Bombay – Retour à la terre en pleine ville

vert.courrierinternational.com, Smita Mitra, le 1er décembre 2010

http://vert.courrierinternational.com/article/2010/12/01/retour-a-la-terre-en-pleine-ville

Retour à la terre en pleine ville

Agacés de payer le prix fort pour se nourrir sainement, de plus en plus de citadins indiens cultivent leur petit jardin. Des formations à l’agriculture bio et urbaine connaissent un franc succès.

Soixante habitants de Bombay suivent avec attention les mouvements de Preeti Patil. Elle découpe devant eux une pomme censée représenter notre planète. “C’est toute la terre dont nous disposons pour cultiver des denrées alimentaires”, dit-elle.

Dans cette salle du centre de formation du parc naturel du Maharashtra, on croise des informaticiens, des avocats, des médecins, des étudiants, des personnes âgées et des adolescents boutonneux. Pour eux, Preeti est une célébrité.

Ils ont tous lu comment cette femme, responsable de la restauration au sein de l’administration portuaire de Bombay, a galvanisé son service en transformant la terrasse de 280 mètres carrés jouxtant la cantine en une “forêt” luxuriante. Ils sont sidérés d’apprendre que son potager recycle les 20 kilos de déchets produits quotidiennement par la cuisine de la cantine. Et qu’elle y récolte des légumes incroyablement savoureux, parmi lesquels des épinards, des gombos, des aubergines et des tomates cerises, que les salariés mangent souvent crus et, bien sûr, des fruits comme les goyaves, les pommes cannelle, les mangues, les bananes et même les noix de coco d’un gigantesque palmier planté contre le mur de la terrasse. Ils ont renoncé à leur repos dominical pour apprendre à devenir des cultivateurs urbains.

Dans le monde entier, les citadins ont recours aux fermes urbaines en période de crise. Au lendemain des deux guerres mondiales, des jardins de la victoire ont fait leur apparition dans les zones urbaines britanniques, américaines, canadiennes et allemandes pour renforcer la sécurité alimentaire. Comme le soulignent Preeti et d’autres membres du mouvement d’agriculture urbaine, l’Inde est elle aussi au bord d’une crise. Pour nourrir une population citadine en plein essor, nous empiétons de plus en plus sur les zones péri-urbaines, qui satisfont la majeure partie de nos besoins alimentaires. Dans l’avenir, les denrées vont donc être transportées sur de plus longues distances encore, ce qui va accroître notre empreinte carbone. Avec l’accroissement de la demande, nous devrons également payer plus cher nos légumes et nos fruits. Et comme nous sommes tributaires de l’agriculture chimique, les produits que nous mangeons sont déjà bourrés de pesticides et d’engrais et très pauvres en nutriments.

Pour faire face à tous ces problèmes, Preeti a créé en 2009 Urban Leaves, une ONG destinée à promouvoir l’agriculture “natueco”, une méthode organique qui utilise des déchets biologiques faciles à se procurer pour produire une terre riche en nutriments mais légère. En moins d’un an, la participation à ses ateliers – 30 personnes au début – a doublé et il y a déjà une liste d’attente pour les prochains. Les participants présentent des profils très disparates, depuis Ubai Hussein, un ancien cuisinier converti dans l’agriculture organique qui était consterné par la qualité des légumes vendus sur les marchés de Bombay, jusqu’à Mavis D’Souza, une employée d’aéroport passionnée d’agriculture depuis le jour où elle a fait pousser des pastèques sur sa terrasse et qui cultive un petit potager à Borivili, une banlieue de Bombay.

Quand B. N. Vishwanath, l’un des pionniers de l’agriculture organique sur terrasse, a commencé à organiser des ateliers en 1996, la plupart des participants étaient Lire la suite

Pourquoi le PS est incapable de comprendre les enjeux environnementaux auxquels nous sommes confrontés ?

developpementdurable.com, Propos recueillis par Yann Cohignac, le 30 décembre 2009

http://www.developpementdurable.com/interview/2010/08/I72/eric-loiselet.html

Eric Loiselet, tête de liste Europe Ecologie en Champagne-Ardenne pour les régionales de 2010

Consultant expert dans le développement durable et la RSE, Eric Loiselet a longtemps bataillé au sein du PS pour intégrer l’écologie politique à gauche. Il fut cofondateur du Pôle écologique du parti puis secrétaire national adjoint à l’environnement. Avant de renoncer à son engagement socialiste, lassé par les atermoiements de la rue Solferino, pour rejoindre Europe Ecologie en octobre. Aujourd’hui, il est membre du CAP (Comité d’animation et de pilotage) national du rassemblement écologiste et tête de liste en Champagne-Ardenne pour les élections régionales de 2010. Sans concession avec le PS, il nous parle de son parcours politique, des raisons qui l’ont poussé à entrer chez Europe Ecologie, des actions du gouvernement, et de son programme pour les régionales.

Developpementdurable.com : Consultant expert dans le développement durable et la RSE, vous avez aussi décidé de mener une carrière en politique. Pourquoi cette décision ?

Eric Loiselet : C’est pour moi la poursuite d’un itinéraire citoyen : j’ai été assez jeune engagé politiquement. Ma première carte dans un parti, je l’ai prise en 1979, au PS, à l’époque où il était en pleine ascension puisque c’était deux ans avant la victoire historique de François Mitterrand aux élections présidentielles (mai 1981). J’y suis resté jusqu’en 1992-1993. J’ai ensuite quitté la vie politique militante pendant une dizaine d’années pour me consacrer à mon métier et pour fonder une famille. Avant de renouer avec l’engagement politique au travers d’un club, le Cercle Galilée. J’y ai travaillé sur une thématique qui correspondait à une mon expertise professionnelle : la Responsabilité sociale des entreprises (RSE). Ce club avait la vocation de réfléchir à la manière d’actualiser le logiciel intellectuel et socialiste en prenant en compte la question posée par les mouvements altermondialistes : comment envisager une nouvelle régulation de l’activité des entreprises en prenant plus largement en compte la question des impacts environnemental, social et sociétal de leur activité ? J’ai alors eu l’occasion de travailler sur la préparation de ce qui a été l’article 116 de la loi NRE, dans la zone grise qui précède la décision politique où des professionnels sont consultés pour affiner les projets. J’étais déjà donc à la charnière du professionnel et du citoyen. Comme beaucoup, je voulais donner un sens à ma vie professionnelle.

Puis en 2002, après l’échec de la gauche au premier tour de la présidentielle, j’ai décidé de ré-adhérer au PS pour rejoindre directement sa sensibilité rénovatrice : le Nouveau Parti Socialiste.

dd.com : Quand avez-vous commencé à tenter de « verdir le PS » ?

E. L. : A ce moment-là. Etant donné mon activité « d’expert » au sein du Club Galilée, j’étais devenu « Monsieur écologie » au NPS. J’ai alors essayé de convaincre les socialistes de voter pour la Charte de l’environnement, sans grand succès, et j’ai mené différents combats de cette nature parce que j’avais déjà la conviction que la promesse socialiste était essoufflée : l’élection de 2002 avait clairement montré le décrochage des catégories populaires. Pour moi, il était évident qu’il fallait intégrer au parti les apports de l’écologie politique.
Puis arrivent les présidentielles de 2007 : ayant rejoint Rénover Maintenant, je participe presque machinalement à la candidature, aux primaires, de Ségolène Royal. Pour une raison simple : parmi les trois candidats (avec Dominique Strauss-Khan et Laurent Fabius), je me suis dit qu’elle était celle qui avait le mieux compris les enjeux environnementaux. Elle avait en effet gardé un souvenir de son bref passage au ministère de l’Environnement. Le début de la campagne présidentielle m’avait d’ailleurs conforté dans ma décision : la nomination de Bruno Rebelle (ex-directeur de Greenpeace) comme conseiller à l’Environnement était un choix original. C’était la première fois qu’un ancien dirigeant d’ONG était intégré à ce point dans une équipe de campagne présidentielle. On assistait à une espèce d’ouverture à d’autres filières de recrutement que les grands corps de l’Etat, des filières en phase avec les changements importants et rapides de la société.

dd.com : Expliquez-nous comment vous vous êtes rendu compte que le PS était, selon vos propres mots, incapable de comprendre les enjeux environnementaux auxquels nous sommes confrontés ?

E. L. : Cela a été un long processus : après l’échec de Ségolène Royal, je l’ai entendu dire qu’elle était pour le retour de la TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers) flottante. Je me suis dit alors, avec quelques « écolos » du parti, que tout cela commençait à bien faire ! Nous n’avions, au sein de nos différentes sensibilités socialistes, jamais réussi à convaincre au-delà de la rédaction de quelques textes témoignant d’une ouverture intellectuelle. Dès qu’il s’agissait de prendre des décisions, l’écologie politique était exclue. Nous avons donc décidé de créer le Lire la suite

L’habitat collectif de demain : écolo, coopératif, intelligent et solidaire ! et Helvètes underground

mescoursespourlaplanete.com, le 29 avril 2010 et liberation.fr, Laure Noualhat, le 13 octobre 2007

http://www.mescoursespourlaplanete.com/Actualites/L_habitat_collectif_de_demain___aecolo__coopaeratif__intelligent_et_solidaire___836.html

http://www.liberation.fr/cahier-special/0101113044-helvetes-underground

L’habitat collectif de demain : écolo, coopératif, intelligent et solidaire !

Depuis sa création il y a une dizaine d’années, la coopérative suisse INTI existe et s’attire régulièrement l’intérêt de la presse pour son caractère innovant (voir notamment cet article de Libération) : cet immeuble jaune de dix-huit appartements,  du 2 au 6 pièces, est un modèle d’habitat coopératif. Né dans les années 70 en Scandinavie, puis étendu sur la côte Ouest américaine sous le nom de co-housing puis en Allemagne ou en Suisse, ce type d’habitat remet en cause le sacro-saint modèle de l’habitat individuel, avec une touche d’écologie en plus – puisqu’il part du principe qu’un certain nombre de pièces voire d’objets peuvent être partagés, ce qui dispense les habitants de la nécessité de disposer chacun de la même chose chez soi. Ainsi, chez INTI, une pièce au sous-sol sert,  selon les âges et les envies, de dortoir, de studio de répétition ou de salle de jeux ; un appartement est réservé à une association qui fait cohabiter cinq personnes âgées dans ce 80 m2,  avec médecins et infirmiers qui passent régulièrement ; un potager est également disponible en partage, ainsi qu’une buanderie dotée de six machines (lave et sèche-linge), réservables sur planning, des cours de taï-chi, un local à vélos,  une voiture en auto-partage, une terrasse en toiture,  et une grande salle commune au rez-de-chaussée (équipée d’une cuisine, d’une grande table et d’un salon pour fêtes, repas, concerts…). A noter : sur le toit, outre la terrasse, 140 m2 de panneaux solaires produisent de l’électricité que la coopérative loue à une opérateur spécialisé (Inti ne se fournit pas en solaire car l’eau chaude et le chauffage de l’immeuble proviennent de l’usine d’incinération plantée à proximité).

Et INTI fait école dans l’hexagone : à Villeurbane, dans le Rhône, des citoyens sont réunis depuis 2005 au sein de l’association « Village Vertical ». Cette coopérative d’habitants fait construire un ensemble de logements écologiques dont ils deviendront locataires (pour le loyer attractif de 12€/m2/mois) et gèreront les parties communes dans un esprit de solidarité et de vie collective. La construction,  d’un budget avoisinant les 2,3 millions d’euros pour quatorze logements,  devrait démarrer en 2010 pous installation en 2012. A Lyon, plusieurs autres quartiers sont actuellement en discussion pour le développement d’initiatives du même type. Au total, on ne compterait pas moins de 50 projets d’habitat coopératif en France, notamment dans le Maine-et-Loire (Angers) ou le Finistère (Loperhet).

Helvètes underground

A Confignon, les habitants de l’immeuble jaune partagent l’abri antiatomique, la table de ping-pong, la buanderie et les panneaux solaires. Cette «coopérative d’habitation», sise près de Genève, préfigure l’immeuble collectif de demain.

NOUALHAT Laure

Sur les dix-huit boîtes aux lettres de cet immeuble jaune canari, dix-huit autocollants «Pas de pub» qui annoncent la couleur. Ici, on refuse d’être pollué par les prospectus. Dans le canton de Genève, la coopérative d’habitation Inti («soleil» en quechua) a fait sortir de terre l’un des prototypes de l’habitat collectif de demain : l’immeuble écolo, coopératif, intelligent et social. Il se présente sous la forme d’un Lire la suite

Les syndicats se convertissent à la croissance verte

lemonde.fr, Rémi Barroux, le 28 juin 2010

Les syndicats se convertissent à la croissance verte

« Quand on réclame la fermeture d’une usine polluante, nous devons savoir quel impact cela aura sur l’emploi » a fait valoir le directeur international de Greenpeace lors du congrès international des syndicats à Vancouver.

