Climat, il y a urgence : Le CG33 lance six mois de consultation

sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 27 Juin 2009

+ 2 DEGRÉS EN 2050, PLANÈTE. Climat, il y a urgence

Limitons les émissions de gaz à effets de serre pour sauver la planète. Le sujet est suffisamment grave pour que le Conseil général de la Gironde emploie les grands moyens. À compter de la fin juillet tous les habitants du département pourront consulter le livre vert du « plan climat énergie de la Gironde » qui propose un état des lieux et des projections sur l’avenir. Ceci fait, les mêmes seront invités à donner leur avis en répondant à 80 questions. C’est la première consultation publique de cette ampleur en Gironde.

Cette information-consultation passera dans un premier temps par le Net (www.gironde.fr), dans un second temps par le biais du journal du département diffusé à 600 000 exemplaires et qui parvient dans toutes les boîtes aux lettres. Cette consultation s’étalera sur 6 mois.

Après le vert, le blanc

« Comme d’autres collectivités, nous aurions pu nous contenter de créer des groupes de travail pour faire le point de la situation et définir les actions à engager. Nous avons préféré une consultation générale, comme celles qui sont lancées au niveau européen avant toutes les décisions importantes », précise Gilles Savary, vice-président du conseil chargé de cette mission d’envergure.

L’élu ne rêve pas. Il sait fort bien que tous les Girondins ne participeront pas. Aussi, cette consultation génèrale sera-t-elle complétée par des consultations plus ciblées : les élus, les maires des communes, les organismes socioprofessionnels, etc. Ce qui au bout du compte devrait faire remonter des milliers et des milliers de réponses. Mieux qu’un sondage et suffisant pour rédiger après ce premier « livre vert »… le « livre blanc du climat énergie de la Gironde ».

Un conseil scientifique

Pour accompagner la démarche, le département a, en effet, créé un conseil scientifique où l’on trouve des chercheurs et des experts de haut niveau.

Placé sous le haut parrainage de Jean Jouzel, climatologue et glaciologue, prix Nobel, ce conseil est présidé par Lire la suite

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L’écologie bouleverse le monde de l’électroménager

 lefigaro.fr, le 29 juin 2009

L’écologie bouleverse le monde de l’électroménager 

En dix ans, la consommation d’électricité des appareils a été divisée par deux.

Les deux tiers de l’électricité consommée par un ménage français vont aux appareils électroménagers, selon l’Ademe. Soucieux de réduire leurs factures d’électricité, mais aussi d’eau, les consommateurs sont de plus en plus regardants sur les performances de leurs équipements ménagers. Les fabricants européens l’ont bien compris et encouragent cette démarche. Elle leur permet de bénéficier d’une demande nouvelle, même en période de crise. Philips en fait même un objectif commercial, le groupe a pour objectif de réaliser 30 % de son chiffre d’affaires avec des «produits verts» d’ici à 2012. Electrolux réalise pour sa part 17 % de son chiffre d’affaires avec des produits «verts». Une notion qui inclut la consommation d’énergie des produits, mais aussi leur poids (important pour le transport), l’emballage, l’emploi de métaux toxiques… Et qui devrait permettre de séduire les 57 % de Français qui se disent aussi sensibles au respect de l’environnement qu’au prix du produit lors d’un achat. Les marques espèrent aussi parvenir à se différencier de concurrents offrant des produits à moindre prix mais moins performants.

Sachant que 76 % de l’impact environnemental d’un appareil électroménager est lié à son utilisation, le reste, à sa fabrication et son recyclage, les fabricants veulent désormais sensibiliser les consommateurs au «coût d’utilisation global» de leurs appareils. Si cette pratique est courante dans les industries, elle l’est beaucoup moins à la maison ! Ainsi, Whirlpool estime que la facture d’électricité pour un réfrigérateur congélateur d’une dizaine d’années s’élève à 75 euros par an, soit un coût d’utilisation de 750 euros sur dix ans, contre 25 euros par an (250 sur dix ans) pour un combiné A ++ de sa nouvelle gamme.

Étiquettes plus complètes

Les consommateurs ont certes été sensibilisés à ces arguments grâce «l’étiquette énergie». Les produits sont notés de A à G, en fonction de leur performance énergétique. Cette étiquette a été créée en 1995, d’abord appliquée aux seuls réfrigérateurs puis adaptée à d’autres produits, tels les lave-linge, les sèche-linge (très gourmands en électricité) ou les machines à laver la vaisselle. Mais ces étiquettes sont désormais obsolètes, pratiquement tous les réfrigérateurs étant classés A ! Ce qui a nécessité la mise en place de Lire la suite

Université populaire de l’environnement – Table ronde et débat sur la concertation et la démocratie écologique suivi d’un Apéro Ecolo

