Grenelle de l’environnement : le bilan critique de Nicolas Hulot

lesechos.fr, Julie Chaveau, le 28 mai 2010

Grenelle de l’environnement : le bilan critique de Nicolas Hulot

La fondation Nicolas Hulot a publié un premier bilan à la fois positif et critique du Grenelle de l’environnement. Pour l’avenir, elle demande des moyens supplémentaires et souhaite élargir le débat à la politique agricole commune.

Il a pris le temps de la réflexion. Deux semaines après le vote par l’Assemblée du projet de loi Grenelle de l’environnement, Nicolas Hulot, président de la Fondation pour la nature et l’homme, est sorti du silence. Dans une tribune intitulée « Grenelle, merci et encore ! », et publiée dans « Le Figaro », l’animateur délivre une sorte de satisfecit au gouvernement, immédiatement modéré par des critiques sur ceux qui « s’obstinent à opposer les questions sociales, économiques et écologiques ». Simultanément, sa fondation a publié hier un premier bilan des engagements pris dans le cadre du Grenelle, assorti de propositions.

· Bâtiment et énergie.

Si les mesures en faveur du bâtiment sont les plus connues (relèvement des normes de construction dans le neuf, prêts à taux zéro), la Fondation considère que les moyens mis en oeuvre pour accompagner la rénovation thermique des logements anciens sont « limités ». Il préconise la création d’un éco-prêt à taux zéro spécifique pour les propriétaires modestes qui réaliseront des travaux d’isolation, leur permettant de ne rembourser que ce qu’ils auront économisé sur leur facture énergétique. Les experts de la fondation insistent également sur la nécessité de fixer, dès maintenant dans la loi, l’objectif de rendre obligatoire à partir de 2015 la rénovation d’un logement quand il est vendu. L’ONG demande par ailleurs l’annualisation du malus sur les véhicules dont les émissions de CO2 dépassent 130 grammes de CO2 à partir du 1 er janvier prochain.

· Biodiversité.

Si l’inscription de la « trame verte et bleue » (des corridors de nature) dans la loi est jugée positive, le rapport souligne qu’il manque toujours les plans d’action et des outils juridiques pour la mettre en place. En plein débat sur les niches fiscales, la fondation estime qu’il n’existe pas d’instrument économique pour inciter les collectivités locales à préserver la biodiversité alors que le système fiscal actuel pousse plutôt les élus à construire pour dégager des redevances locales nouvelles. Elle dénonce par ailleurs la manière dont le gouvernement a organisé la création de la future agence de la nature par le simple rapprochement de trois organismes publics spécialisés dans la protection des espaces protégés. « Un regroupement pourrait mener à des réductions de moyens dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, alors qu’au contraire il faudrait renforcer leurs moyens. Il y a là un vrai déficit de concertation », souligne le rapport.

· Gouvernance.

Le gouvernement a créé le Comité national du développement durable et du Grenelle de l’environnement. Composé de 80 personnes (dont 11 femmes), de représentants des élus, du patronat, des syndicats des ONG et des associations, il sera chargé de Lire la suite

Colombie : Antanas Mockus, le candidat du Parti vert, pourrait créer la surprise à l’élection présidentielle du 30 mai

lemonde.fr, Marie Delcas, le 25 mai 2010

La bonne formule du professeur Mockus

Antanas Mockus, le candidat du Parti vert, pourrait créer la surprise à l’élection présidentielle du 30 mai – ici, le 23 mai à Bogota durant sa campagne.

Des centaines de jeunes en tee-shirt vert se sont réunis ce dimanche sur la place de Lourdes, dans le centre de Bogota. Ils brandissent joyeusement tournesols et crayons, réclament « moins de corruption, plus d’éducation ». Sur l’estrade, Antanas Mockus, candidat à l’élection présidentielle colombienne, dirige d’un ton paisible un meeting aux

La petite foule dit sa fatigue de la violence, son refus des magouilles politiciennes, sa confiance dans un pays plus juste, plus honnête, plus vert et moins machiste, bref meilleur. Les manifestants scandent : « Si podemos », la version colombienne du « yes we can » de Barack Obama. Tous sont d’accord : leur candidat, Antanas Mockus, est « le seul homme politique honnête ».

Dans une Colombie que l’on croyait solidement ancrée à droite, la percée du mathématicien excentrique a pris tout le monde par surprise. En deux mois, le candidat du Parti vert est passé de 5 % à 35 % des intentions de vote. Sur Facebook, c’est l’effervescence : les partisans d’Antanas Mockus sont plus de 600 000. Ils rêvent d’une victoire dès le premier tour, dimanche 30 mai.

« Plus la situation est sérieuse, plus je suis calme », affirme le candidat. L’outsider qui incarne l’antipolitique n’a rien d’un nouveau venu pour les 44 millions de Colombiens. Ex-recteur de l’Université nationale, il a été deux fois maire de Bogota. Et il en est à sa troisième campagne présidentielle. Mais Aurelijus Rutenis Antanas Mockus Sivickas reste un politique atypique.

Né de parents lituaniens dans un pays qui compte peu d’immigrés, il est candidat d’un Parti vert peu écologique. Avec ses 58 ans et un début de maladie de Parkinson, il est particulièrement populaire chez les jeunes. « Le Prof » leur promet de faire respecter la loi et d’augmenter les impôts. C’est dire si le populisme n’est pas son fort. Le marketing politique non plus.

Entre amis ou en direct à la télévision, Antanas Mockus pèse chacun de ses mots, hésite, réfléchit, s’excuse de son erreur et réfléchit encore. Son collier de barbe démodé, son discours abscons, ses rectifications désoleraient son conseiller en image, s’il en avait un. Mais Antanas Mockus incarne l’espoir du changement. « Et la promesse d’un saut dans l’inconnu », ne manquent pas de dire ses détracteurs.

Un demi-siècle de conflit armé et les dérives d’une guérilla marxiste embarbouillée de cocaïne pèsent sur la politique colombienne. Après huit ans de pouvoir, Alvaro Uribe et sa politique sécuritaire restent très populaires. L’actuel président, non-candidat, est crédité de plus de 70 % d’opinions favorables. Tout laissait croire à une victoire facile de son ex-ministre de la défense et héritier autoproclamé, Juan Manuel Santos. « Personne ne conteste les mérites d’Alvaro Uribe en matière de sécurité, mais les électeurs veulent se démarquer des affaires et des scandales qui ont entaché son gouvernement », explique l’analyste politique Ricardo Garcia.

« Je ne suis pas un tendre », pointe Antanas Mockus, qui a pourtant la larme facile. Il approuve la lutte engagée contre les rebelles et s’agace de la complaisance d’une certaine gauche européenne envers la lutte armée. « Le romantisme révolutionnaire n’est pas une excuse, c’est Lire la suite

Infos vélorution Bordeaux : Rassemblement Vélocité le 27 mai, picnic écomobilité le 6 juin, vélorution spéciale françafrique le 17 juin

Vélorution Bordeaux, communiqué, mai 2010

Plusieurs infos sur des dates à venir :

– JEUDI 27 MAI : Vélocité organise un rassemblement à 18 à Gambetta pour revendiquer l’installation de places de stationnement pour les bicyclettes http://gironde.demosphere.eu/node/219 

– DIMANCHE 6 JUIN : Picnic écomobilité organisé par plein de gens (PUMA, TACA…) sur la rive droite, dans la prairie des angéliques : http://gironde.demosphere.eu/node/130

– JEUDI 17 JUIN : Prochaine vélorution sur le thème de la françafrique, rendez-vous à 18h devant la mairie. Vélorution organisée avec Survie Gironde (http://surviegironde.blogspot.com/)

réunion de préparation de cette vélorution le MERCREDI 9 JUIN à 18h30 au local de Récup’r, 4 rue des terres de Bordes (c’est la rue derrière la sortie Belcier de la gare, côté Garonne)

– 1, 2, 3, 4 JUILLET : Vélorution universelle de Paris : Cet évènement s’annonce terrible ! Si vous souhaitez faire un départ groupé (avec ou sans vélo), vous retrouver là-bas ou négocier un tarif spécifique pour le transport…, n’hésitez pas à Lire la suite

Associations – Accéder aux fonds européens : pourquoi pas vous ?

avise.org, site, mai 2010

Accéder aux fonds européens : pourquoi pas vous ?

L’Avise vient de publier « Associations et fonds européens : comment gérer et financer votre projet ? ». Véritable kit méthodologique, cet ouvrage vous guide pas à pas dans le montage et suivi de projets financés par des fonds européens.

Comment passer de l’idée au projet ? Du choix du programme à la constitution du dossier ? De la mise en œuvre au bilan final ? Le kit se compose d’un cahier méthodologique, d’une trentaine d’outils pratiques sur CD-Rom (enrichis et mis à jour régulièrement sur www.avise.org) et d’un service d’e-renseignements pour vous permettre de faire appel à l’expertise de l’Avise à tout moment dans la mise en œuvre de votre projet.

Ce kit s’adresse aux structures de l’économie sociale et solidaire ainsi qu’aux collectivités territoriales, réseaux, mutuelles, fondations qui les accompagnent dans la mobilisation de fonds européens.

Connaître les financements disponibles

Le kit « Associations et fonds européens » vous informe sur le FSE [1] et, nouveauté pour cette édition, sur le FEDER [2] et le FEADER [3].

Comprendre le fonctionnement de ces Fonds ? Connaître les exigences liées à la nouvelle programmation 2007-2013 ? Evaluer l’éligibilité de votre projet ? Le kit répond à vos questions.

Optimiser vos chances de succès

« Associations et fonds européens » vous donne les clefs pour monter un projet financé par le FSE, FEDER ou FEADER.

Identifier vos partenaires financiers et opérationnels ? Formaliser et structurer votre projet ? Monter un dossier de demande de concours ? Le kit vous livre les solutions.

Assurer un suivi efficace

Le kit « Associations et fonds européens » vous donne les éléments pour gérer au mieux un projet financé par le FSE, FEDER ou FEADER.

Adapter votre suivi administratif et financier ? Vous préparer à un éventuel contrôle ? Rédiger votre bilan final d’exécution ? Le kit vous aide dans la gestion de votre projet dans la durée.

Réalisée avec le soutien de Lire la suite

Bio : la demande et la production augmentent, les importations aussi

terra-eco.info, Thibaut Schepman, le 25 mai 2010

Bio : la demande et la production augmentent, les importations aussi

Malgré la crise, les Français ont acheté beaucoup plus de bio l’an dernier. Et de plus en plus d’agriculteurs se sont lancés dans l’agriculture verte. Mais la filière reste loin des objectifs du Grenelle et beaucoup de produits doivent encore être importés.

