondable, et « d’y investir tous les Arveyrais. » Lire la suite

Aquitaine et agrocarburants : carence des études existantes

Sud-Ouest, le 10 septembre 2008, Jacques Ripoche

AGROCARBURANTS. Présentée aujourd’hui à Paris, une étude financée par la Région Aquitaine pointe les carences des études existantes et propose une autre approche

Les insuffisances des études

Existe-t-il une vérité en matière d’agrocarburants ? À l’évidence, non. Une analyse réalisée par le laboratoire Armines (1) pointe les insuffisances des études conduites jusqu’à présent et met en perspective toute la complexité du dossier.

Dirigée par Dominique Dron, chercheur au Centre énergétique des mines de Paris, cette « Analyse critique des études existantes sur la production et l’utilisation des carburants végétaux » révèle leur caractère « partiel ». Selon les rapporteurs, la majorité des études qu’ils ont analysées ne cherchaient qu’à « mesurer les impacts sur l’indépendance énergétique et l’effet de serre ». Sans prendre en compte les éléments tout aussi déterminants que sont « la consommation d’eau et l’usage des sols ».

Blé et betterave. Pour mener à bien leur travail, les chercheurs ont revisité les études existantes à l’aune de « l’analyse de cycle de vie », un outil méthodologique qui permet d’évaluer l’empreinte écologique d’un objet ou d’un procédé. « Du berceau jusqu’au tombeau », résume de façon imagée Assaad Zoughaib, l’un des participants.

Le concept repose sur la qualité des données d’entrée, la précision des frontières de l’étude, la méthode d’affectation des impacts entre différents produits et coproduits, les impacts mesurés et quantifiés. Les auteurs du rapport se montrent critiques sur la qualité des données des différentes études considérées qui pécheraient globalement par « négligence des effets de stockage ou de déstockage de carbone du sol » L’approche « cycle de vie » les a ainsi conduits a réviser certains résultats. Lire la suite

SCOT : les enjeux énergétiques et climatiques

projetdeterritoire.com, le 8 septembre 2008, Armelle Laperriere

ETD engage un programme de recherche-développement sur la prise en compte des enjeux énergétiques et climatiques dans les SCoT, avec l’objectif de mesurer de quelle manière le SCoT contribue aujourd’hui à lutter contre le changement climatique et à favoriser une utilisation plus rationnelle de l’énergie. A cette occasion, ETD lance un appel à candidature auprès des maîtres d’ouvrage de SCoT.

L’étude de SCoT arrêtés ou approuvés permettra de définir la place des questions liées à la maîtrise de l’énergie et au climat dans les SCoT, d’identifier les leviers d’action utilisés par les territoires dans leur SCoT pour intervenir en matière d’énergie et de climat et de mettre en lumière les limites rencontrées et les éventuelles pistes identifiées pour faire évoluer le document vers une meilleure prise en compte de l’énergie et du climat

Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à consulter le programme détaillé et pour de plus amples informations Lire la suite

CPIE et biodiversité : base de données de 700 actions

projetdeterritoire, 3 septembre 2008, Armelle Laperriere

L’union des CPIE a mis en ligne une base de données répertoriant plus de 700 actions conduites par des CPIE afin de préserver ou d’améliorer la biodiversité. Pour chaque action, la base de données propose une description et précise à quels enjeux de biodiversité elle répond.

La recherche s’effectue à partir de cinq critères :

les compétences mobilisées par le CPIE concerné pour la réalisation de l’action (concertation, publication, édition…)

– la protection du territoire c’est-à-dire le dispositif de protection dont bénéficie éventuellement

le territoire où se déroule l’action (parc national, zone Natura 2000…)

l’occupation du sol qui qualifie le type d’espace sur lequel l’action est réalisée (espaces agricoles, terres artificialisées…)

les types de partenaires impliqués avec le CPIE dans le pilotage – ou la réalisation de l’action

la région concernée

Consulter la base de données Lire la suite

Intercommunalités : pour agir en faveur du DD

projetdeterritoire.com, le 3 septembre 2008, Armelle Laperriere

Mairie-conseils et l’union nationale des CPIE (UNCPIE) ont publié un argumentaire à destination des intercommunalités pour agir en faveur du développement durable de leur territoire. Issu de deux démarches expérimentales conduites au niveau national par l’UNCPIE et Mairie-conseils et en Lorraine par le carrefour des pays lorrains, Mairie-conseils et l’union régionale des CPIE, cet argumentaire propose aux élus et aux techniciens des éléments de méthode et présente des témoignages.

Chacune des 5 pistes d’action identifiées : Mieux gérer les ressources du territoire, construire ou aménager un équipement, conduire un projet impliquant les habitants à l’échelle de l’intercommunalité, mettre en œuvre une démarche globale développement durable est traitée sous forme de fiche. Celle-ci comprend les éléments suivants : pourquoi agir, comment agir, des exemples d’action et des témoignages d’élus. Les différentes expériences évoquées dans cet argumentaire sont consultables sur le site Lire la suite

EcoFestival Dordogne, les 13 et 14 Septembre 2008

Comme les éditions précédentes, cette manifestation est consacrée aux matériaux et aux procédés de construction écologique, c’est un lieu de débat, de conférences et d’information sur l’écologie pratique et l’écocitoyenneté.

L’écofestival est également un espace de fête et de rencontres conviviales, un lieu d’animation joyeux et malin pour les enfants.

Cette 3ème édition s’inscrit dans le programme des animations du 10ème anniversaire du Parc Naturel régional Périgord Limousin. Le thème de l’eau a été retenu pour les conférences. Victime de nos pratiques polluantes et irraisonnées, il est important d’agir tous ensemble pour économiser et préserver cet élément vital et fragile, enjeu central des années à venir…

++ Plus d’informations ++

http://www.ecocentre.org/index.php?Mod=SITE&page=42

Un monde agricole de moins en moins homogène

Libération, mardi 9 septembre 2008, G.La.

Des agriculteurs variés

C’est un monde agricole de moins en moins homogène qui se dessine dans le baromètre de l’agriculture réalisé par BVA (1). Même si «ce qui réunit les agriculteurs reste plus important que ce qui les divise», commentait vendredi Michel Collonge, du groupe France Agricole, à l’initiative du sondage. Ainsi, un clivage générationnel apparaît à propos de l’environnement. Si 30 % des agriculteurs interrogés se déclarent par exemple prêts à réaliser un bilan énergétique, ils sont 49 % chez les moins de 35 ans.

«Les jeunes agriculteurs bougent, décrypte Florence Gramond, de BVA. La nouvelle génération est prête à s’attaquer au défi posé par la société.» Car si les agriculteurs ont l’impression de faire des efforts en matière d’environnement (à plus de 80 %), les Français jugent 45 % qu’ils ne font pas grand-chose. L’autre clivage est économique. Il sépare «deux agricultures : l’une qui profite et l’autre qui subit», résume BVA. Schématiquement, les grandes cultures (céréales, oléagineux) face à toutes les autres, dont les éleveurs. Avec une vraie différence de perception : Lire la suite

Expérience – Deux herbivores sur la route

Le Point, le 4 septembre 2008, N°1877, François-Guillaume Lorrain

Expérience – Deux herbivores sur la route

Pendant quatre mois, il va brouter la luzerne, le trèfle, les laitues sauvages qui poussent sur nos belles routes de France. Il n’est pas un ruminant, mais un jeune homme de 17 ans, Hadrien Rabouin, qui, bac en poche, a décidé de tailler la route avec sa vache de 18 mois, la fringante Camomille. « Mon objectif, c’est de montrer qu’on peut être autonome et vivre sans argent. » Depuis l’âge de 15 ans, « sortir du système » démange ce fils d’agriculteurs bio, originaire de Chemillé, en Maine-et-Loire, capitale française des plantes médicinales, dont il est un spécialiste. Hadrien, qui dort sous la tente, va aussi profiter de son beau voyage de 1 200 kilomètres pour faire ses classes auprès de Jacques Bernard, maître des forges du manoir du Clos-Lucé, l’ultime demeure de Léonard de Vinci. C’est d’ailleurs là qu’il a rencontré Gonzague Saint Bris, propriétaire des lieux, qui l’a emmené le week-end du 30 août à sa Forêt des livres, Lire la suite

Environnement : des produits locaux, sinon rien !

