Bizi manifeste à vélo entre Bayonne et Anglet

sudouest.com, Camille Ponthieux, le 31 Aout 2009

MANIFESTATION. Samedi, avait lieu une balade à vélo, entre Bayonne et Anglet

Oui au transport écolo

«Oui au Chronobus », « Copenhague J-100 » ou « la planète en danger ». Tels étaient les slogans affichés sur les pancartes du joyeux cortège qui a rassemblé près d’une centaine de cyclistes, samedi après-midi, entre Bayonne et Anglet. L’invitation avait été lancée par le groupe altermondialiste basque, créé au début de l’été, Bizi !. Objectif : défendre les voies de Chronobus, demander leur extension à tout le BAB et promouvoir les transports écologiques.

Les manifestants se sont rassemblés, dès 15 heures, devant la mairie de Bayonne. Leurs motivations étaient très diverses. Bernard et Patricia, deux Bayonnais, avaient pris le Chronobus pour la première fois le matin même. « Il est vrai qu’il va falloir un peu de temps avant que les gens changent leurs habitudes, souligne Bernard. Mais c’est un vrai confort. En cinq minutes, vous reliez le centre de Bayonne à Anglet. Et c’est beaucoup moins cher que la voiture ».

Xavier, lui, aime se déplacer à vélo et tient à soutenir la création de nouvelles pistes cyclables : « Il y avait un gros manque jusqu’à ce que les voies de Chronobus soient créées. Surtout pour une zone aussi touristique. Aujourd’hui, nous sommes plus sécurisés. »

« Dans le sens de l’histoire »

Après avoir habillé les vélos aux couleurs de l’association, le cortège s’est élancé en direction des allées Paulmy, face à des automobilistes plutôt circonspects.

« Il faut qu’il y ait une réelle prise de conscience qu’il faut changer d’attitude maintenant, explique Xabier, un des militants de Bizi !. Beaucoup parlent de gaz à effet de serre et de réchauffement climatique. Tout le monde s’inquiète mais quand il s’agit de la pratique, il n’y a plus personnes. Cette balade servira à montrer l’exemple et à couper l’herbe sous le pied de ceux qui se plaignent du Chronobus. »

Le 7 juillet dernier, les voies de Chronobus avaient été inaugurées, provoquant un tollé général, notamment chez les commerçants. « C’est sûr, certains aménagements sont aujourd’hui nécessaires pour améliorer le dispositif, note l’adjoint à l’urbanisme à la mairie d’Anglet Jean-Pierre Voisin, à l’accueil des manifestants samedi. Mais nous sommes persuadés que notre démarche va dans le sens de l’histoire. À terme, au moins trois lignes de Chronobus devraient voir le jour. »

Une bonne nouvelle pour les manifestants qui ont demandé la création d’une Lire la suite

Publicités

L’adaptation au changement climatique coûtera plus cher que prévu

actualites-news-environnement.com, Sandra Besson, le 28 août 2009

L’adaptation au changement climatique coûtera plus cher que prévu 

D’après une nouvelle étude, les mesures d’adaptation au changement climatique coûteront beaucoup plus cher que ce que les Nations Unies l’estimaient jusqu’à présent et les fonds d’aide prévus à cet effet devront donc être considérablement augmentés.

L’adaptation aux effets du changement climatique tels que les inondations et les sécheresses coûtera probablement beaucoup plus d’argent que ce que ne le prévoient les estimations des Nations Unies, d’après les indications d’un rapport publié jeudi dans la perspective d’un sommet majeur de l’ONU en décembre prochain.

Le secrétariat des Nations Unies pour le changement climatique, dirigé par Yvo de Boer, estime que le coût global de l’adaptation au changement climatique sera de 40 à 170 milliards de dollars par an jusqu’à 2030.

Les mesures d’adaptation comprennent par exemple la culture d’espèces alimentaires résistantes aux sécheresses, ou encore la limitation de la propagation des maladies liées au changement climatique.

Si les estimations correspondent à une fourchette si grande c’est à cause du grand degré d’incertitude qui plane sur certains coûts concernant des mesures bien particulières.

Les estimations du Secrétariat des Nations Unies pour le Changement Climatique ont été utilisées lors de plusieurs sommets climatiques de l’ONU cette année dans le cadre de la préparation du sommet de décembre qui aura lieu à Copenhague.

Lors de ce sommet, l’objectif est de conclure un nouvel accord international sur la façon dont le monde peut gérer le problème du changement climatique afin d’en limiter les conséquences négatives et de s’y adapter, d’après les auteurs de l’étude.