3 milliards d’euros. C’est le poids du marché français du bio en 2009. Presque deux fois mieux qu’en 2005 et 19% de plus qu’en 2008. En temps de crise et de diminution du pouvoir d’achat, la hausse de la demande pour ces produits réputés (trop) chers est une bonne surprise. Le bonheur est dans le pré bio ? Pas vraiment. Car depuis plusieurs années, la France doit importer une bonne partie – environ 30% – de ses denrées biologiques. De quoi aggraver leur bilan carbone et diminuer l’intérêt même de produire en bio. Et cette tendance s’aggrave cette année : les importations représentent plus de 38% des produits bio consommés en 2009. Pire, 40% de ces importations concernent des « produits pour lesquels la France a une forte vocation naturelle mais manque de volume », selon les chiffres de l’Agence bio, qui vient de publier son dernier rapport.

Pour s’approvisionner en aliments verts, la France importe en effet 25% de son lait, 30% de sa charcuterie ou encore 65% de ses fruits et légumes labellisés, alors qu’elle pourrait en produire une bonne partie. « La demande a crû plus rapidement que l’offre en raison de la durée de la période de conversion [des exploitations] », avance l’Agence bio. « La faiblesse de notre production n’est pas due à la lenteur de la conversion mais au manque de volonté et d’incitations politiques avant 2008 », rétorque Dominique Marion, président de la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB). D’après lui, le passage au bio dure « aussi longtemps que dans les autres pays européens », c’est-à-dire « entre trois et quatre ans selon les types de cultures ». La France paierait en fait aujourd’hui le retard accumulé entre 2003 et 2006, lorsque le nombre d’exploitations augmentait très peu voire diminuait comme en 2004.

De plus en plus de conversions au bio

Aujourd’hui, la dynamique semble repartie à la hausse. En 2009, tous les mois, 300 agriculteurs se sont engagés dans le bio. Et le nombre total d’exploitations a augmenté de 24% : du jamais vu depuis les balbutiements du secteur à la fin des années 1990. Et le nombre d’agriculteurs en conversion vers le bio s’est accru de 86% par rapport à 2008, notamment grâce aux aides de l’Etat. Dans ce contexte, L’Agence bio assure que « les achats extérieurs sont appelés à diminuer à partir de 2011 dans le secteur du lait et un peu moins vite dans le secteur des céréales et dérivés ».

Reste que l’augmentation de la production devra être très importante pour atteindre les objectifs du Grenelle premier du nom. Le texte préconise 6% de la surface agricole utilisée (SAU) consacrée au bio en 2010 et 20% en 2020. Selon Dominique Marion, l’objectif n’est pas atteignable. « Il faudrait réorienter complètement la politique agricole européenne », assure-t-il. Après la hausse historique de la production en 2009, la part du bio dans la SAU totale ne se hisse en effet aujourd’hui qu’à 2,46%. A peine quelques grains de blé dans le silo.

Sources de cet article

 Le rapport de l’Agence bio

 Pour en savoir plus sur les conversions au bio

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Dimanches 30 mai et 13 juin : A la découverte des oiseaux nicheurs de la Réserve Naturelle du Banc d’Arguin…

sepanso.org, Communiqué, le 25 mai 2010

A la découverte des oiseaux nicheurs de la Réserve Naturelle du Banc d’Arguin…

La SEPANSO propose toute l’année des sorties nature sur les Réserves Naturelles dont elle assure la gestion. Ouvertes à tous, du naturaliste en herbe au simple amoureux de la nature, celles-ci ne nécessitent aucun effort physique important et se veulent avant tout conviviales et distrayantes.

Au printemps, le Banc d’Arguin s’anime du spectacle des milliers d’oiseaux nicheurs, en particulier l’une des plus grandes colonies de Sternes caugek d’Europe. Deux sorties sont programmées pour vous permettre de les découvrir… les dimanches 30 mai et 13 juin 2010

Horaires : 10 h à 15 h – Prévoir le pique-nique – Tarif : 20 € / 15 € (demandeurs d’emploi, étudiants, – 12 ans, adhérents SEPANSO)

Chèque d’inscription à envoyer à RN du Banc d’Arguin, chemin Petit Bordes, 33260 La-Teste-de-Buch (05.56.66.45.87)

Le programme complet est consultable ici Lire la suite

Greenpeace Bordeaux : Film-débat « Déchets le cauchemar du nucléaire » au Cinéma le Festival de Bègles le jeudi 3 juin à 20h30

Greenpeace Bordeaux, Communiqué, le 25 mai 2010

Greenpeace Bordeaux : Film-débat « Déchets le cauchemar du nucléaire » au Cinéma le Festival de Bègles le jeudi 3 juin à 20h30

Film et débat animé par Greenpeace Bordeaux autour de l’exportation des déchets nucléaires français à l’étranger et notamment en Russie.

Autour du film projeté sur Arte en octobre dernier et qui a remis en lumière le dossier soulevé par Greenpeace en 2005 sur l’opacité de la gestion par EDF et Areva des déchets nucléaires extraits des centrales françaises.

Plus d’info : Lire la suite

Jeudi 27 mai à 20h à Casteljaloux – Débat citoyen – LGV Bordeaux-Toulouse – Quel transport ferroviaire voulons-nous ? et « Un débat citoyen sur l’utilité de la LGV »

Jeudi 27 mai à 20h à Casteljaloux, salle La Bartère (derrière les thermes)

Débat citoyen

LGV Bordeaux-Toulouse

Quel transport ferroviaire voulons-nous ?

Avec des représentants de RFF, la CCI, la chambre des métiers, des élus (conseillers généraux, maires, députés), de nombreuses associations…

(pour un covoiturage depuis le Sud-Gironde, prendre contact avec les correspondants locaux de la Coordination)

http://www.sudouest.fr/2010/05/22/un-debat-citoyen-sur-l-utilite-de-la-lgv-98770-3651.php

sudouest.fr, le 22 mai 2010

Un débat citoyen sur l’utilité de la LGV

Alain Dewerdt, président de l’Association de sauvegarde des Landes et Coteaux de Gascogne (ASLCG) accompagné de Philippe Campana (vice-président) ont divulgué la date du « grand débat citoyen » concernant la Ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse, qui aura lieu jeudi 27 mai, à 20 heures, à la salle d’animation de La Bartère.

Le président a tout d’abord précisé que le but de ce débat n’était pas de provoquer de nouvelles adhésions (près de 900 à ce jour), mais d’informer les élus et la population pour que chacun puisse avoir un avis sur le tracé de la LGV en toute connaissance de cause.

 « Insulte à la démocratie »

De nombreux élus (conseillers généraux, maires, députés), des représentants de Réseau ferré de France (RFF), de la Chambre de commerce et d’industrie, de la Chambre de métiers, d’associations voisines (LEA environnement, TGV en Albret, TGV en Bruilhois, les chasseurs, les cheminots…), un juriste et de très nombreuses associations du département et de la région sont conviés.

Sauvegarder et défendre l’environnement naturel et économique fait partie des actions prioritaires de l’ASLCG, mais l’association s’inscrit également dans toutes les initiatives portant atteinte à la qualité de la vie dans le secteur et s’associe à tout groupement menant les mêmes actions en France et en Europe.

Chacun pourra s’exprimer

Concernant la LGV, la position de l’ASLCG est connue : la LGV serait inutile, ruineuse, dévastatrice pour l’environnement, ne serait plus adaptée à l’économie d’aujourd’hui où les chefs des petites et moyennes entreprises utilisent l’ADSL et les vidéoconférences sans se déplacer. L’association estime également que la LGV est « une insulte à la démocratie », car réalisée sa concertation réelle. L’ASLCG est pour la LHP (ligne à haute performance sur les voies existantes), plus économique selon elle, qui permettrait de développer utilement le réseau TER (trains express régionaux).

Le 27 mai, à Casteljaloux, chacun pourra s’exprimer, de « Réseau ferré de France au citoyen lambda », en passant par les élus que l’association compte bien sensibiliser.

Jean-Claude Guénin, présent à la conférence de presse, assistera également à la réunion. Le premier édile casteljalousain est favorable à ce débat. Il estime qu’une expertise contradictoire permettrait de se faire une idée précise et avoir une opinion personnelle sur le projet actuel de la LGV.

Pour l’association, « il faut que les décideurs prennent en considération les réactions et les remarques de la population, car ce sont tous les habitants du Lot-et-Garonne qui sont concernés » (plus de 300 euros par personne, enfants compris). Car si le débat public est clos, il n’est pas question de ne plus s’exprimer et le 27 mai, toutes les idées seront représentées pour que de la discussion jaillisse la lumière.

Rencontre – Quel climat pour les associations en Aquitaine ? – Samedi 29 mai de 14h00 à 19h00 à Cap Sciences à Bordeaux

Collectif Gironde Copenhague 09, communiqué, 21 mai 2010

Rencontre – Quel climat pour les associations en Aquitaine ?

Samedi 29 mai de 14h00 à 19h00 à Cap Sciences à Bordeaux

Depuis quelques années nous avions le sentiment d’une prise de conscience progressive des crises émergeantes, qu’elles soient climatique, écologique, énergétique… : Une vérité qui dérange d’Al Gore, le rapport Stern, le Nobel au GIEC, 750 000 signataires du pacte écologique de Nicolas Hulot, création d’un grand ministère du développement durable, Grenelle de l’environnement, score de 20 % pour l’écologie politique aux européennes, tempêtes Martin, Lhotar, Klaus, Xynthia…

Mais réduire dans des proportions conséquentes notre production de CO2 et donner les moyens aux pays du sud de le faire, impliquent un changement radical et rapide de notre mode de production et de consommation. L’échec de Copenhague est le révélateur de l’incapacité des lobbies économiques de changer le mode de production. Cet échec a donné le signal d’une contre offensive caractérisée par la montée en puissance du climato-scepticisme et le reflux de la prise de conscience des conséquences prévisibles. Les lobbies reproduisent efficacement la stratégie utilisée pour le tabac ou l’amiante : semer le doute pour gagner (perdre ?) du temps.

Ce doute permet de justifier le refus de certain de nos concitoyens de réduire l’empreinte écologique de leur consommation. Ils trouvent là les arguments qui justifient leur immobilisme : les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux, le GIEC est incompétent… Il y a convergence d’intérêts entre lobbies et hyper-consommateurs.

Nous n’avons rien à attendre des entreprises et des élus paralysés par des logiques courtermistes. Seul un mouvement de fond de la société pourra leur imposer démocratiquement et pacifiquement les indispensables réformes qui traiteront les causes profondes de ces crises, aux effets désastreux tant sur le plan écologique que social.