Le Point, le 4 septembre 2008, de notre correspondante aux États-Unis, Hélène Vissière

Environnement : des produits locaux, sinon rien !

Les « locavores » sont de fervents adeptes des aliments exclusivement issus d’une agriculture de proximité afin de limiter la production de CO2.

Depuis un an, Leda Meredith ne mange plus d’oranges, de bananes ou d’avocats. Elle a aussi banni de son alimentation le riz, le chocolat et le sucre. Parce que rien de tout cela ne pousse aux environs de New York. Cette jolie rousse, professeur de danse, est une « locavore ». Elle ne se nourrit que d’ingrédients produits dans un rayon de 400 kilomètres autour de son appartement de Brooklyn. Mais rassurez-vous, elle n’a pas l’air famélique ! A l’entendre, elle ne s’est jamais sentie aussi bien.

Le mouvement locavore est né à San Francisco. En 2005, quatre copines se lancent un défi : manger local et en saison pendant un mois. Pas vraiment révolutionnaire, direz-vous ? Après tout, il y a moins d’un siècle, tous les humains étaient locavores. Oui, mais voilà, aujourd’hui le moindre aliment parcourt en moyenne 2 400 à 4 800 kilomètres entre le lieu de production et l’assiette du consommateur, avec des conséquences sur l’effet de serre. Une distance qui a augmenté de 25 % depuis 1980 et qui ne cesse de s’allonger.

Désormais, les locavores font des émules dans tout le pays. L’an dernier, le terme est même entré dans le dictionnaire New Oxford American. Peur du réchauffement climatique, crainte de l’obésité, volonté de soutenir les petits fermiers, ou tout simplement désir de manger une fraise au goût de fraise… Quelles que soient les motivations, ils sont de plus en plus nombreux à bouder les supermarchés. Parmi eux, des célébrités comme la romancière Barbara Kingsolver, qui a tiré un livre de son expérience en Virginie. On ne compte plus les blogs d’adeptes qui échangent des recettes, des adresses… Le meilleur gruau d’avoine ? Celui de Mills Farm, moulu dans un vieux moulin actionné par une mule répondant au doux nom de Luke, écrit un blogueur de Géorgie. L’une des cantines d’entreprise chez Google confectionne ses menus avec des ingrédients achetés dans un périmètre de 240 kilomètres. Lire la suite

CNRS : Les racines de la crise alimentaire mondiale

Le journal du CNRS, Philippe Testard-Vaillant

Article associé les recettes pour nourrir la planète

Les racines de la crise

À l’heure où s’achèvent, sous nos latitudes, les délices estivales de vacances bien méritées, tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Deux milliards d’humains, sur les 6,6 milliards que compte la Terre, y sont « mal nourris », vivant avec moins de deux dollars par jour et un apport énergétique inférieur à 2 700 kilocalories. Et plus de 850 millions ont faim chaque jour (moins de 2 200 kilocalories). Toutes les cinq secondes, assure la Food and Agriculture Organization (FAO), la branche de l’ONU dédiée à l’alimentation et à l’agriculture, un enfant de moins de dix ans meurt de faim quelque part sur le globe, et le manque de nourriture fauche 25 000 personnes par jour, soit 9 millions par an…

Ce tableau déjà bien sombre a été encore noirci, voilà quelques mois, par des évènements que l’on croyait appartenir à un passé révolu : les émeutes de la faim qui ont éclaté de façon simultanée dans de nombreux pays témoignant d’une grave crise mondiale. Du Mexique au Pakistan, en passant par Haïti, le Sénégal, l’Ouzbékistan, les Philippines, le Cambodge, Madagascar, le Maroc, la Côte d’Ivoire, l’Égypte… ces manifestations ont rassemblé dans la rue des centaines de milliers de citadins frappés de plein fouet par la folle envolée des prix des produits alimentaires et confrontés à l’impossibilité de se procurer à manger. En ligne de mire : les céréales, premier maillon de la chaîne. « Le blé détient le record de progression, indique Philippe Chalmin, professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine. Une tonne de blé qui valait 120 ou 130 dollars il y a trois ans en vaut désormais 400 à 450. La flambée est sensiblement identique pour le riz mais un peu moins forte pour le maïs. » La tonne de graines de soja, elle, cotée à 200 dollars en 2005-2006, l’était à 380 fin 2007… Les ménages consacrant 60 à 90 % de leur budget au poste « nourriture » dans le Sud (contre 10 à 20 % en Occident), on comprend l’effet dévastateur de cette tornade d’augmentations sans précédent ou presque.

La caractéristique de ces mouvements sociaux est d’être « des révoltes de la pauvreté urbaine, Lire la suite

Journées Angélique des estuaires le 18 septembre

Dans le cadre de son programme de gestion et de conservation des berges à Angélique des estuaires sur le bassin Adour-Garonne, le Conservatoire botanique Sud-Atlantique, avec le soutien du Conseil général de la Gironde, organise les journées « Angélique des estuaires ».

L’Angélique des estuaires est une plante rarissime emblématique des berges des fleuves et cours d’eau de la façade atlantique française. Elle est protégée à l’échelle nationale et européenne. La prise en compte de cette espèce à valeur patrimoniale exceptionnelle et de la biodiversité végétale dans les dossiers d’aménagement et de gestion des berges s’impose à de nombreux acteurs. Les journées « Angélique des estuaires » visent chacune un public complémentaire et comprennent des groupes de travail, de réflexion et de formation. Lire la suite

20 septembre Sadirac, stage sur l’alimentation à la Préhistoire

L’association  ICARE organise le 20 septembre 2008, près de Créon, en partenariat avec Oh ! Légumes oubliés, une structure bien connue du public pour les visites de son labyrinthe sur l’histoire de l’alimentation, son conservatoire de légumes anciens, son Musée Gourmand et la vente et la dégustation de ses délicieuses préparations à base de fruits et légumes… un stage sur l’alimentation à la préhistoire.

Déroulement du stage

Matinée : un exposé sur l’alimentation au Paléolithique et son intérêt pour préserver notre santé

Midi : un repas à la mode préhistorique concocté par toute l’équipe

Après-midi : une reconnaissance de plantes sauvages comestibles sur la propriété

Pour quelles raisons s’intéresser à cette époque si lointaine pour parler d’alimentation ? Lire la suite

Les 20 ans d’Horizon vert, 4 et 5 octobre à Villeneuve / Lot

Le 20ème salon de l’écologie et de l’écohabitat, Horizon Vert est en préparation !

Il aura lieu les 4 et 5 octobre 2008, au Parc des Expositions de Villeneuve / Lot (47).

Sa thématique générale, qui guide la déclinaison du programme des conférences, a été définie :

 » Si demain m’était conté ! « … vaste sujet, qui est vous est présentée en détail dans la page Le Salon

Pour la deuxième année :

A l’intérieur d’Horizon vert un vaste espace consacré entièrement à l’écohabitat

pour en savoir plus cliquer sur ce lien

La programmation du cycle de conférences et ateliers est en cours et vous trouverez des mises à jour régulières de l’avancement du programme. Lire la suite

Le simulateur climatique Météo-France et Sciences et Vie

Le simulateur climatique Météo-France et Sciences et vie

Précisons d’emblée que cet outil ne fournit pas des prévisions météorologiques. Comme tout modèle climatique, Arpège-Climat génère des projections, à partir de différents scénarios d’avenir. Ces scénarios, établis par des économistes, dépendent largement des évolutions des sociétés humaines selon qu’elles seront, à l’avenir, plus ou moins émettrices de gaz à effet de serre.Si un autre modèle climatique régional avait été retenu pour ce simulateur,les résultats obtenus différeraient pour une semaine particulière, tout en restant globalement cohérents.

