L’environnement est-il une préoccupation majeure pour les Français ? Oui et ils sont prêts à payer plus pour vivre mieux !

cdurable.info, le 25 mai 2010.

http://www.cdurable.info/+L-environnement-est-il-une-preoccupation-majeure-pour-les-francais-Sondage-IPSOS-France-Bleu,1730+.html  

L’environnement est-il une préoccupation majeure pour les Français ? Oui et ils sont prêts à payer plus pour vivre mieux !

Publication des résultats du Sondage Ipsos/France bleu : mardi 25 mai, 5h

Le mardi 25 mai, journée spéciale sur les 41 stations du réseau France Bleu.

La Tempête Xynthia, la marée noire au large des côtes américaines, l’éruption du volcan islandais… les événements récents et la prise de conscience collective font de l’environnement un acteur déterminant dans le monde d’aujourd’hui.

Avec l’appui d’un sondage IPSOS exclusif, le réseau France Bleu interroge les Français sur leur manière de préserver ou non l’environnement, sur leurs motivations et les gestes concrets pour « sauver la planète » ; il leur demande s’ils sont prêts à payer plus pour vivre mieux, si le changement climatique les inquiète, s’ils souffrent de la pollution.

A la lumière du sondage, les 41 radios de France Bleu vont enquêter : reportages, interviews, avis de spécialistes, réactions et témoignages d’auditeurs. Tout au long de la journée, elles apporteront des trucs et astuces, des conseils pour préserver l’environnement.

Porteur d’informations exclusives, le réseau France Bleu délivre ici des clés pour comprendre et pour décrypter l’état d’esprit des Français.

RESULTATS

Les Français prédisposés à une augmentation modérée de leurs impôts en faveur de la protection de l’environnement

Les résultats de l’enquête Ipsos / France Bleu [1] confirment, malgré la crise économique et l’émergence de discours écolo-sceptiques, l’importance accordée par les Français à la protection de l’environnement. Elle révèle par ailleurs à quel point cette thématique est présente dans leur vie de tous les jours.

La majorité des Français se déclare inquiète face au changement climatique.

La sensibilisation des Français aux problèmes environnementaux et à leurs effets semble bien résister aux dernières polémiques (remise en cause du réchauffement climatique, taxe carbone) et plus largement à l’émergence récente de discours écolo-sceptiques.

Ainsi, même s’il ne s’agit pas de leur principale préoccupation,  une large majorité de Français (69%) demeure aujourd’hui inquiète face au changement climatique,  contre seulement 31% qui déclarent le contraire.

La multiplication des catastrophes naturelles (séismes en Haïti, au Chili et en Chine, tempête en Vendée) contribue certainement à renforcer ce sentiment.

L’inquiétude est particulièrement marquée chez les jeunes générations

 79% chez les moins de 35 ans,

 les personnes les plus âgées étant en revanche plus Lire la suite

Energie éolienne : la leçon danoise – Un mélange de volonté politique

lemonde.fr, Bertrand d’Armagnac, le 27 juillet 2010

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2010/07/27/energie-eolienne-la-lecon-danoise_1392444_3244.html

Energie éolienne : la leçon danoise

Le parc Horns Rev 1, au large du port d’Esbjerg sur la mer du Nord, dépoie 80 éoliennes d’une puissance de 160 MW.

A 30 km de la côte ouest du Danemark, au large du port d’Esbjerg, les 91 turbines du parc éolien de Horns Rev 2 tournent jour et nuit, qu’il fasse beau ou qu’il pleuve. Au total, 209 MW sont déployés depuis septembre 2009 sur près de 35 km2. Un peu plus près de la côte, le parc Horns Rev 1, mis en place en 2002, déploie 80 machines d’une puissance de 160 MW. Cet ensemble constitue actuellement le plus grand parc offshore au monde. Il est aussi le plus récent exemple de la politique du Danemark en matière de promotion des énergies renouvelables.

Alors qu’en France l’adoption tumultueuse de la loi Grenelle 2 a ouvert une période d’incertitude pour l’éolien, les Danois affichent les résultats flatteurs d’un développement construit, depuis une trentaine d’années, sur un mélange de volonté politique, de simplification administrative et de coopération avec les populations locales.

Plus de 22 % de l’électricité produite au Danemark provient de l’éolien, terrestre ou marin, contre environ 1,5 % en France. Pour en arriver là, les Danois ont joué sur plusieurs leviers. Tout d’abord, cette énergie est ici un peu plus « l’affaire de tous » que dans d’autres pays. « Le mouvement pour les éoliennes est parti du terrain », explique Ann Pedersen Bouisset, du ministère des affaires étrangères, « les premières petites éoliennes ont été installées par des coopératives issues de communautés ou de municipalités ».

L’IMPLICATION DE LA POPULATION

Cette démarche participative est toujours présente dans l’accord de politique énergétique, élaboré en février 2008 par le gouvernement et le Parlement afin de tracer la stratégie énergétique du pays. Le texte permet aux citoyens de prendre des participations dans les projets de parcs éoliens proches de chez eux. Et un fonds aide les associations de propriétaires locaux de turbines à financer les études préliminaires sur les projets d’implantation.

Cette méthode a facilité l’acceptabilité sociale de l’éolien en garantissant aux populations qu’elles auraient voix au chapitre. Ainsi 90 % des Danois citent en priorité l’éolien pour le développement des énergies renouvelables, selon un récent sondage.

Pour les parcs Horns Rev 1 et 2, le dialogue avec les pêcheurs s’est aussi fait en amont. Les pêcheurs d’Esbjerg ne se sont pas opposés au projet, convaincus Lire la suite

Landes : Le solaire des villes contre le solaire des champs

sud-ouest.fr, Thierry Magnol, le 6 juin 2010

Le solaire des villes contre le solaire des champs

La plus grande installation photovoltaïque de France est en cours de construction à Losse (Landes). En outre, la région pullule de projets du même type (nous avions consacré un long dossier à ce sujet en décembre dernier). Cet engouement pour l’énergie solaire devrait enchanter les défenseurs de l’environnement et les partisans d’un développement durable. Pourtant, c’est exactement le contraire qui se produit. Récemment, Jean-Claude Lefeuvre, président du Conseil national de la protection de la nature dont l’avis est en principe obligatoire, s’est étonné de ces projets « censés être verts et qui ne tiennent aucun compte de la nature ».

D’abord recouvrir les toits

Tout comme il existe une forte opposition à la prolifération des éoliennes, une vive contestation des fermes photovoltaïques est en train de naître. Toutefois, elle n’est pas de même nature car elle émane de partisans convaincus des énergies renouvelables.

La Sepanso (Fédération des sociétés pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) appartient aux opposants de la première heure. « Mais nous restons de chauds partisans de l’énergie solaire, assure son président, Philippe Barbedienne. Nous pensons seulement qu’avant de s’implanter dans des espaces naturels, il vaut mieux occuper des espaces artificialisés. Tant que tous nos toits ne sont pas recouverts de panneaux, nous estimons inutile d’empiéter sur le foncier. »

Autre argument de la Sepanso : le solaire de plein champ n’aurait pas toutes les vertus qu’on lui prête. Alors que la centrale de Losse permettra d’économiser 16 000 tonnes de CO2 en vingt ans, la Fédération écologiste a calculé que dans le même temps, le défrichement et la masse non stockée de CO2 par la forêt aboutiront à 11 380 tonnes d’émissions. Le bénéfice serait donc moins important qu’on ne le prétend.

Chez les politiques, on commence aussi à s’interroger, à commencer par les Verts. « Le photovoltaïque en pleine nature, c’est un peu comme les biocarburants : une fausse bonne solution, tranche Michel Daverat, conseiller régional aquitain délégué aux associations environnementales. Lors des discussions sur le Grenelle, il avait été demandé de ne pas installer de panneaux sur les terres agricoles. Pour l’instant, il manque un plan d’ensemble, ce qui laisse le champ libre à des projets discutables. »

D’autant plus discutables que dans notre région, le passage de la tempête Klaus a ouvert de nouvelles perspectives. Plutôt que de replanter, les propriétaires sont facilement tentés par des propositions alléchantes d’aménagements photovoltaïques, ce qui ne manque pas d’inquiéter leur organisme représentatif, le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest. « Nous comprenons que la tentation est grande, explique leur secrétaire général, Christian Pinaudeau. Un hectare de pins rapporte en moyenne 100 euros par an sans tenir compte des aléas climatiques.

Aujourd’hui, on leur propose 2 à 3 000 euros par hectare pour installer des panneaux. Comment résister ? En Espagne, il s’est passé la même chose. La surenchère a été telle que le prix des terres agricoles a Lire la suite

Hervé Kempf : La vraie dette

reporterre.net, Hervé Kempf, le 5 mai 2010

La vraie dette

Nouvelles en vrac. On apprenait, le 30 avril, que deux membres du peuple surayaku, au sud de l’Equateur, avaient été blessés par un groupe d’hommes armés – les Surayaku s’opposent à l’exploitation du pétrole sur leur territoire.

Le 30 avril, des manifestants ont protesté à Madrid devant le siège du géant pétrolier hispano-argentin Repsol-YPF contre son projet de prospection pétrolière en Amazonie péruvienne.

Le 5 mai, l’organisation Friends of the Earth (Les Amis de la Terre) publie un rapport montrant que les compagnies européennes investissent massivement dans l’exploitation des sables bitumineux au Canada et ailleurs ; ces sables contiennent du pétrole, dont l’extraction est particulièrement polluante et destructrice de l’environnement.

Le 29 avril, la Norvège et la Russie ont passé un accord sur leur frontière en mer de Barents, afin de faciliter l’exploitation du pétrole dans cette mer arctique.

Le 4 mai, une marée noire provoquée par l’explosion d’une plate-forme pétrolière, le 22 avril, continue à faire sentir ses effets catastrophiques dans le golfe du Mexique.

Que se passe-t-il ? Le pic pétrolier commence à se manifester et de plus en plus de pays producteurs voient diminuer le volume de pétrole qu’ils peuvent extraire de leur territoire. Mais la demande de pétrole se maintient. Alors on cherche du pétrole ailleurs : en Amazonie, sous les mers, en Arctique. C’est-à-dire dans des écosystèmes fragiles, et dans des conditions de plus en plus difficiles. Cela promet des destructions écologiques quasi certaines, sans pour autant garantir de repousser le pic pétrolier global très longtemps.

Trois possibilités s’ouvrent alors : on continue en se disant qu’on verra ce qui arrivera ; on parie que la fée technologie résoudra les problèmes, que nucléaire et éoliennes prendront le relais dans quelques décennies ; on s’organise pour réduire la demande. Le chroniqueur ne croit pas exagérer en estimant que cette dernière possibilité suscite assez peu d’intérêt. C’est pourtant la seule qui permettra d’éviter la grande crise, sachant que le temps est compté. Elle n’exclut pas la technologie, mais elle pose que l’enjeu principal est celui du changement des modes de vie.

Nous avons développé une dette écologique énorme. Pour tenter d’éviter l’épreuve de vérité, nous inventons des « actifs écologiques pourris » : exploitation pétrolière en Arctique et offshore profond, multiplication des déchets et des risques nucléaires, banalisation des environnements. Mais toutes les bulles explosent un jour. Il faut payer la dette, dit-on aux Grecs. Quand paierons-nous la dette Lire la suite

Sondage 84,3 % des français concernés par les problèmes liés à l’écologie : Le Grenelle plébicité, pas les politiques

20minutes.fr, Charlotte Mannevy, le 3 mai 2010

Le Grenelle plébiscité, pas les politiques

L’écologie préoccupe les Français selon un sondage Obea-InfraForces./Idé

84,3 % des français concernés par les problèmes liés à l’écologie (29 % très concernés, 55,3 % assez concernés, 9 % pas tellement concernés et 6,5 % pas du tout concernés)

A propos du Grenelle de l’environnement, diriez-vous :

– C’était une bonne initiativeoui 84,1 % – non 11,4 %

– Il a apporté des solutions concrètes pour l’avenir – oui 35,2 % – non 57,5 %

– Il a permis aux français de prendre conscience des problèmes environnementaux – oui 68,5 % – 27,4 %

– Il a permis d’ouvrir le débat sur l’écologie – oui 76,8 % – non 18,6 %

– C’était une opération de communication du gouvernement – oui 68,5 % – 24,4 non %

– Je ne sais pas bien ce que c’est – 37,5 oui % – 60,6 non %

– Il n’a servi à rien – 31,4 oui % – 61,4 non %

Parmi ces personnalités quelle est la plus emblématique du Grenelle de l’environnement :

– Nicolas Hulot 65,2 %

– Jean-Louis Borloo 14,9 %

– Nicolas sarkozy 4,9 %

EXCLUSIF – Un sondage Obea-InfraForces pour «20 Minutes» et France Info sur l’environnement…

Bien, mais peut mieux faire. Selon un sondage Obea-InfraForces pour 20 Minutes et France Info, 84,3% des Français se disent concernés par les problèmes liés à l’écologie. Mais cette préoccupation ne serait pas suffisamment prise en compte par le gouvernement. La grande majorité des personnes interrogées (68%) estime en effet qu’«on n’en fait pas assez pour l’environnement».

Défiance

Un désaveu qui trouve sa source dans les déconvenues de ces derniers mois. Il y a d’abord eu, en décembre, l’échec retentissant du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique. Fin mars, c’est le président de la République qui marquait ses distances au Salon de l’agriculture: «L’environnement, ça commence à bien faire.» Enfin, le deuxième volet du Grenelle de l’environnement, présenté demain à l’Assemblée nationale (lire ci-dessous), prévoit un durcissement de la législation en matière d’énergie éolienne.

Du coup, si 84,1 % des Français estiment que le Grenelle était «une bonne initiative» qui a permis d’ouvrir le débat sur l’écologie, 57,5% considèrent qu’il n’a pas «apporté de solutions concrètes pour l’avenir». Ils sont même 68,5% a penser qu’il s’agissait avant tout Lire la suite

Éoliennes collectives sur le causse du Larzac : un projet dans la tourmente

midilibre.com, Patrick Nappez, le 4 avril 2010

Éoliennes collectives sur le causse du Larzac : un projet dans la tourmente

Parfum de paradoxe ! Le discours dominant promeut la nécessité absolue de développer des énergies alternatives pour le XXIe siècle. Via le fameux Grenelle de l’environnement, des objectifs ont été définis, dont celui de produire 10 % d’électricité éolienne en 2020 ! Or, tous les programmes éoliens en cours doivent faire face à mille obstacles, parfois encouragés par les mêmes qui fixent les objectifs. Un exemple parmi d’autres : un projet inédit porté par des habitants du Larzac est contesté localement. Au même moment, les pro et les anti-éolien s’affrontent par mission parlementaire interposée. Tout cela ne manque pas de souffle mais risque bien de sombrer dans la perte d’énergie.

Un plateau, c’est exposé à tous les vents ! Le causse du Larzac n’y échappe pas, souvent au désagrément de ses habitants. Pourtant, au pied de fantomatiques tours de calcaire et autour de discrètes dolines s’est insinuée dernièrement la promesse d’un vent meilleur. 