MNE Bordeaux Aquitaine, Communiqué, le 30 juin 2009

UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT – L’Université nomade d’Aquitaine

Cours – « Petite écologie de l’Homme et de ses techniques »

Mercredi 1er juillet de 18h30 à 20h00

Michel Lesbats – Professeur à l’IUT Bordeaux 1 Département HSE et  membre de l’Association Aquitaine Alternatives

Locaux du Jardin botanique de Bordeaux, Esplanade Linné, Rive droite (tram station jardin botanique)

Ouvert à tous – Entrée libre et gratuite

Suivi d’un Apéros’Ecolos (ex Green Drinks) – Bar-restaurant « Les temps modernes » – Allée de Serr, Bordeaux-Bastide à 2 minutes à pied du Jardin Botanique

Organisation : Maison de la nature et de l’environnement (MNE) Bordeaux-Aquitaine https://mneaquitaine.wordpress.com/, renseignements mnebxaquitaine@aol.com

Table ronde et débat sur la concertation et la démocratie écologique : « Echanges entre les acteurs locaux du Grenelle »

1. Présentation de l’objectif du débat M Lesbats

2. Présentation d’une concertation réussie entre un industriel et une association de la Presqu’île d’Ambès-Foresa (M Sévenier) et l’association Sabaréges (M Ménézo responsable de la communication) dans le domaine de problèmes « d’environnement »

3. Nous élargirons le débat à d’autres représentants des « parties prenantes » et thèmes des domaines de la Sécurité, de la Santé, de l’Ecologie et du Développement Durable :

Mme Walryck, Adjointe au Maire de Bordeaux avec qui nous débattrons de « concertation avec les bordelais ».

Un représentant de la DRIRE (DREAL) M. Courret -Ingénieur chargé de la concertation/membre du S3PI Presqu’île d’Ambès et CLIC Aquitaine.

Deux ou trois représentants d’associations Lire la suite

Christian Brodhag : de l’écologie politique au développement durable

enviscope.com, Henri Colomb, le 29 juin 2009

Christian Brodhag : de l’écologie politique au développement durable 

Ingénieur civil des Mines, militant des Verts jusqu’en 1994, ancien Délégué interministériel au Développement durable, aujourd’hui responsable de plusieurs insitutions actives dans le développement durable, Christian Brodhag estime que trop de débats en France restent hexagonaux. Pour lui, les Verts devraient ouvrir le dialogue avec l’ensemble de l’échiquier politique.

Christian Brodhag, 57 ans, ingénieur civil des Mines, docteur es sciences physiques, directeur de recherche à l’École nationale supérieure des Mines de Saint-Étienne, dont il est aussi délégué au développement durable, est depuis plus de trente ans un des pionniers de l’écologie politique en France. Il est aussi devenu  au cours des missions et fonctions qu’il a exercées (1), un expert internationalement reconnu du développement durable, concept qu’il a été un des premiers à développer en France il y a plus de vingt ans. Ce scientifique atypique, Alsacien de souche mais Stéphanois d’adoption, amateur de randonnée et fou d’opéra, a longuement  répondu aux questions d’Enviscope.com sur l’écologie, le développement, les relations internationales, mais aussi sur les relations Lyon-Saint-Etienne et le développement régional, illustrant ainsi une maxime fondatrice de la pensée écologiste qui lui est chère : « penser globalement, agir localement » :

 Avant tout, vous qui avez été un membre historique des Verts, quelle est votre réaction au score de la liste Europe Ecologie aux dernières élections européennes ?

 Christian Brodhag : «  C’est une satisfaction. Le score des Verts met l’écologie au centre du débat. Maintenant la question est : comment la classe politique va intégrer ces questions de développement durable ? C’est un vrai défi pour les forces politiques. J’ai vécu tous les hauts et les bas de l’écologie politique. Là, il me semble que les bases de diagnostic, notamment sur le climat, sont beaucoup plus solides et partagées qu’à l’époque. Le vrai succès de l’écologie ce sera que l’ensemble des forces politiques la reprenne. Il ne faut pas le mesurer au seul score des Verts à une élection. Ma seconde analyse c’est que Daniel Cohn-Bendit est le seul à avoir fait une campagne vraiment européenne. Trop de débats en France sont hexagonaux, trop franco-français. En France on a trop l’impression que tout peut se régler par la seule volonté politique des dirigeants français, alors qu’il faut une vraie stratégie européenne et mondiale. Il y a, hélas, de nombreuses instances internationales où on n’est pas assez présents, et souvent la France a une gestion trop administrative de l’international… »

 Justement vous êtes intervenu début mai à New-York devant la commission du développement durable des Nations Unies. Pour y dire et y faire quoi ?

