VIENT DE PARAITRE : Les deux âmes de l’écologie

Médiapart, Guillaume Henchoz, le 29 novembre 2008

Le développement durable face à l’écologie politique

Références : Romain FELLI, Les deux âmes de l’écologie : une critique du développement durable, Paris : l’Harmattan, 2008, 100 p.

On a beaucoup glosé sur les horizons idéologiques de l’écologie, mais étrangement, le développement durable semble y échapper. Présenté surtout comme une technique visant à réguler les ressources mondiales, ce dernier est aussi sous-tendu par une doctrine politique qui se construit en opposition à une écologie politique plus radicale.  » Les deux âmes de l’écologie « , ouvrage de Romain Felli, récemment paru aux éditions de L’Harmattan, fait le point sur ces deux perspectives.

Le développement durable a le vent en poupe. Les partis politiques, de droite comme de gauche, en ont tous rédigé un chapitre dans leurs programmes. En France, lors des dernières élections, les principaux candidats avaient signé la charte sur le développement durable proposée par Nicolas Hulot. Depuis le sommet de Rio en 1992, les organisations internationales ont mis en place une batterie de projets, de lois, de protocoles – dont le plus médiatisé est celui de Kyoto. Label DD, sensibilisation en entreprise, développement de l’écologie industrielle, tous les composants de notre environnement social semblent touchés par l’importance de préserver les ressources pour les générations futures, et de diminuer les dégâts inhérents à notre empreinte écologique. Sommes-nous pour autant tous devenus écologistes ?

Une écologie, deux doctrines politiques

Non, répond Romain Felli, géographe et politologue, assistant à l’Université de Lausanne (Suisse). Dans un récent ouvrage,  » Les deux âmes de l’écologie « , ce jeune chercheur tend à montrer que deux manières d’appréhender l’écologie coexistent depuis fort longtemps :  » En réalité, deux tendances se sont opposées dès l’origine et continuent à le faire. Réduire la pensée écologique au développement durable, c’est nier cette opposition et nier la pratique actuelle  » (p. 13). Romain Felli oppose en fait l’écologie politique au développement durable. Une batterie de concepts mais également de pratiques et d’idées politiques permettent d’effectuer cette distinction.

Weber le vert 

La démarche de Romain Felli est d’ordre sociologique. Il s’emploie par le biais d’une méthode idéale-typique dont on trouve les éléments fondateurs chez l’un des pères de la sociologie, Max Weber, à conceptualiser deux notions, l’écologie par en haut (le développement durable) et l’écologie par en bas (l’écologie politique) :  » Il est délicat de définir un critère unique qui permettrait de déterminer les positions respectives de ces deux courants de l’écologie ; il s’agit donc d’éviter d’essentialiser ces concepts en leur donnant une univocité qu’ils n’ont pas. Les oppositions que nous avons déterminées doivent se comprendre comme des types idéaux, situés à l’extrémité d’un continuum sur lequel différentes positions sont possibles  » (pp. 14-15). A partir de cette perspective, l’auteur s’emploie à passer à la loupe les principales oppositions qui séparent ces deux doctrines politiques. Lire la suite

Après l’empreinte carbone, “l’empreinte eau”

Greenunivers, le 29 octobre 2008

Après l’empreinte carbone, “l’empreinte eau”

Pour boire une tasse de café aux Pays-Bas, il aura fallu en fait … 140 litres d’eau – essentiellement pour faire pousser les plants, mais aussi  laver le café, le transporter, etc.

Mais il faut aussi 1.000 litres d’eau pour obtenir une brique de lait d’un litre, 16.000 litres d’eau pour un kilo de viande de bœuf, 900 litres pour un kilo de maïs et 3.000 litres d’eau pour un kilo de riz.

Ces calculs frappants sont le fruit d’un nouvel outil de mesure de l’« empreinte eau » (c’est-à-dire la quantité d’eau nécessaire à la consommation d’une personne, ou d’une ville ou d’un pays) élaboré par sept organisations mondiales dont le WWF, l’Unesco, l’International Finance Corporation (filiale de la Banque Mondiale) et le World Business Council for Sustainable Development, qui viennent de fonder le Water Footprint Network (Réseau Empreinte Eau).

Ce Réseau Empreinte Eau fournit des outils de mesure disponibles gratuitement sur internet pour calculer l’empreinte eau pour un particulier ou  pour tout un pays.

Il estime ainsi que les Français consomment, en moyenne, 1.875 m3 par personne et par an, contre 1.243 m3 par personne en moyenne sur Terre, avec par exemple 1.381 m3/personne au Brésil et 2.483 m3 aux Etats-Unis.

Le Réseau bénéficie aussi de l’outil de mesure de l’empreinte eau pour les entreprises mis en place par le World Business Council for Sustainable Development.