Vancouver

Le syndicalisme international veut faire de la croissance verte un de ses combats. C’est le message fort du congrès de la Confédération syndicale internationale (CSI), qui s’est achevé vendredi 25 juin à Vancouver (Canada).

Manifestation la plus visible de cette évolution : le directeur international de Greenpeace, le Sud-Africain Kumi Naidoo, était présent au même titre que le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, ou celui du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn. « La CSI oeuvrera pour un travail décent dans le cadre d’une économie verte« , a déclaré l’Australienne Sharan Burrow, la nouvelle secrétaire générale de l’organisation, élue vendredi, en remplacement du Britannique Guy Rider. La CSI regroupe 311 organisations de travailleurs représentant 168 millions de membres dans 155 pays et territoires.

Le rapprochement entre les syndicats et le mouvement écologiste est récent. Chaque partie souligne les efforts mutuels qui ont été accomplis. « Les mouvements comme Greenpeace reconnaissent dorénavant que nos préoccupations en matière d’emplois et de salaires sont légitimes, explique Guy Rider. Il y a cinq ans, ils refusaient de nous entendre au motif que l’environnement devait être défendu quel qu’en soit le prix. »

Les écologistes assument cette mutation. « Pour ma part, j’ai toujours pensé qu’il fallait rapprocher les points de vue, malgré les tensions. Quand on réclame la fermeture d’une usine polluante, nous devons savoir quel impact cela aura sur l’emploi », fait valoir Kumi Naidoo. Greenpeace se bat pour l’abandon des énergies fossiles et prône la transition vers des sources d’énergies renouvelables sans oublier désormais de mettre en avant les emplois qui seront créés. Dans la dernière version, publiée en juin, de son document de référence sur la « révolution énergétique », l’Organisation non gouvernementale estime que d’ici à 2030, 12 millions d’emplois « verts » peuvent être créés.

Côté syndical, l’optimisme reste tempéré. « Dans les Asturies, les mines de charbon employaient 45 000 personnes. Aujourd’hui, il ne reste que 6 500 mineurs et nous n’avons pas trouvé d’activité de remplacement », constate Javier Doz, des Commissions ouvrières, la principale organisation syndicale espagnole. « Le secteur de la construction, pilier de la miraculeuse croissance espagnole qui s’est effondrée avec la crise, devrait être un des secteurs de cette transition vers l’économie verte. Mais nous attendons. », poursuit-il.

Comment marier croissance économique et développement durable ? « Petit à petit, notre réflexion syndicale, fondée sur l’analyse des rapports entre le capital et le travail, a intégré Lire la suite

Du 5 juin au 19 septembre : La fête à Léo et au patrimoine girondin 2010 – Découvrir à pied et envélo le patrimoine historique et paysager de la Gironde

sndt.gironde.fr, site, 1er juin 2010

La Fête à Léo et au Patrimoine girondin (9ème édition) DU 05 JUIN AU 19 SEPTEMBRE

Manifestation proposée par les Editions de l’Entre-deux-Mers

Patrimoine d’images exceptionnel.

Sur ses pas, à pied, en vélo, voire en bateau, c’est à la découverte du patrimoine monumental et paysager de la Gironde, de ses terroirs et de leurs produits, que nous lançons, de manière à la fois savante et ludique, conviviale et sportive.

Des expositions et animations musicales ponctueront ces journées. Cet été, avec le concours des « Amis de Léo Drouyn », partenaires de la manifestation, c’est aussi l’œuvre gravée de Maxime Lalanne (1827-1886) qui sera mise à l’honneur en de nombreux lieux d’exposition.

Avec l’aide de nos partenaires (offices de tourisme, associations culturelles, randonneurs), nous vous convions à découvrir ce riche programme sur nos sites. Ouverture et 1ère journée de la Fête à Léo à Coutras, dimanche 30 mai, avec présentation du programme.

Site internet : http://www.adld.wikispot.org/ 

05 JUIN 09H00

Intervenant : Musique à Galgon: Orchestramonico

Lieu : Maison de Pays Fronsadais

33240 SAINT-GERMAIN-DE-LA-RIVIERE

Accessible aux handicapés

Renseignement : 05 57 84 86 86

12 JUIN 09H30

Lieu : Office de Tourisme Place Marcel Vayssière

33650 MARTILLAC

Gratuit

Renseignement : 05 56 78 47 72

13 JUIN 09H45

Intervenants : Nathalie Leclerc, Jacques Puyaubert

Lieu : Mairie des Lèves

33220 LES-LEVES-ET-THOUMEYRAGUES

Gratuit

Accessible aux handicapés

Renseignement : Lire la suite

Grenelle de l’environnement : le bilan critique de Nicolas Hulot

lesechos.fr, Julie Chaveau, le 28 mai 2010

Grenelle de l’environnement : le bilan critique de Nicolas Hulot

La fondation Nicolas Hulot a publié un premier bilan à la fois positif et critique du Grenelle de l’environnement. Pour l’avenir, elle demande des moyens supplémentaires et souhaite élargir le débat à la politique agricole commune.

Il a pris le temps de la réflexion. Deux semaines après le vote par l’Assemblée du projet de loi Grenelle de l’environnement, Nicolas Hulot, président de la Fondation pour la nature et l’homme, est sorti du silence. Dans une tribune intitulée « Grenelle, merci et encore ! », et publiée dans « Le Figaro », l’animateur délivre une sorte de satisfecit au gouvernement, immédiatement modéré par des critiques sur ceux qui « s’obstinent à opposer les questions sociales, économiques et écologiques ». Simultanément, sa fondation a publié hier un premier bilan des engagements pris dans le cadre du Grenelle, assorti de propositions.

· Bâtiment et énergie.

Si les mesures en faveur du bâtiment sont les plus connues (relèvement des normes de construction dans le neuf, prêts à taux zéro), la Fondation considère que les moyens mis en oeuvre pour accompagner la rénovation thermique des logements anciens sont « limités ». Il préconise la création d’un éco-prêt à taux zéro spécifique pour les propriétaires modestes qui réaliseront des travaux d’isolation, leur permettant de ne rembourser que ce qu’ils auront économisé sur leur facture énergétique. Les experts de la fondation insistent également sur la nécessité de fixer, dès maintenant dans la loi, l’objectif de rendre obligatoire à partir de 2015 la rénovation d’un logement quand il est vendu. L’ONG demande par ailleurs l’annualisation du malus sur les véhicules dont les émissions de CO2 dépassent 130 grammes de CO2 à partir du 1 er janvier prochain.

· Biodiversité.

Si l’inscription de la « trame verte et bleue » (des corridors de nature) dans la loi est jugée positive, le rapport souligne qu’il manque toujours les plans d’action et des outils juridiques pour la mettre en place. En plein débat sur les niches fiscales, la fondation estime qu’il n’existe pas d’instrument économique pour inciter les collectivités locales à préserver la biodiversité alors que le système fiscal actuel pousse plutôt les élus à construire pour dégager des redevances locales nouvelles. Elle dénonce par ailleurs la manière dont le gouvernement a organisé la création de la future agence de la nature par le simple rapprochement de trois organismes publics spécialisés dans la protection des espaces protégés. « Un regroupement pourrait mener à des réductions de moyens dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, alors qu’au contraire il faudrait renforcer leurs moyens. Il y a là un vrai déficit de concertation », souligne le rapport.

· Gouvernance.

Le gouvernement a créé le Comité national du développement durable et du Grenelle de l’environnement. Composé de 80 personnes (dont 11 femmes), de représentants des élus, du patronat, des syndicats des ONG et des associations, il sera chargé de Lire la suite

Ressourcerie de Bordeaux : Ces vélos que l’on recycle

sudouest.fr, Isabelle Castéra, le 13 mai

Ces vélos que l’on recycle

L’association Récup’R utilise des vélos destinés à être jetés pour en créer de nouveaux, et prévoit de faire la même chose pour le textile et l’électroménager.

Ils sont les chouchous des collectivités locales. Yann Perotto, Deil Toussaint et Julien Peponnet, qui ont inventé la première « Ressourcerie » bordelaise, ont bénéficié du parrainage presque affectueux d’Alain Juppé notamment. Une convention est en cours de signature avec la ville de Bordeaux, qui permettra à l’association Récup’R de bénéficier des vélos cassés, usés de la Maison du vélo pour en fabriquer de nouveaux. Afin de les vendre à bas prix.

Récup’R, donc, s’est installé rue Terres de Bordes, à Bordeaux, il y a quelques semaines. Un petit atelier de réparation de bicyclettes où l’on peut amener son vieux biclou plutôt que le jeter à la déchetterie. Car la ressourcerie c’est l’anti-déchetterie. « Une structure associative qui travaille à la réduction des déchets dans une perspective de réutilisation, de réparation et de recyclage. Voilà ce que nous sommes », assure Deil Toussaint.

Ces trois jeunes hommes travaillent depuis plusieurs mois à l’élaboration de ce projet. Quelle idée ? « Nous sommes écolos en fait, concernés par l’abus de déchets et nous voulons lutter à notre manière contre la destruction de ces déchets, simplement en limitant leur quantité, ajoute Deil. Ce concept existe depuis longtemps au Canada. Ressourcerie est d’ailleurs un mot québécois. »

Un atelier Rustine

Récup’R ne se limite pas à réparer de vieilles bécanes, pour les vendre en parfait état entre 35 et 70 euros pièce. Un technicien vélo a été embauché par l’association, qui s’occupe de la réparation des cycles en vue de la vente, en même temps, il participe à un atelier de dépannage participatif.

Chaque samedi entre 14 heures et 19 heures, les adhérents peuvent venir ici, rue Terres de Bordes afin de profiter des outils, du local et des conseils du pro, pour réparer son propre vélo. Pneu crevé, freins usés, roues voilées, autant de petits problèmes qui peuvent à la longue coûter cher au cycliste du quotidien. L’atelier Rustine œuvre aussi dans le sens de la responsabilisation de chacun vis-à-vis des objets usuels. L’atelier fonctionne vraiment bien, on vient de loin, bien au-delà des frontières du quartier de la gare. Les pièces sont également récupérées, répertoriées et mises à disposition des réparateurs.

Viser l’autonomie

« Notre projet s’il commence par les vélos, ne s’arrêtera pas à cette seule fonction. Ce n’est qu’un point de départ, ajoute Julien Peponnet. Nous comptons mettre en place à l’étage un atelier Lire la suite

Stephane Foucart dans Le Monde : Qui finance le climato-scepticisme ?

lemonde.fr, Stéphane Foucart, le 19 avril 2010

Qui finance le climato-scepticisme ?

Washington Envoyé spécial

En 2009, le lobbying des entreprises américaines pour peser sur le projet de loi climat-énergie – aujourd’hui moribond, selon une majorité d’observateurs – a battu tous les records. C’est la conclusion d’analyses indépendantes du Center for Public Integrity (CPI) et du Center for Responsive Politics (CRP), qui fondent leurs travaux sur les chiffres officiels du secteur privé américain. Sur le dossier climatique, ce dernier exerce une influence sur les opinions publiques en finançant des think tanks qui combattent l’idée d’une responsabilité humaine au réchauffement.

LES DÉPENSES DE LOBBYING SUR LE CLIMAT ONT AUGMENTÉ DE 400 %

Le lobbying est très réglementé aux Etats-Unis. Toute organisation, association ou entreprise doit déclarer, chaque trimestre, les sommes qu’elle investit dans les cabinets de lobbyisme pour faire valoir ses points de vue auprès des parlementaires. « Elles doivent aussi déclarer les sujets sur lesquels elles font du lobbying, mais n’ont pas d’obligation d’attribuer une somme précise à chacun de ces sujets, explique Kate Willson, enquêtrice au CPI. Il est donc difficile d’évaluer l’ampleur du lobbying spécifiquement dédié à la question climatique. En prenant une option basse, c’est-à-dire en considérant que le lobbying climatique ne représente que 10 % de l’ensemble des sommes dépensées par des entreprises ayant déclaré faire du lobbying sur le sujet du climat, nous parvenons à une estimation d’environ 90 millions de dollars [67 millions d’euros] spécifiquement dépensés en 2009 sur le climat. Avec une forte accélération au dernier trimestre, au cours duquel environ 30 millions de dollars ont été dépensés selon ce calcul. » Selon les estimations du CPI, l’activité de lobbying sur le dossier climatique a augmenté, aux Etats-Unis, de près de 400 % au cours des six dernières années.