Il apporterait tout à la fois un début de réponse aux défis énergétiques du XXIe siècle, une source de revenus et une dynamique de développement en complément des activités agricoles, commerciales et artisanales, et encore une forme de citoyenneté et de lien social dont ici aussi on aurait bien besoin. 

Tout cela réside dans un projet éolien modeste par sa taille (trois machines de 800 kilowatts et une de 600 kilowatts) mais inédit par son montage et sa philosophie : l’opération n’est pas portée par un major du secteur éolien, mais par une centaine de co-actionnaires, représentant les forces vives des hauts cantons, à la frontière de l’Hérault et de l’Aveyron. 

« Des habitants ont décidé de s’approprier le développement économique et de diversifier les sources de revenus, notamment ceux d’une agriculture en plein bouleversement. Il s’agit de montrer aux jeunes qu’il y a des possibilités pour l’avenir… », s’enthousiasme Jean-Louis Vidal, éleveur au domaine de Tapié (sur la commune aveyronnaise de Cornus) et initiateur de ce projet éolien en propriété collective. 

Via un comité de développement agricole de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron, diverses associations et organismes, Jean-Louis Vidal et quelques pionniers ont construit le projet pas à pas, chaque fois surpris par l’engouement recueilli dans les villages concernés : Cornus en Aveyron, Le Caylar, Les Rives et Roqueredonde dans l’Hérault. 

« Le côté fédérateur a permis de surmonter les rivalités de clocher », estime Jean- Louis Vidal. Cependant, il n’a pas réussi à faire l’unanimité dans cette partie du Larzac. Comme partout, dès qu’il s’agit d’éoliennes, des particuliers ont intenté un recours administratif pour s’opposer au permis de construire délivré en décembre 2009, par le préfet de l’Aveyron, après un premier refus en juin 2007. 

Les motivations paysagères Lire la suite

ENERCOOP – Electricité verte : Soyez branché écologie !

enercoop.fr, communiqué, mars 2010

Soyez branché écologie !

Depuis le 1er juillet 2007, tout consommateur, qu’il soit particulier ou professionnel, locataire ou propriétaire, peut choisir son fournisseur d’électricité. Une chance ? Oui ! Celle de pouvoir choisir un fournisseur éthique et écologique, en accord avec ses valeurs.

Éthique et écologique ?

Enercoop (http://www.enercoop.fr/) est le seul fournisseur à s’approvisionner à 100% et directement auprès de producteurs d’énergies renouvelables : éolien, solaire, hydraulique, biogaz.

En plus de cela, Enercoop est une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Cela signifie :

un réinvestissement de ses bénéfices dans les énergies renouvelables et l’aide à la maîtrise de la consommation,

– la possibilité pour le consommateur de devenir sociétaire de la coopérative, et donc de voter lors des AG et élire des représentants au conseil d’administration.

Comment ça marche ?

Il existe un seul réseau de transport d’électricité, sur lequel les producteurs injectent leur électricité renouvelable et auprès duquel les clients la soutirent. Il n’y a pas d’électrons verts, Enercoop s’engage tout simplement à ce que ses producteurs injectent au moins autant d’électricité verte que vous en consommez. Votre facture vient rémunérer ces producteurs.

C’est super mais comment faire ?

C’est très simple, il suffit Lire la suite

Demain, tous producteurs et consommateurs d’énergie verte ?

mycoop.coop, Déli Royo, le 23 février 2010

Demain, tous producteurs et consommateurs d’énergie verte ?

La question de l’énergie est primordiale voire vitale pour nos sociétés car, outre la prise de conscience des effets dévastateurs de l’utilisation d’énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre et l’épuisement des ressources, nous sommes face à des enjeux sociétaux importants. La dernière soirée Mycoop posait le débat sur le lien entre production et consommation d’énergie verte, ou comment participer à un changement de paradigme ?

Pour intervenir au cours de cette soirée MyCoop, animée par Jean-Michel Youinou du Crédit Coopératif, étaient invités : Stéphanie Lacomblez de Enercoop, Bernard Delville de Vents d’Houyet, Françoise Ledos de Coop de France et Pierre Ducray de l’Union de la Coopération Forestière Française.

Tout d’abord a été évoquée la question de la production. Comment produire une énergie 100% verte et répondre aux besoins exprimés ? Quel circuit de production mettre en place et avec quels acteurs ? Les participants à la soirée ont apporté des éléments de réponse, mais à chaque source d’énergie sont liées des problématiques particulières. D’où la nécessité de mettre en place des solutions locales comme l’a expliqué Bernard Delville de l’association Vents d’Houyet, porteuse du projet d’éoliennes citoyennes en Wallonie, ou tout du moins de mettre en place des solutions prenant en compte les spécificités de chaque territoire. Par exemple, Pierre Ducray de l’UCFF expliquait le travail qui était mené dans le but de valoriser les chutes de bois, liées à l’exploitation des forêts, par la filière énergétique en les mettant à disposition pour la production d’énergie verte. De même,  Françoise Ledos de Coop de France Ouest expliquait le projet Géotexia de méthanisation pour produire du biogaz à partir de lisier et de coproduits* issus de l’agroalimentaire.

Une production relocalisée et inclue dans un schéma où production et consommation se rejoignent grâce à un nouveau modèle de distribution, voilà le second point important qui a été débattu au cours de cette soirée MyCoop. Ainsi, de la production à la consommation, il a été débattu de la manière dont chacun peut se réapproprier la question énergétique. Au cœur de cette démarche, le projet porté par Enercoop, entreprise coopérative créée en 2004 suite à l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, qui réunit aujourd’hui plus de 5000 consommateurs et 3000 sociétaires. Leur créneau, une offre d’énergie 100% verte à destination de leurs clients, c’est-à-dire de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (éolien, solaire, hydraulique, biomasse, etc.). Un engagement qui permet de prendre conscience de l’impact de sa propre consommation d’énergie sur l’ensemble de la chaine, du producteur au consommateur, en passant par le distributeur. En effet, Enercoop, en tant que coopérative, appartient à ses sociétaires qui peuvent être producteurs, consommateurs ou encore producteurs et consommateurs de l’énergie distribuée. C’est là un véritable renversement dans la relation entre producteur et consommateur, car en devenant sociétaire d’Enercoop on devient propriétaire et responsable des moyens de production de l’énergie consommée. Dès lors le rôle du distributeur évolue, il n’est plus seulement le maillon entre production et consommation, mais bien le point de rencontre et d’échange entre les deux.

Le but est d’offrir aux clients la possibilité de Lire la suite

Et si on s’unissait pour produire notre énergie renouvelable ?

rue89.com, Andrea Paracchini, le 21 février 2010 

Et si on s’unissait pour produire notre énergie renouvelable ?

Pas question de tapisser de panneaux photovoltaïques tous ses biens ou d’installer une éolienne sur sa casquette pour recharger la batterie du portable. Mieux vaudrait unir ses efforts à ceux des autres partisans des énergies renouvelables et financer la création d’installations de taille.

En effet, malgré une augmentation de 11% par rapport à 2007, notamment grâce à la progression de l’hydraulique, la production d’énergie issue de sources renouvelables (hydraulique, photovoltaïque et éolien) reste marginale. Elle ne représentait que 13% des 549 077 gigawatt heure (GWh) d’électricité produits en 2008.

L’idée

Mais pourquoi attendre que les gros acteurs nationaux du marché de l’électricité passent à la vitesse supérieure alors qu’il est d’ores et déjà possible de booster la croissance des énergies renouvelables ?

Le statut coopératif permet à tout particulier de financer la création de centrales hydrauliques, parcs éoliens ou solaires.

En Flandre (Belgique), la coopérative Ecopower a démarré en 1991 avec le financement de petites installations hydrauliques. « Aujourd’hui, notre parc génère 19 200 mégawatt heure (MWh), distribués à 21 000 clients », explique la directrice Relinde Baeten.

Entretemps, 200 panneaux photovoltaïques, cinq éoliennes, trois moulins hydrauliques et une centrale de cogénération ont fait leur apparition. Cela grâce aux 24 500 sociétaires qui ont cru dans la démarche, permettant à Ecopower d’atteindre un capital de 13 millions d’euros.

Et en France ?

Enercoop est la seule société coopérative d’intérêt collectif (Scic) présente sur l’ensemble du territoire métropolitain. Le principe : distribuer à ses 5 000 clients l’énergie issue de sources renouvelables générée par des producteurs indépendants.

Créée en 2004, lors de l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence, elle réinvestit une partie des bénéfices (s’il y en a) pour encourager la création de nouvelles centrales. Moins de la moitié des 19 000 MWh distribués en 2009 par la coopérative vient de ses membres producteurs (60 des 3 000 sociétaires). Patrick Behm, directeur général d’Enercoop admet : « Aujourd’hui, on est obligé d’acheter Lire la suite

Energie : Coup de solaire sur le Sud-Ouest

sudouest.com, Bernard Broustet, le 22 Décembre 2009

ENERGIE. Alors que le numéro un mondial des panneaux va investir en Gironde, les projets de fermes solaires pullulent dans la région.

Coup de solaire sur le Sud-Ouest

La région abrite déjà à Losse (Landes) ce qui sera la plus grande installation photovoltaïque de France. Et la plus grosse usine française de panneaux va être construite à Blanquefort (Gironde) par l’américain First Solar, numéro un mondial de la spécialité (cliquez ici pour lire l’article). Le chantier devrait débuter en septembre 2010, la production en 2012. Le contrat-cadre de cette opération a été signé hier entre le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Espace rural, Michel Mercier, les collectivités locales qui apportent leur contribution et le président de First Solar, Bruce Sohn. Ces deux opérations témoignent de l’ampleur de la fièvre solaire qui se manifeste dans l’Hexagone, et notamment en Aquitaine.

Incitations juteuses

Plus encore que l’éolien, le photovoltaïque était longtemps resté en France dans une situation de marginalité absolue, du fait de son coût et de la prépondérance du nucléaire. Mais la conférence de Kyoto, les directives européennes, les baisses de coûts progressives et le Grenelle de l’environnement ont changé la donne. Le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, a fixé pour objectif en 2020 un potentiel installé de 5 400 mégawatts, soit moins que la somme des puissances installées des centrales nucléaires de Golfech et de Braud-et-Saint-Louis, mais infiniment plus que les quelques dizaines de mégawatts aujourd’hui en service.

Une moitié ou plus de ce potentiel pourrait provenir des modules installés sur les toitures des maisons et des locaux professionnels (hangars agricoles, parkings), bénéficiant à ce jour au moins d’incitations juteuses (prix de rachat garanti sur vingt ans, crédit d’impôt, etc.). Mais une bonne partie de ce courant solaire devrait être fournie par des « fermes » regroupant des panneaux au sol.

Dans cette perspective, la forêt des Landes de Gascogne fait l’objet d’une sollicitude nourrie. Car si elle n’est pas la zone la plus chaude de France, elle n’est pas non plus la plus froide. Surtout, l’espace y est vaste et peu cher. Et, après les ravages de la tempête, le photovoltaïque apparaît, à tort ou à raison, comme une bouée de sauvetage.

Le massif a donc été prospecté en long et large par des opérateurs divers. Le plus puissant d’entre eux est EDF Énergies nouvelles. La filiale du géant français se taille la part du lion dans les projets aujourd’hui en cours de réalisation (Losse) ou de gestation (Saint-Symphorien, Cestas, etc.). La Compagnie du Vent, filiale de GDF-Suez, fait aussi partie des visiteurs du massif, au même titre que de plus petites entreprises comme Eosol ou Solarezo (voir ci-dessous).

Dans ce domaine, la discrétion est souvent de mise : parfois placés en concurrence, les communes et les propriétaires n’ont pas forcément envie de voir partir la poule aux oeufs d’or (les locations de surfaces) chez le voisin. « Le photovoltaïque est parfois devenu une obsession », constate Philippe Sartre, maire de Garein (Landes) et président de la commission urbanisme du Parc naturel des Landes de Gascogne, qui s’efforce de faire respecter le très riche patrimoine environnemental du massif.

La fièvre qui a frappé la région était sans doute d’autant plus forte que le paysage institutionnel et économique était plutôt favorable aux porteurs de projet. D’une part, EDF s’est engagée à Lire la suite

Les emplois de l' »après-pétrole »

lemonde.fr, Antoine Reverchon, le 5 octobre 2009

Les emplois de l' »après-pétrole »

Le Sénat a commencé, le 15 septembre, l’examen du projet de loi « portant engagement national pour l’environnement », dit « Grenelle 2 », qui détaille les modalités d’application des objectifs fixés par la loi « Grenelle 1« , adoptée le 23 juillet. Le but de toute cette agitation législative est de préparer la France à l’après-pétrole, en substituant graduellement à l’actuel bouquet énergétique, à base de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon), un bouquet comportant une part croissante de sources d’énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique). L’objectif étant que cette part atteigne 23 % en 2020.

Pour faire accepter les contraintes et les dépenses que cette mutation exige, Nicolas Sarkozy avait déclaré, le 22 juin, devant les députés et sénateurs réunis à Versailles, que le Grenelle engendrerait la création de 600 000 emplois dans la décennie à venir.

Il est impossible de savoir si ces chiffres seront atteints, mais il est certain que le changement de « modèle énergétique » aura des effets quantitatifs et qualitatifs sur les métiers, les emplois et les compétences. Dans le secteur de l’énergie bien sûr, mais aussi du transport, de l’automobile, de la sidérurgie, du ciment, du bâtiment, etc., et dans les services d’ingénierie et de conseil aux entreprises des secteurs concernés.

Ces mutations seront lentes, souligne Georges Servier, conseiller du président d’EDF et membre du conseil d’administration de la Fondation européenne pour les énergies de demain, créée par EDF. Selon lui, ces changements « prendront dix, vingt, trente ans ».

Dans le domaine de la production énergétique centralisée (centrales thermiques, à combustible fossile ou nucléaire, barrages hydrauliques), ajoute-t-il, les métiers ne vont guère changer, alors qu’il s’agit des plus gros bataillons de recrutement de l’électricien national. Sur les 3 000 recrutements effectués chaque année par EDF, 1 200 (dont 500 bac + 5) concernent le nucléaire, et ce rythme devrait demeurer stable dans les dix ans à venir. Il ne s’agit pas que de spécialistes de l’atome : mécaniciens, électroniciens, informaticiens sont de la partie.

Le secteur de l’hydraulique, avec la remise en état des grands barrages sur l’ensemble du territoire, devrait aussi être un gisement d’emplois. Sur les 30 000 salariés d’EDF, 5 000 travaillent dans la production hydraulique.

Du côté de la production « décentralisée » (solaire et éolien essentiellement), les besoins d’EDF sont moins volumineux : il s’agit de chefs de projet chargés de l’installation de parcs éoliens. Les gisements d’emplois se situent surtout chez les constructeurs d’équipements (éoliennes et panneaux photovoltaïques) ou chez les artisans et prestataires qui installent les matériels les plus légers chez les clients, particuliers ou entreprises.

