Grenelle de l’environnement : le bilan critique de Nicolas Hulot

lesechos.fr, Julie Chaveau, le 28 mai 2010

Grenelle de l’environnement : le bilan critique de Nicolas Hulot

La fondation Nicolas Hulot a publié un premier bilan à la fois positif et critique du Grenelle de l’environnement. Pour l’avenir, elle demande des moyens supplémentaires et souhaite élargir le débat à la politique agricole commune.

Il a pris le temps de la réflexion. Deux semaines après le vote par l’Assemblée du projet de loi Grenelle de l’environnement, Nicolas Hulot, président de la Fondation pour la nature et l’homme, est sorti du silence. Dans une tribune intitulée « Grenelle, merci et encore ! », et publiée dans « Le Figaro », l’animateur délivre une sorte de satisfecit au gouvernement, immédiatement modéré par des critiques sur ceux qui « s’obstinent à opposer les questions sociales, économiques et écologiques ». Simultanément, sa fondation a publié hier un premier bilan des engagements pris dans le cadre du Grenelle, assorti de propositions.

· Bâtiment et énergie.

Si les mesures en faveur du bâtiment sont les plus connues (relèvement des normes de construction dans le neuf, prêts à taux zéro), la Fondation considère que les moyens mis en oeuvre pour accompagner la rénovation thermique des logements anciens sont « limités ». Il préconise la création d’un éco-prêt à taux zéro spécifique pour les propriétaires modestes qui réaliseront des travaux d’isolation, leur permettant de ne rembourser que ce qu’ils auront économisé sur leur facture énergétique. Les experts de la fondation insistent également sur la nécessité de fixer, dès maintenant dans la loi, l’objectif de rendre obligatoire à partir de 2015 la rénovation d’un logement quand il est vendu. L’ONG demande par ailleurs l’annualisation du malus sur les véhicules dont les émissions de CO2 dépassent 130 grammes de CO2 à partir du 1 er janvier prochain.

· Biodiversité.

Si l’inscription de la « trame verte et bleue » (des corridors de nature) dans la loi est jugée positive, le rapport souligne qu’il manque toujours les plans d’action et des outils juridiques pour la mettre en place. En plein débat sur les niches fiscales, la fondation estime qu’il n’existe pas d’instrument économique pour inciter les collectivités locales à préserver la biodiversité alors que le système fiscal actuel pousse plutôt les élus à construire pour dégager des redevances locales nouvelles. Elle dénonce par ailleurs la manière dont le gouvernement a organisé la création de la future agence de la nature par le simple rapprochement de trois organismes publics spécialisés dans la protection des espaces protégés. « Un regroupement pourrait mener à des réductions de moyens dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, alors qu’au contraire il faudrait renforcer leurs moyens. Il y a là un vrai déficit de concertation », souligne le rapport.

· Gouvernance.

Le gouvernement a créé le Comité national du développement durable et du Grenelle de l’environnement. Composé de 80 personnes (dont 11 femmes), de représentants des élus, du patronat, des syndicats des ONG et des associations, il sera chargé de Lire la suite

Colombie : Antanas Mockus, le candidat du Parti vert, pourrait créer la surprise à l’élection présidentielle du 30 mai

lemonde.fr, Marie Delcas, le 25 mai 2010

La bonne formule du professeur Mockus

Antanas Mockus, le candidat du Parti vert, pourrait créer la surprise à l’élection présidentielle du 30 mai – ici, le 23 mai à Bogota durant sa campagne.

Des centaines de jeunes en tee-shirt vert se sont réunis ce dimanche sur la place de Lourdes, dans le centre de Bogota. Ils brandissent joyeusement tournesols et crayons, réclament « moins de corruption, plus d’éducation ». Sur l’estrade, Antanas Mockus, candidat à l’élection présidentielle colombienne, dirige d’un ton paisible un meeting aux

La petite foule dit sa fatigue de la violence, son refus des magouilles politiciennes, sa confiance dans un pays plus juste, plus honnête, plus vert et moins machiste, bref meilleur. Les manifestants scandent : « Si podemos », la version colombienne du « yes we can » de Barack Obama. Tous sont d’accord : leur candidat, Antanas Mockus, est « le seul homme politique honnête ».