Les associations, qui ont été très présentes à Copenhague et partout sur la planète pour mettre la pression sur les négociateurs, rassemblent les citoyens les plus sensibilisés à ces enjeux. Elles vont avoir un rôle déterminant à jouer. Elles doivent devenir l’aiguillon qui remet la société en mouvement, et faire évoluer notre démocratie pour que le citoyen y trouve une vraie place. La solution ne sera pas scientifique et bureaucratique, elle sera humaine. Seules les associations peuvent aujourd’hui permettre cette révolution. Leur pluralité sera le garant de la qualité de la réflexion et de l’action.

Objectifs de la rencontre  :

– produire notre bilan de Copenhague

– présenter et échanger sur Lire la suite

Chantal Jouanno : « Il faut maintenant un Grenelle 3 »

lemonde.fr, Propos recueillis par Gaëlle Dupont et Pierre Jaxel-Truer, le 19 mai 2010

Chantal Jouanno : « Il faut maintenant un Grenelle 3 »

Chantal Jouanno, 41 ans, est secrétaire d’Etat à l’écologie depuis janvier 2009, après avoir été la conseillère de Nicolas Sarkozy pour le développement durable. Appréciée des écologistes, elle a défendu, avec le ministre de l’écologie Jean-Louis Borloo, la loi Grenelle 2 à l’Assemblée nationale, prenant position contre son propre camp sur certains dossiers.

La loi Grenelle 2 a été adoptée par l’Assemblée nationale le 11 mai. L’opposition vous reproche des « reculs »…

Il ne faut pas tomber dans la caricature. La loi n’est pas en recul par rapport à l’existant, c’est une avancée énorme. Le problème de l’écologie, c’est qu’on ne la juge que sur des symboles : les OGM, les pesticides, la taxe carbone… Avec Jean-Louis Borloo, nous demandons à être jugés sur les résultats, le nombre d’éoliennes implantées, le nombre de produits phytosanitaires retirés du marché… Maintenant, la balle est dans notre camp. A nous de mettre en œuvre le Grenelle sur le terrain. Le drame français, c’est qu’on croit que quand on a voté une loi, la messe est dite. Au contraire, tout commence maintenant. Il faut que les élus se saisissent du Grenelle. C’est pour ça que je vais reprendre mon tour de France pour aller « vendre » le Grenelle sur le terrain.

Etes-vous satisfaite, ou déçue, du texte adopté ?

On ne peut pas dire que c’est 100 % de ce qu’on voulait. C’est normal, c’est la démocratie. Mais le bilan global est positif. Avec les dispositions sur le bâtiment, la biodiversité, l’agriculture, l’eau, les risques, on a de quoi avancer. Sur certains sujets, on aurait pu aller plus loin, c’est vrai. J’ai toujours été réservée sur l’application du régime des installations classées pour la protection de l’environnement aux éoliennes, car ce ne sont pas des installations à risque. J’étais favorable à la possibilité d’expérimenter des péages urbains. Sur l’étiquetage environnemental, on aurait pu passer toute de suite à l’obligation sur certains produits.

Le contexte économique et politique n’est-il pas devenu défavorable aux ambitions écologiques ?

Ce sera moins simple qu’avant la conférence de Copenhague sur le climat . A l’époque tout était « vert », il n’y avait pas une voix discordante. Cela ne pouvait pas durer. Je ne suis pas favorable au consensus absolu sur l’écologie, car seules les modes sont consensuelles. Heureusement qu’il n’y a pas une pensée unique sur le sujet, sinon on entrerait dans une dictature technocratique. L’écologie doit rester un sujet politique, qui questionne notre organisation de la société.

En 2007, Nicolas Sarkozy parlait de « New Deal », l’écologie devait être placée au cœur de toutes les politiques publiques. Cette ambition a-t-elle été abandonnée ?

Certainement pas par le président de la République, qui a Lire la suite

Simon Charbonneau : Le prix de la démesure

Simon Charbonneau, mai 2010

A propos de la crise – Le prix de la démesure

La cigale ayant chanté tout l’été ……… Il semble que La Fontaine ait anticipé la crise actuelle qui frappe les économies des pays surdéveloppés dont les peuples ont vécu depuis près de cinquante ans au-dessus de leurs moyens en tirant toujours plus de chèques sans provision sur l’avenir tout en provoquant une empreinte écologique démesurée. Et aujourd’hui, ce qui est en train de se passer démontre que nous nous heurtons aux limites socio-économiques d’un système fondé sur l’utopie d’une croissance éternelle. Le cas de la Grèce est certes révélateur, mais il ne fait qu’illustrer la situation des autres pays de la zone euro, comme l’ont bien compris les dirigeants pompiers de la crise. Car, par delà la spéculation financière, la question des causes économiques structurelles qui en sont à l’origine est rarement posée.

Dans le cas de la Grèce, ce sont les dépenses pharaoniques engagées par ce pays pour les jeux olympiques (9 milliards d’euros selon un article du Figaro) aggravées par un énorme budget militaire causé par le vieux contentieux avec la Turquie. D’où un déficit public important (23 milliards d’euros) entraînant un endettement insupportable pour un petit pays. Mais d’autres pays européens sont aussi concernés par de tels déficits comme l’Angleterre (179 milliards) qui était jadis montré en exemple pour l’efficacité de son économie, suivie par la France (144 milliards). A l’origine de tels déficits, il y a souvent des programmes technologiques d’infrastructures de transport (autoroutes, LGV etc…), ou de grands aménagements urbains (Grand Paris et métropoles régionales) fondés sur l’idéologie de la performance qui, dans le cas d’un pays comme la France, sont aggravés par un budget militaire surdimensionné (force de frappe avec le laser mégajoule du CEA et présence dans plusieurs régions du monde). L’Europe, elle-même, a encouragé cet endettement par l’intervention des fonds structurels (FEDER, Fond de Cohésion) destinés à faire rattraper leur retard économique à un certain nombre de pays du sud comme l’Espagne et le Portugal. Elle est aussi engagée dans le financement du projet ITER, fondé sur l’utopie techno-scientifique d’une production d’énergie inépuisable, dont le budget a récemment explosé (15 milliards d’euros).

Cet endettement public se combine avec un endettement privé des ménages piégés par la surconsommation, mais également des entreprises auprès des banques d’affaires qui, elles mêmes, sont obligées d’emprunter auprès d’autres banques. De là résulte une pyramide de dettes fondée sur de l’argent virtuel et dont la solidité repose sur la confiance dans l’avenir, une croyance collective qui peut parfaitement s’effondrer d’un jour à l’autre, comme l’a parfaitement montré la crise des subprimes aux Etats-Unis en 2008. Pour alimenter cette confiance ébranlée par la défiance croissante des opinions en l’avenir, contrairement à la période des trente glorieuses, les Etats sont alors obligés d’injecter massivement d’énormes sommes d’argent (750 milliards d’euros alimentant un Fond Européen) pour pérenniser le système. Or en agissant ainsi, les Etats s’endettent bien sûr un plus pour alimenter une croissance  de plus en hypothétique. Le cercle vicieux est alors complètement bouclé par une accumulation les dettes au fil des ans pouvant provoquer un effondrement économique comme celui de Dubaï dont la tour inachevée de 1 km en est le symbole. C’est ainsi que la cigale se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue !

A l’origine de cette situation pourtant prévisible, il y a la course à l’investissement, tant privé que public qui est au cœur de l’idéologie de la croissance. Alors que les dépenses de fonctionnement sont toujours Lire la suite

Crise écologique, énergétique et crise de civilisation sont étroitement liées

La MNE développe depuis juillet 2007 un projet de « mobilisation des associations environnementales d’Aquitaine ». Nous avons travaillé sur l’analyse qui guide ce projet. Il s’agit d’une position à un moment donné. Elle a vocation à être mise en débat et à évoluer dans le cadre d’une « démocratie participative écologique » à inventer.

La crise écologique : conséquences prévisibles et enjeu

Si l’on prolonge la courbe d’évolution de la température annuelle moyenne en France, nous arrivons d’ici 2100 à une augmentation d’environ 5°. Cinq degrés, en moins cette fois ci, c’est la température qui nous sépare de la dernière glaciation il y a 20 000 ans (un niveau des mers inférieur de 100 m, une agriculture impossible du fait des sols gelés, une population « française » de quelques dizaines de milliers de chasseurs de rennes…).

Les indicateurs environnementaux (réchauffement climatique, biodiversité, pollutions, ressources naturelles non renouvelables…) passent les uns après les autres au rouge. Au delà des conséquences environnementales, sociales et économiques prévisibles (catastrophes climatiques, réduction de la production agricole, pénurie d’eau potable, élévation du niveau des mers, afflux de réfugiés climatiques….) nous savons que les effets cumulés de changements continus dans l’environnement peuvent atteindre des seuils qui se traduisent par des changements brutaux et irréversibles.

Cette idée de point de basculement Lire la suite

Pic-Nic écomobilité le 6 juin à 12h30 sur les quais de Queyries à Bordeaux

velo-cite.org, communiqué, le 9 mai 2010

Une seule adresse pour le 6 juin ! Les quais à Bordeaux!

Vélo-Cité fête ses trente ans, + un pic-nic écomobilité piloté par le PUMA (Pôle Urbain des Mobilités Alternatives) et d’autres associations + la Fête du Vélo avec 7 concentrations sur les quais.

Participez à cette grande manifestation ! de nombreuses associations présentes.

A la suite de l’exposition photographique « Vélo-Cité a 30 ans », exposée tout le mois d’avril, sur les Grilles du Jardin Public de Bordeaux, Vélo-Cité poursuit les invitations festives et continue de fêter ses trente ans d’existence pour La Fête du Vélo édition 2010.

Toujours sous son label « Vélo-Cité a 30 ans », l’association organise le Dimanche 6 Juin, en collaboration avec d’autres associations d’écomobilité de Bordeaux et de la CUB : « PUMA » , « Autocool » , « AIR » , »Mille Pattes » « TACA » , « Droits du Piéton » et « Oui au Tram », un grand rassemblement écomobile pour tous avec stands et animations d’une rive à l’autre de la Garonne, une « Fête du Vélo spéciale 30 ans » et un « Grand Déjeuner sur L’Herbe » rive droite Quai de Queyries.

Des vélobus encadrés par des bénévoles de l’association partiront de 7 points de la CUB en direction des Quinconces en matinée.

Sinon, vous pouvez venir dès 10 heures, rive gauche, quai Louis 18, esplanade face aux Allées de Munich. Vélo-Cité y présentera des sensibilisations et ateliers pédagogiques (atelier camion « angles-morts » de la CUB, plateau de maniabilité-vélo…), mais aussi des animations culturelles et artistiques :

– des chanteurs d’opéra à vélo « Les Vélomanes » donneront trois récitals d’une rive à l’autre du fleuve, guidant la déambulation

– les auteurs du livre-BD « Les Petites Reines de Bordeaux », présents sur site, dédicaceront leur oeuvre sur le stand de Vélo-Cité.