Prévisionnistes météo

En revanche, les grands producteurs et distributeurs d’électricité devront maîtriser la cohabitation entre Lire la suite

Allemagne : La justice stoppe une centrale à charbon émettant trop de CO2

letemps.ch, Yves Petignat, le19 septembre 2009

Allemagne : La justice stoppe une centrale à charbon émettant trop de CO2

L’installation thermique de Datteln devait être la plus moderne et la plus puissante d’Europe. Les juges estiment qu’elle n’est pas conforme à l’environnement. Une première

C’est la victoire de David contre Goliath. Mais c’est aussi la première fois que les juges avancent des arguments de protection du climat, notamment les rejets de CO2, pour stopper un projet énergétique. Un coup dur pour E.ON et la politique «énergie mixte» préconisée par la chancelière Angela Merkel.

L’un des premiers producteurs d’électricité du monde, le géant allemand E.ON, 93 000 employés, 87,6 milliards de chiffre d’affaires, a dû cesser partiellement la construction de son plus grand projet de centrale thermique à charbon, à Datteln, une petite ville proche de Münster, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Un projet devisé à 1,2 milliard d’euros et qui pourrait être définitivement interrompu.

Retrait du permis

La tour de refroidissement de 180 m de hauteur est pratiquement achevée, alors que s’édifie à son pied l’une des plus puissantes centrales thermiques à charbon, une centrale monobloc de 1055 mégawatts, comparable aux centrales nucléaires. L’installation aurait dû livrer un tiers de sa production à Deutsche Bahn. Mais, vendredi, les travaux des dépôts d’ammoniaque, de charbon et de cendre, ainsi que des installations auxiliaires de machines à vapeur ont cessé, après le retrait d’un permis de construire par l’exécutif du district de Münster.

Depuis des années, un agriculteur voisin, Heinrich Greiwing, s’opposait au projet d’E.ON, trop proche de sa ferme. A ses côtés, les organisations écologistes, tels Greenpeace, Bund für Umwelt und Naturschutz (BUND) ou l’Alliance pour le climat, soutenues par de nombreux donateurs, dont le fonds d’investissement anglais TCI. Datteln était devenue la lutte phare contre les projets de ce type.

Multiples infractions

Au début du mois de septembre, les juges d’instance de Münster ont rendu un jugement dont les considérants ne laissaient pas d’autre choix aux autorités locales que de suspendre l’autorisation de travaux en cours. Infractions aux plans d’urbanisme, aux lois sur la protection de la faune et de la flore, aux directives contre le bruit, distances avec le voisinage non respectées, etc. Manifestement, les autorités locales s’étaient fiées les yeux fermés aux assurances d’E.ON, l’un des plus grands employeurs de la région. Mais surtout, relèvent les juges, la centrale, qui devait fonctionner grâce à du charbon importé, contrevient au plan de développement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, lequel précise que «de nouvelles centrales ne pourront être réalisées que si des progrès considérables sont obtenus dans le bilan de rejet du CO2 et d’autres substances touchant au climat».

Manque d’énergie

Or le projet de Datteln, qui multiplie par 350% la capacité de la centrale actuelle et devait émettre à elle seule l’équivalent de 0,73% de l’ensemble du contingent d’émission d’oxyde de carbone de l’Allemagne, ne peut Lire la suite

Sept « emplois verts » créés pour un emploi « polluant » détruit, assure Greenpeace

tv5.org, NC, le 15 septembre 2009

Sept « emplois verts » créés pour un emploi « polluant » détruit, assure Greenpeace

Les investissements dans les énergies renouvelables vont permettre de compenser chaque emploi perdu dans les secteurs polluants par la création de sept « emplois verts », soutient l’organisation écologiste Greenpeace dans un rapport publié lundi à Bruxelles.

« Pour chaque emploi supprimé dans les secteurs du charbon et du nucléaire, sept emplois seront créés avec les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique au cours des dix prochaines années« , affirme dans un communiqué Frauke Thies, un des experts de Greenpeace pour les questions énergétiques.

L’organisation estime à 350.000 le nombre de nouveaux emplois créés dans l’UE grâce au choix des sources d’énergies propres.

La Commission estime pour sa part à 410.000 les créations d’emplois dans l’UE pour parvenir à l’objectif européen de 20% d’énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse).

« Cette étude (de Greenpeace) démontre que les énergies renouvelables sont cruciales pour affronter à la fois le changement climatique et la crise économique« , déclare pour sa part Christine Lins, secrétaire général du Conseil pour les énergies renouvelables (EREC) citées dans ce même communiqué.

« Actuellement, 450.000 personnes travaillent dans les secteurs des énergies renouvelables en Europe pour un chiffre d’affaire de plus de 45 milliards d’euros », souligne-t-elle.

Selon Greenpeace, « l’abandon des énergies sales et le passage aux sources d’énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique va non seulement permettre de réduire les émissions de CO2 des pays de l’OCDE de 470 millions de tonnes, mais aussi Lire la suite

Le projet « éoliennes » se précise sur l’ex-site Ford de Blanquefort

sudouest.com, Bernard Broustet, le 29 Aout 2009

BLANQUEFORT. Demande de permis de construire sur l’ex-site Ford

First : le projet « éoliennes » se précise

Les prémices de la reconversion partielle du site First Aquitaine Industrie (ex-Ford) de Blanquefort commencent à se concrétiser. Ainsi, la direction de l’entreprise, désormais contrôlée par la holding allemande HZ, a-t-elle déposé la demande de permis de construire de deux futurs bâtiments qui abriteront la production de très grandes couronnes, destinées entre autres à des éoliennes.

Même si cette future activité n’emploiera qu’une minorité des salariés de l’usine (environ 180), cette reconversion partielle de l’automobile vers l’énergie renouvelable n’en revêt pas moins une dimension symbolique forte. Dans ce contexte, le dépôt de permis de construire, qui a été précédé d’une longue phase d’étude et de concertation avec la mairie, contribue à calmer les impatiences, voire les appréhensions.

Sur un montant d’investissements total qui dépassera 70 millions pour cette opération, les deux futurs bâtiments devraient engendrer une dépense de 20 millions d’euros.

La carte chinoise

Leur surface au sol cumulée atteindra près de 14 000 mètres carrés, soit l’équivalent d’un très grand hypermarché. Ils devront être équipés de ponts roulants, compte tenu de la taille et du poids des pièces qui seront fabriquées. Certaines de ces couronnes, dont une partie pourrait être destinée à la construction navale ou au nucléaire, devraient mesurer jusqu’à 4 mètres de diamètre et peser cinq tonnes. Mais l’extrême précision qui présidera à leur fabrication, prévue à partir de 2011 nécessitera de grandes précautions dans leur manipulation.

Pour assurer à terme le plan de charge de l’usine, dans lequel la livraison de boîtes pour les usines américaines de Ford se maintient à un niveau bas jusqu’en 2011, les dirigeants de First continuent à jouer la carte chinoise. Laurent Dudych, président de First s’est ainsi rendu dans l’empire du milieu pour discuter de la vente de transmissions automatiques à des professionnels chinois. Une délégation de plusieurs cadres de Blanquefort fait à son tour le déplacement à partir d’aujourd’hui.

Tandis que les autres pistes de reconversion (fabrication de pièces, traitements thermiques, etc.) ne semblent pas avoir avancé à une vitesse foudroyante, la mise en œuvre d’un très copieux plan de formation fait partie des objectifs prioritaires. Alain Rousset, Lire la suite

Le marché des petites éoliennes veut devenir grand

planete-terra.fr, Julien Vinzent, juillet 2009

Le marché des petites éoliennes veut devenir grand

Une éolienne dans le jardin, ça vous tente ? Pas un monstre de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, mais une petite éolienne, qui produira juste de quoi vous alimenter en électricité. Le marché, qui explose aux États-Unis, émerge en France.

Le petit éolien, c’est un peu « l’éolienne des villes » : des installations d’une puissance comprise entre 1 et 25 kilowatts (kW), quand « l’éolienne des champs » affiche en moyenne 2 mégawatts (MW). Niveau taille, rien à voir non plus puisque les éoliennes de poche dépassent rarement 12 m, seuil à partir duquel il faut un permis de construire.

Pour l’instant, on ne dénombre que 650 mini-éoliennes en France, quand les les Américains en ont installé plus de 10 000 rien que l’année dernière. Outre-Atlantique, le marché a le vent dans le dos : +78% en 2008. Forcément, cela donne des idées. La société belge Windeo, a par exemple lancé en juin une offre de services tout-compris en France. Elle rejoint des installateurs plus anciens comme France Eoliennes, Weole et Krug.

L’éolien faiblement subventionné

Alors, le petit éolien a-t-il un avenir aussi prometteur que son compère le photovoltaïque ? A priori, rien d’évident. Avec une augmentation de 43% du nombre de raccordements au réseau, rien que dans les 3 premiers mois de 2009, le photovoltaïque règne sans conteste, notamment grâce à son tarif de rachat fixé à 60 centimes d’euros le kWh.

Le hic, c’est que l’éolien, lui, n’est racheté que 8 centimes d’euros par EDF, et encore, l’obligation ne vaut que dans les zones de développement de l’éolien, qui concernent surtout les grands parcs de plusieurs mégawatts. Loïc Péquignot, président de Windeo relativise en rappelant que la logique des particuliers et des entreprises est majoritairement celle de l’indépendance énergétique : pouvoir produire l’électricité que l’on consomme.

Autre problème, les petites éoliennes subissent les mêmes critiques que leurs grandes sœurs. Selon un sondage de l’Ifop, réalisé pour Windeo, 65% des personnes interrogées les trouvent inesthétiques et la moitié critiquent leur impact sur le paysage et leur niveau sonore. De plus, malgré le crédit d’impôts de 50% pour les particuliers, le coût de l’investissement est considéré comme un frein important.

Dernier point faible souvent évoqué : l’intérêt d’une installation est très fortement dépendant de la vitesse moyenne du vent. Il ne suffit donc pas de vouloir une éolienne, encore faut-il que les conditions soient réunies pour que le projet soit un minimum rentable.

Une technologie qui a évolué

Comment expliquer dans ce cas le boom de cette énergie aux États-Unis ? Tout simplement car la technologie est passée au niveau supérieur, gommant ainsi la plupart des faiblesses citées plus haut. « Il y a eu un gros effort de recherche et développement qui a abouti à une deuxième génération de petites éoliennes« , explique Loïc Péquignot. Plus performantes, les mini-éoliennes peuvent être installées dans un plus grand nombre d’endroits, notamment en zone urbaine. Certaines sont devenues quasiment silencieuses et affichent un aspect plus « design ».

Mais, si la technologie s’améliore, la réglementation reste la même. En clair, mieux vaut pouvoir fournir un dossier béton et convaincre ses voisins pour éviter que l’histoire se transforme en casse-tête. Si les installations de moins de 12 m s’affranchissent du permis de construire et de la déclaration de travaux, elles doivent quand même faire l’objet d’une notice d’impact (paysage, bruit, etc.) et respecter le code de l’environnement et du patrimoine.

Le petit éolien n’est donc pas accessible à tout le monde, partout, sans conditions. Un terrain dégagé de plusieurs centaines de mètres carrés Lire la suite

Reignac : Un débat passionné autour du parc éolien

sud-ouest.com, Françoise Millot, le 16 Juin 2009

Un débat passionné autour du parc éolien

 « Pourquoi les habitants de Reignac n’ont pas été invités ? », c’est ce que certaines personnes lançaient jeudi soir à la réunion publique sur le projet de développement d’un futur parc éolien en Haute Gironde, qui a rassemblé un très nombreux public pour un débat passionnant et passionné.

Philippe Plisson, en présence des représentants de la société Valorem (« Sud Ouest » du 11 juin), du sous-préfet Christophe Lotigié, d’Alain Gandré, maire de Reignac, et de nombreux autres élus, avait invité la population pour l’informer de l’avancée du projet intercommunal.

« Il n’y a pas d’enjeu personnel. Le but de cette action est avant tout de rendre service à la planète. L’urgence écologique est là et les récents scrutins électoraux ont démontré qu’une importante partie de la population en a pris conscience. Ce projet a tout de même été approuvé à l’unanimité », déclarait le député.

Travail concerté

En matière d’éoliennes, une étude avait été initiée en 2007 sur les onze communes du canton, pour déterminer les secteurs les plus favorables à la mise en place de cette énergie. Le résultat, après deux ans de travail concerté, a abouti à la sélection d’une zone de développement éolien à Reignac, validé par le préfet le 20 mars dernier.

Le climat dans l’assemblée était tendu. Certains, comme les opposants de Vigi-Éole estimaient que « les grandes manoeuvres commencent. Vous essayez de nous endormir en nous disant que la création de la ZDE ne veut pas dire qu’il y aura forcément des éoliennes, que rien n’est fait. La prospection a commencé avant même qu’une étude ne soit faite. C’est dire si on se moque bien de notre opinion. Les élus municipaux n’auront plus jamais la main sur ce projet, il n’y a plus que notre association pour y faire barrage, et nous avons encore des recours… »

« Projet opaque »

Pour eux, le projet présenté par Valorem et la CCE est trop opaque : « Il n’y a pas Lire la suite

Bordeaux : La boîte à idées écolos de Copenhague

sud-ouest.com, Anne-Marie Siméon, le 12 Juin 2009

La boîte à idées écolos de Copenhague

BORDEAUX. Une délégation de la mairie rentre de la capitale danoise qui ambitionne d’être la première capitale neutre en CO2

Les installations portuaires ont cédé la place à de nouveaux bâtiments dont l’opéra. Carlsberg souhaite reconvertir son site de 33 hectares en éco-quartier

Être exemplaire dans le domaine du développement durable ? Tel est le souhait émis régulièrement pour Bordeaux par son maire Alain Juppé. Comment se désintéresser alors de ce qui se passe ailleurs ? Après un premier voyage à Fribourg en Allemagne en décembre 2007, une délégation municipale rentre de Copenhague (1) où l’ambition est de faire de cette cité danoise de 500 000 habitants la première capitale mondiale neutre en CO2 d’ici 2025. Une ambition d’autant plus forte et affichée que la ville accueillera cet hiver la 15e conférence des parties des nations unies (COP 15) que l’on dit décisive pour l’avenir de la planète.

Copenhague ne part pas de rien. Cela fait des années que les édiles travaillent dans ce sens. Et si Bordeaux n’est pas en reste avec son bilan carbone, son plan climat, son agenda 21, ses projets bien avancés de deux écoquartiers au Lac et à la Bastide, la ville est manifestement prête à rallonger la liste en s’inspirant de ses voisins européens.

Le vélo roi

Le plus frappant dès que l’on pénètre dans la capitale danoise est de découvrir une circulation automobile apaisée, sans aucun bouchon. Le métro et le réseau de bus ne justifient pas tout. L’incroyable maillage de pistes cyclables est éloquent. 37 % des déplacements se font en effet à vélo, contre 5 à 10 % sur l’agglomération bordelaise. « C’est le fruit de l’histoire » explique l’adjoint au maire de Copenhague chargé de l’environnement qui précise que l’objectif est d’atteindre 50 % d’ici 10 ans. De quoi faire rêver la municipalité bordelaise. La législation danoise est très dissuasive puisque « la voiture est taxée à 180 % », que le stationnement est payant 24 heures sur 24 sauf pour les handicapés. Résultat ? Il faut attendre d’être déjà bien installé dans la vie pour s’offrir ce luxe.