 « Si les gouvernements travaillent avec les mauvais chiffres, nous pourrions finir avec un accord biaisé qui échouera à couvrir les coûts de l’adaptation au changement climatique » d’après ce qu’a déclaré Camilla Toulmin, directrice de l’Institut International pour l’environnement et le développement.

L’Institut a co-publié l’étude portant sur les estimations faussées de l’ONU avec l’Institut Grantham pour le Changement Climatique du Collège Impérial de Londres (Imperial College London).

Leur étude indique que le Secrétariat des Nations Unies pour le Changement Climatique a fait ses estimations trop rapidement « en quelques semaines » d’après l’auteur Martin Parry, et n’avait donc pris en compte certains secteurs que partiellement.

Les auteurs ont mis six mois à mettre à jour les estimations de l’ONU et ont fait examiner leurs chiffres par sept scientifiques spécialisés dans l’adaptation au changement climatique, dont les principaux auteurs de l’étude originale des Nations Unies.

 « En regardant simplement en profondeur les secteurs que le Secrétariat des Nations Unies pour le Changement Climatique avait étudié, nous estimons que les coûts de l’adaptation seront deux à trois fois plus élevés que leurs estimations, et Lire la suite

Rendez-vous à Copenhague, par Hervé Kempf

lemonde.fr, Hervé Kempf, le 29 août 2009

Rendez-vous à Copenhague, par Hervé Kempf

Bel été, campagne, mer, amours, tout va bien ? Canicule, avions pleins, bouchons autoroutiers. La routine estivale. Des usines ont fermé ? Hmm. On s’est bien reposé. Et… c’est la rentrée.

Pour l’écologie, elle prend la forme d’un compte à rebours : dans moins de cent jours s’ouvrira la conférence de Copenhague sur le changement climatique. Rendez-vous historique, magique, civilisationnel, vital – préparez-vous à la grandiloquence. Des cohortes de diplomates vont converger vers le Danemark début décembre, et sans doute pléthore d’activistes, militants, citoyens – on attendrait 100 000 mille personnes !

Objet du raout : mettre au point le traité qui succédera au protocole de Kyoto afin d’organiser la lutte internationale contre le changement climatique. Enjeu : les pays industrialisés s’engageront-ils à réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre en échange d’un engagement des pays émergents à limiter les leurs ? Etat des lieux : la négociation est bloquée. Barack Obama, empêtré avec sa réforme de la santé, a peu de chances de faire voter avant décembre son projet de loi sur le climat. Du coup, les diplomates états-uniens sont sur les freins. La Chine et l’Inde répondent : tant que vous ne bougez pas, on ne bouge pas.

Un déblocage se produira-t-il ? On verra. Mais au fond, la clé ne se situe pas dans le jeu des grandes puissances. Ou plutôt, la lecture géostratégique n’a pas de sens si elle néglige la répartition des forces sociales dans les pays opulents. Le verrou à ouvrir se situe ainsi au cœur du fonctionnement du capitalisme contemporain. Vous avez entendu parler de l’affaire des bonus, bien sûr. De quoi est-ce le symptôme ? Du fait que les personnes les plus riches refusent obstinément de remettre en cause leurs privilèges.

Or si l’on veut lutter contre le changement climatique sans se payer de mots, il faut que toute la société s’y mette. Qu’on le veuille ou non, cela signifie une diminution de la consommation matérielle. Mais il est impossible pour les classes moyennes d’accepter d’aller vers la sobriété si les classes dirigeantes n’acceptent pas de réduire sérieusement leur mode de vie.

Rompre avec des décennies de culture de consommation est déjà très difficile ; cela devient insupportable si la transformation n’est pas équitablement partagée. La prévention du changement climatique suppose donc une remise en cause profonde du système social. Précisément ce contre quoi se ligue l’oligarchie aux Etats-Unis – en bloquant la réforme de la santé avant de tenter de faire dérailler la loi sur le climat -, mais aussi en Europe, comme l’illustre la comédie des bonus. Résultat : une position diplomatique faible, et l’enlisement de la négociation climatique.

Vous voulez réussir à Copenhague ? Proclamez Lire la suite

Découvrez le site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du DD et de la Mer

Site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du DD et de la Mer, août 2009

Un ministère présent pour l’avenir

La création de ce ministère, sans équivalent en Europe, reflète la volonté du président de la République de se doter d’un outil institutionnel performant, véritable autorité environnementale en charge du portage des politiques exemplaires de l’État. Le ministère joue un rôle majeur de proposition et d’innovation dans les instances européennes et internationales.