Dans une Colombie que l’on croyait solidement ancrée à droite, la percée du mathématicien excentrique a pris tout le monde par surprise. En deux mois, le candidat du Parti vert est passé de 5 % à 35 % des intentions de vote. Sur Facebook, c’est l’effervescence : les partisans d’Antanas Mockus sont plus de 600 000. Ils rêvent d’une victoire dès le premier tour, dimanche 30 mai.

« Plus la situation est sérieuse, plus je suis calme », affirme le candidat. L’outsider qui incarne l’antipolitique n’a rien d’un nouveau venu pour les 44 millions de Colombiens. Ex-recteur de l’Université nationale, il a été deux fois maire de Bogota. Et il en est à sa troisième campagne présidentielle. Mais Aurelijus Rutenis Antanas Mockus Sivickas reste un politique atypique.

Né de parents lituaniens dans un pays qui compte peu d’immigrés, il est candidat d’un Parti vert peu écologique. Avec ses 58 ans et un début de maladie de Parkinson, il est particulièrement populaire chez les jeunes. « Le Prof » leur promet de faire respecter la loi et d’augmenter les impôts. C’est dire si le populisme n’est pas son fort. Le marketing politique non plus.

Entre amis ou en direct à la télévision, Antanas Mockus pèse chacun de ses mots, hésite, réfléchit, s’excuse de son erreur et réfléchit encore. Son collier de barbe démodé, son discours abscons, ses rectifications désoleraient son conseiller en image, s’il en avait un. Mais Antanas Mockus incarne l’espoir du changement. « Et la promesse d’un saut dans l’inconnu », ne manquent pas de dire ses détracteurs.

Un demi-siècle de conflit armé et les dérives d’une guérilla marxiste embarbouillée de cocaïne pèsent sur la politique colombienne. Après huit ans de pouvoir, Alvaro Uribe et sa politique sécuritaire restent très populaires. L’actuel président, non-candidat, est crédité de plus de 70 % d’opinions favorables. Tout laissait croire à une victoire facile de son ex-ministre de la défense et héritier autoproclamé, Juan Manuel Santos. « Personne ne conteste les mérites d’Alvaro Uribe en matière de sécurité, mais les électeurs veulent se démarquer des affaires et des scandales qui ont entaché son gouvernement », explique l’analyste politique Ricardo Garcia.

« Je ne suis pas un tendre », pointe Antanas Mockus, qui a pourtant la larme facile. Il approuve la lutte engagée contre les rebelles et s’agace de la complaisance d’une certaine gauche européenne envers la lutte armée. « Le romantisme révolutionnaire n’est pas une excuse, c’est Lire la suite

Infos vélorution Bordeaux : Rassemblement Vélocité le 27 mai, picnic écomobilité le 6 juin, vélorution spéciale françafrique le 17 juin

Vélorution Bordeaux, communiqué, mai 2010

Plusieurs infos sur des dates à venir :

– JEUDI 27 MAI : Vélocité organise un rassemblement à 18 à Gambetta pour revendiquer l’installation de places de stationnement pour les bicyclettes http://gironde.demosphere.eu/node/219 

– DIMANCHE 6 JUIN : Picnic écomobilité organisé par plein de gens (PUMA, TACA…) sur la rive droite, dans la prairie des angéliques : http://gironde.demosphere.eu/node/130

– JEUDI 17 JUIN : Prochaine vélorution sur le thème de la françafrique, rendez-vous à 18h devant la mairie. Vélorution organisée avec Survie Gironde (http://surviegironde.blogspot.com/)

réunion de préparation de cette vélorution le MERCREDI 9 JUIN à 18h30 au local de Récup’r, 4 rue des terres de Bordes (c’est la rue derrière la sortie Belcier de la gare, côté Garonne)

– 1, 2, 3, 4 JUILLET : Vélorution universelle de Paris : Cet évènement s’annonce terrible ! Si vous souhaitez faire un départ groupé (avec ou sans vélo), vous retrouver là-bas ou négocier un tarif spécifique pour le transport…, n’hésitez pas à Lire la suite

Associations – Accéder aux fonds européens : pourquoi pas vous ?

avise.org, site, mai 2010

Accéder aux fonds européens : pourquoi pas vous ?