Vive le vent

La bicyclette n’est pas le seul symbole fort de Copenhague. Les éoliennes font bel et bien partie du paysage et sont une des fiertés des habitants qui n’hésitent pas à Lire la suite

Éolien et solaire : n’opposons pas ces deux énergies !

sudouest.com, Claire Le Lann, le 22 Mai 2009

Éolien et solaire : n’opposons pas ces deux énergies !

L’éolien et le solaire explosent dans le monde, tous les pays (USA, Canada, Inde, Chine… et l’Europe) en ont compris les avantages pour la planète mais aussi pour l’économie : emplois pour la construction de pales et turbines, l’entretien, l’implantation, non délocalisables, durables et qualifiés. Actuellement, l’éolien en France emploie 7 000 personnes, et promet à l’horizon 2020, selon l’Ademe, 60 000 postes. Le Syndicat des énergies renouvelables prévoit quant à lui que le photovoltaïque offrira 15 000 emplois en 2012.

La Région Aquitaine l’a compris depuis longtemps. Le vent et le soleil sont des ressources de nos territoires valorisées à travers le plan climat et la politique de développement durable de la Région. Une façon de participer à la lutte contre les crises écologique et économique, mais aussi de répondre aux exigences du Grenelle de l’environnement qui prévoit la prise en charge, par les Régions, de schémas régionaux des énergies renouvelables. Il était temps, car même si le fort engouement pour le photovoltaïque est une bonne nouvelle, les options choisies pour son développement peuvent parfois être contestables.

En effet, si le développement du photovoltaïque en toiture (bâtiments industriels et commerciaux, bâtiments publics…) est une solution pertinente, on peut s’interroger sur celui des centrales photovoltaïques au sol. Les fermes solaires de grande dimension ne doivent surtout pas venir concurrencer d’autres usages : agriculture, sylviculture, espaces naturels.

N’est-il pas surprenant d’assister actuellement à des déboisements de parcelles pour installer des panneaux solaires, alors même que d’autres espaces peuvent être utilisés ? La tempête de janvier dernier ne doit pas être un prétexte. Les zones dévastées doivent prioritairement être reboisées avant d’envisager l’installation d’une centrale solaire.

Dans tous les cas, de telles installations ne doivent pas occuper des centaines d’hectares, gelant ainsi tout autre usage du sol. Aucune autre activité ne peut être développée. De plus, elles créent, contrairement au parc éolien, des ruptures écologiques avec leur clôture : plus personne ne passe ! Ni les animaux, ni les promeneurs… ni les chasseurs. La continuité des activités agricoles et touristiques est rompue.

Le développement du photovoltaïque à grande échelle passe donc bien par des installations en toiture (maisons, bâtiments industriels et commerciaux, bâtiments publics), les surfaces potentielles étant énormes.

Une réglementation existe déjà pour les parcs éoliens (bruit, paysage, biodiversité) afin de limiter les impacts sur notre environnement et notre cadre de vie. Le photovoltaïque doit lui aussi être encadré pour ne pas créer d’effet d’aubaine comme cela pourrait être le cas dans le Médoc par exemple.

Alors, cessons d’opposer ces deux énergies renouvelables qui sont totalement complémentaires : le soleil brille plus en été et le vent souffle plus en hiver !

Il est donc urgent d’élaborer, dans la plus large concertation, un schéma régional des énergies renouvelables Lire la suite

Réchauffement. On a trop de pétrole !

consoglobe.com, mai 2009

Réchauffement. On a trop de pétrole !

Le réchauffement climatique, les émissions de carbone et gaz à effet de serre, on en parle dans tous les médias, mais peu le font avec clarté. Un ouvrage récent, ‘Trop de pétrole », apporte de nombreuses explications frappantes. ConsoGlobe l’a lu pour vous et vous en proposera des analyses passionnantes.

Réchauffement climatique : plus ou moins inévitable en fonction du pétrole

Le GIEC et la communauté scientifique s’accordent désormais sur un scénario de réchauffement climatique en fonction des « profils d’émission de CO2 » à partir du niveau d’émission actuel. Le scénario central décrit, après stabilisation, une augmentation de température moyenne de 2,7°C, plus ou moins: 3°C si la concentration de dioxyde de carbone dépasse 450 ppm*. Pour que la concentration ne dépasse pas  ; 3°C si la concentration de dioxyde de carbone dépasse 450 ppm. Cela ne se produira que si les émissions de gaz carbonique sont divisées par 2 en 2050. On en est loin comme on l’a expliqué dans un article récent sur la demande énergétique mondiale.
Tout le monde s’accorde à dire qu’une hausse moyenne de température de 3°C (atteinte si les émissions sont de 1000 milliards de tonnes de carbone (gigatonnes de carbone, Gtc) créerait déjà de très graves difficultés climatiques, une catastrophe en réalité.
Si sur 200 ans, les émissions de carbone atteignent 2000 Gtc, la hausse des températures sera de 5°C ; une évolution énorme dans un temps aussi petit à l’échelle de l’histoire de la planète.

*L’augmentation serait de 6°C plus ou moins 6°C si la concentration de dioxyde de carbone atteint 1000 ppm. Malgré les incertitudes on peut estimer que la moitié de la fourchette d’évolution des températures de 2 à 8°C proposée par le GIEC relève de l’incertitude scientifique et l’autre moitié des émissions futures de C02, autrement dit des activités et décisions de l’humanité.

Il y a trop de pétrole disponible.

La quantité de réserves de pétrole et de gaz présents sur terre ainsi que des réserves de charbon, autre énergie fossile, représente 5000 milliards de tonne, soit 1200 Mds de t de carbone sous forme de pétrole et de gaz et 3700 Mds en ressources charbon. Tout le charbon n’est pas exploitable et on estime que les ressources fossiles exploitables représentent plus de 3000 milliards de tonnes.

La différence entre 1000 milliards et 3000 mds fait réfléchir : pour que la hausse de température ne dépasse pas 3°C, il faut que les hommes ne touchent pas aux deux tiers des réserves présentes dans le sous sol de la planète (charbon, pétrole, gaz) dans les deux siècles à venir.

C’est pourquoi, Henri Prévot, dans son ouvrage « trop de pétrole » affirme qu’on a trop de pétrole. En effet, Lire la suite

Réchauffement climatique : Le pari écologique d’Obama

developpementdurablelejournal.com, Patrick Cros, le 28 avril 2009

Réchauffement climatique : Le pari écologique d’Obama

Nouveaux « défenseurs » de la lutte contre le réchauffement cimatique, les États-Unis restent le plus grand émetteur mondial de CO2 par habitant.

Le président américain a organisé à Washington, hier, lundi 27 avril, un Forum des états les plus pollueurs de la planète. Héritier d’un certain laissez-faire écologique de l’administration américaine, Barack Obama veut reprendre le flambeau d’une politique environnementale plus agressive. Non sans arrière-pensée économique.

Devenu le nouveau « pourfendeur » des gaz à effet de serre (GES), Barack Obama multiplie les appels du pied pour faire entendre sa voix. Les plus gros émetteurs de GES, dont l’Inde et la Chine, se sont réunis lundi 27 avril à Washington pour préparer un éventuel texte commun en vue de la conférence des Nations-Unies de Copenhague qui doit jeter en décembre les bases de l’après Kyoto.

Après des décennies d’inaction, le fossé sera dur à combler pour les États-Unis, considérés comme les plus gros producteurs de GES de la planète. En particulier face à l’Europe, qui, malgré quelques voix discordantes, a lancé depuis quelques années une politique ambitieuse de lutte contre les émissions de CO2.

Le nouveau président américain propose de réduire d’environ 15% les émissions américaines de dioxyde de carbone d’ici à 2020, ce qui les ramènerait au niveau de 1990. Un effort « conséquent » après un Georges Bush qui n’avait pas voulu signer le Protocole de Kyoto, mais jugé bien insuffisant par l’UE qui souhaiterait un engagement deux fois plus important. Lors de la réunion des ministres de l’environnement, qui s’est tenu le 23 avril à Syracuse en Italie, les Européens ont rappelé qu’ils se prononçaient eux, unis cette fois, pour une réduction minimale de 20% avant 2020, sur la base de leurs émissions de 1990. Une sacré différence ! 

Un enjeu économique pour le leadership américain

Pour Barack Obama, le calcul est aussi économique. En s’engageant pleinement dans la lutte contre un fléau considéré comme l’un des principaux enjeux du XXIe siècle, le président américain tient avant tout à redorer le blason d’une Amérique sérieusement ternie par des années d’administration Bush. À la clé : de nouveaux marchés qui pourraient s’ouvrir aux industriels américains, en particulier dans le secteur des énergies renouvelables avec le solaire et l’éolien. Un levier économique non négligeable à l’heure d’une crise mondiale où le développement durable reste l’un des rares secteurs en croissance. Et Barack Obama n’a pas manqué d’y voir également la possibilité d’un nouveau leadership américain : « Le pays qui mènera le monde dans la création de nouvelles sources d’énergie sera le pays qui dominera l’économie mondiale du XXIe siècle. L’Amérique peut être ce pays ». 

La croissance par l’énergie

« La vérité, c’est que Lire la suite

Québec : Un nouveau livre pour Hervé Kempf

cyberpresse.ca, Le Soleil, Éric Moreault, le 18 avril 2009

Un nouveau livre pour Hervé Kempf

(Québec) L’actuelle crise économique va de pair avec une crise écologique sans précédent. Ce qui a inspiré à Hervé Kempf un essai percutant et radical : Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Le journaliste en environnement au quotidien Le Monde et écrivain voit dans la dérive du capitalisme une forme qui privilégie le gaspillage, le saccage de la planète, l’inégalité et la consommation ostentatoire. Pour cette suite logique à Comment les riches détruisent la planète (2007), il fallait néanmoins «aller au-delà du diagnostic et démontrer qu’il y a des voies pour se sortir de cette situation». Entretien.

Q    Votre livre arrive à point nommé, non ?

R Que la crise se manifeste ne m’a pas étonné. J’avais écrit dans mon livre précédent que, logiquement, l’économie des États-Unis allait s’effondrer et qu’il y aurait aussi un ralentissement en Inde et en Chine. Si ça ne s’était pas produit, on serait allé encore plus rapidement vers la catastrophe écologique.

Q    Croyez-vous que les gens risquent d’être moins réceptifs ici qu’en Europe à cette critique du capitalisme ?

R Aux États-Unis, cette mise en cause du capitalisme risque d’être plus difficile à avaler. Mais au Québec, je retrouve une attention et une compréhension semblables à celles que j’ai eues en France. Ce sont des questions qu’on se pose en ce moment. Le système perd de sa légitimité. Il y a un désir de trouver des réponses et de chercher des solutions.

Q    Pour dénoncer le capitalisme, sentiez-vous le besoin de faire le procès de l’individualisme ?

R Tout à fait. C’est même le coeur de l’argument du livre. L’évolution du capitalisme, dans les 30 dernières années, a exacerbé l’individualisme et l’a porté à un degré jamais atteint. Il enferme les personnes dans cette idée que chacun n’est que soi-même et ne doit viser que sa satisfaction personnelle. Pour faire évoluer la société, il faut interroger nos relations à l’autre, ce qu’est la société, et aller beaucoup plus vers des valeurs de solidarité, de coopération et de bien commun, qui ont été extrêmement affaiblies et dévalorisées depuis 30 ans.

Q    N’est-ce pas une nostalgie soixante-huitarde ?

R Je suis plus tourné vers le présent et l’avenir que le passé. Cette période avait peu de points communs avec maintenant. La politique était plus présente et vivante. Il n’y avait pas cette aliénation par la consommation causée par la télévision et la publicité omniprésente. Il faut secouer les chaînes de ce confort et de cet attrait permanent à avoir toujours plus. Il y a aussi un élément tout à fait nouveau : la question écologique a atteint un degré d’urgence qui n’existait pas du tout à l’époque. Je suis très frappé par les signes très évidents de dégradation, même au Québec : le fleuve Saint-Laurent, les cyanobactéries dans les lacs, le plan Nord qui est une destruction organisée de l’environnement, les sociétés minières. Il faut changer ce modèle.

Q    Le ton utilisé, sans être provocateur, vise-t-il à secouer une certaine apathie des gens face à la situation environnementale ?

R Oui, mais je le fais en m’appuyant sur les faits, en projetant de la lumière sur les coins habituellement laissés dans l’ombre. C’est mon obsession. Je m’engage un peu plus que comme journaliste, parce que l’écriture me permet d’aller plus loin et d’articuler mieux les faits et les idées.

Q    Vous déboulonnez certains mythes environnementaux, n’avez-vous pas peur de décourager les gens ? Lire la suite

Appel pour une diversification urgente du bouquet énergétique

alecoso.fr, avril 2009, ATTAC, Global Chance, Les Amis de la Terre et Réseau « Sortir du nucléaire » 

APPEL D’INTÉRÊT PUBLIC POUR UNE DIVERSIFICATION URGENTE DU BOUQUET ÉLECTRIQUE FRANÇAIS

Depuis plusieurs années, de nombreux partis politiques, syndicats et associations, de sensibilités diverses, soulignent la nécessité d’une diversification des sources d’approvisionnement électrique en France, ne serait-ce que pour réduire les risques de black-out et d’interruptions de la fourniture de courant aux usagers, et garantir ainsi le maintien d’un service public de qualité.

Avec près de 80% de sa production électrique d’origine nucléaire (contre, respectivement, 30%, 20%, 15% et 2,2% pour le Japon, les États-Unis, la Russie et la Chine), la France est le seul pays au monde à dépendre autant de cette source d’électricité peu modulable et donc inadaptée aux pointes de consommation. L’extrême centralisation inhérente à la technologie nucléaire, outre qu’elle entraîne des pertes d’énergie sur le réseau, constitue une cause supplémentaire de vulnérabilité potentielle de l’approvisionnement électrique, dans un contexte de multiplication des incidents et accidents, notamment liés à l’âge du parc et à certaines erreurs de conception [1] mais aussi aux logiques de financiarisation et de privatisation qui touchent à la fois les secteurs du transport et de la production d’électricité – logiques dont on voit hélas mal comment les infléchir à très court terme.

D’une part, ses 58 réacteurs rendent notre pays notoirement excédentaire en moyens de production continue de courant (répondant aux besoins en base). La nécessité technique que ces installations fonctionnent jour et nuit – hors périodes d’arrêt pour maintenance – encourage chez nous la surconsommation électrique [2]. L’électricité ne pouvant se stocker, cette surproduction entraîne aussi des exportations à bas prix de courant à l’étranger, lesquelles ont, dans nombre de pays, un effet de dumping dissuasif sur le développement des énergies renouvelables, qu’elles soient thermiques (biogaz, biomasse…) ou autres. Par ailleurs, le surcroît de plutonium et de déchets radioactifs correspondant à ces exportations restera bien sûr, quant à lui, stocké sur le sol français.