Cette tendance est aussi mesurable, selon David Levinthal, analyste au CRP, à l’explosion du lobbying pratiqué par les producteurs d’énergie fossile, qui seraient les plus touchés par une loi réglementant les émissions. « Par exemple, Exxon dépensait, il y a encore quelques années, entre 6 et 7 millions de dollars par an en lobbying, dit M. Levinthal. Ils ont dépensé entre 25 et 30 millions en 2008 et 2009. Tout n’a pas été consacré au climat, mais cela donne une idée. » En moyenne, sur la période 1998-2009, Exxon arrive à la neuvième place des plus gros lobbyistes ; sur la période 2008-2009, il est deuxième. « En 2009, il y a quatre producteurs d’énergies fossiles – BP, ConocoPhillips, Chevron et Exxon – dans les vingt entreprises américaines les plus dépensières en matière de lobbying« , résume M. Levinthal.

Le lobby des énergies renouvelables – éolien, solaire, ONG, etc. – a aussi accru ses dépenses ces deux dernières années. « Mais les lobbyistes qui travaillent pour les industriels émetteurs de carbone sont à huit contre un, si on les compare à ceux des énergies renouvelables, des ONG, etc. », dit David Kaplan, directeur éditorial du CPI.

SEMER LE DOUTE SUR LA CLIMATOLOGIE

Si elle passe par le Congrès, la lutte d’influences autour du changement climatique se joue aussi dans l’opinion. Cette bataille-là, assure Kert Davies, directeur des recherches de la branche américaine de Greenpeace, « remonte à plus de vingt ans ». M. Davies cite, entre autres, un célèbre mémo révélé en 1998 par le New York Times. Le texte exposait un plan de communication établi par des responsables de géants des énergies fossiles (Exxon, Chevron, Southern Co.) et de think tanks conservateurs (George C. Marshall Institute, Frontiers of Freedom, Advancement of Sound Science Coalition, etc.). « La victoire sera complète », détaillait le document, quand « les citoyens moyens « comprendront » [reconnaîtront] les incertitudes de la science climatique », ou encore quand « la couverture des médias » admettra « la validité des points de vue qui vont à l’encontre de l’actuelle « sagesse conventionnelle » » en science climatique…

EXXON TANCÉ PAR L’ACADÉMIE DES SCIENCES BRITANNIQUE

Selon M. Davies, le « climategate » – le piratage et l’exposition sur Internet, fin novembre 2009, de courriels embarrassants échangés entre plusieurs chercheurs – est le dernier événement de cette Lire la suite

La Lettre Nature Humaine n°7, revue d’écologie et de sciences humaines, vient de sortir

nature-humaine.fr, avril 2010

La Lettre Nature Humaine n°7, revue d’écologie et de sciences humaines, vient de sortir.

Elle est téléchargeable gratuitement sur www.nature-humaine.fr/archives.

Au programme :

L’écologie, le temps et l’urgence.

– Le vécu du temps, cause et solution de la crise écologique.

– Aspects pratiques du changement de sa perception temporelle.

– Un autre regard sur le temps – perception des Indiens Kogis.

– Agir pour l’environnement – mieux gérer son temps et concilier ses priorités.

Du nouveau pour Nature Humaine en 2010 : moins d’écriture et plus de terrain. La Lettre fait une pause, et reprendra sous un autre format qui sera déterminé dans les prochains mois. Elle nécessite 1 mois de travail et doit donc se faire plus légère pour son auteure principale (Séverine Millet).

Ensuite, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, Nature Humaine va réaliser une enquête auprès des acteurs de protection de l’environnement et du DD de la région afin de connaitre Lire la suite

Irrigation : il va falloir que tout le monde se mouille

sudouest.fr, Jean-Louis Hugon, le 7 avril 2010

Irrigation : il va falloir que tout le monde se mouille

Les agriculteurs irrigants n’acceptent pas le nouveau mode de gestion des volumes d’eau accordés.

Le préfet des Landes, Evence Richard, avec à ses côtés ses homologues des Pyrénées-Atlantiques, Philippe Rey, et du Gers, Denis Conus, a lancé hier après-midi à Mont-de-Marsan la concertation pour déterminer les volumes d’eau dont disposeront à l’avenir les agriculteurs irrigants. Une réunion dont on ne peut pas dire qu’elle ait été houleuse, non, mais elle s’est déroulée dans une ambiance plutôt tendue. Les agriculteurs des quatre départements concernés (il faut aussi ajouter les Hautes-Pyrénées) n’étant pas tellement satisfaits des chiffres annoncés, sous forme de tableaux compliqués, à partir de l’année quinquennale sèche 2006, prise en compte pour les volumes prélevés.

Ces calculs savants ont immédiatement fait réagir les agriculteurs, qui avaient déjà dénoncé cette conséquence de la dernière loi sur l’eau lors de manifestations régionales le 8 mars dernier. Des ruraux mécontents parce qu’au contraire des années précédentes, on se base non plus sur les débits d’eau des cours, fleuve ou rivières, mais sur les volumes disponibles.

Débit biologique

« Malheureusement, remarque cet agriculteur, à part ceux qui disposent de réserves collinaires, les cours d’eau ne sont pas des réservoirs pleins, avec un robinet que l’on ouvre quand on en a besoin. Chaque fleuve ou rivière a un débit biologique, différent d’un mois à l’autre, en fonction des précipitations, de la fonte des neiges ou de la sécheresse. » De plus, le calcul portera de juin à octobre, période pendant laquelle il faudra observer des débits objectifs d’étiage minima, que l’on irrigue ou non. En dehors des périodes traditionnelles d’irrigation, entre le 15 juin, parfois plus tard, jusqu’au 15 août, « l’application de ces règles entraînera des lâchages d’une eau qui ira directement à l’océan, poursuit Jean-Louis Cazaubon, président de la Chambre régionale d’agriculture de Midi-Pyrénées, indigné d’un tel procédé. Alors qu’au final nous ne consommons que 3 % des précipitations, qui reconstituent les réserves tous les ans. »

Pour Dominique Graciet, président des chambres d’agriculture des Landes et d’Aquitaine, « les trois piliers du développement durable, économique, social et écologique, n’ont pas été traités avec le même souci dans cette étude. Nous ressentons comme une profonde injustice que l’agriculture en soit l’unique variable d’ajustement, alors que depuis 40 ans nous avons toujours pu gérer ce problème en respectant l’environnement. Que je sache, malgré les étés très secs que nous avons connu, en périodes de « gestion de crise », comme elles ont été nommées, nous avons toujours fait en sorte que tout se déroule sans catastrophe majeure. Là, On demande aux seuls agriculteurs de gérer les caprices du fleuve. »

« Repenser le système »

Jean-Claude Duzer, président de l’Institution Adour, trouve qu’il n’a pas été assez associé aux études. Jean-Luc Capes (FDSEA), président de l’Association de gestion de l’irrigation dans les Landes (AGIL), dit « c’est insupportable de gérer un dossier aussi compliqué à la hache », car il faudrait que les arbitrages aient été rendus à la mi-mai, tandis que Bernard Subsol (Conseil général des Landes), rappelle que, malgré le désengagement de l’État pour financer les ressources, les collectivités territoriales ne pourront pas aller au-delà des 20 % qu’ils apportent annuellement. Georges Cingal (Sepanso) a invité tout ce monde à « repenser le système de la monoculture du maïs, dont on voit aujourd’hui les limites ».

Mais les irrigants ont encore quelque espoir : le fait que Lire la suite

Dimanche 4 avril : 13ème édition de la bourse au vélo – Allée de Tourny à Bordeaux

Vélo Cité, communiqué, mars 2010

Dimanche 4 avril

Allée de Tourny à Bordeaux

13ème édition de la bourse au vélo

Dépôt-vente de vélo

Accueil dépôt de 9h30 à 11h00

Vernte de 11h00 à 16h30

Informations Lire la suite

La querelle des vacants ou l’histoire édifiante d’une Ligne à grande vitesse

mediapart.fr, Patrick Rodel, Edition : Bordeaux sur Garonne, le 20 Février 2010

La querelle des vacants ou l’histoire édifiante d’une Ligne à grande vitesse

Au Moyen-age, les pauvres avaient le droit de faire paître leurs quelques animaux sur des zones de terre des Landes qui n’appartenaient à personne.

Vint une époque où les riches propriétaires s’indignèrent de cet obstacle à la rationalisation de l’agriculture et, puisqu’ils étaient les plus forts, ils s’emparèrent des « vacants ». Il y eut des procès. Certaines communes purent se porter acquéreurs de ces terrains. Les conflits durèrent longtemps.

Pourquoi rappeler cette histoire qui semble n’intéresser plus que quelques érudits locaux ? parce qu’elle a laissé des traces dans la mémoire collective et lorsqu’il a été question de revenir sur certains droits de passage, lors du projet de création d’une LGV, un vent de jacquerie a soufflé sur les Landes et Coteaux de Gascogne.

Association de sauvegarde des landes et coteaux de Gascogne, c’est le nom de la jeune association qui s’est constituée en décembre 2009, mais qui est déjà forte de quelques centaines de membres, pour poser des questions, embarrassantes, aux promoteurs de ce projet. Après tout, la population avait été consultée sur le principe d’une telle ligne et une majorité s’y était montrée favorable – qui refuserait de gagner du temps  lors d’un voyage, et qui pourrait s’opposer à un développement des transports ferroviaires en une période de pétrole cher ? personne, à l’image des politiques qui, du PS à l’UMP en passant par le PC et quelques autres, présentaient la LGV comme l’occasion de désenclaver (?) la région, de créer des emplois, d’impulser le développement économique.

Quel fut donc le déclencheur de la révolte ? la découverte que RFF (Réseau Ferré de France) avait décidé de ne pas suivre le circuit existant mais d’en créer un de toutes pièces – ce qui allait entraîner la destruction de 3 600 hectares de coteaux et de forêts. Sans raisons valables. Suivons l’argumentaire que présente l’Association.

La LGV est inutile : en effet, le TGV passe déjà entre Bordeaux et  Hendaye, entre Bordeaux et Toulouse. Il s’agit simplement de le faire aller plus vite. On pourrait raisonnablement penser qu’il suffit de transformer les voies existantes pour y parvenir. Tous calculs faits, les nouveaux tracés ne feraient gagner, respectivement, que 5 et 15 minutes  sur les tracés existants et rénovés. On peut s’en étonner à juste titre.

D’autant que la LGV est ruineuse. Qu’on en juge ! Bordeaux/Hendaye : 12,5 milliards d’euros (1 seul milliard pour l’aménagement des lignes déjà existantes) Bordeaux/Toulouse : 7 milliards. Sans compter que la facture grimpera nécessairement au fil des ans. (A titre de comparaison, je rappelle que l’on estime à 14 milliards de dollars le coût de la reconstruction de Haïti !!!)

Ruineuse donc pour l’Etat, mais également pour les collectivités locales qui devront participer à hauteur de 50 % au prix de ces investissements. Pour exemple, le Lot-et-Garonne, qui ne roule pas sur l’or, devra s’acquitter d’une centaine de millions d’euros – ce qui correspond à son budget annuel (combien de maisons de retraite auraient pu être construites, combien d’établissements scolaires et sportifs, combien de logements sociaux ?)

Le contre argument avancé par les promoteurs de la LGV est qu’elle va permettre de développement des TER qui s’y raccorderont. Belle réponse, qui oublie seulement que ce sont les régions qui ont en charge les TER – que leur développement donc ne peut s’effectuer que par l’augmentation de l’impôt et la disparition des lignes de proximité et des lignes réservées au fret.

Elle est dévastatrice pour l’environnement : 3 600 hectares de Lire la suite

Initiatives océanes 2010, les 18, 19, 20 et 21 mars : Appel à projets Surfrider Foundation Europe

 Surfrider Foundation Europe, Gilles ASENJO, janvier 2010

Initiatives océanes 2010, les 18, 19, 20 et 21 mars

Faisant suite à une mobilisation sans précédent de 20 000 participants en 2009, Surfrider Foundation Europe organise cette année la quinzième édition des Initiatives Océanes, un grand rassemblement éco citoyen, dédié à la protection de nos chers littoraux, lacs et rivières. Une fois de plus, l’occasion vous est offerte de prouver votre intérêt pour nos océans et cours d’eau, les 18, 19, 20 et 21 mars 2010.

L’objectif de cet événement européen est de sensibiliser les plus jeunes et l’ensemble de la population aux richesses de notre environnement, et, malheureusement, aux menaces qui peuvent peser sur celui-ci, afin de responsabiliser sur l’impact que chacun peut avoir sur la planète.

Une quinzième année sous le signe de la mobilisation et du lobbying

Après 15 années de combat, Surfrider va encore plus loin et est décidée à faire participer la population à des actions fortes et symboliques, au travers d’une campagne de fond sur les macro-déchets (déchets marins d’emballages ainsi que d’objets de différentes tailles et matières diverses), alliant mobilisation citoyenne, lobbying institutionnel et lobbying industriel.

