Climat, il y a urgence : Le CG33 lance six mois de consultation

sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 27 Juin 2009

+ 2 DEGRÉS EN 2050, PLANÈTE. Climat, il y a urgence

Limitons les émissions de gaz à effets de serre pour sauver la planète. Le sujet est suffisamment grave pour que le Conseil général de la Gironde emploie les grands moyens. À compter de la fin juillet tous les habitants du département pourront consulter le livre vert du « plan climat énergie de la Gironde » qui propose un état des lieux et des projections sur l’avenir. Ceci fait, les mêmes seront invités à donner leur avis en répondant à 80 questions. C’est la première consultation publique de cette ampleur en Gironde.

Cette information-consultation passera dans un premier temps par le Net (www.gironde.fr), dans un second temps par le biais du journal du département diffusé à 600 000 exemplaires et qui parvient dans toutes les boîtes aux lettres. Cette consultation s’étalera sur 6 mois.

Après le vert, le blanc

« Comme d’autres collectivités, nous aurions pu nous contenter de créer des groupes de travail pour faire le point de la situation et définir les actions à engager. Nous avons préféré une consultation générale, comme celles qui sont lancées au niveau européen avant toutes les décisions importantes », précise Gilles Savary, vice-président du conseil chargé de cette mission d’envergure.

L’élu ne rêve pas. Il sait fort bien que tous les Girondins ne participeront pas. Aussi, cette consultation génèrale sera-t-elle complétée par des consultations plus ciblées : les élus, les maires des communes, les organismes socioprofessionnels, etc. Ce qui au bout du compte devrait faire remonter des milliers et des milliers de réponses. Mieux qu’un sondage et suffisant pour rédiger après ce premier « livre vert »… le « livre blanc du climat énergie de la Gironde ».

Un conseil scientifique

Pour accompagner la démarche, le département a, en effet, créé un conseil scientifique où l’on trouve des chercheurs et des experts de haut niveau.

Placé sous le haut parrainage de Jean Jouzel, climatologue et glaciologue, prix Nobel, ce conseil est présidé par Lire la suite

L’écologie bouleverse le monde de l’électroménager

 lefigaro.fr, le 29 juin 2009

L’écologie bouleverse le monde de l’électroménager 

En dix ans, la consommation d’électricité des appareils a été divisée par deux.

Les deux tiers de l’électricité consommée par un ménage français vont aux appareils électroménagers, selon l’Ademe. Soucieux de réduire leurs factures d’électricité, mais aussi d’eau, les consommateurs sont de plus en plus regardants sur les performances de leurs équipements ménagers. Les fabricants européens l’ont bien compris et encouragent cette démarche. Elle leur permet de bénéficier d’une demande nouvelle, même en période de crise. Philips en fait même un objectif commercial, le groupe a pour objectif de réaliser 30 % de son chiffre d’affaires avec des «produits verts» d’ici à 2012. Electrolux réalise pour sa part 17 % de son chiffre d’affaires avec des produits «verts». Une notion qui inclut la consommation d’énergie des produits, mais aussi leur poids (important pour le transport), l’emballage, l’emploi de métaux toxiques… Et qui devrait permettre de séduire les 57 % de Français qui se disent aussi sensibles au respect de l’environnement qu’au prix du produit lors d’un achat. Les marques espèrent aussi parvenir à se différencier de concurrents offrant des produits à moindre prix mais moins performants.

Sachant que 76 % de l’impact environnemental d’un appareil électroménager est lié à son utilisation, le reste, à sa fabrication et son recyclage, les fabricants veulent désormais sensibiliser les consommateurs au «coût d’utilisation global» de leurs appareils. Si cette pratique est courante dans les industries, elle l’est beaucoup moins à la maison ! Ainsi, Whirlpool estime que la facture d’électricité pour un réfrigérateur congélateur d’une dizaine d’années s’élève à 75 euros par an, soit un coût d’utilisation de 750 euros sur dix ans, contre 25 euros par an (250 sur dix ans) pour un combiné A ++ de sa nouvelle gamme.

Étiquettes plus complètes

Les consommateurs ont certes été sensibilisés à ces arguments grâce «l’étiquette énergie». Les produits sont notés de A à G, en fonction de leur performance énergétique. Cette étiquette a été créée en 1995, d’abord appliquée aux seuls réfrigérateurs puis adaptée à d’autres produits, tels les lave-linge, les sèche-linge (très gourmands en électricité) ou les machines à laver la vaisselle. Mais ces étiquettes sont désormais obsolètes, pratiquement tous les réfrigérateurs étant classés A ! Ce qui a nécessité la mise en place de Lire la suite

Université populaire de l’environnement – Table ronde et débat sur la concertation et la démocratie écologique suivi d’un Apéro Ecolo

MNE Bordeaux Aquitaine, Communiqué, le 30 juin 2009

UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT – L’Université nomade d’Aquitaine

Cours – « Petite écologie de l’Homme et de ses techniques »

Mercredi 1er juillet de 18h30 à 20h00

Michel Lesbats – Professeur à l’IUT Bordeaux 1 Département HSE et  membre de l’Association Aquitaine Alternatives

Locaux du Jardin botanique de Bordeaux, Esplanade Linné, Rive droite (tram station jardin botanique)

Ouvert à tous – Entrée libre et gratuite

Suivi d’un Apéros’Ecolos (ex Green Drinks) – Bar-restaurant « Les temps modernes » – Allée de Serr, Bordeaux-Bastide à 2 minutes à pied du Jardin Botanique

Organisation : Maison de la nature et de l’environnement (MNE) Bordeaux-Aquitaine https://mneaquitaine.wordpress.com/, renseignements mnebxaquitaine@aol.com

Table ronde et débat sur la concertation et la démocratie écologique : « Echanges entre les acteurs locaux du Grenelle »

1. Présentation de l’objectif du débat M Lesbats

2. Présentation d’une concertation réussie entre un industriel et une association de la Presqu’île d’Ambès-Foresa (M Sévenier) et l’association Sabaréges (M Ménézo responsable de la communication) dans le domaine de problèmes « d’environnement »

3. Nous élargirons le débat à d’autres représentants des « parties prenantes » et thèmes des domaines de la Sécurité, de la Santé, de l’Ecologie et du Développement Durable :

Mme Walryck, Adjointe au Maire de Bordeaux avec qui nous débattrons de « concertation avec les bordelais ».

Un représentant de la DRIRE (DREAL) M. Courret -Ingénieur chargé de la concertation/membre du S3PI Presqu’île d’Ambès et CLIC Aquitaine.

Deux ou trois représentants d’associations Lire la suite

Christian Brodhag : de l’écologie politique au développement durable

enviscope.com, Henri Colomb, le 29 juin 2009

Christian Brodhag : de l’écologie politique au développement durable 

Ingénieur civil des Mines, militant des Verts jusqu’en 1994, ancien Délégué interministériel au Développement durable, aujourd’hui responsable de plusieurs insitutions actives dans le développement durable, Christian Brodhag estime que trop de débats en France restent hexagonaux. Pour lui, les Verts devraient ouvrir le dialogue avec l’ensemble de l’échiquier politique.

Christian Brodhag, 57 ans, ingénieur civil des Mines, docteur es sciences physiques, directeur de recherche à l’École nationale supérieure des Mines de Saint-Étienne, dont il est aussi délégué au développement durable, est depuis plus de trente ans un des pionniers de l’écologie politique en France. Il est aussi devenu  au cours des missions et fonctions qu’il a exercées (1), un expert internationalement reconnu du développement durable, concept qu’il a été un des premiers à développer en France il y a plus de vingt ans. Ce scientifique atypique, Alsacien de souche mais Stéphanois d’adoption, amateur de randonnée et fou d’opéra, a longuement  répondu aux questions d’Enviscope.com sur l’écologie, le développement, les relations internationales, mais aussi sur les relations Lyon-Saint-Etienne et le développement régional, illustrant ainsi une maxime fondatrice de la pensée écologiste qui lui est chère : « penser globalement, agir localement » :

 Avant tout, vous qui avez été un membre historique des Verts, quelle est votre réaction au score de la liste Europe Ecologie aux dernières élections européennes ?

 Christian Brodhag : «  C’est une satisfaction. Le score des Verts met l’écologie au centre du débat. Maintenant la question est : comment la classe politique va intégrer ces questions de développement durable ? C’est un vrai défi pour les forces politiques. J’ai vécu tous les hauts et les bas de l’écologie politique. Là, il me semble que les bases de diagnostic, notamment sur le climat, sont beaucoup plus solides et partagées qu’à l’époque. Le vrai succès de l’écologie ce sera que l’ensemble des forces politiques la reprenne. Il ne faut pas le mesurer au seul score des Verts à une élection. Ma seconde analyse c’est que Daniel Cohn-Bendit est le seul à avoir fait une campagne vraiment européenne. Trop de débats en France sont hexagonaux, trop franco-français. En France on a trop l’impression que tout peut se régler par la seule volonté politique des dirigeants français, alors qu’il faut une vraie stratégie européenne et mondiale. Il y a, hélas, de nombreuses instances internationales où on n’est pas assez présents, et souvent la France a une gestion trop administrative de l’international… »

 Justement vous êtes intervenu début mai à New-York devant la commission du développement durable des Nations Unies. Pour y dire et y faire quoi ?

 Christian Brodhag : « Cette commission, qui se réunit annuellement, est chargée de la mise en œuvre et du suivi des accords internationaux sur le climat de Rio 92 et de Johannesbourg 2002. Cette année, le thème en était l’agriculture. Mais j’y étais surtout pour préparer la prochaine réunion d’avril-mai 2010, dont le thème sera les modes de consommation et de production. Pour préparer cette prochaine session, sept groupes de travail internationaux ont été mis en place. Pour la France, j’ai présidé un de ces sept groupes de travail, sur le tourisme durable. J’étais donc à New-York pour présenter ces travaux qui ont très bien marché, et pour préparer la communauté francophone à ces sujets. Car ces questions de développement durable évoluent très vite. J’ai animé en particulier un cours de trois heures sur les modes de production et de consommation pour les délégués des pays francophones.  Car j’étais aussi à New-York au titre de l’organisation de la Francophonie, parce que ces questions de développement durable se posent aussi pour de nombreux pays en développement. 

Si on veut faire évoluer les habitudes des consommateurs, il faut pouvoir les mobiliser sur des produits et des services plus vertueux pour l’environnement. Il faut donc que la production de nouveaux biens et services et les nouvelles pratiques de consommation avancent à la même vitesse. Par exemple la ville de Saint-Etienne Lire la suite

Huitres du bassin : Du test de la souris à celui du rat

aqui.fr, Nicolas César, le 29 juin 2009

Le préfet de Gironde autorise un nouveau test sanitaire pour les huîtres du bassin d’Arcachon

Vendredi 26 juin, le préfet de la Gironde s’est engagé vendredi à utiliser un nouveau test sanitaire sur les huîtres du bassin d’Arcachon, celui expérimenté sur les rats. Si celui-ci se révèle positif, il s’est engagé à autoriser la vente des huîtres et des moules du bassin, interdite depuis jeudi dernier. Un soulagement pour les professionnels.

Pour les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, ces interdictions à répétition sont une vraie plaie. Economiquement, ils y perdent beaucoup, surtout en période estivale. Le manque à gagner est évalué à 10.000 euros en un mois en raison des trois interdictions aux tests sanitaires positifs. A cela s’ajoute une incertitude chronique : « va-t-on être fermés encore la semaine prochaine », se demandent-ils sans cesse ? ». Mais, le pire pour eux, est que régulièrement, il n’y a aucune explication scientifique à cette fermeture. Aucune algue n’est détectée, mais les souris meurent… Depuis plusieurs années, les ostréiculteurs remettent en cause le test souris. Ce test, européen consiste à injecter des prélèvements d’huîtres à une souris de laboratoire. Si l’animal meurt dans les 24 heures, l’interdiction est prononcée au nom du principe de précaution. A l’origine, le test avait été créé pour détecter une algue toxique, la dinophysis, mais désormais l’interdiction est prononcée même si la cause de la mort n’est pas connue.

Le test du rat expérimenté

Face au mécontement des ostréiculteurs du bassin, le préfet de Gironde, Dominique Schmitt a décidé d’accéder à l’une de leur demandes et d’autoriser à titre expérimental le test du rat. Une décision prise à l’issue d’une réunion avec les représentants de l’ostréiculture et les élus du bassin à la sous-préfecture d’Arcachon. « J’ai accepté à titre expérimental que si ce test revenait négatif, je modifierai l’arrêté d’interdiction en conséquence », a-t-il promis. Une nouvelle accueillie avec satisfaction par Olivier Laban, le président de la Section régionale conchylicole qui salue « une avancée importante », d’autant que le nouveau directeur de l’Ifremer d’Arcachon, Roger Kantin, s’est montré très ouvert à toute évolution. « C’est à titre expérimental, mais je m’engage avec les éléments des tests sur les souris, des tests sur les rats et des tests chimiques à demander une nouvelle réunion interministérielle pour que ce dossier soit à nouveau abordé et des solutions trouvées, favorables à la fois aux consommateurs et aux professionnels », a précisé Dominique Schmitt. Pour mémoire, le bassin d’Arcachon compte Lire la suite

Les abeilles sentinelles de l’environnement

rhones-alpes-auvergne.france3.fr, Coralie, date NC

Les abeilles sentinelles

L’abeille féconde plus de 80 % de notre environnement végétal, et dont dépend directement 40 % de notre alimentation.

Sans cet insecte plus de pommes, de prunes, de cerises, de kiwis, de tomates, de courgettes, de melon. Aujourd’hui, hommage au monde ouvrier ou du moins au monde des z’ouvrières, les z’abeilles Apis mellifera.

Sylvain installe une nouvelle ruche Warré, c’est une ruche sans cadre qui nécessite très peu de matériel, et d’investissement. Il faut surtout de la curiosité. Les éléments sont très simples à fabriquer, pas besoin de panoplie sophistiquée, d’extracteur, de cire. La ruche Warré est idéale pour se lancer dans l’aventure apicole.

Les ruches sont installées au cœur du jardin. Verger, fleurs, potager, prairie, points d’eau multiples, le jardin des balmes est ici un lieu de travail paradisiaque pour les abeilles. Elles sont disposées dans un endroit abrité des vents dominants, l’entrée est orientée Sud-Est. Chaque ruche est surélevée pour éviter l’humidité, posées sur un sol dégagé, à l’écart du passage et des chemins. 

La ruche Warré est composée de modules de taille identique, elle est évolutive et extensible, il n’y a pas de cadres.

Sa particularité : 8 lattes avec des amorces de cire, en haut de chaque élément : elles permettent aux abeilles de réaliser leurs rayons et d’organiser leur espace. Le développement de la colonie va se faire par le bas, en descendant tout comme les essaims sauvages dans la nature. Lorsque les rayons du haut sont pleins au rajoute un sous étage, les rayons vont s’étendre  dans ce nouvel étage inférieur et la récolte se fera par le dessus.

La ruche Warré est plus compacte que la ruche classique, les abeilles s’y installent naturellement, confortablement, y travaillent aisément,  et maintiennent très facilement une bonne température l’hiver, condition indispensable à la survie de la colonie (qui peut aller jusqu’à 50 000 habitants). Et quand on a de bonnes conditions de travail, on est en forme, et on produit plus ! Résultat vous avez une ruche Warré très facile à conduire, en excellent état sanitaire, avec des colonies vigoureuses et bien sûr de bonnes récoltes.

Les meilleures mellifères du jardin

Je continue à donner le droit d’antenne aux insectes. Car, sur notre planète aujourd’hui, les abeilles disparaissent à une allure alarmante et chaque jardinier est concerné. Il peut et doit agir pour protéger les abeilles, voici les premiers gestes d’urgence.

– L’abeille est un insecte, dès que si vous utilisez un insecticide, Lire la suite

Lester Brown : « Economistes et écologistes doivent travailler ensemble »

terra-economica.info, Lester Brown, le 29 juin 2009

Lester Brown : « Economistes et écologistes doivent travailler ensemble »

Lester Brown est le président du Earth Policy Institute et l’auteur de « Plan B, 3.0 : Mobilizing to Save Civilization »

 « En 1543, l’astronome polonais Nicolas Copernic publiait Des Révolutions des sphères célestes. Dans cet ouvrage, il remettait en cause la croyance selon laquelle le soleil tournerait autour de la Terre et soutenait le contraire. Ainsi, il lança un large débat auprès des scientifiques, des théologiens et des autres. Son alternative au modèle de Ptolémée, qui voyait la Terre au centre de l’univers, a conduit à une révolution de la pensée, à une autre vision du monde.

Comme je l’ai écrit dans Eco-économie : une autre croissance est possible, écologique et durable (1), nous avons besoin d’une révision similaire de notre vision du monde, de la façon dont nous percevons la relation entre la Terre et l’économie. La question aujourd’hui est de savoir si l’environnement fait partie de l’économie ou l’économie de l’environnement. Les économistes voient l’environnement comme un sous-ensemble de l’économie. Les écologistes, eux, voient cette dernière comme un sous-ensemble de l’environnement.

Brouillard et décalage…

Comme le point de vue de Ptolémée sur le système solaire, celui des économistes brouille les efforts pour comprendre notre monde moderne. Il a créé une économie en décalage avec l’écosystème dont elle dépend. La théorie et les indicateurs économiques n’expliquent pas comment l’économie perturbe et détruit les systèmes naturels terrestres. La théorie économique ne dit pas pourquoi les glaces de l’Arctique fondent ; pourquoi les prairies se transforment en désert dans le nord-ouest de la Chine ; pourquoi les barrières de corail meurent dans le Pacifique Sud ou pourquoi l’industrie de la morue s’est effondrée au Newfoundland (Canada). Pourquoi nous sommes à l’aube de la plus grande extinction de plantes et d’animaux depuis que les dinosaures ont disparu il y a 65 millions d’années, elle ne le dit pas non plus. Et pourtant, les économistes sont indispensables pour mesurer le poids de tous ces excès sur la société.

Dans une économie environnementalement durable, une “ éco-économie ”, il faut que la politique économique s’inscrive dans un cadre fixé par les principes écologistes. Il faut aussi que les économistes et les écologistes travaillent ensemble pour façonner une nouvelle économie. Ces derniers savent que toute activité économique – en fait toute vie – dépend de l’écosystème terrestre, c’est-à-dire l’ensemble des espèces vivant ensemble et interagissant. Les économistes savent, eux, Lire la suite

RAP et les Déboulonneurs lancent un appel à soutien associatif

cdurable.info, cyrille souche,  le 24 juin 2009

RAP et les Déboulonneurs lancent un appel à soutien associatif

Affichage publicitaire : 6 propositions citoyennes

CDURABLE.info publie cet appel pour une Communication Publicitaire Responsable

Parce que l’affichage publicitaire n’est pas qu’une question de paysage, RAP et les Déboulonneurs lancent un appel à soutien citoyen autour de 6 propositions, pour lutter contre la pollution visuelle, la privatisation de l’espace public, pour protéger les enfants et les écoles, pour lutter contre le gaspillage énergétique et la pollution émis par ces dispositifs publicitaires, pour retrouver la beauté des villes et reconquérir les espaces péri-urbains.

Appel pour encadrer l’affichage publicitaire dans l’espace public

6 propositions pour lutter contre les nuisances de l’affichage publicitaire

La protection du paysage a été une des grandes absentes du dernier Grenelle de l’environnement. Plusieurs associations ont fait savoir leur mécontentement concernant cette lacune. Ces protestations ont été entendues par le gouvernement. Il est donc question de réformer la loi de 1979 concernant la publicité, les enseignes et préenseignes lors des prochaines discussions du Grenelle de l’environnement.

Pour ce faire, le Conseil National du Paysage a été réactivé, et a été réuni à 3 reprises de janvier à mars, afin de faire des propositions concrètes de modifications de la loi notamment sur les publicités, enseignes et préenseignes. Quelques associations ou collectifs ont fait entendre leurs voix, certaines en tant qu’auditeur (RAP, Les Déboulonneurs, etc.), d’autres en tant que membres du Conseil National du Paysage (Paysage de France, France Nature Environnement, etc.). Nous ne connaissons toujours pas les conclusions que va en tirer le gouvernement et le Sénateur Dupont (en charge d’un rapport sur la question), mais, à ce stade des débats, nous aimerions que la parole soit donnée à tout le milieu associatif, car la question de la publicité ne se résume pas au seul côté paysager.

Il semble désormais inconcevable de nier les conséquences désastreuses de la publicité sur l’environnement ou la société. En effet, la publicité déconnecte l’acte d’achat des causes et conséquences qu’il peut avoir sur l’environnement ou la société. Elle incite au gaspillage et souvent à l’achat de produits nocifs pour l’environnement. Elle pousse au surendettement et à l’achat du moins cher sans regard sur les conditions sociales des travailleurs. A l’heure où le développement durable est prôné, on ne peut plus faire l’impasse sur la question publicitaire. Oublier cette donnée, c’est traiter les effets sans s’occuper d’un des fondements du problème. Alors qu’on invite le consommateur à adopter des gestes simples pour préserver la planète, il est un geste simple que l’on pourrait adopter : la diminution de la place de la publicité dans l’espace public.

Les dispositifs publicitaires sont parfois eux-mêmes sources de pollution et de gaspillage énergétique : panneaux déroulant et éclairés, écrans plasma ou LCD, enseignes lumineuses allumées toute la nuit, véhicules publicitaires, écrans équipés de dispositifs Bluetooth générant une pollution électromagnétique…

De même la question démocratique est posée. L’espace public, en tant que bien commun, est déjà largement privatisé au profit de la publicité, alors même que la liberté d’expression est plus que jamais à défendre pour l’opinion, les associations et l’art.

Enfin, l’affichage publicitaire a aussi sa place dans un débat relatif à l’enfance et à l’éducation. La prolifération Lire la suite

EFSA : Génétiquement pro-OGM

lemonde.fr, Pierre Le Hir, le 29 juin 2009

Génétiquement pro-OGM

Parme, sa cathédrale, son baptistère, ses fresques du Correggio, son parmigiano reggiano et son prosciutto. Les guides touristiques ajoutent désormais : son Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). L’agence chargée, au niveau communautaire, d’évaluer les risques liés à la chaîne alimentaire. En particulier aux organismes génétiquement modifiés (OGM). C’est sur ses avis que s’appuient les décisions de la Commission de Bruxelles, du Parlement européen et des Etats membres de l’Union européenne. D’où son rôle crucial.

Loin des marbres patinés des palais des Farnèse, l’institution s’est installée dans un moderne bâtiment de verre. Façon, peut-être, d’afficher sa « transparence », l’une de ses vertus cardinales, annonce sa directrice, la Française Catherine Geslain-Lanéelle, avec l' »excellence scientifique », l' »indépendance » et la « réactivité ». L’affirmation fait s’étrangler les écologistes. « Autant demander à un renard de surveiller un poulailler ! » s’écrit Greenpeace.

Les ministres de l’environnement des pays européens ne sont pas loin de penser la même chose. Au point que onze d’entre eux – Autriche, Bulgarie, Chypre, Grèce, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Malte, Pays-Bas et Slovénie -, affichant leur défiance à l’égard des instances communautaires, viennent de réclamer la possibilité d’interdire, de leur propre initiative, la culture de séquences génétiquement modifiées sur leur territoire. Sans souscrire à cette demande de nationalisation des autorisations de culture, la secrétaire d’Etat française à l’écologie, Chantal Jouanno, plaide elle aussi pour « que les procédures d’expertise soient revues ».

Quand l’EFSA voit le jour, en janvier 2002, l’Europe sort des crises de la vache folle et du poulet à la dioxine belge. La confiance des consommateurs est ébranlée. La filière agroalimentaire discréditée. L’Union européenne décide de se doter d’une expertise scientifique incontestable. Et de séparer l’évaluation des risques de la décision politique.

Maladies animales, additifs alimentaires, OGM, pesticides, risques biologiques… L’agence ne chôme pas. Chaque année, sa charge de travail double : en 2009, elle rendra un millier d’avis scientifiques. Trop, trop vite ? Avec 400 permanents et un financement communautaire de 73 millions d’euros, elle a atteint « la taille critique » et « la maturité » qui garantissent aux citoyens européens « un système d’évaluation des risques extrêmement robuste« , assure Mme Geslain-Lanéelle. Dix panels de scientifiques externes ont été mis en place pour couvrir les différentes disciplines, soit un réseau de 200 experts, réunis 10 à 12 fois par an. S’y ajoutent un millier de spécialistes consultés ponctuellement, dont la directrice souhaite tripler ou quadrupler le nombre.

Sur certains dossiers, l’EFSA a fait la preuve de l’indépendance qu’elle revendique. Par exemple en concluant, en 2007, que le colorant alimentaire Rouge 2G (E128), utilisé depuis trente ans dans les saucisses et les hamburgers, pouvait avoir des effets cancérigènes. Son bilan en matière d’OGM laisse en revanche perplexe.

Depuis sa création, l’autorité a reçu des industries agroalimentaires 119 demandes d’autorisation ou de renouvellement d’organismes génétiquement modifiés. Plus de la moitié (69) sont encore à l’étude, tandis que 8 ont été finalement retirées. Elle a donc rendu 42 avis… tous positifs. Qui plus est, adoptés à l’unanimité – le vote se faisant à main levée – des membres du panel OGM présents.

Pour les écologistes, la cause est entendue. Lire la suite

Croissance verte : vers un monde sans déchets ?

rue89.com, Emilie Delouvrier et Julien Dossier, le 28 juin 2009 

Croissance verte : vers un monde sans déchets ?

1% seulement des matières produites et transformées sont encore en usage dans les six mois qui suivent leur vente, en Amérique du Nord, soit un taux de déchet de 99%. Le chiffre, avancé par Paul Hawken, Amory et Hunter Lovins dans « Natural Capitalism », est effrayant et renvoie aux images apocalyptiques de la montagne d’ordures d’Aterro de Gramacho à Rio -la plus grande décharge d’Amérique Latine- qui menace de s’effondrer.

Dans son film d’animation ludique et pédagogique, « The Story of Stuff » (« L’Histoire des choses »), la militante écolo américaine Annie Leonard dénonce l’absurdité de notre chaîne de production et de consommation qui conduit à surexploiter les ressources naturelles de la planète pour les envoyer presque aussitôt à la poubelle ! Au passage des tonnes de pollution sont produites…

Même le recyclage a ses limites

Le recyclage est indispensable mais il ne suffit pas : il a ses limites, dans la mesure où l’objet qu’on recycle n’est pas conçu pour être transformé. L’exemple du papier recyclé est instructif. En partant d’une fibre de cellulose « vierge », tirée du bois, on peut espérer sept cycles de recyclage avant que la fibre ne devienne si cassante qu’on ne puisse plus rien en faire. Et chaque étape de recyclage pose la question du traitement des résidus toxiques, chlore et encres. Au livre en papier recyclé, on peut opposer le « durabook » (livre durable) fait à partir d’un polymère entièrement réutilisable, sans perte de ses propriétés.

Le « durabook » est un objet durable : il n’a pas vocation à être jeté. Le « duraordinateur » reste encore à inventer. L’écodesign -qui conçoit des objets faits pour être réparés, recyclés, transformés- est en pleine expansion. Faut-il en conclure à l’avènement imminent d’un monde sans déchets ? Pas totalement mais les tenants de la croissance verte nous invitent à repenser entièrement nos modes de production et de consommation, selon deux axes. D’une part, il faut concevoir des objets destinés à avoir plusieurs vies. D’autre part, il faut valoriser les déchets, inévitables dans le processus de production.

A chaque lieu ses solutions. Dans les fermes-écoles Songhaï au Bénin, les déjections animales, les déchets végétaux et les eaux usées (douches, toilettes) servent à produire du biogaz -du méthane- qui alimente les cuisines en énergie. Dans son restaurant londonien, le chef anglais Arthur Potts Dawson utilise les épluchures pour faire du compost qui fertilise le potager adjacent. Une évidence, certes, mais Potts Dawson propose aussi de réutiliser de l’huile de friture comme combustible dans les taxis qui raccompagneront les clients chez eux.

Il s’agit de s’orienter vers le ré-emploi, la transformation d’objets et de ressources renouvelées, autour de circuits courts, de réparations et de réseaux sociaux plus denses et plus solidaires. La croissance verte suppose de revenir à des productions locales, Lire la suite

Quand RFF est alerté sur la qualité de l’action des anti-LGV

eitb.com, Ramuntxo Garbisu, le 28 juin 2009

Quand RFF est alerté sur la qualité de l’action des anti-LGV

Une étude remise ces jours-ci à RFF, l’opérateur des nouvelles lignes ferroviaires en Pays Basque, pointe une concertation trop « formelle » : malgré le soutien d’élus et « d’une presse unanime depuis 2007 », il lui est conseillé d’éviter un passage en force, au vu des arguments de ses opposants.

Le rapport demandé par Réseau Ferré de France (RFF), chargé du projet de nouvelles Lignes à Grande Vitesse (LGV), sur sa concertation avec les Aquitains sur le tronçon Bordeaux-Espagne, n’a guère soulevé les félicitations du cabinet d’études mandaté.

Dans ce document remis le 22 juin, ses auteurs soulignent la « stratégie guidée principalement par une logique de passage », qui déstabiliserait l’ensemble des élus qui adhèrent au projet, malgré le « soutien unanime de la presse depuis fin 2007« .

Les « failles argumentaires » mises à jour par les opposants

Pour ce tronçon Bordeaux-Espagne, la légitimité apporté par le soutien de l’Etat n’apparait plus suffisante, le projet « justifié à partir des prévisions de trafics et de la nécessité de répondre à une urgence capacitaire » n’ayant pas résisté « à l’identification par ses opposants de failles argumentaires ».

Salué comme « les seuls, à notre connaissance, à avoir remis en cause techniquement l’opportunité d’un projet ferré en débat public », le rapport admet que les défenseurs de la rénovation des lignes existantes, opposés à la création de nouvelles lignes, « ont acquis, à travers leurs victoires, l’assurance que cette défiance est justifiée ».

L’argument de la saturation du fret est officiellement « ambigüe »

Pierre de voûte du discours sur la nécessité de nouvelles lignes, la date supposée de la saturation des lignes existantes diffère d’un pro-LGV à un autre : en 2020 comme rappelé au Conseil Régional lors de sa cession du 25 juin, ou, plus rapide encore, « dans 6 à 8 ans » pour Jean-Marie Berckmans, Président de la CCI de Bayonne (dans cette édition du 13 juin du Journal du Pays Basque).

Pourtant, et ce n’est un secret pour personne, un document officiel de RFF, disponible sur Internet, page 6, est très clair : cela sera « possible », mais pas avant 2040.

« Selon les enjeux purement capacitaires et de report du transport de marchandises de la route vers le fer, la mixité devrait intervenir, au plus tard, lorsque la ligne actuelle ne permettra plus de proposer des sillons fret de qualité et risquera de freiner le développement du fret. Sur la base des hypothèses d’offre de sillons prises lors du débat public, de la saturation possible de la ligne actuelle même dégagée des circulations de TGV®, cet horizon se situe après 2040″. ».

La crainte du « succès des opposants »

Relevant que, désormais, les décideurs politiques, en particulier ceux du Conseil Régional d’Aquitaine, apparaissent comme « trompeurs », Lire la suite

Hervé Kempf : Afrique, aide-nous

lemonde.fr, Hervé Kempf, le 27 juin 2009

Afrique, aide-nous,

Le hasard de l’existence conduit le chroniqueur dans un pays d’Afrique réputé être l’un des plus pauvres du monde. Comme lors de chaque reportage, le chroniqueur enregistre moult observations, émotions, informations, sensations. Mais une idée nouvelle lui apparaît. Encore imparfaite, il la propose au public, comme une proposition de réflexion plus que comme une thèse aboutie. Peut-être est-elle provocatrice.

Le savoir commun dit que si l’on ne parvient pas à enrayer le changement climatique, les premières et principales victimes en seront les pays pauvres de l’hémisphère Sud. Cela ne signifie pas pour autant que les pays du Nord en seraient indemnes. Les conséquences seraient nuisibles partout, quoique selon des degrés différents.

On peut dès lors s’interroger sur la capacité des diverses sociétés à résister ou à s’adapter à ces nouvelles conditions. La proposition paradoxale est que les sociétés les plus riches ne sont pas forcément les mieux placées pour y faire face : habituées à une profusion de biens, baignées dans une idéologie publicitaire posant la surconsommation comme un idéal, organisées selon le principe de la transformation brutale de leur environnement, elles semblent être psychologiquement et culturellement fort dépourvues pour se couler dans de nouvelles et rudes conditions d’existence. Leurs moyens matériels et techniques pourraient pallier une partie des transformations négatives, mais leur « appareillage » mental les handicaperait profondément face à la réduction inévitable de leur niveau de vie.

En revanche, des sociétés habituées à supporter les restrictions, sachant s’organiser avec peu, coutumières de la mobilité (« l’exode »), présenteraient une « résilience » plus grande que les sociétés riches aux tourments à venir.

L’hypothèse : devant les difficultés, l’essentiel n’est pas l’armement technique et matériel, mais l’appareillage culturel et la disposition à vivre sobrement.

Prenons la question sous un angle plus optimiste. Il est possible de prévenir la crise écologique. Cela suppose une réduction drastique de la consommation matérielle et de la consommation d’énergie par les pays les plus gaspilleurs. Ceux du Nord. Pour y parvenir, ils doivent Lire la suite

Hubert Reeves : Cultiver une «positive attitude» dans une association

2.canoe.com, Hubert Reeves, le 28 juin 2009

Ni optimiste, ni pessimiste : déterminé

Depuis que je me suis plongé dans la recherche de renseignements crédibles pour écrire Mal de Terre, depuis que je fais part, dans mes conférences, des préoccupations qui sont devenues les miennes, on me demande souvent: «Êtes-vous optimiste? Êtes-vous pessimiste?»

Mes interlocuteurs ne sont pas loin de penser que «nous n’y arriverons jamais».

Certains ont peut-être envie de renoncer avant même d’avoir essayé de changer quelque chose.

Il est vrai que, dans l’histoire de l’humanité, l’espèce humaine n’a jamais connu pareille époque. Jamais nos ancêtres n’ont pu mesurer à quel point la pérennité de notre espèce est tributaire de l’existence des autres espèces, végétale et animale, et des «bons et loyaux services» de la nature…

Imaginons qu’un «dictateur éclairé», prenant conscience que l’avenir de l’humanité passe par un changement radical des comportements, donne l’ordre de tout changer: tout le monde obéit au doigt et à l’œil. Les voitures restent au garage, les bus et les trams se multiplient, les friches industrielles deviennent des jardins potagers de proximité et les habitants, des planteurs d’arbres. Ils planteraient même des pavots si le dictateur le leur imposait…

Heureusement, nous sommes en démocratie et nous échappons à ces oukases.

Mais échapperons-nous au péril si nous tardons à faire de nous-mêmes, et de bonne grâce, ce que ce «dictateur éclairé» promulguerait sans plus attendre ? Et si le dictateur en question n’était pas tout simplement le péril qui nous menace ? Alors, prenant conscience de l’urgence, nous devrions nous-mêmes décréter les oukases. Le faisons-nous ? C’est tellement humain de remettre à demain ce que nous pourrions faire dès aujourd’hui ! Vais-je devenir pessimiste ?

Cultiver une «positive attitude» dans une association

Si je m’interroge sur mon passé, je n’ai été pessimiste que fort brièvement, me jurant de ne pas récidiver. Pourtant, je ne suis pas naturellement optimiste, du moins ne l’étais-je pas au siècle dernier.

Ce n’est pas le passage à l’an 2001 qui m’a miraculeusement entraîné vers un «optimisme volontaire». Encore que c’est cette année-là que je me suis lancé dans l’aventure associative et que, depuis, je suis au cœur de l’action. Et ça a tout changé.

Les changements d’habitude ne sont pas évidents, mais leur possibilité n’est pas nulle et, surtout, elle est facilitée si l’on ne reste pas seul dans son coin à se lamenter sur le sort de l’humanité. Rejoindre les pionniers associatifs est une excellente démarche. Elle renforce la représentativité de l’association auprès du public et des décideurs. Et elle vous entraîne dans une spirale vertueuse.

Rester à l’écart n’est pas stimulant

Bien sûr, on ne deviendra pas des saints du jour au lendemain, ni même à moyen terme, mais Lire la suite

Dimanche 28 juin à Nérigean – Crises climatique, écologique, énergétique… quel rôle pour les associations environnementales ?

MNE Bordeaux-Aquitaine, Communiqué, le 24 juin 2009

UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT – L’Université nomade d’Aquitaine

« Conférence-débat » – Crises climatique, écologique, énergétique… quel rôle pour les associations environnementales ?

Le dimanche 28 juin à 15h00

Avec des représentants de la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine

Château Fourton La Garenne à Nérigean (direction Bergerac à 20 mn de la rocade)

Ouvert à tous – Entrée libre et gratuite

Si vous souhaitez proposer un co-voiturage ou êtes demandeur d’un co-voiturage, merci de le signaler par mail

Organisation : Maison de la nature et de l’environnement (MNE) Bordeaux-Aquitaine https://mneaquitaine.wordpress.com/, en partenariat avec la famille Richard – Château Fourton le Garenne – Renseignements mnebxaquitaine@aol.com

Ce débat se déroulera dans le cadre du « Marché paysan » organisé par le Château Fourton La Garenne, vignoble en agriculture biologique à Nérigean (20 mn de la rocade)

1. L’appel pour la Conférence de Copenhague

« Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles. »

Ce texte est le début de « l’appel pour une conférence de Copenhague », pétition lancée par une dizaine d’associations :  WWF-France, Greenpeace France, Action contre la Faim, Care France, FIDH, Fondation Nicolas Hulot, Les amis de la terre, Médecins du Monde, Oxfam France Agir Ici, Réseau Action Climat, Secours Catholique https://mneaquitaine.wordpress.com/2009/06/09/lultimatum-climatique-lappel-pour-la-conference-de-copenhague/

Si l’on s’intéresse aux travaux des experts du climat, de l’écologie, de l’énergie… nous aurions 5 ans pour changer radicalement notre modèle socio-économique et notre mode de vie. C’est la condition à remplir si nous voulons laisser une chance raisonnable à l’espèce humaine de finir le siècle avec une qualité de vie acceptable. Ce ne sont pas d’hypothétiques générations futures qui sont concernées mais les moins de 30 ans, nos enfants et petits enfants.

2. Changer radicalement notre mode de vie : qui peut agir ? Lire la suite

Dimanche 28 juin à Nérigean – Libournais 2020 : quelle agriculture et quelle alimentation voulons-nous ?

MNE Bordeaux-Aquitaine, Communiqué, le 24 juin 2009

UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT – L’Université nomade d’Aquitaine

« Conférence-débat » – Libournais 2020 : quelle agriculture et quelle alimentation voulons-nous ?

Le dimanche 28 juin à 10h30

Philippe Roudié – Professeur émérite de géographie

Josy Riffaud – Syndicaliste – Confédération paysanne et Via Campésina

Jean-Pierre Leroy – Syndicaliste – Confédération paysanne

Château Fourton La Garenne à Nérigean (direction Bergerac à 20 mn de la rocade)

Ouvert à tous – Entrée libre et gratuite

Si vous souhaitez proposer un co-voiturage ou êtes demandeur d’un co-voiturage, merci de le signaler par mail

Organisation : Maison de la nature et de l’environnement (MNE) Bordeaux-Aquitaine https://mneaquitaine.wordpress.com/, en partenariat avec la famille Richard – Château Fourton le Garenne et la Confédération paysanne de la Gironde – Renseignements mnebxaquitaine@aol.com

La question écologique se pose dans tous les domaines de la société, car aucun n’est épargné par la crise à laquelle nous faisons face. Mais cette question ne peut être réglée au détriment des exigences sociales.