De là, la caravane de vélocipèdes partira à 12h30 pour la rive droite, traversera le Pont de Pierre et viendra s’installer pour ce grand déjeuner champêtre sur l’herbe du Quai de Queyries au  » Parc des Angéliques » (entre les restaurants « l’Estacade » et « La Petite Gironde ») ! C’est la première fois que les associations de l’écomobilité de l’agglomération bordelaise se réunissent pour une manifestation conviviale, artistique et festive de cette ampleur. Amenez vos Lire la suite

Notre tâche centrale de survie pour les décennies à venir, en tant qu’individus et en tant qu’espèces, doit être de…

http://www.a-brest.net/rubrique62.html

a.brest.net, Christian Bucher, le 14 mai 2010

 » Notre tâche centrale de survie pour les décennies à venir, en tant qu’individus et en tant qu’espèces, doit être de faire une transition vers l’utilisation de combustibles fossiles – et pour ce faire, pacifiquement, de manière équitable, et aussi intelligemment que possible  » – Richard Heinberg

Le mouvement « Villes en Transition » provient du terme anglais : « Transition Town network ». Il est né d’une prise de conscience du pic pétrolier et du dérèglement climatique, de leurs profondes conséquences, et de l’urgence à agir localement.

Il a été développé en 2005 par les étudiants du cours de soutenabilité appliquée de l’université de Kinsale (Irlande), mais c’est en Grande-Bretagne, en septembre 2006, qu’il a été mis en œuvre la première fois dans la petite ville de Totnes.

Après avoir essaimé en Grande-Bretagne et en Irlande, le concept de transition town a fait des émules aux Etats Unis, en Nouvelle-Zélande, au Japon et au Chili. Des projets sont en gestation en France et en Italie. En Belgique aussi, Il y a aujourd’hui plus de 250 initiatives de Transition dans une quinzaine de pays (anglo-saxons pour la plupart) réunies dans le réseau de Transition (Transition Network).

En France, Bordeaux, Grenoble, Saint Quentin-en-Yvelynes, Salies-de-Béarn, Sucy-en-Brie, Trièves s’inscrivent dans la démarche, plusieurs centaines d’autres s’apprêtent à le faire…

Qu’est ce qu’une ville en transition ?

L’idée centrale des villes en transition, la résilience, est directement inspirée des écosystèmes naturels. En effet, ces derniers ont la propriété d’être stables, diversifiés, de consommer un minimum d’énergie, d’être autonomes (cycles fermés) et de ne pas produire de pollution (grâce à la forte interconnexion de ses éléments : les déchets d’un système sont utilisés par d’autres systèmes).

La spécificité des villes en transition réside dans le fait qu’elles émanent de la population et non des autorités.

Le concept a plutôt pour ambition d’assurer un rôle d’inspirateur, de facilitateur ou de coordinateur, et de fournir un « toit » commun à l’action des uns et des autres qui reconnaît les réalisations portées par d’autres (associations, Agenda 21, entreprises etc.) et s’articule complètement avec les mesures prises au niveau national ou international. C’est un cadre de travail cohérent, incitatif.

L’originalité réside aussi dans le fait que les crises sont vues comme des opportunités de changer radicalement la société actuelle.

La vision se veut optimiste. Même la question des moyens nécessaires est vécue sur un autre plan : Lire la suite

3e édition des Journées Aquitaine Nature a lieu du 19 au 23 mai. Quinze sites naturels sont à visiter en Gironde

sudouest.fr, Chantal Roman, le 13 mai 2010

Cinq jours pour découvrir la nature

La 3e édition des Journées Aquitaine Nature a lieu du 19 au 23 mai. Quinze sites naturels sont à visiter en Gironde.

Découvertes des dunes et marais d’Hourtin, la petite dernière des réserves naturelles de France, de l’étang de Cousseau, des marais de Bruges… Promenades à pied ou à vélo dans le Parc naturel des Landes de Gascogne, au parc ornithologique, sorties en bateau au banc d’Arguin, visite de la réserve naturelle de Saucats […].

La 3° édition des Journées Aquitaine Nature est proposée par le Conseil régional, du 19 au 23 mai : « Une opération qui cette année se renouvelle et s’enrichit, relève Monique de Marco, vice-présidente de la Région, chargée de l’environnement qui vient de présenter, dans un lieu symbolique, celui du parc ornithologique du Teich, la manifestation, aux côtés de Michel Daverat, conseiller régional.

Ces cinq journées, organisées sur tout le territoire régional vont en effet permettre au grand public, de découvrir, ou de redécouvrir les quatre-vingt sites naturels de l’Aquitaine, dont quinze situés sur le département de la Gironde.

Monique de Marco a justement insisté sur le travail collectif mené par le réseau Aquitaine Nature, créé en 2006-2007 fédérant tous les organismes chargés de préserver la nature. Les Journées Nature vont permettre au public d’entrer dans les secrets d’un patrimoine exceptionnel grâce à la mobilisation des gestionnaires et d’être sensibilisé à la préservation de ces écosystèmes fragiles. Pas moins de quarante animations sont proposées.

Sternes au banc d’Arguin

Cette année, parmi les initiatives, des boucles écotouristiques sont proposées, le temps d’un week-end : « Sur la Gironde, une boucle a été prévue sur le bassin d’Arcachon et le delta de la Leyre. Sur chaque site, nous proposons des visites – parc ornithologique du Teich, domaine de Certes à Audenge, centre du Graoux à Belin-Béliet – avec des étapes gourmandes et d’hébergement sous écolabel. »

Autre visite originale, celle Lire la suite

Ressourcerie de Bordeaux : Ces vélos que l’on recycle

sudouest.fr, Isabelle Castéra, le 13 mai

Ces vélos que l’on recycle

L’association Récup’R utilise des vélos destinés à être jetés pour en créer de nouveaux, et prévoit de faire la même chose pour le textile et l’électroménager.

Ils sont les chouchous des collectivités locales. Yann Perotto, Deil Toussaint et Julien Peponnet, qui ont inventé la première « Ressourcerie » bordelaise, ont bénéficié du parrainage presque affectueux d’Alain Juppé notamment. Une convention est en cours de signature avec la ville de Bordeaux, qui permettra à l’association Récup’R de bénéficier des vélos cassés, usés de la Maison du vélo pour en fabriquer de nouveaux. Afin de les vendre à bas prix.

Récup’R, donc, s’est installé rue Terres de Bordes, à Bordeaux, il y a quelques semaines. Un petit atelier de réparation de bicyclettes où l’on peut amener son vieux biclou plutôt que le jeter à la déchetterie. Car la ressourcerie c’est l’anti-déchetterie. « Une structure associative qui travaille à la réduction des déchets dans une perspective de réutilisation, de réparation et de recyclage. Voilà ce que nous sommes », assure Deil Toussaint.

Ces trois jeunes hommes travaillent depuis plusieurs mois à l’élaboration de ce projet. Quelle idée ? « Nous sommes écolos en fait, concernés par l’abus de déchets et nous voulons lutter à notre manière contre la destruction de ces déchets, simplement en limitant leur quantité, ajoute Deil. Ce concept existe depuis longtemps au Canada. Ressourcerie est d’ailleurs un mot québécois. »

Un atelier Rustine

Récup’R ne se limite pas à réparer de vieilles bécanes, pour les vendre en parfait état entre 35 et 70 euros pièce. Un technicien vélo a été embauché par l’association, qui s’occupe de la réparation des cycles en vue de la vente, en même temps, il participe à un atelier de dépannage participatif.

Chaque samedi entre 14 heures et 19 heures, les adhérents peuvent venir ici, rue Terres de Bordes afin de profiter des outils, du local et des conseils du pro, pour réparer son propre vélo. Pneu crevé, freins usés, roues voilées, autant de petits problèmes qui peuvent à la longue coûter cher au cycliste du quotidien. L’atelier Rustine œuvre aussi dans le sens de la responsabilisation de chacun vis-à-vis des objets usuels. L’atelier fonctionne vraiment bien, on vient de loin, bien au-delà des frontières du quartier de la gare. Les pièces sont également récupérées, répertoriées et mises à disposition des réparateurs.

Viser l’autonomie

« Notre projet s’il commence par les vélos, ne s’arrêtera pas à cette seule fonction. Ce n’est qu’un point de départ, ajoute Julien Peponnet. Nous comptons mettre en place à l’étage un atelier Lire la suite

Vers la sobriété heureuse : interview exclusive de Pierre Rabhi pour la sortie de son livre

femininbio.com, Anne Ghesquière, le 30 avril 2010

Vers la sobriété heureuse : interview exclusive de Pierre Rabhi pour la sortie de son livre

A l’occasion de la sortie de son nouveau livre, Vers la sobriété heureuse, Pierre Rabhi a accepté de nous rencontrer pour nous parler de ce concept enthousiasmant, qu’il applique au quotidien depuis longtemps.

AG – Comment en êtes-vous venu à développer le concept de sobriété heureuse ?

C’est pour moi une conviction ancienne. Quand en 1961, j’ai choisi de partir vivre en Ardèche, c’était déjà une démarche de sobriété. Mais je ne m’en étais pas encore rendu compte. J’agissais naturellement, et la sobriété était en fait incluse dans ma démarche de retour à la terre. C’est pour moi une conviction extrêmement profonde que de vivre simplement pour jouir de la vie et de la nature. J’ai découvert ensuite la décroissance, et ça a été un déclic. La décroissance démontre que l’on court à notre perte puisque nous voulons l’illimité alors que nous vivons dans un système limité. La Terre n’est pas extensible. Il y a donc incompatibilité entre le système et les idées que l’on veut lui appliquer. Les gens ont mal compris la décroissance et pensaient qu’il s’agissait d’un retour en arrière. Pas du tout ! Mais pour présenter l’idée sous un angle plus optimiste, j’ai pensé à la notion de « sobriété heureuse ».

AG – En quoi consiste-t-elle ?

Regardez autour de vous : les gens ne sont pas heureux, car ils veulent avoir toujours plus. C’est le système actuel qui créé cet état permanent de manque. Je pars du principe qu’avec la surabondance, nous ne sommes pas heureux. Aujourd’hui, il y a une performance à réaliser : satisfaire à nos besoins par les moyens les plus simples et les plus sains.

AG – Comment est-ce possible dans une société où nous sommes assaillis par la publicité ?