 Christian Brodhag : « Cette commission, qui se réunit annuellement, est chargée de la mise en œuvre et du suivi des accords internationaux sur le climat de Rio 92 et de Johannesbourg 2002. Cette année, le thème en était l’agriculture. Mais j’y étais surtout pour préparer la prochaine réunion d’avril-mai 2010, dont le thème sera les modes de consommation et de production. Pour préparer cette prochaine session, sept groupes de travail internationaux ont été mis en place. Pour la France, j’ai présidé un de ces sept groupes de travail, sur le tourisme durable. J’étais donc à New-York pour présenter ces travaux qui ont très bien marché, et pour préparer la communauté francophone à ces sujets. Car ces questions de développement durable évoluent très vite. J’ai animé en particulier un cours de trois heures sur les modes de production et de consommation pour les délégués des pays francophones.  Car j’étais aussi à New-York au titre de l’organisation de la Francophonie, parce que ces questions de développement durable se posent aussi pour de nombreux pays en développement. 

Si on veut faire évoluer les habitudes des consommateurs, il faut pouvoir les mobiliser sur des produits et des services plus vertueux pour l’environnement. Il faut donc que la production de nouveaux biens et services et les nouvelles pratiques de consommation avancent à la même vitesse. Par exemple la ville de Saint-Etienne Lire la suite

Huitres du bassin : Du test de la souris à celui du rat

aqui.fr, Nicolas César, le 29 juin 2009

Le préfet de Gironde autorise un nouveau test sanitaire pour les huîtres du bassin d’Arcachon

Vendredi 26 juin, le préfet de la Gironde s’est engagé vendredi à utiliser un nouveau test sanitaire sur les huîtres du bassin d’Arcachon, celui expérimenté sur les rats. Si celui-ci se révèle positif, il s’est engagé à autoriser la vente des huîtres et des moules du bassin, interdite depuis jeudi dernier. Un soulagement pour les professionnels.

Pour les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, ces interdictions à répétition sont une vraie plaie. Economiquement, ils y perdent beaucoup, surtout en période estivale. Le manque à gagner est évalué à 10.000 euros en un mois en raison des trois interdictions aux tests sanitaires positifs. A cela s’ajoute une incertitude chronique : « va-t-on être fermés encore la semaine prochaine », se demandent-ils sans cesse ? ». Mais, le pire pour eux, est que régulièrement, il n’y a aucune explication scientifique à cette fermeture. Aucune algue n’est détectée, mais les souris meurent… Depuis plusieurs années, les ostréiculteurs remettent en cause le test souris. Ce test, européen consiste à injecter des prélèvements d’huîtres à une souris de laboratoire. Si l’animal meurt dans les 24 heures, l’interdiction est prononcée au nom du principe de précaution. A l’origine, le test avait été créé pour détecter une algue toxique, la dinophysis, mais désormais l’interdiction est prononcée même si la cause de la mort n’est pas connue.

Le test du rat expérimenté

Face au mécontement des ostréiculteurs du bassin, le préfet de Gironde, Dominique Schmitt a décidé d’accéder à l’une de leur demandes et d’autoriser à titre expérimental le test du rat. Une décision prise à l’issue d’une réunion avec les représentants de l’ostréiculture et les élus du bassin à la sous-préfecture d’Arcachon. « J’ai accepté à titre expérimental que si ce test revenait négatif, je modifierai l’arrêté d’interdiction en conséquence », a-t-il promis. Une nouvelle accueillie avec satisfaction par Olivier Laban, le président de la Section régionale conchylicole qui salue « une avancée importante », d’autant que le nouveau directeur de l’Ifremer d’Arcachon, Roger Kantin, s’est montré très ouvert à toute évolution. « C’est à titre expérimental, mais je m’engage avec les éléments des tests sur les souris, des tests sur les rats et des tests chimiques à demander une nouvelle réunion interministérielle pour que ce dossier soit à nouveau abordé et des solutions trouvées, favorables à la fois aux consommateurs et aux professionnels », a précisé Dominique Schmitt. Pour mémoire, le bassin d’Arcachon compte Lire la suite

Les abeilles sentinelles de l’environnement

rhones-alpes-auvergne.france3.fr, Coralie, date NC

Les abeilles sentinelles

L’abeille féconde plus de 80 % de notre environnement végétal, et dont dépend directement 40 % de notre alimentation.

Sans cet insecte plus de pommes, de prunes, de cerises, de kiwis, de tomates, de courgettes, de melon. Aujourd’hui, hommage au monde ouvrier ou du moins au monde des z’ouvrières, les z’abeilles Apis mellifera.

Sylvain installe une nouvelle ruche Warré, c’est une ruche sans cadre qui nécessite très peu de matériel, et d’investissement. Il faut surtout de la curiosité. Les éléments sont très simples à fabriquer, pas besoin de panoplie sophistiquée, d’extracteur, de cire. La ruche Warré est idéale pour se lancer dans l’aventure apicole.