A cet égard, l’agriculture occupe une place essentielle : l’évolution actuelle des systèmes de productions génère des dégâts à la fois sur un plan environnemental (participation au changement climatique, à la perte de la biodiversité, à la pollution des ressources naturelles) et social (notamment, diminution de l’emploi agricole dans un contexte de chômage de masse, avec répercussions particulièrement graves dans les zones isolées et les pays pauvres).

A l’inverse, l’agriculture est susceptible d’apporter des réponses à la fois face à la crise écologique (pratiques agricoles contribuant positivement à la biodiversité, aux paysages, à l’aménagement du territoire et la maîtrise de l’urbanisation,…) et aux problèmes sociaux (alimentation suffisante et saine pour tous, développement des pays pauvres, animation des zones rurales défavorisées, emploi,…).

Dans ce cadre, les politiques agricoles et alimentaires ne peuvent être réfléchies qu’en prenant en compte à la fois la durabilité environnementale et sociale.

Le Grenelle de l’environnement préconise d’ici 2012, de faire progresser de 2 à 6 % la surface agricole utile (SAU) en bio, d’amener à 20 % la part des produits bio dans la restauration collective et de diviser par deux dans les 10 ans l’utilisation des produits phytosanitaires dans l’agriculture conventionnelle. Aujourd’hui 50 % du bio consommé en France est importé.

Dans le Libournais débute une réflexion sur le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui vise à faire produire une vision de l’avenir du territoire à 15 ou 20 ans. Il y est fait le constat que les 2/3 des viticulteurs ont plus de 50 ans et vont cesser leur activité dans les 10 à 15 prochaines années. La crise viticole fait que 25 % de ces viticulteurs ne peuvent dégager de salaire de leurs activités.

La quasi mono activité viticole sur le territoire Libournais interroge de plus en plus :

Si la crise économique s’installe pour plusieurs années, quel avenir pour les viticulteurs ? Lire la suite

LA DECROISSANCE EN KIOSQUE LE 1er juillet

decroissance.over-blog.org, Communiqué, le 26 juin 2009

LA DECROISSANCE EN KIOSQUE LE 1er juillet

I – LA DECROISSANCE EN KIOSQUE LE 1er JUILLET 2009

Le numéro de juillet-août de La Décroissance « Listes Cohn-Bendit : Ils ont vendu l’écologie » sera en kiosque le mercredi 1er juillet 2009. Reportage au salon du « luxe et du développement durable ». Serge Orru, du WWF, décoré de l’ordre de l’écotartuferie.

http://www.ladecroissance.net

II – EXPEDITION DE LA DECROISSANCE LE 29 JUIN 2009

Le numéro 61 de La Décroissance sera expédié le Lundi 29 juin 2009 de 14h à 20h dans le local de Casseurs de pub-La Décroissance : la Fondation Nicolas Bertrand, 52 rue Crillon, Lyon 6e. Nous expédions le journal sous bande papier grâce à votre aide, ce qui évite l’emballage plastique. N’hésitez pas à passer nous prêter main-forte, d’une demi-heure à toute la soirée. Un repas ensemble clôture la soirée.

Fondation Nicolas Bertrand, 52, rue Crillon, Lyon 6e. Métro Masséna.

http://www.ladecroissance.net/

III – LE VRAI VISAGE DE DANIEL COHN-BENDIT : LE FILM

Pour Daniel Cohn-Bendit, les objecteurs de croissance, « c’est des cinglés. (…) La décroissance c’est un gros mot. Les gens, y vivent la décroissance aujourd’hui. (…) J’ai pas envie d’en parler. Moi, je dis, ce débat là personne le comprend. Donc, il est terminé pour moi. » Global Mag, Arte, 6-6-2009. Mais qui est réellement « L’enfant chéri des médias » ? A voir à ce sujet le film éclairant « Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit » sur le site de l’IEESDS : où vous retrouverez toute l’actualité de la Décroissance :

http://www.decroissance.org/

IV – SOUTENEZ LE PORTE-PAROLE DU RESEAU SORTIR DU NUCLEAIRE

Merci de signer l’appel pour un classement « sans suites » en faveur de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau « Sortir du nucléaire », menacé de 5 ans de prison pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash d’avion de ligne :

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=slhomme&page=index

V – COMMENT CASSEURS DE PUB A CONTRIBUE A LA SUPPRESSION DU GRAND-PRIX DE FRANCE DE FORMULE 1

C’est aussi grâce à Casseurs de pub que vous serez épargné du Grand Prix de France de Formule 1 Lire la suite

Yann Artus-Bertrand : « Je me bats pour que l’écologie soit au coeur des consciences »

larep.com, Olivier Rezel, le 26 juin 2009

Yann Artus-Bertrand : « Je me bats pour que l’écologie soit au coeur des consciences »

MARDI, À BARJOUVILLE (28). Jovial et détendu, Yann Arthus-Bertrand n’a pas boudé son plaisir d’être au milieu des écoliers barjouvillois, lesquels ont donné son nom à leur école élémentaire.

Le réalisateur du film « Home » était à Barjouville, près de Chartres, (Eure-et-Loir), mardi, pour découvrir l’école élémentaire qui porte son nom. Il a répondu à nos questions.

Quel effet cela fait-il d’avoir une école qui porte son nom ?

C’est toujours très émouvant. À chaque fois, je verse une petite larme. En même temps, cela donne des responsabilités. Il faut s’investir lorsque l’on donne son nom à une école. Je me suis engagé à aller voir ces établissements – il y en a huit en France – au moins une journée ou une après-midi par an.

Pensez-vous que votre film, « Home », diffusé deux jours avant les élections européennes, a réellement boosté le score de la liste Europe écologie ?

Si près de 9 millions de personnes ont regardé le film, cela montre bien qu’elles avaient déjà un intérêt pour la question de l’écologie. Les gens ont voté peut-être un peu plus pour Europe écologie après le film. Moi, de toute façon, ça ne me gêne pas, bien au contraire. Je vote vert depuis toujours. Mais je pense que l’écologie n’est pas une question de politique, c’est un lobby. Il n’y a pas assez d’écologie dans tous les partis, d’extrême gauche à l’extrême droite.

Vous attendiez-vous à un tel succès de votre film ?

Non, je ne m’attendais pas à faire un tel score. Ce n’est pas un film marrant, c’est un film angoissant qui montre combien nos gestes du quotidien ont un impact sur notre environnement. On vit dans un monde de gâchis. Je n’avais pas pris conscience de cela et je l’ai réalisé dans le film. On estime que, dans les pays riches, 40 à 50 % de la nourriture produite est jetée. C’est une folie. On consomme trop. Il faut que l’on apprenne à vivre mieux avec moins. Prenez l’exemple du pétrole. On sait que le pétrole bon marché et abondant, ça va être fini dans 10 ans, dans 15 ans. Un baril à 500 dollars va avoir des incidences sur le coût du transport, de la nourriture. On ne s’y prépare pas. Il y a une espèce de déni collectif. On ne veut pas croire à ce que l’on sait. La crise écologique, le changement de climatique annoncé : on ne veut pas le croire. Il y a toujours autant de voitures sur le périphérique. L’homme balance entre une intelligence incroyable et un égoïsme incroyable.

Pour certains, « Home » est de l’écologie à grand spectacle mais qui ne propose aucune solution. Que leur répondez-vous ?

Moi, je ne suis pas là pour amener la solution. Sincèrement, si j’avais la solution, je serais Lire la suite

Allemagne : Les grands partis aussi se mettent à l’écologie

lemonde.fr, Cécile Calla, le 26 juin 2009

Depuis les élections européennes du 7 juin, les partis du gouvernement allemand de grande coalition n’ont plus qu’un mot à la bouche : l’écologie. Constatant que les idées vertes sont porteuses même en temps de crise, les stratèges des unions chrétiennes CDU-CSU et du Parti social-démocrate (SPD) ont remis ce sujet sur le devant de la scène dans la perspective des élections législatives du 27 septembre. Ils espèrent séduire l’électeur instruit des grandes villes, sensible à la qualité de son environnement.

Le challenger d’Angela Merkel, le ministre des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier (SPD), qui ne s’était jusqu’à présent pas distingué pour son penchant écologiste, a appelé en début de semaine à la mise en place d’un « New Deal social écologique », reprenant par là presque les termes du « Green New Deal » figurant dans le programme des Verts. Il souhaite la création d’un million d’emplois dans la prochaine décennie grâce aux technologies vertes. Dans le programme électoral des sociaux-démocrates, la protection de l’environnement et la « modernisation écologique » occupent également une place importante.

Les chrétiens-démocrates ne veulent pas être à la traîne et multiplient eux aussi les déclarations en ce sens. Horst Seehofer, le ministre président de Bavière et patron de la CSU, petite soeur bavaroise de la CDU, souhaite que son parti devienne « aussi vert que possible« . Ainsi, l’écologie figurera en bonne place dans le programme commun des unions chrétiennes qui doit être présenté dimanche 28 juin. Selon la presse allemande, la CDU-CSU annonce un « pacte d’environnement » pour doper les technologies vertes, le développement de voitures électriques et une hausse de la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à 30 % d’ici à 2020. La CDU mise sur l’image de la chancelière qui avait fait du réchauffement climatique l’une des priorités de la présidence allemande de l’Europe et du G8 en 2007. Néanmoins, celle qui s’est fait photographier devant les icebergs du Groenland pour alerter sur les dangers du réchauffement de la planète n’a pas manqué de défendre avec hargne les intérêts de l’industrie allemande et particulièrement ceux de la branche automobile lors de la négociation du paquet climat au sein de l’Union européenne en 2008.

Surtout, Mme Merkel risque d’être attaquée par les sociaux-démocrates pendant la campagne pour Lire la suite

CESE : Les indicateurs du DD et l’empreinte écologique

ladocumentationfrancaise.fr, LE CLEZIO Philippe, Conseil économique, social et environnemental, 23 juin 2009

Les indicateurs du développement durable et l’empreinte écologique

Le 20 janvier 2009, le Premier ministre a saisi le Conseil économique, social et environnemental de la question des indicateurs du développement durable et, plus spécifiquement, de l’empreinte écologique. Cet avis définit le champ des informations nécessaires pour enrichir la mesure du PIB et l’associer, au sein d’un tableau de bord, à une douzaine d’indicateurs permettant d’apprécier les évolutions sociales et environnementales tout en traçant les voies d’une association de la société civile et des citoyens à leur choix. Lire la suite

Écocentre du Périgord, acte 2

sudouest.com, Hervé Chassain, le 26 Juin 2009

SAINT-PIERRE DE FRUGIE. Un lieu de formation dédié à la construction écologique verra le jour d’ici à un an

Écocentre, acte 2

Ce sont des maisons vertes, accrochées à la colline et on y vient à pied. Ceux qui vivent là, en pleine campagne du Périgord vert, ont créé le premier Écocentre de France il y a six ans. Depuis, ce lieu voulu par l’architecte Claude Micmacher et Jocelyne Cambuzat, est devenu une référence dans le domaine de la construction écologique. À tel point que l’on vient désormais de loin pour s’informer ou se former sur les maisons de bois, de paille et de terre… Cinq pavillons présentent ces techniques en grandeur nature tout autour du domaine.

Le succès de l’Écocentre est tel, que de nouveaux locaux étaient devenus nécessaires pour installer un véritable centre de formation. Deux ans d’études ont permis de monter le projet de l’Écocentre 2. De nombreux partenariats financiers (Europe, État, Région, Département) ont été trouvés pour réunir les 1,1 million d’euros de cette réalisation qui devrait ouvrir en août 2010.

Un mode de vie

Hier, c’était la pose symbolique de la première botte de paille des murs de cette construction qui sera un concentré du savoir-faire. Comme le rappelle Jocelyne Cambuzat, présidente de l’association Pégase, « à une époque où l’écoconstruction devient à la mode, nous rappelons qu’elle doit s’intégrer dans un mode de vie et avec des valeurs. Elle doit faire travailler le local, utiliser les matériaux les plus proches et le côté social ».

À cette occasion, l’Écocentre a reçu comme une onction officielle, avec la présence du sous-préfet Bernard Bahut, de la députée Colette Langlade, du conseiller général Michel Karp et du président du parc naturel régional Jean-Marie Rougier.

1 200 euros le mètre carré

Le futur bâtiment, aux volumes très variés (avec même une coupole !) présenté hier sous forme de maquette, sera un concentré de savoir-faire traditionnel et technologique : ossature bois, toitures végétalisées, murs paille et terre ou terre cuite, isolation en chanvre, liège, cellulose, laine, chaufferie bois… Seule concession à l’industrie, la dalle sera réalisée en béton.

Claude Micmacher annonce un coût de 1 200 euros le mètre carré, « ce qui n’est pas cher du tout pour un bâtiment aux normes tertiaire recevant du public ». Son seul regret est Lire la suite

ADEME et vous : Stratégie et études

ADEME et vous : Stratégie et études, juin 2009

Orientations

Plan stratégique 2007-2010

Conseil scientifique

Veille environnementale et prospective

ADEME et vous : Stratégie et études

ADEME et vous : Recherche

La lettre ADEME & vous – Stratégie & études est une lettre d’information régulière destinée aux décideurs du monde de l’environnement et de l’énergie, partenaires et contacts de l’ADEME.
Chaque numéro est consacré à la présentation d’un sujet à vocation stratégique, économique ou sociologique : recherche et études, travaux de synthèse, propositions dans l’un des domaines de compétences de l’Agence. L’objectif est de faciliter la diffusion de connaissances et d’initier réflexions et débats.

Cette lettre est diffusée gratuitement par voie électronique. Pour vous abonner, merci d’envoyer un mail à strategie.etudes@ademe.fr

N°19 La contribution climat-énergie : un « double dividende » écologique et économique (PDF – 473K – 24/06/2009)

Le projet de loi du Grenelle Environnement prévoit que « l’Etat étudiera la création d’une contribution dite « climat-énergie » en vue d’encourager les comportements sobres en carbone et en énergie (…) strictement compensée par une baisse des prélèvements obligatoires de façon à préserver le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des entreprises ».

Dans cette perspective, le Ministère du développement durable (MEEDDAT) et le ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi (MINEIE) organisent une conférence d’experts le 2 et 3 juillet 2009 à Paris.

L’ADEME a réalisé une étude sur la Contribution Climat Energie (CCE) afin d’apporter au débat public une estimation aussi précise que possible des volumes et des valeurs en jeu. Plusieurs scénarios d’assiette et de taux ont été analysés. Leurs effets environnementaux et économiques ont été systématiquement estimés pour chaque catégorie de contribuables et pour chaque secteur de l’économie.

N°18 Réhabilitation du parc locatif privé : avec les nouveaux mécanismes de financements issus du Grenelle, un système gagnant-gagnant propriétaire-locataire (PDF – 320K – 02/02/2009)

Le bâtiment consomme en France plus de 40 % de l’énergie finale, et se trouve donc au coeur des enjeux de la lutte contre le réchauffement climatique.

Si la réhabilitation thermique des logements est la priorité du Grenelle de l’environnement, c’est à la fois parce que ce secteur représente un formidable gisement d’économies d’énergie mais aussi parce que les travaux sont relativement simples techniquement et surtout rentables : l’investissement est compensé par une diminution durable de la facture énergétique.
Cependant cette logique ne s’applique pas au parc locatif : si le coût des travaux revient au propriétaire, le gain sur les dépenses énergétiques profite au locataire… Cette situation de blocage est exacerbée pour le parc locatif privé, qui représente aujourd’hui 21 % des résidences principales.

Ce 18e numéro de Stratégie&Etudes montre, à partir d’une étude de l’ADEME centrée sur un « benchmark » international, des retours d’expériences françaises et une analyse financière de « bouquets de travaux » sur six logements types représentatifs, qu’il est possible de mettre en place une clé de répartition de l’effort d’investissement entre le propriétaire et le locataire, améliorant systématiquement la situation économique de ce dernier et globalement rentable pour le propriétaire grâce aux nouveaux dispositifs de financement issus du Grenelle, en particulier l’éco-prêt à taux zéro.

N°17 Les ménages apprivoisent la maîtrise de l’énergie à la maison (PDF – 404K – 21/01/2009)

L’ADEME dispose d’un observatoire annuel des pratiques et de l’opinion des Français sur les questions environnementales. Celui-ci permet notamment d’observer les tendances et les évolutions des valeurs et des comportements des ménages.

Ce 17ème numéro de « Stratégie & Etudes » dresse un bilan de l’évolution de Lire la suite

La Maison Blanche présente un rapport sur le changement climatique

toutsurle bio-nature.com, U.S. Global Change Research Program, date NC

La Maison Blanche présente un rapport sur le changement climatique

Lors d’une conférence de presse, la Maison Blanche a présenté le rapport sur le changement climatique intitulé « Global Climate Change Impacts in the United States » réalisé par le U.S. Global Change Research Program (USGCRP).

Le U.S. Global Change Research Program coordonne et intègre la recherche au niveau national sur les changements environnementaux et leurs impacts sur la société. Ce programme a démarré à la suite d’une initiative présidentielle en 1989 et a été mandaté par le Congrès en 1990 dans le Global Change Research Act qui avait pour objectif d’avoir « un programme de recherche globale et intégrée aux États-Unis qui aidera la nation et le monde entier à comprendre, évaluer, prévoir et répondre aux changement globaux induits par l’homme et de manière naturelle« .

Le rapport apporte une synthèse de la recherche et des impacts actuels à venir du changement climatique auxles Etats-Unis. En outre, il met l’accent sur les impacts dans différentes régions des États-Unis et sur les différents éléments de la société et de l’économie comme l’énergie, l’eau, l’agriculture et de la santé.

« Il est clair que les impacts  sont déjà en cours aux Etats-Unis et que ces impact vont augmenter à l’avenir, surtout si la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère continue d’augmenter« , peut on lire dans le rapport. Une affirmation qui fait suite à la reconnaissance par le gouvernement américain en avril dernier du lien entre les gaz a effet de serre et le changement climatique à la suite des conclusions de l’EPA (Environmental Protection Agency ) qui indiquaient que les GES (Gaz à Effet de Serre) doivent désormais être considérés comme des polluants responsables du réchauffement climatique et « menaçant la santé actuelle et le bien être des générations avenir ».

Le rapport souligne aussi notamment que l’élevage et l’agriculture seront de plus en plus affectés, « l’augmentation de la chaleur, les parasites, le stress hydrique, les maladies et les phénomènes météorologiques extrêmes posant des défis pour l’adaptation dans ces deux domaines » et que les menaces pour la santé de l’homme vont augmenter.

Les 10 éléments clés du rapport

1- Le réchauffement climatique est sans équivoque et surtout lié à l’activité de l’homme.

2- Les changements climatiques sont en cours aux États-Unis et vont s’accroitre dans le futur

3- Les impacts liés au climat se produisent d’ores et déjà vont augmenter à l’avenir

4- Le changement climatique aura un impact sur les réserves en eau

5- L’élevage et l’agriculture seront de plus en plus affectés

6- Les zones côtières sont de plus en plus face au risque de hausse du niveau des mers et des tempêtes

7- Les menaces pour la santé Lire la suite

Climat : la France veut ranimer l’ambition européenne

lemonde.fr, Laurence Caramel et Philippe Ricard, le 25 juin 2009

Climat : la France veut ranimer l’ambition européenne

Nicolas Sarkozy tente, en France, de surfer sur la vague du succès des listes d’Europe Ecologie, lors des élections européennes du 7 juin. Au niveau européen, une réunion des ministres de l’environnement des Vingt-Sept, jeudi 25 juin à Luxembourg, donne à Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie conforté lors du dernier remaniement, une nouvelle occasion d’afficher les ambitions françaises en vue de la prochaine négociation climatique : le sommet de Copenhague (Danemark), en décembre, où la communauté internationale s’est donnée rendez-vous pour s’entendre sur les efforts à fournir, à partir de 2012, pour lutter contre le changement climatique.

Un mémorandum de 13 pages et 60 articles a été rédigé par Paris. C’est l’accord idéal sur le climat vu par la France – les grandes lignes d’un accord post-Kyoto. Ce texte est soumis « pour discussion », jeudi au Conseil des ministres de l’environnement.

Les tractations avec les Etats-Unis et les pays émergents étant au point mort, au risque de décourager les Européens, Paris veut préserver l’acquis du paquet climat-énergie, adopté de haute lutte en décembre 2008. Les Vingt-Sept sont convenus alors de réduire de 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre, de consommer 20 % de renouvelables et d’économiser 20 % d’énergie d’ici à 2020.

Paris estime que le débat ne doit pas s’enliser dans des bagarres techniques entre experts mais s’élever au niveau politique. « En dernier ressort, ce sont les chefs d’Etat qui décideront. Il faut leur proposer une vision claire de l’action à mener. C’est le sens de ce texte qui a vocation à être amendé. Nous attendons les commentaires« , explique Brice Lalonde, l’ambassadeur pour le climat, sans cacher l’espoir de voir l’initiative servir de base à un futur compromis.

Le mémorandum s’appuie pour l’essentiel sur les positions partagées par les Vingt-sept, mais il introduit aussi des idées spécifiques à la France, comme le plan d’électrification de l’Afrique, sur lequel elle n’a, jusqu’à présent, pas réussi à entraîner ses partenaires. Le texte fixe des objectifs et une méthode en s’appuyant sur les recommandations du groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC).

RÉDUCTION DE 30 % DES ÉMISSIONS DE CO2

Pour limiter la hausse des températures à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, les pays développés devront réduire de 25 % à 40 % les émissions de CO2 d’ici à 2020 par rapport à 1990, avec une cible souhaitable de 30 %.

La France réaffirme qu' »il est nécessaire que le Canada et les Etats-Unis acceptent des engagements par rapport à 1990 aussi élevés que ceux de l’Union européenne ». Les pays en développement – à l’exception des pays les moins avancés (PMA) – devront eux aussi s’engager sur des objectifs chiffrés et contraignants : « entre 15 % et 30 % de réduction de leurs émissions par rapport à la tendance d’ici à 2020 ».

Mais tous devront adopter des Lire la suite

Projet de loi Grenelle 1, « l’insidieuse percée » des agrocarburants ?

actualites-news-environnement.com, Jean-Charles Batenbaum, le 25 juin 2009

Projet de loi Grenelle 1, « l’insidieuse percée » des agrocarburants ?

Le passage en seconde lecture devant la Commission des Affaires Economiques du projet de loi Grenelle 1 a été l’occasion d’une longue passe d’armes entre le sénateur Jacques MULLER et une partie de la majorité UMP sur la question des agrocarburants.

Projet de loi Grenelle 1, deuxième lecture, passage en commission, on assiste selon le sénateur Jacques MULLER à « la percée insidieuse des agrocarburants ».

Le passage en seconde lecture devant la Commission des Affaires Economiques du projet de loi Grenelle 1 a été l’occasion d’une longue passe d’armes entre le sénateur Jacques MULLER et une partie de la majorité UMP sur la question des agrocarburants.

Le sénateur MULLER y défendait un amendement visant à rétablir la disposition adoptée en première lecture au Sénat, mais supprimée en commission à l’Assemblée Nationale, qui remplaçait définitivement le terme de  biocarburants par celui d’agrocarburants.

Voici l’avis du sénateur Jacques MULLER sur cette « passe d’armes. »

Ebranlée par les nombreux arguments de sémantique développés par le sénateur MULLER qui a notamment insisté sur la confusion et le contresens total introduits par le vocable « bio », la majorité s’est ressaisie pour se ranger, comme à l’accoutumée, derrière le rapporteur UMP : la Commission est revenue sur la décision prise en séance publique au Sénat, s’aligne sur la position des députés, et confirme le terme erroné de « biocarburants » !

Cet acharnement à rétablir un terme manifestement erroné ne surprend guère : dans la foulée, la Commission a retenu les cinq ( !!!) amendements   curieusement identiques – tant dans leur rédaction que dans l’exposé des motifs – déposés par  quatre sénateurs UMP dont le rapporteur et par le groupe centriste.

 « La production en France des  biocarburants » n’est désormais plus « subordonnée à l’obligation de mener des expertises exhaustives et contradictoires sur leur bilan écologique et énergétique » mais simplement à de nébuleux « critères de performance énergétique et environnementale »…

Le masque est désormais jeté : il s’agit pour la majorité présidentielle, Lire la suite

L’affichage publicitaire en disgrâce ?

 novethic.fr, Béatrice Héraud, le 24 juin 2009

L’affichage publicitaire en disgrâce ?

Régulièrement remis en cause, l’affichage publicitaire doit faire l’objet d’une réforme pour mieux encadrer ses pratiques dans le cadre du Grenelle 2. La semaine dernière, un rapport a ainsi été remis au ministère de l’environnement mais les associations dénoncent un « recul sans pareil en matière de protection de l’environnement ».

Depuis quelques années, l’affichage publicitaire est chahuté : critiqué par les Français qui le jugent souvent trop envahissant, il est attaqué par des collectifs anti-pubs ou restreint par le biais des règlements locaux de publicité (RLP). On compte ainsi 13 335 RLP dans l’Hexagone, couvrant près de la moitié de la population. Dans certaines communes, comme à Yerres (Essonne), les panneaux ne peuvent ainsi excéder les 8 m² et font l’objet d’une taxe dissuasive. Et des grandes villes, à l’instar de Marseille qui doit supprimer près de 550 panneaux, ont aussi entamé un nettoyage de leur centre. Au niveau national, un rapport du sénateur UMP Ambroise Dupont et dont les propositions doivent être débattues en vue du Grenelle 2, préconise lui aussi d’encadrer plus strictement la publicité extérieure. Les affiches pourraient ainsi être bannies autour des écoles, les enseignes lumineuses limitées, et les pré-enseignes qui signalent les commerces, hôtels et autres supermarchés aux entrées de ville pourraient être remplacées par une signalétique routière pour diminuer la pollution visuelle. Ainsi, « au cours des vingt dernières années, le nombre de panneaux a déjà été réduit de moitié», estime d’ailleurs Stéphane Dottelonde, le président du syndicat des afficheurs, l’UPE.

Pourtant, avec près de 10% de parts du marché publicitaire français (soit 1,123 milliard d’€ en 2008), l’affichage publicitaire reste « plus présent que chez nos voisins et génère un chiffre d’affaires en constante augmentation », note le rapport.  Car malgré la multiplication des règlements, « professionnels et associations se rejoignent sur un constat : la loi actuelle sur la publicité, les enseignes et pré-enseignes est insuffisamment appliquée». Aujourd’hui, deux autorités – le préfet et le maire – sont conjointement chargées de faire respecter la loi mais il « s’agit d’un système curieux : dans certains départements, chacun se renvoie la balle en cas d’infraction », regrette Stéphane Dottelonde. L’an dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors Secrétaire d’Etat à l’environnement, avait d’ailleurs rappelé les préfets à l’ordre. Selon le rapport, ceux-ci manqueraient en effet de moyens humains (le personnel a été réduit de 26% entre 2007 et 2006) pour s’occuper des problèmes liés à la publicité. Et du côté des communes, « les maires n’ont souvent pas les compétences juridiques pour faire face à cette législation extrêmement complexe et subissent des pressions des afficheurs », dénonce Pierre-Jean Delahousse, membre du conseil d’administration de l’association Paysages de France. «Il s’agit d’une vision paranoïaque des choses. Il faudra m’expliquer de quelle façon ces pressions sont exercées », estime pour sa part le président de l’UPE.

Le règlement local de Paris : l’Arlésienne

Lancé en 2003, le nouveau règlement local publicitaire de la mairie de Paris -qui doit remplacer l’actuel datant de 1986- n’est toujours pas mis en œuvre. Adopté par le Conseil de Paris en décembre 2007, il a été attaqué pour Lire la suite

CUB : Consultation, concertation, démocratie participative…

sudouest.com, Xavier Sota, le 25 Juin 2009

CUB. Deux chercheuses québécoises interviennent aujourd’hui dans le cadre de la mise en place d’une charte

Une boîte à outils pour la concertation

Consultation, concertation, démocratie participative… Le vocabulaire est pléthorique dès lors qu’il s’agit d’impliquer le citoyen dans l’élaboration et la mise en oeuvre de projets à caractère publics. Quant à la pratique, elle se révèle aussi diverse que les questions abordées.

Une charte dans les cartons

Le conseil de développement de la CUB (lire ci-dessous) planche sur cette question de la concertation depuis le mois de janvier. « À la demande du Président de la CUB, nous travaillons à la mise en place d’une charte de la participation des citoyens à l’action communautaire », relève Fabienne Brugère, professeure de philosophie à Bordeaux 3 et présidente du conseil de développement. En clair, il s’agit de mettre sur pied un cadre et une boîte à outil de la concertation. Une charte, qui une fois, discutée et validée par les élus communautaires pourrait être lancée pour la rentrée de septembre.

En attendant, la réflexion se poursuit. Elle sera étoffée, par deux intervenantes venues de Montréal, spécialistes des questions de la participation citoyenne. Il est vrai que la belle province émarge au rang des pionniers de la chose. Louise Roy est une véritable praticienne de la concertation. Elle exerce en tant que présidente de l’office de consultation publique de Montréal. Ce type de structure apparu au début des années 80 n’a cessé d’évoluer pour arriver au dispositif actuel. « Depuis 2002, 35 000 Montréalais se sont exprimés sur 85 projets. De l’ensemble immobilier, à l’agrandissement d’un hôpital en passant par des questions de transports ou encore l’aménagement des zones en déshérence. »

L’exemple québécois

La mécanique est bien huilée : « Il s’agit de prendre des décisions conjointes, hors des enjeux électoraux. C’est un espace ouvert à tous qui repose sur les principes de transparence, la recherche du bien commun, l’égalité et la capacité réelle d’influer sur les décisions. » Au Québec, les 28 commissaires sont nommés par le Conseil municipal. « Un tiers doit être neutre politiquement », poursuit Louise Roy. Sa structure s’offre même le luxe d’édicter des règles de consultation et de former les élus à la concertation.

La concertation fait figure d’étape obligatoire pour chaque projet d’envergure. Le conseil de développement de la CUB entend s’inspirer de l’exemple canadien. Laurence Bherer, professeure de sciences politiques à Montréal, qui intervient également aujourd’hui, a mené une étude comparative sur l’action consultative à Bordeaux et à Québec. Il en ressort quelques divergences : « Ce qui est frappant en France Lire la suite

Les légumes biologiques du Jardin de Cocagne d’Ambarès

sudouest.com, Dominique Andrieux, le 25 Juin 2009

AMBARÈS, BIOSÈVE. Dévastées par la tempête Klaus, les serres de l’Association d’insertion par le maraîchage sont refaites à neuf grâce à la mobilisation de la Fondation de France

Le miracle de la solidarité

La vision apocalyptique des serres dévastées par la tempête de janvier n’est plus qu’un mauvais souvenir à Biosève (1), cette association d’insertion par le maraîchage qui produit des légumes biologiques. « Nous venons juste de finir la couverture de la dernière serre », confie le sourire aux coins des lèvres Anthony Sanchez, le chef de culture.

Au lendemain du passage de Klaus, le constat était simple. Toutes les structures de protection étaient hors service. Micheline Menezo, la présidente, et ses collègues du conseil d’administration se trouvant alors dans une situation quasi inextricable dans la mesure où l’association n’avait ni les moyens de s’assurer contre le risque tempête ni la trésorerie pour mener la remise en état.

Le messie est arrivé

« La Fondation de France s’est mobilisée pour venir en aide à des associations, des familles s’étant retrouvées en situation délicate après le passage de la tempête », explique Claire Jodet, une des bénévoles de cette association collectant et redistribuant des fonds à des imitatives ou actions comme celles de Biosève. La Fondation de France sauvait la structure ambarésienne et surtout ses 15 salariés en insertion en apportant une aide financière de 5 000 euros.

Cette somme permettait de faire face à la dépense essentielle, l’achat des 1 200 mètres carrés de plastique nécessaires à la couverture des deux serres.

1 200 mètres carrés

On s’en sort plutôt bien, apprécie Micheline Menezo. « Le fait d’avoir mis à l’époque les cultures sous tunnels, a évité aux cultures de prendre du ressort de sorte qu’il n’y a eu aucune incidence sur les commandes des adhérents. » La présidente tient à rendre hommage aux salariés qui ont bravé un hiver plutôt rigoureux, y compris par temps de neige.

Anthony Sanchez mérite aussi un beau coup de chapeau. La remise en état des armatures ne posait de problèmes particuliers à l’équipe des jardiniers à la différence de la pose de l’enveloppe plastique. « Nous avons sollicité le réseau Cocagne, dont Lire la suite

Remaniement : Borloo, toujours plus super ministre

developpementdurablele journal.com, Jacques Cortie, le 25 juin 2009

Remaniement : Borloo, toujours plus super ministre

La nouvelle équipe Fillon, dévoilée hier par le secrétaire général de l’Elysée fait la part belle au ministère de Jean-Louis Borloo qui voit ses prérogatives accrues et son champ d’action élargi. Flanqué de quatre secrétaires d’état, il devient, notamment, le négociateur en chef pour la France dans la perspective du sommet de Copenhague sur le climat en décembre.

L’appellation devra changer. L’on avait à peine commencé à intégrer le sigle Meeddat que l’aménagement du territoire quitte les dossiers du cabinet Borloo et la fin de l’intitulé de son ministère. Le territoire et son aménagement passe sous la coupe d’un nouveau venu, Michel Mercier, dont le portefeuille ministériel concerne aussi l’Espace rural. Hormis ce problème sémantique Jean-Louis Borloo a tout pour être satisfait. Il reste ministre d’Etat et se retrouve aux commandes d’un super ministère dont la dénomination montre l’importance des thèmes qui lui sont confiés : ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat.

Borloo, super promu

Conséquence, avouée ou pas, de la percée écologiste aux dernières élections européennes, Jean-Louis Borloo, que l’on disait lassé de la bataille durable et des enjeux écologiques, se retrouve en fait en porte-drapeau de la volonté gouvernementale d’agir sur le front de la planète. Selon ses premières déclarations cela lui convient et lui redonne même un regain notable d’énergie. Ses nouvelles attributions étant justifiées selon lui par « la course contre la montre du défi écologique ». Preuves du nouveau statut de l’ancien député-maire de Valenciennes les apparitions des intitulés « mer », «  technologies vertes » et « négociations sur le climat  ». Le premier intitulé valide ses efforts avec le Grenelle de la Mer. Les deux suivants des enjeux importants. Les technologies vertes peuvent constituer, pour le Président de la République, la possibilité d’un point de croissance dans un contexte de récession. Il s’agit donc d’un dossier où des résultats seront attendus très vite. Les négociations sur le climat, enfin, sont l’élément qui confortent la nouvelle épaisseur du statut de Borloo dans le panorama. Voilà le ministre d’Etat mandaté pour mener, au nom de la France, des négociations importantes et très suivies par l’opinion publique. Dès août à Bonn, puis en septembre à Bangkok, à Barcelone en novembre et finalement à Copenhague en décembre Jean-Louis Borloo sera l’un des acteurs essentiels du devenir de la planète. D’autant que, hier, Nicolas Sarkozy a affirmé à Rajendra Kumar Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec), que le « défi » à relever était de parvenir à « un accord mondial » sur ce sujet. Voilà Borloo prévenu.

Une équipe élargie

Pour mener à bien ses multiples tâches, le ministre se voit adjoindre quatre secrétaires d’état. Lire la suite

Que restera-t-il du Grenelle de l’environnement ?

actu-environnement.com, Yves Cochet, le 19 juin 2009

Que restera-t-il du Grenelle de l’environnement ?

Au fil des lectures du projet de loi Grenelle 1 au Parlement, le texte s’est affaibli, empli d’erreurs environnementales graves et d’exceptions en tout genre. Toutes ces concessions accumulées nous promettent des effets destructeurs et fatals à l’esprit initial. Le Grenelle serait-il devenu qu’une caution écologique pour le Gouvernement ? Le Grenelle de l’environnement : tentative pour une obsolescence programmée des écologistes

A la fin de l’année 2007, le processus Grenelle s’apparentait à un bouleversement des consciences : les dirigeants donnaient l’impression de s’être enfin emparés des problématiques que les écologistes portaient depuis trente ans ; les engagements issus des tables rondes étaient ambitieux, exhaustifs, prometteurs ; nos cris d’alarme semblaient entrer en résonance avec l’agenda politique. Une sorte de vague verte et consensuelle était venue submerger les parties prenantes : associatifs, experts, élus, syndicats, presse, ainsi que l’opinion publique.

« Mais tout le monde est écolo maintenant » est une phrase qui revenait souvent lorsque les Verts tractaient durant la campagne des élections municipales en 2008 ; comme si notre discours était désormais absorbé dans tous les programmes partisans, comme si nos propositions n’offraient plus aucune originalité. Nous vivions un paradoxe : nous avions réussi à convaincre et par ce succès même, nous perdions notre raison d’exister à part entière. Derrière la démarche louable du Grenelle, sensée accorder une orientation plus écologiste à la politique gouvernementale, se cachait une stratégie d’appropriation mensongère. Il fallait brouiller les pistes, faire croire que l’on pourrait faire de l’écologie sans les écologistes. En usurpant le discours des Verts, en mettant en scène tambours battants le Grenelle de l’environnement, l’objectif était de remettre en cause le rôle des écologistes dans le débat public et de substituer une action gouvernementale à un militantisme partisan.

Un Grenelle lacunaire : les questions occultées trahissent l’engagement partiel du gouvernement
Trois manques importants sont venus d’emblée ternir le processus du Grenelle : ni le nucléaire, ni les OGM, ni la raréfaction des ressources non renouvelables du sous-sol, ne seraient pris en compte. Jamais. C’était une condition initiale du président de la République. La loi OGM a été votée au printemps 2008. Il n’était plus question d’y revenir. Nous nous retrouvons donc dans cette situation tangente où la clause de sauvegarde est activée, mais où un texte normatif autorise la coexistence entre cultures OGM et non OGM. Question nucléaire, les gouvernements successifs s’obstinent à vouloir maintenir l’exception française : être le pays le plus nucléarisé au monde. Insécurité, risques immenses, raréfaction de l’uranium, coût astronomique, pollutions sur des milliers d’années, problème des déchets, prolifération. Aucun argument Lire la suite

Yves Cochet : Anti-manuel d’écologie

actu-environnement.com, Camille Saïsset, le19 juin 2009

Anti-manuel d’écologie

Dans la série Anti-manuels, les éditions Bréal publient l’Anti-manuel d’écologie d’Yves Cochet. Un ouvrage entre science, philosophie et politique, qui offre au lecteur une fenêtre grande ouverte sur l’écologie politique.

AE : En librairie, on trouve votre ouvrage dans la rubrique d’écologie scientifique, le qualifiez-vous comme tel ?