Il faut être convaincu que dans la sobriété, on trouve la libération. La sobriété est une délivrance par rapport au toujours plus. Il faut que chacun comprenne par soi-même qu’on ne peut pas atteindre la satisfaction permanente puisqu’il est fait en sorte que l’on ne soit jamais satisfait. Aujourd’hui, le superflu est immense, et déséquilibre tout. La sobriété permet de le repérer et de s’en séparer. Je pense que la décroissance est en route, il faut l’accepter et la voir comme une chance.

AG – Quelle place consacrez-vous à la nature dans la quête du bonheur ?

La nature est fondamentale dans la quête du bonheur. Quand on parle de la nature, il faut toujours penser à soi, car l’homme est un mammifère et dépend de la nature. Donc, être attentif à soi, c’est déjà découvrir la nature.

AG – C’est donc par là qu’il faut commencer ?

Disons qu’il faut au moins prendre en compte le fait que l’on comprend la nature en comprenant son corps. Le corps humain est une merveille ! Pensez aux cinq sens, à tout ce Lire la suite

James Hansen : « Nous devons fixer un prix au carbone »

terra-economica.info, Karine Le Loët, le 12 mai 2010

James Hansen : « Nous devons fixer un prix au carbone »

Interview – De passage à Paris, le climatologue de la Nasa – l’un des premiers à avoir affirmé le lien entre actions humaines et changement climatique – ne mâche pas ses mots. Reçu ce mercredi à l’Assemblée, il a confié à « Terra eco » son ras-le-bol de l’inaction politique.

Terra eco : Quelle est pour vous la meilleure façon de lutter efficacement contre le réchauffement climatique ?

James Hansen : « Tant que les énergies fossiles resteront les énergies les moins chères, nous continuerons à les brûler. Si elles sont si peu chères aujourd’hui, c’est parce qu’on ne prend pas en compte leur impact sur la société. La pollution de l’air et de l’eau tue près d’un million de personnes par an. Et qui paye la facture ? Le public évidemment. On n’oblige pas les compagnies pétrolières ou charbonnières à vous rembourser si vous êtes affecté par la pollution atmosphérique. Il faut fixer un prix au carbone. Ça n’est que justice. Et cela nous permettrait d’éliminer progressivement le recours aux énergies fossiles dans les prochaines décennies. C’est seulement ainsi que nous pourrons contenir la concentration de carbone dans l’atmosphère à 350 particules par million et que nous éviterons peut-être de franchir certains seuils critiques. Des seuils qui entraîneraient la disparition de la calotte glaciaire et l’extinction des espèces. »

Mais pour que cette taxe soit efficace, il faudrait qu’elle soit mondiale. Pensez-vous vraiment que les gouvernements de tous les pays sont prêts à l’imposer ?

« Aujourd’hui, les hommes politiques essayent de fixer des objectifs de réduction d’émission. Mais ça ne peut pas fonctionner. La Chine, l’Inde n’accepteront pas ces limites alors qu’elles sont en plein développement. En revanche, la Chine pourrait accepter un prix sur le carbone parce qu’elle ne veut pas développer une dépendance vis-à-vis des énergies fossiles, comme c’est le cas aux États-Unis. En fait, ce n’est pas si difficile. Il suffirait que la Chine, l’Europe et les États-Unis se mettent d’accord sur un prix. Ils pourraient ensuite fixer des taxes à l’importation sur les produits fabriqués à partir d’énergies fossiles pour entraîner le reste du monde. Et pour que le public accepte que les prix augmentent, il faut redistribuer un chèque vert. Ceux qui auront une petite empreinte carbone gagneront de l’argent, les autres paieront plus cher. Il n’est pas nécessaire que ça représente un sacrifice. »

Vous pensez donc qu’en tentant d’imposer des limites aux émissions, les gouvernements ne font pas ce qu’il faut ?

« Non. D’ailleurs, la plupart du temps, les mesures qu’ils prennent ne sont rien d’autre que du greenwashing. Prenez l’accord de Kyoto. Avant sa signature, la concentration de CO2 augmentait de 1,5% par an. Depuis la signature, elle augmente de 3%. Tandis que la seule réussite de Copenhague c’est de n’être pas parvenu à un accord sur les marchés d’échange de CO2 qui ne servirait à rien. »

Mais les États peuvent déjà peut-être avancer en interne. Aux États-Unis, Obama essaye de passer sa loi sur le climat par exemple…

« Je ne crois pas qu’Obama comprenne vraiment le problème. On ne peut pas lui en vouloir. Il croit ce que ses conseillers lui disent. Le problème c’est Lire la suite

« Entre-deux-Mers 2030 : quel paysage et quel urbanisme voulons-nous ? »le Jeudi 20 mai à 20h30 au Centre Culturel de Créon

MNE Bordeaux-Aquitaine, communiqué, le 12 mai 2010

Le Comité de liaison de l’Entre-deux-Mers et la Maison de la Nature et de l’Environnement Bordeaux-Aquitaine, vous invitent dans le cadre de l’Université Populaire de l’Environnement, à participer à un cycle de deux conférences-débat sur le thème de « L’Entre-deux-Mers en 2030 ».

La deuxième de ces conférences-débat publique aura lieu : « Entre-deux-Mers 2030 : quel paysage et quel urbanisme voulons-nous ? »

Avec la participation de deux architectes bordelais spécialistes de l’éco-construction

Marc Lasaygues et Olivier Lehmans

La conférence débat sera précédée de la diffusion d’un film documentaire de Matthieu Lietaert « Vivre en co-habitat »

La première conférence « La construction du paysage et de l’urbanisme dans l’Entre-deux-Mers » a eu lieu le 25 mars à Créon avec la participation de Jean-Claude Hinnewinkel, professeur honoraire de géographie de l’Université de Bordeaux 3 et François Gondran, Directeur du service départemental de l’architecture et du patrimoine de la Gironde. Elle a été précédée de la diffusion d’un film documentaire de Pierre Pommier, « La vigne de Montgirard » qui évoque la vie au fil des jours au cours de l’année 1977 à Cénac, village de l’Entre-deux-Mers à l’est de Bordeaux.

Ville et humanité

En 1800, environ 3 % de la population mondiale vivait en ville, en 1900 près de 14 % et pour une population totale de 6,4 milliard d’urbains, on table sur 70 % en 2030. Avec l’usage intensif des ressources énergétiques fossiles et suivant la formule de l’historien Lewis Mumford, le monde entier est « devenu une ville », ou plutôt, une constellation en réseau de pôles urbains démesurés. Ils forment les nœuds de l’espace économique mondialisé, avec pour finalité l’accélération permanente de la production et de la consommation de biens et de services.

Nous habitons désormais des milieux artificiels, hypersophistiqués, enveloppés d’outils, de claviers, de rues et de places, de réseaux et d’écrans qui, petit à petit, effacent de nos perceptions la présence de la nature et la consistance réelle de la planète. Les relations entre pôles urbains sont devenues aujourd’hui plus déterminantes que les relations entre ces pôles et leurs arrières pays. Cette évolution est en train de faire disparaitre les circuits économiques entre la ville centre et sa campagne périphérique.

Le cocktail que constituent : croissance démographique exponentielle, concentration urbaine, environnement techno-scientifique de plus en plus complexe et fragile, fin de l’énergie bon marché et de nombreuses ressources naturelles, incapacité à contrôler le changement climatique, incapacité à résoudre les injustices sociales (nord/sud comme nord/nord), incapacité à repenser la relation homme/nature… ne comprend-il pas les ingrédients d’une crise écologique et sociale majeure, qui assombrit très sérieusement notre avenir commun ? Pour ne citer que des exemples récents, l’analyse des causes et/ou des conséquences de la tempête Xhyntia, de l’irruption de l’Eyjafjöll ou de la marée noire dans le golf du Mexique ne révèle-t-elle pas les limites de ce modèle de développement ? L’espèce humaine ne serait-elle qu’une espèce invasive tropicale en train de détruire sa niche écologique !?

Flux et reflux des modèles d’urbanisation

Dans l’ensemble que constitue l’agglomération bordelaise, le bassin d’Arcachon, le libournais, le langonnais et le Médoc, il y a ici comme sur tous les territoires plusieurs Lire la suite

Auto-production industrielle – Fab-labs : quand chacun fabrique ce dont il a besoin

bastamag.net,  Nedjma Bouakra, le 5 mai 2010

Auto-production industrielle

Fab-labs : quand chacun fabrique ce dont il a besoin

Pour 1% de leur prix sur le marché, des objets et outils se fabriquent dans de petits ateliers industriels utilisant allègrement logiciels libres et nouvelles technologies. Les « fabuleux ateliers », ou fab-labs, ouvrent une nouvelle voie alliant hautes technologies, auto-production, récupération et recyclage. La seule condition reste votre participation.

Nul besoin de refreiner vos désirs ou de remettre à demain ce qui vous est nécessaire aujourd’hui : faites-le vous-même ! De fabuleux laboratoires, les fab-labs (contraction de « fabrication » et « laboratory » en anglais), vous proposent de construire presque tout, de votre machine à laver à votre ordinateur sur mesure en passant par la chaise en bois au design personnalisé. Le plus souvent avec des matériaux recyclés.

Quand le consommateur devient créateur

Conçus comme des lieux de production, les fab-labs sont parfois comparés à de petites usines clés en main. A la différence de l’atelier classique, le Fab-Lab se construit en même temps que ce qu’il produit. Il s’ajuste à un projet, à la conception d’un objet ou d’une astuce technologique. Le fabuleux laboratoire se pense comme un espace dans lequel viennent se partager des compétences, des nouvelles technologies et l’art de la récup. On y trouve des outils les plus rudimentaires aux machines plus sophistiqués pilotés par des logiciels : scie, découpeuse, fraiseuse, logiciels libres et petits robots.

L’idée est née dans les années 1990 au sein d’un laboratoire de l’Institut de Technologie du Massachusetts (MIT), puis a lentement mais sûrement cheminé. Ce concept, assez exotique, a pris de l’ampleur avec la popularisation des nouvelles technologies. La barrière d’usage des technologies de l’information s’est effondrée et, aujourd’hui, les Fab-labs éclosent un peu partout sur le globe, de l’Afrique du Sud à l’Islande, du Costa Rica à l’Afghanistan, jusqu’à Paris [1]. Pour son inventeur, Niel Gernshenfeld, professeur au MIT, le consommateur cesse d’être client, il devient créateur. Dans son livre, FAB, la prochaine révolution sur votre bureau [2], il affirme, utopiste, qu’au lieu « de fournir les technologies de l’information aux masses, les Fab-labs leur montrent qu’il est possible de leur donner des outils qui leur permettent de développer et de trouver des solutions technologiques locales à des problèmes locaux. »

Anti-copyright

La véritable origine d’un fab-lab, c’est une communauté de créateurs et d’entrepreneurs. Parfois spontané, ou dans le sillage des hackers, le fab-lab pousse souvent dans une nébuleuse d’activistes anti-copyrights et d’inventeurs afin de faire fructifier des savoir-faire licites et illicites. L’objectif : réaliser des prototypes innovants ou simplement utiles. Ainsi à Vitry, le « Tmp/lab » s’emploie à essaimer ses recherches et présente en open source l’avancement de ses projets. A la manière d’une poupée russe, un fab-lab peut en cacher un autre.