Faites de cet événement international votre initiative : organisez un nettoyage !

Pour y parvenir et faire changer les mentalités, nous avons besoin de vous ! Comment ? En faisant que les Initiatives Océanes 2010 soit VOS initiatives.

Il suffit de vous inscrire en tant qu’organisateur sur le site internet www.initiativesoceanes.org.

Si, pour cette édition 2010, vous ne prévoyez pas d’organiser une opération, vous pourrez en rejoindre une facilement en vous inscrivant sur http://www.initiativesoceanes.org

Nous serions des plus heureux de Lire la suite

La fragilité du réseau électrique serait due au chauffage

news.yahoo.com, Mathilde Cru, édité par Jean-Baptiste Vey, le 6 janvier 2010,

La fragilité du réseau électrique serait due au chauffage

L’importance du chauffage électrique en France explique en grande partie la fragilité du réseau en période de grand froid, selon Bernard Laponche, un expert en politiques énergétiques

Selon les chiffres publiés mercredi par le Réseau de transport d’électricité (RTE), la vague de froid que connait la France pourrait entraîner des records de consommation d’électricité.

Le président de RTE a toutefois écarté des risques de coupures généralisées dans l’immédiat.

Pour Bernard Laponche, « le chauffage électrique est responsable des difficultés rencontrées par le réseau d’électricité en hiver« .

« Sans le chauffage électrique, nous n’aurions pas de difficulté à passer la pointe (de consommation qui survient chaque jour vers 19h NDLR), ni de risque de coupures« , a-t-il ajouté.

La France, qui produit 80% de son électricité à partir du nucléaire, a une proportion de chauffage électrique beaucoup plus élevée que ses voisins européens.

En France, environ un quart des 25 millions de logements sont chauffés à l’électricité, une proportion qui passe à 70% dans les logements neufs, selon le ministère de l’Energie.

Or, souligne Bernard Laponche, les centrales nucléaires ne sont pas adaptées à la hausse rapide et ponctuelle de la demande, qui survient quand tout le monde allume son chauffage.

« C’est une aberration d’avoir voulu en même temps le ‘tout nucléaire’ et le ‘tout électrique’« , poursuit l’ancien directeur général de l’AFME, l’ancêtre de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui est membre du réseau de scientifiques et d’experts Global Chance.

Selon l’association Négawatt, qui promeut la réduction de la consommation d’énergie, le chauffage électrique a contribué à hauteur de 36% au record de consommation d’électricité établi le 7 janvier 2009, à 92.400 Mégawatts.

Renforcer les réseaux pour importer plus d’électricité n’est pas non plus une solution, estime Bernard Laponche, car ces investissements coûteux ne seraient utilisés que quelques jours par an.

« Modifier les modes de chauffage et réaliser des économies d’électricité (…) est une solution Lire la suite

Surfrider Foundation : Bayonne, Anglet et Biarritz en concurrence pour le siège européen

sudouest.com, Pierre Penin, le 22 Décembre 2009

SURFRIDER. La Ville propose l’ancien site de l’université à l’organisation. Mais Anglet et Biarritz sont en lice

Bayonne en concurrence pour le siège européen

Où Surfrider foundation installera-t-elle son siège européen ? Actuellement à l’étroit dans ses locaux biarrots (avenue de Verdun), l’organisation écologiste a fait savoir au printemps dernier sa volonté de déménager. La Ville de Bayonne est sur les rangs. Jean Grenet observe une grande prudence : « Rien n’est signé, il est donc prématuré d’évoquer ce sujet », pose le maire. Le dossier est très sensible, car Bayonne, Anglet et Biarritz se disputent Surfrider.

« On est en début de négociation », tempère Xavier Giamporcaro, chef de projet partenariat et développement pour Surfrider Europe. « Nous avons sollicité la Communauté d’agglomération du BAB, nous avons précisé nos besoins. » Soit, au grand minimum, « le double » des 225 m2 de surface utile actuels. Plutôt dans les 1 000 m2, pour loger son équipe actuelle et anticiper son développement. « Nous explosons depuis quatre ans, les nouveaux locaux devront répondre à nos besoins futurs. »

L’option Saint-Crouts

Initialement, l’association envisageait une construction, évidemment en haute qualité environnementale (HQE). « L’idée de départ est celle-là, confirme le président Gilles Asenjo. Mais on s’interroge aussi sur la possibilité d’adapter des locaux existants. » C’est la proposition bayonnaise. La Ville ouvre l’espace encore vacant sur le site de l’ancienne université, à Saint-Crouts.

Surfrider l’envisage et ne s’en cache pas, affirme « avancer dans les discussions avec Bayonne ». Mais son président nuance dans la seconde : « Il n’y a rien de figé. On n’a pas pris de décision. Toutes les possibilités ont leur intérêt. On est encore à l’écoute des trois municipalités. »

Pour Biarritz, l’adjoint aux sports Michel Poueyts revendique la légitimité des origines. Les surfeurs mobilisés pour l’environnement ont toujours siégé à Biarritz. « Surfrider a toute sa place chez nous. Nous sommes des partenaires privilégiés et naturels. » La perspective de la Cité de l’océan renforce, pour l’élu biarrot, la candidature de sa ville. Ne pas comprendre ici que la cité côtière envisage un lieu sur ladite cité. C’est dans le futur quartier Kleber que Biarritz envisage de loger Surfrider. Ce ne sera pas avant deux ans : l’association attendra-t-elle ?

Quant à Anglet, elle suggère deux espaces. L’un à la Barre, face à l’ancien camping éponyme, avec vue sur l’Adour. L’autre pourrait être Baia parc, sur le domaine portuaire.

« Pas un choix politique »

L’organisation réserve donc son choix. Mais les concurrents devraient bientôt savoir. Courant janvier, l’association réunira un conseil d’administration censé trancher la destination du déménagement.

Les administrateurs seront guidés par « des impératifs professionnels, techniques uniquement », appuie Gilles Asenjo. Pour être plus clair encore : « On ne fera pas un choix politique. » Précision d’importance dans ce dossier aux enjeux certains, sur fond de rivalité entre les villes. Le siège de Surfrider est une Lire la suite

Atelier sur le Co-habitat à Bordeaux – Le partage fait maison : La longue route d’H Nord

sudouest.com, Julien Rousset, le 10 Décembre 2009

LOGEMENT. La mairie consacre un atelier de deux jours à l’habitat coopératif, qui voit des résidents s’associer pour créer puis gérer leur immeuble. Deux projets à l’étude sur Bordeaux

Le partage fait maison La longue route d’H Nord

Un « vivre-ensemble sobre » : c’est le mot d’ordre des militants de l’habitat coopératif, dont quelques représentants, venus d’Allemagne, de Mulhouse, de Lyon ou de Bordeaux, phosphorent depuis hier à la mairie, réunis dans un atelier que devrait conclure aujourd’hui Alain Juppé.

Relancé par la flambée des loyers et par les appétits de concertation, ce système d’habitat coopératif est encore, en France, embryonnaire. Si bien que pour cet atelier, il y a tout à penser, y compris la définition même de cette forme de logement.

Chambres d’hôtes partagées

La version orthodoxe veut que des habitants s’associent en coopérative pour concevoir, puis gérer leur propre immeuble. Ces coopérateurs sont propriétaires, non pas de leur appartement, mais des parts de la coopérative qui gère les appartements. « Chacun est locataire de son logement mais collectivement propriétaire de l’immeuble », résume Thomas Nesme, au nom de l’association H-Nord.

Les habitants sont ainsi liés par l’évolution de leur cadre de vie : chaque décision concernant leur résidence est prise lors d’un vote, où, en principe, un habitant ou un ménage valent une voix. Et, en vue d’économies d’énergie, pas mal de prestations sont communes, mutualisées : buanderie, laverie, garage à vélos, voitures en autopartage… ou même, selon le projet lyonnais du Village vertical présenté hier, des chambres d’hôtes, réservées pour moitié à des amis des locataires, et destinées, pour l’autre moitié, aux touristes, avec les recettes qui vont avec.

Festival de difficultés

Quand il s’agit de passer à la mise en oeuvre, ce modèle achoppe toutefois sur un festival de difficultés, largement abordées hier au cours d’une discussion qui slalomait entre enthousiasme et tâtonnements. Par exemple, il n’y a pas encore, en France, de statut juridique propre à cet habitat en coopérative. Plusieurs projets « explorés » hier se rapprochaient plutôt de la copropriété. La conduite d’une telle entreprise par de seuls habitants paraît par ailleurs périlleuse. « Les coopérateurs doivent apprendre cinq ou six métiers à la fois ! », a averti une cheville ouvrière du Village vertical de Lyon, un juriste ajoutant que tout projet d’habitat coopératif doit s’appuyer sur « au moins trois professionnels : un architecte, un notaire spécialisé dans ce régime et un expert-comptable ».

Autre aléa apparu dans diverses expériences d’habitat coopératif : la difficulté à mobiliser des volontaires. « Il n’est pas facile de toucher les ménages susceptibles d’être intéressés », Lire la suite

Prochains stages de l’Ecocentre de Gironde : restauration écologique, poêle de masse, ossature bois, terre, chaux, enduits, badigeons, moellonage, géobiologie, eau…

Ecocentre de Gironde, Communiqué, décembre 2009

Prochains stages

La restauration écologique du bâti ancien en avril 2010 :

Public : tout public désireux d’approcher la restauration/rénovation écologique d’un point de vue théorique et global à partir d’exemples concrets (professionnels, autoconstructeurs, amateurs éclairés… )

Formateur : Claude Micmacher, écoarchitecte fondateur de l’Ecocentre® du Périgord.

Il s’agira de faire un tour d’horizon de ce qu’il est nécessaire de maîtriser avant de programmer et d’entamer une restauration/rénovation.

Principaux thèmes abordés :

typologie des constructions anciennes (avant 1920 jusqu’à nos jours), respect des caractéristiques de chaque mode constructif

– introduction au bioclimatisme, solaire passif, éco-conception

propriétés des matériaux écologiques

diagnostics et résolutions des éventuels désordres,adaptations aux rénovations précédentes

gestion écologique de l’eau et récupération des eaux pluviales

Poêle de masse ou à inertie : du 12 au 16 avril 2010, et un mois plus tard : 5 jours de spécialisation sur le même thème.

Public : Tout public ayant l’envie et/ou l’expérience de la maçonnerie.

Formateur : Sébastien Laplace concepteur/constructeur de poêle à inertie.

Conception et construction d’un poêle de masse de type « Rocket Stove ». Le principe : un foyer à chargement vertical et à double combustion (1200°C en température de croisière) brûle du petit bois pendant environ 2 heures (préférence aux résineux). Ensuite les calories des fumées chaudes sont captées dans des conduits de briques de terre crue compressée (BTC). Ces calories sont restituées dans l’habitation pendant 12 à 24 heures par des rayonnements infra-rouges d’une douceur incomparable. Les avantages en sont Lire la suite

Et les lauréats des Prix Pinocchio du développement durable 2009 sont…

prix-pinocchio.org, communiqué, le 25 novembre 2009

Et les lauréats des Prix Pinocchio du développement durable 2009 sont…

Les Amis de la Terre ont décerné hier soir à Paris les prix Pinocchio du développement durable 2009, sur la base des votes des internautes. Cette année, les lauréats sont Bolloré dans la catégorie « droits humains », Total dans la catégorie « environnement » et EDF dans la catégorie « greenwashing ».

Dans la catégorie « droits humains », c’est le groupe Bolloré qui a reçu le prix avec 35 % des votes pour les conditions de travail déplorables des travailleurs dans les plantations d’huile de palme de sa filiale Socapalm (Cameroun), dont elle est actionnaire majoritaire.

Le groupe Total a quant à lui reçu le prix Pinocchio dans la catégorie « environnement » avec 29 % des votes de cette même catégorie. Les internautes condamnent la multinationale française pour son implication dans le méga-projet pétrolier Kashagan (Kazakhstan), qui s’annonce comme une catastrophe environnementale et sanitaire. Ce cas illustre le double discours du groupe qui, loin de l’image moderne et éthique qu’il cherche désespérément à se donner, continue à investir massivement dans des projets fossiles polluants et archaïques.

Pour le « greenwashing » enfin, c’est EDF qui remporte le prix avec 42 % des votes de cette catégorie pour sa récente campagne de communication « Changer d’énergie ensemble » qui a coûté plus cher que les dépenses du groupe en recherche et développement dans les énergies renouvelables. Ces dernières ne représentent elles-mêmes qu’une part infime du chiffre d’affaires du groupe par rapport au nucléaire.

Les Amis de la Terre organisent chaque année les Prix Pinocchio du développement durable pour dénoncer le bilan désastreux de grandes multinationales, en termes économiques, environnementaux ou sociaux. Les multinationales, toujours aussi peu encadrées, ont de plus bénéficié de financements publics sans précédent pour éviter de pâtir de la crise et ce sont les contribuables et les salariés qui doivent assumer les coûts.