D’autre part, les unités de production thermiques plus souples (utilisables en périodes de pics de demande électrique sans générer le reste du temps de gaspillages ni d’incitations à la surconsommation) commencent en revanche à faire cruellement défaut – d’où les difficultés croissantes de RTE (le Réseau de transport d’électricité) pour faire face à la demande sans discontinuité. Cela oblige, lors des pointes de consommation ou d’incidents sur le réseau, à de coûteuses importations d’électricité produite à l’étranger, y compris à partir de ressources fossiles particulièrement polluantes comme le lignite ; celles-ci sont en outre souvent brûlées dans des centrales de conception dépassée, à mauvais rendement énergétique et ne répondant pas aux normes environnementales les plus récentes.

Autrement dit, au lieu d’apporter au niveau planétaire des économies nettes d’émissions de gaz carbonique (CO2), notre parc électronucléaire surdimensionné amène en pratique la France à externaliser, vers des états comme l’Allemagne ou la Pologne, des émissions massives de CO2 et d’autres polluants liées à l’exploitation ponctuelle de centrales thermiques anciennes, ce qui retarde d’autant la fermeture des plus vieilles centrales étrangères… alors même que notre pays fut pionnier, y compris à l’exportation (vers la Chine, les États-Unis…), en matière de centrales dites « à charbon propre » (comme celle de Gardanne), filière qu’EDF a pour l’heure négligé de développer sur le territoire national.

Il faut aussi noter que le recours à Lire la suite

Grande Bretagne : Affrontement entre nucléaire et EnR

actualites-news-environnement.com, Nadja Nasdala, le 19 mars 2009

Affrontement entre nucléaire contre renouvelable

Affrontement entre nucléaire contre renouvelable. Afin de protéger ses projets nucléaires, EDF s’oppose aux renouvelables.

EDF a demandé au gouvernement britannique de revoir à la baisse ses objectifs de développement en matière d’énergies renouvelables, et notamment d’éolien, afin de ne pas compromettre ses projets de construction de réacteurs nucléaires EPR. Greenpeace accuse EDF de sacrifier le développement des renouvelables pour défendre ses intérêts nucléaires.

L’électricien français, qui prévoit de construire 2 à 4 EPR au Royaume-Uni, a fait part de ces remarques au ministère de l’Énergie et des changements climatiques dans le cadre d’une consultation nationale sur les renouvelables. Dans une synthèse des réponses rendue publique par le ministère la semaine dernière, EDF, soutenu par l’électricien allemand E.ON, s’est attaqué aux objectifs de développement de l’éolien du gouvernement britannique, qui ambitionne d’avoir 35 % d’électricité produite à partir de sources renouvelables d’ici à 2020.

Les deux promoteurs du nucléaire vont même jusqu’à préconiser un objectif réduit à 25 %. « EDF apporte ici là preuve que le nucléaire empêche le développement des énergies renouvelables et que son expansion porte atteinte aux efforts de lutte contre les changements climatique », dénonce Frédéric Marillier, en charge de la campagne Énergie/nucléaire de Greenpeace France.

La petite chanson que fredonne l’industrie nucléaire à longueur de campagne de pub, prétendant qu’il faut « un mix entre renouvelables et nucléaire », n’est qu’une pure hypocrisie. La vérité, c’est Lire la suite

Yves Cochet : « La décroissance est inéluctable »

metrofrance.com, le 9 mars 2009

« La décroissance est inéluctable »

A l’occasion de la sortie « d’AntiManuel d’écologie », Yves Cochet, député Vert de Paris, a dialogué avec les metronautes.

Bienvenue aux internautes.

Malo : Bonjour. Pourquoi un « anti manuel », ça ne s’apprend pas l’écologie ?

L’écologie scientifique est une discipline universitaire. Mais mon « Anti manuel » a une ambition plus vaste : une vision du monde dans tous ses aspects, de la vie individuelle à la vie collective, du village à la planète.

Nature : C’est quoi le schéma si on continue comme ça?

Si « on continue comme cela », c’est-à-dire l’exploitation sans limites des humains et de la planète, on va dans le mur, très bientôt.

Pommedeterre : Vous prônez la décroissance… Comment imaginez-vous ce système ?
La décroissance est déjà commencée. Mais, peu de personnes l’ont anticipé. C’est pour cela que l’on va dans le mur. Mieux vaut la décroissance choisie, démocratique et solidaire, que la décroissance subie actuelle. De toute façon, qu’on le veuille ou non, la décroissance (de notre empreinte écologique, nous le milliard le plus riche) est inéluctable.

Je suis surtout effrayé par l’aveuglement des dirigeants économiques et politiques actuelles, englués dans des modèles du monde dépassés.

Nathy : Quelles sont les priorités environnementales aujourd’hui ?

Réduire les consommations d’énergie et de matières premières non renouvelables. C’est-à-dire, les trois quarts des richesses matérielles de notre mode de vie occidental insoutenable.

Naturelle : Comment mesure t’on son empreinte écologique?

En calculant les nombre d’hectares qu’il faut pour extraire les énergies et les matières qui nous font vivre, et recycler nos déchets après la consommation. Si toute l’humanité vivait comme les habitants de la France, il faudrait trois terres : c’est impossible, donc il nous faut décroître.

Verdâtre : Votre livre s’adresse à qui ? Il a l’air assez pointu quand même…
Il n’est pas « très grand public », mais il est pour tout public. C’est une invitation à la réflexion sur nos avenirs.

Truite : Chez vous, c’est chauffe-eau solaire, ampoules basse alimentation et tout le toutim ?

Oui. Mais cela ne suffit pas : ce n’est pas qu’une question de changement de technologie, c’est un changement de civilisation. Inutile de faire du solaire ou de l’éolien avec notre mode de vie occidental, ça ne marchera pas.

Alicia : Que pensez-vous de l’action d’Al Gore ? N’est-ce pas plus du show biz que de la véritable défense de l’environnement?

La démocratie et les médias sont essentiellement ambigus. Al Gore a frappé un grand coup avec son film, mais ses méthodes sont assez productivistes.

Honte : « Total » annonce 13-14 milliards d’euros de bénéfices pour 2008… Quand les politiques auront-ils enfin le courage d’instaurer une taxe, c’est scandaleux…
D’accord avec vous. Les députés Verts ont proposé un prélèvement exceptionnel de 5 milliards pour financer le basculement écologique de l’économie.

Tranche : Et le Grenelle: vrai progrès ou gros coup de com ? Lire la suite

Problèmes économiques… La révolution de l’économie verte

Dans Problèmes économiques cette semaine…

La révolution de l’économie verte

Le changement climatique et la perspective de la raréfaction de certains combustibles fossiles illustrent les limites de l’actuel mode de croissance. La révolution de l’économie verte est en marche. Les éco-industries vont jouer à l’avenir un rôle fondamental. Leur potentiel en termes de création d’emplois et de croissance est considérable. Le Grenelle de l’environnement en France, l’avance prise par l’Allemagne dans les éco-industries et l’élection, aux États-Unis, de Barack Obama, qui souhaite placer l’environnement au cœur des réponses apportées à la crise énergétique et économique, devrait intensifier la course à la compétitivité dans le secteur du green business.

La révolution de l’économie verte

Editorial
Les éco-industries à l’épreuve de la crise

Environnement et technique

Bruno Mortgat, Olivier Guichardaz et Claire Janis-Mazarguil

L’éco-innovation et l’action publique

L’Observateur de l’OCDE

Nick Johnstone et Ivan Hascic

Le jeu des acteurs : le cas de la filière éolienne

Futuribles
Denis Florin et Florian Temime

Manger, rouler et stocker du CO2 : l’agriculteur moderne est arrivé

Vertitude
Capucine Laurent et Anne Gouyon

Le Japon règne sur l’empire de la batterie

L’Usine nouvelle

Anne Léveillé

La Silicon Valley se met au vert

Financial Times

Richard Waters

Plus d’infos Lire la suite

Jancovici : Méfiez-vous du pétrole pas cher

lesechos.fr, Jean-Marc Jancovici, le 20 février 2009

Méfiez-vous du pétrole pas cher

Avec 35 % de la consommation énergétique de la planète (et le même pourcentage en France, bien que les débats sur l’énergie aient une furieuse tendance à se focaliser sur le nucléaire ou l’éolien), le pétrole est la première des énergies consommées dans le monde. Mieux : quasiment plus aucune production, aujourd’hui, ne peut fonctionner sans transport, donc sans pétrole (qui alimente 98 % de ce qui roule sur terre). C’est vrai des activités de bureau, les salariés ayant besoin de se rendre à leur travail (pour beaucoup en voiture), mais aussi des commerces, dont l’essentiel n’existe plus sous la forme actuelle sans camions et sans voitures, des industries qui doivent chauffer des matières, réceptionner des fournitures et livrer des clients (tout ça en camion), et c’est encore vrai du tourisme (qui est difficile sans déplacement de touristes !) ou… de la presse, qui consomme de grandes quantités de papier qu’il a fallu fabriquer – avec de l’énergie – et qu’il faut distribuer une fois imprimé.

Non content d’étancher un tiers de notre soif énergétique, pour un prix ridicule (en Occident, le pétrole vaut mille fois moins cher que le travail humain qu’il remplace), le pétrole sert aussi d’étalon pour le prix des autres énergies. Le gaz (25 % de la consommation mondiale d’énergie) est ainsi vendu avec un prix qui varie largement comme celui du pétrole et c’est aussi largement vrai pour le charbon (20 % de l’énergie mondiale).

C’est donc dire que si le prix du pétrole augmente, c’est le prix de toute l’énergie qui augmente, y compris celui de l’électricité, puisque, dans le monde, les deux tiers de cette dernière sont fabriqués avec des combustibles fossiles. Et après ? Après, si le pétrole augmente vite, c’est… la récession. Depuis 1970, toutes les hausses significatives du prix du baril se sont terminées par une récession, pendant laquelle ledit prix s’est du reste mis à baisser. Mieux : sauf entre 1983 et 1986, le pétrole n’a baissé de manière longue que pendant les périodes de récession. Tout cela est normal : l‘économie, ce n’est qu’une succession de transformations physiques et chimiques effectuées à partir des ressources naturelles, et, par définition, il n’existe pas de telles transformations sans énergie. Dès lors, tout devient très simple : un prix de l’énergie qui baisse, ce sont des transformations rendues moins onéreuses et donc une économie qui croît, et, à l’inverse, une énergie qui augmente rapidement, c’est la récession à peu près assurée.

85 % de notre consommation d’énergie actuelle venant de stocks finis (charbon, pétrole, gaz, uranium 235), les mathématiques nous imposent qu’il y aura, pour ces énergies, un maximum à la production annuelle puis un déclin. Pour le pétrole, les opérateurs (Total, Shell, BP et d’autres) ne cessent de nous répéter désormais que cela arrivera dans les cinq ans, si ce n’est déjà le cas, et dans les quinze ans pour le gaz. Il est à peu près évident que, si nous ne nous mettons pas en économie de guerre pour sortir de cette situation très vite, ce qui nous attend risque fort d’être plus une succession de récessions brièvement entrecoupées de rémissions que la hausse perpétuelle du pouvoir d’achat promise par le premier candidat venu.

Dans ce contexte, le pétrole redevenu peu cher est source de tous les dangers. Il laisse croire que Lire la suite

Enerlandes, l’énergie verte du département des Landes

Sud-Ouest, Jean-Louis Hugon, le 27 Février 2009

CONSEIL GÉNÉRAL. La société d’économie mixte va se prononcer sur cinq premiers dossiers le 6 avril prochain

Enerlandes, l’énergie verte du département Une société à 1,4 million de capital

La production d’énergie renouvelable a, de façon incontestable, le vent dans le dos, surtout depuis que le Conseil général des Landes a créé Enerlandes. Devant l’avalanche des projets de centrales éoliennes et photovoltaïques qui fleurissent depuis quelques années, l’assemblée départementale a créé une société pour en surveiller et en harmoniser le développement.

« Nous sommes un véritable couteau suisse de l’énergie renouvelable, dit Laurent Civel, le jeune directeur d’Enerlandes. Et nous pouvons aider tous les projets des collectivités et des entreprises, (sauf les particuliers) pour toutes les formes d’énergie « verte » : le soleil, la géothermie, la biomasse ou le vent. Mais pour commencer, nous allons privilégier la production d’électricité par des panneaux solaires, notamment sur les toitures. À titre d’exemple, le simple patrimoine immobilier des collectivités landaises constitue plus de 300 000 m². Autant mobiliser tout de suite ce cinquième mur disponible, le plus facile à intégrer par du photovoltaïque. »

Il faut des capitaux

Il faut néanmoins des capitaux, puisque 500 m² de panneaux demandent un investissement de 300 000 euros. Pour l’instant, Enerlandes n’a pas encore choisi de sites, mais son premier conseil d’administration, le 6 avril prochain, aura à se prononcer sur cinq dossiers concernant des toitures. À noter que le prix du kilowattheure payé par EDF est financé par l’abonné, grâce à la ligne CSPE (Contribution au service public de l’électricité), figurant sur chaque facture.

Autre possibilité, la géothermie avec l’utilisation d’un ancien puits Esso à Biscarrosse (130 °C à 4 500 mètres de profondeur) ou d’un site où GDF voulait stocker du gaz à Meilhan (eau à 40 °C). Pour la biomasse, les effets de la tempête ont précipité à terre du bois qui pourrait être utilisé à produire de l’électricité. « Mais il faudrait que la CRE (Commission de régulation de l’énergie) qui attribue les dossiers, considère les Landes prioritaires. Un courrier a été adressé en ce sens au ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo », indique M.Civel.

Quant à l’éolien, surtout intéressant sur la côte, il aurait des conséquences importantes sur le tourisme. Pour l’instant, les projets en sont au stade de la réflexion.

Enerlandes est une Sem (société d’économie mixte) créée par le Conseil général des Landes après un vote du 25 juillet 2008, pour favoriser la création d’énergie renouvelable. Inscrite au registre du commerce depuis le 15 janvier dernier, elle dispose d’un capital de 1,4 million d’euros. Ses actionnaires sont Lire la suite

CdC de l’Estuaire (33) : Le projet de parc éolien sur les rails

Sud-Ouest, Étienne Beguin, le 27 février 2009

ESTUAIRE. Malgré ses opposants, le député Philippe Plisson reste ferme sur le projet du canton de Saint-Ciers

« Notre projet de parc éolien est bien sur les rails »

On le sait, la Communauté des communes de l’Estuaire a entamé une démarche visant à créer une zone de développement éolien à Reignac, non loin de l’autoroute. La Commissions des sites de la préfecture de Gironde a validé le dossier fin janvier, ce qui en faisait d’ailleurs le seul dossier de ce type déposé officiellement en Aquitaine.