 

 

Toute l’idée des membres du réseau est de prendre les devants face à une raréfaction probable de l’eau avec le réchauffement climatique, Lire la suite

www.preventiondechets.fr

France Nature Environnement, communiqué, le 27 novembre 2008

www.preventiondechets.fr

Après quelques mois de chantier, et alors que la semaine nationale de réduction des déchets bat son plein, FNE annonce la réouverture de son site Internet consacré à la prévention des déchets. Une nouvelle version, plus conviviale, qui se veut à la fois accessible, complète et stimulante.

Pour Delphine Tombal, responsable du site : « Ce site très complet, mais ludique, intéressera à la fois le grand public, et les professionnels de la prévention des déchets : associations, collectivités et acteurs économiques ».

Ainsi, la page Je m’engage donne de nombreux conseils simples pour devenir éco-consommateur et agir au quotidien pour produire moins de déchets et mieux gérer ceux qui restent.

Mais les plus avertis ont aussi accès à de l’information technique sur le compostage domestique, les emballages, les labels écologiques…

Nombre d’informations présentes sur l’ancien site ont été réutilisées (dans un souci de réduction des déchets) et ce site Internet continue de répondre aux trois questions :

–        Qu’est-ce que la prévention ?,

–        Pourquoi faire de la prévention ?

–       Comment faire de la prévention ?

Des nouveautés ont également trouvé leur place : notamment une rubrique actualité qui rassemble actus, communiqués de presse et l’agenda de la prévention.

Un site immatériel pour produire moins de déchets matériels !

A visiter d’urgence sur : www.preventiondechets.fr

Pour recevoir les dernières informations concernant la prévention des déchets : Lire la suite

La crise économique nous mène t-elle à la guerre ?

bellaciao.org, Annie Lacroix-Riz, le 22 novembre 2008

D’une crise à l’autre : 1929-2008 « mais en plus grave »
Interview de l’historienne Annie-Lacroix-Riz par Julien Versteegh

Nous faisons face à la plus grave crise depuis celle de 1929, disent tous les analystes. Mais que fut cette crise de 1929 ? Quelles en sont les origines ? Quelles en ont été les conséquences ? Retour sur une histoire riche en enseignement.

« Les causes de la crise de 1929

Annie Lacroix-Riz. La crise de 1929 est avant tout une crise de surproduction (désigne une production trop importante par rapport à la demande,ndlr) qui se produit au terme des dix ans qui ont succédé la première guerre mondiale qui elle-même avait mis fin à la première grande crise du capitalisme de 1873.

La surproduction a entraîné une baisse des taux de profit insupportable pour le capital. Il y avait eu la Première guerre mondiale (1914-1918) qui avait détruit la surproduction, mais pas assez. En 1920-1921, une crise sévère éclate mais dont le capitalisme international et surtout américain se sort en liquidant beaucoup de capital, en augmentant le chômage etc…

Suit une période de très intense accumulation du capital qui se traduit par des concentrations énormes.

C’est dans le courant des années 1920 que se constituent les plus grands groupes industriels monopolistes qui existent encore aujourd’hui comme l’IG Farben et les Aciéries réunies (Vereinigte Stahlwerke) en Allemagne, etc. Avec comme corollaire un développement du chômage.

Alors pourquoi cela explose en 1929 ?

Il s’est produit exactement les mêmes phénomènes qu’aujourd’hui. Cette énorme concentration du capital a développé des moyens gigantesques de production (des usines gigantesques, ndlr) et pesé négativement sur le taux de profit.

Ce phénomène a été accompagné par des phénomènes spéculatifs.

Rappelons qu’une des caractéristiques du capital, c’est la dissociation du capital argent de la production, revenons au Capital de Marx. Il y a donc eu une énorme spéculation entre 1924 et 1929, entraînant une différence entre le niveau de la production matérielle et le niveau de la spéculation.

Comme aujourd’hui, le facteur financier a été non pas la cause de la crise, mais le facteur déclenchant de la crise.

Par exemple aux États-Unis, quelques secteurs avaient connu une croissance remarquable, les industries neuves, l’automobile, l’industrie électrique.

Mais d’autres secteurs étaient morts. Il y avait une surproduction structurelle dans l’agriculture, le charbon était en crise, il y avait du chômage massif dans toutes les vieilles industries, l’industrie textile était malade.

Donc comme aujourd’hui, le facteur financier a été non pas la cause de la crise, mais le facteur déclenchant de la crise. Quand on dit aujourd’hui aux gens que c’est une crise différente parce qu’il s’agit d’une crise boursière, c’est complètement faux. Il s’est produit les mêmes mécanismes de surproduction.

Les conséquences de la crise de 1929 Lire la suite

Un énarque atypique à la tête de Greenpeace France

Libération, Alexandra Schwartzbrode, 27 novembre 2008

Un énarque atypique à la tête de Greenpeace France

Ecologie. Avec Robert Lion, l’association s’offre un homme de réseau.