Pour Gwenael Wasse, chargé de campagne pour la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises aux Amis de la Terre, « malgré les beaux discours, les multinationales continuent à faire ce qu’elles veulent sans être inquiétées, en s’en tenant à des accords volontaires dont l’inefficacité est flagrante. Dans la crise systémique actuelle, il est plus que jamais temps que les décideurs prennent leurs responsabilités et mettent enfin en place des lois contraignantes. Il n’est plus admissible que les intérêts privés des multinationales continuent à primer sur l’intérêt général, l’avenir de la planète et le bien-être de ses habitants ».

Les résultats des votes détaillés par catégorie sont accessibles sur Lire la suite

Verts de rage : les nouveaux militants écolos

naturavox.fr, Samia Ferjani – Ecofaubourgs, le 13 novembre 2009

Verts de rage : les nouveaux militants écolos

Les années 2000 ont vu l’émergence d’un activisme acéphale, festif, non-violent et capable de séduire les médias. Si le droit au logement et la guerre aux affiches publicitaires sont les chevaux de bataille de ce nouveau militantisme, l’écologie mobilise aussi…

Quelle contestation possible dans une société qui se targue d’avoir vu la fin des idéologies ? Une contestation festive, répondent les nouveaux militants. Exit les manifestations et le syndicalisme à la papa, avec sa hiérarchie, ses rites et son formalisme. Pour les activistes nouvelle génération de Jeudi noir, Sauvons les riches ou la BAC (Brigade activiste des clowns), l’engagement doit être aussi léger que spectaculaire. Et pour cause : l’objectif est de frapper les esprits et d’interpeller l’opinion – ce qui revient à faire la une des médias. D’où des actions ponctuelles et à forte portée symbolique, où priment l’humour, la créativité ou l’émotion. L’occupation du Canal Saint-Martin par les tentes des enfants de Quichotte, les fêtes improvisées lors de visites d’appartements aux loyers abusifs et les manifs de droite en sont autant d’exemples.

Comme le droit au logement ou la résistance à la publicité, l’écologie est un thème de prédilection pour ce nouveau militantisme. Ainsi, nombre de collectifs ont fleuri ces dernières années autour de la protection de l’environnement. Revue des troupes.

La BAD, ou Brigade d’action contre la déforestation

Emanation informelle des Amis de la Terre (une association pionnière en matière d’écologie), la BAD s’est donné pour spécialité la lutte contre la déforestation. Son credo : mettre à jour les causalités à l’œuvre dans la destruction des forêts primaires. « Le problème est lié à la surconsommation, explique Sylvain Angerand, membre de l’association, dans Un nouvel art de militer. Il faudrait consommer moins de viande, moins de papier, s’approvisionner en bois local, prendre uniquement ce que la forêt nous donne. » D’où une série d’actions coup de poing : missions de sensibilisation des consommateurs dans les magasins de meubles de banlieue, plantations « sauvages » d’arbres sur la Butte Montmartre ou la Tour Eiffel, verbalisation d’une société importatrice de bois présumé illégal et apposition de scellés factices sur le stock saisi… L’enjeu est de sensibiliser l’opinion, mais sans la braquer.

Du Carré vert à la Vélorution

Ces dernières années ont vu naître nombre de collectifs affairés à reconquérir l’espace public hypothéqué par la bagnole. Leur modèle : Reclaim the streets. Créée en 1995, cette association anglaise s’est rendue célèbre par l’organisation de street parties, ou fêtes de rue spontanées destinées à paralyser totalement le trafic routier.

Parmi les rejetons du collectif anglais, le Carré vert. Son haut fait d’armes : avoir bloqué le périphérique parisien pour y dérouler un tapis vert de 200 m2 planté d’arbustes afin d’en appeler à un nouveau partage de la voirie. Voir la vidéo ci-dessous (on conseille vivement de couper le son) :

Carré Vert envoyé par DESOBEIR. –

La reconquête de l’espace public est la revendication phare d’un autre groupe de militants : Vélorution. « Nous ne bloquons pas la circulation, nous sommes Lire la suite

Surfrider Foundation : Soirée cinéma mêlant glisse et écologie le 3 décembre à Bordeaux

Surfrider Foundation Europe – Gironde, communiqué, le 23 novembre 209

L’antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe s’invite à nouveau au Cinéma Jean Eustache à Pessac (Gironde) en partenariat avec l’association Mandora (www.asso-mandora.com).

Jeudi 03 décembre 2009 à 20h00

L’antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe se joint à l’association Mandora pour proposer une soirée cinéma mêlant glisse et écologie afin de sensibiliser à la nécessité de préserver notre environnement et notamment notre littoral.

Ugo Benghozi nous fera l’honneur de présenter 3 épisodes de la saga Riddim qu’il a réalisé (Maroc, Ecosse et Timor).

L’antenne Gironde de Surfrider a souhaité également inviter Pierre Troquereau artiste peintre bordelais qui nous présentera ses toiles sur le thème de la pollution (www.pierretroquereau.fr) et Jérémy Ferrara shaper qui exposera des planches uniques qu’il a réalisé entièrement à la main en utilisant différentes techniques de résines teintées (www.ferrara-surfboards.com)

Le tarif pour cette soirée est de 6 Euros par personne ou 5 Euros pour les personnes venues en vélo, tram ou bus !

En fin de soirée l’association Mandora vous convie à un apéritif qui vous permettra de rencontrer les bénévoles de l’antenne Gironde de Surfrider ainsi que les artistes présents, venez nombreux !

Plus d’infos : Lire la suite

Sandrine Mathy du Réseau Action Climat : Lobbyiste du climat

terra-economica.info, Benjamin Bonneau, étudiant au CFPJ (Centre de formation professionnelle des journalistes), le 22 novembre 2009

Lobbyiste du climat

A 35 ans, Sandrine Mathy a déjà un emploi du temps de ministre, qu’elle partage entre son travail de chercheuse au CNRS et la présidence du Réseau Action Climat (RAC). A quelques jours du sommet de Copenhague, rencontre avec l’une des lobbyistes françaises les plus compétentes sur le sujet.

Militante ? « Oui, c’est un sacerdoce, mais ça donne du sens à ma vie. » Sandrine Malthy, chercheuse en économie de l’environnement, tient les rennes du Réseau Action Climat (RAC) depuis 2006, un collectif d’associations qui fait référence en matière de lutte contre le changement climatique. Être née en 1974, au lendemain du second choc pétrolier, prédestine-t-il à acquérir très vite des réflexes verts ? « Éteindre la lumière quand on sort de la pièce ou couper l’eau pendant que l’on se brosse les dents ? » : Sandrine Malthy en rit comme pour rejeter tout héritage familial. Tout juste consent-elle à rappeler, sourire au coin, que son papa « fait son jardin depuis toujours » et qu’il « ne met ni engrais ni pesticides ». Un peu juste pour se forger une conscience verte. C’est donc seule que sa destinée de militante écologiste s’est forgée.

Au cours de ses études d’ingénieur, elle rejoint l’Inde. Ce voyage « confirme une sensibilité déjà présente. Étudiante, je travaillais déjà bénévolement pour Ingénieurs sans frontières. Cela m’a permis de me poser des questions sur le monde dans lequel on vit. » A la fin de ses études, c’est l’heure des choix : « Si j’étais partie bosser dans le privé, je n’aurais jamais obtenu les réponses à mes préoccupations de militante. Du coup, comme les problématiques environnementales sont étroitement liées au secteur économique, je me suis lancée dans l’éco. » Une thèse sur l’intégration des pays en développement dans les politiques climatiques, un poste de chargée de recherche au CNRS en économie de l’environnement au CIRED (Centre International de Recherche en Environnement et Développement), de multiples publications et colloques : sa route est tracée. Enfin presque. En 2006, en acceptant la présidence du RAC, la vie de la jeune femme bascule.

Pas intimidée par Sarkozy

Depuis, Sandrine Mathy, mère d’un garçon de sept ans, a mis sa vie privée entre parenthèses. « Le gros problème est apparu lors du Grenelle de l’environnement où le RAC coordonnait l’action des ONG sur le thème du climat, avoue-t-elle. Cela a été très compliqué au niveau personnel. Mais je m’étais engagée, je devais assumer. Les gens attendaient des choses de moi et il ne fallait pas les décevoir. Depuis, je pose un peu plus de limites… » Mais se profile déjà la Conférence sur le climat de Copenhague. C’est plus fort qu’elle. Elle ira, dit-elle. Pour sentir l’ambiance. Seulement ?

Avec sa tignasse rousse, ses yeux pétillants et sa tenue décontractée, Sandrine Mathy ne passe pas inaperçue. Quand elle prend la parole, elle est de celles que l’on écoute. Avec un CV long comme le bras en guise de caution, la jeune femme n’a peur de rien, ni de personne. Beaucoup disent s’être sentis intimidés face à Nicolas Sarkozy. Pas elle. « Je l’ai vu souvent. Je le trouve hautain et agressif, mais cela ne m’a jamais empêchée de lui dire ce que j’avais à lui dire, notamment sur son paquet énergie-climat, dont il n’y avait pas de quoi se vanter… » La franchise est sa vertu cardinale. On la croit sur parole. « Mais je manque parfois d’assurance. » Là, on ne la croit plus. L’un des administrateurs du RAC confirme pourtant : « Elle a parfois du mal à se mettre en avant, à être proactive, mais elle s’est nettement améliorée depuis le Grenelle. »

Stop ou encore ?

La jeune femme ne rejette pas l’idée d’une éventuelle entrée en politique, . « Si Lire la suite

AG de Vive la forêt : Mer et bois sous haute surveillance

sudouest.com, Céline Diai, le 23 Novembre 2009

VIVE LA FORÊT. L’association a tenu son assemblée générale, hier matin à Lacanau, en présence de 90 adhérents. Les débats ont été plus calmes que l’année dernière

Mer et bois sous haute surveillance

L’association de défense du massif forestier et du littoral girondin a fêté cette année ses 20 ans. « Le combat reste permanent », explique sa présidente, Dominique Gisson. « Nous avons toujours autant de difficultés à être intégrés aux projets des collectivités locales. » Dimanche, l’absence des maires de Lacanau, d’Hourtin et de Soulac-sur Mer a été particulièrement remarquée. Conséquence directe : les débats, qui ont suivi l’adoption du rapport moral et du budget, ont été beaucoup moins houleux que l’année passée. Voici les principaux points abordés, commune par commune.

1 Carcans : un permis de construire non gratta

L’association a déposé un recours gracieux « il y a une quinzaine de jours » contre le permis modificatif délivré à la SARL Océan Panoramic, par la mairie. « Le site est situé dans une zone du lac classée de Carcans-Hourtin. Une résidence de tourisme est en projet. Nous avons appris l’existence de ce permis que très récemment. »

2 Hourtin : mezza voce sur la création de port

Vive la forêt est préoccupée par la création d’un port de 330 anneaux sur plus de 3 hectares et demi par creusement et agrandissement du lac classé, près de l’ancien Centre de formation de la marine (CFM). Une enquête publique a déjà eu lieu et un avis favorable a été rendu. Dominique Gisson rappelle pourtant « qu’il y avait de nombreuses réserves au projet sur ce site classé. La décision reviendra au ministre de l’Environnement qui seul peut autoriser un tel projet sur un site classé. » La présidente a toutefois dressé un bon point au projet de réserve naturelle entre le lac et l’océan sur 2 000 hectares.

3 Les dossiers chauds de Lacanau

Les dossiers chauds sont nombreux. Vive la forêt s’inquiète de la construction d’une résidence de tourisme sur la plage du Moutchic. Le projet, porté par la société Inaphis, est présenté comme écologique. Le permis de construire a déjà été accordé, sans que l’association n’ait eu son mot à dire. Résultat, Vive la forêt a déposé un recours gracieux en mairie, demandant l’annulation de ce permis « modificatif ». « Aucun projet écologique ne peut être implanté sur un site sensible. »

Autre cheval de bataille, les deux projets immobiliers du Huga et Talaris, qui mettent en péril l’espace boisé et le littoral.

4 Au Porge : associée ou non au PLU ?

L’association regrette de ne pas être associée à l’élaboration du plan local d’urbanisme (PLU) de la commune. Le maire, Lire la suite

CURUMA et pointe du Médoc : Des actions en faveur des zones humides

sudouest.com, MC, le  21 Novembre 2009

Des actions en faveur des zones humides

L’association Curuma, née en 1993, veut sensibiliser le public aux enjeux de la préservation des zones humides de la Pointe du Médoc. Bertrand Iung assure la présidence de l’association qui emploie cinq salariés à temps complet. Les activités de Curuma se sont diversifiées au cours des années grâce aux partenariats développés au titre de la gestion d’espaces naturels et à la participation à plusieurs études menées par les collectivités locales.