Sur notre simulateur, ce sont les conséquences climatiques de deux scénarios qui peuvent être consultées.

Le premier, qualifié de « modéré », parie sur une croissance démographique faible, un réel souci d’équité sociale et de modestes évolutions technologiques.

Le second qualifié « d’intensif », fait l’hypothèse d’une croissance dmographique soptenue, d’une croissance économique vigoureuse et de disparités régionales marquées.

Mais il faut garder à l’esprit que l’évolution du climat sera peut être « pire » ou, à l’inverse, « meilleure » que ce que prévoient

Pour accéder au simulateur Lire la suite

Appel à soutien pour les faucheurs et faucheuses volontaires

Appel à soutien pour les faucheurs et faucheuses volontaires condamnés

Sans gêne, 6 avril 2008

Cela fait dix ans maintenant que la lutte contre la dissémination d’organismes génétiquement modifiés en plein champ a commencé en France. La détermination des militants n’a pas faibli, et leurs rangs se sont vu renforcés : les Faucheurs Volontaires sont aujourd’hui plus de 6 000.

Malgré les menaces de lourdes amendes, voire de peines de prison, ils se sont engagés à affronter un état de non-droit pour exiger la justice et le respect de la volonté citoyenne, pour défendre l’intérêt général et le bien commun.

Comme le précise la charte des Faucheurs Volontaires, dans l’état de nécessité, face à l’invasion des OGM, ils ont fauché des plants génétiquement modifiés comme dernier recours pour que la démocratie reste une réalité. C’est l’impuissance politique et un Etat qui protège des intérêts privés au détriment de l’intérêt général qui les ont fait entrer en résistance pour refuser la fatalité. Car désobéir, « c’est d’abord la défense des principes fondateurs de la démocratie : liberté, égalité, fraternité » (J. Bové, G. Luneau, Pour la désobéissance civique).

La culture d’OGM en plein champ est imposée en force par des lobbies, sans débat démocratique, au mépris des risques sanitaires et environnementaux, de la maîtrise par les paysans de leurs semences, et du droit des peuples à se nourrir comme ils l’entendent. Les Faucheurs Volontaires ont choisi d’agir de façon non violente, à visage découvert et en plein jour, pour répondre à la violence des semenciers face à la vie, et pour encourager une prise de conscience.

Des tribunaux (Versaille et Orléans) ont déjà reconnu et inscrit cet état de nécessité Lire la suite

Les compagnies aériennes replongent dans le rouge

Le Figaro, Thierry Vigoureux, 08/09/2008

Les compagnies replongent dans le rouge.

La facture pétrolière va atteindre 186 milliards de dollars cette année. 2009 s’annonce déjà comme une année difficile. Vingt-six compagnies en faillite depuis le 1er janvier, alors que seulement huit sociétés, dont Swissair et le belge Sabena, avaient jeté l’éponge après les attentats du 11 septembre 2001. Des milliers d’emplois supprimés. Des lignes fermées. Un ralentissement de la croissance du trafic. 2008 sera une année noire.

Selon l’Association internationale du transport aérien (Iata), les compagnies, qui avaient réussi à renouer avec les bénéfices en 2007, devraient perdre 5,2 milliards de dollars cette année et 4,1 milliards de dollars l’année prochaine. Ces prévisions sont calculées avec un baril à 113 dollars en 2007 et à 110 dollars en 2009.

« La situation est morose, analyse Giovanni Bisignani, président d’Iata. Il ne s’agit pas d’une crise comme les autres. Le problème n’est pas seulement de stimuler la demande pour relancer la croissance mais de redéfinir notre modèle économique afin de s’adapter à un prix du carburant passé en sept ans de 13 % des coûts d’exploitation à 40 %. »

La flambée du prix du pétrole a touché de plein fouet le secteur. Le baril valait environ 107 dollars vendredi contre 73 dollars en 2007. À chaque fois que le prix du baril augmente d’un dollar, la facture s’alourdit de 1,6 milliard pour les compagnies. Cette année, elle atteindra le chiffre record de 186 milliards de dollars.

« La hausse rapide des carburants atteint cette fois les transporteurs du monde entier alors qu’au lendemain de septembre 2001, les trafics américain et trans­atlantique étaient plus concernés. En 2003, le SRAS a davantage touché l’Asie », observe Didier Bréchimier, consultant chez Roland Berger. Confrontées également à d’autres hausses (contrôle aérien, aéroport, sûreté, charges sociales, etc.), les compagnies doivent adopter des modèles économiques innovants pour redécoller.

Les compagnies les plus vulnérables sont les américaines. Lire la suite

Le défi français des énergies vertes

Le Figaro, Gilles Bridier, 09/09/2008

Le défi français des énergies vertes 

L’an dernier, la production d’énergie provenant de la force du vent a bondi de 85 %. L’énergie renouvelable ne constitue encore que 6,6 % du total en France. Les Français vont-ils se convertir aux énergies vertes ? Les suites du « Grenelle de l’environnement » de l’automne 2007 poussent dans cette direction, mais il reste à faire. L’an dernier, les énergies renouvelables ont représenté 6,6 % de la consommation totale française d’énergie. Au premier abord, la France n’est pas un si mauvais élève : grâce notamment à ses ressources en bois et en hydroélectricité, sa production d’énergies renouvelables arrive en deuxième position dans l’Union européenne derrière l’Allemagne. Toutefois, on est encore loin des objectifs fixés par Bruxelles pour 2020, qui visent, entre autres, à parvenir à une part de 20 % de renouvelables dans le bouquet énergétique de l’Union.

Une autre échéance est fixée, en 2010 celle-là : elle concerne les renouvelables dans la production d’électricité, et fixe à la France une part de 21 %. D’ores et déjà inaccessible, cet objectif est repoussé à 2013. Et pour y parvenir, il faut commencer par inverser la tendance : par rapport aux années 1990, la proportion d’électricité verte dans la production totale d’électricité a reculé !

Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. D’abord, la progression de la consommation d’électricité a été supérieure à l’augmentation des capacités de production d’énergie « verte ». Ensuite, le système hydroélectrique français constitue une véritable richesse, mais il a ses faiblesses. En 2007, il a fourni 88 % de l’électricité d’origine renouvelable (contre 6 % pour l’éolien, 2,5 % pour les déchets urbains, 2,2 % pour le bois et 0,8 % pour le biogaz et le photovoltaïque). Mais lorsque la pluviométrie est faible et que le niveau des retenues d’eau des barrages est bas, la production baisse. Ainsi, de 2002 à 2005, les turbines des barrages ont été moins mises à contribution.

Un virage amorcé Lire la suite

Suisse : Attac et le GAR « infiltré » par Nestlé et Sécuritas

Le Temps (Suisse), Laurent Caspary, le 9 septembre 2008

Le flou juridique en matière d’infiltration profite à Securitas. L’entreprise de sécurité a bel et bien «observé» le groupe anti-répression de Lausanne et jure avoir agi dans le strict cadre de la légalité. La confusion règne toutefois en la matière.

Il va tenter de plaider l’escroquerie. Mais également la violation de la loi sur la protection des données et l’atteinte à l’honneur. Me Jean Lob l’avoue: «C’est un problème juridique extrêmement intéressant pour les juristes qui est soumis au juge d’instruction cantonal.» Me Jean Lob est l’avocat du Groupe anti-répression de Lausanne (GAR), qui vient de découvrir dans un reportage de l’émission de la TSR Mise au point qu’il avait été infiltré par Securitas durant plusieurs années, comme ce fut le cas du groupe altermondialiste Attac (LT du 08.09.2008).

S’il porte plainte pour escroquerie c’est parce qu’il n’est tout simplement pas possible de le faire pour espionnage ou infiltration. Le juge cantonal vaudois, Jacques Antenen, sera prochainement saisi de ce nouveau dossier, alors qu’il annonce être sur le point de rendre ses conclusions sur le cas concernant Attac.