Pour autant, l’horizon de l’éolien semble s’obscurcir quelque peu ces derniers temps. De plus en plus de voix s’élèvent notamment pour dire que le bilan carbone de l’éolien n’est finalement pas si élogieux que cela. Sur un plan plus local, l’annonce du projet porté par la CCE a généré la création d’une association, Vigi-éole, dont les membres s’opposent farouchement à la mise en place d’éolienne dans la région.

Lobby du nucléaire virulent

Philippe Plisson, président de la CCE et député, estime pourtant qu’il faut continuer à avancer dans le domaine des énergies renouvelables : « En ce moment, c’est vrai qu’il y a une espèce de curée contre l’éolien. Le lobby du nucléaire par exemple est très virulent. Et puis il y a ceux qui ont peur de voir leur paysage abîmé par la présence d’éoliennes. Mais jusqu’à preuve du contraire, les éoliennes sont recyclables, ce qui n’est pas le cas des panneaux solaires. » Philippe Plisson a décidé de s’en tenir au Grenelle de l’environnement qui prévoit un objectif d’au moins 20 % d’énergies renouvelables en 2020 dans la consommation globale d’énergie.

« Actuellement, on est loin du compte avec à peine 5 %. Si on veut maintenir un semblant de qualité de vie et ne pas revenir à la bougie, il faut de l’éolien. Pas partout et pas n’importe comment, mais il en faudra. »

Une manière de dire qu’il n’est pas question de laisser tomber le projet du canton de Saint-Ciers. « Notre projet est complètement sur les rails et on va lancer prochainement le choix du développeur », assure Philippe Plisson, qui estime, qu’en fait, il n’y a actuellement « pas d’arguments autres que passionnels ou irrationnels contre le développement de l’éolien ».

« Il faut penser aux générations futures. Certes, le bilan carbone du nucléaire est très bon, mais le bilan écologique nettement moins. Les déchets Lire la suite

Gironde : Ford passe au vert

Sud-Ouest, Bernard Broustet, le 3 Février 2009

BLANQUEFORT. L’usine de transmissions va être reprise par la société HZ Holding, dont le partenaire Johann Hay veut fabriquer sur place de grandes couronnes d’éoliennes

Gironde : Ford passe au vert

La chose est désormais quasi certaine : l’usine Ford Aquitaine Industries de Blanquefort (Gironde) va passer sous pavillon allemand et son effectif salarié (1 600 personnes environ) sera en principe maintenu, sous réserve de l’externalisation de certaines fonctions. Exclusivement vouée jusqu’ici à la fabrication de boîtes automatiques, la grande unité industrielle girondine va être reprise par la société allemande HZ Holding, avec pour principal partenaire le groupe industriel Johann Hay, qui emploie 2 000 salariés outre-Rhin.

Bien que se consacrant jusqu’ici essentiellement à l’automobile, Johann Hay va lancer sur le site girondin un grand projet de diversification dans les énergies renouvelables. Plusieurs autres projets de moindre envergure seront conduits par Johann Hay et d’autres groupe industriels dans des domaines comme le traitement thermique ou la fabrication de pièces automobiles.

La production de boîtes de vitesse automatiques – qui constituait jusqu’ici l’unique activité du site – sera, par ailleurs, maintenue au moins jusqu’en 2011 à Blanquefort. Mais les repreneurs ne désespèrent pas de pouvoir la vendre à d’autres constructeurs, d’Asie ou d’ailleurs.

Montant sans doute modeste

Flanquée d’Hubert Falco, secrétaire d’État à l’Aménagement du territoire, la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a fait hier un aller-retour express à Bordeaux pour présenter officiellement le projet de reprise du site, sur lequel les services de l’État ont beaucoup travaillé, ainsi que les collectivités locales, et la direction de Ford. Elle était accompagnée de Birger Hammerstein, PDG de Johann Hay, et de Markus Ziegler, représentant de la société HZ Holding qui va donc, en principe, racheter le site pour une somme sans doute modeste.

Markus Ziegler est resté assez évasif sur l’actionnariat de HZ Holding, dont il a simplement précisé qu’elle était contrôlée par des « familles allemandes ». Birger Hammerstein nous a précisé, de son côté, qu’il n’y avait pas de lien financier direct entre HZ Holding et Johann Hay. On remarquera néanmoins que la seule emplette réalisée jusqu’ici par HZ Holding depuis sa création en 2007 est l’usine Ascoforge de Hagondange en Lorraine, et que l’opération est menée sur le plan industriel par Johann Hay. De là à conclure que les deux entités sont étroitement imbriquées, et qu’elles ont peut-être des actionnaires communs, il n’y a qu’un pas que nous nous gardons provisoirement de franchir.

Ce qu’il y a de sûr, c’est que Johann Hay, spécialisé dans l’usinage et le forgeage, est en pointe dans le scénario de sauvetage de Blanquefort dont les transmissions, destinées aux modèles américains de Ford, ont vu leurs débouchés tomber en chute libre ces dernières années.

Johann Hay, qui est spécialisé, entre autres, dans les volants moteurs et les couronnes de démarreurs, veut infléchir une bonne partie de la production de l’usine girondine dans une tout autre direction. Il s’agira pour elle de fabriquer des couronnes de métal qui jouent un rôle très important dans la fabrication des éoliennes. Les couronnes que Johann Hay envisage de produire à Blanquefort sont d’un diamètre de 1 à 4 mètres. Elles sont adaptées à des nouvelles générations d’éoliennes de grande dimension. Et compte tenu des contraintes qu’elles sont amenées à subir, leur élaboration requiert une extrême précision qui fait apparemment partie de la culture d’entreprise du groupe allemand, aujourd’hui octogénaire.

12 millions de l’État

À l’origine, Johann Hay souhaitait entamer en Europe centrale sa diversification vers les énergies renouvelables. Mais, après avoir été contactés par Ford, le groupe et son partenaire HZ Holding ont décidé de changer leur fusil d’épaule. La présence à Blanquefort d’une très grande usine – dont les salariés et les dirigeants ont su, depuis des décennies, respecter de très exigeants critères de qualité – les a convaincus de prendre pied en Gironde. Le scénario de reprise fera appel à Lire la suite

L’économie verte pour lutter contre le changement climatique

cdurable.info, David Naulin, le 31 janvier 2009

Publication du rapport de McKinsey and Co : Pathways to a Low Carbon Economy

Rapport McKinsey : l’économie verte, un moyen pour lutter contre le changement climatique

Plus de 200 propositions de réduction des émissions de GES

Nous avons aujourd’hui le potentiel pour limiter le réchauffement climatique en dessous du seuil de 2°C, à un coût relativement faible ( estimé entre 200 et 350 milliards d’euros par an, soit 0,4% du PIB mondial). C’est le message du rapport de McKinsey and Co, “ Pathways to a Low Carbon Economy”, auquel a contribué le WWF. Pour l’ONG, c’est un appel à l’action de bonne augure alors que commence une année décisive pour le climat qui s’achèvera en décembre 2009 avec le conférence de l’ONU sur le climat de Copenhague.

Les actions concrètes préconisées dans le rapport McKinsey

Quelle traduction politique ?

Le rapport très attendu de McKinsey, a été rendu public aujourd’hui 26 janvier, lors d’une conférence de presse à Bruxelles à laquelle participait le directeur général de WWF, Jim Leape, ainsi que le Commissaire à l’Environnement Stavros Dimas et Sir Nicholas Stern. WWF est l’un des 10 sponsors qui ont soutenu financièrement et surtout contribué par leur expertise à ce rapport, qui étudie plus de 200 potentiels de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les deux prochaines décennies, dans 10 secteurs et 21 régions du monde. Le WWF se félicite des principales conclusions de ce rapport.

Selon ce rapport, si l’ensemble des options technologiques étaient utilisées, les émissions mondiales de gaz à effet de serre pourraient être réduites de 40% par rapport à 1990 d’ici à 2030. Une réduction suffisante pour limiter le réchauffement de la planète en dessous de 2°C. Mais il faut agir dès aujourd’hui : si la communauté internationale attend 10 ans pour agir, il sera alors impossible de rester en dessous de ce seuil de 2°C et donc d’éviter les impacts catastrophiques du dérèglement climatique.

Autre message important de ce rapport : le coût net de l’action – prenant en compte le coût de la mise en œuvre des politiques publiques – est estimé entre 200 et 350 milliards d’euros par an à l’horizon 2030, soit 0.4% du PIB mondial, dans l’hypothèse où le baril de pétrole ne dépasse pas 60$. « Mais si le pétrole est deux fois plus cher, une hypothèse loin d’être absurde, alors ce coût devient un gain de l’ordre de 450 milliards ! Gagnerons nous ou perdrons nous des centaines de milliards ? Cela dépend tellement du prix du pétrole qu’on peut douter de la pertinence de cette question. Mais ce qui est sûr, c’est que le coût de l’action reste bien faible par rapport au coût de l’inaction », commente Damien Demailly, chargé du programme Energie Climat au WWF-France.

Pour Serge Orru, directeur du WWF-France, « alors que les chefs d’Etat du monde entier préparent la grande réunion de Copenhague qui doit trouver un successeur au Protocole de Kyoto en décembre 2009, ce rapport coupe l’herbe sous le pied à ceux qui disent que la lutte contre les changements climatiques est perdue d’avance et fragilise nos économies ».

Les actions concrètes préconisées dans le rapport McKinsey

Elles concernent quatre grands domaines :

 l’efficacité énergétique : Lire la suite

Lepage : la mort programmée du Grenelle ?

latribune.fr, Corinne Lepage, le 28 janvier 2009

La mort programmée du Grenelle de l’environnement

La décision de relancer le nucléaire, sans concertation et sans évaluation, est contraire à l’esprit et à la lettre du Grenelle de l’environnement.

Elle risque de privilégier une consommation électrique tous azimuts, au détriment des objectifs communautaires en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables. Et de compromettre l’émergence d’une industrie « verte » en France, estime Corinne Lepage, ancienne ministre, présidente de Cap 21, vice-présidente du Modem.

L’annonce de la réalisation d’un deuxième réacteur nucléaire EPR, puis,  pour être agréable à GDF-Suez, d’un troisième, constituerait de facto l’avis de décès du Grenelle. Quelle est profondément la philosophie du Grenelle ?

Faire entrer, tout d’abord, la France dans l’économie de l’éco-efficacité en valorisant les bâtiments à faible consommation énergétique et les procédés industriels fondés sur le cycle de vie du produit permettant de réduire simultanément la consommation de matières premières, l’énergie et les déchets. Permettre, ensuite, à notre pays de récupérer un peu de son retard en matière d’énergies renouvelables pour se rapprocher des objectifs communautaires en la matière et développer un secteur industriel dans le domaine phare de l’économie du XXIème siècle. Changer, enfin, le mode de prise de décision en associant les acteurs de la société civile autour d’un projet de société qui s’inscrirait dans le  développement durable.

Or, le retour au tout nucléaire et à une politique du passage en force  qui a caractérisé la mise en place du programme électronucléaire dans les années 70 tourne en tout point le dos à cette politique et rend en réalité impossible la réalisation effective de la loi Grenelle. En effet,  construire trois réacteurs EPR aboutit à augmenter considérablement l’offre d’électricité et à répéter le scénario précédent: pas de politique de maîtrise de l’énergie, des coûts astronomiques pour les logements chauffés à l’électricité, pas d’industrie du renouvelable.
On pouvait espérer que nos dirigeants avaient compris que le monde avait changé et les faux-semblants avec. La réalisation de trois EPR rend totalement virtuel l’objectif de 23% d’énergies renouvelables en 2020 et de 20% d’efficacité énergétique à cette date. En effet, pour vendre son courant, qui ne se stocke pas, et amortir le coût faramineux de réalisation des EPR (le prototype finlandais avoisine les 5 milliards d’euros et EDF a dû lui-même reconnaître que le coût de revient du kilowattheure nucléaire serait compris entre 55 et 60 centimes d’euro), les exploitants, aidés bien entendu par des pouvoirs publics devenus schizophrènes, vont devoir favoriser la consommation électrique, c’est-à-dire continuer à promouvoir le chauffage électrique et lutter contre l’efficacité énergétique.

Ils ont d’ailleurs commencé très activement à le faire avec l’amendement Ollier, pour éviter que les objectifs d’efficacité énergétique dans les bâtiments soient applicables aux bâtiments chauffés à l’énergie électrique d’origine nucléaire. Ils vont continuer en essayant de dissuader le législateur d’abord, les consommateurs ensuite, de construire des bâtiments à énergie positive a fortiori à énergie passive et d’investir dans l’isolation, politique qui aboutirait à réduire la demande électrique.  C’est le secteur du BTP, celui des matériaux intelligents qui est menacé.

Et pour que l’énergie nucléaire soit vendue, il faut évidemment qu’elle n’ait pas de concurrents. Lire la suite

Chausset « Klaus, une catastrophe pas vraiment naturelle »

Sud-Ouest, Gérard Chausset, le 28 Janvier 2009

 « Klaus, une catastrophe pas vraiment naturelle »

Moins de dix ans après la tempête de 1999, qui sonnait comme un avertissement au moment où on changeait de millénaire, le Grand Sud-Ouest est touché en plein coeur. Ce n’est plus un avertissement mais un rappel à l’ordre : l’empreinte écologique de notre civilisation est devenue insupportable pour les lois de la nature !

Certes nous nous devons aujourd’hui de venir au secours des populations sinistrées, rétablir les réseaux, indemniser les victimes, sauver la part de forêt qui peut l’être, mais la tempête est venue nous rappeler que notre modèle actuel, basé sur le tout camion, le tout voiture, le tout électrique, le tout pétrolier, et surtout le tout libéral, nous a rendus esclaves d’un modèle de développement insoutenable, lourd de conséquences pour l’environnement, l’économie en général et le Sud-Ouest en particulier.

Oui, il y a toujours eu des tempêtes, des canicules, des inondations ou des sécheresses. Ce qui change, c’est leur violence, leur intensité, leur force, leur durée, et cela n’est qu’un début, il faut le dire.

Plus que jamais, la perspective des dérèglements climatiques doit nous conduire à accélérer le chantier des mutations économiques et celui de la conversion écologique.

Selon les scénarios du Giec, l’Aquitaine serait la première région touchée, avec notamment une augmentation des températures moyennes entre 4° et 6° (soit dans la fourchette haute des modélisations du Giec qui prévoient à l’horizon 2010 entre + 1,4 ° et + 5,8° par rapport à 1990).

Alors que l’urgence est là, le fameux Grenelle est long, lent, remis en cause en permanence, avec pour seule mesure concrète mettre les voitures anciennes à la casse pour en acheter de nouvelles.

Pendant ce temps, l’enfouissement des réseaux électriques ne suffira pas pour pallier la fragilité de notre production centralisée d’électricité nucléaire, qui nécessite de longues lignes, contrairement aux productions locales et renouvelables.

Pendant ce temps, peut-on accepter de perdre la moitié du massif forestier tous les dix ans ? C’est peut-être l’heure de rompre avec la monoculture du pin pour favoriser la biodiversité et diversifier la filière bois.

Dans cette guerre contre les changements climatiques, se cantonner à une politique curative serait illusoire.