Projets territoriaux

En 2009, Curuma a déjà participé à trois réunions du Conseil de développement du port de Bordeaux, aux travaux du Sage Estuaire de la Gironde, au Docobs Natura 2000, aux travaux des groupes techniques sur le Parc naturel marin aux consultations préalables sur le futur Parc naturel régional Médoc, au schéma de préservation de zones humides de la Gironde, au comité de pilotage du plan de gestion de la zone industrialo-portuaire du Verdon. Toujours en 2009, Curuma a aussi réalisé des actions plus locales. La quatrième phase du plan de gestion du Marais du Logit mené en partenariat avec la mairie du Verdon a porté sur le pâturage, l’installation de structures de sécurisation pour le public, des travaux hydrauliques, la validation de bioindicateurs, la mise en place d’un sentier de découverte, l’installation de panneaux sur le parking.

Sur le Marais du conseiller, troisième année du plan de gestion en partenariat avec le port de Bordeaux et dossier « espaces naturels sensibles » avec le Conseil général. Enfin, avec la Fondation Nicolas Hulot, l’EDF délégation régionale et la Fondation nature et découverte, via « Les saisons du marais », Curuma sensibilise les élus et les techniciens communaux à l’amélioration des pratiques.

La sensibilisation du public a touché 3 254 personnes en 2009 : sentiers de découverte, animations scolaires, balades découvertes sur les espaces naturels sensibles, visites guidées tout public sur des thèmes précis (histoire, faune, flore…), circuit « patrimoine », découverte du milieu dunaire, etc. L’association organise aussi des jeux de piste, des conférences,…

L’attribution du label CPIE Médoc en 2009 lui confère Lire la suite

À l’occasion du mois de l’économie sociale et solidaire, zoom sur trois entrepreneurs du « tiers-secteur

sudouest.com, Julien Rousset, le 10 Novembre 2009

INITIATIVES. À l’occasion du mois de l’économie sociale et solidaire, zoom sur trois entrepreneurs du « tiers-secteur »

Economie solidaire : Les forces vives de « l’autre économie »

Novembre sera « social et solidaire » : la deuxième édition du mois de l’économie sociale et solidaire se tient ces jours-ci, bénéficiant cette année d’une communication plus massive que l’an dernier.

C’est que la crise éclaire d’un jour nouveau ce « tiers-secteur », ni tout à fait privé ni tout à fait public, qui représente, entre associations, coopérati ves et mutuelles, 47 000 emplois en Gironde. Et 10 à 12 %, en moyenne, des salariés de l’agglo (1).

Vaste secteur, mais on ne sait pas toujours où il commence et où il finit. « L’économie sociale et solidaire repose sur quatre valeurs : la démocratie (dans les instances dirigeantes, une personne vaut une voix), la liberté d’adhérer et de se retirer, la non-lucrativité (les excédents sont réinjectés dans l’appareil de production), et l’ancrage dans le territoire », précise Soizic Lenoir, chargée de mission à la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire.

Concrètement, comment ça marche ? Trois exemples à travers l’agglo. Prometteurs et fragiles.

1 Supérette solidaire aux Capucins

Des vapeurs de céleri flottent, ce mardi midi, dans la cuisine de l’épicerie sociale, qui a pignon sur rue aux Capus. Une dizaine d’adhérents vient de cuisiner une soupe à partir de légumes qu’ils sont allés cueillir un peu plus tôt dans la matinée.

Des ateliers ainsi tournés sur la nutrition animent, plusieurs fois par semaine, cette épicerie pas comme les autres. Ouverte il y a deux ans, cette supérette, a priori ordinaire, compte deux salariées, 60 bénévoles et 750 adhérents. 47 % de ces derniers bénéficient de l’aide alimentaire versée par le Conseil général : en caisse, ils ne paient que la moitié du ticket.

Mais personne ne le voit. « La grande idée de cette épicerie, c’est la mixité. On ne sait pas, parmi ceux qui la fréquentent, qui est démuni ou qui ne l’est pas, explique Nathalie Martin, nouvelle chef de projet. Et contrairement à un centre de distribution de colis alimentaires, ici, les gens choisissent leurs produits »

L’épicerie tourne avec un budget de 10 000 euros par mois. « Nous avons fonctionné avec 46 % de subventions la première année, 30 % cette année, notre objectif est, à terme, d’augmenter le plus possible la part de l’autofinancement », note Nathalie Martin.

2 Jeux vidéo au régime Scop aux Chartrons

Instruits par les mirages des start-up, ils ont opté pour une Scop, société coopérative de production. « On en a vu, des mecs créer une boîte, faire du buzz, et la revendre aussitôt… », confient Frédéric Rorai, 29 ans, et Cédric Néhémie, 27 ans, deux des cinq « salariés associés » qui ont fondé, il y a un an, Aesia. Cette petite société, invitée à rejoindre bientôt les premiers locataires de la pépinière d’entreprises des Chartrons, conçoit des jeux vidéo et des « univers » (par exemple, des personnages à décliner en BD, en jouets, en films d’animation…).

Il fallait, pour qu’Aesia existe, 20 000 euros. Les cinq associés ont apporté Lire la suite

Tchernoblaye fête ses dix ans au cinéma Utopia de Bordeaux le dimanche 22 novembre 2009

tchernoblaye.free.fr, communiqué de presse, le 10 novembre 2009

Tchernoblaye fête ses dix ans au cinéma Utopia de Bordeaux le dimanche 22 novembre 2009

5 place Camille Jullian 33000 Bordeaux

1) Salle de la Cheminée

17h30 : Point presse

18h : Apéro offert par Tchernoblaye

19h : Buffet amenez de quoi partager – tartes, cakes, etc –  Tchernoblaye offre les boissons

2) Cinéma

20h30 : film « INELUCTABLE »

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=734&mode=film

Réservez vos places à Utopia à partir du 12 novembre

21h45 : Débat « Aurons-nous de l’électricité à Noël? »

Au pays du nucléaire, les vieux réacteurs sont malades, les nouveaux sont déjà périmés, les déchets s’accumulent et… il faut importer massivement de l’électricité de chez nos voisins, lesquels ne pourront pas nous sauver indéfiniment…

Tchernoblaye a dix ans !

Le 22 novembre 1999, cinéma Utopia de Bordeaux, fraîchement ouvert, accueillait sa toute première soirée « film-débat », consacrée au risque nucléaire, autour du film Raspad décrivant la catastrophe de Tchernobyl. Lors du débat, un appel était lancé pour la création d’un collectif antinucléaire en Gironde : Tchernoblaye était née !

Connu dans un premier temps sous le nom « Collectif girondin pour la sortie du nucléaire », ce regroupement citoyen se réunissait pour la première fois formellement le 15 décembre. Et, douze jours plus tard, au cours de la fameuse tempête des 27 et 28 décembre 1999, un million de litres d’eau de la Gironde pénétraient illégalement dans la centrale nucléaire du Blayais qui frôlait alors le désastre.

Tchernobyl à Blaye, cela donnait bien sûr Tchernoblaye, un nouveau nom tout naturel pour le collectif antinucléaire. Mais le maire de Blaye ne l’entendit pas de la même oreille et, Lire la suite

Ecocentre de Gironde : Un nouveau cycle de vie pour le Solar

sudouest.com, Olivier Escots, le 27 Octobre 2009

TOULENNE. Gérard et Arnaud Blasquez développent un projet d’Ecocentre. C’est une histoire de famille qui se conjugue aujourd’hui avec des objectifs écologiques

Un nouveau cycle de vie pour le Solar

Bien entendu, l’écologie et le développement durable sont au coeur de la raison d’être de l’Ecocentre de Toulenne. Mais cette structure, qui vit ses balbutiements en suivant le modèle du « grand frère » historique de Saint-Pierre-de-Frugie, dans le Périgord, est avant tout l’histoire de la rencontre d’une famille avec un lieu.

Le lieu, c’est le Solar, à Toulenne, une bâtisse de 2 000 mètres carrés qui domine la Garonne. Achevé à la fin du XIXe siècle, l’imposant édifice fut un collège puis un hôpital auxiliaire de guerre. Il fut aussi une colonie de vacances pour enfants d’immigrés espagnols.

C’est là que se fait le lien entre le Solar et les Blasquez. Gérard, le chef de famille et « copilote » de l’Ecocentre, y a râpé ses genoux quand il était gamin. L’histoire s’arrêterait là, si Gérard, aujourd’hui retraité de Gironde Habitat, n’avait eu l’opportunité de racheter le Solar il y a une dizaine d’années. Le lieu devait être démoli. La transaction s’est faite à un prix très raisonnable. Les Blasquez y feront dans un premier temps deux gîtes et quatre logements sociaux.

C’est lors de ce début de réhabilitation du bâtiment, qu’Arnaud, le fils, se rend compte de la difficulté d’avoir, avec les outils et matériaux classiques, une démarche « propre » vis-à-vis de l’environnement. Laissant de côté ses études de sociologie, Arnaud concrétise alors son interêt croissant pour l’éco-construction en suivant une formation à Saint-Pierre-de-Frugie.

Formation et démonstration

« Peu à peu est née l’idée de créer nous aussi un Ecocentre à Toulenne », raconte son père. La définition de ce type de site est assez simple : il s’agit « d’un lieu de formation et de démonstration pédagogique qui a pour objectif d’expérimenter des techniques écologiques portant sur le bâtiment, l’énergie, l’eau et le paysage ».

Pour porter le projet girondin, Gérard et Arnaud Blasquez ont créé en février 2009 une association dont le nom, Solar Rives de Garonne, a été trouvé tout naturellement.

Suivant le cahier des charges rédigé par l’Ecocentre du Périgord, soutenu par une quarantaine d’adhérents et par le maillage du réseau associatif environnemental, aidé notamment par une subvention abondée principalement par l’Europe et les collectivités locales, le site du Solar a donc entamé sa reconversion à vocation écologique.

Des premiers stages, animés par l’ancien étudiant en sociologie sont proposés depuis la rentrée (lire ci-dessous). « Un des objectifs majeurs est de devenir un centre de ressources », précise son père.

À terme, le Solar sera équipé Lire la suite

La société d’horticulture de Bordeaux-Caudéran, écolo depuis 110 ans

sudouest.com, Denis Lherm, le 14 Octobre 2009

PATRIMOINE. Installée en pleine ville, la vieille société savante dispense un enseignement de grande qualité, à titre bénévole, dans un écrin de verdure totalement méconnu

La société d’horticulture de Caudéran, écolo depuis 110 ans

On peut difficilement trouver une centenaire plus verte que la société d’horticulture de Caudéran. Créé le 1er août 1899, cela fait plus de 110 ans que ce témoin de l’idéologie scientiste du XIXe siècle tient le pavé à Caudéran. Née avant la loi sur les associations, bâtie sur le modèle des vieilles sociétés savantes, elle voue un culte au savoir et à la connaissance des arbres fruitiers et des fleurs. Rue de l’église, coincée entre une résidence des années 70 et Saint-Amand, la société d’horticulture résiste au temps.

Dans les années 60, Chaban l’avait sauvée une première fois. Un sombre projet visait à transformer le terrain de la société horticole en lieu d’hébergement pour les jardiniers municipaux. Chaban avait réglé l’affaire en quelques secondes, comme toujours : « Si la société d’horticulture n’est pas d’accord pour partir, pourquoi la fait-on partir ? Elle reste là, c’est tout ».

285 arbres, 110 variétés

Quarante ans après, elle est toujours là, bien qu’un peu en décalage avec son époque. La plupart des habitants de Caudéran, et à plus forte raison ceux de Bordeaux, ignorent ce qui se passe derrière les grilles du 23, rue de l’Église, sous le regard fier du buste de Frantz Malvezin, créateur du jardin école, en 1905. Ici s’épanouissent 285 arbres de 110 variétés différentes, parfaitement palissés. Les membres de la société entretiennent bénévolement cet écrin à l’allure surannée. Ici surtout, la Société d’horticulture, d’arboriculture et de viticulture de Caudéran, c’est son nom exact, dispense un enseignement comme autrefois : long, complet, contraignant et de très grande qualité. Les élèves, pardon les sociétaires, sont environ 80 par promotion. Le programme des cours mobilise tous leurs samedis, et parfois leurs dimanches, de septembre à juin. Il est digne d’une académie d’horticulture. Quand les « élèves » sortent de là, ils sont costauds sur le sujet.