Les affaires qui éclaboussent Securitas – et au passage Nestlé, l’un de ses mandataires -, pourraient finalement faire bouger les choses d’un point de vue juridique. «Ce genre d’activités qui semblent proliférer mériterait qu’on leur donne un cadre légal», estime Jean-Philippe Walter, suppléant du préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT). «Nous sommes effectivement dans une zone grise. Infiltrer et faire des rapports, je ne crois pas que cela soit une infraction pénale actuellement», reconnaît-il. Si les plaintes déposées devaient aboutir, cela pourrait donner lieu à une nouvelle jurisprudence dans le domaine de l’infiltration. Mais on n’en est pas encore là.

Actuellement, rien n’interdit en effet une infiltration de la part d’entreprises privées, qui doivent toutefois respecter certains principes de base et ne pas commettre de délit à caractère pénal dans ce genre d’activités. Un concordat sur les entreprises de sécurité existe en ce sens. De leur côté, la police, tant fédérale, cantonale que municipale, est par contre soumise à une très stricte réglementation pour pouvoir effectuer des infiltrations. Impossible donc pour les forces de police traditionnelles d’infiltrer des groupes comme le GAR ou Attac sans une raison prépondérante. La question ne se pose pas, par exemple, dans le domaine de la drogue où les infiltrations par la police sont monnaie courante. Mais on est là très loin du cadre des réunions d’un groupe de sympathisants altermondialistes. Lire la suite

Difficile mise en œuvre des mécanismes de Kyoto

Novethic, Anne Farthouat, le 4 septembre 2008

Difficile mise en œuvre des mécanismes de Kyoto

Trois ans après l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto, l’efficacité des instruments économiques dans la lutte internationale contre le réchauffement économique est encore timide. Face aux subventions aux énergies polluantes, les mécanismes de flexibilité destinés à promouvoir le développement durable des pays du Sud ne pèsent pas lourd. Si le Programme des Nations- Unies pour l’Environnement (PNUE) recommande, dans un récent rapport, la suppression des subventions aux énergies fossiles au profit d’investissements « propres », la réalité économique semble en être bien loin.

Le mécanisme de développement propre (MDP) en déçoit plus d’un. Crée –en théorie- pour soutenir le développement durable des pays du Sud, ce mécanismes de flexibilité instauré par le protocole de Kyoto (avec la Mise en Œuvre Conjointe, et le Permis d’Emissions Négociable) permet aux investisseurs des pays développés d’obtenir des « crédits d’émission » de gaz à effet de serre, en échange d’apports dans des projets « vertueux. » Seulement, la machine peine à se mettre en route. Les projets MDP sont encore peu nombreux (on en compte aujourd’hui 1156), profitent avant tout à l’Asie (qui en cumule 749), et sont parfois l’occasion de « verdir » de banales opérations économiques.

 «C’est un écran de fumée destiné à masquer l’inaction.» Pierre Cornut, ancien consultant spécialisé sur le MDP ne cache pas sa colère. Lassé de voir les arbitrages internationaux « peu soucieux de garantir l’intégrité environnementale du système », il a cessé toute activité professionnelle dans ce domaine. Selon lui, non seulement les mécanismes de flexibilité  ne sont pas à la hauteur des enjeux environnementaux et sociaux, mais surtout, ils sont en proie au monopole des industriels, qui y voient l’ouverture d’un nouveau marché potentiellement juteux. Car le MDP est un mécanisme complexe, dans lequel de nombreux paramètres entrent en jeu. Certains n’hésitent donc pas moduler ces derniers pour faire accepter leur projet par le Conseil exécutif en charge de la validation. Jean-Philippe Thomas, coordinateur du programme Energie d’Enda-TM (Environnement et développement du Tiers-Monde) précise que 20% des projets MDP en Inde ne seraient que des « crédits bidons. » Lire la suite

A quand les maisons écolos made in France ?

Eco-Life le 8 septembre 2008, Gaëlle Courcoux

A quand les maisons écolos made in France ?

8 septembre 2008. – En France, les bâtisseurs écolos doivent encore trop souvent faire appel à des matériaux et équipements étrangers, faute de matériel français. Le coût écologique du transport généré démolit alors leurs efforts en faveur de la nature.

Maisons écologiques, passives et à énergie positive : des concepts encore trop étrangers aux Français. Et pour cause ! L’éco-construction n’en est qu’à ses balbutiements dans l’Hexagone. De fait, pour construire un bâtiment autonome en énergie, les maisons passives, et a fortiori un bâtiment à énergie positive, les Français se trouvent confrontés à quelques difficultés. Ils doivent souvent faire venir les matériaux et équipements de l’étranger, parfois de l’autre bout de la planète, réduisant du même coup les bénéfices environnementaux.

La Maison Zen, inaugurée en novembre 2007, est la première maison à énergie positive réalisée en France. A titre d’exemple, les panneaux photovoltaïques du toit viennent d’Allemagne, les triples vitrages d’Autriche et la pompe à chaleur du Japon. « Bien sûr, nous avons d’abord cherché des équipements français, mais nous n’en n’avons pas trouvé », regrette Yann Usseglio, consultant pour le cabinet d’études Cythelia spécialisé dans les énergies renouvelables et maître d’oeuvre de la Maison Zen.

« Le Grenelle de l’Environnement a créé le buzz »

Mais la France rattrape à toute vitesse ses voisins européens. Lire la suite

Climat : donnez votre avis à la Commission européenne

Europe : Vers un accord global et ambitieux sur le changement climatique pour l’après-2012

Liens utiles

Introduction

La “feuille de route de Bali” a été adoptée lors de la session 2007 de la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC). Elle vise à l’adoption d’un nouvel accord, d’ici à la Conférence des Parties (CdP) de Copenhague, fin 2009. Cet accord devra refléter une vision commune, comprenant notamment des engagements accrus des pays développés en matière de mesures d’atténuation du changement climatique, via des objectifs à moyen terme, ainsi qu’une contribution renforcée des pays en voie de développement en matière d’atténuation et d’adaptation, grâce à un soutien financier et technologique.

Suite à la Communication de la Commission européenne « Limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés Celsius. Route à suivre à l’horizon 2020 et au-delà » et suite aux conclusions du Conseil européen de Printemps de Mars 2007 la Commission examine les avis détaillés des acteurs concernés sur chacun des éléments essentiels de la « feuille de route de Bali », qui vise à limiter la hausse des températures moyennes de la planète à 2°C au plus, par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle, conformément au principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives. Il appartient en conséquence aux pays développés de continuer d’être à l’avant garde et de s’engager à des réductions significatives et absolues de leurs émissions d’ici à 2020.Dans le même temps, les pays en voie de développement, et notamment les économies émergentes, devront dévier de façon importante des scénarios tendanciels d’émissions de gaz à effet de serre. Cette contribution additionnelle sera soutenue en partie par le marché global du dioxyde de carbone, par d’autres mesures d’incitation positives, ainsi que par un accès accru aux technologies et aux ressources financières. Un accord global sur le climat devra aussi comprendre des mesures appropriées visant à réduire les émissions provenant des secteurs du transport international aérien et maritime, ainsi que de la déforestation et de la dégradation des forêts. De plus, les effets négatifs du changement climatique, dans un scénario d’augmentation de la température globale de 2°C, nécessiteront des efforts accrus d’adaptation.

Cette consultation a pour objet de recueillir les vues et opinions sur un certain nombre de questions essentielles en vue d’un accord global, post-2012, sur le changement climatique.

Comment remplir le questionnaire ? Lire la suite

Formation à l’agroécologie en Ardèche avec Pierre Rabhi

La terre nourricière, enjeu majeur de notre temps

« La restauration de la terre nourricière ne devrait plus être considérée comme étant de la seule responsabilité des professionnels de la terre. Chaque citoyen peut, et je dirais doit, contribuer à cette œuvre de sauvegarde de l’humanité et de la nature.