YC : Non, c’est un livre qui expose toutes les facettes de l’écologie, pas exclusivement la science écologique. Il serait mieux dans la rubrique d’écologie politique, mais elle n’apparaît pas en librairie. Ce courant de pensée existe pourtant depuis longtemps. Quand René Dumont évoquait le changement climatique pendant la campagne présidentielle de 1974, les gens se demandaient de quoi il parlait. Il fait partie de ceux que je considère comme des déclencheurs de mon amour pour l’écologie, de même qu’Ivan Illich, André Gorz et Alexandre Grothendieck. Ce dernier était un mathématicien brillant de l’Institut des Hautes études scientifiques de Bures-sur-Yvette. Il a publié le bulletin écologiste « Survivre et Vivre » avant de décider de se retirer, en 1970.

AE : Au centre de votre réflexion, on perçoit une dimension particulière de la nature.

YC : En effet, dans la pensée occidentale et cartésienne, on a tendance à placer l’homme en surplomb de l’écosphère. Au contraire d’autres civilisations, il existe pour nous une différence et une distance incommensurable entre l’humanité et le reste, entre les activités et préoccupations humaines et la Terre que nous habitons. Or, en méprisant la nature en amont et en aval de l’économie, en l’évacuant de son domaine de pensée exceptée comme source de matières premières ou réceptacle des déchets et des pollutions, l’humanité sape les bases de sa propre vie. La base matérielle de notre richesse est fournie par la prodigalité de la nature, mais les décideurs politiques ne le comprennent pas. J’en fais l’expérience tous les jours à l’Hémicycle. La crise que nous vivons aujourd’hui est une catastrophe écologique née du déni de la nature.

AE : A la fin de votre ouvrage, vous projetez le lecteur à l’horizon 2022, pourquoi ?

YC : Cette année-là marquera le 50ème anniversaire du 1er sommet de la Terre qui s’est déroulé à Stockholm en 1972. Depuis, Lire la suite

Un projet d’écologie sociale dans les zones rurales

bulletins-electroniques.com, Julien Sialelli, le 17 juin 2009

Un projet d’écologie sociale dans les zones rurales

Toutes les structures de gouvernance doivent se mobiliser et définir des alternatives efficaces en réponse aux changements climatiques et énergétiques actuels, ce sont les grands défis environnementaux de la société moderne. Au niveau local, les communes peuvent notamment privilégier les énergies propres au détriment des énergies fossiles. Le projet « EE-Régions : écologie sociale de l’autonomie énergétique » (EE-Regionen: Sozial-Okologie der Selbstversorgung) s’inscrit dans cette volonté et vise à promouvoir et à développer l’utilisation de sources d’énergies propres dans quatre communes test en Allemagne.
Le projet « EE-Régions : écologie sociale de l’autonomie énergétique » est le premier de douze projets de recherche dans le domaine de l’écologie sociale, que le Ministère fédéral de l’enseignement et de la recherche (BMBF) prévoit de soutenir dans les quatre prochaines années. Avec ce projet, le BMBF souhaite également soutenir de jeunes groupes de scientifiques dans des champs d’étude aussi variés que la biodiversité, les biocarburants, les politiques énergétiques, les initiatives civiles en faveur de la protection de la nature, l’éthique dans les activités commerciales, etc. Le BMBF a mis à disposition des groupes de chercheurs impliqués dans le projet une enveloppe de 22 millions d’euros jusqu’à 2013.

« Avec ces projets, les spécialistes de demain peuvent se qualifier sur une thématique importante pour le futur« , a affirmé, lundi 17 juin 2009, le secrétaire d’Etat au BMBF, Frieder Meyer-Krahmer. Le projet « EE-Régions : écologie sociale de l’autonomie énergétique » doit contribuer à une utilisation effective des potentiels d’économie d’énergie. La conversion aux énergies renouvelables de la part d’un grand nombre de communes constituerait, au niveau national, une avancée considérable dans le domaine de l’approvisionnement en énergie. En formulant de nouvelles approches en termes d’approvisionnement en énergies renouvelables, le projet permettra aux communes de subvenir à leurs propres besoins énergétiques et calorifiques.

L’Université de Fribourg-en-Brisgau, l’Université Hohenheim de Stuttgart et l’Institut d’économie écologique de Berlin participent à ce projet. Les communes choisies pour le projet EE-Régions sont les suivantes : Lüchow-Dannenberg, Schwäbisch Hall, Morbach et Wolpertshausen. Les régions et les communes sélectionnées seront accompagnées et bénéficieront d’un soutien scientifique au cours des quatre années à venir.

Au terme du projet, les connaissances acquises sur les quatre sites test permettront Lire la suite

Pr David Servan-Schreiber : Eau potable et cancer, recommandations de consommation

actualités-news-environnement.com, Pierre Melquiot, le 23 juin 2009

Article supprimé à la demande du site guérir.fr à l’origine de l’article, voir commentaire

Simon Charbonneau : Résister pour sortir du développement

Sang de la terre, 23 juin 2009

Résister pour sortir du développement – Le droit entre nature et liberté

Charbonneau, Simon

Collection La pensée écologique

L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale. Spécialiste du droit de l’environnement, l’auteur analyse l’impact politique du développement et les conditions de la définition de nouveaux droits fondamentaux, relatifs aux technosciences et à la protection de la nature.

La logique ultime d’un système comme le nôtre est d’instaurer progressivement, au nom de la survie de l’humanité, un État mondial imperméable à toute exigence démocratique. La crise écologique et économique actuelle pousse d’ailleurs à rendre cette perspective crédible, car seules des mesures prises à l’échelle de la planète peuvent aujourd’hui prétendre à être efficaces.

L’humanité ne s’en sortira pas sans s’engager dans une voie opposée à celle empruntée jusqu’à présent car les mesures qui ont été prises ne feront, tout au plus, que repousser les échéances douloureuses auxquelles nous ne pourrons pas échapper et contribuer à entretenir l’illusion collective d’une issue de secours constituée par un recours accru à la technoscience et au management international des risques majeurs.

L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale, à la fois de ses pratiques et de son imaginaire. Aujourd’hui, nous ne sommes qu’au début Lire la suite

Ex-citadins et néo-paysans, mais loin d’être des rêveurs baba-cool

rue89.com, Jean-François Poupelin, le 23 juin 2009 

Ex-citadins et néo-paysans, mais loin d’être des rêveurs baba-cool

Effet de la sinistrose politico-sociale qui plombe un peu l’ambiance en ville ? Les rats des villes semblent de plus en plus envier ceux des champs. Et des citadins se tournent vers l’agriculture, autour de projets mariant maraîchage bio en vente directe et activités associatives…

« On a une vieille bicoque, on la retape tranquillement, on fait pousser des chèvres,
on fabrique des bijoux, on peut pas dire qu’on s’crève, l’travail, c’est pas pour nous. » Si « Le Déserteur » de Renaud (1983), n’a pas perdu de sa saveur, l’idéal hippie semble, lui, avoir vécu.

« Le Retour à la terre », pour reprendre le titre d’une série BD de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri, connaît pourtant depuis quelques années le même engouement que dans les années 70. Marie Pons, animatrice de l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural des Bouches-du-Rhône (Adear 13), se réjouit :

« Agriculteur devient un nouveau métier après une expérience professionnelle. Les gens ont envie de travailler dehors, de produire. L’agriculture bénéficie d’un regard plus positif. »

Chaque année, la structure fondée par des membres de la Confédération paysanne accompagne 35 projets d’installation (elle s’adresse aussi à des ouvriers agricoles et de « jeunes diplômés »). La majorité pour du maraîchage en vente directe, dont un tiers labellisé bio.

« Le réalisme du projet est très important »

Peu de « gens qui rêvent » ou qui « planent », assure de son côté Max Lefèvre, directeur adjoint de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural de Paca (Safer).

Cette SA à but non lucratif et d’intérêt public sous tutelle ministérielle soutient une centaine d’installations par an via ses acquisitions foncières.

Les nouveaux agriculteurs sont donc aussi raisonnables que leurs productions :

« Ils partagent des choses communes avec la génération de 68 – retrouver un sens à son quotidien, autonomie de la ferme, relocalisation de l’activité -, mais le projet est différent, très, très ouvert. La tendance est aux collectifs ville-campagne, avec comme idée : “venez participer, aidez-nous.” »

Autres nouveautés : les projets à 4, 6 ou 11 personnes. « Le partage des tâches permet de prendre des vacances. Mais le réalisme économique reste fondamental », Lire la suite

Que trouve-t-on dans nos poubelles aujourd’hui ? Réponses avec le MODECOM

actualites-news-environnement.com, Pierre Melquiot, le 23 juin 2009

Que trouve-t-on dans nos poubelles aujourd’hui ? Réponses avec le MODECOM.

La campagne nationale de caractérisation des ordures ménagères menée en 2008 a permis d’identifier que 22 % du tonnage global des ordures ménagères résiduelles provient des activités économiques.

L’ADEME a publié les résultats de la campagne MODECOM 2007-2008. L’ADEME a en effet annoncé ce jour les résultats de la campagne MODECOM (Méthode de caractérisation des ordures ménagères), réalisée à la demande du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire dans le cadre du plan national de prévention des déchets.

Couplés aux données issues de l’Enquête nationale 2007 sur la collecte des déchets par le service public en France, ces résultats mettent en avant les progrès réalisés depuis 1993, date de la dernière campagne MODECOM, mais aussi les points d’amélioration à prendre en compte pour alléger nos poubelles et améliorer leur gestion.

L’objectif de cette seconde enquête (la première concernant l’année 2005) était d’interroger l’ensemble des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) et les communes indépendantes de plus de 1 000 habitants (2 300 EPCI et 500 communes indépendantes), ayant au moins une compétence collecte et/ou déchèterie afin d’identifier leurs compétences, leur desserte et les flux de déchets collectés pour l’année 2007.

L’enquête a porté sur 5 types de collecte en porte à porte et /ou en apport volontaire :

Collecte d’ordures ménagères résiduelles,

Collecte du verre,

Collecte des matériaux secs,

Collecte des biodéchets et/ou des déchets verts,

Autres collectes spécifiques (encombrants, cartons des professionnels, …), ainsi que sur la collecte en déchèterie.

Les quantités collectées concernent les ordures ménagères au sens large qui comprennent une part non négligeable de déchets produits par les activités économiques pris en charge par le service public. La campagne nationale de caractérisation des ordures ménagères menée en 2008 a permis d’identifier que 22 % du tonnage global des ordures ménagères résiduelles provient des activités économiques.

Le taux de retour de l’enquête concernant la collecte des ordures ménagères résiduelles est de 96 % (en population). Il a été considéré que 100 % de la population française était desservie par une collecte d’ordures ménagères résiduelles. Le même taux de retour a été appliqué pour les autres types de collecte.

L’ensemble des données de tonnage et de pourcentage de la population desservie a ensuite été redressé afin de passer de données correspondant à 96 % de la population à des données correspondant à 100 % de la population.

Les données de population correspondent aux données 2007 estimées par l’INSEE soit une population française totale de 63 578 000 habitants (y compris les départements d’Outre Mer).

Ce qu’il faut retenir de l’enquête MODECOM selon l’ADEME :

Les apports en déchèteries continuent d’augmenter

De 2005 à 2007, Lire la suite

Eau potable : Les régies moins chères que le privé

sudouest.com, Jacques Ripoche, le 23 Juin 2009

EAU POTABLE. L’Agence de bassin, qui gère la politique de l’eau dans le Grand Sud Ouest, présente son bilan 2008

Les régies moins chères que le privé

Les consommateurs payent l’eau et l’assainissement 20 % moins cher dans les collectivités (parmi les 20 plus importantes de la grande région) qui ont opté pour un mode de gestion de leurs ouvrages en régie (gestion directe) plutôt qu’en délégation de service public (affermage ou concession à une société privée).

C’est le constat dressé par l’Agence de bassin Adour-Garonne (1), qui présentait hier les résultats de son étude sur le prix de l’eau potable en 2008 à partir d’un échantillon quasiment grandeur nature.

Redevance en hausse

Le directeur de l’Agence, Marc Abadie, s’est bien gardé d’en tirer la conclusion qu’un mode de gestion serait supérieur à l’autre. Néanmoins, dit-il, « c’est l’une des raisons pour lesquelles certaines collectivités ont actuellement tendance, sous la pression de la société civile, à remettre en question les contrats de délégation de service public, soit par un retour en régie, soit par une renégociation, ou une nouvelle mise en concurrence. »

C’est ainsi que l’on renégocie les contrats à la Communauté urbaine de Bordeaux (lire ci-dessous), à Libourne ou à Biarritz, ou que l’on repasse en régie, comme c’est le cas à Castres. Mais il existe aussi des contre-exemples : Montauban abandonne la régie pour la délégation de service public.

Cela étant, le meilleur prix de l’eau possible s’inscrit dans un contexte à la hausse. Les mises aux normes européennes impactent les factures sur lesquelles la ligne assainissement a pris le pas sur la ligne prix de l’eau potable proprement dit.

D’ici à 2011, « date ultime des mises aux normes », a indiqué Marc Abadie, il reste encore pour 350 millions d’euros de travaux à engager dans les stations d’épuration des collectivités du ressort du bassin Adour-Garonne. Pour y faire face, l’Agence, qui intervient à plus de 25 % dans le financement, a décidé d’augmenter sa redevance de 9 % par an pendant trois ans.

Le comité de bassin devrait entériner la décision au début du mois de juillet. Cette redevance représente actuellement 36 centimes d’euros sur les 3,40 ? qui constituent le prix « moyen » du mètre cube d’eau payé par les consommateurs du Sud-Ouest.

3,40 euros le mètre cube Lire la suite

Forum régional de l’agriculture à Bordeaux : état des lieux, enjeux et perspectives

aqui.fr, Solène Méric, le 19 juin 2009

Forum régional de l’agriculture à Bordeaux : état des lieux, enjeux et perspectives

Comment nourrir l’humanité à l’horizon 2050, avec ses 9 à 10 milliards de personnes ? Quelles conséquences les réformes de la PAC ont-elles pour la France ? Quelles sont les perspectives de l’agriculture en Aquitaine, au regard des enjeux économiques, climatiques et écologiques ? Ces questions fondamentales influenceront directement les choix des politiques agricoles de demain. Cela dit, si la situation de l’agriculture aquitaine est globalement satisfaisante à l’heure actuelle, demain est à notre porte et c’est dès aujourd’hui que les acteurs agricoles se sont emparés de la question, lors du forum régional sur l’agriculture, organisé ce jeudi 18 juin, à l’Hôtel de Région.

Un signal d’alarme pour le monde de demain

Béatrice Gendreau, Vice-présidente du Conseil régional d’Aquitaine, chargée de l’agriculture et de l’agroalimentaire, a ouvert ce forum en dressant un état des lieux positif, si ce n’est élogieux, de l’agriculture en Aquitaine. Cela dit, si la situation est globalement prospère à l’heure actuelle, M. Bruno Parmentier, Directeur de l’école de l’agriculture d’Angers, tire le signal d’alarme pour les années à venir. Surpopulation, réchauffement climatique, sécheresse, développement de maladies, diminution de la surface des terres agricoles, urbanisation, pénurie d’énergie (pétrole), disparition de la bio-diversité… et ces problèmes ne s’arrêteront pas aux frontières de l’Aquitaine. En bref, moins de terre pour plus de monde dans un contexte environnemental incertain. Mais, « si la situation est grave, elle n’est pas désespérée ». Parmi les premières urgences : « ne plus gaspiller, développer massivement les énergies naturelles à grands coups d’éoliennes et de capteurs solaires, inventer une agriculture « écologiquement intensive », promouvoir l’agriculture vivrière dans les pays où l’on a faim, et soutenir les agriculteurs en intervenant sur le marché… »

Une PAC en perte de cohérence

Sur les instruments économiques justement, et plus précisément sur la Politique Agricole Commune, l’intervenant suivant, Hervé Guyomard, Directeur de recherche à l’INRA Rennes dresse un bilan de santé mitigé de la nouvelle réforme de la PAC du 20 novembre 2008. « Ce processus de réformes constantes fait face à un contexte nouveau alliant les difficultés déjà décrites, les incertitudes quant à la volatilité des prix des productions agricoles dans le futur, et enfin les fortes pressions des Etats et des secteurs économiques ». De ces éléments Hervé Guyomard constate que la PAC, laissant désormais aux Etats membres d’importantes marges de manœuvre dans la mise en œuvre nationale, « a perdu de sa cohérence ». Suite à cette réforme, la France a quant à elle opté pour le soutien de quatre axes principaux : l’élevage à l’herbe, les productions fragiles, le développement d’outils de couverture des risques climatiques et sanitaires, et enfin « l’accompagnement d’un mode de développement durable de l’agriculture via un soutien augmenté à des systèmes de production plus respectueux de l’environnement, dan lequel nous avions beaucoup de retard ». Cela dit, les nombreuses incertitudes économiques et environnementales commandent, selon Hervé Guyomard, de réfléchir d’ores et déjà à une nouvelle réforme de la PAC.

L’Aquitaine en 2020, disparition des productions moyennes ?

Enfin, le dernier intervenant de la matinée, Pierre Blézat, consultant, a quant à lui tracé quelques lignes prospectives de l’agriculture en Aquitaine à l’horizon 2020. Il suppose une agriculture aquitaine Lire la suite

L’initiative des « parcelles solidaires » offre aux Palois la possibilité de consacrer leur temps libre à cultiver du bio

sudouest.com, Tarik Khaldi, le 22 Juin 2009

AGRICULTURE. Dans la peau d’un paysan bio

Elles sont retraitées ou mères au foyer, eux sont travailleurs sociaux ou demandeurs d’asile, parfois, il y a même des enfants : ensemble, ils sont prêts à réaliser un vrai travail d’agriculteur : arracher les mauvaises herbes, semer, placer des tuteurs… Yann Le Gouic se réjouit de les voir travailler la terre. Membre du Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (Civam), il a lancé le 31 mai dernier la première séance de son projet : les parcelles solidaires.

Le principe est simple. Sur des terrains mis à disposition par des agriculteurs – à Buros, à Argelos et à Jurançon – les participants se donnent rendez-vous trois à quatre fois par semaine. Ils viennent quand ils le souhaitent, au moins une fois par mois en général. Sur place, ils participent à la production de fruits et légumes – de saison et bio – de la semence jusqu’à la récolte et la consommation. Le tout, dans une ambiance conviviale et solidaire, et pour 5 euros l’année. De son côté, le Civam a mobilisé 2 000 euros, de quoi « acheter du petit matériel de jardinage : des bêches, des râteaux, des pelles, des bâches… ».

Différentes motivations

Le Civam compte déjà 35 inscrits. Selon les ateliers, le nombre de participants varie. « Parfois, ils sont quatre, les week-ends, ils peuvent être 20 », explique Yann Le Gouic. Mercredi dernier, sur la parcelle d’un demi-hectare de Buros, l’heure était au désherbage, à la main, sans produits chimiques. Ils étaient six participants sur le champ ensoleillé, de tous horizons sociaux et culturels, venus pour différentes raisons. Certains pour consommer bio, ou, comme Caroline, jeune mère au foyer, découvrir ce mode de culture.

D’autres sont là pour tuer le temps ou, plus insolite, pour apprendre le français. Demandeur d’asile, Andy est arrivé de Tchétchénie il y a bientôt deux ans. Comme lui, ils sont cinq, originaires de Russie et d’Albanie à participer aux parcelles solidaires. Pour sa part, Béatrice, travailleuse sociale, est ici pour apprendre les techniques agricoles respectueuses de l’environnement.

Bâches en maïs

Les participants sont tous habitants de l’agglomération paloise. Quelles que soient leurs motivations, Yann Le Gouic a un objectif : les sensibiliser à la biodiversité. Plus qu’un projet de production, les parcelles solidaires prennent alors des allures de projet pédagogique, avec la découverte d’une activité, d’une alimentation.

Yann Le Gouic compte beaucoup sur le bouche à oreille : « Ces gens, quand ils rentrent chez eux, ils font leur potager autrement, et ils parlent de ce qu’ils font ». En résumé, cette activité leur permet de « mieux manger, mieux vivre et mieux penser ».

Derrière les conversations, amicales ou sérieuses – car sur les allées, entre laitues et haricots maïs, on blague comme on parle politique – les participants apprennent Lire la suite

Yann Arthus-Bertrand prend position contre le nucléaire

bellaciao.org, Sortir du nucléaire, Communiqué, le 22 juin 2009

Yann Arthus-Bertrand prend position contre le nucléaire

Yann Arthus-Bertrand s’associe à l’appel réclamant l’abandon des poursuites engagées contre le porte-parole du Réseau « Sortir du nucléaire », qui a diffusé un document Confidentiel Défense prouvant que le réacteur EPR ne résisterait pas à un crash d’avion de ligne.

Yann Arthus-Bertrand et la fondation GoodPlanet qu’il préside prennent position sans aucune ambiguïté contre le nucléaire.

Au côté de nombreuses personnalités [1], Yann Arthus-Bertrand vient de signer l’appel [2] réclamant l’abandon des poursuites engagées contre le porte-parole du Réseau « Sortir du nucléaire », Stéphane Lhomme.

Accusé de « terrorisme », celui-ci encourt 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour avoir divulgué un document Confidentiel Défense issu d’EDF, qui reconnaît que le réacteur nucléaire EPR n’est pas conçu pour résister au crash d’un avion de ligne.

En s’associant à cet appel, le photographe et réalisateur du film « Home » apporte son soutien au rôle de « lanceur d’alerte » joué par le Réseau « Sortir du nucléaire » et son porte-parole. Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle les citoyens à signer massivement cet appel sur son site : http://www.sortirdunucleaire.org/do…

Le 3 juin dernier, Yann Arthus-Bertrand s’était avancé à déclarer sur l’antenne de France Inter Lire la suite

11 juillet : Manifestation contre l’extension du port du Betey à Andernos

Surfrider Foundation Europe – Antenne Gironde et l’association « Le Betey, une plage boisée à préserver », Communiqué de Presse, le 18 juin 2009

NON A L’EXTENSION DU PORT DE PLAISANCE DU BETEY !

Manifestation contre l’extension du port du Betey à Andernos

Samedi 11 juillet 2009 à 14h00 sur la plage du Betey à Andernos

VENEZ NOMBREUX ET DIFFUSEZ  s’il vous plaît CETTE INFORMATION AUTOUR DE  VOUS  

L’antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe, association de protection du patrimoine littoral européen, se mobilise Samedi 11 juillet 2009 avec l’association « Le Betey, une plage boisée à préserver » pour une manifestation contre l’extension du port de plaisance du Betey.

D’autres alternatives sont possibles !

L’antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe a déjà organisé une action symbolique  en procédant à l’enterrement de la plage du Betey en septembre 2008. Cette action, relayée au JT régional et dans l’émission Thalassa de France 3, doit être poursuivie pour montrer que notre mobilisation est toujours intacte.

L’association « Le Betey, une plage boisée à préserver » fortement impliquée dans la lutte contre la disparition de cette plage boisée du fond du Bassin d’Arcachon témoigne aussi de la volonté des citoyens de conserver un site naturel exceptionnel.

Si vous aussi vous souhaitez que cette plage reste un site naturel et un lieu récréatif, rejoignez la manifestation !

VOIR ET SIGNEZ LA PETITION CONTRE L’EXTENSION DU PORT DU BETEY ANDERNOS EN LIGNE EN CLIQUANT ICI 

Contacts : Lire la suite

La Commission Barroso épinglée par dix ONG environnementales

actu-environnement.com, C.Seghier, le 11 juin 2009

La Commission Barroso épinglée par dix ONG environnementales

À quelques mois de la fin de son mandat, la Commission de José Manuel Barroso s’est vue décerner, par un groupe de dix ONG, une note globale de 4,4 sur 10 pour son action en faveur de l’environnement ces cinq dernières années. Explications.

4,4 sur 10 ! C’est l’évaluation donnée par un groupe de dix ONG environnementales (Green 10) qui représente l’union des dix plus grandes organisations environnementales européennes, à la Commission de José Manuel Barroso pour son action en faveur de l’environnement ces cinq dernières années.

À quelques mois de la fin de son mandat, le constat se veut sévère ! Le groupe d’associations qui regroupe notamment Greenpeace, le WWF, Bird Life ou le Climate Action Network, a noté l’action de la Commission Barroso, entrée en fonction en novembre 2004, dans douze domaines allant de la lutte contre le changement climatique, à la santé, en passant par les transports, l’agriculture, la transparence ou encore la biodiversité.

Sa politique de stratégie pour un développement durable obtient un 2/10. Son action en matière de transparence décroche un 3/10 tout comme son action dans la protection des ressources naturelles. La Commission n’obtient que la note de 4/10 en agriculture, dans le domaine de la biodiversité, du commerce extérieur et concernant le budget et la politique de cohésion de l’UE. Concernant l’agriculture notamment, le rapport des ONG reproche à la Commission d’avoir trop souvent cédé aux intérêts professionnels dans ses décisions concernant l’agriculture et les écosystèmes marins. Le bilan de santé de la Politique Agriculture Commune, en particulier, a été une opportunité ratée de réformer en profondeur la PAC , commente un communiqué de la coalition. Au sujet de la biodiversité, les ONG expliquent la mauvaise note attribuée par son soutien constant aux OGM, sa proposition initiale faible pour la nouvelle directive sur la stratégie marine qui n’a pas permis de répondre aux pressions sur l’environnement marin et son échec à trouver un financement adéquat au réseau Natura 2000.

Son action dans l’application des directives européennes est, elle, notée d’un 5/10, tout comme son action en matière de santé. Le résultat positif d’une interdiction totale du mercure et les propositions pour réduire la pollution de l’air ont été contrebalancés par les désaccords au sein de la Commission sur la législation visant à interdire les produits chimiques dangereux , expliquent les ONG.

Parmi les bonnes notes, grâce à l’action du commissaire à l’Environnement Stavros Dimas, Lire la suite

ONG environnementales – Loi Grenelle 1 : Allons plus vite, plus loin

France Nature Environnement, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Ligue pour la Protection des Oiseaux et  Ligue Roc, Communiqué de presse, le 17 juin 2009

Loi Grenelle 1 : Allons plus vite, plus loin

Le projet de loi de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement dit « Grenelle 1 » vient d’être adopté par l’Assemblée nationale en seconde lecture. Si la fédération France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et la Ligue Roc tiennent à saluer ce vote quasi-unanime des députés, elles s’interrogent sur la lenteur du processus.

Adopter la loi Grenelle 1 au plus vite

Le projet de loi Grenelle 1 a été présenté par le gouvernement il y a plus d’un an et devra encore passer en seconde lecture au Sénat. Il s’agit, de plus, seulement d’une première étape. La loi Grenelle 1 est une loi de programmation. Elle entérine des objectifs, donne un statut juridique au processus du Grenelle et retranscrit les principales mesures adoptées à l’issue des tables rondes d’octobre 2007. Elle ne détaille pas les modalités concrètes de mise en œuvre de ces mesures. C’est l’objet de la loi portant engagement national pour l’environnement dite « Grenelle 2 » actuellement en discussion au sein de la commission des affaires économiques du Sénat. Deux ans après le lancement du Grenelle, la majorité des engagements est encore loin d’être déclinée concrètement sur le terrain. Dans le même temps, les indicateurs environnementaux n’ont cessé de s’aggraver.

La fédération France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la Ligue Roc appellent ainsi les sénateurs à adopter au plus vite la loi Grenelle 1 et le gouvernement à accélérer le processus afin que la loi Grenelle 2 soit votée avant la fin de l’année 2009.

Amender la loi à la hausse

Tout au long du processus, nos organisations ont proposé des amendements aux parlementaires afin de porter au mieux les enjeux écologiques. Certains ont été adoptés mais nous avons également fait face à un certain nombre de reculs. C’est pourquoi, pour les articles qui peuvent encore être modifiés, nous appelons les sénateurs à amender le projet de loi sur les aspects suivants : Lire la suite

A 6 mois de Copenhague, le CAS publie conjointement trois Notes de Veille sur les positions de pays participants

strategie.gouv.fr, Communiqué, le 17 juin 2009

A quelques jours de la réunion de Mexico et à six mois de la Conférence de Copenhague, le Centre d’analyse stratégique publie conjointement trois Notes de Veille sur les positions de certains pays participants : les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, la Russie, l’OPEP, le Canada, le Brésil…

Les Notes de Veille 2009 n°139, 140 et 141 du Centre d’analyse stratégique viennent de paraître. Vous pouvez les consulter et les télécharger à l’adresse suivante : http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1002

Note de Veille n° 139 (Juin 2009)

Analyse : Les États-Unis dans le processus de Copenhague : la tentation du leadership

Premiers émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre (GES) en termes d’émissions par habitant, les États-Unis doivent composer avec un mode de vie gourmand en énergie. Le changement d’équipe à Washington, précédé de nombreuses initiatives régionales, a créé un effet d’attente vis-à-vis de la politique climatique nationale comme du processus international de négociations. Barack Obama a exprimé sa volonté d’aboutir à un accord mondial de lutte contre le changement climatique et d’infléchir la trajectoire américaine d’émissions de GES. Cette nouvelle doctrine a depuis été relayée par la Chambre des Représentants : la proposition de loi votée le 22 mai par la Commission de l’énergie et du commerce envisage par rapport à 2005 une baisse de – 20 % des émissions (soit une diminution de – 6 % par rapport à 1990) et une réduction de – 83 % en 2050, des objectifs atteints par le biais d’un futur marché carbone national. L’attitude du Sénat sera cependant déterminante dans la mise en ouvre de la politique américaine de lutte contre le changement climatique. L’adoption du traité international qui pourrait se concrétiser en décembre 2009 reste également incertaine, puisqu’elle requiert l’aval des deux tiers de la Chambre Haute. Les efforts d’atténuation sur lesquels les États-Unis accepteront de s’engager dans un accord mondial et les transferts financiers qu’ils proposeront aux pays les plus vulnérables au changement climatique conditionnent en grande partie la participation de la Chine, et l’issue des négociations.

État des lieux : un modèle énergétique qui doit être réorienté

La relance de la politique environnementale américaine

Le nouvel engagement américain dans la coopération internationale

Note de Veille n° 140 (Juin 2009)

Analyse : La Chine dans le processus de Copenhague : la difficile inclusion d’un grand émergent

L’accord sur la lutte contre le changement climatique qui pourrait être obtenu lors de la Conférence de Copenhague en fin d’année ne pourra être jugé positif s’il n’est signé par les États-Unis et par la Chine, devenue le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre (GES) en 2007. À leur rythme d’évolution actuel, les émissions chinoises, qui représentent aujourd’hui un quart de celles de la planète, pourraient Lire la suite

Trame verte et bleue : lancement de la consultation

projetdeterritoire.com, Communiqué, le 12 juin 2009

Trame verte et bleue : lancement de la consultation

Le Comité opérationnel « Trame verte et bleue » (COMOP TVB), chargé par l’État de définir le document cadre relatif aux orientations nationales pour la préservation et la restauration des continuités écologiques, vient de rendre public deux guides méthodologiques : « enjeux et principes de la trame verte et bleue » et « appui méthodologique à l’élaboration régionale d’une trame verte et bleue ». Cette publication est assortie du lancement d’une large consultation, destinée à soumettre au public les options préconisées et à recueillir de nouvelles propositions. Chaque guide est ainsi accompagné d’un questionnaire en ligne qu’il est possible de remplir jusqu’au 15 juillet 2009. Le COMOP finalisera ensuite les deux guides d’ici la fin de l’année.

Télécharger le guide 1 Lire la suite

Le passage en force de la décision, au nom de l’intérêt supérieur ou de la science, n’est plus concevable

lemonde.fr, Loïc Blondiaux, Propos recueillis par Anne Chemin, le 11 juin 2009

Le passage en force de la décision, au nom de l’intérêt supérieur ou de la science, n’est plus concevable

Loïc Blondiaux, professeur de science politique à Paris-I, est l’auteur du Nouvel Esprit de la démocratie (Seuil-La République des idées, 2008).

Pourquoi avoir imaginé des formes de démocratie participative comme les jurys citoyens ?

L’intérêt pour ces formes nouvelles s’inscrit dans un contexte de transformations sociales générales des démocraties occidentales : élévation du niveau d’éducation de la population, contestation des systèmes d’expertise, montée des conflits liés à l’environnement, défiance à l’égard de la démocratie représentative, mais aussi, comme dans le cas de la bioéthique, mise sur l’agenda politique de questions complexes comme les OGM, les nanotechnologies ou le changement climatique. Pour ces questions entre science et société, il ne saurait y avoir de solution simple gérée à huis clos dans un dialogue entre politiques et experts. Le recours de plus en plus massif à ces innovations démocratiques, en France mais aussi à l’étranger, est une tentative de réponse institutionnelle à ces transformations. Sans qu’il existe de demande explicite des citoyens en faveur de la « démocratie participative », il est clair qu’ils n’acceptent plus d’être gouvernés comme dans la France gaulliste des années 1960, par exemple. Le passage en force de la décision, au nom de l’intérêt général ou de la science, n’est tout simplement plus concevable.

Quelles formes ces nouveaux dispositifs ont-ils pris ?

On connaît le budget participatif, né au Brésil au début des années 1990, qui est le seul dispositif à transférer une partie du pouvoir de décision aux citoyens à l’échelle locale. Il y a aussi la Commission nationale du débat public, introduite en France par la loi Barnier de 1995, qui s’inspire d’un précédent québécois et qui est chargée d’instruire le débat en amont des grands projets d’infrastructure (lignes très haute tension, EPR, autoroutes…) . Il y a, enfin, toutes les procédures qui s’apparentent au jury ou à la conférence de citoyens, développées plutôt en Europe du Nord sur les OGM, le changement climatique ou l’incinération des déchets. Ce marché de l’ingénierie démocratique est international. Nul hasard si la Chine cherche à importer certaines de ces procédures comme le « sondage délibératif » né aux Etats Unis, pensant court-circuiter ainsi le stade de la démocratie représentative.

Quel premier bilan tirez-vous de ces expériences ?

L’exemple chinois montre bien le risque : la constitution d’événements pseudo-démocratiques entièrement mis en scène et dans lesquels la communication autour du débat compte bien plus que le débat lui-même. Il est donc essentiel Lire la suite

La réflexion sur la contribution climat-énergie est lancée

journaldelenvironnement.net, Sabine Casalonga, le 11 juin 2009

La réflexion sur la contribution climat-énergie est lancée

Hier, les ministres de l’environnement et de l’économie ont mis en ligne un Livre blanc qui expose les enjeux de la création d’une «taxe carbone» en France en vue de la conférence d’experts qui se tiendra les 2 et 3 juillet sous la présidence de Michel Rocard. Objectif : réduire la consommation d’énergie et les émissions CO2 des ménages et des entreprises.

«La création de cette nouvelle taxe sera aussi importante que celle de l’impôt sur le revenu» a déclaré Michel Rocard. «Elle devra être brutale pour être efficace et éviter à nos enfants de finir dans une poêle à frire !», a-t-il ajouté. Pour Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat chargé de l’environnement, «la contribution ‘climat-énergie’ (CCE) a pour objectif de favoriser une mutation de notre économie vers une économie décarbonée en introduisant ’un signal prix carbone’».

Le but de la CCE (1) est de taxer les secteurs non intégrés dans le marché européen de quotas de CO2 (2) qui représentent pourtant 60% des émissions de CO2 de la France. Il s’agit principalement des transports (35%) et du bâtiment (25%). Pour ces secteurs, la France a pour objectif de réduire d’ici 2020 de 14% ses émissions par rapport à 2005.

Mesure phare du Pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007, la taxe carbone est inscrite dans le projet de loi Grenelle I, actuellement en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Le Livre blanc, un document d’une douzaine de pages, présente les enjeux et les questions posées par cette nouvelle imposition. Parmi les interrogations, figurent la définition de l’assiette de l’impôt (produits et/ou secteurs concernés), l’intégration de l’énergie nucléaire et la répartition de la charge entre les ménages et les entreprises.

Une contrainte toutefois, la taxe devra se faire à taux de prélèvement obligatoire constant. Les recettes nouvelles devront financer en contrepartie la baisse d’autres impositions, «afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des entreprises», conformément au souhait de Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, un système de redistribution aux ménages défavorisés est prévu via un «chèque vert», une mesure saluée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir.

Evoquée plusieurs fois par le Président de la République, l’hypothèse de substitution de la taxe professionnelle [29 milliards de recettes] par la taxe carbone [entre 6 et 12 milliards selon les estimations], ne semble plus à l’ordre du jour. «La réforme en cours de la taxe professionnelle est distincte du projet de création de la CCE» a indiqué Christine Lagarde, ministre de l’économie. «Il vaudrait mieux choisir comme facteur variable un impôt plus simple», estime pour sa part Michel Rocard.

Jean-Louis Borloo a enfin prôné l’harmonisation de cette disposition à l’échelle Lire la suite

Sud-Ouest : Le train des reproches et la grande vitesse

sudouest.com, Patrick Berthomeau, La chronique du médiateur, le 20 Juin 2009

Le train des reproches et la grande vitesse

Il n’a échappé à aucun de nos lecteurs qu’un des grands chantiers européens à venir concerne notre région : la ligne à grande vitesse (LGV), qui doit relier Paris à Bordeaux et se prolonger vers Toulouse et l’Espagne, bute depuis des années sur des problèmes de financement puisque les collectivités territoriales doivent mettre la main au porte-monnaie. Mais elle bute aussi sur des obstacles écologiques qui vont de la protection de notre proche environnement à une question encore plus fondamentale : est-il nécessaire et raisonnable de développer les transports à grande vitesse, projet conçu en période de croissance continue, alors que l’heure de la décroissance a peut-être sonné ?

Ce n’est pas ici que nous trancherons cet épineux débat. La question pour nous est de savoir si l’information que nous délivrons au jour le jour ou à l’occasion de synthèses comme celle que nous vous avons présentée les 10, 11 et 12 juin dernier dans nos pages consacrées à la région est bien de nature à rendre compte de la complexité des enjeux et de la valeur des arguments développés par les partisans et les opposants au projet.