« Cette société est une chose étonnante, mais surtout un bien très précieux. On ne la lâchera jamais », lance Philippe Richard, directeur des jardins botaniques de la ville (jardin public et Bastide), qui y fit un passage comme enseignant. Il ajoute : « Ils ont une connaissance de l’arbre et de la taille incomparable, il n’y a qu’eux qui savent le faire et il n’y a plus un professeur d’horticulture qui sait le faire aussi bien. Dans les années 70, on avait arrêté d’enseigner la taille, car elle avait été remplacée par des pulvérisations hormonales. À Caudéran, ils ont continué sur la taille et ils sont restés les seuls à la connaître vraiment ».

La tradition

Parmi les sociétaires, il n’est pas rare de tomber sur un élève du lycée horticole de Blanquefort qui vient renforcer ses connaissances. La société est présidée depuis plus de 25 ans par Lucien Amsalem, qui en est membre depuis plus de 40 ans.

Quant à son vice-président, il se nomme Jean-Bernard Sarramia, c’est un descendant d’Émile Barbot, l’un des fondateurs de la société en 1899. On cultive donc ici les plantes mais aussi une forme de tradition.

« On est ici en famille, explique ce dernier. Au XIXe siècle, il y avait un marché de maraîchers à la place de l’église. C’est ce qui avait donné au maire l’idée de créer une société horticole. Au départ, c’était simplement démonstratif. Puis c’est devenu plus pédagogique. Un jardinier de la mairie venait donner des cours pratiques, pour vulgariser les connaissances. Mais le grand virage, c’est dans les années 1930, lorsque Lire la suite

Comment réduire sa consommation

lemonde.fr, Martine Picouët, le 7 octobre 2009

Comment réduire sa consommation

« Les ménages consomment 47 % de l’énergie produite en France pour leurs besoins domestiques« , selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Cette énergie consacrée à l’habitat est utilisée à 65 % pour le chauffage, à 16 % pour l’énergie spécifique (lave-linge, lave-vaisselle, réfrigérateur, éclairage…), à 12 % pour l’eau chaude et à 7 % pour la cuisson.

« La consommation d’énergie varie de 1 à 4 selon le type d’habitat, explique Jean-Jacques Roux, enseignant-chercheur au Centre thermique de Lyon, CNRS. Les logements anciens consomment en moyenne 240 kilowattheures par mètre carré et par an (kWh/m2/an), contre 120 à 150 kWh/m2/an pour les plus récents et 60 kWh/m2/an pour les écologiques. »

Consommation : – 30 % dans l’habitat

Trois mesures permettent de réduire de près de 30 % la consommation d’électricité dans l’habitat.

Utiliser des ampoules basse consommation. Ces lampes consomment cinq à six fois moins d’énergie que les ampoules à incandescence et ont une durée de vie sept à dix fois plus longue. Plus onéreuses que les ampoules traditionnelles, elles produisent 80 % de lumière et 20 % de chaleur contre 5 % de lumière et 95 % de chaleur pour les lampes à incandescence. A proscrire, les lampes halogènes, 50 % plus énergivores que les lampes à incandescence.

Opter pour des équipements étiquetés A, A+ ou A++, qui consomment très peu d’énergie. Un peu plus chers à l’achat, ils sont plus économiques à long terme. Dix ans après le lancement de l’étiquette énergétique (qui va de A, la plus économe, à G), les classes inférieures E, F, G ont disparu et le D est quasiment absent des rayons. Un réfrigérateur ou un congélateur classé A permet de diviser par trois la consommation. Des discussions sont en cours au niveau européen pour supprimer, en 2014, tous les appareils de froid classés A au profit des appareils plus performants notés A+ et A++.

Eviter de laisser des appareils électriques en veille en utilisant des multiprises avec interrupteur. La fonction veille, qui permet de programmer la mise en route des équipements électroménagers et audiovisuels, et la commande à distance des appareils comme le téléviseur, la radio, la chaîne hi-fi… sont un gros poste de consommation. « Cette fonction consomme presque autant d’énergie que l’éclairage dans un logement« , selon une étude de Science & Décision, « Les économies d’énergie : choix ou nécessité ? », réalisée par l’université Evry-Val-d’Essonne et le Centre national de la recherche scientifique. « A l’échelle de la France, cela représente, chaque année, 0,5 % de la consommation totale d’énergie en France. »

Là aussi, une réflexion est menée au niveau européen pour obliger les constructeurs à prévoir une fonction arrêt sur tous les appareils électriques – sans perdre la programmation.

Géothermie et solaire

Inépuisable et non polluante, l’énergie solaire permet, grâce à des panneaux thermiques fixés sur le toit d’un bâtiment, d’assurer une bonne partie du chauffage de la maison et de l’eau chaude sanitaire (à ne pas confondre avec les panneaux photovoltaïques réservés à des bâtiments de grande taille et des surfaces de toit importantes).

Selon la région, le rendement varie entre Lire la suite

Trans’Cub – Denis Teisseire : Celui qui dit non au pont levant

sudouest.com, Dominique De Laage, le 6 Octobre 2009

BORDEAUX. Denis Teisseire joue son va-tout demain en cour administrative d’appel

Celui qui dit non au pont levant

A 62 ans, Denis Teisseire livre demain devant la cour administrative d’appel l’une de ses dernières bagarres avec la Communauté urbaine de Bordeaux. Fer de lance du « front associatif » opposé à la construction du pont levant Bacalan-Bastide, ce vieux routard de la contestation associative a conscience de « la pression » qui pèsera demain sur les épaules du juge des référés de la cour administrative.

« S’il nous suit et prononce en conscience le sursis à exécution de la délibération lançant ce projet de pont, il permettra au tribunal d’examiner au fond notre recours en appel d’ici quelques semaines. Sans cela, lorsque viendra cet appel, le pont sera déjà construit. Le rôle de ce juge est à la fois fondamental pour l’avenir de Bordeaux mais pas décisif pour autant », résume Denis Teisseire, qui pèse chacun de ses mots.

Pour les Bordelais de longue date, Denis Teisseire fait partie du paysage. Enfance de bonne famille à Dakar, touché par la grâce écolo à 30 ans, il fut le premier, avant même la fondation de l’association Trans’CUB (en 1988), à proposer la solution tramway en 1986. C’est à l’issue de ce combat sans merci contre le métro Val, suivi de sa croisade contre le contrat de l’eau, qu’il décide d’entrer en politique. Non pour faire carrière mais pour « avoir accès aux informations ».

Déjà, en 1978, il avait fait la campagne de sa compagne d’alors, Dominique Prost, contre Chaban. Aux cantonales de 1994, il se frotte sérieusement à Hugues Martin et manque d’arriver au deuxième tour devant Gilles Savary (PS). Puis se fait élire avec Pierre Hurmic (Verts) et François-Xavier Bordeaux (ex-PS) sur une liste commune en 1995.

Très vite, Denis Teisseire se rebelle contre le tracé du tramway proposé par Alain Juppé. Puis contre l’idée d’un pont fixe au droit de la place des Quinconces. L’image du militant se brouille au contact de la politique et au fil de ses positions radicales.

Logique politicienne

Pourtant, il aura raison une deuxième fois sur le dossier de l’eau, permettant à la CUB une renégociation inespérée avec la Lyonnaise en 2007.

Repris par ses obligations professionnelles à l’issue de son unique mandat, en 2001, il remonte au créneau contre le pont Bacalan-Bastide.

Ses arguments sont connus. Projet mal ficelé, dispendieux, décidé sans concertation. Le commissaire enquêteur suit nombre des arguments de Trans’CUB au moment d’estimer cet investissement « inutile ». Le commissaire du gouvernement aussi lors de l’examen en première instance du recours au tribunal administratif. Pourtant, rien n’y fait. Malgré la menace Unesco habilement utilisée par Teisseire, « l’accord de gestion » Juppé-Feltesse sur le pont levant est inflexible.

« Il est tout à fait injuste d’entendre dire de Denis Teisseire qu’il est pour tout ce qui est contre, et contre tout ce qui est pour », estime Jean Mandouze, le capitaine au long cours pour lequel ce pont est également une ineptie. « Nous avons été Lire la suite

Mobilisation générale pour le climat à Bordeaux : TACA organise dimanche 4 octobre son 3ème picnic sans carbone

TACA, Communiqué de Presse, le 4 octobre 2009 

Mobilisation générale pour le climat à Bordeaux

L’association TACA organise dimanche 4 octobre 2009 son 3ème picnic sans carbone au cœur de l’agglomération bordelaise. Cet événement sans précédent vise à adresser aux décideurs un signal fort de mobilisation citoyenne à moins de 70 jours du sommet de Copenhague.

Invités à se prononcer sur l’urgence de l’enjeu climatique, de nombreux élus locaux parmi lesquels Vincent Feltesse, Alain Juppé et Noël Mamère ont indiqué leur présence.

Les citoyens en provenance de toutes les villes de la CUB convergeront dès 11h00 vers le Parc des Sports St Michel par tout mode de déplacement éco-responsable de leur choix (vélo, tram, marche à pied). Sur place, un picnic géant, des stands d’information et des animations festives permettront de partager, apprendre et agir en faveur de l’environnement afin d’inciter chacun à diviser ses émissions de gaz à effet de serre par 4.

A cette occasion, une photo des centaines de vélos présents sur le site et rangés de telle sorte qu’ils composent le chiffre 350 sera réalisée. Cette valeur exprimée en “parties par million” (ppm) correspond à la concentration en carbone dans l’atmosphère qu’il s’agit de ne pas dépasser afin d’éviter un réchauffement climatique dangereux.

De nombreuses personnalités ont confirmé leur soutien à cet événement bordelais dont Serge Orru (Directeur general de WWF France), Sandrine Mathy (Présidente du Réseau Action Climat France) et Bill McKibben (fondateur de 350.org).

Programme complet Lire la suite

La Sepanso Dordogne se réorganise

sudouest.com, Hervé Chassain, le 24 Septembre 2009

ÉCOLOGIE. L’association la plus connue et la plus active veut mettre de l’ordre dans ses actions pour être plus efficace

La Sepanso se réorganise

Il y a eu du mouvement à la Sepanso Dordogne, la fameuse association écologiste (1), et ce n’est certainement pas fini. Depuis le mois de juin, Michel André (du Bugue) qui était un des piliers du bureau, a démissionné de son siège de vice-président et a été remplacé par Georges Barberolle (de Bergerac) et Mathilde Guignard (de Limeuil). Nicole Barberolle est aussi devenue secrétaire générale. Gérard Charollois (de Veyrines-de-Vergt), l’emblématique président, a conservé son siège.

Aujourd’hui, c’est Georges Barberolle qui monte en première ligne pour réorganiser l’association. « Il fallait mettre de l’ordre et de la lisibilité dans nos actions », explique cet ingénieur gazier à la retraite, revenu à Bergerac depuis une dizaine d’années. Il y a fondé l’association du quartier Est, qui s’est fait entendre sur de nombreux dossiers, notamment sur la déviation ou pour défendre les arbres de la place de la Myrpe.

Des dossiers partout

« La Sepanso ne doit plus être utilisée pour des intérêts particuliers et ne doit pas faire preuve d’intégrisme », explique-t-il. Il dit ainsi sa méfiance face l’effet « Nimby » (2). Ce qu’il avait d’ailleurs prouvé en défendant la reprise des travaux de la déviation de Bergerac, alors que la présence du pigamon jaune, une fleur censée être protégée, les avait fait stopper. Il souhaite que l’on fasse la part des choses.

De même, il assure « qu’on ne peut pas refuser tous les projets de développement touristique. Mais il faut qu’ils soient bien intégrés à la région ».

La Sepanso a des dossiers ouverts dans tout le département. Elle a été en première ligne pour s’opposer au projet du circuit de voitures anciennes de Bagatelle en Périgord vert (aujourd’hui abandonné) et est toujours opposée au projet de gazéificateur de Saint-Paul-La-Roche. Sur la création d’un village de tourisme au plan d’eau du Rosier à Coursac, elle attend d’en savoir plus. À Atur, elle a soutenu une association locale qui s’opposait à l’extension d’un camping.

200 adhérents

« Nous intervenons la plupart du temps en soutien d’associations locales », explique en effet Georges Barberolle. La Sepanso arrive avec sa notoriété, le savoir-faire de ses 200 adhérents, parmi lesquels des juristes, des naturalistes et toutes sortes de spécialistes, ainsi qu’un certain sens de la communication.

On la retrouve aussi à Boulazac pour Lire la suite

Bassin d’Arcachon : Avec la nouvelle Amap, des produits bio de proximité

sudouest.com, Chantal Roman, le 23 Septembre 2009

ÉCONOMIE. Prônant un autre mode de consommation, une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne va voir le jour sur le territoire de la Cobas

Avec la nouvelle Amap, des produits bio de proximité

 «Voilà plus d’une année que le projet est à l’étude, et nous approchons du but, du moins nous l’espérons. » Vital Baude, président de l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne Sud-Bassin (Amap) aux côtés d’Anne-Marie Humbert, Jocelyne Barthélémy et Jean-Paul Dugoujon, fait le point sur ce projet qui, sans être tout à fait finalisé, prend bonne forme.