Un mini événement s’est produit samedi que personne n’a vraiment relevé : Greenpeace France a nommé à sa tête un énarque et inspecteur des finances, Robert Lion. Cela signifie-t-il que l’organisation écologiste rentre dans le rang et s’institutionnalise ? Oui et non.

Non, si l’on regarde la personnalité du haut fonctionnaire en question, totalement atypique. Robert Lion, 74 ans, a fait partie des experts que François Mitterrand réunissait à la fin des années 1970 pour préparer son programme. Il était alors délégué général de l’Union des HLM tout en planchant sur la création de l’Agence pour les économies d’énergies qui deviendra l’Ademe («Nous avons réduit de 30 % les charges de chauffage de 900 000 HLM entre 1975 et 1980», s’enorgueillit-il). Il fut ensuite directeur de cabinet du premier chef de gouvernement socialiste, Pierre Mauroy, avant d’être nommé, à la demande de Mitterrand, patron de la Caisse des dépôts et consignations.

Fibre sociale. Financier des collectivités locales, il lance des tas de programmes pour encourager, à une époque où ce n’est franchement pas dans l’air du temps, les économies d’énergie et les renouvelables. C’est que Robert Lion n’est pas qu’un serviteur de l’Etat. Il a une fibre sociale et environnementale, dont il a d’ailleurs du mal à définir l’origine. C’est comme ça. «J’ai toujours été réticent vis-à-vis du nucléaire, sans que ce sentiment soit vraiment étayé, dit-il. En 1981, avec Mauroy, on avait de grands débats sur l’atome. J’étais contre le renforcement du programme nucléaire. J’ai perdu.»

En 1992, il décide de quitter tous les conseils d’administration dont il est membre (sauf Eurotunnel, pour lequel il a une petite affection) et de se lancer dans l’associatif : «J’ai hésité entre droits de l’homme et environnement.» Il crée notamment Energy 21 «qui a contribué à la prise de conscience en France des alternatives au tout nucléaire». Et prend la présidence, en 2002, d’Agrisud, une ONG qui aide, partout dans le monde, «des gens très modestes à devenir petits entrepreneurs», surtout dans l’agriculture. Membre de l’Alliance pour la planète, il participe au Grenelle de l’environnement où il fait cause commune avec Greenpeace. Lorsqu’il parle, un mot revient souvent : «contre-pouvoir». Greenpeace ne pouvait pas passer à côté.

«Zodiaque». D’autant que les réseaux de Lion sont énormes. Il aime à raconter que son coiffeur est toujours rue de Lille, près de la Caisse des dépôts où il garde des contacts. «Depuis samedi, on m’appelle « le zodiaque » là-bas», s’amuse-t-il, une référence à l’affaire Greenpeace. C’est là qu’on en revient au virage en cours chez Greenpeace. «Les banderoles et les bidons d’essence, ça ne suffit plus, note Pascal Husting, son directeur-général. Greenpeace ne se contentera plus de contester et dénoncer, elle va devenir force de propositions. Se créer une légitimité, ne plus apparaître comme « dangereux » aux yeux des Etats.» Lire la suite

Décollage du solaire chez les particuliers en France

Le Figaro, le 27 novembre 2008

Décollage du solaire chez les particuliers en France

Grâce à l’instauration, il y a dix huit mois, de crédits d’impôt et d’un tarif avantageux de rachat par EDF, une installation solaire est un placement financier qui rapporte aujourd’hui 10% par an, sur 20 ans.

Du nord au sud de l’Hexagone, de plus en plus de Français installent des panneaux solaires sur le toit de leur maison. La pratique n’est plus l’apanage de fermes isolées du Larzac : le nombre d’installations devrait tripler cette année, et encore tripler en 2009.

C’est l’estimation des deux principales sociétés françaises du secteur, Evasol, distributeur de systèmes solaires et leader pour les particuliers, et Solairedirect, qui réalise à la fois des toits individuels et des grands parcs solaires et revendique la place de numéro un français du solaire, tous marchés confondus. Solairedirect vient de lever le montant spectaculaire de 20 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs.

Le solaire bénéficie depuis 18 mois d’une alléchante subvention qui, outre son aspect écologique, en fait un placement financier très intéressant. Avec des crédits d’impôt et surtout un tarif avantageux de rachat par EDF.

«Une installation solaire, c’est un investissement qui rapporte 10% par an, sur 20 ans», calcule Stéphane Maureau, le patron d’Evasol, créée en 2007 sous la houlette du fabricant de panneaux solaires Tenesol, filiale d’EDF, Total et EDF Energies Nouvelles. Une installation type consiste à faire poser 20 à 30 m2 de panneaux solaires sur le toit (soit 2 ou 3 kilowatts de capacité), ce qui coûte environ 25.000 euros tout compris (dépose des tuiles, remplacement par les panneaux, supports en aluminium et onduleur).