Dans une ancienne menuiserie du 10ème arrondissement de Paris, l’agence Nod-A, fondée par Stéphanie Bacquère et Marie-Noéline Viguié, participe à l’élaboration de Lire la suite

Izon : Le naturel revient au galop

sudouest.com, Jean-François Harribey, le 6 mai 2010

Le naturel revient au galop

Le site d’Anglade exploité par la Cemex devient un parc écologique. Il ouvrira ses portes au public à compter du 1er janvier 2011 avec des vaches et des abeilles.

La dernière usine de la Cemex destinée à concasser la grave extraite du site d’Anglade est partie à la ferraille en juin 2009. À sa place, l’exploitant a créé une zone de hauts fonds qui va favoriser la biodiversité de la faune et de la flore. Ses roselières fourniront en quelque sorte le gîte et le couvert à des espèces aussi variées que le héron cendré et l’aigrette garzette, ou le blongios nain, le râle d’eau et la rousserolle effarvatte.

Autrement dit, la gravière qui était exploitée depuis une quinzaine d’années a cessé de livrer son granulat (entre 3 et 4 millions de tonnes). Et aujourd’hui, la nature reprend ses droits. Avec la complicité de l’exploitant et de la mairie qui ont décidé de transformer le site en parc écologique pour recevoir du public.

Plus de 40 hectares

« Le réaménagement du site a été pensé dès sa mise en exploitation », explique Vincent Raynaud, directeur environnement et foncier régional de la Cemex. C’est ainsi que les premiers lieux d’extraction ont donné naissance à l’étang de pêche de Mandron, aujourd’hui loué à Veolia transports. « Au départ, conformément aux accords liés à son exploitation, le site devait être réaménagé en base de loisirs. C’était la mode il y a une dizaine d’années », poursuit Vincent Arnaud. Et puis il y a eu le Grenelle de l’environnement, l’année de la biodiversité et le changement de municipalité en 2008. Le projet initial qui nécessitait la prise en compte d’importants frais de fonctionnement, d’une réglementation draconienne sur la qualité des eaux et des contraintes liées à la sécurité et à la surveillance, a peu à peu dérivé sur l’idée d’un réaménagement plus naturel des 40 hectares du site compris entre la Dordogne et le bourg.

Des radeaux à sternes

Christian Robin, l’adjoint en charge de l’environnement et du développement urbain, porte aujourd’hui le dossier élaboré en étroite concertation avec les élus du nouveau Conseil municipal qui ont fait de l’environnement une de leurs priorités du mandat. Un projet également porté par la Cemex à la recherche de nouvelles aires d’extraction et qui entend laisser une trace positive de son passage à Izon, et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO Aquitaine) qui milite pour la sauvegarde de zones humides sur cet important couloir de migration. Rappelons que la Cemex a développé déjà avec le Muséum national d’histoire naturelle une méthode de suivi scientifique normalisé, dans le but d’évaluer statistiquement l’état initial et l’évolution des milieux, pendant et après l’exploitation de la carrière.

Outre la création de la zone de hauts fonds et de sa roselière, les aménagements en cours porteront sur Lire la suite

Conférence-débat jeudi 6 mai à 18h30 : « Quelles conséquences du changement climatique pour la viticulture dans le Libournais ? »

MNE Bordeaux-Aquitaine, Communiqué, le 3 mai 2010

Conférence-débat de l’Université populaire de l’environnement en partenariat avec l’Ecomusée et le Lycée agricole de Montagne Saint-Emilion

Le Jeudi 6 mai à 18h30

« Quelles conséquences du changement climatique pour la viticulture dans le Libournais ? »

avec la participation de Kis Van Leeuwen, Agronome, Enseignant-chercheur à l’ENITA Bordeaux, spécialiste du terroir et de Didier Grimal, Ingénieur-climatologue, Division études et climatologie à Météo-France

Conférence suivi d’un vin d’honneur offert par le Lycée viticole

Entrée libre

Pour ceux qui ne connaissent pas le lycée. Depuis Bordeaux, prendre la rocade de Libourne. Sortir au 2ème rond-point direction Périgueux (D1089), faire environ 6km jusqu’au lieu-dit Goujon. Sortir à droite en suivant les panneaux lycée agricole (300m). Arrivé au lycée, l’amphithéâtre est le 1er bâtiment sur la droite (ce sera indiqué).

Les modifications des équilibres climatiques au niveau mondial sont aujourd’hui au cœur de l’actualité scientifique et des débats médiatiques. Le réchauffement de la planète est déjà amorcé comme l’ont démontré les experts mondiaux du GIEC en 2008. Quels en seront les impacts sur la viticulture et l’œnologie de demain ? Comment y faire face ?

Le climat est un facteur essentiel de la viticulture et il affecte autant la qualité que le goût des vins. Certains prétendent que le réchauffement climatique a déjà influencé le style des vins que nous buvons aujourd’hui.

Des études sur les températures moyennes des 27 plus importants vignobles du monde montrent un accroissement de 2 degrés Celsius depuis 50 ans. La plupart des climatologues estiment que cette tendance se poursuivra et que la hausse des températures pourrait atteindre entre 2° et 5°C en 2100.

La culture de la vigne dépend fortement des conditions climatiques. Cependant, une maturation trop rapide ou trop précoce n’est pas souhaitable, car elle altère l’équilibre du vin produit, qui peut alors être trop alcoolisé ou manquer de finesse. En avançant la date de maturité, le réchauffement climatique met en péril l’équilibre de la production actuelle des grands vins. Certains régions qui produisent aujourd’hui des grands vins peuvent perdre leur prééminence, alors que d’autres, où la maturité est atteinte plus difficilement, peuvent être bénéficiaires du réchauffement climatique.

Toutefois, ce ne sont pas toutes les opinions qui sont alarmistes sur le changement climatique. De grands vinificateurs de la région de Bordeaux affirment que Lire la suite

Hervé Kempf : La vraie dette

reporterre.net, Hervé Kempf, le 5 mai 2010

La vraie dette

Nouvelles en vrac. On apprenait, le 30 avril, que deux membres du peuple surayaku, au sud de l’Equateur, avaient été blessés par un groupe d’hommes armés – les Surayaku s’opposent à l’exploitation du pétrole sur leur territoire.

Le 30 avril, des manifestants ont protesté à Madrid devant le siège du géant pétrolier hispano-argentin Repsol-YPF contre son projet de prospection pétrolière en Amazonie péruvienne.

Le 5 mai, l’organisation Friends of the Earth (Les Amis de la Terre) publie un rapport montrant que les compagnies européennes investissent massivement dans l’exploitation des sables bitumineux au Canada et ailleurs ; ces sables contiennent du pétrole, dont l’extraction est particulièrement polluante et destructrice de l’environnement.

Le 29 avril, la Norvège et la Russie ont passé un accord sur leur frontière en mer de Barents, afin de faciliter l’exploitation du pétrole dans cette mer arctique.

Le 4 mai, une marée noire provoquée par l’explosion d’une plate-forme pétrolière, le 22 avril, continue à faire sentir ses effets catastrophiques dans le golfe du Mexique.

Que se passe-t-il ? Le pic pétrolier commence à se manifester et de plus en plus de pays producteurs voient diminuer le volume de pétrole qu’ils peuvent extraire de leur territoire. Mais la demande de pétrole se maintient. Alors on cherche du pétrole ailleurs : en Amazonie, sous les mers, en Arctique. C’est-à-dire dans des écosystèmes fragiles, et dans des conditions de plus en plus difficiles. Cela promet des destructions écologiques quasi certaines, sans pour autant garantir de repousser le pic pétrolier global très longtemps.

Trois possibilités s’ouvrent alors : on continue en se disant qu’on verra ce qui arrivera ; on parie que la fée technologie résoudra les problèmes, que nucléaire et éoliennes prendront le relais dans quelques décennies ; on s’organise pour réduire la demande. Le chroniqueur ne croit pas exagérer en estimant que cette dernière possibilité suscite assez peu d’intérêt. C’est pourtant la seule qui permettra d’éviter la grande crise, sachant que le temps est compté. Elle n’exclut pas la technologie, mais elle pose que l’enjeu principal est celui du changement des modes de vie.

Nous avons développé une dette écologique énorme. Pour tenter d’éviter l’épreuve de vérité, nous inventons des « actifs écologiques pourris » : exploitation pétrolière en Arctique et offshore profond, multiplication des déchets et des risques nucléaires, banalisation des environnements. Mais toutes les bulles explosent un jour. Il faut payer la dette, dit-on aux Grecs. Quand paierons-nous la dette Lire la suite

Biosphère INFO n° 241, urgence écologique, urgence démocratique

Biosphère INFO n° 241, urgence écologique, urgence démocratique

info à faire circuler sans modération

pour nous écrire, biosphere@ouvaton.org

Ecorev est une revue critique d’écologie politique qui mérite la lecture, d’autant plus que la multiplicité des intervenants permet toujours de trouver du grain à moudre. Voici quelques extraits du dernier numéro paru :

Bruno Latour : Remettre les non-humains au cœur de la politique

C’est quand la nature comme cadre extérieur a commencé à manquer, que l’écologie est devenue de plus en plus visible. L’idée que l’appel à la nature va simplifier ou réorienter la politique n’a donc pas grand sens. Mais par quelle étrangeté de l’histoire a-t-on pu penser que la politique, c’était une affaire d’humains entre eux, lorsque de tout  temps et dans tous les peuples on a toujours eu affaire simultanément aux humains et aux non-humains et que la politique a toujours été aussi une définition du cosmos, une façon de concevoir les liens entre les humains et les non-humains. Après Kyoto et maintenant Copenhague, tout le monde comprend maintenant que les non-humains sont entrés en politique par le truchement de leurs innombrables porte-parole.