Ces derniers ne le pensent pas et nous le reprochent parfois avec vigueur. À titre d’exemple (et de résumé), ce courriel qui nous est adressé par Simon Charbonneau, juriste, universitaire et partisan déclaré de la décroissance, assez remonté contre la ligne éditoriale de « Sud Ouest » concernant les projets pharaoniques de LGV. « L’information diffusée sur ce dossier est complètement déséquilibrée dans la mesure où seuls les défenseurs institutionnels d’un projet digne des Trente Glorieuses apparaissent en première page. Aucune information n’est publiée à page équivalente sur l’existence d’une opposition citoyenne à ce projet ruineux pour la collectivité dans le sud du département de la Gironde et en Pays basque. Ce déséquilibre donne l’impression d’une pure et simple opération de propagande en faveur du projet défendu par les grands élus et les Chambres de commerce au nom d’une idéologie obsolète du progrès technique. » De son côté, Philippe Barbedienne, de la Sepanso, nous reproche vertement de minorer la contestation girondine : « Manifestement, pour « Sud Ouest », les LGV intéressent toute la région mais le tracé girondin fait exception, puisque ce qui se passe autour de lui, surtout si ça ne va pas dans le sens de la pensée dominante, ne concerne plus que les pages Sud-Gironde. »

Directeur de l’information de « Sud Ouest », Patrick Venries reconnaît que « l’expression directe des opposants peut paraître limitée dans son volume par rapport aux informations que nous donnons régulièrement sur le projet. Toutefois, fait-il remarquer, jamais l’opposition n’a été ignorée et ses motivations ont été clairement exposées. Dans la série que nous avons proposée la semaine dernière, il en a été question chaque jour. Cependant, il est vrai aussi que le journal s’est effectivement engagé derrière ce projet qui, entre autres effets, propose une alternative intéressante au tout routier. Et n’oublions pas qu’il y a à « Sud Ouest » une tradition de fort intérêt pour les questions d’aménagement et d’équipement. Toutefois, il faut admettre que tous ne présentent pas le même intérêt et je comprends que l’on soit plus circonspect sur un dossier comme celui de l’A 65. »

La polémique instaurée autour de la LGV n’est pas vaine. Au-delà de ses aspects technique et économique, elle pointe Lire la suite

De l’écologie politique dans la perspective de l’effondrement de civilisation

agoravox.fr, Hans Lefebvre, le 20 juin 2009

De l’écologie politique dans la perspective de l’effondrement de civilisation

Incontestablement, si le grand vainqueur des dernières élections européennes n’est autre que le parti des abstentionnistes, fait par ailleurs toujours inquiétant pour un processus démocratique, il nous faut constater que le score réalisé par la liste Europe Ecologie a permis de remettre en perspective l’écologie politique. Cette percée historique nous vaudra la formule opportune prononcée par l’ex-leader du mouvement de 1968 : « c’est le D-Day de l’écologie politique » ! Pour autant, est-ce à dire que les français d’une part, et les européens dans leur ensemble d’autre part tendent à devenir des écologistes convaincus, s’appropriant valablement l’engagement dans la voie de l’écologie politique ? À l’évidence, si la réponse reste complexe, n’est-il pas plus pertinent de nous questionner quant à l’avenir de cette proposition alternative vitale pour l’avenir de l’humanité, et cela plus particulièrement à la lumière de cet effondrement de civilisation annoncé.

Sans toutefois remonter aux philosophes de l’antiquité qui avaient pourtant déjà défini l’homme comme un être vivant parmi un ensemble complexe, c’est à l’aube de notre société industrielle que le philosophe Allemand Ernst von Haeckel définissait la notion d’écologie (1866) , posant ainsi les bases d’un concept qui allait devenir un enjeu majeur de notre société contemporaine.

Un siècle plus tard, le début des années soixante-dix marquait un tournant essentiel dans l’histoire [1] de la prise de conscience écologiste avec notamment la création du mouvement les amis de la terre (1969) et le fameux « appel de Menton » lancé aux Nations Unies par 2200 personnalités inquiètes des dangers induits par la société industrielle ( mai 1971). Puis, en 1972, sous l’impulsion du Club de Rome, créé en 1968, paraîtra le rapport Meadows & al (1972) [2] dont le propos était de définir l’impact du modèle productiviste sur le devenir de monde en posant déjà la question fondamentale des limites de la croissance avec, en point de mire, la problématique déjà pertinente de l’effondrement de ce modèle. Ce travail essentiel de modélisation, très contesté à l’époque notamment dans à sa proposition principale de « croissance zéro », mériterait selon certains contemporains d’être actualisé tant le propos était novateur, d’autant que les moyens informatiques actuels permettent d’envisager de nouveaux calculs bien plus vertigineux [3]. Cette même année eu lieu à Stockholm la première conférence des Nations Unies consacrée à l’environnement humain dont l’intelligente devise était « une seule Terre ».

En ces temps là, l’écologie politique faisait ses premiers pas audibles pour se répandre peu à peu dans le champ d’une certaine pensée politique engagée, marquant ainsi le début d’une lutte citoyenne active, comme un indispensable contrepoids à la dictature des deux idéologies productivistes dominantes (capitalisme et communisme).

En 1974, René Dumont faisait acte de candidature à l’élection présidentielle au nom de ce combat qu’il pressentait comme indispensable, affirmant avec la plus grande conviction que « la politique n ’appartient pas aux spécialistes. La politique vous appartient ». Avec à peine 1,3% des voix exprimées, l’auteur de « l’utopie ou la mort » [4] donnait corps à l’écologie politique, portant à la connaissance de la conscience collective ce choix désormais possible. Mais il était en avance sur son temps ce diable d’empêcheur de produire en rond, alors que la société issue des trente glorieuses était au plus loin de ce types de préoccupations. Agronome de formation, l’homme fut un des pionniers de ce combat politique avant-gardiste (il fut aussi un tiers-mondiste convaincu), dénonçant avec force le productivisme acharné du monde occidental hégémonique et sa quête absurde du toujours plus. La lucidité de son analyse était telle qu’elle vaut encore à ce-jour par son acuité remarquable, imprégnant largement tous les discours écologistes d’aujourd’hui.

Mais il ne fut pas le seul à s’inscrire dans cette perspective de l’écologie politique, puisque Ellul et son compatriote Charbonneau furent eux aussi des militants de la première heure de cette cause. Véritables précurseurs de cette préoccupation du vivre en harmonie avec notre support terrestre, alors que leurs contemporains n’entrevoyaient absolument pas les perspectives posées par ces intelligences précocement éveillées aux problématiques qui sont aujourd’hui en passe de s’imposer à l’ensemble de la société humaine. Ainsi, ils appartiennent à jamais à cette communauté de pensée qui n’a eu de cesse de croire à la possibilité d’un autre monde. Jacques Ellul, cet apôtre du développement local et néanmoins disciple de la frugalité, mesurait déjà le danger de l’automobile, cet objet technologique qui incarne à lui seul la révolution industrielle, devenu aujourd’hui ce véritable petit temple des vanités dont la sacralisation est synonyme d’asservissement. Loin de dénoncer le progrès technique, c’est surtout le rapport de l’homme à cette notion que le penseur émérite n’a eu de cesse de dénoncer car, en sacralisant la production de ce savoir technologique il se soumet. Quelle fulgurante réflexion nous confiait-il alors !

Aussi, par delà la critique du modèle productiviste industriel, le discours et la pensée écologiste ne manquent pas de remettre fondamentalement en cause le fonctionnement de nos systèmes démocratiques centralisateurs et bureaucratiques dont les effets pervers peuvent-être perceptibles par chacun. Ce tout (pouvoir économique, politique et technologique) qui mène le monde est parfaitement imbriqué et son entropie galopante pose la question encore une fois centrale de son effondrement sur lui-même. Certains intellectuels ont déjà théorisé cet effondrement de civilisation inévitable dont les contours apparaissent de plus en plus nettement. Mais, entre « l’inquiétante » rhétorique menée avec un certain talent par Jared Diamond dans son désormais célèbre ouvrage paru en 2006 [5], qualifié par ailleurs de néo-malthusianisme par certains contradicteurs [6], et une globalisation inévitablement inscrite dans le mouvement du monde, il est bien évident que l’humanité se trouve aujourd’hui dans une situation sans équivalent dans le déroulement de son histoire. Le point de rupture n’a jamais été aussi proche et nul catastrophisme ou autre millénarisme dans cette affirmation, point d’idéologie, mais juste un constat évident, incontestable, si prégnant qu’il a pénétré une part importante de la population au point de générer certaines évolutions notables, même si parfaitement insuffisantes. Parmi les quelques signes lisibles, il y a notamment le vote qui a eu lieu lors des élections du parlement européen, les sommets internationaux au chevet de la planète qui se multiplient, mais surtout une cohorte de mouvements citoyens engagés qui aspirent à construire un autre monde autour de ce que l’on nomme aujourd’hui l’altermondialisme. De fait, ce vaste « mouvement des mouvements », opposé à la mercantile mondialisation imposée par le capitalisme triomphant de la fin des années 90 [7], ne fait que capitaliser un héritage constitué de ces multiples pensées qui ont tenté d’éveiller le monde à son devenir forcément problématique au regard du chemin emprunté. Tout cela est maintenant absolument incontournable, et il n’est qu’à constater l’empressement de certains de nos décideurs à se convertir à la pensée verte pour mesurer combien l’écologie politique se fait indispensable.

Pour autant, le problème majeur des inégalités « nord-sud » demeure si prééminent que le fossé considérable qui sépare ces deux mondes doit s’inscrire comme la toute première urgence à prendre en considération tant l’équilibre global dépend de cette prémisse. Dans ce sens, il est de toute première urgence que l’avenir de ces régions du monde s’inscrive dans la logique du développement soutenable. Nos erreurs doivent ne pas être reproduites au risque d’amplifier les déséquilibres écologiques majeurs qui se dessinent à l’horizon. Ainsi, le continent africain doit se définir comme le laboratoire du seul modèle viable, il en va de l’intérêt général du monde. A titre d’exemple, le monde agricole africain devrait se construire sur les critères imposés par le cahier des charges de l’agriculture biologique comme l’exprime parfaitement le journaliste burundais Alexis Sinduhije dans un article récent consacré à la démocratie dans son pays [8]. Et cela n’est pas utopique, car l’utopie, pour reprendre une idée fondamentale émise par Jean Zin c’est de croire que notre mode de civilisation peut continuer ainsi ! Dans la droite ligne de la pensée d’André Gorz, dont il se veut porteur, cet auteur a commis un petit ouvrage diablement intelligent, parfaitement didactique et pragmatique, donc dépourvu de toute idéologie, consacré à l’écologie politique à l’ère de l’information [9]. Ce travail lumineux, diamétralement opposé aux démonstrations télévisuelles stériles et lénifiantes des tartuffes de l’écologie, contient nombre de solutions de bon sens qui, à terme, devraient logiquement s’imposer à cette nouvelle globalité humaine qui prend forme. Certes, l’exercice n’est pas si simple, mais gageons que le sens du vivant, dans sa totalité pleine [1O], finira bien par s’imposer à nous car il est ce mouvement perpétuel qui buissonne et tâtonne afin de perdurer [11]. Nul dessein intelligent derrière cela, nulle vision anthropique, mais juste la hantise du vide. A l’échelle individuelle, en décidant de combler ses vacuités au moyen de son ego surdimensionné, la consommation en bandoulière, l’homme a cessé de se projeter en choisissant de se réaliser dans l’instant, ne se résumant qu’à ce qu’il consomme égoïstement. Avec l’hégémonie du capitalisme, cette tendance est devenue loi, puis dogme.

S’il ne manquera pas à terme d’infléchir le basculement du monde vers une répartition plus juste du bien commun, le nouvel ordre mondial ne pourra naître que de l’effondrement total de l’ordre présent tant la vitesse dynamique acquise semble incontrôlable. De ce grand fracas chaotique devrait émerger la conscience globale de demain qui prononcera l’abolition de tous les principes qui menaient l’humanité jusque-là. Le local s’articulera au global, alors que les notions de profit, de spéculation et autre propriété privée seront consignées au rayon des archaïsmes dans les manuels d’histoire virtualisés. Dans un vaste mouvement de dématérialisation/déconsumérisation, l’humain deviendra ce véritable jardinier du vivant à jamais décentré, principalement préoccupé par la préservation/répartition du bien commun. Si d’aventure tel n’était pas le cas (selon une perspective pessimiste), et quoi qu’il advienne de notre espèce, la planète continuera sa ronde féconde autour de son étoile jusqu’à effondrement final, car pour cela nul besoin d’humain.

[1] Jean-paul Deléage, Une histoire de l’écologie, éditions du Seuil, 1994

[2] Donnela & Denis Meadows, Jorgen Randers, William Berhens, The Limits to Growth, Universe Books, 1972.

Version française : Halte à la croissance ? Rapport sur les limites de la croissance, éditions Fayard 1973.

[3] Jean-Marc Jancovici, Qu’y-a-t-il donc dans le rapport du « Club de Rome » ?

[4] René Dumont, L’utopie ou la mort, Le Seuil, 1973.

[5] Jared Diamond, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Gallimard, 2006.

[6] Daniel Tanuro, L’inquiétante pensée du mentor écologiste de M. Sarkozy, Le Monde Diplomatique, décembre 2007.

Lire la controverse suscitée par cet article.

[7] Emmanuel Allait, L’altermondialisme – Mouvance ou mouvement ? Editions Ellipses, 2007

[8]Alexis Sinduhije, Burundi, les tambours de la démocratie, Libération du 16 juin 2009.

[9] Jean Zin, L’écologie politique à l’ère de l’information, édition Ére, 2006.

[10] Christian Godin, La totalité, 6 volumes, éditions Champ Vallon, 2003

[11] Edgar Morin, La méthode, éditions du Seuil, 1977.

Un nouveau réseau pour défendre les victimes des pesticides

lemonde.fr, Claire Ané, le 18 juin 2009

Un nouveau réseau pour défendre les victimes des pesticides

Aurèle Clémencin est chargé de mission santé au sein de l’ONG Mouvement pour les droits et le respect des générations futures, affiliée à l’organisation européenne Health and environment alliance (HEAL).

Quel est l’objectif du réseau des victimes des pesticides lancé aujourd’hui ?

Nous voulons rassembler les victimes au niveau national, les conseiller et les soutenir, pour montrer qu’il y a un véritable problème. Le site victimes-pesticides.org, lancé jeudi 18 juin, rassemble notamment les témoignages d’une dame en Isère dont le fils a développé une leucémie après une surexposition aux pesticides, d’un particulier dont le fils a des problèmes de tyroïde, et d’un agriculteur atteint de la maladie de Parkinson après un accident.

Nous souhaitons mettre en place des actions juridiques, en faisant valoir le principe de précaution inscrit dans la législation française. Il faut engager la responsabilité des pollueurs, qu’ils soient agriculteurs ou fabricants de pesticides, et obtenir des pouvoirs publics une restriction de l’usage de ces substances.

Quels sont les dangers de l’exposition aux pesticides ?

Certaines des substances qui les composent sont cancerogènes, tout particulièrement pour les professionnels, ou mutagènes (elles induisent des mutations des gènes, pouvant causer des déséquilibres physiologiques ou des cancers), ou encore toxiques pour la reproduction : on parle alors de substances CMR. Et certains pesticides contiennent des perturbateurs endocrinaux, qui modifient les systèmes hormonaux, pouvant entraîner des problèmes des organes sexuels, et des problèmes neurologiques (maladie de Parkinson, troubles psychomoteurs).

Existe-t-il des lois permettant de diminuer les risques et de condamner les dérives ?

Oui, mais pas assez. Au niveau européen les molécules classées CMR 1 et 2 sont interdites. Mais elles sont peu nombreuses. Nous avons recensé, en croisant les listes d’autres organismes à l’international, tels le Centre international contre le cancer et l’Agence américaine pour l’environnement (EPA), plus de 70 molécules CMR sur les 350 autorisées en France. La classification des perturbateurs endocrinaux n’en est qu’à ses balbutiements, donc ces substances peuvent être commercialisées.

Il est aberrant qu’aujourd’hui, il n’y ait pas de normes fixant un seuil de concentration maximale des pesticides dans l’air. Pour l’eau, ces normes fixent un maximum de Lire la suite

Sauvegarde du climat : c’est maintenant ou jamais

sudouest.com, Jean Sireyjol, président de l’association TACA (1), tribune libre, le 15 Juin 2009

La surprise écologique des élections européennes va-t-elle enfin mettre en marche les partis politiques et les gouvernements pour s’occuper réellement de la sauvegarde du climat ?

Depuis plusieurs années, la réalité du réchauffement climatique a été clairement analysée et expliquée par les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts du climat). Leurs dernières mesures communiquées en mars 2009 montrent que nous sommes dans le pire des scénarios avec une accélération du réchauffement qui, par exemple, entraînerait une augmentation du niveau de la mer comprise entre 1 à 2 mètres d’ici à 2100 (contrairement aux 30 à 60 centimètres précédemment prévus).

Sachons lire entre les lignes : cette façon qu’a le Giec d’avoir l’air de repousser les échéances à 100 ans et qui nous rassure tous, n’est pour lui qu’une prudence de scientifique. Disons 15 centimètres tous les dix ans et allons voir sous le pont de pierre à Bordeaux si nous pourrons nous y promener avec le chien en 2050 !

Face à cette menace, il y a pourtant des solutions, mais c’est tout de suite !

Pour éviter que la couverture qui réchauffe notre planète ne s’épaississe toujours plus, il suffit de diviser par 2 nos émissions de gaz à effet de serre avant 2050 au niveau mondial ! Ce n’est pas la mer à boire !

Pourquoi reculons-nous l’échéance alors que nous n’aurons jamais assez de dollars ou d’euros pour réparer les dégâts sur le climat ? C’est maintenant ou jamais !

Les émissions de gaz à effet de serre, et de gaz carbonique en particulier, sont directement liées au mode de vie de chaque être humain. Dis-moi combien de kilomètres tu fais par an en avion et aussi en voiture, combien tu dépenses pour chauffer ton logement et éventuellement tes résidences secondaires, combien de kilos de viande rouge tu ingurgites, quel est ton budget de biens de consommation, et je te dirai combien de carbone tu émets par an (voir site Web Bilan carbone personnel, validé par l’Ademe).

En moyenne par habitant, les pays riches comme la France émettent de 2 à 4 fois plus que la moyenne mondiale, et 10 à 20 fois plus que les pays du tiers-monde.

C’est pourquoi cette réduction d’émissions au niveau mondial concerne tout d’abord les pays riches ; c’est bien ce qu’a déclaré Jean-Louis Borloo en décembre 2008 : « La réduction des émissions de gaz à effet de serre, c’est notre problème et notre responsabilité de pays développé, on n’a pas besoin d’attendre les autres. » Lueur d’espoir, Barack Obama vient de tenir des propos analogues ce 5 juin en Allemagne

Pour nous Français, l’objectif de réduction est Lire la suite

Sud Gironde : La mobilisation anti-LGV s’organise autour des élus

sudouest.com, Barnabé Chaix, le 18 Juin 2009

La mobilisation anti-LGV s’organise autour des élus

LANGON. La plupart des élus dont les communes seraient traversées par la Ligne à grande vitesse sont contre le projet, encouragé par les riverains qui apprécient le nécessaire soutien

Ils s’y étaient engagés la semaine passée, lors de la réunion publique contre la Ligne à grande vitesse (LGV) qui pourrait bientôt traverser le Sud-Gironde : une trentaine de membres du comité anti-LGV, regroupant diverses associations, se sont rassemblés hier à 14 heures devant la sous-préfecture de Langon afin de manifester leur soutien aux élus qui s’opposent aussi au tracé qui prend forme.

Ces derniers étaient réunis à partir de 14 h 30 dans la sous-préfecture dans le cadre d’un comité consultatif d’élus de la bande d’étude afin de se voir exposer les possibilités de mixité de la LGV avec du fret et du trafic régional, mixité demandée par les élus locaux.

« Amadouer les élus »

« On étudie nos requêtes comme pour nous amadouer mais nous n’y croyons pas vraiment », explique le conseiller général de Captieux Jean-Luc Gleyze. Pourtant, Daniel Province, directeur des infrastructures et des transports à la Région, veut croire qu’une desserte interrégionale grâce à la LGV sera possible pour les gares de Mont-de-Marsan, Dax, Bayonne et peut-être Captieux et Agen.

« L’autre problème, explique Jean-Luc Gleyze, c’est la division entre élus et associations lors des consultations, qui nous empêche de porter une parole commune et favorise un report de responsabilité sur les élus. » Si les élus ne veulent pas être tenus à l’écart du projet, ils doivent participer aux consultations et accusent Réseaux ferrés de France (RFF) de se servir de leur présence. Ce qui a valu à Étienne Picher, responsable du pôle RFF de Bordeaux en charge du projet de LGV entre Bordeaux et l’Espagne, d’être interpellé par la conseillère générale de Villandraut, Isabelle Dexpert : « Ne cherchez pas à faire croire que vous avez l’aval des élus locaux simplement parce que nous participons à vos réunions ! »

« Fabrique de consentement»

Autour d’eux, les manifestants acquiescent. « On nous vend, de force, quelque chose de très cher, s’indigne Philippe Barbedienne, directeur régional de la Sepanso, un collectif d’associations de protection de l’environnement. Ce débat public est un contre-exemple de démocratie participative. » « Ce n’est pas de la concertation, commente son voisin, c’est de la fabrique de consentement. »

« Les élus sont mandatés par la nation, répond Daniel Province, ils doivent respecter les décisions de la nation. Ils ne sont pas contents, mais quand une décision est prise, il faut avancer. Ils ont compris que le tracé le plus à l’ouest, qui traverse les Landes, est le plus logique. » « On avait l’impression que tout était verrouillé, Lire la suite

109 nouveaux OGM à l’assaut de l’Europe

bastamag.net, Ivan du Roy, le 4 juin 2009

109 nouveaux OGM à l’assaut de l’Europe

Vous reprendrez bien une assiette de riz « LL62 » de Pioneer ? Ou une portion de patates sautées BASF ? Peut-être une cuillère de maïs « BT11 » de Syngenta, ou de « Mon 810 » de Monsanto ? Vous imaginez la scène… Cette fiction n’est pas si loin de la réalité. Les multinationales biotech n’ont pas renoncé à disséminer leurs OGM en Europe. Plusieurs demandes d’autorisation seront étudiées fin juin par les Etats membres. Les associations écologistes travaillent à des alternatives pour leur barrer la route. Car les conséquences écologiques, économiques et sociales des OGM se révèlent chaque jour plus catastrophiques.

La contre-offensive des OGM en Europe est lancée. Pas moins de 109 plantes transgéniques font l’objet d’une demande d’autorisation à l’importation auprès de la Commission européenne. Plus de la moitié de ces demandes concernent du maïs, comme le « BT11 » de Syngenta ou le « TC 1507 » de Pioneer. On trouve aussi du coton, du colza, du soja, des betteraves sucrières, des tournesols ainsi qu’une pomme de terre de BASF ou un riz, le « LL62 » de Bayer. Ces deux dernières cultures risquent d’être directement destinées à l’alimentation humaine. Autant de noms évocateurs de l’inquiétante mainmise des multinationales de biotechnologies sur l’agriculture qu’Hélène Gassie, de l’association écologiste Les amis de la terre, détaille ici :

Ces multiples demandes d’autorisation montrent que les multinationales de biotechnologies n’ont pas renoncé à s’ouvrir de force le marché européen. Plusieurs de ces demandes (les maïs OGM de Syngenta et de Pioneer) doivent être soumises au vote des ministres de l’Environnement des Etats membres le 25 juin prochain. Une majorité des deux tiers des voix est requise pour décrocher le précieux sésame, indispensable à la commercialisation d’un OGM au sein de l’Union européenne. Le rapport de force est pour l’instant favorable aux anti-OGM. La défiance des « opinions publiques » et la détermination des associations écologistes ont permis de limiter les cultures OGM à 0,2% de la surface agricole européenne.

Lobbying agressif

Du côté des Etats, l’Autriche, la Hongrie, la France, la Grèce et le Luxembourg ont décrété un moratoire suspendant la culture du seul OGM autorisé dans les champs européens, le MON 810 de la tristement célèbre firme Monsanto. Ils ont été rejoints en avril par l’Allemagne. « Si l’Allemagne commence à voter systématiquement contre les OGM, on peut espérer des issues positives », commente Hélène Gassie, des Amis de la terre. Ces six pays, avec le renfort des pays scandinaves traditionnellement hostiles aux cultures transgéniques, sont en mesure de bloquer toute nouvelle demande d’importation. Mais la pression est forte. « Au sein des instances européennes, seule l’action du commissaire à l’environnement Stavros Dimas freine l’industrie biotech. Il ne faut pas le laisser tout seul », s’inquiétait Hélène Gassie lors des états généraux de la biodiversité, organisés près de Toulouse mi-avril. Le commissaire européen grec a publiquement considéré en novembre dernier que les maïs OGM de Syngenta et de Pioneer constituaient, au vu de certaines études scientifiques, un « risque trop élevé pour l’environnement ».

Face à cette résistance, le lobbying industriel de Monsanto et consorts est qualifié de Lire la suite

CUB : L’agenda de 10 000 écoliers s’appelle 21

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 19 Juin 2009

BLANQUEFORT. Jusqu’à ce soir, ils montrent les actions qu’ils réalisent dans leur établissement

L’agenda de 10 000 écoliers s’appelle 21

De la difficulté de communiquer « durable » 500 000

 «Mon père, maintenant, ne laisse plus le robinet ouvert pendant une heure quand il se brosse les dents. Si c’est le cas, je vais le fermer moi-même. » Margault, 9 ans, en CM1 à l’école Saint-Gery à Gradignan, est incollable sur le sujet de l’eau. Et même bavarde. Devant le stand de sa classe dans le parc Fongravey à Blanquefort, elle avertit les petits comme les grands. « Il faut arrêter de gaspiller. L’eau est précieuse. »

Toute la journée d’hier, elle a participé avec sa classe aux Juniors du développement durable. La manifestation aura réuni d’ici ce soir 3 500 enfants de l’agglomération sur le site blanquefortais. Son objectif ? Montrer pendant une semaine les actions concrètes pour le développement durable mises en place dans les écoles. Le programme qui concerne 10 000 enfants, soit un tiers des élèves en maternelle et élémentaire sur l’agglomération, est piloté par la Communauté urbaine.

Trousse et quiz écolos

L’initiative peut surprendre. Ce sont les mairies, et non la collectivité intercommunale, qui gèrent les écoles. Le dispositif est né au début des années 2000. Il s’appelait alors Tram’minots. Alain Juppé, président de la CUB à cette époque, propose aux écoliers de découvrir le chantier du tramway. Outre des visites sur le terrain, des actions sont montées dans quelques classes.

« Les années suivantes, d’autres thèmes se sont ajoutés à l’opération », explique Alexandra Siarri, qui travaille au service écocitoyenneté de la CUB. L’énergie, le recyclage des déchets, l’eau ont ainsi intégré les projets pédagogiques. En 2003, l’Inspection d’académie signe une convention avec la collectivité pour s’associer au dispositif.

« Le développement durable est l’un des objectifs prioritaires de l’Éducation nationale. Il ne s’ajoute pas aux programmes, il est transversal », souligne André Mercier, l’inspecteur d’académie.

La classe de Margault a créé une fontaine à pompe et une expo sur l’eau. Au Taillan, les CM1 et CM2 ont fabriqué un quiz interactif sur l’éco-consommation. Au Bouscat centre, un spectacle sous forme de manifestation appelant à soigner la planète a été préparé. Derrière chaque projet, une ou plusieurs associations ont apporté l’expertise aux enseignants. Une vingtaine gravite aujourd’hui autour de ces actions. « L’idée est que ces projets ne finissent pas au placard à la fin de l’année scolaire. Ils doivent être vivants », relève Stéphanie Baltardive, au service écocitoyenneté de la CUB.

Moins de viande à la cantine

Toujours dans le cadre de cette action, 14 écoles de la Communauté urbaine ont aujourd’hui un Agenda 21. « Mais Lire la suite

Dix associations Pédibus-Vélobus ont fêté la première année de leur fédération

sudouest.com, Sophie Neupert, le 17 Juin 2009

CANÉJAN, RENCONTRE. Dix associations Pédibus-Vélobus ont fêté la première année de leur fédération

1 000 pattes réunies

Bonne nouvelle, l’association des 1 000 pattes canéjanaises n’est plus toute seule maintenant. Près de 11 autres pédibus-vélobus prônant l’exercice physique de quelques minutes quotidiennes pour se rendre à l’école (et en repartir) plutôt que l’usage de la voiture perso l’ont rejointe. Ensemble, depuis septembre dernier, elles forment une véritable Fédération des 1 000 pattes dans toute la Gironde qui ne cesse de grandir (Bassens, Ambès, Bordeaux Dupaty, La Teste-de-Buch, Mérignac-Arlac, et bientôt Cadaujac).

Et pour la première fois, le dernier week-end de mai, une partie de ces 10 associations et de leurs membres bénévoles actifs (Ambarès-et-Lagrave, Talence, Bordeaux Saint-Augustin) avaient bravé les intempéries pour partager une balade détrempée le long des berges de l’Eau-Bourde, et un pique-nique revigorant à l’intérieur du moulin de Rouillac, après sa visite commentée faite par Bruno Gasteuil, président d’Histoire et mémoire de Canéjan.

Subventions européennes

Le président d’Ambarès et de toute la Fédération girondine des 1 000 pattes, Enrique Onate, en explique le but : « Comme une grande famille agrandie, nous avons besoin de mieux nous connaître et de nous faire connaître aussi. En un an, nous avons réussi à fédérer 10 associations, au départ éparpillées, au sein de ce réseau qui vise à développer dans chaque commune concernée un déplacement écocitoyen. Nous nous sommes réunis, dans un esprit de convivialité pour sceller cette première année charnière. Nous avons déjà obtenu une subvention du Fonds social européen, et bientôt nous espérons l’aide de la CUB. Comme nous avons bien grossi, nous sommes mêmes à l’origine de la création d’un emploi. »

Sensibiliser les écoliers

Et Nathalie Pena, présidente des 1 000 pattes de Canéjan, qui organisait ce premier rendez-vous, d’ajouter : « Nous comptons aider tous ceux qui le veulent à accompagner leur projet. Nous souhaitons relayer des idées qui viennent d’ailleurs : le pédibus ou le vélobus ne sont pas forcément appropriés à chaque commune, il existe beaucoup d’autres solutions. Nous comptons mettre en place dans les écoles des réunions de sensibilisation, développer la sécurité routière, etc. Et sur la commune, pas de nouveaux circuits en vue mais les effectifs se maintiennent avec de jeunes élèves ravis. »

En tout cas, ce jour-là, Lire la suite

Tout le monde est écolo, à condition que ça rapporte !

envionnement.blogs.libération.fr, Laure Noualhat, le 16 juin 2009

Tout le monde est écolo, à condition que ça rapporte !

Plus d’un dirigeant français sur deux (53 %) ne mettrait pas en place des pratiques favorables à l’environnement si elles avaient des effets négatifs sur le résultat de leur entreprise. Voilà de quoi relativiser la ruée verte à laquelle nous pensons assister actuellement. En clair, on veut bien préserver l’environnement à condition que cela préserve aussi le business. Avec de tels raisonnements, on va aller loin.

Ce résultat provient d’une étude de Grant Thornton, groupe d’audit et de conseil, menée auprès d’un panel de 7200 entreprises privées, qui représentent 81 % du PIB mondial. «L’étude pointe d’énormes disparités entre pays. En effet, elle montre que 43 % des dirigeants européens et 36 % des chefs d’entreprises au niveau mondial ne désirent pas initier une politique « verte » dans la mesure où elle aurait une incidence sur leurs profits. Dans le détail, ils sont 61 % de dirigeants danois, 49 % d’anglais et 43 % d’allemands à ne pas penser mettre en place des mesures de développement durable si elles avaient un coût contre seulement 26 % des chefs d’entreprises suédois et 20 % des grecs

Bien sûr que les mesures environnementales ont un coût. C’est le principe de la mesure, d’ailleurs, quelle qu’elle soit. Mais ce coût est probablement inférieur à celui qui surviendra plus tard, une fois les changements climatiques profonds et irréversibles, une fois les modes de vie perturbés durablement, une fois les modes de production déstabilisés. Nicholas Stern estime à 5500 milliards de dollars le coût de l’inaction. Puis il y a les mesures environnementales qui consistent à raisonner la société du jetable et de la surconsommation. Cela se traduit par la sobriété dans ses modes d’usage et de consommation. Comment un chef d’entreprise peut-il souhaiter réduire son chiffre d’affaires ?

Robin Edme, associé de Grant Thornton Ecodurable®, explique dans un communiqué: «Ces résultats sont à relativiser, au moins pour l’Europe, dans la mesure où les obligations environnementales sont déjà très fortes et que le contrôle des impacts environnementaux est très encadré. Les politiques « vertes » des entreprises françaises et européennes sont déjà anciennes. En revanche, ces résultats montrent bien que toute politique de développement durable, pour être intégrée au cœur de la stratégie, doit faire la preuve de son impact sur la performance économique et financière de l’entreprise».

Ainsi, l’écologie n’est intéressante que si elle rapporte. Elle se négocie, en somme. Dommage, parce que Lire la suite

Ces produits chimiques qui empoisonnent notre quotidien

sudouest.com, Isabelle Castéra, le 17 Juin 2009

ENVIRONNEMENT. Isabelle Farbos se bat contre les molécules chimiques que l’on respire partout

Ces produits chimiques qui empoisonnent notre quotidien

Avec son complice Ragnar Weissmann, docteur en microbiologie spécialisée en écotoxicologie, Isabelle Farbos, docteur en génétique et biologie moléculaire, a réalisé des travaux de recherche dans un laboratoire, en Suède, puis en Scandinavie. Des pays concernés depuis une quinzaine d’années par la protection de l’environnement.

Native de Bordeaux, la jeune femme est revenue sur ses terres pour casser les murs du laboratoire et offrir ses compétences dans un souci de défense de la santé publique. Ragnar Weissmann a suivi. Tous deux sont aujourd’hui responsables scientifiques de l’association Habitat-Santé-Environnement, présidée par Évelyne Guilhem, créée au Tourne, dans un secteur géographique particulièrement vaillant dans le domaine de l’écologie.

Mission d’utilité publique

Elle était dernièrement au cinéma Utopia de Bordeaux, invitée par les Verts, pour participer à un débat sur le thème santé et environnement. Son cheval de bataille. Le docteur Farbos ne décolère pas, elle est enceinte aujourd’hui et sait les risques encourus par son enfant.

« Le constat est lourd, lâche-t-elle. Il y a des produits chimiques partout autour de nous, dans nos entreprises, dans nos maisons, dans les supermarchés. Dans notre sang, on peut remarquer désormais la présence de plus de 50 molécules issues de tous ces produits qui nous empoisonnent au quotidien. Ces molécules traversent le placenta chez une femme enceinte. Le lait maternel est bourré de phtalates PCB, l’intérêt de l’allaitement est remis en question. L’exposition du foetus aux produits chimiques peut entraîner des expressions génétiques transformées. Un vrai cocktail. »

Les chiffres parlent. Explosion de la stérilité, des cancers, des allergies. « En 2070, si nous n’arrivons pas à incliner la courbe de stérilité, elle atteindra le niveau 0, la qualité du sperme baisse. Alors, qu’est-ce qu’on attend ? »

Isabelle et Ragnar ont préféré lâcher leur mission scientifique pour se tourner vers une mission d’utilité publique, beaucoup moins confortable. Ils sont désormais les interlocuteurs de collectivités locales, d’entreprises privées, d’établissements scolaires qui leur soumettent des projets concrets.

Des lycées, terrains d’étude

À Bordeaux, le Conseil général leur a demandé comment assurer le nettoyage du centre Mériadeck en supprimant les 150 produits chimiques utilisés jusqu’alors. Réponse ? Lire la suite

Reignac : Un débat passionné autour du parc éolien

sud-ouest.com, Françoise Millot, le 16 Juin 2009

Un débat passionné autour du parc éolien

 « Pourquoi les habitants de Reignac n’ont pas été invités ? », c’est ce que certaines personnes lançaient jeudi soir à la réunion publique sur le projet de développement d’un futur parc éolien en Haute Gironde, qui a rassemblé un très nombreux public pour un débat passionnant et passionné.

Philippe Plisson, en présence des représentants de la société Valorem (« Sud Ouest » du 11 juin), du sous-préfet Christophe Lotigié, d’Alain Gandré, maire de Reignac, et de nombreux autres élus, avait invité la population pour l’informer de l’avancée du projet intercommunal.

« Il n’y a pas d’enjeu personnel. Le but de cette action est avant tout de rendre service à la planète. L’urgence écologique est là et les récents scrutins électoraux ont démontré qu’une importante partie de la population en a pris conscience. Ce projet a tout de même été approuvé à l’unanimité », déclarait le député.

Travail concerté

En matière d’éoliennes, une étude avait été initiée en 2007 sur les onze communes du canton, pour déterminer les secteurs les plus favorables à la mise en place de cette énergie. Le résultat, après deux ans de travail concerté, a abouti à la sélection d’une zone de développement éolien à Reignac, validé par le préfet le 20 mars dernier.

Le climat dans l’assemblée était tendu. Certains, comme les opposants de Vigi-Éole estimaient que « les grandes manoeuvres commencent. Vous essayez de nous endormir en nous disant que la création de la ZDE ne veut pas dire qu’il y aura forcément des éoliennes, que rien n’est fait. La prospection a commencé avant même qu’une étude ne soit faite. C’est dire si on se moque bien de notre opinion. Les élus municipaux n’auront plus jamais la main sur ce projet, il n’y a plus que notre association pour y faire barrage, et nous avons encore des recours… »

« Projet opaque »

Pour eux, le projet présenté par Valorem et la CCE est trop opaque : « Il n’y a pas Lire la suite

Michel Serres à Bordeaux le 18 juin « Remarques sur la crise »

Bordeaux, communiqué, le 15 juin 2009

La Mairie de Bordeaux vous convie à la rencontre éco-citoyenne animée par Michel Serres, de l’Académie française, philosophe, sur le thème « Remarques sur la crise »,

le jeudi 18 juin 2009, de 20h30 à 22h30, au Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine TNBA, square Jean Vauthier, place Sainte Croix à Bordeaux (tram C – Sainte Croix).

Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre de Lire la suite

Evaluation de l’Agenda 21 du CG33

sudouest.com, Dominique Andrieux, le 15 Juin 2009

ARTIGUES-PRÈS-BORDEAUX, AGENDA 21. Une quarantaine de personnes ont participé à l’évaluation sur les actions du Conseil général. Ce dernier va devoir imaginer un moyen d’informer le plus grand nombre

Un besoin d’information

En venant à Artigues-près-Bordeaux, jeudi soir, Philippe Madrelle, président du Conseil général de la Gironde, n’a pas manqué de faire allusion aux élections européennes et au « score réalisé par le mouvement écologiste », témoignage d’« une véritable préoccupation du sort de la planète ».

Le lien était tout trouvé avec le motif de la rencontre. Le Conseil général poursuivait sa consultation, la troisième du genre, auprès du public pour savoir ce qu’il retire après deux années de la politique d’Agenda 21 qu’il a mise en place.

L’assistance, une quarantaine de personnes alors que tout le secteur de la rive droite était invité, est inversement proportionnelle à l’épaisseur des actions menées dans le sens du développement durable.

Le président se consolait en prenant à témoin Françoise Cartron, la sénatrice maire artiguaise, il rappelait que le Département est non seulement pionnier dans ce domaine mais aussi celui qui est le plus représentatif au niveau national (500 collectivités) avec 50 communes, intercommunalités ou Pays parties prenantes d’un Agenda 21.

Rencontre artiguaise

La rencontre artiguaise ne se distingue pas des deux précédentes, le public méconnaît la politique d’Agenda 21 qu’il réduit souvent au seul champ de « la protection de l’environnement ».

À sa décharge, elle est si vaste et complexe qu’elle en serait presque rébarbative. L’échange étant organisé sous forme d’ateliers, les huit participants à celui consacré au thème « territoire et participation » ont régulièrement séché quand on leur demandait s’il connaissait des actions menées, à propos de « dialoguer sur et avec les territoires », « aider à la décision », la « citoyenneté locale ».