L’Avise vient de publier « Associations et fonds européens : comment gérer et financer votre projet ? ». Véritable kit méthodologique, cet ouvrage vous guide pas à pas dans le montage et suivi de projets financés par des fonds européens.

Comment passer de l’idée au projet ? Du choix du programme à la constitution du dossier ? De la mise en œuvre au bilan final ? Le kit se compose d’un cahier méthodologique, d’une trentaine d’outils pratiques sur CD-Rom (enrichis et mis à jour régulièrement sur www.avise.org) et d’un service d’e-renseignements pour vous permettre de faire appel à l’expertise de l’Avise à tout moment dans la mise en œuvre de votre projet.

Ce kit s’adresse aux structures de l’économie sociale et solidaire ainsi qu’aux collectivités territoriales, réseaux, mutuelles, fondations qui les accompagnent dans la mobilisation de fonds européens.

Connaître les financements disponibles

Le kit « Associations et fonds européens » vous informe sur le FSE [1] et, nouveauté pour cette édition, sur le FEDER [2] et le FEADER [3].

Comprendre le fonctionnement de ces Fonds ? Connaître les exigences liées à la nouvelle programmation 2007-2013 ? Evaluer l’éligibilité de votre projet ? Le kit répond à vos questions.

Optimiser vos chances de succès

« Associations et fonds européens » vous donne les clefs pour monter un projet financé par le FSE, FEDER ou FEADER.

Identifier vos partenaires financiers et opérationnels ? Formaliser et structurer votre projet ? Monter un dossier de demande de concours ? Le kit vous livre les solutions.

Assurer un suivi efficace

Le kit « Associations et fonds européens » vous donne les éléments pour gérer au mieux un projet financé par le FSE, FEDER ou FEADER.

Adapter votre suivi administratif et financier ? Vous préparer à un éventuel contrôle ? Rédiger votre bilan final d’exécution ? Le kit vous aide dans la gestion de votre projet dans la durée.

Réalisée avec le soutien de Lire la suite

Bio : la demande et la production augmentent, les importations aussi

terra-eco.info, Thibaut Schepman, le 25 mai 2010

Bio : la demande et la production augmentent, les importations aussi

Malgré la crise, les Français ont acheté beaucoup plus de bio l’an dernier. Et de plus en plus d’agriculteurs se sont lancés dans l’agriculture verte. Mais la filière reste loin des objectifs du Grenelle et beaucoup de produits doivent encore être importés.

3 milliards d’euros. C’est le poids du marché français du bio en 2009. Presque deux fois mieux qu’en 2005 et 19% de plus qu’en 2008. En temps de crise et de diminution du pouvoir d’achat, la hausse de la demande pour ces produits réputés (trop) chers est une bonne surprise. Le bonheur est dans le pré bio ? Pas vraiment. Car depuis plusieurs années, la France doit importer une bonne partie – environ 30% – de ses denrées biologiques. De quoi aggraver leur bilan carbone et diminuer l’intérêt même de produire en bio. Et cette tendance s’aggrave cette année : les importations représentent plus de 38% des produits bio consommés en 2009. Pire, 40% de ces importations concernent des « produits pour lesquels la France a une forte vocation naturelle mais manque de volume », selon les chiffres de l’Agence bio, qui vient de publier son dernier rapport.