Il faut bien comprendre cette idée de porte-parole : cela veut dire qu’il n’y a jamais de rapport simple et direct, mimétique entre celui qui parle et ce dont il parle. En politique classique, les humains parlent par l’intermédiaire de leurs représentants, directs ou indirects. Les scientifiques parlent pour les choses qu’ils sont chargés de représenter dans ces nombreux quasi-parlements qui se sont créés autour de tous les sujets de controverses – le climat, les antennes relais, les éoliennes, le thon rouge, le H1N1, les exemples ne manquent pas. Personne n’a jamais cru que quand les chercheurs disent « les faits parlent par eux-mêmes », ce soit littéralement vrai. Les faits parlent par leur intermédiaire, et les scientifiques sont souvent divisés. On est dans des parlements et c’est un peu la foire puisque tous les porte-parole disent ce que diraient les choses dont ils parlent si elles pouvaient parler !

Il faut donc repenser totalement la fonction politique pour retrouver des règles d’autorité, de procédure, de débats par lesquels nous pouvons décider, en fin de compte, dans quel monde commun nous voulons vivre. Il faut parvenir à clore les controverses tout en acceptant cette multiplication des porte-parole… la décision arrive à la fin, pas au début. Et même après, la discussion continue. Mais on a décidé et on doit pouvoir prendre des mesures, par exemple sur le réchauffement climatique.

Les systèmes autoritaires se préoccupent aussi peu des humains que des non-humains. La crainte d’un autoritarisme fondé sur l’écologie n’est agité que par ceux qui protègent leurs propres positions politiques de toute critique. Le danger ne serait réel que si les écologistes étaient liés à la Nature avec un grand N et qu’ils disaient : « La nature m’a parlé directement, elle veut ceci, donc faites-le ». mais la scène des controverses écologiques montrent exactement le contraire : c’est une extension formidable du « système délibératif » qui donne souvent le tournis. Il nous faut inventer les procédures, les instruments qui permettent de s’y orienter et de retrouver, en fin de compte, un principe d’autorité qui soit légitime.

Hervé Kempf : un capitalisme détaché de la démocratie

Afin de prévenir la réalisation de la catastrophe, Hans Jonas préconise de renoncer à la prospérité au bénéfice d’autres parties de l’humanité et d’adopter la fin nullement reluisante de l’auto modération de l’humanité. Comment, en démocratie, faire ce choix ? Des sacrifices ne sont imaginables que si l’on est inspiré par une vision du long terme. Jonas pensait que « seule une élite peut éthiquement et intellectuellement assumer la responsabilité pour l’avenir », mais il n’excluait pas l’option démocratique, à condition qu’elle soit animée par Lire la suite

Strasbourg va susciter la création de circuits agricoles courts et Les grandes villes soutiennent leur agriculture périurbaine

Les Echos, no. 20666, Didier Bonnet, Philippe Moreau, Emmanuel Guimard, Marie-Annik Depagneux, Paul Molga, le 28 avril 2010

Strasbourg va susciter la création de circuits agricoles courts

La Communauté urbaine de Strasbourg veut créer des circuits agricoles courts pour sauver quelque 200 exploitations et renouer les liens entre l’urbain et le rural.

Près de 10.000 hectares sont actuellement cultivés autour de Strasbourg, soit un tiers de la superficie de la Communauté urbaine (CUS), dont une bonne moitié consacrée à la culture du maïs. Cette agriculture extensive souffre d’une image dégradée, d’autant que les terres cultivables sont menacées par l’urbanisation. Dans le cadre d’une convention avec la chambre d’agriculture, la collectivité veut renverser ce mouvement. Principaux enjeux, sauver ce secteur économique et en assurer la pérennité en lui fournissant des débouchés économiquement viables. « Notre objectif est d’abord économique, indique Jacques Bigot, président PS de la CUS . Ici comme partout, les agriculteurs souffrent de la baisse des revenus, mais nous faisons aussi face à la distorsion de concurrence provoquée par le système social plus favorable aux agriculteurs allemands, nos voisins immédiats. »

Pour atteindre ces objectifs, l’agriculture locale et la collectivité doivent toutefois s’entendre. La convention passée entre la CUS et la chambre d’agriculture prévoit ainsi un changement d’attitude des pouvoirs publics vis-à-vis des terres en culture qu’on ne doit plus considérer comme de simples réserves foncières pour l’urbanisation. Charge à l’agriculture de proposer des cultures les plus favorables à l’environnement -les surfaces « bio » sont trois fois inférieures dans la CUS que la moyenne régionale –et de s’adapter à la demande urbaine de produits sains, locaux et abordables.

Prendre une place visible

Par exemple, le maraîchage et les cultures vivrières, devenues marginales sous l’effet de la PAC, doivent reprendre une place visible : « Nous prévoyons de les tripler d’ici à dix ans », annonce Françoise Buffet, adjointe au maire de Strasbourg chargée de l’environnement. Pour favoriser la distribution de ces produits, la CUS prévoit de favoriser leur vente directe via les marchés ainsi que dans un ou des lieux dédiés, au centre de l’agglomération, sans oublier la fourniture des cantines scolaires.

Grâce à ce partenariat avec le monde agricole, l’agglomération espère à la fois sauver un secteur économique en grande difficulté, alimenter les consommateurs avec des produits locaux, et modifier les abords de la ville pour en refaire un grand jardin débarrassé des pollutions agricoles, sans bannir pour autant les grandes productions céréalières. Si la convention entre la CUS et la chambre d’agriculture prévoit une feuille de route méthodique, restera à résoudre un souci majeur : les agriculteurs allemands gagnent des parts de marché considérables grâce à leurs tarifs bien plus bas et leur image bien plus verte qu’en France

Les grandes villes soutiennent leur agriculture périurbaine

La capitale alsacienne n’est pas la seule à se soucier de son environnement agricole proche. D’autres grandes villes se sont lancées dans des actions similaires.

« Il ne faut pas accepter de laisser la crise détruire des pans entiers de l’agriculture européenne au nom de la réalité du marché », déclarait en début de semaine à Copenhague le commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos . Nombre de grandes villes françaises n’ont en tout cas pas attendu ce discours pour Lire la suite

Neuvième lettre de l’Université populaire de l’environnement

MNE Bordeaux-Aquitaine, communiqué, 5 mai 2010

UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT

L’Université nomade d’Aquitaine

Neuvième lettre de l’UPE [Saison 2].

Aujourd’hui mardi 4 mai à 18h30 nouvelle réunion du Groupe Transition à la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine, 3 rue de Tauzia. Ouvert à tous, repas auberge espagnole  https://mneaquitaine.wordpress.com/2010/04/30/ville-en-transition-nouvelle-initiative-en-gironde/

Jeudi 6 mai 18h30 – Conférence-débat – Quelle conséquences du changement climatique pour la viticulture dans le libournais ? au Lycée agricole Montagne-Saint Emilion

Du samedi 8 mai au lundi 17 mai – Présence de nombreuses associations adhérentes à la MNE au Salon de l’environnement dans le cadre de la Foire internationale de Bordeaux

Jeudi 20 mai – Conférence-débat débat « Entre-deux-Mers 2030 : Quel paysage et quel urbanisme voulons-nous ? » à Créon (lieu à confirmer)

Jeudi 20 mai – Collectif réduisons nos déchets en Gironde film-débat à l’Utopia

Samedi 29 mai 14h00 – Organisé par le Collectif Copenhague à Cap Sciences Bordeaux  – Forum régional à destination des associations – Quel climat pour les associations en Gironde ?

Dimanche 6 juin à 12h30 – Pic-nic écomobilité sur la rive droite de Bordeaux organisé par AIR, AutoCool, Vélo Cité, Droits du Piéton, Oui au Tram, réseau Mille Pattes et TACA

Jeudi 17 juin (date à confirmer) à 18h00 – Conférence-débat – Les éco-quartiers : de la philosophie à l’usage, quelques retours d’expérience – Floirac

Vendredi 18 juin – Colloque – Le développement durable dans tous ses états – Centre Condorcet à Pessac organisé par le département HSE de l’IUT Bordeaux 1

Les prochains stages de l’Ecocentre de Gironde à Toulenne près de Langon : la chaux 6 jours en 3 fois : 28 et 29 mai, 18 et 19 juin, 25 et 36 juin et la géobiologie les 4 et 5 juin

2009 – Bilan de l’Université populaire de l’environnement : Université nomade d’Aquitaine et blog revue de presse écolo de la MNE

Le blog de la MNE : https://mneaquitaine.wordpress.com/

Conférence-débat

en partenariat avec l’Ecomusée et le Lycée agricole de Montagne Saint-Emilion

Jeudi 6 mai à 18h30

 « Quelles conséquences du changement climatique

pour la viticulture dans le Libournais ? »

avec la participation de Lire la suite

Edgar Morin : « L’une des tragédies de l’Europe, c’est que les nations sont égocentriques »

latribune.fr, Propos recueillis par Robert Jules et Philippe Mabille, le 2 mai 2010

|Edgar Morin : « L’une des tragédies de l’Europe, c’est que les nations sont égocentriques »

Dans un grand entretien à lire ce lundi dans La Tribune, le sociologue et philosophe français Edgar Morin revient longuement sur la crise grecque et ses conséquences.

La Tribune : l’impuissance à apporter une solution au problème grec n’est-elle pas la démonstration d’une crise des finalités de l’Europe ?

Edgar Morin : La finalité première de l’Europe, c’était d’en finir avec les guerres suicidaires. Face à l’Union soviétique et ses satellites, il fallait créer et sauvegarder un espace de démocratie et de liberté. Donc, l’idée première était fondamentalement politique. Mais la résistance des Etats nationaux à abandonner une parcelle de souveraineté pour créer une entité politique supranationale a bloqué cette évolution. Dans les années 50, les grands courants économiques qui traversaient l’Europe occidentale ont permis de constituer une unité économique qui s’est achevé avec la constitution de l’euro. Mais sans aller au-delà. Nous avons payé cher cette débilité politique, par exemple avec la guerre de Yougoslavie. Et aujourd’hui, dans le cas de la Grèce, on mesure bien l’absence d’une autorité politique légitime. L’Europe est arrivée dans un état d’impuissance. Elle est paralysée par son élargissement et son approfondissement est bloqué par la crise actuelle.

La montée du nationalisme en Europe vous inquiète-t-elle ?

Avant même 2008-2009, il y avait déjà des poussées de nationalisme, certes limités à 10 ou 15% des voix, mais qui représentaient quelque chose de nouveau dans le paysage européen. Là-dessus s’est greffée la crise financière et économique, qui favorise ces tendances xénophobes ou racistes. L’Europe est arrivée à une situation « crisique » puisque pour la première fois, l’hypothèse que l’euro puisse être abandonné par un pays comme la Grèce a été émise, même si cela a été pour la rejeter. L’euro que l’on pensait institué de façon irréversible ne l’est pas. En fait, on ne sait pas très bien vers quoi le monde se dirige. Et, bien qu’il s’agisse d’une situation très différente de celle de 1929 ne serait ce que par le contexte européen, il ne faut pas oublier que c’est dans le pays le plus industrialisé d’Europe, l’Allemagne, qu’Hitler est arrivé légalement au pouvoir en 1933. Je ne veux pas dire que nous sommes condamnés à une troisième guerre mondiale, mais l’aggravation de la crise économique peut avoir des conséquences politiques et sociales extrêmement graves.