Nous rêvons ainsi d’une multitude de jardiniers, chacun soignant, pansant, animant un fragment de la terre commune pour son bien-être propre et par conséquent celui de la communauté terrestre« .

Pierre Rabhi

L’association Terre & Humanisme propose plusieurs types de stages, pour la plupart d’une durée de 6 jours, ouverts à tous, tout au long de l’année. Lire la suite

Effort de guerre et patriotisme écologique?

Effort de guerre et patriotisme écologique?

Ecolo-Info, de Anne-sophie, le 8 septembre 2008 • Catégorie: Réfléchir/Entreprendre

La semaine dernière, je vous parlais du nouveau documentaire “made-for-tv” américain, Hotspots. L’aspect surprenant du teaser de ce film qui sortira début novembre 2008, c’est la manière dont il est tourné: une certaine violence s’en dégage… avec notamment l’usage du mot “guerre”…

Ce week end, réfléchissant à cette vidéo, je repensais alors à un discours promoncé par Al Gore cet été à Washington, puis à un autre, de Lester Brown cette fois-ci, en novembre dernier à l’UNESCO à Paris.

Mobiliser la Nation

Le 17 Juillet 2008, Al Gore présentait sa vision de la lutte contre le réchauffement climatique et la dépendance énergétique: pour lui, les Etats-Unis doivent fournir un effort similaire à celui fourni en 1969 lors de la première mission lunaire (”Moon Shot”). En présentant ses arguments, il soulignait à plusieurs reprises le besoin de “sécurité énergétique” des Etats-Unis et suggèrait alors plusieurs solutions pour assurer l’indépendance énergétique de son pays vis-à-vis des pays du Golfe… sans qu’il ne soit nécessaire de rentrer en guerre avec eux. Il incantait notamment les Etats-Unis de passer au tout renouvelable dans les 10 ans…

Du point de vue américain (dixit TreeHugger) ce discours ne donnait pas véritablement de détails sur la manière dont la révolution verte peut avoir lieu, mais avait pour mérite d’expliquer clairement les interdépendances entre changement climatique, approvisionnement énergétique et sécurité internationale.

Autre discours soulignant le besoin de réveil national et le véritable challenge: celui de Lester Brown le 7 novembre 2007 à l’Unesco à Paris. Alors qu’il venait présenter la version française de son “plan B” (cf. “Le Plan B, pour un pacte écologique mondial”), ce véritable pionner du Développement Durable, agro-économiste de formation, comparait la crise écologique actuelle à la crise géopolitique qu’avait constitué, au XXe siècle, la Seconde Guerre mondiale… 

Lester Brown en appelait donc à une mobilisation aussi radicale que celle qui s’était formée aux Etats-Unis en 1942, après Pearl Harbor. Lire la suite

Vous êtes invité au mariage de Thérèse Desqueyroux !

Lou Cass Can à Louchats vous convie le 13 septembre 2008 au mariage de Thérèse Desqueyroux, célèbre personnage de Mauriac, dont l’histoire s’est déroulée sur nos terres paroupianes.

La journée débutera à Argelouse (où fut célébré le mariage de Thérèse et Bernard) suivi d’un repas de noce sur la place de Louchats !  Poule au pot maison.

L’après-midi, nous assisterons à la « Bugade » traditionnelle grande lessive du linge des maîtres par les métayères. C’est autour du lavoir que se racontent les histoires de familles des patrons, les potins du village. Ce jour là c’est le mariage de Thérèse et Bernard Desqueyroux qui est le sujet de conversation des laveuses… D’authentiques chaudières, lessiveuses, planches à laver, battoirs, corbeilles, bassines descendront de nos greniers pour recréer sur l’airial du bourg, une véridique scène de bugade.

Toute cette journée sera animés par les Troubadours du 3ème millénaire et le groupe folklorique « Lous de Bazas ».

 Réservation à Association Lou Cass Can Riflet 33125 Louchats  Tèl : 05 56 88 56 02

A65 : les planteurs volontaires protègent les arbres

Sud-Ouest, le 8 septembre 2008, Gwenael Badets

BOUGARBER. Les planteurs volontaires, opposants à la construction de l’autoroute A 65, menaient hier une opération de protection d’arbres voués à être abattus

« La tête sur le billot »

Malgré les défaites judiciaires, les faucheurs volontaires ne désarment pas. Ces farouches opposants à la construction de l’autoroute A 65, entre Langon et Pau, continuent de mener des actions symboliques afin de dénoncer le « désastre environnemental et financier » que représente, selon eux, le projet de liaison rapide.

Hier, ils étaient plusieurs dizaines à se rassembler en pleine campagne, à Bougarber, où ils ont mené une action d’un genre nouveau. « Jusqu’ici, nous avions procédé au replantage d’arbres là où A’lienor (1) avait fait des ravages, en Gironde, dans les Landes et à Doumy, en Béarn », rappelle Bernadette Durac, la présidente de l’association pour une alternative régionale Langon-Pau (ARLP). « Cette fois, c’est différent : les arbres sont toujours debout, et il s’agit de les protéger symboliquement en leur attachant un ruban blanc ».

Les arbres en question appartiennent à René Bordenave-Cau, exploitant agricole au lieu-dit Moulin de Lespiau. Il s’agit de chênes, menacés par le tracé de l’autoroute elle-même, et de peupliers, condamnés par le réaménagement foncier qui en découlera. En tout, 2,7 hectares sont visés.

Non sans ironie, le propriétaire des lieux relève que « ces arbres ont été plantés il y a sept ans avec le soutien de fonds européens. Et à présent, il faut les abattre. Voilà toute l’inconséquence des pouvoirs publics ». Lire la suite

Dordogne : j’ai planté une éolienne dans mon jardin

Le Figaro, Camille Peyrache, le  8 septembre 2008

J’ai planté une éolienne dans mon jardin

Les petites éoliennes attirent de plus en plus les particuliers. Par souci écologique mais aussi pour réduire leur facture électrique, ils sont nombreux à se lancer dans l’aventure. A 86 ans, Robert Laurent est un retraité passionné par les énergies renouvelables. Il y a trois ans, il a fait installer une éolienne de 24 mètres sur le terrain d’une vieille ferme en Dordogne qu’il occupe depuis 1981. Pour un investissement total de 17 000 euros, comprenant le coût de l’éolienne et les travaux d’installation, il a bénéficié d’un crédit d’impôt de 3200 euros. Son éolienne d’une puissance de 1,3 KW alimente sa propriété qui fonctionne en tout électrique.

Installer une éolienne dans son jardin

Comme lui, de nombreux particuliers s’intéressent à l’éolien. «Nous avons énormément de demandes», confie Olivier Krug, le fondateur et gérant de Krug Sarl, une société spécialisée dans la vente et l’installation de petites éoliennes voit son chiffre d’affaires augmenter de 40% chaque année. Le coût total de l’installation d’une petite éolienne varie en fonction de la puissance du générateur et des travaux d’ancrage. Ainsi, pour une éolienne d’une puissance de 2kW sur un mât de 12 mètres, il faut investir entre 15 000 à 20 000 euros. En fonction de son exposition au vent, elle pourra produite entre 30 à 50% de la consommation annuelle d’électricité d’un foyer de quatre personnes soit environ 5000 Kw selon l’Ademe. «Cependant, prévient Olivier Krug, l’achat d’une éolienne ne se fait pas comme celui d’une piscine. Il y a de nombreux éléments à prendre en compte pour réaliser une installation performante.» L’élément le plus important est évidemment le vent. Certaines régions bénéficient de vents réguliers et forts, comme le long des côtes, la vallée du Rhône ou dans des sites de moyennes altitudes, d’autres n’ont pas de potentiel comme le nord-est de la France. «Il faut que le gisement de vent soit suffisant pour être exploitable, confirme Olivier Krug. La plupart des zones urbaines ou semi-urbaines ne sont, par exemple, pas propices à l’installation d’éoliennes au risque de décevoir les habitants de la région parisienne. Pour être certain du potentiel, il faut réaliser une étude de vents, ce que trop peu d’installateurs font aujourd’hui.»