Une action fondée sur huit objectifs de résultat et un de méthode

Relever le défi du changement climatique, en soutenant le développement d’une économie « décarbonée », efficace en énergie et en réduisant les émissions de tous les gaz à effet de serre.

Inventer une croissance responsable pour un avenir durable, fondée sur de nouveaux modes de production, de consommation et de déplacement, et qui respecte l’environnement tout en recherchant le progrès social et l’épanouissement de l’Homme.

Faciliter de nouveaux modes de production et de consommation reposant sur la sobriété dans l’utilisation des matières premières, des énergies fossiles et des ressources naturelles dans leur ensemble.

Construire davantage, construire mieux et participer à l’aménagement de quartiers durables et de villes porteuses d’urbanité ; développer une ville durable en recherchant des modèles urbains économes en espace, qui répondent aux besoins de développement d’offres de logements ou de services, tout en améliorant la qualité de vie, la diversité des activités et la mixité sociale, en réduisant les besoins de déplacements et en multipliant les modes de transport durables.

Sauvegarder la biodiversité et la qualité des milieux, un enjeu aussi important que le changement climatique.

Maîtriser les risques naturels et réduire les risques technologiques et sanitaires pour préserver la santé et la vie de nos concitoyens ainsi que la qualité du milieu naturel par un usage raisonné et adapté du principe de précaution.

Faire de nos territoires des lieux d’application des démarches de développement durable en mobilisant l’ensemble des acteurs locaux.

Renforcer la compétitivité des territoires dans le cadre d’un développement solidaire et équilibré de toutes leurs composantes : meilleure attractivité des territoires, amélioration de leur desserte, meilleur accès aux services…

Impliquer tous les acteurs socio-économiques et tous les citoyens dans la poursuite des 8 premiers objectifs et mettre la société en mouvement en la rendant plus participative, en adaptant les modes de gouvernance et de décision publique et en généralisant la concertation avec les parties prenantes.

Budget

20 milliards d’euros.

Les moyens du ministère progresseront de Lire la suite

FNE – Contribution Climat Energie/Taxe carbone : le Gouvernement recule en donnant l’impression d’avancer

France Nature Environnement, Communiqué de presse, le 26 août 2009

Contribution Climat Energie/Taxe carbone : le Gouvernement recule en donnant l’impression d’avancer

La Ministre des Finances Christine Lagarde a déclaré ce matin que le montant de 15 euros par tonne de CO2 lui semblait un bon taux pour la future Contribution Climat Energie (CCE), qui devrait être mise en place dès janvier 2010. Pour FNE, les récentes déclarations ministérielles laissent craindre que le Gouvernement ne s’écarte de l’objectif initial de la CCE

Evitons les faux débats

Pour Sébastien Genest président de FNE, le Gouvernement commet une grave erreur s’il espère avancer sur le sujet en se focalisant sur le chiffre de 15 euros. « Une taxe carbone à 15 euros mais sans redistribution de son produit pèsera bien plus sur le pouvoir d’achat qu’une taxe à 32 euros mais avec redistribution. N’enterrons pas la Contribution climat énergie au profit d’une taxe carbone avec un simple vernis vert »

Arnaud Gossement, porte parole de FNE ajoute : « De plus ce taux de 32 euros correspond au taux d’une taxe carbone qui ne porterait pas sur l’électricité, ce qui est également une erreur. Il faut donc un taux qui garantisse le signal prix pour le consommateur, une assiette qui garantisse la baisse de la consommation d’énergie et un mécanisme de redistribution socialement incontestable. Il faut également que le Gouvernement précise sa position sur l’augmentation progressive dans le temps du taux de la taxe. C’est sur ces sujets que nous attendons le Gouvernement. »

FNE s’oppose à la création d’une taxe carbone qui ne serait pas, à la fois, un facteur de progrès et social et environnemental.

Le risque d’une CCE au rabais

Après les déclarations hier d’Eric Woerth et de Chantal Jouanno, qui affirmaient que 32 euros par tonne de CO2 étaient un montant trop élevé et lui préférait un taux compris entre 14 et 20 euros par tonne de CO2, Christine Lagarde confirme la tendance à la baisse des ambitions en se prononçant pour un taux de 15 euros.