Les ruches sont installées au cœur du jardin. Verger, fleurs, potager, prairie, points d’eau multiples, le jardin des balmes est ici un lieu de travail paradisiaque pour les abeilles. Elles sont disposées dans un endroit abrité des vents dominants, l’entrée est orientée Sud-Est. Chaque ruche est surélevée pour éviter l’humidité, posées sur un sol dégagé, à l’écart du passage et des chemins. 

La ruche Warré est composée de modules de taille identique, elle est évolutive et extensible, il n’y a pas de cadres.

Sa particularité : 8 lattes avec des amorces de cire, en haut de chaque élément : elles permettent aux abeilles de réaliser leurs rayons et d’organiser leur espace. Le développement de la colonie va se faire par le bas, en descendant tout comme les essaims sauvages dans la nature. Lorsque les rayons du haut sont pleins au rajoute un sous étage, les rayons vont s’étendre  dans ce nouvel étage inférieur et la récolte se fera par le dessus.

La ruche Warré est plus compacte que la ruche classique, les abeilles s’y installent naturellement, confortablement, y travaillent aisément,  et maintiennent très facilement une bonne température l’hiver, condition indispensable à la survie de la colonie (qui peut aller jusqu’à 50 000 habitants). Et quand on a de bonnes conditions de travail, on est en forme, et on produit plus ! Résultat vous avez une ruche Warré très facile à conduire, en excellent état sanitaire, avec des colonies vigoureuses et bien sûr de bonnes récoltes.

Les meilleures mellifères du jardin

Je continue à donner le droit d’antenne aux insectes. Car, sur notre planète aujourd’hui, les abeilles disparaissent à une allure alarmante et chaque jardinier est concerné. Il peut et doit agir pour protéger les abeilles, voici les premiers gestes d’urgence.

– L’abeille est un insecte, dès que si vous utilisez un insecticide, Lire la suite

Lester Brown : « Economistes et écologistes doivent travailler ensemble »

terra-economica.info, Lester Brown, le 29 juin 2009

Lester Brown : « Economistes et écologistes doivent travailler ensemble »

Lester Brown est le président du Earth Policy Institute et l’auteur de « Plan B, 3.0 : Mobilizing to Save Civilization »

 « En 1543, l’astronome polonais Nicolas Copernic publiait Des Révolutions des sphères célestes. Dans cet ouvrage, il remettait en cause la croyance selon laquelle le soleil tournerait autour de la Terre et soutenait le contraire. Ainsi, il lança un large débat auprès des scientifiques, des théologiens et des autres. Son alternative au modèle de Ptolémée, qui voyait la Terre au centre de l’univers, a conduit à une révolution de la pensée, à une autre vision du monde.

Comme je l’ai écrit dans Eco-économie : une autre croissance est possible, écologique et durable (1), nous avons besoin d’une révision similaire de notre vision du monde, de la façon dont nous percevons la relation entre la Terre et l’économie. La question aujourd’hui est de savoir si l’environnement fait partie de l’économie ou l’économie de l’environnement. Les économistes voient l’environnement comme un sous-ensemble de l’économie. Les écologistes, eux, voient cette dernière comme un sous-ensemble de l’environnement.

Brouillard et décalage…

Comme le point de vue de Ptolémée sur le système solaire, celui des économistes brouille les efforts pour comprendre notre monde moderne. Il a créé une économie en décalage avec l’écosystème dont elle dépend. La théorie et les indicateurs économiques n’expliquent pas comment l’économie perturbe et détruit les systèmes naturels terrestres. La théorie économique ne dit pas pourquoi les glaces de l’Arctique fondent ; pourquoi les prairies se transforment en désert dans le nord-ouest de la Chine ; pourquoi les barrières de corail meurent dans le Pacifique Sud ou pourquoi l’industrie de la morue s’est effondrée au Newfoundland (Canada). Pourquoi nous sommes à l’aube de la plus grande extinction de plantes et d’animaux depuis que les dinosaures ont disparu il y a 65 millions d’années, elle ne le dit pas non plus. Et pourtant, les économistes sont indispensables pour mesurer le poids de tous ces excès sur la société.

Dans une économie environnementalement durable, une “ éco-économie ”, il faut que la politique économique s’inscrive dans un cadre fixé par les principes écologistes. Il faut aussi que les économistes et les écologistes travaillent ensemble pour façonner une nouvelle économie. Ces derniers savent que toute activité économique – en fait toute vie – dépend de l’écosystème terrestre, c’est-à-dire l’ensemble des espèces vivant ensemble et interagissant. Les économistes savent, eux, Lire la suite