Les vents réguliers se situent en hauteur

Ensuite, il faut disposer d’un environnement dégagé. Lire la suite

Faut-il interdire les 4 x 4 ?

Le Temps, Suisse, 26 août 2008, Valentine Zubler

L’initiative «anti-4×4» promise à une campagne enflammée

Liberticide, l’initiative anti-4×4 déposée hier par les Jeunes Verts à la Chancellerie ? «Non, elle défend d’autres libertés que la liberté de polluer», répète l’écologiste zurichois Bastien Girod. Il n’empêche: le texte, intitulé «Pour des véhicules plus respectueux des personnes», soutenu notamment par les Verts, l’Association transports et environnement (ATE), Pro Vélo ou le WWF, promet une campagne très enflammée.

Et pas forcément toujours du plus haut niveau: alors que les Jeunes Verts escortaient lundi leurs 150 000 paraphes -dont 120 000 ont été validés- jusqu’à destination, des représentants du Parti de la liberté (ex-Parti des automobilistes) les ont nargués à bord d’un tout-terrain et d’une voiture de sport. Tandis que, de leur côté, des écologistes se sont amusés à orner d’un drapeau et d’une pancarte le véhicule d’un pro-4×4…

Mais au fait, quels véhicules sont-ils réellement visés par le texte ?

C’est là l’un des enjeux majeurs du débat. Car malgré son nom, l’initiative dite «anti-4×4» touche également certaines voitures de sport ou familiales. A l’inverse, l’entier des tout-terrain n’est pas concerné par les mesures proposées. Pour pouvoir circuler, les voitures de tourisme doivent en effet répondre, aux yeux des Jeunes Verts, à quatre critères : ne pas excéder 2,2 tonnes à vide, ne pas comporter de partie frontale dangereuse, émettre moins de 250 grammes de CO2 par kilomètre (ce qui correspond à une consommation d’environ 11 litres d’essence par 100 km). Enfin, le texte exige que les moteurs diesel soient équipés de filtres à particules.

Définition difficile

Au total, indiquent les initiants, «ce texte concerne environ 13% des voitures vendues en Suisse». Lire la suite

FNE prépare la rentrée environnementale

Journal de l’environnement, le 8 septembre 2008, par Claire Avignon

France nature environnement prépare la rentrée environnementale

A quelques semaines de l’adoption du projet de loi Grenelle I par le Parlement, France nature environnement cherche à se repositionner dans le débat environnemental, confisqué depuis quelques temps par le gouvernement.

Analyser

Meeddat contre Bercy. Et bientôt majorité contre opposition au Parlement? C’est ce que craint France nature environnement (FNE) pour le projet de loi de programmation Grenelle I, l’exemple du débat musclé sur la loi OGM n’incitant pas à la confiance. «On espère qu’on dépassera les logiques politiques, a expliqué Sandrine Bélier, directrice de France nature environnement (FNE), lors d’une conférence de presse organisé le 5 septembre. Il faut que chaque parlementaire considère le texte en tant que citoyen, que l’on réserve les débats sur les textes d’application. Et là, ce sera beaucoup plus musclé.»

«Ce projet de loi a un seul objectif: que les parlementaires se raccrochent au compromis du Grenelle, continue Arnaud Gossement, porte-parole de FNE. Ils s’y raccrocheront d’autant plus facilement si les acteurs du Grenelle ne font pas pression pour que les parlementaires votent contre des mesures qu’ils avaient soutenues.» Comme le milieu agricole qui pourrait pousser à assouplir la réduction par deux des pesticides d’ici 10 ans. Ou les élus locaux qui voient d’un mauvais œil les mesures relatives aux déchets ou à l’urbanisme.

FNE n’a préparé «que» 33 amendements qui «corrigent à la marge un certain nombre d’approximations qui nous semblent importantes de corriger, indique Sandrine Bélier. Le texte n’est pas idéal mais fidèle à une majorité d’engagements du Grenelle»

En revanche, FNE se prépare à un débat beaucoup moins serein sur le projet de loi de finances pour 2009 et sur le projet de loi Grenelle II dont «l’accouchement se fait dans la douleur», Lire la suite

Hulot – Chérèque : une Europe qui partage et protège

Le Monde, le 8 septembre 2008, Point de vue par Nicolas Hulot et François Chérèque

Une Europe qui partage et protège

Au moment où les crises – énergétique, alimentaire, climatique, financière, sociale – convergent dangereusement et multiplient les victimes sur la planète, nous avons plus que jamais besoin d’Europe. C’est notre meilleur socle pour répondre collectivement aux enjeux de l’époque et construire un modèle de société qui mette enfin l’économie au service de l’humain.

Or voici que l’Europe ajoute sa propre crise à celles qui accablent le monde. Quoiqu’on pense des raisons, très hétérogènes, du refus irlandais du traité de Lisbonne, celui-ci révèle encore une fois le déficit de l’institution européenne vis-à-vis des peuples qui la composent. L’Europe telle qu’elle se fait soulève de moins en moins de désir d’adhésion. Elle incarne, au contraire, les craintes de nos sociétés vis-à-vis d’une mécanique qui paraît étrangère à leurs préoccupations quotidiennes et à leurs angoisses du futur.

C’est sans doute injuste pour une part, mais il faut entendre cette protestation démocratique. Et y répondre au bon niveau. Il serait dramatique de croire qu’il suffirait d’un raccommodage juridique ou d’un artifice technique pour sortir de cette impasse. A la crise institutionnelle, il faut donner une réponse qui, justement, ne soit pas seulement institutionnelle. Réponse politique, dit-on.

La clé réside dans le choix de mettre résolument en oeuvre une ambitieuse politique écologique et sociale et de faire de celle-ci la colonne vertébrale et le moteur de la construction européenne. Autrement dit, de donner une nouvelle impulsion à la plus précieuse des valeurs, la solidarité entre les individus, les peuples, les générations et l’ensemble du vivant. Question écologique et question sociale ne se sont jamais opposées dans la mesure où les ressources naturelles constituent la base des activités humaines.

Mais elles sont plus indissociables et urgentes que jamais : Lire la suite

Fête de l’huma : peut-on concilier DD et progrès social ?

L’humanité

Debat : Peut-on concilier developpement durable et progres social ?, Fete de l’Humanite, Parc departemental de La Courneuve (93120), 14/09/08, de 14 a 16h

Le débat se tiendra a l’Agora de l’Humanité de 14H a 16H le dimanche 14 septembre 

Thème : Peut-on concilier développement durable et progrès social ?

Les intervenants :

– Jean Ziegler (rapporteur special de la Commission des droits de l’’Homme des Nations Unies pour le droit a l’’alimentation)

– Bruno Rebelle (ancien Pdt de Greenpeace)

– Bernard Saincy (responsable du collectif Développement durable de la CGT, négociateur dans le cadre du Grenelle)

– Andre Chassaigne (députe du Puy de Dôme)

– Edouard Brezin (Ancien Président de l’Académie des Sciences) – sous réserve

– Nicolas Hulot (Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme)

Sarah Palin, candidate du lobby pétrolier

Novethic, le  5 septembre 2008, Véronique Smée

Sarah Palin, candidate du lobby pétrolier

Le choix de Sarah Palin, gouverneur d’Alaska, comme vice-présidente du candidat John McCain, porte un coup à la crédibilité écologique du camp républicain. Très favorable à l’ouverture de forages pétroliers dans la réserve naturelle d’Alaska, la candidate défend ardemment les intérêts du lobby pétrolier.

L’Alaska pourrait devenir le grand perdant des élections américaines. En choisissant la très conservatrice Sarah Palin, gouverneur de cet Etat, John McCain ouvre la voie aux projets de forages pétroliers et gaziers défendus depuis plusieurs années par Georges Bush. Sarah Palin fait en effet partie de ceux qui prônent l’ouverture de la réserve naturelle d’Alaska (l’Arctic National Wildlife Reserve) à ces forages, au mépris de toute considération environnementale.
Le lobby pétrolier peut donc être satisfait…et notamment un de ses représentants, Todd Palin, qui n’est autre que le mari de Sarah Palin et employé par la compagnie pétrolière BP.