«C’est cher, poursuit-il, mais il faut en retrancher le crédit d’impôt (un chèque envoyé par le fisc, que l’on soit imposable ou non) qui va jusqu’à 8 .000 euros, ainsi que des aides locales, variables, généralement de l’ordre de 2.000 euros. Au final, l’installation vous coûte 15.000 euros environ».

Un tel système produit environ 2.500 kilowattheure – un peu plus dans les régions ensoleillées et si le toit est bien orienté – de quoi alimenter toute l’énergie de la maison hors chauffage. Et EDF rachète cette électricité 57 centimes par kilowattheure. «Vous touchez donc chaque fin d’année un chèque de 1.450 euros, ce qui rembourse le système en 10 ans. En 20 ans, vous aurez perçu 29.000 euros. Donc, 10% de rendement par an», explique Stéphane Maureau

Seuls soucis, les dossiers pléthoriques à remplir et les délais administratifs – de 4 à 6 mois -, les zones classées intouchables, et surtout le manque de poseurs de panneaux !

L’attrait des incitations séduit les particuliers. «Nous sommes encore très en retard sur l’Allemagne et d’autres pays européens, mais le marché naît enfin», commente Stéphane Maureau. Evasol, qui revendique 20% du marché des particuliers, a réalisé dès sa première année un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros et un bénéfice de 100.000 euros. Depuis juin, elle fournit environ 500 installations par mois, et escompte trois ou quatre fois plus de recettes cette année. Son carnet de commandes atteint déjà 70 millions. Lire la suite

Associations et Grenelle : des préjugés sont tombés

Vivagora, Sandrine Bélier (représentante de FNE au Grenelle), le 27 novembre 2008

Grenelle de l’environnement : des préjugés sont tombés

Au cours des derniers mois, deux principaux préjugés sont tombés : D’une part, intégrer la préservation de la nature et de l’environnement au sein de toutes les politiques publiques et économiques n’est pas impossible et n’est pas une simple lubie de quelques « écolos ». D’autre part, les militants écologistes regroupés dans les associations de protection de l’environnement ne sont pas de simples « rêveurs », « empêcheurs de tourner en rond », ni « des extrémistes opposés au progrès », ils constituent une vraie force de proposition. Ces derniers se sont révélés être des acteurs majeurs pour une nouvelle gouvernance écologique, s’appuyant notamment sur le dialogue environnemental. Ainsi, le Grenelle de l’environnement a permis l’émergence et la reconnaissance des « partenaires environnementaux » et la nécessité de considérer les intérêts environnementaux avec la même diligence que les intérêts sociaux et économiques.

Les premiers signes de cette reconnaissance se traduisent dans les divers processus législatifs entamés fin 2007. Timidement d’abord, mais hautement symbolique dans la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui rebaptise le Conseil économique et social en Conseil économique et social et Environnemental et prévoit la création de deux nouvelles Commissions au parlement. La/les lois organiques à venir conforteront ou non l’intégration effective de la prise en compte de l’environnement dans les trois assemblées constitutionnelles de la république.

Ensuite, dans le « projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement » dit Grenelle 1, adopté en 1ère lecture par l’assemblée nationale le 21 octobre dernier, qui pose les premières pierres d’un nouveau statut pour les partenaires environnementaux (article 43). Le texte devrait être examiné en première lecture par le Sénat dans la première quinzaine de janvier 2009.

A ce stade des discussions parlementaires, nous avons obtenu que les associations et fondations bénéficient d’un régime nouveau de droits et d’obligations, lorsqu’elles remplissent des critères, notamment de représentativité, de gouvernance, de transparence financière ainsi que de compétence et d’expertise dans leur domaine d’activité. C’est le levier qui nous manquait pour trouver notre place dans nombre d’instances de décisions dans lesquelles les intérêts environnementaux ne sont pas suffisamment représentés. Par exemple, nous devrions à l’avenir avoir des représentants, en nombre significatif, aux Conseils économique, social et environnemental national et régionaux. Les associations devraient aussi être davantage associées et consultées pour les projets d’aménagement du territoire. En substance, sur la gouvernance publique, nous avons obtenu, à ce stade du processus, ce que nous désirions. De même qu’il existe des partenaires économiques et sociaux, il faut désormais compter avec des partenaires environnementaux.

Nous avons également obtenu quelques avancées dans les domaines de la transparence et de l’expertise (article 45) : sur le développement de la production et la collecte d’informations ; la réforme des enquêtes publiques et du débat public de nature à permettre une meilleure participation du public ; le principe d’une expertise publique et de l’alerte environnementale réorganisées dans un cadre multidisciplinaire, pluraliste et transparent. Lire la suite