Quelle est la nature profonde de la crise que nous traversons ?

Par delà son déclenchement local, aux Etats-Unis, cette crise est liée à l’autonomisation du capitalisme financier, à l’ampleur de la spéculation, au recours de plus en plus important au crédit chez les classes moyennes appauvries, et aux excès d’un crédit incontrôlé. Mais la cause globale est l’absence de régulation du système économique mondial. Le règne du libéralisme économique est fondé sur la croyance que le marché possède en lui des pouvoirs d’autorégulation, et aussi des pouvoirs bénéfiques sur l’ensemble de la vie humaine et sociale. Mais le marché a toujours eu besoin de régulations externes dans le cadre des Etats nationaux. Après la mythologie du communisme salvateur, la mythologie du marché salvateur a produit des ravages, de nature différente, mais tout aussi dangereux.

Une autorité planétaire telle que le G20 apporte-t-elle la réponse ?

Nous sommes dans le paradoxe de la gestation d’une société monde où l’économie et les territoires sont reliés entre eux, mais pour qu’il y ait au-dessus de cela une autorité légitime, il faudrait qu’il y ait le sentiment d’une communauté de destin partagé. Pour des problèmes vitaux comme la biosphère, la prolifération des armes nucléaires ou l’économie, il n’y a pas de véritable régulation mondiale. Ce qui se passe dans l’économie est à l’image des autres débordements, des autres crises du monde. La crise économique n’est pas un phénomène isolé. Elle éclate au moment où nous vivons une crise écologique.

C’est une crise de civilisation ?

C’est une crise des civilisation traditionnelles, mais aussi de Lire la suite

Sondage 84,3 % des français concernés par les problèmes liés à l’écologie : Le Grenelle plébicité, pas les politiques

20minutes.fr, Charlotte Mannevy, le 3 mai 2010

Le Grenelle plébiscité, pas les politiques

L’écologie préoccupe les Français selon un sondage Obea-InfraForces./Idé

84,3 % des français concernés par les problèmes liés à l’écologie (29 % très concernés, 55,3 % assez concernés, 9 % pas tellement concernés et 6,5 % pas du tout concernés)

A propos du Grenelle de l’environnement, diriez-vous :

– C’était une bonne initiativeoui 84,1 % – non 11,4 %

– Il a apporté des solutions concrètes pour l’avenir – oui 35,2 % – non 57,5 %

– Il a permis aux français de prendre conscience des problèmes environnementaux – oui 68,5 % – 27,4 %

– Il a permis d’ouvrir le débat sur l’écologie – oui 76,8 % – non 18,6 %

– C’était une opération de communication du gouvernement – oui 68,5 % – 24,4 non %

– Je ne sais pas bien ce que c’est – 37,5 oui % – 60,6 non %

– Il n’a servi à rien – 31,4 oui % – 61,4 non %

Parmi ces personnalités quelle est la plus emblématique du Grenelle de l’environnement :

– Nicolas Hulot 65,2 %

– Jean-Louis Borloo 14,9 %

– Nicolas sarkozy 4,9 %

EXCLUSIF – Un sondage Obea-InfraForces pour «20 Minutes» et France Info sur l’environnement…

Bien, mais peut mieux faire. Selon un sondage Obea-InfraForces pour 20 Minutes et France Info, 84,3% des Français se disent concernés par les problèmes liés à l’écologie. Mais cette préoccupation ne serait pas suffisamment prise en compte par le gouvernement. La grande majorité des personnes interrogées (68%) estime en effet qu’«on n’en fait pas assez pour l’environnement».

Défiance

Un désaveu qui trouve sa source dans les déconvenues de ces derniers mois. Il y a d’abord eu, en décembre, l’échec retentissant du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique. Fin mars, c’est le président de la République qui marquait ses distances au Salon de l’agriculture: «L’environnement, ça commence à bien faire.» Enfin, le deuxième volet du Grenelle de l’environnement, présenté demain à l’Assemblée nationale (lire ci-dessous), prévoit un durcissement de la législation en matière d’énergie éolienne.

Du coup, si 84,1 % des Français estiment que le Grenelle était «une bonne initiative» qui a permis d’ouvrir le débat sur l’écologie, 57,5% considèrent qu’il n’a pas «apporté de solutions concrètes pour l’avenir». Ils sont même 68,5% a penser qu’il s’agissait avant tout Lire la suite

LGV basque : la médiatrice annoncera mardi que ce n’est pas gagné

eitb.com, Ramuntxo Garbisu, le 30 avril 2010

LGV basque : la médiatrice annoncera mardi que ce n’est pas gagné

Mardi 4 mai, Mme Meaux annoncera aux élus et à la presse les conclusions auxquelles elle est arrivée : si le projet ne sera pas remis en doute, on sera loin des déclarations rassurantes des pro-LGV.

Le projet de nouvelles voies LGV en Pays Basque nord connaitra un nouvel épisode ce mardi 4 mai 2010, avec la convocation à 17h à la sous-Préfecture de Bayonne de tous les élus concernés par son tracé, puis par une convocation de presse à l’ensemble des médias.

C’est à cette date que Marie-Line Meaux communiquera officiellement ses premières conclusions quant aux conditions dans lesquelles ce projet peut s’inscrire, et non sur sa remise en question, comme elle l’avait clairement exprimé dès sa prise de fonctions à Bayonne, après sa nomination par le Premier Ministre François Fillon.

« Ce projet de nouvelles voies a été acté au niveau gouvernemental, je suis là pour voir comment intégrer au mieux ce projet en Pays Basque, et il n’est pas question de revenir sur l’opportunité de toute autre hypothèse alternative« , avait-t-elle déclaré le 4 février dernier à la sous-Préfecture de Bayonne.

Chargée d’écouter l’ensemble des acteurs de ce dossier vivement combattu par une grande partie de la population sur son tronçon Bayonne-Biriatou, Mme Meaux n’a pas failli à cette partie de sa mission, ayant effectivement reçu nombre d’élus et d’associations depuis deux mois.

Malgré tout, les nombreuses incohérences du tracé défendu par l’opérateur Réseau Ferré de France (RFF) et les difficultés quant à parvenir à un taux de 60% de lignes enterrées en Pays Basque nord tel que mis en avant par les élus pro-LGV vont compliquer la tâche du rapport final qui doit être rendu à Matignon le 31 mai prochain.

Soulevée de maintes fois par le collectif d’opposition aux nouvelles voies du CADE, il existe bien une différence considérable de hauteur au niveau de la jonction entre la LGV Sud-Atlantique et le Y basque venu de la péninsule ibérique, ce qui obligera un des opérateurs à revoir sa copie : vu l’avancement des travaux en Pays Basque sud, il appartiendra donc à la France de relever ses voies LGV, rendant ainsi caduque ce chiffre de 60%.

Dans le meilleur des cas, le taux de voies enterrées tournerait autour de 40%, et il s’agira pour beaucoup d’entre elles de voies décaissées et non recouvertes qui déboucheront ensuite (avec un niveau phonique qui sera comparé à celui des cloches des vaches sur les zones agricoles) sur des ouvrages aériens qu’il sera difficile de ne pas remarquer : l’Adour et la Nive devront être franchies avec un nouveau pont ferroviaire d’une vingtaine de mètres de haut.

Dans ce paysage grandement modifié, l’opérateur RFF n’échappera donc pas à quelques Lire la suite

L’Europe épingle la chasse dans les sites Natura 2000

sudouest.fr, Jean-Michel Desplos, le 30 avril 2010

L’Europe épingle la chasse dans les sites Natura 2000

Un arrêt de la Cour de justice européenne condamne la France pour avoir affirmé que la pêche et la chasse n’étaient pas des activités perturbantes.

L’inquiétude est forte chez les chasseurs. Dans les assemblées générales des fédérations qui se tiennent partout en France, le sujet revient sur toutes les lèvres. La semaine dernière, les spécialistes de la chasse au gibier d’eau de la Gironde se sont réunis dans la commune du Porge pour dénoncer la décision des « cravatés » de Luxembourg, siège de la Cour de justice européenne. En ligne de mire, les magistrats de l’Union européenne qui, le 4 mars 2010, ont condamné la France pour manquement de la directive 92/43 CEE, dite « habitats, faune, flore » sur les zones classées Natura 2000.

L’arrêt a mis le feu aux poudres. Parmi les griefs soulevés, la Cour estime que la France a affirmé, de manière un peu trop formelle au regard du Code de l’environnement, que « la chasse et la pêche et les autres activités aquacoles et cynégétiques ne constituent pas des activités perturbantes ou ayant de tels effets ».

La France, épinglée, est considérée hors de l’esprit Natura 2000. La copie est donc à revoir urgemment. À ce jour, les chasseurs, comme les pêcheurs, craignent pour leur avenir. « Une interdiction de la pratique sur ces zones serait prise comme une déclaration de guerre contre la chasse mais aussi contre la biodiversité entretenue par tous les acteurs que sont les chasseurs », assure Henri Sabarot, président de la fédération départementale des chasseurs de la Gironde. « Nous tiendrons le porte-plume dans les comités de pilotage où sont établis les documents d’objectifs, les fameux Docob », confie Jésus Veiga, directeur de la fédération girondine. Une fois approuvés, les Docob orientent la gestion des sites par les représentants des collectivités territoriales pour une durée de trois ans.

Pas d’interdiction

« L’exécution de cet arrêt ne remet en cause ni la pratique de la chasse, ni celle de la pêche dans les sites Natura 2000, ni les modalités de gestion du réseau Natura 2000 », s’empresse de préciser Gilbert Tarozzi, chef du bureau des milieux naturels et de la biodiversité à la Direction départementale des territoires et de la mer à la préfecture des Landes.

Tous les préfets ont, en effet, reçu la semaine dernière une instruction ministérielle d’Odile Gauthier, directrice de l’eau et de la biodiversité, stipulant que « si l’exécution de l’arrêt de la Cour impose de supprimer la phrase litigieuse à l’article L. 414-1 du Code de l’environnement, elle ne conduira aucunement à interdire la pratique de la pêche et de la chasse dans les sites Natura 2000 ».

Une réflexion interministérielle est d’ailleurs menée depuis quelques jours, en concertation avec la Fédération nationale des chasseurs, afin de déterminer Lire la suite