Il faut investir dans le long terme, dans des process décentralisés que l’on maîtrise localement, initier des circuits courts de production, développer des solutions écologiques de proximité, investir sur les énergies propres comme l’éolien, le solaire et l’énergie bois, la biomasse, les transports collectifs, la rénovation du bâtiment.

Nous devons lancer un plan Marshall vert pour sauver ce qui peut l’être.

Ce plan Marshall doit également reposer sur un nouveau mode de gouvernance au niveau régional, national et européen. Il nous faut tirer les conséquences de la fragilité de notre organisation centralisée, verticalisée et notre manière de concevoir l’aménagement du territoire issue de l’après-guerre.

Les fortes crises appellent des réponses régionales axées sur le renforcement des solidarités locales, le développement de sources énergétiques de proximité, la préservation de la biodiversité et sans doute une remise en cause d’un système agricole basé sur la juxtaposition de monocultures qui en fait un colosse aux pieds d’argile.

La biodiversité n’est pas qu’une affaire de nature, c’est aussi un modèle de société qu’il faut organiser dès maintenant pour préserver l’avenir à moins de trente ans.

À situation exceptionnelle, Lire la suite

Dardesheim : La ville qui marche au vent, au soleil, à l’eau

La ville qui marche au vent, au soleil, à l’eau

Le Monde, Marie de Vergès, le 26 janvier 2009

Perchées sur une éminence, les 28 éoliennes du parc de Druiberg, dans le centre de l’Allemagne, se repèrent à des kilomètres. En cette matinée claire et venteuse de janvier, les hélices tournent à un rythme rapide. « Elles ne sont pas si bruyantes, surtout les plus récentes », fait remarquer le directeur technique, Thomas Radach. Il désigne avec fierté, au fond du site, l’éolienne la plus puissante du monde, d’une capacité de 6 mégawatts (MW).

D’ici quatre ans, la région du Harz, où se trouve le parc de Druiberg, prévoit de recourir exclusivement aux énergies renouvelables. Elle veut couvrir les besoins en électricité de ses 250 000 habitants grâce à un système combiné de centrales recourant aux énergies hydraulique, solaire, éolienne ou à la biomasse.

A l’aplomb de la colline, la petite ville de Dardesheim s’enorgueillit d’avoir déjà atteint l’autonomie énergétique. Cette commune d’un millier d’âmes produit annuellement quarante fois plus d’électricité qu’elle n’en consomme. Des installations photovoltaïques ont été installées sur les toits de l’école, de la caserne de pompiers et de nombreux particuliers. En face de la mairie, un compteur indique aux passants la quantité d’énergie solaire produite en temps réel et d’émissions de CO2 ainsi économisées. « En plus, c’est économiquement intéressant, car il est possible de revendre le surplus aux opérateurs du réseau », explique Ralf Voigt, l’adjoint du maire.

Dardesheim sait pourtant qu’elle ne peut se contenter du vent et du soleil, deux formes d’énergie aléatoires car dépendantes de la météo. Une centrale au biogaz a donc été construite à l’entrée de la ville. Enfin, pour compléter le dispositif, le parc éolien de Druiberg est désormais relié à une centrale hydraulique, à une trentaine de kilomètres. Deux énormes citernes y sont alimentées grâce à l’excédent d’énergie produit par les éoliennes. Lorsque le vent tombe ou que le soleil s’efface, les vannes des bassins sont ouvertes de manière à faire tourner deux turbines de 40 MW chacune.

Le même concept doit maintenant être étendu à une plus grande échelle dans le Harz. Le projet, lancé début décembre 2008, est subventionné à hauteur de 10 millions d’euros pour quatre ans par l’Etat fédéral. « Le gouvernement considère qu’il s’agit d’un modèle pour l’avenir. Lire la suite

L’Allemagne, championne des énergies propres

Le Monde, Marie de Vergès, le 26 janvier 2009

L’Allemagne, championne des énergies propres

A Berlin, les bâtiments du Bundestag, le parlement allemand, se veulent un modèle en matière d’énergies propres. Une installation photovoltaïque de 3 600 m2 couvre la totalité des besoins en électricité. Des centrales de cogénération, alimentées en biodiesel, permettent de maintenir une température constante.

L’Allemagne se positionne aujourd’hui à l’avant-garde du développement des énergies renouvelables. Quasi inexistantes il y a une quinzaine d’années, celles-ci représentaient 15,3 % de l’approvisionnement en électricité en 2008. « Aucun pays ne connaît une expansion aussi rapide« , note Claudia Kemfert, experte à l’institut économique de Berlin (DIW).

Berlin a pris la tête du mouvement en instaurant, très tôt, un cadre législatif avantageux. Une loi pour la promotion des énergies renouvelables (EEG) a été adoptée dès 2000, à une époque où le parti vert était membre du gouvernement de coalition. Copiée par de nombreux pays, dont la France, elle garantit aux producteurs un prix minimal à la vente. Le texte est régulièrement révisé pour adapter les tarifs aux progrès technologiques.

En favorisant un retour sur investissement assez rapide, cet outil a donné un coup d’accélérateur au secteur. Les objectifs fixés par le gouvernement ont jusqu’à présent toujours été remplis avec un temps d’avance. En 2007, l’Allemagne a même contribué à plus de la moitié (52,7 %) de l’augmentation de la production d’électricité renouvelable de l’Union européenne (UE), selon l’Observatoire des énergies renouvelables.

La même année, les énergies propres ont permis de réduire de quelque 115 millions de tonnes les émissions de CO2. Un résultat essentiel pour respecter les objectifs climatiques de l’UE, car le pays, qui prévoit de sortir du nucléaire d’ici à 2020, projette de construire des centrales au charbon. Parallèlement, l’Allemagne s’est fixé un objectif de 30 % d’énergies vertes dans sa production électrique à l’horizon 2020.

L’environnement n’est qu’un aspect de l’engagement allemand. L’enjeu est aussi – voire surtout – économique : aujourd’hui, les énergies renouvelables font travailler plus de 250 000 personnes outre-Rhin, et le pays domine le marché mondial de l’éolien et du solaire, en termes de capacité. En pointe, l’industrie éolienne exporte près de 85 % de sa production.

« Le gouvernement tente d’accompagner le mouvement grâce à un soutien massif en faveur de la recherche sur les techniques », Lire la suite

Les propositions du Pôle écologique du PS

partisocialiste.blog.lemonde.fr, Jean-Michel Normand, le 18 janvier 2009  

Les propositions du Pôle écologique du PS

Pris à contrepied du fait de l’irruption de la crise économique et financière dans les débats d’avant-congrès, le Pôle écologique – allié à la motion de Ségolène Royal lors de l’élection de la première secrétaire – n’a recueilli qu’un décevant 1,5% des suffrages lors du vote des militants. Pour autant, ses dirigeants n’entendent pas jeter l’éponge. Dans une lettre adressée à Martine Aubry, les trois élus que compte le Pôle au Conseil national (Christophe Caresche, Géraud Guibert et Eric Loiselet), avancent des propositions qu’ils souhaitent voir reprises dans le contre-plan de relance que le  bureau national du PS doit adopter mardi 20 janvier.

Voici les éléments les plus caractéristiques de ce « plan de relance progressiste, solidaire et écologique ».

Des économies d’énergie. Le Pôle écologique préconise « un plan massif de rénovation thermique du bâti ancien comportant deux priorités ». Il s’agit de la rénovation en deux ans de l’ensemble des logements sociaux « ce qui suppose une  augmentation massive des aides à la réhabilitation » d’une part et, d’autre parti « la lutte contre la précarité énergétique des ménages pauvres propriétaires occupants, par un fort accroissement des aides à l’amélioration de l’habitat, sous conditions de ressources ».

Une taxe-carbone. La baisse prévue par le PS de la TVA sur les produits de première nécessité et sur les éco-produits doit s’accompagner de la création d’une taxe énergie climat (ou taxe carbone). Il s’agirait d’un « signal-prix particulièrement  indispensable en cette période de diminution rapide des prix des hydrocarbures ». Une partie du produit de cette taxe serait affectée « à trois fonds sociaux qui devraient respectivement réduire les charges dans le logement social, contribuer à la mobilité des ménages modestes et favoriser le développement des transports collectifs ».

Les énergies renouvelables. Le Pôle écologique réclame « un programme cohérent de développement des énergies renouvelables (solaire, éolien terrestre et off shore, biomasse) incluant subventions, avances remboursables, crédits à long terme à taux privilégiés afin que la France atteigne l’objectif de 20% d’énergie renouvelable dès 2017 ». Les mesures destinées à l’industrie automobile devront « être concentrées sur le soutien à l’innovation et à la mise sur le marché de véhicules propres ».

Le financement  Le financement de ces mesures « est à rechercher par Lire la suite

Bègles : site d’ExxonMobil, « Parc d’intelligence envir. »

developpementdurablelejournal.fr, Johannes Braun, le 12 janvier 2009

Bègles : L’ancien site d’ExxonMobil, futur « Parc d’intelligence environnemental »

L’ancien site d’Esso-Rep situé à Bègles (Gironde) accueille gratuitement le producteur d’énergies renouvelables Valorem. Le Maire Noël Mamère entend faire du site un pôle d’excellence en matière d’énergies renouvelables et d’économies d’énergie.

Le Maire écologiste de Bègles (Gironde) Noël Mamère s’est lancé dans la reconversion de l’ancien site d’Esso-Rep, ex-filiale française du groupe ExxonMobil en « Parc d’intelligence environnemental ». La multinationale, toujours propriétaire de la friche vient en effet d’autoriser jusqu’en 2010 l’installation sans contrepartie du producteur d’énergies renouvelables Valorem. La société, spécialisée dans l’éolien et la méthanisation de la biomasse emploie actuellement 40 personnes sur le site, et devrait être rejointe prochainement par deux autres entreprises du secteur de l’énergie. À terme, la mairie souhaiterait racheter ou louer par bail emphytéotique les 4 ah et 12 000 m2 de bâtiments du site d’Esso-Rep. Objectif : Lire la suite

Le Syndicat des EnR réfute l’étude de l’Institut Montaigne

BâtiActu, le 18 septembre 2008

Le Syndicat des Energies Renouvelables réfute l’étude de l’Institut Montaigne

Suite à une étude publiée par l’Institut Montaigne, en juillet dernier, intitulée « Eoliennes : nouveau souffle ou vent de folie ? », le Syndicat des énergies renouvelables a rédigé un rapport, réfutant point par point l’argumentation de l’auteur, Vincent Le Biez. Selon le SER, celui-ci aurait fait preuve d’un exercice anti-éolien. Droit de réponse.

Le Syndicat des énergies renouvelables vient de publier un rapport, contestant point par point les arguments de Vincent Le Biez, auteur d’une étude sur l’impact du coût de l’éolien pour l’Institut Montaigne.

Le développement de l’énergie éolienne en France tel que l’a envisagé le Grenelle de l’environnement ne serait « pas la solution économique la plus appropriée », et ne répondrait « pas à un besoin étant donné la sobriété du parc de production électrique français en termes de CO2 ». Voilà les conclusions de Vincent Le Biez, auteur de l’étude « Eoliennes : nouveau souffle ou vent de folie ? ». Ainsi, l’homme évaluerait le surcoût du développement de l’éolien en France à 2.5 milliards d’euros par an à l’horizon 2020.

Surcoût ou économie ?

Le SER conteste la méthodologie et les hypothèses choisies par l’auteur pour arriver à ce résultat, affirmant même que l’étude « cache un parti pris anti-éolien ». Le syndicat tente donc d’apporter ses explications. En résumé, le SER a estimé que :

– Evaluer le surcoût du développement de l’éolien offshore à partir des seuls tarifs d’achat actuels (sachant que les progrès à venir seront susceptibles de faire baisser les coûts) n’est pas pour l’instant possible. Pour le SER, les chiffres de l’étude indiquerait un surcoût d’un peu plus d’1 milliard d’euros.

– La dégressivité du tarif d’achat Lire la suite

Cartographie du gisement éolien en Aquitaine

Cartographie du gisement éolien, des contraintes et servitudes en Aquitaine

Rapport d’étude synthétique 2008

Conseil régional Aquitaine et ADEME Aquitaine

La Compagnie du Vent

L’analyse du gisement éolien calculé à une hauteur de 80 m hors sol met en évidence en première lecture un gisement intéressant au niveau de l’estuaire de la Gironde, de la frange littorale et du massuf pyrénéen. En outre des « spots » exploitables disséminés sur le reste du territoire

Pour accéder à l’étude Lire la suite

L’Europe veut privilégier l’éolien, le solaire et la biomasse

Le Figaro, Jean-Jacques Mével, correspondant à Bruxelles, 12 septembre 2008

L’Europe fait marche arrière sur les agrocarburants

Le Parlement européen veut privilégier l’éolien, le solaire et l’exploitation de la biomasse.

Le vote suit de peu une décision semblable des ambassadeurs des 27 pays de l’Union. Il permet d’attendre, comme l’espère la présidence française, l’approbation d’une «directive» pour la fin de l’année. Sur cette question, le Parlement et le Conseil européens «sont bien plus proches qu’on ne l’imagine», assure le Luxembourgeois Claude Turmes, rapporteur du texte et vice-président du groupe des Verts.

Les eurodéputés se montrent cependant plus exigeants, à la fois sur le calendrier et sur le contenu. Ils veulent fixer la barre des énergies renouvelables à 5 % dès 2015, objectif intérimaire jugé trop rigide dans beaucoup de capitales européennes.

Le Parlement européen entend surtout plafonner à 4 % en 2015 et 6 % en 2020 la part des agrocarburants actuels, au grand dam des producteurs de colza, de tournesol ou d’huile de palme. Les Européens en tirent aujourd’hui 3 % de ce qu’ils mettent dans leurs réservoirs. L’Assemblée leur préfère la voiture électrique dont l’horizon reste incertain. Ou encore les biocarburants dits de «seconde génération», tirés du bois et de la paille (filière cellulose), voire des algues. Ces filons sont prometteurs, mais encore largement expérimentaux.

Mauvaise publicité

Les agrocarburants traditionnels (biodiésel, bioéthanol), aujourd’hui dotés d’une capacité de production de 15 millions de tonnes, paient ainsi des mois de mauvaise publicité. Après s’être enthousiasmés pour ce pétrole «vert», les experts, les technocrates et même le grand public en sont largement revenus.

L’OCDE relevait cet été que leur viabilité économique est douteuse si l’on soustrait la masse des aides publiques dont les producteurs, européens notamment, ont fini par bénéficier. Longtemps jugés beaucoup moins néfastes à l’environnement que les carburants tirés du pétrole, ils voient aussi cette réputation battue en brèche par les scientifiques. L’envolée, surtout, des cours mondiaux des produits alimentaires pourrait leur avoir donné le coup de grâce en tant que solution alternative aux énergies fossiles.