« Vous n’avez pas peur que ça fasse gadget, que ça n’intéresse pas grand monde », Lire la suite

IFEN – Ressources et déchets : Gestion et utilisation des ressources

ifen.fr, juin 2009

Ressources et déchets

Gestion et utilisation des ressources

Les activités économiques d’un pays associées au logement, à la nourriture, aux déplacements, à l’information, aux exportations, etc. consomment des ressources naturelles (cultures, gisements, espaces). Une partie de ces ressources est potentiellement renouvelable, comme les cultures agricoles pour l’alimentation humaine et animale, la forêt qui produit le bois pour la construction, pour la fabrication du papier/carton, du mobilier ou pour le chauffage, l’eau pour l’irrigation… Néanmoins, une majorité est non renouvelable : granulats pour la construction et les routes, carburants automobiles, fioul et gaz pour la production de chaleur, plastiques, acier, aluminium…

La manipulation des ressources induit des impacts sur l’environnement, dès leur extraction et tout au long de leur cycle de vie en incluant les transports induits : perturbation des sols, du paysage et de la biodiversité, consommation d’énergie, d’eau et d’autres ressources, rejets polluants dans les milieux et de déchets souvent non valorisables, dont la gestion (stockage, traitement, élimination, valorisation) implique à son tour ses propres impacts. Dans le cas d’importations, ces impacts s’exercent d’abord à l’étranger, dans les pays d’origine d’extraction et de production.

La consommation de ressources constitue une bonne approximation des autres pressions et impacts sur l’environnement. Sa maîtrise, ainsi qu’une gestion plus raisonnable des ressources naturelles est d’importance : amélioration de la productivité des ressources utilisées (combien d’euros sont générés par unité de masse d’une ressource), diminution de la toxicité et de l’écotoxicité des substances et matières consommées, produites et rejetées par l’économie, prévention de la production de déchets. Une voie d’amélioration consisterait également à considérer le déchet comme une nouvelle ressource possible en entrée d’économie, afin de rendre les processus de production davantage « circulaires » (en opposition à linéaires).

Certaines des ressources consommées proviennent principalement du territoire national : eau, cultures, bois, granulats, matières minérales. D’autres sont importées (minerai d’uranium pour la production électrique, pétrole, gaz, métaux et produits dérivés…), souvent sous une forme déjà élaborée, depuis les produits de 1e transformation jusqu’aux produits finis.

Entre 1980 et 2002, l’extraction mondiale des ressources a augmenté de 36% en masse. Selon les prévisions de l’OCDE, elle est appelée à progresser encore de moitié d’ici 2020 pour atteindre les 80 milliards de tonnes. L’extraction de minerais métalliques, qui a déjà le plus progressé sur la période précédente, devrait pratiquement doubler d’ici 2020. Avec une croissance projetée de 31%, l’extraction de biomasse Lire la suite

Entretien croisé : Nicolas Hulot et Pascal Picq

madame.lefigaro.fr, Dalila Kerchouche et Laurence Negroni-Nikitine, le 29 mai 2009

Entretien croisé : Nicolas Hulot et Pascal Picq

Comment parler d’écologie sans donner des leçons ? Responsabiliser sans culpabiliser ? C’est l’objet de ce débat entre Nicolas Hulot et le paléoanthropologue Pascal Picq, une réflexion éthique et pratique pour les générations à venir. L’occasion d’une remise en cause salutaire pour la planète.

Madame Figaro. – Aujourd’hui, le discours écologique se moralise. Être vert, c’est bien, c’est juste. Qu’est-ce que la morale a à voir avec le réchauffement de la planète ?

Nicolas Hulot (1). Je préfère parler de responsabilité. Il ne suffit plus de se dédouaner avec deux ou trois petits gestes écolos. Mais de nous montrer plus exigeants dans nos choix individuels. Le dérèglement climatique nous oblige à une prise de conscience. À essayer de comprendre pourquoi, involontairement, nos actions ont échappé à nos intentions. En disant cela, je ne fais pas la morale, car je suis aussi de ceux qui ont, sans le vouloir, participé à tous ces désordres écologiques. Mais j’explique simplement que nous sommes à un carrefour de civilisation. Nous ne pouvons pas nous désolidariser des générations futures et les livrer en pâture à des problèmes quasiment insolubles. Je n’y vois aucune morale, mais la possibilité d’édifier ensemble un nouveau capital de valeurs.

Pascal Picq (2). Je suis scandalisé par les pubs et les promos qui, en ce moment, poussent à la surconsommation. Évidemment, il n’est pas question de donner des leçons, mais d’expliquer que nos habitudes ne sont bénéfiques ni pour notre santé ni pour notre confort de vie. Mais attention, aussi, à la fausse bonne conscience ! Car certaines entreprises pratiquent le greenwashing et utilisent le développement durable comme vitrine publicitaire. Cette démarche est très ambiguë, car elle ne part pas d’une réflexion éthique sur le produit. Entre mauvaises habitudes et prétextes fallacieux, il y a d’autres voies.

Pour agir au quotidien, quels gestes vous semblent essentiels ?

Nicolas Hulot. Il y en a beaucoup. Par quoi commencer ? On recharge ses cartouches d’imprimante, on chauffe sa maison à 18 °C, on récupère l’eau de pluie, on trie ses déchets, on éteint ses appareils en veille, on achète des produits de saison et de proximité, on évite les sacs plastique aux caisses des supermarchés, on choisit son mode de transport intelligemment, on optimise également sa machine à laver, on prend une douche plutôt qu’un bain… Les possibilités qui s’offrent à nous sont sans limites et nullement insignifiantes ! Si on possède plus de moyens, on peut rouler à scooter électrique, équiper sa maison de panneaux solaires… Mais à partir de là, c’est aussi à la société de permettre au plus grand nombre d’accéder à ces techniques en en baissant les coûts.

Pascal Picq. Soyons clairs : dans nos actes quotidiens, nous sommes impliqués avec tout ce qui se passe dans le monde. Cet été, par exemple, certaines personnes vont acquérir des salons pour leur jardin. Et en ce moment, c’est la mode des salons en teck. Or, lorsque nous achetons des meubles qui ne viennent pas d’une forêt gérée de manière durable, nous tuons des orangs-outangs. Cela n’est pas un discours moralisateur, c’est un fait.

Mais comment se responsabiliser sans culpabiliser ?

Nicolas Hulot. Si je suis dans une impasse, car je dois prendre ma voiture pour aller travailler, je n’ai aucune raison de me sentir coupable. Car la société ne me donne pas le choix de faire autrement. C’est de l’ordre de la responsabilité collective, et non individuelle. En revanche, dès qu’un choix personnel est possible, je dois essayer de briser mes automatismes consuméristes, c’est-à-dire évaluer et trier entre l’essentiel et le superflu. C’est un véritable Lire la suite

LGV : Pour le train, contre la très grande vitesse

sudouest.com, Barnabé Chaix, le 13 Juin 2009

Pour le train, contre la très grande vitesse

PRÉCHAC. Les antis-LGV continuent leurs réunions de mobilisation pour rallier les élus des communes qui devraient être traversées par les trains à très grande vitesse

Tandis que les tergiversations vont bon train, sans mauvais jeu de mot, quant au tracé de la future Ligne à grande vitesse (LGV), qui placera Bordeaux à deux heures de Paris et desservira Toulouse et Bayonne, les opposants au projet se coordonnent et organisent des réunions publiques le long du parcours supposé des rails tant redoutés par les populations locales.

En effet, si ce projet soulève l’approbation générale tant à Paris qu’à Bordeaux, Toulouse ou Bayonne, les communes qui doivent être traversées par la LGV sans être desservies voient d’un mauvais oeil la diminution de leur qualité de vie sans contrepartie.

Après Saint-Médard-d’Eyrans, Saint-Michel-de-Rieufret et Saint-Léger-de-Balson – à l’initiative des élus – c’était au tour de Préchac d’accueillir, jeudi dernier dans sa salle polyvalente, le collectif d’associations en lutte contre les desseins qui prennent forme sous le nom de Grands projets Sud-Ouest (GPSO).

Une «triple catastrophe»

Divisé en quatre parties, l’exposé des anti-LGV a été entamé par Philippe Delpech avec une présentation du projet et des acteurs. Ce membre de l’association Landes Graves Palus environnement (LGPE) a notamment insisté sur les méthodes « calculatrices de Réseau ferré de France (RFF) utilisées entre autres pour exproprier », après qu’il eut mentionné la catastrophe que représente le projet sur le plan environnemental, humain et financier.

Des arguments qui ont été développés ensuite, d’abord par le président de l’Association de défense du Pays brédois, Lionel Bretonnet. L’expert-comptable de formation s’est lancé dans le périlleux exercice de jongler avec les milliards du budget annoncé, estimant après plusieurs calculs complexes que « la crise et le manque de rentabilité de ces lignes pourraient entraîner un coût, beaucoup plus important que les quelque 15 milliards d’euros annoncés. Presque 40 milliards d’euros. »

Contre la très grande vitesse

Le directeur régional de la Sepanso (Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) a ensuite pris la parole pour la partie environnementale de l’argumentaire. Philippe Barbedienne a durement vilipendé le mépris de RFF pour les territoires et les populations concernées, tout en précisant que la Sepanso ne se positionnait pas contre le rail mais contre Lire la suite

Hervé Kempf : En phase avec l’histoire

lemonde.fr, Hervé Kempf, le13 juin 09

En phase avec l’histoire

Une hirondelle ne fait pas le printemps, l’élection européenne est particulière, l’abstention était massive, la droite renforce sa majorité au Parlement européen. Certes. D’accord. Ja. Yes. Si. Oui.

Il est cependant légitime de penser que le bon résultat des écologistes aux élections européennes du 7 juin (environ 20 % en France si l’on n’oublie pas les 3,63 % de l’Alliance écologiste indépendante, qui s’ajoutent aux 16,28 % d’Europe Ecologie), légitime de penser, donc, qu’il ne s’agit pas d’un feu de paille ou d’un accident permis par des circonstances exceptionnelles.

Le long cheminement de l’écologie politique amorcé en 1974 avec René Dumont, marque malgré ses succès, rechutes, divisions, hésitations, une ascension régulière. Et le succès du 7 juin peut donc être pris pour ce qu’il est : l’accession à la maturité politique de l’écologie.

Premier point, le plus important : Europe Ecologie a gagné sur le terrain des idées. Reconnaissant pleinement la gravité de la crise écologique, la liste a su articuler ce constat à la question sociale. Ses propositions sur l’agriculture, l’énergie, la biodiversité s’emboîtent logiquement, en période de bouleversement économique, avec l’idée de conversion écologique de l’économie et avec celle d’un bouclier social visant à corriger les inégalités (revenu maximum). En fait, l’analyse de l’écologie politique correspond à la situation historique. A contrario, la chute du Parti socialiste découle de la décrépitude intellectuelle de ce parti, qui semble avoir arrêté de penser depuis… trop longtemps.

Cela signifie que l’avenir de l’écologie politique dépend de sa capacité à enrichir et faire vivre sa réflexion, notamment par rapport au souci de rendre la transformation écologique non seulement acceptable, mais désirable, par les classes moyennes et par les classes populaires.

Deuxième point : une pratique politique collective. Malgré la pression du système médiatique qui ne veut voir que des vedettes – et de préférence une seule -, le succès d’Europe Ecologie tient au fait que de fortes et diverses personnalités ont su travailler ensemble, démontrant cette évidence que dissimule la psychologie capitaliste : la coopération est plus efficace que la concurrence.

Troisième réussite, encore potentielle, et qui est une clé des succès à venir : ne pas réduire la démocratie à sa seule dimension de représentation, mais impliquer les citoyens dans Lire la suite

Bonn, pas d’avancée dans les négociations climat, la faute aux Etats-Unis ?

actualites-news-environnement.com, Jean-Charles Batenbaum, le14 juin 2009

Bonn, pas d’avancée dans les négociations climat, la faute aux Etats-Unis ? 

Bonn, pas d’avancée dans les négociations climat, la faute aux Etats-Unis ? Selon Greenpeace et Les Amis de la Terre, les Etats-Unis et l’administration Obama bloquent les négociations sur le climat, mauvais présage pour Copenhague ?

A Bonn, toujours aucune avancée dans les « négociations climat » Greenpeace en appelle à un sursaut lors du sommet des chefs d’Etat de l’UE. Au jour de la clôture des négociations des Nations Unies sur le climat à Bonn, qui n’ont abouti à aucun résultat significatif dans la préparation à un accord fort pour Copenhague, Greenpeace appelle les leaders qui se retrouveront lors du G8 dans 4 semaines à prendre leurs responsabilités.

Pour Karine Gavand, chargée de campagne climat pour Greenpeace France, « il est clair qu’un certain nombre de pays n’a absolument aucune intention de sauver la planète des impacts dévastateurs du dérèglement climatique. Les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et le Canada agissent comme s’il n’y avait pas de crise climatique, et placent leurs propres intérêts avant l’urgence climatique ».

Pour l’heure, la moyenne des objectifs fixés par les pays industrialisés se situe entre seulement entre -8 et -15% de réduction de leurs émissions par rapport aux niveaux de 1990. Hier le Japon a confirmé qu’il va seulement réduire de 8% ses émissions ; la Nouvelle-Zélande n’a encore pris aucun engagement ; les émissions du Canada vont très probablement augmenter ; l’Australie se refuse à agir si les autres ne le font pas ; et les Etats-Unis se placent derrière la majorité d’entre eux avec une réduction d’au maximum 4% de leurs émissions.

Pour se donner une seule chance de rester en deçà d’une augmentation de 2°C des températures, ces pays doivent s’engager à une réduction globale de leurs émissions de 40% d’ici à 2020, avant  de les réduire à zéro d’ici à 2050. En l’état des choses, leurs objectifs nous conduiraient à une augmentation de 3°C, ou plus, avec un impact dévastateur pour le climat.

Alors que l’Union européenne pourrait jouer un rôle de leader, les ministres des finances européens ont montré cette semaine qu’eux non plus n’ont aucune intention de tendre la main aux pays les plus vulnérables face aux changements climatiques. Ils ont refusé une fois de plus de proposer des financements pour les aider à s’adapter au dérèglement du climat, à stopper la déforestation et à s’orienter vers une économie sobre en carbone.

 « L’Europe doit faire un choix – va t’elle continuer à rester sur la ligne de touche et regarder les autres pays industrialisés ruiner nos espoirs d’un bon traité sur le climat ou va-t-elle se battre pour obtenir un vrai résultat ? », s’interrogeait Karine Gavand. « On ose espérer Lire la suite

Crise écologique : L’Homme est il coupable ?

croissance-verte.com, Olivier Bazin, le 12 juin 2009

Crise écologique : L’Homme est il coupable ?

Le débat qui s’est installé sur Croissance Verte à la suite de l’article «  Home, et après ? » a permis de soulever une question qui dépasse largement le sujet du film évoqué.  L’Homme est-il  coupable ou victime de la crise écologique actuelle ? Pour répondre à cette question, il faut sortir du simple cadre économique habituel auquel les polémiques autour de l’écologie sont trop souvent réduites. Il s’agit ni plus ni moins que de confronter deux « visions » différentes de ce qu’est l’humanité.

Plaçons nous d’un strict point de vue scientifique… c’est à dire ici de biologiste. Reconnaissons alors que l’espèce humaine se comporte effectivement comme toute espèce animale. Ses actions n’auraient d’autre but que d’assurer sa survie par la recherche d’une maîtrise de son environnement. Au même titre que les sauterelles, l’espèce humaine n’aurait d’autre choix que de s’adapter à une Nature avide de conserver son propre équilibre. La sélection naturelle à laquelle il est ainsi fait référence entrainerait, par son efficacité,  un renforcement des inégalités entre espèces du vivant. Au final, la domination extrême d’une espèce sur son milieu finit par provoquer sa perte. Jared Diamond parle d’ « Effondrement « . S’il vient un jour à disparaître, l’Homme ne sera en définitive que la victime d’un processus de rééquilibrage que la Nature impose à tout ce qui est « trop dominant » pour assurer l’équilibre entropique du système. La Nature se charge seule de trouver ce point d’équilibre …et le fait à son rythme. L’Homme est donc dans son rôle. C’est sa nature même qui explique (justifie ?) son comportement. L’ampleur de ses destructions sur son environnement ne serait qu’une question de degré et pas de nature. Le problème semble donc résolu car, un animal peut il être coupable ?

La réponse est dans la question : l’Homme est-il vraiment un animal comme les autres ? Répondre relève d’un choix éthique et philosophique. Quels que soient les arguments invoqués, la réponse est clairement négative. Ce qui fait la grande différence entre l’animal et l’Homme c’est que ce dernier a conscience de lui-même. Il est capable de mesurer les conséquences de ses actes d’un point de vue moral. Il a la capacité de décider. C’est le fameux « libre arbitre »… cadeau empoisonné qui place sur ses épaules son plus lourd fardeau : la responsabilité. 

L’Homme serait coupable car responsable ? L’Homme s’est en effet tellement convaincu de sa spécificité (Le fameux « cogito » de Descartes) qu’il a estimé pouvoir quitter sa place dans l’ordre naturel. Pire, il a fini par se considérer « Comme maître et possesseur » de la Nature. La faculté de penser serait son seul mais puissant moyen pour s’émanciper de son état de nature. L’état actuel du monde est le résultat de cette erreur sur laquelle s’est appuyée toute la pensée Occidentale depuis le XVIIème Siècle. Non content de se considérer au « centre du monde », l’Homme se déclare au dessus de lui. S’il est coupable de quelque chose, c’est avant tout d’avoir limité sa vision du monde à un anthropocentrisme radical. L’humanité a tellement bien « travaillé » que la question de la survie de l’espèce ne s’est plus posée. Elle est même devenue secondaire face à la satisfaction de ses plaisirs. Le renforcement de la  crise écologique amène heureusement à s’y intéresser à nouveau.

Pour autant, une erreur ne doit pas en appeler une autre. Si l’Homme ne doit pas oublier sa place au sein de la Nature, il ne s’y réduit pas non plus. Il ne faudrait pas tomber dans le piège qui Lire la suite

Viveret et Montaud : La crise, une opportunité ?

lapolitiquepourlesnuls.over-blog.fr, Patrick Viveret, Bernard Montaud, le 13 juin 2009

La crise, une opportunité ?

J’ai trouvé cet article dans le magasine TGV, généreusement offert par la SNCF. Je le retranscris ici car il m’apparait tout à fait dans la ligne éditoriale de mon blog. En effet, il s’agit d’éléments d’analyse de la crise économique qui nous éclairent d’une manière un peu différente du consensuel message journalistique très convenu que nous déplorons porté par la très grande majorité des médias.

TGV magazine 97 de juin 2009

Propos recueillis par Eric Tariant

La crise économique et financière est-elle conjoncturelle? N’annonce-t-elle pas, plutôt, un changement d’ère ? Des évolutions plus radicales qui affecteront nos modes de production, de consommation et de vie? C’est la conviction de certains chercheurs qui pensent que les principaux problèmes ne se situent pas dans l’ordre de l’avoir, mais dans celui de l’être…

La crise, une opportunité ?

Les origines profondes de cette crise économique ne sont-elles pas culturelles et spirituelles, avant d’être financières?

Patrick Viveret : Le mot finance est issu du latin fides qui signifie la confiance, mais aussi la foi. Toute grande crise financière est, d’une certaine façon, une crise culturelle, religieuse, une crise de civilisation, de foi. C’est tout un système de croyance qui s’effondre avec cette crise. Un système de croyance né avec la révolution conservatrice anglo-saxonne, sur le plan intellectuel, avec les idées de Friedrich Hayek et de Milton Friedman, et sur le plan politique, lors de l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan. Cette crise s’apparente à ce qu’Aristote appelait une crise chrématistique, qui survient quand on fait de la monnaie une finalité, au lieu de l’appréhender comme un moyen. C’est l’effondrement d’une civilisation fondée sur le lucratif

Bernard Montaud : A un moment donné, l’avoir a été légitime. Il conditionnait l’épanouissement d’un ego qui s’est largement développé dans le monde occidental. Le désir de posséder a atteint, aujourd’hui, un degré pathologique générateur de misère. Chercher à avoir toujours plus, alors que plusieurs milliards d’êtres humains manquent de tout n’est plus pos­sible. Cette crise est un réajustement de l’Histoire, un coup de semonce qui nous rappelle à la raison. Donner du sens à cette crise est la seule façon de trouver des solutions.

La crise, au-delà des soubresauts économiques et sociaux qu’elle provoque, ne peut-elle pas être appréhendée comme une chance, une occasion de changer de voie, de refonder l’économie et la politique?

P. V.: En finir avec notre approche économique insoutenable est une opportunité. Il faut bien comprendre que la crise que nous traversons est systémique. Elle est à la fois écologique, économique, financière, sociale, alimentaire (émeutes de la faim), mais aussi géopolitique (fin de l’hyperpuissance américaine), culturelle et religieuse. Aux racines de cette crise se trouve la démesure, ce que les Grecs appelaient l’ubris. C’est la démesure qui est au coeur du dérèglement des rapports avec la nature, et qui se traduit par la crise climatique et celle de la biodiversité. La démesure est au cœur également de la crise sociale mondiale qui a généré un creusement des inégalités : la fortune personnelle des 225 personnes les plus riches est égale aux revenus de 2,5 milliards d’être humains. On la retrouve aussi dans le découplage entre l’économie financière et l’économie réelle. La démesure conjuguée au mal-être est compensée par une sorte de toxicomanie ou de boulimie qui prend la forme de l’hyperconsommation.

B. M. : Il ne s’agit pas d’une simple crise, mais Lire la suite

Jean Gadray : Pour une société du plein-emploi sans croissance

lemonde.fr, Jean Gadrey, le 12 juin 2009

Pour une société du plein-emploi sans croissance

Nous allons devoir changer de paradigme de développement. La crise nous y conduit. Manifestement, les électeurs y pensent, et pas seulement ceux qui ont voté « écologie ». Le paradigme actuel est fondé sur l’impératif de croissance, avec le raisonnement suivant :

1 – Il y aura toujours des gains de productivité du travail, car le progrès technique permet de « produire la même chose avec moins de travail » ;

2 – Pour maintenir l’emploi, il faut donc soit réduire sans cesse la durée du travail au rythme des gains de productivité, soit augmenter la production (c’est la croissance) au même rythme, soit mélanger ces deux solutions.

Ce schéma a été vérifié depuis un demi-siècle, bien qu’avec des ratés. Il va s’écrouler. Il faudra créer massivement des emplois sans croissance ni gains de productivité. Pour deux raisons.

La première est que les gains de productivité permettent certes de produire plus de biens avec la même quantité de travail, mais pas avec la même quantité de ressources naturelles, d’énergie et de pollutions diverses. Cela n’était pas trop grave tant que l’on restait loin des seuils d’épuisement ou de renouvellement naturel de ces ressources. Cela devient aujourd’hui le problème majeur. Il va donc falloir privilégier des solutions économisant non plus seulement le travail (gains de productivité), mais aussi, de plus en plus, les ressources naturelles et les rejets (gains de durabilité). Ce qui conduit à la deuxième faille du raisonnement « croissanciste ».

Le fait est massif : produire des biens (ou des services) de façon écologiquement durable exige plus de travail que produire les « mêmes » biens en détruisant les ressources naturelles et le climat. Or, les comptes actuels de la croissance et des gains de productivité ne font aucune différence entre ces deux types de production. Supposons qu’on remplace progressivement l’agriculture industrielle, avec ses innombrables dommages collatéraux sur l’environnement et sur la santé, par de l’agriculture biologique de proximité.

A production identique en quantité, il faudrait approximativement 50 % d’emplois en plus. Les comptes nationaux actuels nous diront alors que la croissance est nulle (même quantité produite) et que la productivité du travail baisse. Pourtant, on aura créé de nombreux emplois, il y aura plus de valeur ajoutée agricole, et surtout la qualité et la durabilité de la production auront été bouleversées positivement.

Dans un autre secteur essentiel, celui de l’énergie, le scénario NégaWatt, Lire la suite

Patrick Viveret : Vive la sobriété heureuse !

Vive la sobriété heureuse !

lemonde.fr, Patrick Viveret, le13 juin 2009

L’écologie politique, si elle veut être à la hauteur des espérances qu’elle suscite, doit construire une réponse réellement systémique à la crise en articulant une critique de l’insoutenabilité de nos formes de croissance avec l’exigence du mieux-être.

Cette articulation suppose qu’elle intègre pleinement dans sa perspective la question sociale, de même que les socialistes européens se doivent eux de penser radicalement la question écologique. Et la question sociale pose plus radicalement encore la question humaine et la difficulté propre à notre espèce de penser et de vivre le rapport entre notre intelligence et nos émotions. C’est toute la question de ce que Félix Guattari nommait l’écosophie, la capacité de penser écologiquement et politiquement la question de la sagesse. C’est aussi ce que Pierre Rabhi nomme les enjeux d’une « sobriété heureuse » où s’articule, dans la justice sociale, le choix de la simplicité avec celui d’un art de vivre affranchi de sa boulimie consommatrice et consolatrice.

Il nous faut d’abord voir que ce qui est commun à toutes les facettes de la crise, ce qui la rend donc systémique, c’est le couple formé par la démesure et le mal-être. Ce que les Grecs nommaient l’ubris, la démesure, est en effet au cœur de notre rapport déréglé à la nature par deux siècles de productivisme et ses deux grandes conséquences : le dérèglement climatique et ce danger à ce point majeur pour la biodiversité que l’on peut évoquer le risque d’une « sixième grande extinction » des espèces, cette fois provoquée par le comportement irresponsable de notre propre famille humaine.

C’est la démesure aussi qui a caractérisé le découplage entre l’économie financière et l’économie réelle : un ancien responsable de la Banque centrale de Belgique, Bernard Lietaer, a pu avancer qu’avant la crise, sur les 3 200 milliards de dollars (2 272 milliards d’euros) qui s’échangeaient quotidiennement sur les marchés financiers, seuls 2,7 % correspondaient à des biens et services réels !… Démesure encore dans le creusement des inégalités sociales mondiales tant à l’échelle de la planète qu’au cœur même de nos sociétés : lorsque la fortune personnelle de 225 personnes correspond au revenu de 2 milliards d’êtres humains, lorsque les indemnités de départ d’un PDG qui a mis son entreprise en difficulté peuvent représenter plus de mille fois le salaire mensuel de l’un de ses employés.

Démesure enfin, il ne faudrait pas l’oublier, cette fois dans les rapports au pouvoir, qui a été à l’origine de l’autre grand effondrement politique récent, il y a tout juste vingt ans, celui du système soviétique et de sa logique totalitaire. Il est important de le rappeler si l’on veut éviter le mouvement pendulaire des années 1930 qui vit un politique de plus en plus autoritaire, guerrier et finalement totalitaire, prendre la relève du capitalisme dérégulé des années d’avant-crise.

Ainsi le caractère transversal de cette démesure permet de comprendre le caractère systémique de la crise, et l’on comprend alors que des réponses cloisonnées qui cherchent, par exemple, Lire la suite

Changer le rapport de l’homme à la nature n’est qu’un début

lemonde.fr, Edgar Morin, le 12 juin 2009

Changer le rapport de l’homme à la nature n’est qu’un début

Le succès Vert, en France, aux élections européennes ne doit être ni surestimé ni sous-estimé. Il ne doit pas être surestimé, car il résulte en partie de la carence du Parti socialiste, de la faible crédibilité du MoDem et des petites formations de gauche. Il ne doit pas être sous-estimé, car il témoigne aussi du progrès politique de la conscience écologique dans notre pays.

Mais ce qui demeure insuffisant, c’est la conscience de la relation entre politique et écologie. Certes, très justement, Daniel Cohn-Bendit parle au nom d’une écologie politique. Mais il ne suffit pas d’introduire la politique dans l’écologie ; il faut aussi introduire l’écologie dans la politique. En effet, les problèmes de la justice, de l’Etat, de l’égalité, des relations sociales, échappent à l’écologie. Une politique qui n’engloberait pas l’écologie serait mutilée, mais une politique qui se réduirait à l’écologie serait également mutilée.

L’écologie a le mérite de nous amener à modifier notre pensée et notre action sur la nature. Certes, cette modification est loin d’être accomplie. A la vision d’un univers d’objets que l’homme est destiné à manipuler et à asservir ne s’est pas encore vraiment substituée la vision d’une nature vivante dont il faut respecter les régulations et les diversités.

A la vision d’un homme « sur-naturel » ne s’est pas encore substituée la vision de notre interdépendance complexe avec le monde vivant, dont la mort signifierait notre mort. L’écologie politique a de plus le mérite de nous amener à modifier notre pensée et notre action sur la société et sur nous-mêmes.

En effet, toute politique écologique a deux faces, l’une tournée vers la nature, l’autre vers la société. Ainsi, la politique qui vise à remplacer les énergies fossiles polluantes par des énergies propres est en même temps un aspect d’une politique de santé, d’hygiène, de qualité de la vie. La politique des économies d’énergie est en même temps un aspect d’une politique évitant les dilapidations et luttant contre les intoxications consuméristes des classes moyennes.

La politique faisant régresser l’agriculture et l’élevage industrialisés, et par là dépolluant les nappes phréatiques, détoxiquant l’alimentation animale viciée d’hormones et d’antibiotiques, l’alimentation végétale imprégnée de pesticides et d’herbicides, serait en même temps une politique d’hygiène et de santé publiques, de qualité des aliments et de qualité de la vie. La politique visant à dépolluer les villes, les enveloppant d’une ceinture de parkings, développant les transports publics électriques, piétonnisant les centres historiques, contribuerait fortement à une réhumanisation des villes, laquelle comporterait en outre la réintroduction de la mixité sociale en supprimant les ghettos sociaux, y compris les ghettos de luxe pour privilégiés.

En fait, il y a déjà dans la deuxième face de l’écologie politique une part économique et sociale (dont les grands travaux nécessaires au développement d’une économie verte, y compris la construction de parkings autour des villes). Il y a aussi quelque chose de plus profond, qui ne se trouve encore dans un aucun programme politique, c’est la nécessité positive de changer nos vies, non seulement dans le sens de la sobriété, mais surtout dans le sens de la qualité et de la poésie de la vie.

Mais cette deuxième face n’est pas Lire la suite

Bordeaux : La boîte à idées écolos de Copenhague

sud-ouest.com, Anne-Marie Siméon, le 12 Juin 2009

La boîte à idées écolos de Copenhague

BORDEAUX. Une délégation de la mairie rentre de la capitale danoise qui ambitionne d’être la première capitale neutre en CO2

Les installations portuaires ont cédé la place à de nouveaux bâtiments dont l’opéra. Carlsberg souhaite reconvertir son site de 33 hectares en éco-quartier

Être exemplaire dans le domaine du développement durable ? Tel est le souhait émis régulièrement pour Bordeaux par son maire Alain Juppé. Comment se désintéresser alors de ce qui se passe ailleurs ? Après un premier voyage à Fribourg en Allemagne en décembre 2007, une délégation municipale rentre de Copenhague (1) où l’ambition est de faire de cette cité danoise de 500 000 habitants la première capitale mondiale neutre en CO2 d’ici 2025. Une ambition d’autant plus forte et affichée que la ville accueillera cet hiver la 15e conférence des parties des nations unies (COP 15) que l’on dit décisive pour l’avenir de la planète.

Copenhague ne part pas de rien. Cela fait des années que les édiles travaillent dans ce sens. Et si Bordeaux n’est pas en reste avec son bilan carbone, son plan climat, son agenda 21, ses projets bien avancés de deux écoquartiers au Lac et à la Bastide, la ville est manifestement prête à rallonger la liste en s’inspirant de ses voisins européens.

Le vélo roi

Le plus frappant dès que l’on pénètre dans la capitale danoise est de découvrir une circulation automobile apaisée, sans aucun bouchon. Le métro et le réseau de bus ne justifient pas tout. L’incroyable maillage de pistes cyclables est éloquent. 37 % des déplacements se font en effet à vélo, contre 5 à 10 % sur l’agglomération bordelaise. « C’est le fruit de l’histoire » explique l’adjoint au maire de Copenhague chargé de l’environnement qui précise que l’objectif est d’atteindre 50 % d’ici 10 ans. De quoi faire rêver la municipalité bordelaise. La législation danoise est très dissuasive puisque « la voiture est taxée à 180 % », que le stationnement est payant 24 heures sur 24 sauf pour les handicapés. Résultat ? Il faut attendre d’être déjà bien installé dans la vie pour s’offrir ce luxe.

Vive le vent

La bicyclette n’est pas le seul symbole fort de Copenhague. Les éoliennes font bel et bien partie du paysage et sont une des fiertés des habitants qui n’hésitent pas à Lire la suite

La troisième édition des Trophées Agenda 21 de la Gironde vient d’être lancée

CG33, communiqué, le 8 juin 2009

La troisième édition des  Trophées Agenda 21 de la Gironde vient d’être lancée.

L’objectif de cette action est la valorisation et la diffusion des réalisations exemplaires de Développement Durable.

 7 catégories de participants peuvent concourir :

– citoyens

– associations

– établissements scolaires ou universitaires

– entreprises

– exploitations agricoles (nouvelle catégorie)

– collectivités et établissements publics

– entrepreneurs et créateurs Créagir 33

N’hésitez pas à faire passer l’info !!

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 25 septembre et tous ces documents sont téléchargeables sur Lire la suite

Taxe carbone : le levier d’une nouvelle économie verte ?

greenunivers.com, Arnaud Gossement, le 10 juin 2009

Taxe carbone : le levier d’une nouvelle économie verte ?

Jean-Louis Borloo vient d’annoncer l’organisation, début  juillet, d’une conférence d’experts sur la fiscalité carbone et, plus précisément, sur le mécanisme d’une “contribution climat énergie”. Cette conférence sera présidée par l’ancien Premier ministre Michel Rocard. Arnaud Gossement, avocat associé en droit de l’environnement au Cabinet Huglo-Lepage et enseignant à Paris I et Sciences Po, passe en revue des principaux termes du débat à venir.

Taxe carbone ou contribution climat énergie ? Lors de la dernière campagne présidentielle, Nicolas Hulot avait repris dans son Pacte écologique l’idée d’une taxe carbone destinée à réduire drastiquement le volume de nos émissions de gaz à effet de serre, lesquelles ne sont pas toutes concernées par le système européen de quotas d’émissions de GES (38 % des émissions de GES pour la France). L’idée est portée depuis longtemps et avec conviction par Jean-Marc Jancovici, également membre du Comité de veille écologique. Lors du Grenelle de l’environnement, les acteurs réunis ont convenu d’étudier non pas une taxe carbone mais une contribution climat énergie. Certaines associations craignaient en effet que la taxe carbone n’avantage l’énergie nucléaire réputée faiblement carbonée. A la place, la contribution climat énergie (CCE) est censée encourager une réduction globale de la consommation d’énergie. Les débats promettent cependant d’être vifs sur le sort à réserver aux énergies renouvelables dont la liste précise n’est pas encore arrêtée définitivement par la loi. A noter : la CCE ne doit pas être davantage confondue avec la taxe carbone aux frontières, également appelée « taxe Cambridge »

Eviter le syndrome de la taxe pique nique. Pourquoi réunir une conférence d’experts ? En réalité, le procédé est opportun. Alors que la « taxe sur les produits fortement générateurs de déchets ». Jean-Louis Borloo avait subi une campagne anti taxe « pique nique » lorsqu’il avait voulu en défendre le principe, à la veille de la discussion de la loi de finances pour 2009. Elle est donc passée à la trappe, tout comme l’idée d’étendre le système du bonus malus automobile à d’autres familles de produits. A n’en pas douter, certains membres du Gouvernement eux mêmes ont, à l’époque, répandu l’idée que l’écologie pourrait constituer un prétexte facile à de nouvelles taxes. C’est pour cela que la CCE doit respecter un principe de neutralité fiscale de nature à interdire toute hausse du niveau général des prélèvements obligatoires. Cela étant, certaines associations de défense des consommateurs ont exprimé la crainte que la charge ne soit transférée du contribuable au consommateur, lequel subirait alors peut être une perte de pouvoir d’achat, aggravée par l’absence d’alternative aux énergies taxées.

Une taxe de substitution ? Le principe de neutralité fiscale, qui a bien failli être inscrit dans la loi commande que la création de la CCE soit compensée par une baisse de la fiscalité sur le travail voire par la disparition de la taxe professionnelle. Problème : le but premier de la CCE n’est pas d’abonder le budget de l’Etat mais de voir son produit distribué puis, dans une hypothèse optimiste, diminuer à mesure de la baisse de la consommation d’énergie qu’elle doit encourager. En effet, les débats au sein de la conférence d’experts porteront notamment sur la redistribution du produit de la taxe vers les ménages les plus modestes : d’où l’idée de Lire la suite

Du 15 au 26 juin à Floirac : Quinzaine de l’ecoconstruction

Hauts de Garonne développement, Communiqué, le 5 juin 2009

Du 15 au 26 juin à Floirac : Quinzaine de l’ecoconstruction

Hauts de Garonne Développement avec le partenariat de la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Gironde, la CAPEB, la FFB et l’Espace Info Energie de la MPS à Artigues, met en place pour sa 4ème édition, 

la quinzaine de l’écoconstruction du lundi 15 juin au vendredi 26 juin 2009 au CIF à Floirac

Du 15 au 26 juin, 6 tables rondes, à destination des particuliers et des professionnels, permettront d’appréhender les solutions techniques, écologiquement cohérentes, qui sauront à la fois répondre aux projets de constructions neuves et de rénovation mais aussi aux contraintes de budget.

Par ailleurs, une demi-journée entièrement dédiée aux démonstrations, permettra  d’appréhender les techniques de mises en œuvre de produits et matériaux écologiques.

 Enfin, une exposition permanente intitulée « La maison d’aujourd’hui : une maison écologique à basse consommation d’énergie » sera inaugurée le lundi 22 juin à 19h.

Cette exposition de sur le thème des maisons écologiques à faible consommation d’énergie permettra de s’informer des dernières règlementations et sur le choix des matériaux et matériels.

Améliorer les performances énergétiques des bâtiments tout en préservant l’environnement et la santé de leurs habitants, tels sont les maîtres mots de cette quinzaine….

Plus d’infos Lire la suite

Climat : les ONG présentent leur Traité «idéal» de Copenhague

journaldelenvironnement.net, Sabine Casalonga, le 10 juin 2009

Climat : les ONG présentent leur Traité «idéal» de Copenhague

Alors que les négociations internationales sont en cours à Bonn en Allemagne, plusieurs ONG dont Greenpeace et WWF (1) ont présenté le 8 juin leurs propositions pour un accord ambitieux sur le climat à Copenhague en décembre 2009.

Intitulé «Traité de Copenhague sur le climat», ce rapport de 160 pages, écrit par une cinquantaine d’experts de 20 pays, voudrait servir de référence aux négociateurs des 192 Etats. Il s’agit d’un «texte légal complet, couvrant l’ensemble des éléments nécessaires pour fournir au monde un accord équitable et ambitieux, permettant de maintenir les impacts du dérèglement climatique en deçà des niveaux de risque inacceptables [une augmentation globale des températures en deçà de 2°C]», précisent les ONG.

Le rapport propose un plafond mondial des émissions. Ce budget carbone annuel ne devrait pas dépasser 36,1 gigatonnes (Gt) de CO2 équivalent d’ici 2020, ramenant les émissions à leur niveau de 1990, et devrait être réduit à 7,2 Gt en 2050, soit une baisse de 80%. Un cadre d’action pour l’adaptation au changement climatique, «incluant le soutien financier, un mécanisme d’assurance et l’indemnisation des pays les plus vulnérables» est également recommandé.
Le «Traité» prévoit en outre la création d’une nouvelle institution -le Comité climat de Copenhague- «pour gérer les processus de réduction des émissions, l’adaptation et la protection des forêts dans le cadre du nouveau traité mondial». Est également proposé «l’enregistrement des plans d’action à long terme pour les pays industrialisés (Plans d’action zéro carbone) et pour les pays en développement (Plans d’action sobres en carbone)», ainsi que «des engagements contraignants pour les pays nouvellement industrialisés comme Singapour, la Corée du Sud et l’Arabie Saoudite».