La firme anglaise, qui opère dans la région, a été responsable de plusieurs pollutions importantes, dues à des fuites de son pipeline. En 2006, BP avait dû remplacer 35 kilomètres de pipelines, après une pollution massive dans la région sauvage de Prudhoe Bay. Alors que les groupes de défense de l’environnement militent pour l’arrêt de ces forages, la candidate à la vice-présidence n’en a cure, et s’est distinguée récemment en portant plainte contre le service fédéral américain de la pêche et de la vie sauvage, afin de retirer l’ours polaire de la liste des espèces en danger…Une façon de servir les intérêts pétroliers au détriment de la biodiversité.

Le projet de forage pétrolier en Alaska « traîne » depuis 25 ans. Et pour cause : les gisements sont situés dans une vaste zone de protection des oiseaux migrateurs, des mammifères marins et des caribous. L’Arctic National Wildlife Reserve est un espace protégé depuis plus de 20 ans, à l’initiative de l’administration Reagan. L’administration Bush et les élus républicains d’Alsaka, avec au premier rang Sarah Palin, sont au contraire favorables à l’exploitation pétrolière de la région, très dépendante au plan économique de ses ressources en énergie fossile. Lire la suite

Révolution dans le transport de marchandises ?

Actu-Environnement.com, 3 septembre 2008, F.Roussel

Les ministres européens prônent une intégration progressive des coûts environnementaux du transport routier

Réunis en conseil informel à la Rochelle, les ministres européens des transports ont confronté leurs positions sur plusieurs sujets et n’ont privilégié qu’une internalisation progressive et volontaire des coûts environnementaux du transport routier.

Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat français chargé des transports, a réuni pendant ces deux derniers jours les ministres des transports de l’Union Européenne ainsi que leurs homologues de Norvège, de Suisse, du Maroc et de Tunisie. Organisé à la Rochelle, ce conseil informel fut l’occasion pour les ministres de confronter leurs positions concernant plusieurs sujets en cours de négociations au sein des instances de l’UE.

Encourager les initiatives dans le transport urbain

Dans la perspective du plan d’action sur la mobilité urbaine que doit publier prochainement la Commission européenne, les ministres ont ainsi souligné la nécessité d’accompagner et d’encourager, à l’échelle européenne, toutes les initiatives des collectivités territoriales en faveur d’un transport urbain plus respectueux de l’environnement. La création d’un centre de ressources dédié à ce sujet a été évoquée. Il pourrait permettre de partager les différentes expériences menées par les collectivités européennes et présenter les statistiques en la matière et les différentes législations en vigueur. Les ministres ont également émis le souhait de créer un marché européen du véhicule urbain propre afin, expliquent-ils, d’aider les constructeurs à définir de nouvelles normes capables de s’imposer au niveau mondial.

Une internalisation des coûts progressive et volontaire

Mais les ministres se sont surtout intéressés à la révision de la directive « Eurovignette » relative à la taxation des poids lourds pour l’utilisation de certaines infrastructures. Dans son paquet « transport vert » présenté en juillet dernier, la Commission européenne proposait d’intégrer au coût des transports les nuisances qu’ils engendrent. Le système de transport de marchandises actuel entraîne en effet sur le plan environnemental des impacts significatifs en termes de bruit, de pollution de l’air, d’occupation de l’espace avec toutes les conséquences que cela entraîne sur la santé, la qualité de vie des populations et à plus grande échelle le climat de la planète. Cette internalisation des impacts environnementaux pourrait se traduire par une modulation des taxes en fonction de l’importance de ces impacts. Au cours du conseil, les ministres européens se sont prononcés en faveur de ce principe mais optent pour une tarification progressive et surtout volontaire. Lire la suite

Vers un monde de rareté en 2025

usinenouvelle.com, le 5 septembre 2008

Environnement

Vers un monde de rareté en 2025  Deux rapports, commandés par l’association des entrepreneurs français sensibles à l’environnement (EPE), explorent les pistes de nouvelles gestions pour les ressources naturelles et pour l’eau d’ici 2025. Lire les deux rapports : Les ressources naturelles à l’horizon 2020 L’Eau à l’horizon 2025

Air Liquide, Areva, Coca-Cola, Leclerc, Solvay, Rhodia, Renault, SNCF, Vinci, Veolia : toutes souhaitent savoir de quoi aura l’air le monde en 2025. L’association française des entreprises pour l’Environnement, dont elles font partie, avait mis en place courant 2006 une commission « Prospective environnementale ». Objectif : contribuer à la recherche de solutions durables dans cinq domaines; la gestion de l’eau, l’économie des ressources naturelles, la biodiversité, les ressources énergétiques et l’évolution des comportements de consommation. Mercredi 3 septembre,  les chercheurs et ingénieurs de la commission ont présenté leurs premiers travaux sur les ressources naturelles et sur l’eau.

 « Moins de 3% de l’eau dans le monde est douce, dont 2,5% immobilisée sous forme de glace : l’humanité ne peut compter que sur les 0,5% restants pour répondre à ses besoins» rappelle l’étude prospective. Aujourd’hui, l’eau prélevée a trois usages : 70% pour l’agriculture, essentiellement à des fins d’irrigation ; 22% pour la production d’énergie, que ce soit de l’hydroélectricité ou de l’électricité thermique ou nucléaire; 8% pour les usages domestiques.

D’ici 2025, la population mondiale devrait dépasser les 8 milliards de personnes : la même quantité de ressource doit être partagée entre une population toujours plus nombreuse. Du côté des activités humaines, l’industrie, davantage que l’agriculture, causera la majeure partie de l’augmentation de la consommation d’eau d’ici 2025, prédit le rapport.

Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) estime le réchauffement climatique à l’horizon 2025 à +1,6°C par rapport à la période préindustrielle. En vue, une complète disparition des petits glaciers dans les Andes, menaçant l’approvisionnement en eau de 50 millions de personnes, voire une réduction potentielle de 20-30% de la ressource en eau dans les régions vulnérables (sud de l’Afrique, Méditerranée). « D’ici à 2025, le nombre de personnes vivant en-dessous du seuil de stress hydrique atteindra 3 milliards, contre « seulement » 700 millions aujourd’hui, le problème s’intensifiant en Afrique subsaharienne, en Chine et en Inde », prévoit le rapport. Lire la suite

La colère associative monte contre EDVIGE

Cdurable.info, le 3 septembre 2008, posté par David Naulin , cyrille souche

Appel public à signatures pour obtenir l’abandon du fichier Edvige

La colère associative monte contre Edvige

Déjà plus de 700 signatures d’organisations, collectifs, partis et syndicats

Le Monde revient aujourd’hui sur la mobilisation citoyenne organisée contre le fichier Edvige. Anne Chemin écrit dans les colonnes du quotidien : « Il porte un joli nom, mais il fédère la colère d’une myriade d’associations et de citoyens : le fichier Edvige – Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale – est visé par plusieurs recours en Conseil d’Etat et dénoncé par une pétition qui réunit, à ce jour, 700 organisations et plus de 90 000 signatures. « Non à Edvige ! », proclame ce texte, qui estime que ce fichier instaure un « niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’Etat de droit » ».

« ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif » et les individus ou les organisations « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public »

Appel public à signatures pour obtenir l’abandon du fichier Edvige

Edvige est dénoncée, Cristina sévit dans l’ombre

Revue de presse

Le collectif associatif se réunit le 9 septembre prochain

Depuis le 10 juillet l’appel ci-dessous a reçu 96646 signatures (au 2 septembre). Vous pouvez vous aussi le signer en ligne à l’adresse suivante : http://nonaedvige.ras.eu.org/.