Ces déclarations font craindre à FNE qu’on ne se dirige vers une CCE au rabais, bien en deçà du montant de 32 euros conseillé par le rapport de Michel Rocard à l’issue de la conférence d’experts. Ce taux est pourtant le minimum nécessaire pour atteindre Lire la suite

Habicoop recense les projets de coopératives d’habitants pour faire avancer la loi

Rhône-Solidaires, Bertille Darragon / Habicoop le 25 août 2009

Habicoop recense les projets de coopératives d’habitants pour faire avancer la loi

Habicoop accompagne la création et le développement de projets immobiliers collectifs et coopératives d’habitants. Pour faire avancer la loi, elle lance un recensement des projets en cours et à venir, afin d’identifier la réalité de la demande sociale en faveur d’un statut de coopérative d’habitants qui manque actuellement en France. Projet d’habitat partagé en Rhône-Alpes et en France, faites-vous connaître en remplissant la fiche ci-jointe.

Avec nos adhérents, nous avons alerté les parlementaires pour intégrer dans la loi les éléments nécessaires au bon fonctionnement du statut (voir la rubrique sur la campagne nationale). Les amendements déposés lors de la loi sur le logement en février 2009 ont été retirés suite à l’engagement de la ministre de mener une étude. Ce travail est en cours et nous fournissons au ministère du logement les informations nécessaires pour qu’il maîtrise le dossier et comprenne la nécessité des modifications demandées. Très légitimement, le ministère souhaite mesurer la demande sociale, ne voulant pas mettre en oeuvre un dispositif dont ne s’empareraient que 2 ou 3 projets.

Aussi, si vous souhaitez que notre travail aboutisse, nous avons besoin que Lire la suite

Pays Basque : Les élus touchés par la LGV se plaignent de la confusion dans les données de RFF

lejpb.com, Goizeder TABERNA, le 29 août 2009

Les élus touchés par la LGV se plaignent de la confusion dans les données de RFF

La réunion réalisée jeudi à la sous-préfecture a mis de nouvelles données sur la table, mais le débat, lui, n’a pas changé. Il est vrai que la décision de placer la gare au coeur de Bayonne remporte l’approbation de la majorité des élus, mais la création d’une nouvelle voie ne convainc toujours pas les élus des trois communautés de communes touchées par la nouvelle ligne qui pointent le manque d’information.

«Je ne sais pas si on ne nous explique pas bien ou si le projet contient des incohérences…», confie le maire de Saint-Jean-de-Luz Peyuco Duhart. Il relève le manque de chiffres communiqués par RFF. Alain Iriart, conseiller général et maire de Saint-Pierre d’Irube affirme que les représentants de RFF «reconnaissent qu’ils ont de nombreux doutes sur les chiffres du trafic du fret». Ils annonçaient la saturation des voies actuelles pour 2015, aujourd’hui, ils la prévoient pour 2050, selon lui.

Par ailleurs, le maire de Saint-Jean-de-Luz souhaiterait avoir des explications sur la priorité donnée au fret sur le territoire français, alors qu’elle est donnée au transport des voyageurs sur le territoire espagnol. Et d’ajouter : «La question du tracé de la nouvelle LGV n’a pas beaucoup avancé si ce n’est qu’il s’est déplacé plus à l’Est, mais sur le plan technique rien du tout». Il demande plus d’information avant de se prononcer sur ce tracé.

Le maire de Biriatou et président de la Communauté de communes Sud Pays Basque, Michel Hiriart, précise que le périmètre d’étude présenté par RFF s’est nettement réduit au niveau de Saint-Pierre d’Irube et de Mouguerre. Bien qu’il soit en faveur des tunnels, lui aussi préfère attendre avant de débattre sur le tracé d’une nouvelle voie. Les 29 maires des communes qui pourraient être traversées par la LGV attendent l’étude réalisée par le cabinet suisse sur les possibilités qu’offrent les voies actuelles.

Elus et associations

Alain Iriart, lui, ne croit pas à la possibilité de faire passer la LGV par des tunnels, «c’est une idée que l’un veut répandre pour calmer les élus». Le conseiller général est pour le rapprochement des élus avec les associations environnementales et n’écarte pas d’autres modes de sensibilisation de la part des élus pour se faire entendre.

De leur côté, les associations ont déjà annoncé une manifestation avant la fin de l’année et ont organisé une réunion le 4 septembre à 18 heures à la MVC du Polo Beyris. Selon le Cade, le bilan de cette réunion est clair : la nouvelle ligne s’adresse à trois TGV par sens et par jour et le reste est consacré à un fret qui décline sans cesse et atteindrait 40 trains consacrés au fret par sens. Victor Pachon du Cade conclut : «la nouvelle ligne est donc Lire la suite