Le rapport appelle à un «accord légalement contraignant» incluant un «Protocole de Kyoto actualisé pour Lire la suite

L’Ultimatum climatique lancé aux politiques

planete-terra.fr, Karine Le Loët, juin 2009

L’Ultimatum climatique lancé aux politiques

Onze organisations ont lancé hier à Paris l’Ultimatum climatique. Une pétition en forme de réquisitoire destinée à faire pression sur la sphère politique avant la conférence de Copenhague.

A 200 jours de la conférence de Copenhague qui doit décider de l’avenir de la planète, ils ont lancé l’Ultimatum pour le climat. Eux, ce sont les représentants de onze organisations venus de toute la sphère caritative : spécialistes de la protection de l’environnement, des droits humains et de l’action humanitaire… Ainsi, à la conférence de presse organisée le lundi 25 mai, se côtoyaient pêle-mêle des responsables d’Oxfam, de Greenpeace, de WWF, d’Action contre la Faim ou encore du Secours Catholique. Une mobilisation transversale dictée par une raison simple : « Cet ultimatum, ce n’est pas seulement une histoire d’environnement, ça s’adresse à tous les amoureux du genre humain« , a déclaré, Serge Orru, directeur général de WWF-France. « Nous sommes tous concernés par le climat, a ajouté Luc Lamprière, directeur général d’Oxfam France. Les efforts que nous menons depuis plusieurs années pour lutter contre la pauvreté risquent d’être effacés par la dégradation du climat. »

Aussi la pétition appelle-t-elle les pays industrialisés à se fixer des objectifs forts : réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2020 ou encore renforcer le soutien financier aux pays du Sud pour les aider à évoluer vers des modèles sobres en carbone. 100 milliards d’euros seraient nécessaires à la réalisation de tels objectifs. Une « broutille » équivalente à seulement 10% des dépenses militaires mondiales, souligne le communiqué.

Si tout se passe selon le souhait de ses initiateurs, la pétition devrait réunir 1 million de signatures d’ici à l’ouverture du sommet de Copenhague. Restera ensuite à convaincre les politiques d’agir. Pour représenter la sphère décisionnelle justement, le député Vert Yves Cochet était présent ce lundi matin et jugeait d’un œil critique l’attitude de ses confrères. « Ce sont les élus et non les peuples qui sont en retard dans la prise de conscience. En principe, les élus sont vus comme des visionnaires, qui doivent entraîner les peuples. Là, c’est l’inverse il y a une frilosité politique. Les élus ont peur de prendre des mesures radicales. » Et d’ajouter, souriant : « Nicolas Sarkozy devrait être le premier signataire de cette pétition. »

« Ce n’est pas aux ONG de faire le travail des politiques, a rappelé Serge Orru. C’est la responsabilité des gouvernements de proposer des mécanismes avec des objectifs pour la communauté globale. A nous ensuite d’amender leurs propositions et de faire un travail de monitoring. » Alors pour les motiver, une seule solution pour Pascal Hunting, le président de Greenpeace France : « Si des millions de gens se saisissent du problème, les choses Lire la suite

La grande oubliée de la campagne puis des élections européennes : l’alliance écologique indépendante

mei-fr.org, Communiqué, le 9 juin 2009

La grande oubliée de la campagne puis des élections européennes : l’alliance écologique indépendante

L’Alliance Ecologiste qui a  rassemblé pour la première fois 3 formations politiques écologistes (Génération Ecologie, La France en Action et le Mouvement Ecologiste Indépendant) a été systématiquement « oubliée »  dans les sondages, « oubliée » par les grands médias lors des débats précédents les élections et enfin complètement ignorée dans les comptes-rendus et commentaires politiques des résultats. Chose extraordinaire seul Jean Louis  Borloo a osé évoquer cette évidence que le vote écologiste devance nettement le score socialiste : «  L’Alliance Ecologiste Indépendante et Europe Ecologie représentent 20% des voix ».

Cette occultation aurait-elle pour objet d’éviter de mettre en évidence le fait qu’Europe Ecologie n’était pas le rassemblement écologiste annoncé ?

Ou alors  l’existence  de l’Alliance  rompt-elle  un des socles de la vie politique française à savoir la fracture Droite-Gauche qui n’existe plus qu’au niveau  du discours ?

Le fait  est que 3,5 % des électeurs écologistes refusent de laisser enfermer l’écologie politique dans le cadre de l’alternance Droite-Gauche. Ce qui expliquerait le « classement » du Ministère de l’Intérieur qui cite les 1,2 % de Lutte Ouvrière et occulte le score de l’Alliance Ecologique Indépendante (3,5 %)  en le faisant disparaître dans les  4 ,3 % de divers.

L’Alliance Ecologiste Indépendante réaffirme que Lire la suite

Europe Ecologie : la désillusion du Grenelle comme point commun

journaldelenvironnement.net, Victor Roux-Goeken, le 5 juin 2009

Europe Ecologie : la désillusion du Grenelle comme point commun

Respectivement ancien directeur des campagnes de Greenpeace, directrice fédérale de France nature environnement et porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, Yannick Jadot, Sandrine Bélier et Jean-Paul Besset ont fait le pari des élections européennes. Ces trois têtes de liste sont pourtant issues du milieu associatif, réputé apolitique. Leur point commun: «l’échec» du Grenelle de l’environnement. Cinquième et avant-dernier article de notre dossier consacré aux élections européennes.

Quelles sont les motivations de votre engagement pour les élections européennes?

Yannick Jadot: Les associations environnementales rassemblées dans l’Alliance pour la planète avaient réussi, avec Nicolas Hulot, à imposer l’environnement dans la présidentielle de 2007. Nous avons obtenu le Grenelle de l’environnement. Depuis, je n’ai pu que constater sa faillite.

La relance économique se fait avec les vieilles formules -nucléaire, incinérateurs, agriculture intensive- dans une direction opposée à celle du Grenelle.

J’ai aussi fait le constat que si les associations faisaient leur travail, le maillon faible était du côté des politiques.

Sandrine Bélier: Le Grenelle de l’environnement a été un superbe exercice de démocratie participative. Nous avons produit une boîte à idées pour sortir de la crise. Mais j’ai eu le déclic avec le plan de relance de Patrick Devedjian [ministre de la relance] et François Fillon: relance de la construction, alors que le Grenelle préconisait la fin de l’étalement urbain, des infrastructures routières, et simplification des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Puis, il y a eu la suppression de l’enquête publique…

Avec le projet de loi «Grenelle II», nous serions repartis dans un bras de fer. On ne marchait plus que sur une jambe. La société civile forte était là, mais pas les politiques. Le Parlement n’a pas compris, à droite comme à gauche, qu’il avait dans les mains des clés pour transformer l’économie. Le mieux était de porter les solutions à la seule échelle pertinente, l’échelle européenne.

Jean-Paul Besset: Il n’y a pas que le Grenelle de l’environnement. Cela fait partie de mes engagements, dans la continuité de ce que j’ai fait ces dernières années avec Nicolas Hulot: le pacte écologique, la prise de conscience, l’environnement dans la présidentielle de 2007, qui a débouché sur le Grenelle. Mais il n’était pas possible de se contenter de cette démarche-là. Et s’est présentée l’opportunité des européennes.

Mais pour moi, le Grenelle n’est pas un échec. C’est le verre à moitié vide et à moitié plein.

L’activité d’eurodéputé est chronophage. Ne craignez-vous pas d’avoir fait perdre Lire la suite

Le vote Europe Ecologie, la révolution en chaussons verts

lesechos.fr, Jean-Francis Pécresse, le10 juin 2009  

Le vote Europe Ecologie, la révolution en chaussons verts

Le vert devient plus clair. Trois jours après le scrutin européen qui, en France, a placé les listes Europe Ecologie au niveau de celles du Parti socialiste avec plus de 16 % des suffrages exprimés, l’analyse des résultats permet de mieux cerner les raisons de cette percée sans précédent de l’écologie politique. Au préalable, il faut rappeler combien l’abstention relativise les enseignements tirés de cette élection. C’est un corps électoral déformé qui s’est exprimé (le plus politisé, le plus sensible aux enjeux…). Cette réserve faite, deux séries d’explications permettent d’éclairer le succès détonant d’Europe Ecologie. La première est constituée de raisons superficielles, la seconde de déterminants plus profonds.

Parmi les causes immédiates, celle qui vient d’abord à l’esprit est que Daniel Cohn-Bendit a mené une bonne campagne. Ce n’est jamais une garantie de succès, mais l’on n’a jamais vu de succès bâti sur une mauvaise campagne. La sienne a vraiment démarré fin mars-début avril. Les leaders écologistes étaient alors seuls, avec François Bayrou, à se faire entendre. Elle-même ancrée dans une mouvance européenne, la formation écologiste s’est d’emblée positionnée sur les thématiques propres à l’élection : un bon élément d’identification, y compris par rapport à un Modem ayant délaissé la question environnementale pour le créneau, saturé, de l’antisarkozysme.

La campagne d’Europe Ecologie a été cohérente dans la durée auprès d’un électorat qui s’est massivement, et bien plus que les autres, déterminé en fonction des enjeux européens. Une dynamique s’est installée, note Brice Teinturier, directeur général adjoint de TNS Sofres. Dès la première vague de sondages, les listes Cohn-Bendit étaient créditées d’un score à deux chiffres. Un sondage CSA effectué dimanche montre aussi que ce vote écologiste n’a été ni un choix du premier instant ni un choix du dernier moment : près de la moitié des électeurs d’Europe Ecologie, au lieu d’un quart en moyenne, ont arrêté leur vote dans les jours précédant le scrutin. On voit là l’effet d’une campagne réussie. Autre indice de son impact, et de ses limites : 28 % des électeurs français sondés par CSA ont trouvé « bonnes » les interventions de Daniel Cohn-Bendit. C’est mieux que Xavier Bertrand mais moins bien que Martine Aubry…

Une autre explication conjoncturelle vient des erreurs et des faiblesses des concurrents. Selon TNS Sofres, François Bayrou a vu partir vers Europe Ecologie 20 % de ses électeurs du premier tour de la présidentielle 2007. La porosité a été plus marquée encore avec le PS : un quart des électeurs de Ségolène Royal se sont dirigés vers les listes Cohn-Bendit. La percée des écologistes s’est dessinée dans une configuration qui, presque partout en Europe, a desservi les partis sociaux-démocrates et s’est doublée, en France, d’une béance de leadership. De ce point de vue, la situation n’est pas comparable avec celle qui prévalait en 1989 : lorsque les Verts avaient dépassé 10 % aux européennes, le PS était encore à 23 %. Si l’on y ajoute l’unité presque reconstituée de la famille écologiste, ces raisons apportent des explications circonstancielles à la percée de l’écologie politique.

Plus structurelle est la synthèse réussie entre une triple préoccupation, environnementale, sociale et éthique. Ces dimensions sont portées par les trois figures d’Europe Ecologie, Yannick Jadot, Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly, dont Lire la suite

Dans le Béarn, Total expérimente l’enfouissement du gaz carbonique

lemonde.fr, Michel Garicoïx, le10 juin 2009

Dans le Béarn, Total expérimente l’enfouissement du gaz carbonique

C’est une première en France. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques vient d’autoriser Total à stocker du CO2 dans le sous-sol béarnais. L’expérience menée autour de Pau met à profit les sites du bassin gazier de Lacq et le savoir-faire accumulé par la société et ses prédécesseurs, dont Elf.

Depuis des mois, le groupe pétrolier travaille sur ce projet « parce que c’est notre responsabilité de prévenir le réchauffement climatique« , souligne Jean-Michel Gires, directeur développement durable de Total. L’autorisation préfectorale va permettre d’exploiter un « pilote industriel de captage de CO2 », gaz qui sera transporté par pipeline depuis le complexe de Lacq et stocké géologiquement via un puits à Jurançon.

Ce pilote expérimental est constitué d’une chaudière qui, à Lacq, brûle le gaz ou méthane et dégage de la vapeur. En introduisant de l’oxygène à la place de l’air, on peut par oxycombustion capter les fumées et du CO2.

Purifié et déshydraté, ce gaz est transporté par des conduites existantes jusqu’à un ancien réservoir souterrain à la chapelle de Rousse. Total met là à contribution des roches poreuses profondes qui, autrefois, contenaient du gaz naturel : elles sont à même de stocker un CO2 qui, ainsi, ne partira pas dans l’atmosphère. Le gaz est alors enfoui, isolé et confiné à moins 4 500 mètres entre des argiles étanches.

RECOURS EN ANNULATION

La chaudière a démarré le 26 mai et la première injection est prévue pour fin juin. « Cette expérience devrait permettre d’emmagasiner 50 000 tonnes de CO2 en deux ans, chiffre M. Gires, et de vérifier si cette option, est valide. Dans ce cas, nous pourrions atteindre une dimension industrielle à l’horizon 2017. »

Pour l’heure, l’opération menée dans le Béarn est un pilote de démonstration réduit au dixième qui a été précédé d’une concertation publique depuis plusieurs mois avec notamment une enquête publique et la mise en place d’une commission locale d’information et de suivi (CLIS).

« Notre essai est regardé avec attention au-delà des frontières, par exemple au Canada, en Russie ou au Moyen-Orient », détaille M. Gires. De bons résultats dans le Béarn pourraient amener des applications ailleurs, par exemple aux Pays-Bas ou en Ile-de-France, où l’on peut envisager de dissoudre le CO2 dans les couches profondes où se trouve de l’aquifère salin.

L’autorisation a été délivrée pour deux ans avec une période de surveillance des sites de trois ans. Et c’est bien ce qui inquiète des associations comme la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso) ou Coteaux du Jurançon environnement.

Elles comptent déposer un recours en annulation contre l’arrêté et envisagent de saisir Lire la suite

Libourne débat le 17 juin – Simon Charbonneau « La décroissance entre nécessité et liberté »

Les Amis du Monde diplomatique Bordeaux, communiqué, le 10 juin 2009

Mercredi 17 juin à 20h00

Réunion débat « La décroissance entre nécessité et liberté »

Face à la crise quelle vie allons-nous construire ?

Avec Simon  Charbonneau, spécialiste en droit de l’environnement

Grand café de l’Orient, Esplanade François Mitterrand, Libourne Lire la suite

Colloque – “Pour la suite du monde” : développement durable ou décroissance soutenable ?

expertise.hec.ca, mai 2009

“Pour la suite du monde” : développement durable ou décroissance soutenable ?

Un projet de publication des Actes de ce colloque est désormais en cours, en collaboration avec les éditions “Écosociété”. Comme nous l’avions annoncé, nous avons par conséquent décidé de retirer du site les textes présentés à l’occasion de ces deux journées de conférence.  L’ouvrage sur lequel nous travaillons devrait paraître d’ici quelques mois. Il  comprendra également la retranscription de certaines parties des débats et des interventions prononcées par nos conférenciers invités.

Nous laissons en ligne les diaporamas que certains conférenciers nous ont confiés.

Développement durable ou décroissance soutenable : les termes du débat

–  Corinne GENDRON, Penser l’économie du futur: de la croissance aux passifs écologiques. (texte non disponible)

–  Maria del rosario ORTIZ QUIJANO, Au-delà des mots qu’y-a-t-il ?(Diaporama)

–  Bernard BILLAUDOT, Ghislaine DESTAIS, Les analyses de la durabilité en économie. Fondements théoriques et implications normatives. — (Diaporama)

–  Bernard BILLAUDOT, Développement durable ou décroissance soutenable : faux procès et vrai débat. — (Diaporama)

–  Andreu SOLÉ, Développement durable et décroissance : le point aveugle des débats.

Fortunes et infortunes du « développement durable »

–  Pascal VAN GRIETHUYSEN, Pourquoi le développement durable s’est-il imposé là où l’écodéveloppement a échoué ?(Diaporama)

–  Elisabeth MICHEL-GUILLOU, Lise BIHANNIC, Le développement durable en question : sens du concept du point de vue des agriculteurs.(Diaporama)

–  Philippe ROBERT-DEMONTROND, Anne JOYEAU, Du développement durable à la décroissance : l’émergence d’un nouveau pôle du commerce équitable.

–  Reiner KELLER, Le développement durable n’existe pas. (Diaporama)

–  Gilles ROTILLON, Qui veut vraiment du développement durable ?(Diaporama)

–  Harvey Mead, Croissance, décroissance, développement : l’économie écologique, une approche pour éviter les pièges (texte non disponible)

On n’arrête pas le Progrès ? Lire la suite

Vers la bio-civilisation

mediapart.fr, Jade Lindgaard, le 9 Janvier 2009

Vers la bio-civilisation

Quelles nouvelles idées pour le nouveau monde dans lequel nous plonge le clash des crises économique et écologique ? Pour Ignacy Sachs, théoricien de l’éco-développement et précurseur à ce titre de la notion de développement durable, l’avenir devrait être à la «bio civilisation».

 

J’ai eu la chance d’assister en début de semaine au séminaire d’Amy Dahan, historienne des sciences et directrice-adjointe du centre de recherche Alexandre Koyré qui s’intéresse notamment à l’histoire des politiques environnementales. Ignacy Sachs en était l’invité. Il y a expliqué son concept novateur de «bio civilisation».

Pour lui, nous «sommes aujourd’hui assis sur des ruines de paradigme» : celles du socialisme réel et du capitalisme financier. Il nous faut donc repenser les modèles. A commencer par celui de l’énergie : agir sur la demande (cela pose la question des styles de vie), l’offre (améliorer l’efficacité énergétique), et substituer aux hydrocarbures tout l’éventail des énergies renouvelables. Or, la dimension sociale de ces nouvelles énergies est fondamentale.

Qu’est-ce que la biocivilisation ?  

L’assemblage d’un trio : biodiversité + biomasse + biotechnologies. Il y est donc question de préservation de la biodiversité, de révolution énergétique et de progrès technologique. Selon Ignacy Sachs,  l’exploitation -économe- de la  biomasse créera de nouveaux emplois. L’enjeu central de cette nouvelle forme de développement durable est de créer de nouvelles opportunités de travail. Et donc de revenus. Cela pose la question des réformes agraires puisque une partie substantielle du labeur de la biocivilisation se déroulera à la campagne. Quelle place pour le travail rural dans nos sociétés contemporaines ? «Ce qui m’intéresse, ce n’est pas tant la biomasse en tant que telle que les emplois qui peuvent lui être liées». En premier lieu, cela implique de revoir l’attitude contemporaine cataloguant le rural comme obsolète.

Pour Sachs, le gouffre entre la progression des idées écologiques et les pratiques des gouvernements n’a cessé de s’agrandir depuis le sommet de la terre à Rio en 1992. Pourquoi ? Parce que l’écodéveloppement a besoin pour exister d’un Etat proactif. C’est-à-dire un Etat Lire la suite

CESE : Les indicateurs du développement durable et l’empreinte écologique

Les indicateurs du développement durable et l’empreinte écologique

Conseil économique, social et environnemental, Notes d’Iena n°338, le 20 mai 2009

Aux termes de la loi de programme relative a la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement adoptée par le Parlement en février 2009, l’Etat se fixe pour objectif de disposer, en 2010, d’indicateurs a l’échelle nationale. Dans cette perspective, le Premier ministre, par lettre du 20 janvier 2009, a soumis au Conseil économique, social et environnemental les trois questions suivantes : « De quelle information les hommes politiques, les citoyens et les acteurs économiques doivent-ils disposer pour prendre des décisions ou adopter des comportements favorables a un développement durable ? Quels indicateurs phares doit-on retenir pour envoyer les signaux les plus lisibles ?

L’empreinte écologique doit-elle en faire partie ? ».

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La vie d’un… Flamand vert : L’homme sans empreinte

telerama.fr, Nicolas Delesalle, n° 3099, le 9 juin 2009

La vie d’un… Flamand vert : L’homme sans empreinte

LE MONDE BOUGE – On le surnomme “Low Impact Man”. Steven Vromman, belge, 48 ans, est en pleine décroissance. C’est-à-dire qu’il prouve qu’on peut bien vivre sans épuiser la nature. En réduisant sa consommation, et donc son empreinte écologique. Nous avons rendu une petite visite à ce citoyen de la Terre. Tiens, il a pas la télé…

Entre Bruxelles et Gand, le train ballotte et nous aussi. Quelque part, dans le quartier de Sint-Amandsberg, Steven Vromman, 48 ans, connu sous le nom de « Low Impact Man », innove à sa manière. Depuis un an, ce Flamand vert délarde joyeusement son existence pour réduire son impact écologique. A quoi ressemble-t-il ? A un ours tapi dans une caverne éclairée à la bougie ? Un néohippie ? Un écologiste high-tech entouré de chanvre et d’éoliennes, qui se soulage dignement dans la litière de ses toilettes sèches ?

Voilà l’antre. L’immeuble est bas, sans âme. Porte anonyme. On toque, toque, toque. Boucles blondes, teint rose, visage sportif de petit prince du plat pays monté sur baskets, Steven Vromman nous accueille avec un sourire, mais sans tongs, ni pancho, ni barbe fleurie. Loft dénudé de mâle célibataire, avec plafond, toit, murs et rien d’autre à rapporter, sauf un piano demi-queue curieusement recouvert d’un drap. Au premier coup d’oeil, aucune innovation écologique. Vromman a peu de ressources. Locataire, il se dépouille avec les moyens du bord.

« Café ? ». Il tutoie d’emblée et conte son histoire belge avec un accent des Flandres qui persille la langue de Proust d’intonations bataves. Avant de décroître, il bûchait pour l’ONG Ecolife. Un jour, à bout de cernes, il se pose la question risquée du quadra surmené : « Qu’est-ce que je suis en train de faire de ma vie ? » Le 1er mai 2008, il s’invente une réponse frugale : dorénavant, il marchera le plus délicatement possible sur la planète pour réduire au minimum son empreinte écologique. L’empreinte écologique ? Un outil inventé au début des années 90 pour mesurer l’impact de nos activités de primates évolués sur la nature. Elle se conjugue en « hectare global » et correspond à la surface nécessaire au mode de vie d’une personne pour produire sa nourriture, les biens qu’elle consomme et pour absorber ses déchets. Le Belge moyen, comme le Français, a besoin de 5,1 hectares pour vivre d’iPhones, de viandes rouges et de vols longs courriers. Or il n’y a sur Terre que 1,8 hectare de terre disponible par tête de pipe. Aujourd’hui, après quatre saisons spartiates, Vromman a atteint son but et réduit son empreinte à 1,6 hectare ! « Tout le monde peut le faire, dit-il. Deux milliards de personnes vivent déjà ainsi en Afrique et en Asie. »

Vromman a réinventé l’eau froide.

Mais il avoue deux bains en un an.

Après le marathon de Bruxelles et un voyage de 14 heures en bus.

Vromman s’est d’abord débarrassé des objets gourmands : télé, aspirateur, micro-ondes, bouilloire électrique. Ensuite, il a réinventé l’eau froide. Pendant un an, Lire la suite

Edgar Morin : « La crise peut ouvrir les esprits »

lejdd.fr,  Olivier Jay, le 28 Décembre 2008

Morin : « La crise peut ouvrir les esprits »

Il y a un an, Nicolas Sarkozy ouvrait ses vœux à la presse par une surprenante apologie de « la politique de civilisation ». Nous sommes allés rencontrer l’auteur de ce concept, Edgar Morin. Un an après, il est encore mi-surpris, mi-flatté de cette récupération même si le dialogue a vite tourné court avec le président de la République et surtout son conseiller Henri Guaino. Pour autant, les bouleversements actuels invitent à écouter les analyses du sociologue.

Que retenez-vous de cette année ?

Bien sûr, la crise financière, devenue économique et qui peut avoir d’autres prolongements. Et l’élection, porteuse d’un grand espoir, de Barack Obama. Voilà un président américain avec une exceptionnelle expérience du monde: métis, de père né en Afrique, ayant passé une partie de sa jeunesse en Indonésie. Les deux événements sont liés: on peut se demander si Obama aurait été élu sans la crise morale de la guerre en Irak et la récession économique.

Cette crise, comment en sortirons-nous ?

Il y a le scénario catastrophe : des perturbations sociales et politiques surgissent dans un monde déjà convulsif, en particulier au Moyen et Proche-Orient. Sans faire d’analogie, c’est la crise de 1929 qui a suscité, dans le pays le plus industrialisé d’Europe, l’Allemagne, l’accession légale de Hitler au pouvoir. Il y a aussi le scénario replâtrage : des mesures adéquates, concertées de façon internationale, et une forme de relance par l’écologie.

Replâtrage, ce n’est guère positif. La mondialisation a créé une communauté de destin des êtres humains, devenus interdépendants: la crise présente en est la démonstration. Mais l’humanité n’a pas encore été capable de devenir l’humanité : forger une conscience collective que nous sommes tous citoyens de ce que j’appelle la Terre-patrie. Depuis la deuxième moitié du XXe siècle, le vaisseau spatial Terre est propulsé par des moteurs incontrôlés. La science et la technique sont ambivalentes, elles produisent à la fois des effets bénéfiques et des armes de mort. L’économie n’est pas régulée. Les sociétés traditionnelles se désintègrent sous l’effet du développement techno-économique sans trouver leurs propres régulations, voyez l’Afrique !

Toute l’humanité affronte les mêmes périls : prolifération nucléaire, dégradation de la biosphère, déchaînements ethno-idéologico-religieux qui, si la crise économique n’est pas vite résorbée, vont s’intensifier. Il y a aussi la démographie avec des pays à trop faible démographie et des pays à trop forte natalité, d’où les immenses vagues d’émigration. Et dans nos sociétés modernes, les aspects positifs de l’individualisme sont compensés par la destruction des anciennes solidarités concrètes et par la montée de l’égoïsme. La compartimentation des gens fait perdre le sens de l’intérêt commun. Notre civilisation a besoin d’une renaissance.

La crise économique peut aussi être une chance…

J’aime beaucoup la parole de Hölderlin: « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. » La prise de conscience de la dégradation de la biosphère peut susciter Lire la suite

Taxe carbone : urgence d’une fiscalité environnementale

developpementdurablelejournal.com, Jacques Cortie, le 4 juin 2009,

Taxe carbone : urgence d’une fiscalité environnementale

Organisée mardi 3 juin au Sénat, la table ronde sur l’instauration d’une taxe carbone et les marchés d’émission de CO2 a pointé la nécessité et l’urgence d’une décision mais aussi la difficulté de sa mise en œuvre.

Sous la présidence du Président de la Commissions des finances du Sénat, Jean Artuis, c’est un échange serré qui a tenté de faire le point sur l’instauration d’une taxe carbone. Plusieurs questions sont restées en suspens et non des moindres. La faisabilité de l’initiative, notamment, en regard des productions industrielles venues de l’espace non européen, ainsi que la problématique de la redistribution ont occupé nombre des interventions. Si les avantages principaux de cette taxe sont acquis (lutte contre l’effet de serre et anticipation de la fin des énergies fossiles) personne ne sait encore comment elle pourra s’appliquer, la problématique des émissions de CO2 étant par définition universelle. Une taxe franco-française est d’autant moins envisageable que, comme l’a rappelé lors de son intervention, Chantal Jouanno « c’est sous la présidence française de l’Europe que le paquet énergie-climat a été adopté ». La secrétaire d’état chargée de l’écologie a cependant spécifié qu’un « ajustement fiscal aux frontière est envisagé par la France en cas d’échec à Copenhague ». Quel en serait la nature ? Là aussi le débat a situé la difficulté du dispositif à mettre en place, la France ayant la particularité de posséder avec la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) un impôt lourd, nettement au-dessus de ce qui se pratique ailleurs dans la Communauté mais disposant d’une taxation faible sur le charbon et le gaz. « On peut équilibrer pour aller vers la moyenne européenne » a logiquement envisagé Chantal Jouanno, pour qui « la voie fiscale est la seule envisageable actuellement ».

Compétitivité intacte

Comment appliquer alors ce nouvel impôt en France sans augmenter le niveau d’inégalité sociale qui existe ? Faut-il aussi taxer les produits finis qui entrent dans l’hexagone et en Europe ? Le problème de la compétitivité des entreprises s’est ainsi retrouvé au centre des débats avec son corollaire, la délocalisation. Une question qui ne se pose pas pour Jean-Marc Jancovici, économiste, représentant la Fondation Nicolas Hulot qui souligne que « l’essentiel des émissions qui seraient dans le champ d’application de la taxe ne sont pas issues d’activités délocalisables. » Dominique Bureau, délégué général au Conseil économique pour le développement durable abonde dans le même sens en précisant que « 70% des émissions de CO2 sont produites par des secteurs comme le transport, le logement et les PME« . Jean-Yves Gilet, président d’Entreprises pour l’environnement, qui regroupe une majorité d’entreprises du CAC 40, a listé, lui, les principes qui devraient présider à une taxe carbone afin de ne pas pénaliser la croissance : équité (tous les secteurs d’activité), universalité (toutes les zones géographiques) progressivité et long terme. L’un de ses souhaits, partagé par les intervenants, étant de pouvoir disposer Lire la suite

Bordeaux : Venez tous le 14 juin, rue de Cauderes, faire la fête entre habitants du quartier !

Cauderes, Juin  2009, lettre n°19

Comité d’Accompagnement de l’Urbanisme de Défense de l’Environnement et de REspect de la Sécurité Issn 1634 – 5312

Association de Quartier de la Barrière de Toulouse

C’est la fête ! 

Venez tous le 14 juin, rue de Cauderes,  faire la fête entre habitants du quartier !

Vous aviez coutume de nous voir venir avec nos gros sabots que nous n’hésitions pas à mettre dans les plats à chaque fois que cela nous semblait utile.

Rassurez-vous, nous ne les avons pas rangés bien loin et nous les rechausserons dès que nous le jugerons nécessaire, n’oubliant pas que notre vocation première  est celle d’une asso-ciation de défense de l’environnement urbain et du citoyen dans son quartier. En attendant et par ces temps de crise et de morosité nous voulons contribuer, même modestement, à apporter à notre quartier un peu de vie, à susciter des rencontres et à rappeler à tous que cette entrée de ville n’est pas uniquement constituée d’un mac drive malodorant et encombrant et d’une agence de location de véhicules super-envahissante.

Que vous nous ayez soutenus ou critiqués, vous êtes tous les bienvenus car dans notre quartier il y a aussi et surtout des talents, des énergies et initiatives que nous vous invitons à découvrir le dimanche 14 juin, rue de Cauderes.

détails des festivités en dernière page

Cauderes a son blog !

Tapez blog de cauderes et vous retrouverez nos articles sur le net et puis bientôt, on l’espère, vos avis,  commentaires et infos pour l’animer. Il est tout jeune, tout neuf, animé par Roselyne, notre pro de l’informatique qui se démène pour le bâtir, le modeler, le peaufiner… Aussi, soyez indulgent, il sort du berceau ! 

Mais surtout, n’hésitez pas y jeter un œil pour nous adresser vos coups de cœur et vos coups de gueule sur ce qui concerne notre quartier bien sûr mais aussi la ville,  tout en restant poli et respectueux car la grossièreté et l’insulte n’ont jamais fait avancer le schmilblic….même si  on peut se sentir parfois particulièrement agacé par des décisions qui nous échappent.

La démocratie participative, Lire la suite

Eric Fottorino : Le vert est mis

lemonde.fr, Eric Fottorino, le 9 juin 2009

Le vert est mis

Obsédés que nous sommes en France par le jeu des hommes et des partis, on risquerait de sous-estimer la percée accomplie le 7 juin sur le terrain des idées. Cette élection européenne a marqué l’avènement électoral, dans notre pays, de l’écologie politique. Trente-cinq ans après que René Dumont, candidat écologiste à la présidentielle, eut vidé devant les caméras de télévision un verre d’eau, affirmant que ce liquide serait un jour aussi rare et précieux que le pétrole, trente-cinq ans après, ce verre est devenu fleuve.

Comme toujours dans un succès, il a fallu que se rencontrent un chef de file et son public, un discours et une attente. Disons, dans les termes de l’économie de marché combattue par ce mouvement, une offre et une demande.

Daniel Cohn-Bendit, secondé avec succès par Eva Joly, avait en main la bonne partition. Parce qu’il a parlé à la fois d’Europe et d’écologie, estimant que la première n’est rien sans la seconde, que le changement climatique et ses dangers pour nos sociétés dépassent les frontières pour représenter un enjeu supranational.

Ce discours puise en profondeur. Encore fallait-il le remonter à la surface. Que signifie cette victoire ? On y voit trois réponses encore mal formulées, qui devront s’affiner pour que l’espoir soulevé s’appuie sur un socle solide, déjà éclairé par les nombreux écrits d’un penseur comme Edgar Morin.

La première réponse est à chercher du côté de la crise du capitalisme. Vécue depuis plusieurs mois par des millions de Français, elle a brutalement mis en lumière les impasses de la dérégulation.

L’écologie politique apparaît comme une alternative aux modes de création de richesses hérités de l’âge postindustriel. « La preuve est faite que la réponse à la crise économique doit être aussi une réponse écologique », déclare Daniel Cohn-Bendit à Libération. Au règne de la finance, son mouvement veut substituer celui de l’équité. Même s’il faut faire un effort d’imagination pour inventer comment.

La deuxième réponse relève de ce qu’on pourrait appeler l’extension du domaine de la lutte. Le champ de l’écologie ne se limite pas aux effets du climat détraqué. Derrière le réchauffement terrestre, la préservation de l’accès aux « biens premiers », il y a les inégalités sociales. « A mesure qu’un système s’approche de ses limites écologiques, les inégalités ne font que s’accroître », écrivait en 1987 le rapport Brundtland, Notre avenir à tous, premier grand texte politique sur le développement durable.

Plus manquera l’eau, plus se renchérira la nourriture, plus il fera chaud, plus souffriront les pauvres, les plus fragiles de nos sociétés. Les victimes de la canicule de 2003 en France ou celles, non secourues, de l’ouragan Katrina en Louisiane, pendant l’été 2005, en furent des exemples éloquents.

La troisième réponse a trait à Lire la suite

Création d’une association de sauvegarde de l’Engranne

sud-ouest.com, Patrick Iza,  le 9 Juin 2009

CASTELVIEL.

Les espèces de la vallée de l’Engranne sous protection

Depuis une quinzaine de jours, l’Engranne a son association de sauvegarde qui veille sur elle et s’est donné pour mission de la protéger.

Petit cours d’eau qui prend sa source à Gornac et Castelviel pour rejoindre la Dordogne du côté de St-Jean de Blaignac, l’Engranne est le ruisseau typique de l’Entre-deux-mers et recèle quelques richesses patrimoniales.

«Le but de notre association est de protéger l’intégralité de l’Engranne dans toutes ses dimensions, du point de vue tant architectural, environnemental que paysager. La vallée de l’Engranne, cours d’eau exceptionnel par sa qualité dans le département, fait l’objet d’un classement en site Natura 2000, dispositif européen visant à protéger des espèces sensibles et des habitats en voie de disparition», précise Jean-Christophe Mathias, membre de l’association qui pour l’instant compte une trentaine de membres.

Espèces menacées

Le jeune homme ne cache pas que l’action de son association pourrait s’étendre à d’autres cours d’eau et insiste sur les nombreuses espèces présentes dans cette vallée comme la cistude d’Europe, le toxosme, un poisson ressemblant au gardon ou encore le vison d’Europe. Il regrette néanmoins la disparition de l’écrevisse à pattes blanches. «Les oiseaux y sont très présents, précise-t-il. Notamment l’engoulevent d’Europe, une espèce d’oiseau inscrite sur la liste rouge des espèces menacées. Il niche sur le site des sources». Quant à la flore elle n’est pas en reste.

Et le jeune homme de poursuivre : « On peut y trouver les jonquilles sauvages, le fragon petit houx, la fougère scolopendre, la violette des bois, la pulmonaire, la ficaire, l’ellébore vert, de nombreuses mousses et lichens. Et surtout dans la carrière de Jeandillon deux espèces d’orchidées classées».

Quant aux richesses architecturales, Lire la suite

Européennes : Mettre l’écologie au cœur des choix politiques maintenant !

France nature environnement, Communiqué de presse, le 8 juin 2009

Européennes : Mettre l’écologie au cœur des choix politiques maintenant !

FNE demande au Gouvernement de tirer sans délai les leçons du scrutin

Dés hier soir, FNE a salué la volonté des électeurs/trices de placer la question de l’urgence écologique au cœur du résultat des élections européennes.

FNE demande de toute urgence au Gouvernement de tirer les leçons du scrutin en abandonnant des projets écologicides et en prenant les mesures indispensables à la lutte contre la crise écologique.

Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Il faut que demain soit écologique ! Il est temps de comprendre que l’urgence écologique est au cœur des préoccupations des français qui sont dans l’attente d’actes politiques concrets. Se battre dos au mur chaque jour contre des textes et projets qui menacent la planète n’est pas notre vocation ! Nous souhaitons avancer vraiment puisque nous n’avons plus le temps de reculer ».

Abandon des projets écologicides.

FNE demande dès aujourd’hui que soient abandonnés les projets suivants qui sont directement contraires à l’esprit du Grenelle et à la lettre des suffrages exprimés hier et notamment :

Industrie : abandon pur et simple de la réforme du « 3e régime » qui permet un assouplissement inacceptable des conditions d’autorisation et de contrôle des activités industrielles, et doit entrer en vigueur avant le 17 juin ; abandon des opérations d’enfouissement souterrain par Total de 120 000 tonnes de CO² à Lacq dans les Pyrénées Atlantique ; moratoire sur tout projet de terminal méthanier

Nucléaire : abandon de tout projet de construction de nouveaux réacteurs nucléaires,

Agriculture : interdiction immédiate de l’insecticide Cruiser dont FNE a demandé l’annulation en justice,

Transports : abandon de toute expérimentation des méga camions, du circuit de Formule 1 en région parisienne, ….

Relance du dialogue environnemental. FNE souhaite que le dialogue environnemental entre les acteurs du Grenelle de l’environnement reprenne du souffle.

Plutôt qu’une multiplication des « Grenelle », FNE souhaite notamment :

Une position exemplaire de la France pour les négociations climatiques de Copenhague en décembre,

– Une accélération de Lire la suite

Le succès d’Europe Ecologie donne des arguments aux défenseurs du Grenelle de l’environnement

lesechos.fr, Julie Chaveau, le  9 juin 2009

Le succès d’Europe Ecologie donne des arguments aux défenseurs du Grenelle de l’environnement

Après le score d’Europe Ecologie, les associations de défense de l’environnement vont être plus exigeantes sur l’application du projet de loi Grenelle de l’environnement examiné aujourd’hui à l’Assemblée. La réunion de la conférence de consensus sur la taxe carbone doit avoir lieu les 2 et 3 juillet.

Le résultat historique obtenu hier par les listes Europe Ecologie a-t-il une chance de faire bouger les lignes ? La réponse ne devrait pas tarder à venir. Cet après-midi, à l’Assemblée nationale, les députés doivent examiner en seconde lecture le projet de loi relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement, dit « Grenelle 1 », chargé de fixer les grands objectifs des années à venir. Un texte dont l’examen a été repoussé depuis des semaines, mais qui a avait été voté à la quasi-unanimité en première lecture en octobre 2008 à l’Assemblée et en février 2009 au Sénat. En commission, l’opposition a proposé plusieurs centaines d’amendements, mais l’objectif du gouvernement est de tout faire pour obtenir un vote conforme le plus rapidement possible.