« Ce dispositif est choquant : le fichage généralisé et injustifié d’informations très variées organisé par le décret autorise une intrusion abusive de l’administration dans la vie privée des personnes participant à l’animation du débat public », s’inquiète Raymond Léost, vice-président de FNE (France Nature Environnement) Lire la suite

La larme des pandas

Sud-Ouest, le 8 eptembre 2008, Yannick Delneste

BORDEAUX.– A l’initiative de WWF, 600 sculptures en papier mâché du plantigrade, en voie de disparition, ont passé la journée d’hier place Pey-Berland

Ca ne rate pas : on regarde les réductions mignonnes et on fredonne. « Pandi-Panda, petit ourson de Chine/ Pandi Panda né dans l’Himalaya ». Sauf que les vers immortels chantés par la mortelle Chantal Goya ne font plus trop rigoler. Il reste 1 600 pandas dans le monde, en très grande partie dans le Sud-Ouest de la Chine. Un constat, parmi tant d’autres, d’une planète délabrée où le vivant n’est pris en compte que s’il est en tête de gondole.

Après avoir interpellé pacifiquement les Parisiens sur le parvis de l’hôtel de ville le 10 juillet dernier, les pandas de WWF (World Wide Fund for nature, « Fonds mondial pour la nature ») ont fait leur première halte hors de la capitale à Bordeaux, où ils ont passé la journée d’hier à attirer l’œil puis les consciences. « On a enclenché le Grenelle de l’environnement avec le ministre Juppé, on le retrouve ici, c’est bien », souriait Serge Orru, le directeur général de WWF France. « Outre le fait qu’il soit notre logo, le panda est un animal sur lequel tout le monde a un regard affectueux. Mais nous aurions pu prendre un lombric ou une abeille, autres représentants du vivant menacés aujourd’hui. »

Hier matin, les adeptes du roller et catholiques avec ou sans roulettes sortant de la messe, découvraient cette faune inédite en ces biotopes peu touffus. Assis ou sur leurs quatre pattes, solitaires ou en duo : les 1 600 reproductions ont rapidement drainé une foule curieuse et émue. Lire la suite

Le projet 4Gas : tous les indicateurs sont au rouge

Sud-Ouest, le 8 septembre 2008, Philippe Belhache

TERMINAL MÉTHANIER. Les opposants au projet de 4Gas ont été reçus, hier en Charente-Maritime, par le ministre de l’Écologie et de l’Énergie, Jean-Louis Borloo

Rassurés mais vigilants

Les militants de l’association Une pointe pour tous, opposée au projet de terminal méthanier au Verdon, étaient en proie hier à un sentiment ambivalent. Le bilan effectué par les responsables à la suite de leur rencontre, à Saint-Georges-de-Didonne (17), avec le ministre de l’écologie et de l’énergie Jean-Louis Borloo, leur donnait le sentiment d’avoir été écouté, voire – pour reprendre l’expression du président du Conseil général, Dominique Bussereau – entendus. Pour autant, beaucoup éprouvent une certaine impatience après deux ans de mobilisation sur le dossier.

Le ministre a fait montre de conceptions en phase avec les prises de position de Dominique Bussereau. S’il pense que le projet n’est raisonnablement pas compatible avec la réalité environnementale de l’estuaire, il n’en reste pas moins inflexible sur la méthode. « La France est un état de droit. Il faut respecter les procédures. » Une pointe pour tous, qui a recentré sa communication, autrefois cacophonique, a fait assaut d’arguments.

Les représentants de l’association, deux rives confondues, ont ainsi interrogé le ministre sur leurs thèmes de prédilection. Le dossier est-il recevable au titre des différents règlements régentant la vie dans l’estuaire ? Est-il légitime alors même « qu’il est rejeté par la population des deux rives » ? Quelle sécurité pour les riverains ? Quel impact aura-t-il sur l’activité des deux rives « liée au tourisme et à l’environnement exceptionnel de l’estuaire » ?

4Gas, indicateurs au rouge.

Les réponses de Jean-Louis Borloo ont porté, malgré la volonté de pragmatisme des manifestants. « Pour la première fois, l’État se prononce officiellement sur ces points. » Lire la suite

Etes-vous un créatif culturel ?

Ekopédia

Ce terme désigne une famille sociologique occupant une part importante des populations occidentales : 17% en France et 25% aux Etats-Unis [1]. Il est la traduction de l’américain cultural creatives, créé par le sociologue Paul H. Ray et la psychologue Sherry Ruth Anderson.

Le courant porté par les créatifs culturels, ou « créateurs de culture », est perçu par les sociologues comme l’avènement d’une nouvelle culture. Elle serait d’après ces deux chercheurs «la manifestation d’une lente convergence de mouvements et de courants jusqu’alors distincts vers une profonde modification de notre société», l’éveil d’une civilisation post-moderne, aussi importante que celle qui, il y a cinq cents ans, marqua la fin du moyen-âge [2].

Quesionnaire : Etes-vous un créatif culturel ?

Les créateurs culturels vivent d’ores et déjà dans un système de valeur et de comportement nouveaux :

– Mode de consommation fondé sur le respect et la reconnaissance de la valeur de l’environnement (consommation d’aliments biologiques, utilisation de la médecine naturelle).

– Conscience des valeurs féminines (place des femmes dans la sphère publique, coopération et préoccupation par rapport à la violence)

– Prédominance de l’être sur l’avoir et le paraître. Lire la suite

Figures de l’écologie politique

Figures de l’écologie politique

Pour fêter ses cinq ans, la revue EcoRev’ a préparé un dossier exceptionnel de 112 pages, une galerie de portraits des femmes, des hommes, des mouvements et événements qui ont fait avancer la cause et les idées de l’écologie. Dont le Larzac.

Ce numéro 21 d’EcoRev’ de 112 pages, intitulé « Figures de l’écologie politique », est constitué de textes fondateurs ou inédits et d’entretiens….

EcoRev’ n°21 est en vente au prix exceptionnel lui aussi de 8 euros. Un numéro disponible en librairie (voir les adresses sur notre site http://ecorev.org/article.php3?id_a…), auprès de notre diffuseur Co-errances (01 40 05 04 24, http://www.co-errances.org) ou directement à EcoRev’ (08 73 61 85 39, 22 villa des Sizerins, 75019 Paris).

L’abonnement (un an 4 numéros) est toujours au prix dérisoire de 20 euros (12 pour les fauché-e-s, 30 à l’étranger).

Au sommaire (http://ecorev.org) …

Petite préhistoire discutable de l’écologie politique, La force révolutionnaire de l’écologie ­ Cornélius Castoriadis, Jacques Ellul et Bernard Charbonneau, L’histoire des besoins – Ivan Illich , Rachel Carson, Hans Jonas, L’utopie de la science et des techniques – Herbert Marcuse, Ralph Nader, Ni bête, ni méchant : l’aventure de Hara Kiri, Charlie Hebdo et la Gueule Ouverte – Entretien avec Cavanna, Serge Moscovici, La Hulotte, canard des terriers, Les Amis de la Terre, René Dumont, Actuel, Solange Fernex & Didier Anger, Plogoff, René Passet, Portrait d’A. Lipietz par Alain L., De Marx à la décroissance – Entretien avec Serge Latouche, Pierre Rabhi, Le mouvement anti-nucléaire en Allemagne et en France – Photos H.Schultze, Murray Bookchin, La Confédération paysanne, Larzac-Millau, Les faucheurs volontaires, Anti-castors & Reclaim the streets, Bhopal, Greenpeace, La nuit de Kyoto, De l’amiante à REACH, Vandana Shiva, Wangari Maathai, Pour une spiritualité militante ­ Starhawk, Qu’est ce que l’écosophie ? – Félix Guattari, L’écologie, une éthique de la libération – Entretien avec André Gorz, Marées noires – Photothèque LPO

Revue écologiste de réflexion et de débats fondée en 1999, EcoRev’ est un outil au service des acteurs et actrices des luttes pour la transformation sociale et écologiste à l’échelle planétaire, Lire la suite