Le tournant européen a été pris en juillet, lorsque le ministre français Jean-Louis Borloo a créé la surprise en précisant que le projet de directive européenne sur les énergies renouvelables n’incluait aucune obligation précise sur le recours aux agrocarburants. La France, présidente en exercice de l’Union européenne et soucieuse de faire avancer un chapitre essentiel de son «paquet climat», s’épargnait avec Bruxelles une solide controverse politico-écologique. Lire la suite

Le défi français des énergies vertes

Le Figaro, Gilles Bridier, 09/09/2008

Le défi français des énergies vertes 

L’an dernier, la production d’énergie provenant de la force du vent a bondi de 85 %. L’énergie renouvelable ne constitue encore que 6,6 % du total en France. Les Français vont-ils se convertir aux énergies vertes ? Les suites du « Grenelle de l’environnement » de l’automne 2007 poussent dans cette direction, mais il reste à faire. L’an dernier, les énergies renouvelables ont représenté 6,6 % de la consommation totale française d’énergie. Au premier abord, la France n’est pas un si mauvais élève : grâce notamment à ses ressources en bois et en hydroélectricité, sa production d’énergies renouvelables arrive en deuxième position dans l’Union européenne derrière l’Allemagne. Toutefois, on est encore loin des objectifs fixés par Bruxelles pour 2020, qui visent, entre autres, à parvenir à une part de 20 % de renouvelables dans le bouquet énergétique de l’Union.

Une autre échéance est fixée, en 2010 celle-là : elle concerne les renouvelables dans la production d’électricité, et fixe à la France une part de 21 %. D’ores et déjà inaccessible, cet objectif est repoussé à 2013. Et pour y parvenir, il faut commencer par inverser la tendance : par rapport aux années 1990, la proportion d’électricité verte dans la production totale d’électricité a reculé !

Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. D’abord, la progression de la consommation d’électricité a été supérieure à l’augmentation des capacités de production d’énergie « verte ». Ensuite, le système hydroélectrique français constitue une véritable richesse, mais il a ses faiblesses. En 2007, il a fourni 88 % de l’électricité d’origine renouvelable (contre 6 % pour l’éolien, 2,5 % pour les déchets urbains, 2,2 % pour le bois et 0,8 % pour le biogaz et le photovoltaïque). Mais lorsque la pluviométrie est faible et que le niveau des retenues d’eau des barrages est bas, la production baisse. Ainsi, de 2002 à 2005, les turbines des barrages ont été moins mises à contribution.

Un virage amorcé Lire la suite

Dordogne : j’ai planté une éolienne dans mon jardin

Le Figaro, Camille Peyrache, le  8 septembre 2008

J’ai planté une éolienne dans mon jardin

Les petites éoliennes attirent de plus en plus les particuliers. Par souci écologique mais aussi pour réduire leur facture électrique, ils sont nombreux à se lancer dans l’aventure. A 86 ans, Robert Laurent est un retraité passionné par les énergies renouvelables. Il y a trois ans, il a fait installer une éolienne de 24 mètres sur le terrain d’une vieille ferme en Dordogne qu’il occupe depuis 1981. Pour un investissement total de 17 000 euros, comprenant le coût de l’éolienne et les travaux d’installation, il a bénéficié d’un crédit d’impôt de 3200 euros. Son éolienne d’une puissance de 1,3 KW alimente sa propriété qui fonctionne en tout électrique.

Installer une éolienne dans son jardin

Comme lui, de nombreux particuliers s’intéressent à l’éolien. «Nous avons énormément de demandes», confie Olivier Krug, le fondateur et gérant de Krug Sarl, une société spécialisée dans la vente et l’installation de petites éoliennes voit son chiffre d’affaires augmenter de 40% chaque année. Le coût total de l’installation d’une petite éolienne varie en fonction de la puissance du générateur et des travaux d’ancrage. Ainsi, pour une éolienne d’une puissance de 2kW sur un mât de 12 mètres, il faut investir entre 15 000 à 20 000 euros. En fonction de son exposition au vent, elle pourra produite entre 30 à 50% de la consommation annuelle d’électricité d’un foyer de quatre personnes soit environ 5000 Kw selon l’Ademe. «Cependant, prévient Olivier Krug, l’achat d’une éolienne ne se fait pas comme celui d’une piscine. Il y a de nombreux éléments à prendre en compte pour réaliser une installation performante.» L’élément le plus important est évidemment le vent. Certaines régions bénéficient de vents réguliers et forts, comme le long des côtes, la vallée du Rhône ou dans des sites de moyennes altitudes, d’autres n’ont pas de potentiel comme le nord-est de la France. «Il faut que le gisement de vent soit suffisant pour être exploitable, confirme Olivier Krug. La plupart des zones urbaines ou semi-urbaines ne sont, par exemple, pas propices à l’installation d’éoliennes au risque de décevoir les habitants de la région parisienne. Pour être certain du potentiel, il faut réaliser une étude de vents, ce que trop peu d’installateurs font aujourd’hui.»

Les vents réguliers se situent en hauteur

Ensuite, il faut disposer d’un environnement dégagé. Lire la suite

Eolien : lancement du réseau CLEO à Lyon le 16 septembre

Pour signer le manifeste pour l’éolien ici

Lancement du réseau des Collectivités Locales Eoliennes (Cleo) á Lyon, le 16 septembre 2008

9H30 Accueil – Inscriptions

Ouverture par Claude Turmes, député européen, rapporteur de la Directive sur la promotion des énergies renouvelables

10H00 Témoignages ; retours d’expériences

Retours d’expériences sur la concertation à mener en amont des projets ; impact touristique des parcs éoliens,

Création d’une Zone de Développement Eolien (ZDE) : quel périmètre pour le porteur de projet ? Comment assurer une cohérence territoriale ?

Raccordement au réseau : contraintes et perspectives,

Taxe professionnelle : un facteur de développement de l’éolien ; réformes à proposer sur un mode de calcul complexe et controversé,

– Une étude d’impact de qualité pour s’assurer d’une bonne intégration paysagère : éviter les recours, gérer l’interaction entre les parcs, les nuisances du balisage nocturne…

Les intervenants :

– Alain Cabanes, Communauté de Communes du Haut-Vivarais

– Jean Siret, Maire de Roquetaillade

Jean-Louis Mionnet, Breteuil sur Noye

– Paul Neau, Abies (bureau d’études indépendant)•

– Un représentant du Réseau de Transport Electricité (RTE)

Des échanges avec les participants seront prévus au fil des interventions Lire la suite

VALOREM à Bègles : du pétrole au vent

Sud-Ouest, Gilles Guitton, le 4 septembre 2008

BEGLES La société Valorem, spécialisée dans l’éolien, inaugure la reconversion du centre de recherches d’Esso-Rep en « pôle d’intelligence environnementale »

Les chercheurs de gisements de vent, de soleil et de vagues succèdent à Bègles aux chercheurs de pétrole. Aujourd’hui, la société Valorem inaugure son nouveau siège social, dans 1 500 m2 réaménagés par elle du bâtiment central de l’ancien centre de recherches d’Esso de la rue Ferdinand-Buisson.

« Le site passe de l’énergie du XXe siècle à celles du XXIe siècle. C’est symbolique », commente Jean-Yves Grandidier, le président de Valorem. Pas fâché de quitter les bureaux exigus de l’avenue Leclerc pour cet « environnement luxueux ». Il va abriter le nouveau développement de cette société qui était « un des quatre pionniers français de l’éolien », et passe à la vitesse supérieur depuis 2007. En surfant sur la crise pétrolière et le développement récent d’un vrai marché des énergies « vertes ».

Pour Noël Mamère (Verts), le maire de Bègles, cette installation est la première pierre « d’un dossier majeur pour l’avenir économique de la ville ». Celui de la création dans ce quartier « historiquement industriel et artisanal », d’un « parc de l’intelligence environnementale » réunissant recherche, développement, formation etc. « On y travaille depuis des années. La fermeture par Esso était prévisible. Il n’était pas question d’abandonner 4,5 ha en plein cœur de Bègles, à la promotion immobilière », dit le maire en insistant : « Il n’a jamais été envisagé d’y faire du logement. »

Valorem joue la « locomotive » du parc. « Très volontiers », sourit Jean-Yves Grandidier, bien que la situation juridique du site soit encore incertaine. Lire la suite

Eoliennes : polémique

France 2, journal de 13h, 31 août 2008

Eoliennes : polémique

Vent de polémique sur le développement des éoliennes…Leurs défenseur mettent en avant les bienfaits écologiques de cette énergie renouvelable. Leurs pourfendeurs estiment qu’elles défigurent le paysage et que leur installation se fait dans l’opacité totale. Reportage dans le Pas de Calais.

A voir a : <http://jt.france2.fr/13h/>

Eoliennes / Pomemique 13h10m34s

Eolien : quel vent l’emportera ?

Localtis le 28 août 2008

Saisi par deux associations anti-éolien (Vent de Colère et Vent du Bocage), le Conseil d’Etat a, par une décision du 6 août 2008, annulé pour une irrégularité de procédure l’arrêté du 10 juillet 2006 fixant les tarifs d’achat de l’électricité éolienne. En effet, le Conseil supérieur de l’électricité et du gaz avait été consulté en lieu et place du Conseil supérieur de l’énergie, dont l’installation le 13 juin 2006 (soit antérieurement à la publication de l’arrêté attaqué) a eu pour effet d’abroger le décret du 17 mai 1946 modifié relatif précisément au Conseil supérieur de l’électricité et du gaz.

La loi du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité (art. 10) prévoit que les installations qui utilisent des énergies renouvelables peuvent bénéficier de l’obligation d’achat, par EDF ou les distributeurs non nationalisés, de l’électricité qu’elles produisent. Chaque filière fait l’objet d’un arrêté tarifaire spécifique pris par les ministres chargés de l’Economie et de l’Energie, après avis du Conseil supérieur de l’énergie et de la Commission de régulation de l’énergie. Les arrêtés tarifaires initiaux ont été pris en 2001, 2002 et 2003 et de nouvelles conditions d’achat de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables ont été définies en 2006 notamment pour la filière de l’énergie éolienne.

Jean Louis Butré, président de la Fédération Environnement Durable, espérait que la décision du Conseil d’Etat entraîne l’arrêt des contrats de rachat d’électricité par EDF et la suspension du programme de construction des éoliennes. Toutefois, tirant les conséquences de cette annulation, le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire a indiqué que les contrats d’obligation d’achat signés avec EDF et les distributeurs non nationalisés sur le fondement de l’arrêté du 10 juillet 2006 ne seront pas remis en cause et des mesures devraient être rapidement prises pour les conforter.

Un nouvel arrêté reprendra sur le fond les termes de l’arrêté du 10 juillet 2006, Lire la suite

La Réunion, pionnière en matière d’énergies renouvelables

Témoignages, lundi 25 août 2008, Sophie Périabe

Le développement des énergies renouvelables : une garantie pour les générations futures

Après avoir visité le chantier de la Route des Tamarins il y a deux semaines, les élus, responsables de section et membres du secrétariat du PCR se sont arrêtés samedi dernier au Port et à Sainte Suzanne. Ainsi, chacun a pu se rendre compte de ce qui se faisait à la Réunion en matière d’énergie, et notamment en terme d’énergie renouvelable : ferme photovoltaïque, ferme éolienne, méthanisation, étaient au programme de la journée.

Cette journée sur le terrain s’inscrit dans le cadre du séminaire organisé par le parti afin de préparer son projet qui sera présenté aux militants en fin d’année. « En effet, nous avons déjà commencé à travailler sur le projet du parti lors de plusieurs séminaires. Et en plus de nos batailles immédiates qui consistent à défendre les intérêts des plus pauvres, des plus démunis, nous devons aussi réfléchir aux projets d’avenir : quels projets d’avenir pour la Réunion ? Comment répondre aux problèmes de déplacement, de gestion des déchets, d’énergie renouvelable, des TIC, etc. ? » explique Elie Hoarau. En parallèle des débats en ateliers, il était aussi important, pour le parti, d’effectuer des visites de terrain.

Un exemple à suivre, le Port, ville solaire Lire la suite

100 euros d’impôts par personne pour développer l’éolien

Le Figaro, 15 août 2008, Perrine Créquy

L’électricité issue du vent pourrait s’avérer coûteuse pour le contribuable. L’Institut Montaigne montre dans sa dernière étude que la réalisation des objectifs de développement de l’éolien fixé lors du Grenelle de l’environnement pourrait se traduire par un surcoût d’1 milliard d’euro par an d’ici à 2020, voire de 2,5 milliards d’euros par avant après cette date.

L’Institut Montaigne a calculé que le coût annuel complet de l’éolien s’établit à 163 euro par kilowatt, si la puissance installée reste inférieure à 10 GW. Il précise de ce coût atteint 275 euros par kilowatt si les éoliennes sont installées en mer plutôt que sur une surface terrestre. Face à ces dépenses, le développement de l’énergie éolienne génèrerait 87 euros par kilowatt d’économies.

Vincent Le Biez, l’auteur de l’étude, estime que «tant que l’éolien est peu développé, ce surcoût est faible et donc aisément supportable par l’opérateur historique. Cependant, nul doute qu’in fine, il se retrouvera sur la facture d’électricité du consommateur». Il évalue ce surcoût à 100 euros par an et par foyer, si les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement sont atteints. Lire la suite

L’éolien à nouveau dans la tourmente

Actu Environnement le 20 août 2008

L’éolien à nouveau dans la tourmente avec l’annulation du décret fixant les tarifs de rachat

Après la publication de l’étude de l’institut Montaigne et le projet de classement des éoliennes en ICPE, le secteur de l’éolien est à nouveau chahuté suite à l’annulation par le Conseil d’Etat du décret fixant les tarifs de rachat de l’électricité.

Dans une décision rendue publique le 6 août dernier, le Conseil d’Etat a annulé le décret fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les éoliennes. Cette décision fait suite à une plainte déposée par l’association Vent du Bocage et se base sur un vice de procédure lors de la rédaction du texte. Le motif de cette annulation est en effet la consultation du conseil supérieur de l’électricité et du gaz en lieu et place du conseil supérieur de l’énergie.

Résultat, les projets de parcs éoliens qui devaient prochainement prendre forme sont suspendus, aucun contrat ne pouvant être signés, ce qui satisfait Jean-Louis Butré, président de l’association Vent du Bocage Lire la suite

Les collectivités pro-éoliennes s’organisent

L’éolien a récemment connu quelques vents descendants. Mais cette énergie renouvelable pourrait trouver des alliés du côté des collectivités locales, qui comptent s’organiser dès septembre en faveur des aérogénérateurs, afin de discuter bonnes pratiques et réfuter les arguments anti-éoliens.

 Défendre le point de vue d’un développement maîtrisé et concerté de l’éolien, s’assurer de la qualité des projets éoliens, argumenter dans les débats locaux, et faire des retours d’expérience sur les parcs existants… Dans un communiqué du vendredi 1er août, l’Association de collectivités et de professionnels concernés par la gestion des déchets, les réseaux de chaleur et la gestion locale de l’énergie (Amorce) décrit les principaux objectifs d’un futur réseau des Collectivités locales éoliennes (Cléo), qui se réunira le 16 septembre prochain à Lyon. Lire la suite