« Une lenteur épouvantable »

Les discussions s’annoncent vives. Les Amis de la Terre et le Réseau Action Climat ont carrément demandé aux parlementaires de ne pas voter le texte car, selon eux, les niveaux de performance exigés pour la rénovation thermique et la construction des logements ne sont pas assez ambitieux. Ils exigent également que l’objectif de construire « dans les meilleurs délais » de nombreux projets autoroutiers soit abandonné.

Dès demain, l’examen du projet de loi « engagement national pour l’environnement », dit « Grenelle 2 », doit également commencer avec la discussion devant la commission des Affaires économiques du Sénat. Il ne s’agit plus de fixer de grands objectifs, mais de Lire la suite

L’ultimatum climatique, l’appel pour la conférence de Copenhague

Copenhague 2009 : WWF-France, Greenpeace France, Action contre la Faim, Care France, FIDH, Fondation Nicolas Hulot, Les amis de la terre, Médecins du Monde, Oxfam France Agir Ici, Réseau Action Climat, Secours Catholique, mai 2009

L’ultimatum climatique, l’appel pour la conférence de Copenhague

Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de l’action humanitaire, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard du l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.
Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.
L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour Lire la suite

Home : l’argent tombé du ciel ?

environnement.blogs.liberation.fr, Laure Noualhat, le 4 juin 2009

Home : l’argent tombé du ciel ?

Home est un film qui ne coûtera pas un Kopeck à ses téléspectateurs. Home présente au plus grand nombre les grands défis écologiques actuels. Home a le mérite d’exister. Home promet d’être un blockbuster mondial en moins de temps qu’il n’en faut pour pinailler. Home doit éveiller les consciences, nous dit-on, mais seul le temps nous dira ce que Home peut et ne peut pas.

En attendant, soulevons le voile de son montage financier. Dix des douze millions d’euros qu’a coûté le film provient du groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute). Ce groupe de distribution présentait un chiffre d’affaires de plus de 20 milliards d’euros en 2008, dont près de 1 milliard de bénéfices. PPR abrite des marques aussi diverses que La Redoute, la Fnac, Puma, … et toute une farandole de marques de luxe (Gucci, Balenciaga, YSL, Alexander McQueen, …).

Le luxe, son univers, est une invitation perpétuelle à la (sur)consommation, souvent inutile et superficielle, une assertion très bien démontrée dans le livre d’Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète. On objectera que, de la même façon qu’ils pilotent les désirs des moins riches, les riches peuvent devenir les prescripteurs d’une consommation responsable, durable et équitable. Alors Gucci et YSL proposent des t-shirts en coton bio à 140 euros, Alexander McQueen sort 200 foulards en coton bio également pour 185 euros pièce, le chausseur Sergio Rossi propose des escarpins de 370 euros en bois liquide (?), … Si au moins le film avait été l’occasion de réviser les circuits d’approvisionnement et les méthodes de travail de ces maisons, on applaudirait. Mais ces t-shirts, sacs et autres foulards ne sont que des produits « merchandisés » pour le 5 juin. Au-delà, business as usual.

Les bénéfices de ces ventes seront presque intégralement versés à l’association d’Arthus-Bertrand, Good Planet, qui finance des projets de compensation dans le monde entier et qui soutient les autres projets du photographe, comme l’expo Six milliards d’autres, … Saluons au passage le talent de YAB à aller chercher l’argent là où il est, au risque d’absoudre certains des contributeurs au cauchemar actuel (1), pour financer des opérations artistico-écolos destinées au plus grand nombre. Après tout, il fait mieux que nous tous réunis.

Dans ses argumentaires, PPR se garde bien de se positionner comme un groupe irréprochable, mais il insiste sur ses récentes actions en faveur d’un amoindrissement de son empreinte écologique: bilan carbone et autres gâteries. « En effet, l’enjeu n’est pas de consommer moins mais de consommer différemment », m’a-t-on répondu lors d’une interview. Consommer autrement ne suffira pas, loin s’en faut, il faudra consommer moins. Comment demander alors à PPR et consorts de se tirer une balle dans le pied?

Pour finir, je vous livre de quoi méditer. En 1980, le philosophe Bernard Charbonneau dénonçait dans une autocritique prémonitoire, le mouvement écologique… « Ce seront les divers responsables de la ruine de la terre qui organiseront le sauvetage du peu qui restera, et qui après l’abondance géreront la pénurie et la survie. Car ceux-là n’ont aucun préjugé, ils ne croient pas plus au développement qu’à l’écologie : ils ne croient qu’au Lire la suite

Rions le 8 juin : Réunion d’information contre les épandages boueux

sudouest.com, NC, le 6 Juin 2009

RIONS.

Réunion d’information contre les épandages boueux

L’association Les Jardins de la citadelle, en partenariat avec la Coordination contre les épandages dégradants et l’association ATTAC, organise lundi, de 18 h 30 à 20 h 30, une soirée d’information sur un projet d’épandages de boues à Rions.

Ces boues sont composées de déchets ultimes provenant de stations d’épuration urbaines et industrielles. Ces déchets sont mélangés à une grande quantité de fientes de volailles d’élevages industriels, des broyats de bois et d’agglomérés (peintures, colles) qui présentent effectivement l’aspect d’un compost.

Problématique girondine

Au-delà de Rions, 22 communes girondines et 1 665 hectares sont concernés par les problèmes des boues d’épandage. La firme Veolia Environnement envisage en effet de disposer dans le département de plusieurs sites d’épandages.

Le projet concernant Rions s’étend sur près de 16 hectares en bordure d’un affluent de l’Oeuille. Défendant et valorisant le respect de la terre, de son biotope et des écosystèmes qui en dépendent, encouragée, par ailleurs, par la réponse négative à la demande d’autorisation préfectorale que fit la municipalité de Rions Lire la suite

Les Cahiers de Saint Lambert : Fabrice Nicolino lance lance une nouvelle revue sur l’écologie et la solidarité

soutenezlescahiers.wordpress.com, le 10 mai 2009

Un numéro à découvrir d’urgence !

68 pages d’écologie et de solidarité.

Au sommaire du numéro 2 :

Entretien Serge Orru / Thierry Thouvenot : Quand les écologistes parlent aux religions

Repères Les faits marquants du trimestre

Infographie Cette eau virtuelle que l’on consomme sans le savoir

Dossier / Quelles agricultures pour nourrir les hommes

– Décryptage Cette agriculture qui ne nourrit plus son homme

– Récit Moi, Dédé Pochon, paysan breton qui a connu la révolution

– Spiritualité Joseph ou la terre en partage

– Perspectives Terra preta : la fertilité retrouvée

– Portrait Gandhi, ou le prophète du sel pour tous

– Face-à-face 3 questions à Frédéric Ozanne et Michel Grolleaud

– Ressources Pour aller plus loin

Portfolio Les nomades de la mer

Initiatives Le monde en marche

Document Une crise des images du monde

Vous trouverez ci-dessous une sélection de brèves et d’extraits d’articles.

Vous pouvez aussi feuilleter l’intégralité du numéro 1 en passant par ici,
et surtout, n’hésitez pas à donner votre avis !

Des villes sans pesticides

Publié 10 mai 2009 Non classé 0 Commentaires

Les Cahiers de Saint-Lambert – Numéro 2 – Printemps 2009
Le 19 janvier 2009, la ville d’Orléans et six autres communes du Loiret ont signé la charte « Zéro pesticide dans nos villes et villages Lire la suite

Etats-Unis : lobbying intense avant une avalanche de lois écolos

rue89.com, Hélène Crié-Wiesner, Ecrivain, spécialisée en environnement, le 5 juin 2009

Etats-Unis : lobbying intense avant une avalanche de lois écolos

(De Raleigh, Caroline du Nord) Alors que la Chambre des représentants au Congrès américain examine depuis le 19 mai une grande loi-cadre sur l’énergie et le réchauffement climatique, tout ce que les Etats-Unis compte de mouvements et d’associations environnementalistes est sur le pied de guerre.

Objectif : gagner la bataille de l’opinion publique, faute de quoi aucune loi, si audacieuse soit-elle, ne servira à rien. A l’avant-garde de l’armée verte, l’ancien vice-président Al Gore, nobélisé en 2007 pour son action en faveur de la planète, qui a tricoté au fil des ans un tissu serré d’activistes de terrain pour relayer son message :

« Les politiques ne vont pas s’en sortir tout seuls. On doit les aider. Ils bataillent dans leur enceinte parlementaire, et nous, on doit essayer de gagner l’opinion -donc les électeurs- à la cause de l’écologie. On doit chausser nos bottes et affronter le terrain. On doit convaincre la base, c’est à dire les gens qui font et sont ce pays. »

Gore expliquait ainsi sa stratégie la semaine dernière aux journalistes du website Grist : les environnementalistes n’auront jamais autant d’argent que les pétroliers et autres producteurs de combustibles fossiles pour influencer les politiques fédérales. Il faut donc se battre avec d’autres armes.

Le film de Gore a engrangé de l’argent utile

Non que la bande à Gore soit dépourvue de ressources financières. Avec l’argent gagné à partir de 2006 grâce au film « Une vérité qui dérange », Al Gore a fondé deux groupes différents : Alliance for Climate Protection et The Climate Project , chacun travaillant dans son coin et ramassant des sous à sa façon.

The Climate Project a formé à ce jour 2 600 personnes capables de présenter devant des audiences variées plusieurs versions de la fameuse conférence-diapo de Gore. Ces présentations sont délivrées lors d’événements organisés par des églises, des syndicats, des organisations charitables, des associations de quartier, des écoles, des facs, ou encore lors de dîners chics destinés à lever des fonds pour la cause.

L’Alliance, quant à elle, conçoit des campagnes de publicité pour différents médias, seule ou en partenariat avec d’autres groupes oeuvrant contre les changements climatiques.

Ces deux assos ne sont évidemment pas les seules à travailler l’opinion publique, à en appeler aux valeurs américaines pour tenter de convaincre leurs concitoyens de la justesse du combat pour l’environnement.

Des renforts pour convaincre Lire la suite

11 juin à Reignac : réunion publique sur le projet de parc éolien

La Communauté de Communes de l’Estuaire (CCE) s’est engagée dans son Agenda 21 pour devenir un pole d’énergies renouvelables. Elle a ainsi obtenu la première Zone de Développement de l’Eolien en Gironde, délivrée par le Préfet le 20 mars 2009.

Une étape importante est encore nécessaire avant de voir tourner les premières éoliennes de Gironde : le développement du projet éolien.Pour ce faire, la CCE s’est associé à un acteur local, spécialisé et reconnu : VALOREM.

Une réunion publique d’information va se déroulée le jeudi 11 juin à 19h à la salle de cinéma de Reignac pour présenter à tous les prochaines étapes du développement du projet de parc éolien.

N’hésitez pas à venir soutenir cette initiative locale encore unique en Aquitaine.

Pour plus d’information sur le projet Lire la suite

Pour le CADE – La LGV : Un projet qui prenait l’eau de toute part…

CADE, Communiqué, Victor Pachon, le 3 juin 2009

Un projet qui prenait l’eau de toute part…

Levée de bouclier contre la décision de la ministre de l’intérieur concernant la LGV. Dans la presse écrite institutionnelle, peu de place pour les associations. Le communiqué qu’elles ont envoyé est passé à la trappe, place à Rousset, Carrère, Berkmans, Lamassourre etc…

Le Collectif des Associations de Défense de l’Environnement Pays Basque et Sud des Landes et les associations opposées à la LGV ont pourtant nourri les quinze dernières années d’une réflexion aujourd’hui retenue par MAM.

Ils ont toujours dit que les voies existantes au Pays Basque avaient la capacité d’accueillir 264 trains quotidiens alors qu’il ne passe qu’une cinquantaine de trains quotidiens tout mode confondu.

Ils disent encore que le projet ferroviaire prenait l’eau de tout côté et que la décision de MAM a sans doute soulagé le gouvernement et même Réseau Ferré de France.

Qu’on en juge :

Rappelons les conclusions de la cour des comptes et du Conseil d’Analyse Sociale auprès du premier ministre qui inclinaient vers la modernisation des voies existantes. Un trou à bâbord !

Rappelons les interrogations de la responsable stratégie de RFF sur la grande vitesse dans un article du journal du monde de l’été 2008 intitulé « les trains pourront rouler plus vite, ils arriveront toujours à la même heure » où elle estimait qu’au-delà d’un seuil de performance qu’elle fixait à 220km/h les inconvénients étaient plus nombreux que les avantages. Légère brèche à tribord !

Rappelons les conclusions des premiers experts indépendants nous donnant raison et concluant que le fret du projet était surestimé et que malgré cela le trafic réclamé par RFF passerait sur les voies existantes en 2020 avec des aménagements mineurs. Arrière du navire endommagé !

Rappelons l’adoption des trains longs imposée par le Grenelle de l’environnement au projet ferroviaire. Avec des trains plus longs et plus lourds, c’était un nombre de trains au moins divisé par deux qui passeraient sur les lignes. Grosse voies d’eau à l’avant !

Rappelons l’autoroute ferroviaire, colonne vertébrale du projet, jugée non rentable par les experts mais maintenue avec une mâle assurance par RFF. Le lendemain du débat la voilà raccourcie et stoppée à Brétigny l’handicapant davantage alors que dans le même temps sa sœur sur l’axe Perpignan-Luxembourg subissait un fiasco économique fracassant. La mâle assurance se transforme en tremblante incertitude trois ans plus tard, le 1er avril 2009 quand un appel d’offre est lancé pour savoir si une telle autoroute est viable. Panne de moteur !

Rappelons le rapport européen d’Etienne Davignon relevant l’incohérence entre le projet au sud de la Bidassoa (voyageurs) et au nord (marchandises) et ce sombre avertissement : « La réalisation de cette section reste cependant subordonnée à la possibilité d’utiliser le réseau espagnol à écartement UIC afin de développer des services de fret sur longue distance, le fret étant la principale justification pour la réalisation de ligne. Cette inconnue pourrait ainsi peser lourd dans le choix final des autorités françaises. » Le tout accompagné de cette note en bas de page : « La ligne existante est loin d’avoir atteint un niveau de saturation et ses caractéristiques géométriques sont plutôt bonnes, même si l’armement de la voie, le système de signalisation et d’électrification ne sont pas des plus récents. » Gite important à bâbord !

Et dans une mobilisation des populations grandissante, les premières fuites de l’audit fret SNCF. 300 millions d’euros de pertes, 600 prévus en 2009 et l’interrogation de poursuivre ou non la branche fret. Pour un projet qui était bâti sur une croissance de 2,6 à 6% par an, où après l’effet d’annonce de 21 millions de tonnes de marchandises sur le rail en 2020, on pouvait lire dans les études jointes dans le CDRom officiel, que l’hypothèse haute prévoyait 13 millions de t/an à Hendaye et que Lire la suite

Arthus-Bertrand, l’image de marque

lemonde.fr, Michel Guerrin et Nathaniel Herzberg, le 3 juin 2009

Arthus-Bertrand, l’image de marque

Il bouge tout le temps, parle plus qu’il n’écoute, fait de vous un ami en dix minutes. Impossible de lui résister. « J’en sais quelque chose, ça m’a coûté 10 millions », sourit François-Henri Pinault, sponsor du film Home, alors que son groupe PPR (Fnac, Gucci…) vient d’annoncer 1 800 licenciements. « Je vais vite parce que dans dix ans, si on ne fait rien, la planète sera foutue », se justifie Yann Arthus-Bertrand, qui ajoute : « Le Prince Charles a adoré le film ; c’est un mec génial. »

Home est le premier film documentaire du photographe Yann Arthus-Bertrand, 63 ans. C’est aussi un projet inédit. Le film sort le 5 juin au cinéma dans 126 pays – 200 salles en France, souvent en séance unique et gratuite le soir du 5 – sur 65 chaînes de télévision, dont France 2 et 23 chaînes en Afrique ; sur YouTube ; sur écran géant à la tour Eiffel, Central Park à New York, Londres, Mexico, Moscou, Damas ; et partout en DVD.

Home montre, vu d’hélicoptère, que la planète est belle et qu’elle est menacée. On y retrouve – concept, financement, tournage, diffusion – les ingrédients de La Terre vue du ciel, son best-seller de 1999. « Ce livre, j’ai hypothéqué ma maison pour le faire, mais ensuite, il a changé ma vie », reconnaît-il. On le comprend, c’est le livre illustré le plus vendu de l’histoire : 3,5 millions d’exemplaires.

La beauté des images, la précision des textes, le prix attractif, en ont fait un livre historique. Succès amplifié par un système d’expositions inédit. Les musées ne veulent pas de ses « jolis paysages » ? Yann Arthus-Bertrand les expose dans la rue. Sur les grilles du jardin du Luxembourg puis dans 120 sites à travers le monde. L’entrée est gratuite, villes et sponsors paient les frais : 1 million de dollars pour celle prévue à New York. « Yann touche 14 200 euros de droits d’auteur par expo, mais il réduit ou abandonne ses droits quand les pays n’ont pas d’argent », explique Véronique Jaquet, collègue de vingt ans.

Yann Arthus-Bertrand confie qu’il a touché 6 millions d’euros de droits d’auteur avant impôts avec le livre. Il faut ajouter les résultats des petits frères : 365 Jours pour la terre (500 000 exemplaires), La Terre racontée aux enfants (200 000), L’Avenir de la Terre raconté aux enfants (100 000), La France vue du ciel ou L’Algérie vue du ciel (100 000 chacun), les agendas, (plus de 150 000 chaque année), les cartes postales, les puzzles…

« Je suis devenu riche, mais je ne suis pas un homme d’argent, plaide-t-il. Je vis mal qu’on parle de fric. On voit trop mon côté entreprise et on a sûrement fait trop de produits dérivés. Mais le public est là. » Lire la suite

Nicolas Hulot : «Mobilisons les consciences»

hebdo.ch, Philippe Le Bé, le 4 juin 2009

Nicolas Hulot. «Mobilisons les consciences»

Bouleversements. Le responsable de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme estiment que de toutes les crises que nous traversons, celle de la spiritualité est la plus profonde.

«Donner une dimension spirituelle au progrès», ce sera le thème de la visioconférence donnée par Nicolas Hulot lors du colloque international Environnement et spiritualité organisé du 4 au 6 juin 2009 par l’Université de Lausanne (Unil) et parrainé par L’Hebdo (www.unil.ch/ipteh). Le reporter, écologiste et écrivain français était l’un des invités du Forum des 100 en 2007.

Le réchauffement climatique n’est désormais plus contestable. Pourtant, nous hésitons encore à prendre des mesures vraiment efficaces pour y faire face. Comment l’expliquez-vous ?

Contrairement à d’autres civilisations du passé qui, faute d’indicateurs fiables, avaient de la peine à imaginer leur évolution possible, la nôtre dispose de données scientifiques toujours plus précises. Ainsi, les modélisations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) nous donnent une idée claire de la crise climatique à venir avec les désordres écologiques, géopolitiques et économiques qu’elle va engendrer. Pourtant, en effet, ces alertes ne suffisent pas à nous faire bouger. Si demain un tsunami est annoncé en Méditerranée, nous allons sans doute immédiatement réagir. Mais, pour le plus grand nombre, le dérèglement climatique demeure encore trop abstrait.

Nous n’y croyons pas ?

Le positivisme scientifique élaboré par Auguste Comte il y a 150 ans est toujours très prégnant dans notre conscience collective. Nous pensons généralement que les choses vont toujours finir par s’arranger, que la science et la technologie apporteront les réponses adéquates à tous nos problèmes. Par ailleurs, comme ballottés sur un fleuve en crue, nous avons de la peine à appréhender le précipice qui surgit à l’horizon. Tout va trop vite. Depuis quelques mois, les crises financière, économique, sociale et maintenant sanitaire avec la fièvre porcine, qui s’enchaînent les unes aux autres, ne nous accordent aucun répit. Au lieu d’être prospectifs, nous sommes réactifs.

 De toutes ces crises que nous traversons, quelle est la plus profonde ?

La crise spirituelle. Lire la suite

Attention, attention, c’est la vélorution ! le 6 juin à Bordeaux

Vélorution, Communiqué, le 3 juin 2009

Attention, attention, c’est la vélorution !

Samedi 6 Juin à Pey-Berland

14h30 : décoration de vélos

15h : départ en déambulation festive

Et quand les jambes seront fatiguées : goûter requinquatoire

On compte sur vous pour être là,

Pour faire passer le message autour de vous,

Bref : à samedi !

Contact et plus d’infos : Lire la suite

Art et Eau : Festival Ecocitoyen à Brouqueyran près de Langon les 12 et 13 juin

Réveil Nature, Communiqué, le 2 juin 2009

Art et Eau : Festival Ecocitoyen à Brouqueyran près de Langon

L’association Réveil Nature organise les 12 et 13 juin, un spectacle citoyen sur les bords du lac de Brouqueyran…. en relation directe des assises se déroulant la même journée !

Cette action finalise un projet pilote sur le territoire sud Gironde, à destination de scolaires et de jeunes de Langon et Auros.

L’objectif est de réunir des publics enfants différents autour d’un enjeu environnemental commun, l’eau, pour mener une action artistique à visée d’un plus large public : il s’agit d’un spectacle vivant écrit par des enfants et des jeunes, de l’enregistrement d’un CD commun et de la représentation de leurs créations lors d’un festival écocitoyen.

Tous les artistes du festival reprennent une des chansons écrite par les enfants de l’école de Bieujac.

Gratuit pour les moins de 12 ans, 3€ le vendredi, 5€ le samedi, 7€ le pass pour deux jours

En savoir plus et contact : Lire la suite

Climat : tensions et divergences sur l’après Kyoto

novethic.fr, Anne Farthouat, le 29 mai 2009

Climat : tensions et divergences sur l’après Kyoto

A bientôt six mois de la conférence internationale sur le climat de Copenhague, les perspectives de « l’après-Kyoto » restent encore floues. En cause, l’arrivée tardive des Etats-Unis à la table des négociations et la difficulté de trouver un consensus satisfaisant entre pays développés et pays émergents.

Le deuxième Forum des économies majeures sur l’énergie et le climat (MEF) vient de fermer ses portes, après deux jours de discussions à huis clos entre les 17 pays les plus pollueurs de la planète. Après un premier opus à Washington fin avril 2008, et en attendant le troisième forum de Mexico, prévu pour fin juin 2008, les plus gros émetteurs de gaz à effets de serre (GES) se rendront à la conférence de Bonn début juin pour commencer à élaborer le texte final de Copenhague. Un texte loin d’être acquis, compte-tenu des divergences qui opposent certains états, et de la difficulté d’intégrer les Etats-Unis aux négociations en cours.

La nouvelle donne des Etats-Unis

En matière de lutte contre le changement climatique, l’administration d’Obama tourne définitivement la page de l’ère Bush. Preuve en est, l’adoption, par la Commission de l’Energie et du Commerce de la Chambre des Représentants, du projet de loi American Clean Energy and Security Act, le 21 mai dernier. Si la loi est votée, elle obligera notamment les usines, raffineries et centrales thermiques à réduire leur émissions de GES de 80% à l’horizon 2050, avec un premier objectif de réduction de 17% d’ici 2020. L’année 2005 faisant office de référence.

Et c’est justement sur ce point que les tensions se sont focalisées lors des rencontres du MEF. Les recommandations du GIEC et le protocole de Kyoto prennent en effet comme référence les émissions de GES de 1990. Ramenés à ce référentiel, les engagements américains avoisinent alors les 6% de réduction d’ici 2020. Loin des 25 à 40 % préconisés pour les pays développés, pour permettre de stabiliser le réchauffement à 2° suivant les recommandations du GIEC. Certes, les Etats-Unis amorcent tout juste leur politique de lutte contre le changement climatique, mais si volontariste soit-elle, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Environnement, la jugeait « insuffisante » au micro d’Europe 1, le 26 mai au matin. Propos qu’il étayait plus tard dans la journée en conférence de presse : « nous ne sommes pas dans la dénonciation de l’autre, mais tout le monde doit faire des efforts. L’Europe est prête à s’engager sur une réduction des 30%, mais on ne peut agir seuls. Tous les pays développés doivent s’y mettre. » En réponse, l’envoyé spécial des Etats-Unis sur le changement climatique, Todd Stern, mise sur les engagements de long terme : « vu la situation actuelle de notre pays, notre position est extrêmement ambitieuse. Nous sommes les seuls à mettre en place un processus avec des échéances à 2020, mais aussi 2030 et 2050. »

La solution pourrait bien s’articuler autour d’un partage échelonné et variable des efforts des pays développés. C’est en tout cas ce qu’avance Jean-Louis Borloo. L’idée est en effet de créer des « blocs d’engagements », à l’intérieur desquels les pays qui en ont la capacité immédiate accélèreraient dans un premier temps la réduction de leurs émissions, pour alléger leurs efforts dans un second temps et passer le flambeau, notamment aux Etats-Unis. « Par exemple, la France est objectivement en avance sur les objectifs du Paquet Climat-Energie européen. On pourra le mettre au pot à un moment pour équilibrer la balance. » Encore faut-il avoir la garantie que les suivants rempliront leurs objectifs… Et là encore, la question divise. D’une part parce que les objectifs américains de 17% en 2020 suivis de 80% en 2050 semblent peu réalistes, à moins d’un essor technologique considérable, entre ces deux dates. D’autre part, la garantie de ces objectifs suppose a priori la création d’un système de contrôle juridique international. Or, il est peu probable pour des raisons culturelles, que les Etats-Unis acceptent de se soumettre à une juridiction supranationale.

Le financement de l’aide aux pays en développement toujours à l’étude

De toute évidence, les quatre groupes de travail créés après la conférence de Bali en décembre 2007, sur la vision partagée à adopter, le financement des technologies, l’atténuation du réchauffement climatique et l’adaptation à celui-ci, sont loin de trouver un consensus. Néanmoins, Emmanuel Guérin, membre de l’équipe Climat de l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales) souligne un progrès notoire : « il y a un élément vraiment positif, qui est l’abandon progressif de l’incantation pour aborder les sujets qui fâchent. » Et parmi eux, la question du financement de l’aide aux pays en développement.  A en croire Jean-Louis Borloo, un accord tacite aurait été trouvé entre quasiment tous les participants au MEF pour adopter la proposition mexicaine. Celle-ci consiste en la création d’un « fonds vert mondial », qui serait alimenté par tous (excepté les pays les moins avancés), et réparti en fonction des émissions historiques et actuelles de chacun, pondérées par le PIB. Or, pour Emmanuel Guérin, le débat sur cette question est en réalité « au point mort ». Rien n’est encore discuté au sujet du montant de ce fonds ni des mécanismes pour l’alimenter, et encore moins des moyens de contrôler sa mise en œuvre.

Quant à l’implication des pays émergents dans le processus, elle devient de plus en plus conflictuelle, notamment à cause des revendications chinoises. Chef de file des émergents, la Chine réclame en effet que les pays développés se fixent un objectif de 40% de réduction de leurs émissions nationales d’ici 2020,  et refuse toute collaboration bilatérale avec les Etats-Unis. De son côté, l’Inde refuse catégoriquement la proposition mexicaine, qui l’obligerait à alimenter le fonds vert mondial au même titre que les autres pays en développement.

La feuille de route de Bali prévoyait une phase de négociation de deux ans avant la rédaction d’un texte final fin 2009. Elle semble désormais de plus en plus difficile à tenir.

François Moisan, directeur scientifique de l’ADEME : La vie verte devant soi

liberation.fr, Vahé Ter Minissian, le 2 juin 2009

La vie verte devant soi

Vision. La réduction drastique des émissions de C02 imposera une révolution des comportements, selon le directeur scientifique de l’Ademe.

Diviser par quatre les émissions de CO2 d’ici à 2050, est-ce possible ? Oui, s’il y a une volonté politique, de bons choix technologiques et des changements radicaux de mode de vie, estime François Moisan, directeur scientifique de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Il sera l’invité, demain, du nouveau cycle de conférences organisé par l’Université de tous les savoirs (UTLS), à Paris et Bordeaux, sur le thème «Développement durable : la croissance verte, comment ?» (1).

Un petit rappel sur l’évolution des émissions de CO2 : en quoi sont-elles alarmantes et quels sont les objectifs ?

Malgré la signature du protocole de Kyoto, les émissions mondiales de CO2, le principal gaz à effet de serre, continuent à augmenter. Au cours du dernier siècle, sa concentration dans l’atmosphère est déjà passée de 280 à 365 ppm. Si rien n’est fait pour inverser la tendance actuelle, les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) estiment qu’elle pourrait atteindre les 900 ppm à la fin du siècle. Or, les scientifiques sont formels : pour limiter le réchauffement climatique à 2° C, il faudra qu’à cette date, la teneur en dioxyde de carbone dans l’air ne dépasse pas les 450 ppm. Cela signifie que d’ici à 2050, il faudra diviser par deux les émissions de CO2 dans le monde, et par quatre celles des pays industrialisés. D’ores et déjà, plusieurs Etats européens dont la France s’y sont engagés. Et de son côté, le président Obama a annoncé un objectif de réduction de 80 % des émissions des Etats-Unis d’ici à 2050.

Comment s’y préparer ?

En prenant, d’abord, des engagements politiques à plus court terme. En décembre, l’Union européenne a adopté un paquet «Energie-Climat» qui prévoit une réduction de 20 % des émissions pour les pays membres d’ici à 2020. Si d’autres Etats dans le monde s’y engagent eux aussi, ce chiffre pourrait être porté à 30 % lors d’une conférence internationale qui se tiendra à la fin de l’année à Copenhague. En France, le Grenelle de l’environnement a pris des décisions répondant à cet objectif : diminution significative des émissions et de la consommation d’énergie des véhicules. Et réduction de 40 % de la consommation d’énergie des logements. Ces premières mesures vont nous propulser sur une trajectoire plus vertueuse que celle d’aujourd’hui.

On sera loin du compte…

Il est évident que l’objectif de 2050 est beaucoup plus ambitieux Lire la suite

Paul Aries sur France-Inter – La décroissance : nouvelle mode ou phénomène durable

France-Inter, Isabelle Giordano, Service public, le 3 juin 2009

La décroissance : nouvelle mode ou phénomène durable

Paul Ariès, politologue, auteur de « Apprendre à faire le vide » (éditions Milan) et directeur du Sarkophage, nouveau journal des gauches antiproductivistes (en kiosque depuis le 14 juillet 2007)

Philippe Frémeaux, Directeur des publications d’Alternatives économiques

Eric Allodi, directeur de Integral Vision, conseils en stratégie alternative

Martine Picouet, Journaliste Le Monde pour son article sur le boom des campings à paraître dans l’édition datée du jeudi 4 juin.

Le reportage

Ils s’appellent Christian et Monique. Ils habitent un pavillon à Bondy, en Seine Saint Denis. Depuis les années 70, ils pratiquent une forme de simplicité volontaire, ou une forme de décroissance, ou attention au développement durable… bref, ils font attention, notamment aux matières premières, sans pour autant se revendiquer d’un mouvement particulier, et encore moins militant. La première action qu’ils ont menée, c’est quand ils ont agrandi leur maison, c’est de faire une isolation parfaite. Résultat : ils ont divisé par deux leur consommation de fuel. (et ont la même chaudière depuis les années 70). Je suis donc allé chez eux, voir comment simplement, on peut faire un geste. Thomas Chauvineau Ré-écouter l’émission Lire la suite

Elections européennes : Le développement durable au programme

developpementdurablelejournal, Jacques Cortie, le 3 juin 2009

Elections européennes : Le développement durable au programme

Le développement durable est un des sujets centraux de la campagne électorale européenne

Les grands partis politiques redoublent de propositions pour envisager un avenir durable à l’Europe. Tour d’horizon des axes de leurs engagements à l’approche du scrutin du 7 juin.

Ce n’est pas forcément en tête de leurs propositions mais les préoccupations environnementaliste et les engagements pour l’avenir de la planète figurent en bonne place dans le programme des partis et des regroupements qui briguent les votes des Français le 7 juin prochain. Il y a l’UMP qui, préoccupée par la crise actuelle, fait figurer ses axes écologistes sous l’intitulé « dessiner le monde d’après ». Trois points résument la volonté du parti présidentiel : faire de la France l’économie la plus sobre en carbone et en énergie au monde ; proposer un « Stockholm de l’environnement » sous forme d’un grand débat européen sur le modèle du Grenelle en France qui pourrait s’engager sous la future Présidence suédoise afin d’établir l’ensemble des mesures qui convertiront l’Europe au développement durable ; définir enfin, les secteurs stratégiques où l’Europe devra concentrer ses investissements pour bâtir l’ « éco-croissance ». Sans renvoyer à plus tard l’action pour le développement durable l’UMP souligne aussi la nécessité de « poursuivre le combat » en assurant le suivi des  » objectifs fixés et l’application des textes adoptés sous la Présidence française sur tous les sujets : eau, biodiversité, transport, produits chimiques, déchets… » L’engagement de campagne européen affirme aussi la volonté de l’UMP d’assumer le « leadership dans la lutte contre la déforestation au niveau international, notamment par le recours au marché du carbone ».

La taxation des pollueurs en débat

Une problématique du carbone, avec les marchandages qu’elle implique, qui ne recueille pas, en revanche, l’approbation des candidats qui se présentent sous la bannière du Front de Gauche et qui préfèrent insister sur la « promotion des investissements dans les énergies renouvelables et propres, les économies d’énergie, le développement du transport ferroviaire et de la voie d’eau, la protection des milieux naturels » ainsi que sur « une agriculture paysanne non soumise à la logique productiviste ». Ce qui se résume dans un engagement public pour « une Europe à l’avant-garde du développement durable », car « l’urgence écologique impose une nouvelle vision du développement, qui amène à repenser l’ensemble de notre système économique et social. De nouveaux emplois naîtront de ce mode de croissance plus durable ». Du côté du Modem il s’agit de repenser « nos modes de transports, de production et de logement » pour « permettre d’importantes économies d’énergie ». Dans cette logique le Mouvement des Démocrates affirme aussi vouloir fortement stimuler à la recherche des énergies du futur et approuve tout processus de taxation carbone au niveau européen qui permettait de pénaliser les industries fossiles les plus polluantes. Soit, « taxer les pollueurs pour qu’ils soient incités à modifier leurs comportements ». Dans le collimateur du Modem également la problématique des OGM avec une proposition simple : « Instaurer un moratoire sur les OGM tant qu’un organisme de recherche indépendant n’aura pas évalué tous leurs effets ». Créer, enfin, un « corps de garde-côtes européen pour lutter contre les pollutions maritimes ».

Pour un accord mondial sur le climat

Le Parti Socialiste se place d’emblée Lire la suite

Appel à propositions Life + 2009

projetdeterritoire.com, Welcomeurope, le 27 mai 2009

Appel à propositions Life + 2009

L’appel à projets du programme LIFE+ pour 2009 est lancé. Cet appel vise à financer des projets autour de 3 volets : la protection de la nature et de la biodiversité (protéger, conserver, restaurer, surveiller et faciliter le fonctionnement des systèmes naturels, des habitats naturels et de la faune et de la flore sauvages), la politique et la gouvernance en matière d’environnement (enrayer le changement climatique, meilleure gestion des ressources naturelles et déchets, protection de la qualité de l’air, de l’eau et des sols, des forêts, gestion des risques posés par les substances chimiques) et la diffusion de l’information sur les questions environnementales.

Actions éligibles

Cet appel s’adresse à tout porteur de projets situé dans un des Etats-membres de l’UE, qu’il s’agisse d’institutions ou d’organismes publics et/ou privés tels que des autorités locales et régionales, des entreprises privées, des associations, des centres de recherche, des ONG, des universités etc.

Il financera à une hauteur maximale de 50% des coûts éligibles les projets sélectionnés. A noter qu’un taux maximal de cofinancement de 75% est exceptionnellement applicable aux propositions qui ciblent les habitats/espèces prioritaires des directives « Oiseaux » et « Habitats ».

Le budget global pour les subventions d’aide aux projets au titre de LIFE+ en 2009 s’élève à 250 000 000 euros. 50% au moins de ce montant sera alloué à des mesures en faveur de la protection de la nature et de la biodiversité. En effet, les projets portant sur la biodiversité et sur le changement climatique seront considérés comme prioritaires pour cette année.

Les propositions de projets doivent être remises aux autorités nationales compétentes avant le 15 septembre 2009. Elles seront transmises aux Lire la suite

Européennes : les programmes en environnement

journaldelenvironnement.net, Sonia Pignet, 29/05/2009

Européennes : les programmes en environnement

Le 7 juin, la veille pour l’Outre-mer, les Français ont rendez-vous dans les isoloirs pour élire 72 eurodéputés dans 8 circonscriptions électorales. Pour ce troisième volet de son dossier consacré aux élections européennes, le JDLE passe en revue les programmes nationaux en matière d’environnement des principales listes.

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Rares sont les listes candidates à ne pas afficher un volet environnemental à leur programme pour les européennes. Il faut dire qu’en la matière, le Parlement européen (PE) dispose d’un pouvoir important (1), et que les électeurs européens placent la lutte contre le changement climatique comme la troisième priorité à promouvoir par leur assemblée (2). Si certains candidats font des propositions concrètes, d’autres préfèrent présenter leurs idées de façon plus générale, le Parlement européen n’ayant pas vocation à faire des propositions de loi, mais plutôt à s’exprimer sur celles de la Commission européenne. Voici donc, pour les principales listes présentes dans plusieurs circonscriptions, les volets écologiques des programmes (3).

Alliance Ecologiste Indépendante

La liste d’Antoine Waechter, Francis Lalanne ou encore Patrice Drevet se veut «indépendante, positionnée au-delà du clivage gauche/droite contrairement à Europe-Ecologie», indique Jean-Marc Governatori, tête de liste en Ile-de-France. «Les Verts existent depuis longtemps, et ils ont échoué», estime-t-il. Ses membres militent pour l’accès, via des subventions, à une agriculture européenne 100% biologique d’ici 15 à 20 ans ainsi qu’à un «rétablissement de la ruralité» grâce à une modification de l’orientation des fonds publics. Côté énergies, ils s’opposent à une taxe carbone et souhaitent privilégier en priorité une réduction de la consommation d’énergie. Ils prônent également une sortie du nucléaire d’ici 25 ans et le développement des énergies renouvelables. Enfin, ils souhaitent que «la législation européenne intègre le fait que les animaux sont des êtres sensibles à la douleur physique ou psychique».

Debout la République

Les listes gaullistes, emmenées par Nicolas Dupont-Aignan, sont plus qu’avares en propositions environnementales. Seul un chapitre du programme, sur la qualité de vie, y fait référence, à propos des OGM. «Nous souhaitons privilégier la qualité de nos aliments plutôt que le principe de libre concurrence, en laissant aux Etats la marge de manœuvre nécessaire pour pouvoir, s’ils le souhaitent, mettre en œuvre leur droit de veto», indique Debout la Réublique, qui précise aussi vouloir en finir avec la comitologie, «qui vide de sa substance le débat démocratique».