Pour s’approvisionner en aliments verts, la France importe en effet 25% de son lait, 30% de sa charcuterie ou encore 65% de ses fruits et légumes labellisés, alors qu’elle pourrait en produire une bonne partie. « La demande a crû plus rapidement que l’offre en raison de la durée de la période de conversion [des exploitations] », avance l’Agence bio. « La faiblesse de notre production n’est pas due à la lenteur de la conversion mais au manque de volonté et d’incitations politiques avant 2008 », rétorque Dominique Marion, président de la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB). D’après lui, le passage au bio dure « aussi longtemps que dans les autres pays européens », c’est-à-dire « entre trois et quatre ans selon les types de cultures ». La France paierait en fait aujourd’hui le retard accumulé entre 2003 et 2006, lorsque le nombre d’exploitations augmentait très peu voire diminuait comme en 2004.

De plus en plus de conversions au bio

Aujourd’hui, la dynamique semble repartie à la hausse. En 2009, tous les mois, 300 agriculteurs se sont engagés dans le bio. Et le nombre total d’exploitations a augmenté de 24% : du jamais vu depuis les balbutiements du secteur à la fin des années 1990. Et le nombre d’agriculteurs en conversion vers le bio s’est accru de 86% par rapport à 2008, notamment grâce aux aides de l’Etat. Dans ce contexte, L’Agence bio assure que « les achats extérieurs sont appelés à diminuer à partir de 2011 dans le secteur du lait et un peu moins vite dans le secteur des céréales et dérivés ».

Reste que l’augmentation de la production devra être très importante pour atteindre les objectifs du Grenelle premier du nom. Le texte préconise 6% de la surface agricole utilisée (SAU) consacrée au bio en 2010 et 20% en 2020. Selon Dominique Marion, l’objectif n’est pas atteignable. « Il faudrait réorienter complètement la politique agricole européenne », assure-t-il. Après la hausse historique de la production en 2009, la part du bio dans la SAU totale ne se hisse en effet aujourd’hui qu’à 2,46%. A peine quelques grains de blé dans le silo.

Sources de cet article

 Le rapport de l’Agence bio

 Pour en savoir plus sur les conversions au bio

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Dimanches 30 mai et 13 juin : A la découverte des oiseaux nicheurs de la Réserve Naturelle du Banc d’Arguin…

sepanso.org, Communiqué, le 25 mai 2010

A la découverte des oiseaux nicheurs de la Réserve Naturelle du Banc d’Arguin…

La SEPANSO propose toute l’année des sorties nature sur les Réserves Naturelles dont elle assure la gestion. Ouvertes à tous, du naturaliste en herbe au simple amoureux de la nature, celles-ci ne nécessitent aucun effort physique important et se veulent avant tout conviviales et distrayantes.

Au printemps, le Banc d’Arguin s’anime du spectacle des milliers d’oiseaux nicheurs, en particulier l’une des plus grandes colonies de Sternes caugek d’Europe. Deux sorties sont programmées pour vous permettre de les découvrir… les dimanches 30 mai et 13 juin 2010

Horaires : 10 h à 15 h – Prévoir le pique-nique – Tarif : 20 € / 15 € (demandeurs d’emploi, étudiants, – 12 ans, adhérents SEPANSO)

Chèque d’inscription à envoyer à RN du Banc d’Arguin, chemin Petit Bordes, 33260 La-Teste-de-Buch (05.56.66.45.87)

Le programme complet est consultable ici Lire la suite

Greenpeace Bordeaux : Film-débat « Déchets le cauchemar du nucléaire » au Cinéma le Festival de Bègles le jeudi 3 juin à 20h30

Greenpeace Bordeaux, Communiqué, le 25 mai 2010

Greenpeace Bordeaux : Film-débat « Déchets le cauchemar du nucléaire » au Cinéma le Festival de Bègles le jeudi 3 juin à 20h30

Film et débat animé par Greenpeace Bordeaux autour de l’exportation des déchets nucléaires français à l’étranger et notamment en Russie.

Autour du film projeté sur Arte en octobre dernier et qui a remis en lumière le dossier soulevé par Greenpeace en 2005 sur l’opacité de la gestion par EDF et Areva des déchets nucléaires extraits des centrales françaises.

Plus d’info : Lire la suite