Europe Ecologie

Rassemblés autour de Daniel Cohn-Bendit, José Bové, ou encore Eva Joly, pour ne citer que quelques-unes des figures les plus connues, la liste des Verts européens se mobilise autour d’une idée phare : «la transformation écologique de l’économie est la clé de la solution à la crise actuelle», comme Lire la suite

Forum des économies majeures : les incertitudes de l’après Kyoto

actu-environnement.com, Agnès Sinaï, le 27 mai 2009

Forum des économies majeures : les incertitudes de l’après Kyoto

À Paris se sont réunis les 25 et 26 mai les dix-huit pays les plus émetteurs de la planète. Par cette négociation en format réduit, les « économies majeures » cherchent à poser les jalons de la conférence de Copenhague sur le climat en décembre prochain, en vue d’un nouveau pacte mondial sur le climat.Comme toujours en matière de négociations climatiques, la discussion sur les moyens finit par occulter les fins. L’équation est pourtant toujours la même : rallier l’ensemble des pays émetteurs à des objectifs de plafonnement des gaz à effet de serre de manière à stabiliser le réchauffement climatique à +2°C au cours de ce siècle. La science, incarnée par le GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) et ses rapports désormais unanimement reconnus, est sans appel : la dérive de l’effet de serre est en cours, les puits de carbone naturels que sont les océans et les forêts ne sont plus en capacité de résorber les excédents carboniques émis par les activités humaines, la fonte des glaciers s’accélère, les mers s’acidifient, les coraux blanchissent, le régime des moussons se dérègle en Asie et en Afrique de l’Ouest… Le risque d’atteindre un point de non retour, au-delà duquel le climat de la Terre réserverait une série de « surprises », réclame la mise en œuvre rapide d’une diète carbonique, préfigurant une nouvelle civilisation.

Ce contexte de compte à rebours est l’élément temporel qui confère aux négociations climatiques un caractère d’urgence inédite. Et pourtant, depuis son élaboration en 1992 lors du Sommet de la Terre de Rio, la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) patine dans des pourparlers sans fin. Sa traduction juridique, le Protocole de Kyoto, adopté en 1997, vient à peine d’entrer en vigueur (2008) que bientôt (en 2012) va s’achever sa première période d’application, sans que l’on parvienne à en tirer quelque bilan conséquent. Pour éviter une interruption du dispositif, c’est en 2009, dernier délai, que les pays ayant ratifié le Protocole de Kyoto doivent élaborer un nouvel accord, qui prendra le relais à partir de 2013. L’enjeu principal de ce nouvel accord est d’engager les pays émetteurs à atteindre leur pic d’émissions le plus tôt possible, afin d’entamer dès 2015 la descente carbonique qui s’impose pour éviter une accumulation de CO2 dans l’atmosphère, compte tenu de l’inertie de ce gaz, qui a une durée de vie de plus d’une centaine d’années.

Le temps presse à tous les niveaux. Sur le front climatique, les émissions des pays industrialisés signataires de Kyoto ont augmenté de 9,9% sur la période 1990-2006, mises à part celles des pays de l’Est européen, Russie en premier lieu, qui ont chuté de 37% en raison de la désindustrialisation consécutive à la chute du bloc soviétique1. Sur le front des négociations, l’entrée dans la danse des Etats-Unis rebat les cartes de la diplomatie climatique. Les discussions se sont poursuivies à Paris les 25 et 26 mai, dans l’enceinte du Forum des économies majeures sur l’énergie et le climat, qui réunit 17 Etats représentant 80% de la consommation énergétique mondiale et 80% des émissions de gaz à effet de serre de la planète, Chine et Inde comprises. Inauguré à l’initiative du président Bush, ce Forum a été repris par l’administration Obama sans en reproduire l’esprit initial, qui cherchait à court-circuiter les négociations menées sous l’égide des Nations Unies. Celles-ci se poursuivent à Bonn (Allemagne) dès le 1er juin, siège de la Convention des Nations Unies sur le climat, en vue de préparer la conférence de Copenhague de décembre prochain.

Un « Fonds vert »

Co-présidée par la France et les Etats-Unis, cette réunion du Forum des économies majeures a surtout servi à rappeler les deux éléments prioritaires de l’accord de Copenhague.
Première priorité : Lire la suite

Le Roy Ladurie pessimiste sur l’évolution du climat : « Faut-il parler d’anthropocène… ou d’«anthropocide» ? »

scienceshumaines.com, Julien Bonnet, N°205, juin 2009

Des famines aux grands vins, une histoire du climat

Rencontre avec Emmanuel Le Roy Ladurie

Grandes disettes, tempêtes, canicules…, les effets du climat sont-ils toujours cataclysmiques pour les hommes ? L’historien Emmanuel Le Roy Ladurie s’inscrit en faux contre cette vision alarmiste : des progrès agricoles aux grands vins de Bordeaux, le passé montre aussi les bienfaits des changements climatiques…

Vous pensiez que le climat était une affaire de sciences dures, un objet opaque réservé aux météorologistes ? Que le réchauffement climatique ne pouvait causer que des catastrophes ? Que les tempêtes récentes étaient les pires désastres météorologiques de l’histoire de l’homme ?

Détrompez-vous : pour balayer ces idées reçues, l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie analyse depuis une quarantaine d’années les effets contrastés des aléas climatiques. Du Moyen Âge jusqu’à nos jours, il scrute autant les famines, les inondations, les étés meurtriers et les hivers sibériens que les progrès agricoles, les grands millésimes de vins et les progrès du tourisme balnéaire.

Fils d’agriculteur normand, marqué dans son enfance par les conséquences néfastes des étés pluvieux sur les récoltes de blé, E. Le Roy Ladurie se passionne dès la fin des années 1950 pour l’histoire rurale, et entame dans la foulée une vaste Histoire du climat depuis l’an mil. Une histoire résolument quantitative, pleine de séries de chiffres sur les températures ou les dates de vendanges, qui participe du courant de «l’histoire sérielle», fondée sur l’analyse de données chiffrées (prix du blé, natalité, mortalité…). «Il n’est d’histoire scientifique que quantifiable», affirmait-il alors face aux critiques de certains de ses collègues. «On s’est moqué de moi, taxant mon travail de “fausse science”. Pour les historiens marxistes, étudier le climat n’était pas sérieux, c’était un donné qui ne valait pas la peine d’être étudié. » Davantage soutenu par son épouse Madeleine, le jeune professeur agrégé d’histoire multiplie durant les années 1960 les expéditions dans les glaciers alpins. Le couple s’intéresse aux archives comme aux sites d’anciens villages détruits par l’avancée des glaciers à la fin du XVIe siècle. Madeleine photographie les glaciers, et compare ses clichés aux gravures et croquis issus des XVIIe et XVIIIe siècles.

Dans l’appartement parisien où le couple reçoit aujourd’hui les journalistes, ces photos et gravures donnent encore un aperçu saisissant de la fonte des glaces due au réchauffement. Elles introduisent à mille ans d’histoire climatique, depuis le Xe siècle jusqu’à nos jours. Une histoire en trois temps: un premier réchauffement du climat européen durant le «petit optimum médiéval» entre 900 et 1300 apr. J.-C.; un rafraîchissement durant le «petit âge glaciaire» d’environ 1300 jusqu’à 1860; et un nouveau Réchauffement de 1860 à nos jours, titre de son dernier ouvrage.

Vous étudiez le climat, un sujet réservé aux climatologues… Quelle est la singularité du regard de l’historien ?

L’historien du climat a une double spécificité : d’une part, il ne s’attache pas seulement à la longue durée (ce qu’ont tendance à faire les autres scientifiques) pour s’intéresser également à l’événement, aux années prises isolément. D’autre part, il fait une histoire «humaine» du climat, s’intéressant à la santé, à la mortalité, au tourisme, à la viticulture, et surtout au domaine agricole, aux récoltes de blé, de pommes de terre et de betteraves. De ce point de vue, l’histoire du climat est partie prenante de l’histoire rurale.

Néanmoins, ce sujet est aussi un point de contact entre sciences «dures» et sciences humaines. Lire la suite

Quand le maïs devient un isolant écologique

sudouest.com, Colette Macintos, le 30 Mai 2009

Quand le maïs devient un isolant écologique

DÉCOUVERTE. Toutes les semaines, l’Office de tourisme propose des sorties qui sortent de l’ordinaire. Exemple avec la visite de la société Agripack

Semaine après semaine, l’Office municipal de tourisme (OT) propose aux touristes, curistes et autochtones de partir à la découverte de la région. Ces sorties thématiques permettent de plonger dans le patrimoine naturel ou culturel, l’apiculture, la viticulture, la vie de villages, de fermes… mais aussi dans la vie industrielle, en découvrant par exemple, la seule entreprise en France à produire un produit de calage constitué à 100 % de maïs et donc totalement biodégradable.

Cette visite à Agripack a réuni une trentaine de personnes fortement intéressées par ce spécialiste des agro-matériaux.

En prenant la route de Consac, à Plassac, au milieu des champs, la haute tour d’une quinzaine de mètres se remarque, mais c’est en gravissant les divers étages que la curiosité des visiteurs a été de plus en plus aiguisée.

Trophée

Denis Morillon, le père, Stéphanie, la fille, et Pascal, le fils, n’ont pas ménagé leurs explications sur les productions, la genèse et les projets d’une entreprise qui a été en l’an 2000 la première lauréate dans la catégorie PME du Trophée des technologies économes et propres, prix national remis à la société à Lyon, en octobre 2000, à l’occasion de Pollutec 2000.

Le trophée récompensait leur nouvelle création d’alors, Exabal, un produit de calage à base de maïs extrudé. Mais dès 1995, Denis Morillon était sensible à la nécessité de préserver la nature et il avait créé Ecobal, une bille de calage à base de maïs expansé. Depuis 2000, la société utilise la semoule au lieu du grain.

« L’inconvénient est que le pop-corn était trop lourd, le produit est 100 % maïs, mais beaucoup plus léger, d’autres entreprises ajoutent 20 % d’agents liants et plastifiants, pollueurs, nous n’avons pas besoin de ressembler au polystyrène », explique Stéphanie, présentant aux visiteurs l’exploitation de 100 hectares, dont 60 % de maïs, et faisant découvrir les installations – la semoulerie, l’extrudeur – et les produits.

Des loisirs créatifs

Pour paraphraser le pianiste Samson François quand il parlait de Chopin, Lire la suite

Un couple d’agriculteurs bio renoue avec le cheval de trait pour cultiver ses terres

sudouest.com, Agnès Lanoëlle, le 1er Juin 2009

SAINT-GEORGES-D’OLÉRON. Un couple d’agriculteurs bio renoue avec le cheval de trait pour cultiver ses terres

Eloge de la traction

C’est un peu comme si le temps s’était arrêté. Depuis deux ans, le cheval de trait a refait son apparition à Saint-Georges-d’Oléron. Dans le champ de tomates, Roxane, la jument de 4 ans, reçoit les instructions de Patrick pour tracer le sillon. « Elle sait parfaitement ce qu’il faut faire. Elle est très bien réglée », assure Sonia Coutant sa compagne, originaire de Marans. À la recherche d’une petite exploitation après avoir bourlingué au service de plusieurs fermes, le couple a fini par trouver son bonheur sur l’île d’Oléron. Quatre hectares de friches agricoles aujourd’hui labellisées bio (il n’existe que trois agriculteurs bio sur l’île). Avec cette particularité de faire travailler trois juments de race comtoise. Depuis dix ans, l’ancien cavalier professionnel et la fille de la campagne concilient leurs deux passions communes : le cheval et la terre.

Seconde nature

Le couple a choisi une vie au plus près de la nature. Ils n’ont pas quitté de boulot stressant, ne sont pas des bobos reconvertis et ne font pas de révolution. L’agriculture est chez eux une seconde nature.

Ce sont des paysans, à l’ancienne. Ils travaillent avec leurs mains, cultivent des légumes de saison et, évidemment, n’utilisent pas de pesticides.

« Ce n’est pas dans ma culture. Pourquoi utiliser des produits phytosanitaires ? Ils ne servent à rien. Ils ont été inventés pour les gens de la ville qui ne savent pas qu’à la campagne, on a tout pour s’en passer » explique Sonia. La jeune femme se souvient qu’enfant, elle allait chercher le lait à la ferme et les oeufs chez la voisine.

« Notre but, c’est d’être le plus autonome possible » dit-elle. Le fumier sert d’engrais, les cochons se chargent des déchets de cultures. Pas de tracteur, donc pas de pétrole. Peu de besoins.

Patrick et Sonia sont des décroissants qui s’ignorent. Le cheval fait aussi partie de cette démarche.

« Il n’y a pas de tassement au sol, la vie microbienne et animale au sol est préservée. »

« Et puis il y a tout le plaisir de travailler avec le cheval » poursuit-elle. Le travail est lent mais ce n’est pas un problème. »

S’ils revendiquent l’autonomie, Sonia et Patrick ne se coupent pas pour autant du monde.

Le couple va devenir l’un des fournisseurs de l’Amap Lire la suite

Quels indicateurs pour compenser les faiblesses du PIB ?

journaldelenvironnement.net,  Victor Roux-Goeken, le 1er juin 2009

Quels indicateurs pour compenser les faiblesses du PIB ?

Comment prendre en compte les atteintes à l’environnement, non comprises dans le calcul de la croissance économique ? Dans un avis consacré aux «indicateurs du développement durable» et à l’empreinte écologique, le CESE propose de mettre sur pied une douzaine d’indicateurs, en plus du PIB.

Elaboré pendant la Grande dépression aux Etats-Unis, le produit intérieur brut (PIB) a perdu de sa pertinence. Ne mesurant que les activités transitant par les marchés, il ne dit rien de la qualité de la vie, de la répartition des richesses et des atteintes à l’environnement, relève le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Dans un rapport intitulé «Les indicateurs du développement durable et l’empreinte écologique», Philippe Le Clézio, membre de la section des questions économiques générales et de la conjoncture au CESE, propose à la demande du gouvernement plusieurs pistes pour compenser ces lacunes. Le rapport a été adopté en plénière mercredi 27 mai.

Philippe Le Clézio propose de mettre au point, en concertation avec l’opinion publique, une douzaine d’indicateurs de développement durable, fréquemment mis à jour et soumis au Parlement. Les députés ont d’ailleurs rejeté la proposition de loi de leur confrère Yves Cochet (Verts, Paris) tendant à réduire l’empreinte écologique de la France. Elle prévoyait que la France divise par deux son empreinte entre 2009 et 2025 et une évaluation par les régions avant la fin 2012 (1).

Ces indicateurs pourraient être : le taux de croissance du PIB par habitant, les émissions totales de GES, la part des énergies renouvelables dans la consommation intérieure brute d’énergie, la consommation d’énergie des transports, la productivité des ressources, l’indice d’abondance des populations d’oiseaux communs, les prises de poissons en dehors des limites biologiques de sécurité, l’espérance de vie en bonne santé, les taux de risque de pauvreté après transferts sociaux, les taux d’emploi des travailleurs âgés et l’aide publique au développement.

Avant ce stade, le CESE propose de compléter cette mesure rénovée du PIB par un nombre d’indicateurs réduit: l’évolution des inégalités de revenus, des émissions de CO2 ou de la biodiversité. Le rapporteur s’est aussi exprimé sur l’empreinte écologique (GFN, Global footprint network), Lire la suite

Élections européennes : le réseau « Sortir du nucléaire » a évalué les candidats

mediapart.fr, Le Père Vert Pépère, le 01 Juin 2009

Élections européennes : le réseau « Sortir du nucléaire » a évalué les candidats

Europe écologie et le NPA prennent leur responsabilités face à l’urgence écologique

– L’UMP et le PS se contentent de vagues déclarations sur le « développement durable »

– La position officielle du Modem reste encore à découvrir…

– Le Parti de Gauche est « coincé » par son tête à tête avec le très pronucléaire PCF.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » a interrogé les principaux partis à propos de la politique énergétique qu’ils entendent promouvoir au niveau européen. Voici le bilan de cette consultation.

Europe Écologie et le NPA ont apporté des réponses très satisfaisantes. Il faut d’ailleurs rappeler que les Verts et le NPA sont adhérents du Réseau « Sortir du nucléaire ». Europe Écologie et le NPA se prononcent pour une sortie rapide du nucléaire, ont intégré la question des déchets radioactifs et des risques, mais aussi les enjeux démocratiques (passage en force du lobby nucléaire) et géostratégiques (prolifération nucléaire sous couvert du nucléaire civil), ainsi que les questions de l’emploi et du social (promotion des économies d’énergie et du développement des énergies renouvelables, qui sont de véritables gisements d’emplois).

Le Parti de Gauche a eu l’honnêteté de reconnaître que, dans le cadre du Front de gauche qui l’unit au PCF, il n’était pas possible d’avoir une position commune sur la question du nucléaire. Le Réseau « Sortir du nucléaire » est très attentif à l’évolution du Parti de Gauche, qui s’est déclaré favorable à la sortie du nucléaire, et appelle le PCF a reconsidérer sa position pronucléaire.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, le Modem et François Bayrou n’ont pas pris position contre le nucléaire, en critiquant néanmoins l’opacité du lobby atomique. Pour ces élections européennes, seuls Corinne Lepage (CAP21, tête de liste Modem dans le Nord) et Jean-Luc Bennahmias (ancien Vert) ont répondu, se prononçant pour des alternatives au nucléaire, mais à moyen ou long terme. Finalement, la position « officielle » du Modem reste encore à découvrir !

Comme chacun a pu le constater, l’UMP et le PS ont repoussé au maximum le moment d’entrer en campagne et, qui plus est, évitent soigneusement tout débat pouvant remettre en cause l’énergie nucléaire, qui est pourtant un sujet de société crucial.

Le Parti Socialiste a répondu de façon ambiguë, voire hypocrite, se prononçant pour ITER (fusion nucléaire) et pour les réacteurs dits « de 4e génération », bien que ces deux technologies pour l’heure inexistantes absorbent plus de 80% des crédits européens pour la recherche énergétique. Ce positionnement vide de sa substance le soutien de principe que le PS exprime pour les énergies renouvelables et les économies d’énergie. Reconnaissant le problème que posent les déchets nucléaires, le PS soutient pourtant du rôle que la France entend jouer dans le déploiement international du nucléaire !

L’UMP n’ayant pas daigné répondre au questionnaire du Réseau « Sortir du nucléaire », le seul élément dont nous disposons est Lire la suite

L’Europe peut-elle promouvoir la paix et la démocratie sans répondre aux enjeux de la question alimentaire ?

alimentons-l-europe.eu, Communiqué, mai 2009

L’Europe peut-elle promouvoir la paix et la démocratie sans répondre aux enjeux de la question alimentaire ?

Des acteurs de la société civile interpellent les candidats aux élections européennes autour de questionnements que ces organisations jugent prioritaires.

Comment ne pas remettre en cause un modèle économique qui rend 1 milliard de personnes victimes de la faim et détruit la biodiversité animale et végétale ?

Et comment penser l’avenir quand la jeunesse européenne a de plus en plus de mal à rentrer dans le monde du travail tel qu’il est ?

La question alimentaire, sujet de ce siècle, est la priorité de la décennie. Il est primordial, notamment pour la jeunesse, que la réponse qui sera donnée remette en cause le système destructeur qui prévaut aujourd’hui et redonne du souffle à l’esprit européen en ravivant les fondements qui lui ont donné naissance : la paix et la promotion de la démocratie.

Tel est le sens de l’interpellation publique des candidats aux européennes du 7 juin prochain, lancée à l’initiative de MINGA et de « Nature&Progrès » soutenue notamment par Frères des Hommes, le réseau des AMAP d’Ile de France, de Rhône Alpes et de Provence, la Confédération Paysanne, Action consommation, Liamm An Douar (Terre de Liens Bretagne), Réseau Ecobatir, ASPAARI, Fruits oubliés, Jardins et Arômes au naturel, Pour l’Ortie, Mouvement d’actions pour le Tibet, L’arbre est dans la graine, Tibet Languedoc, Paysans.fr, Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ), Association Européenne des Réseaux et des Régies de Quartier (AERDQ), Amis de la Terre France, Terr’Eau, BEDE Biodiversité Echanges et Diffusion d’Expériences,…

Nous vous invitons à interpeller les candidats sur les thèmes de cette lettre ouverte. Nous publierons régulièrement les réponses qui nous seront parvenues.

Cette initiative engagée à l’occasion des européennes, se poursuivra au delà des élections.

Ils ont notamment signé la lettre :

Jean Gadrey (professeur d’économie), Lire la suite

6 juin à Canejan : La Fête des Mille-Pattes !!

Mille-Pattes, communiqué, le 1er juin 2009

La Fête des Mille-Pattes !!

Les parents d’élèves du Réseau Mille-Pattes organisent une sortie le 6 juin à Canéjan.

Tous les acteurs qui ont participé à l’aventure du Pédibus cette année sont bien sûr invités.

Sont également invités tous les acteurs qui souhaiteront se joindre à nous l’année prochaine.

En fait, vous êtes tous invités à vous joindre à nous le SAMEDI 06 JUIN à 10H30 devant le centre culturel Simone Signoret à CANEJAN

Contact : Lire la suite

7 juin « Rendez vous au jardin » en Art, musique et nature au Jardin de Pierral à Gradignan

ICARE, communiqué, le 1er juin 2009

Nous vous proposons un « Rendez vous au jardin » en Art, musique et nature au Jardin de Pierral à Gradignan.

Dans le cadre des « Rendez-vous au jardin » 2009, organisé par la DRAC Aquitaine,

L’association ICARE fête le printemps au Jardin de Pierral, jardin d’inspiration médiévale,
le 7 juin 2009 au Domaine de Laburthe à Gradignan (INJS) :

– un pique-nique musical et artistique, avec le collectif Sansono

– des expositions photographiques,

– une visite du Jardin médiéval « Le symbole des fleurs au Moyen Age », visite exceptionnelle dimanche à 15h, sur le thème de l’Amour courtois

Ces festivités émailleront cette journée qui marque le moment de découverte de la rénovation du jardin effectué l’hiver dernier.

Le samedi 6 juin ce sera une visite libre du jardin.

Les invités seront le Collectif du JB Montfaucon, artistes plasticiens et le collectif Sansono (musiciens) qui animeront toute la journée de 10 h à 18 h le parc de La Burthe et mettront en musique le pique-nique proposé (il faut apporter son panier) au pied du kiosque de Diane.

Les artistes quant à eux feront découvrir leurs installations effectuées à partir des branches dans les arbres ou du sol du bois afin de recréer des liens privilégiés avec la nature.

Une exposition photographique avec les images « Les jardins, les fleurs et les oiseaux », exposition photo d’Agnès Charbonnel et Yves Carlier et de l’association.

Une pléiade de jardins sera ouverte ce jour-là pour la manifestation « Ballades en jardins » organisée par la Société d’Horticulture de la Gironde durant le mois de mai et ces deux jours.

Le jardin de Pierral, Lire la suite

« Home » : Yann Arthus-Bertrand rend-il trop jolie l’écologie ?

tdg.ch, Claude Ansermoz, le 2 juin 2009

Yann Arthus-Bertrand rend-il trop jolie l’écologie ?

CINÉMA | Son film «Home» envahit les écrans du monde vendredi. L’homme est très contesté.

Il faudra être très fort pour échapper à Home. La terre «en danger» filmée du ciel par Yann Arthus-Bertrand envahira simultanément tous les écrans du monde (117 pays) vendredi prochain pour la Journée mondiale de l’environnement. A tarif réduit dans les cinémas (8fr.), gratuitement et en haute définition à la télévision (France 2 et TSR) et en libre téléchargement sur Internet. Sans compter les DVD (8fr.90) et les livres. But avoué de l’opération: toucher plusieurs centaines de millions de spectateurs. Plus que la finale de la Champions League de mercredi passé.

Financé par Pinault

Rarement l’alerte verte ne s’était donné autant de moyens. Financé à hauteur de 15 millions de francs par l’industriel François-Henri Pinault, Home a nécessité cinq cents heures de tournage dans 54 pays. Les rushs ont été ramenés à cent vingt minutes de documentaire avec la voix off de Jacques Gamblin, Glenn Close et Salma Hayek. Luc Besson s’est chargé de la distribution et Al Gore du consulting scientifique. Le marketing des produits dérivés est signé Sergio Rossi, Yves Saint Laurent, Gucci, Boucheron ou Bottega Veneta. L’écologie n’a jamais été aussi glamour.

Un esthétisme luxueux qui touche aussi la forme de Home. Vue d’en haut, même la pollution est belle. Cela peut brouiller le message. Tout comme le parcours de Yann Arthus-Bertrand, ancien photographe officiel du Paris Dakar pendant dix ans. Et qui n’hésite parfois pas à proposer ses services, via son son agence Altitude Anyway, a de grandes sociétés forcément polluantes. Comme par exemple des photos illustrant le rapport d’activité 2005 de Total.
Trois millions de livres

L’homme, qui gère très bien ses paradoxes (lire interview), a fait aussi de l’écologie aérienne son fonds de commerce. Le livre La Terre vue du ciel s’est vendu à plus de trois millions d’exemplaires. L’expo éponyme tourne toujours: Montpellier vient de payer 54 000 euros pour l’offrir gratuitement à ses contribuables cet été.

Un «hélicologiste»

Mais les détracteurs de YAB ne s’arrêtent pas là. A l’image de Vincent Cheynet, rédacteur en chef du mensuel Décroissance. Il a surnommé YAB «l’hélicologiste.». Rapport à sa propension à recourir systématiquement aux rotors pour ses projets. Pour Home, cela représente 1532,55 tonnes d’émissions de CO2. Que Yann Arthus-Bertrand «compense» via un chèque de 22 988 euros fait à sa propre fondation Action Carbone. Celle-ci investit cet argent dans un projet de réservoirs à biogaz en Inde.

Bref, pour Vincent Cheynet, c’est «du CO2lionalisme» visant à Lire la suite

8 juin : Soirée d’information sur un projet d’épandages de boues à Rions.

Les jardins de la Citadelle, Rions, 26 mai 2009

L’Association Les Jardins de la Citadelle, en partenariat avec la Coordination contre les épandages dégradants et ATTAC, organise lundi 8 juin de 18h30 à 20h30, une soirée d’information sur un projet d’épandages de boues à Rions. Ces boues sont composées de déchets ultimes provenant de stations d’épuration urbaines et industrielles, contenant des métaux lourds tels que zinc, plomb, cadmium, cuivre, pyrène. Ces déchets sont mélangés à une grande quantité de fientes de volailles d’élevages industriels, des broyats de bois et d’agglomérés (peintures, colles toxiques) qui présentent effectivement l’aspect d’un compost. Au-delà de Rions, il s’agit aussi de 22 communes girondines et 1 665 hectares qui sont concernés par la demande d’une filiale de VEOLIA Environnement de pouvoir disposer, en Gironde, de plusieurs sites d’épandages.

Le projet concernant Rions s’étend sur près de 16 hectares en bordure d’un affluent de l’Oeuille.
Défendant et valorisant le profond respect de la terre, de son biotope et des écosystèmes qui en dépendent, encouragée, par ailleurs, par la réponse négative à la demande d’autorisation préfectorale que fit la municipalité de Rions dans le cadre de l’enquête publique, l’Association informera les habitants de Rions et tous ceux et celles qui se sentent concerné(e)s par les conséquences d’un tel projet, de se retrouver lundi 8 juin à la Salle des Fêtes de Rions. Nous mettrons aussi à votre disposition Lire la suite

Edgar Morin – La voie : Les 7 réformes pour le XXIè siècle

dialoguesenhumanité.free, 2009

Edgar Morin – La voie : Les 7 réformes pour le XXIè siècle

Sparsa colligo

« Il y a ceux qui voudraient améliorer les hommes et il y a ceux qui estiment que cela ne se peut qu’en améliorant d’abord les conditions de leur vie. Mais il apparaît que l’un ne va pas sans l’autre et on ne sait par quoi commencer » André Gide Journal 194249, p.31

« Les forces « extérieures » du monde sont les mêmes que celles qui nous agitent intérieurement ; ses drames, ses tentations, ses lâchetés, ses cruautés –pour peu qu’on ait l’occasion,la volonté, la franchise, l’intelligence de les voir, de leur résister, de les combattre en soi-même procèdent aussi de la vie intérieure de tous les autres êtres humains….Les cruautés des tyrans leur viennent d’une vie intérieure qui nous est commun à tous » Pierre Guyotat

« Il faudrait voir d’une part si le projet humain réalisé durant ces six millénaires par l’homo historicus est le seul projet humain possible et d’autre part voir s’il ne faudrait pas faire aujourd’hui quelque chose d’autre » Raimundo Pannikar

« Si le domaine des idées est révolutionné, la réalité ne peut demeurer telle qu’elle est » Hegel

« Nous continuons à chercher des dépanneurs de la planète alpha, alors que nous sommes sur la planète bêta, où seuls les questionneurs peuvent nous aider » Ph. Caillé

Je ne cesse d’avoir de nouvelles preuves qu’un grand potentiel de bonne volonté sommeille en nous. Celleci n’est qu’atomisée, intimidée, piégée, paralysée et désemparée. Dans cette situation, il est du devoir des hommes politiques de ramener à la vie ce potentiel timide et sommeillant, de lui proposer une voie, de lui frayer un passage, de lui redonner assurance, possibilité de se réaliser, bref espoir. Vaclav Havel

Première partie

  1. La difficulté de penser le présent « no sabemos lo que pasa y eso es lo que pasa » (Ortega y Gasset) Il y a toujours retard de la conscience par rapport à l’immédiat.
    Il y a la rapidité des processus en cours. Il y a la complexité propre à la globalisation : inter-rétroactions innombrables entre processus extrêmement divers (économiques, sociaux, démographiques, politiques, idéologiques, religieux, etc.).
  2. Le paradoxe de la mondialisation La mondialisation est à la fois le meilleur (inter solidarité et communauté de destin, symbioses et métissages culturels, possibilité d’émergence d’un monde nouveau) et le pire (les dégradations, régressions et menaces mortelles sur l’espèce humaine).
  3. La crise planétaire
    1. situation chaotique du point de vue de la multiplicité des nations et des déchaînements ethnico-politico-religieux
    2. contradiction entre les souverainetés nationales absolues et la nécessité d’une autorité supranationale pour traite les problèmes vitaux de la planète
    3. interdépendance accrue de chacun et de tous (l’ONU pourrait se fonder sur une déclaration d’interdépendance ONU)
    4. infra-texture d’une société-monde que les processus techno-économiques ont fait émerger, mais que la crise planétaire empêche d’émerger
    5. communauté de destin des humains (l’interdépendance, les menaces nucléaires et écologiques) mais faible Lire la suite

Notre Dame des Landes du 3 au 9 août 2008 : Des tritons, pas des avions !

decroissance.info, communiqué, 31 mai 2009

Camp Action Climat à Notre Dame des Landes du 3 au 9 août 2009

Pour télécharger l’appel, cliquez ici

« Des tritons, pas des avions ! »

Le projet de nouvel aéroport proche de Nantes est inutile et nuisible ! L’aéroport actuel de Nantes-Atlantique suffit et suffira largement. Avec ce projet, le béton et le bitume recouvriraient environ 2000 hectares d’un bocage très préservé et détruiraient une cinquantaine d’exploitations agricoles. Dans le contexte mondial où la poursuite du « toujours plus » – pour les mêmes – engendre inégalités, destructions et pollutions, ce lieu est un symbole fort de la nécessité de nouvelles logiques : écologiques, anticapitalistes et autogestionnaires !

Le Camp Action Climat a les objectifs suivants :

1/ sauver les terres agricoles menacées par le projet, en touchant plus largement le public local, mais aussi en élargissant et en médiatisant la lutte, l’aidant à se pérenniser pour modifier le rapport de forces.

2/ agir pour sortir des logiques économiques et sociales dominantes, qui sont à l’origine des dérèglements climatiques en cours, en menant des actions locales et en participant à un réseau de lutte national et international « Camp Climat ».

3/ faire progresser les pratiques d’autogestion, les modes d’action non-violente et les pratiques écologiques en apprenant ensemble, en pratiquant l’échange de savoirs et en mettant en place de nouvelles formes d’actions médiatiques et de résistances.

Le camp est préparé par un collectif ouvert auquel chacunE peut participer et où tout le monde peut s’exprimer, afin d’inclure autant de personnes que possible dans les décisions, prises au consensus.

Le camp fonctionnera de manière autogérée, avec pour principes de base : une empreinte écologique minimum, des actions à fort impact auprès de la population locale et/ou des médias, des échanges de savoirs sur les pratiques alternatives et écologiques, la mise en commun des bénéfices, la pratique du prix libre ou coûtant et le développement de réseaux. Il s’inscrira dans le cadre d’une semaine de résistance sur le site et fera suite à deux moments forts sur place : le festival « Le Plancher des Vaches » (samedi 1er août) et le pique-nique annuel des opposants au projet d’aéroport (dimanche 2 août).

La participation d’organisations qui souhaitent être présentes au Camp Action Climat et qui rejoignent ces principes est Lire la suite

Bordeaux : Tout savoir sur la croissance verte

sudouest.com, Isabelle Castéra, le 1er Juin 2009

Tout savoir sur la croissance verte

Évidemment, Bordeaux ne pouvait pas passer à côté. « Développement durable : la croissance verte, comment ? » Le thème choisi par l’Université de tous les savoirs, cycle de conférences de haut niveau qui se tient à Paris depuis 2000, ne pouvait qu’interpeller la capitale girondine.

L’UTLS initiative du gouvernement a pour mission de diffuser le savoir dans la cité, depuis 2000, sous la direction du philosophe Yves Michaud. Pour la première fois cette Université va se délocaliser et c’est Bordeaux qui a tendu la main grâce à Josy Reiffers, adjoint. Constance Mollat, conseillère municipale déléguée auprès de Josy Reiffers, sur l’université et la diffusion des savoirs a travaillé d’arrache-pied avec Daniel Truong-Loï, afin de mettre en place, à Bordeaux un cycle de conférence, de même qualité qu’à Paris.

« Les conférences bordelaises vont se dérouler en simultané avec celles de Paris, les intervenants ne seront pas les mêmes, à une ou deux exception près, explique-t-elle. Évidemment, le thème du développement durable nous a particulièrement intéressés. »

Sept conférences sont prévues du 2 juin au 22 juin, elles se tiendront à l’amphithéâtre Léon Duguit, université de Bordeaux IV, place Pey-Berland à Bordeaux. François Moisan, directeur scientifique de l’Ademe entame le cycle le 2 juin à 18 h 30 pour parler de l’écologie mode de vie. Le 3 juin à la même heure, Jean-Louis Bergey, directeur régional de l’Ademe traitera de consommation durable.

Le 4, Benoît de Guillebon, abordera l’économie verte et l’architecte Duncan Lewis expliquera comment construire avec la nature, le mardi 9 juin. Didier Roux, directeur du développement et de la recherche chez Saint-Gobain, se penchera sur les enjeux de l’habitat de deamin, le 11 juin et le Dr Hélène Budzinski, du laboratoire de physico-toxico-chimie de l’environnement de Bordeaux 1 soulèvera le problème des substances toxiques qui contaminent le système aquatique le 12 juin. Luc Ferry, philosophe et ancien ministre, clôturera ce premier cycle de conférences, le lundi 22 juin à 18 h 30.

Cette initiative a toutes les chances de Lire la suite

Pédibus : Sur le chemin de l’école à petits pas

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 30 Mai 2009

MODES DE VIE. Fini la voiture. Des ramassages scolaires à pied s’organisent dans de plus en plus d’écoles de l’agglo

Sur le chemin de l’école à petits pas

La maman d’Adèle le reconnaît. Presque gênée. « Nous habitons à 800 mètres de l’école. Nous essayons de venir à pied, mais c’est plus souvent en voiture. » Depuis lundi, c’est terminé. Sophie Gombeau et sa fille laissent le véhicule au garage et marchent matin et soir. Même sous la pluie.

Cette mère de famille s’est portée volontaire pour devenir parent conducteur du « Pédipuyre », nom qu’ont trouvé les enfants pour le ramassage scolaire à pied qui vient d’être mis en place à l’école élémentaire Jean Jaurès à Parempuyre. Deux lignes d’environ un kilomètre ont été ouvertes.

Matin et soir, ce mode de transport, communément appelé pedibus, fonctionne comme un autobus, mais sans roues, ni pollution et avec des parents bénévoles qui accompagnent le groupe d’écoliers. Sur le trajet, ils récupèrent ou ramènent les enfants à des arrêts où attendent les familles. Entre vingt et trente lignes fonctionnent de la même manière dans l’agglomération aujourd’hui.

« Se rendre la vie plus facile »

Pour Adèle, « venir à l’école à pied, c’est bien pour la planète ». « Cela permet de faire du sport », dit aussi Lucie, sa camarade de classe. À Parempuyre, ce sont les associations de parents d’élèves qui ont mis sur pied cette initiative. Ils se sont appuyés sur le dispositif « Car à pattes » (voir ci-dessous). « Cela a permis aux parents accompagnateurs d’avoir un appui pour créer les lignes, notre charte de fonctionnement et apprendre à arrêter les voitures sur le trajet », explique Guylaine Bourgeois, la maman d’élève qui a piloté le projet. La mairie, elle, a fourni les gilets fluorescents.

« C’est pour l’environnement que je me suis impliquée dans cette démarche. Et si je calcule bien, aller à l’école à pied est quasiment aussi rapide que de s’y rendre en voiture », raconte Sophie Gombeau, la mère d’Adèle, qui désormais peut oublier les embouteillages devant l’école à l’entrée et la sortie des classes.

À Mérignac, où deux lignes fonctionnent depuis octobre dernier au groupe scolaire Marcelin Berthelot, Thierry Godard, le directeur du centre socioculturel qui a appuyé la mise en place du pedibus, évoque une autre raison. « Cela permet de créer une solidarité entre les parents. Ils font mieux connaissance. Surtout, en accompagnant tour à tour les enfants à l’école, ils se rendent la vie plus facile. »

15 nouvelles lignes en un an

Pourtant, ce n’est ni pour l’écocitoyenneté, ni l’activité physique, ni le lien social qu’a été créé le premier pedibus dans le monde en 1976, mais pour Lire la suite

Dominique Bourg – L’Occident doit-il se réinventer face à la crise écologique ?

rsr.ch, Anik Schuin, le 31 mai 2009

Environnement: changer, vite

L’Occident doit-il se réinventer face à la crise écologique ?

Le philosophe Dominique Bourg plaide pour la radicalité.

[Une heure d’entretien dans le cadre de l’émission « Le meilleur des mondes » sur le site de la radio Suisse Romande]

La crise écologique est avérée. Les risques, souvent liés, touchent toutes les sphères: économique, financière, géopolitique, alimentaire, sanitaire.

Aujourd’hui, il s’agit de réduire le double déséquilibre, social et environnemental. Chaque petit geste compte : consommer local, préférer le vélo même électrique à la voiture, réfléchir à ses besoins, à la répartition de nos biens matériels, bref sortir du cercle vicieux de la surconsommation et d’une vision – occidentale – qui a érigé la croissance en but ultime.

Ces petits pas, Dominique Bourg les reconnaît, les apprécie et les encourage. Mais le philosophe plaide pour une rupture dans notre manière de penser et donc de vivre. Selon le philosophe, rien de ce que nous entreprenons aujourd’hui n’est à la hauteur de l’enjeu auquel nous sommes confrontés. Il faut repenser notre manière de vivre et notre rapport à la nature.

Dominique Bourg fait des propositions concrètes via entre autres Lire la suite