Car créer une Amap sur le Sud-Bassin, Le Teich, Gujan-Mestras, La Teste-de-Buch et Arcachon, n’est pas une mince affaire : « Nous nous heurtons en effet au foncier, et à son coût sur ce secteur de la Gironde. Car une telle entreprise ne peut se concevoir que si les maraîchers peuvent bénéficier de terres agricoles. »

Circuits courts

Ainsi que l’explique Vital Baude, « il existe deux types d’Amap. Les premières offrent des produits aux consommateurs qu’elles achètent ailleurs et revendent. Les secondes produisent sur place, avec des maraîchers installés dans un secteur bien précis où se trouvent les consommateurs. C’est la deuxième solution que nous avons choisie. Avec des circuits courts entre le producteur et le client, ce qui a pour avantage de limiter les transports en voiture et donc de respecter l’environnement. Et nous nous engageons vers un label bio. »

Et d’expliquer également la dimension « commerce équitable » entre les adhérents d’une Amap et les consommateurs (lire ci-contre) : « C’est aussi un commerce solidaire, les adhérents achetant, sur plusieurs mois, des paniers à coûts fixes, malgré les aléas climatiques qui font qu’une semaine on aura un panier plus ou moins rempli. »

La demande sur le Sud-Bassin : « Elle est forte. Nous avons une trentaine d’adhérents, déjà. Nous sommes d’ailleurs obligés de limiter, pour l’instant, ces demandes. »

Appel aux propriétaires

Cela dit et si les partenaires sont trouvés – trois à quatre maraîchers sont en attente – la recherche de terres agricoles à prix raisonnables, en location notamment, est difficile sur le Sud-Bassin : « Les propriétaires préfèrent donner leurs terres en pâturage, ou carrément les geler. C’est dommage car nous sommes prêts à payer un loyer correct pour ces terrains. Il n’est évidemment pas question d’empiéter sur les sylviculteurs, sachons-le. »

Côté privé, l’Amap lance donc un appel Lire la suite

Nouveau rapport des Amis de la Terre : Surconsommation des ressources naturelles, le défi

cdurable.info, David Naulin, le 15 septembre 2009

Nouveau rapport des Amis de la Terre : Surconsommation des ressources naturelles, le défi

Alors que s’ouvre à Davos en Suisse le premier Forum Mondial sur les Ressources (FMR), les Amis de la Terre Europe, l’institut de recherche SERI et les Amis de la Terre Autriche publient le nouveau rapport « Overconsumption ? Our use of the world’s natural resources ». Chiffres à l’appui, le rapport met en évidence que nos sociétés ont développé ces dernières décennies une frénésie de consommation, générant une surexploitation de ressources naturelles principalement issues d’autres pays. Elles n’ont d’autre choix que d’opérer un virage radical pour préserver les générations futures et l’équité entre les peuples.

En 1995, Les Amis de la Terre publiaient déjà le rapport « Vers une Europe soutenable » [1] qui sonnait l’alarme sur la surconsommation des ressources naturelles et sur les inégalités de consommation entre pays. Il proposait un concept innovant d’ « espace environnemental », fondé sur un principe d’équité, correspondant à la quantité d’énergie, d’eau, de territoire, de matières premières non renouvelables et de bois pouvant être utilisée de manière soutenable. Cet espace environnemental disponible par personne est plafonné, mais il propose également un plancher correspondant au niveau minimum de ressources dont chacun doit pouvoir disposer pour ses besoins fondamentaux.

Le nouveau rapport reprend ces concepts et publie des chiffres plus récents qui n’en sont que plus alarmants :

Les hommes consomment aujourd’hui 50 % de ressources naturelles de plus qu’il y a seulement 30 ans, avec environ 60 milliards de tonnes de matières premières par an [2] ;

Les populations des pays riches consomment jusqu’à 10 fois plus de ressources naturelles par habitant que celles des pays pauvres. Un Européen consomme 43 kg de ressources par jour, contre 10 kg pour un Africain ;

– L’Europe est plus dépendante des importations que les autres continents ;

– L’économie mondiale actuelle utilise environ 30 % de ressources de moins pour produire un euro de PIB qu’il y a 30 ans. Mais la consommation globale de ressources continue à augmenter.

Pour Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre France, « La surconsommation de ressources par les pays riches ne peut plus continuer : changements climatiques, conflits, pollutions, déforestation, atteinte à la biodiversité et explosion des inégalités sociales. Autant de symptômes de sociétés malades qui nous rappellent que le bien-être de tous se construira sur d’autres concepts que la croissance du PIB.

L’Europe doit se fixer des objectifs ambitieux de baisse de sa consommation globale de ressources naturelles pour réduire sa dépendance et faire cesser les dégâts sociaux et environnementaux liés à leur surexploitation. C’est également le seul moyen de Lire la suite

Jeudi 24, l’Utopia présentera le documentaire « Non au Mc Drive », suivi d’un débat sur la démocratie participative.

sudouest.com, Véronique Berge, le 22 Septembre 2009

CAUDERÈS. Le reportage de Frédéric Chignac est à l’affiche de l’Utopia

Le combat contre le Mc Drive filmé par un documentariste

Jeudi soir à 20 h 30, le cinéma Utopia présentera le documentaire « Non au Mc Drive », du réalisateur Frédéric Chignac. Le film sera suivi d’un débat ayant pour thème La démocratie participative.

Spécialisé dans le docu-reportage depuis vingt ans, notamment pour les illustres émissions que sont « Envoyé spécial », « Faut pas rêver » ou encore « Thalassa », Frédéric Chignac s’est posé à Bordeaux, tout près de la barrière de Toulouse en 2002. C’est en lisant le journal de la petite association de son quartier, Cauderès, qu’il a pris connaissance du combat qu’elle menait contre la grosse chaîne de restauration McDonald’s.

David contre Goliath

« Du point de vue du scénariste, raconte Frédéric Chignac, c’était très intéressant : le combat de David contre Goliath. Les membres de l’association, autour de leur présidente, Dominique Hofmann, organisaient des manifestations et ont même fait suspendre les travaux. J’ai été impressionné par le côté humain de l’affaire et je leur ai proposé de filmer l’histoire, qui me semblait avoir du potentiel. Au départ, j’ai commencé à tourner ce film sans avoir l’idée de le publier. C’était un choix personnel, et d’ailleurs, la première fois que je faisais cette expérience. »

Pendant quatre ans, le réalisateur a suivi les péripéties de ce cas d’école, à l’aide d’une petite caméra vidéo. Il a fait le montage chez lui et en a extrait un documentaire de 1 h 35 : « Un film atypique, qui peut avoir valeur Lire la suite

Le Livre Vert du Plan Climat Energie girondin est disponible en ligne

Conseil général de la Gironde, Communiqué, le 21 septembre 2009

Le Livre Vert du Plan Climat Energie girondin est disponible en ligne

Toute association et tout citoyen (e),  peuvent y émettre leurs observations ou répondre aux questions posées, en ligne, relatives aux thématiques suivantes :

– transport et planification urbaine

– habitat, bâtiment, éco-construction

– industrie et énergies renouvelables

– agriculture, viticulture et forêt

– prévention et valorisation des déchets

– littoral et tourisme

– précarité énergétique et santé

Pour accéder au livre vert Lire la suite

Paniers écolos : la belle croissance des légumes « verts »

lesechos.fr, Martine Robert, le 10 septembre 2009

Paniers écolos : la belle croissance des légumes « verts »

Se nourrir de légumes cultivés de façon écologique en soutenant un petit producteur local : le concept du panier hebdomadaire lancé par les Amap (associations pour le maintien de l’agriculture paysanne) ne séduit pas que les bobos. Il se propage un peu partout en France, s’enracine dans des quartiers populaires. Et intéresse de plus en plus de monde, de la FNSEA aux élus locaux.

Elles se multiplient, sans aucune publicité, essentiellement par le bouche-à-oreille. Les Amap, ces associations pour le maintien de l’agriculture paysanne, qui proposent un lien direct entre fermiers et consommateurs, poussent comme des champignons : 35 groupes en projet en Ile-de-France, 50 en Rhône-Alpes… Le panier de la ménagère devient militant. Rejet des produits calibrés au goût aléatoire qui submergent les gondoles ? Volonté de réduire au maximum les « foodmiles », autrement dit la distance entre le lieu de production des aliments et notre assiette ? Souci de préserver les fermes de proximité, en privilégiant une agriculture écologique, alors que la filière fruits et légumes est en crise ? Il y a bien des raisons de devenir un « amapien »…

A deux pas du Moulin à café, bar-restaurant associatif du 14 arrondissement, à Paris, Xavier Valet, agriculteur seine-et-marnais, a déballé comme tous les jeudis soirs ses salades, pommes de terre, carottes, radis… Des légumes encore pleins de terre, mais ce n’est pas pour déplaire à la clientèle : bobos, mamans avec enfants, retraités dissertent tout en emplissant leur cabas, quasi machinalement. Ils font partie des 80 membres d’une Amap au nom bucolique, Les Lapereaux des thermopyles. Tous connaissent parfaitement Xavier, considéré comme « le fermier de famille », et ont accepté de prépayer pour la saison leur panier hebdomadaire de 4 à 5 kilos. En contrepartie, le maraîcher promet des produits frais et des pratiques respectueuses de l’environnement. Afin que chacun puisse en juger, et même donner un coup de main, il ouvre régulièrement son exploitation. Le week-end prochain, aux quatre coins de la France, des amapiens iront ainsi à la rencontre des paysans, discuter des prochains contrats.

Partager les risques

Ceux de La Clé en sol, une Amap basée dans le nord de la Seine-et-Marne, sont conviés chez l’exploitant picard qui vient habituellement les approvisionner, en tandem avec un confrère ardennais afin d’offrir un panier plus varié. Rien de tel qu’un pique-nique champêtre pour convaincre ces urbains de partager les risques d’un métier rural… « Quand les récoltes subissent une invasion de rats des champs ou des gelées, quand il faut se contenter l’hiver des quelques produits de saison, on est plus compréhensif »,souligne Daniel Enselme, cofondateur de cette Amap limitée volontairement à une trentaine d’adhérents.

La confiance s’instaure aussi grâce à la transparence des comptes exigée pour fixer le juste prix. Les adhérents peuvent décider de payer plus cher un panier généralement facturé une quinzaine d’euros, afin de soutenir un jeune producteur. « Il me restait seulement 400 euros à la fin du mois et l’Amap a augmenté de 2 euros le prix du panier pour que j’atteigne les 1.000 euros,confie Xavier Valet. A trente et un ans, je travaille sept jours sur sept, mais Lire la suite

Vive la forêt : Vingt ans au service de l’environnement

sudouest.com, Véronique Boscher, le 9 Septembre 2009

Vingt ans au service de l’environnement

LACANAU.

Il y a vingt ans, les forêts du Porge et de Lacanau prenaient feu, avant celles de Sainte-Hélène, Carcans et bien d’autres encore. Des années noires pour la nature, qui avaient toutefois fait prendre conscience de l’immense valeur mais aussi de la fragilité de notre patrimoine forestier.

Pour défendre celui-ci, oeuvrer pour son reboisement et agir contre la menace des promoteurs, nombre de citoyens se sont alors regroupés pour créer une association sous le nom de Vive la forêt (VLF). « Aujourd’hui, vingt ans plus tard, Vive la forêt est toujours présente, tout en ayant évolué, explique la présidente Dominique Gisson, ce qui est le signe de son dynamisme et de son adaptation permanente aux besoins. »

400 familles adhérentes

Au fil des ans, VLF a obtenu un agrément en tant qu’association de protection de l’environnement pour l’ensemble du département. Ainsi, elle est devenue incontournable pour tout ce qui touche à l’environnement en Gironde et compte actuellement près de 400 familles adhérentes.

Au-delà du risque d’incendie, qui reste toujours l’une des préoccupations majeures de l’association, VLF a évolué vers « une défense de l’environnement plus généraliste ». L’association part du constat suivant : « Là où passe le feu, la nature met 10 ans à reprendre ses droits mais là où passent les promoteurs bétonneurs, elle est définitivement détruite ». C’est donc tout naturellement vers « ce type de méfaits » que l’association a concentré ses actions, et cela de la pointe du Verdon jusqu’au bout du cap Ferret.

Sur la commune de Lacanau, VLF a surtout œuvré pour le respect de la loi littoral sur plusieurs sites et pour la préservation des sites remarquables et espaces boisés à conserver. Des actions qui ont souvent eu comme conséquence des relations plutôt tendues avec les élus en place.

Le dialogue

« Contrairement à une idée répandue », précise Dominique Gisson, « VLF n’est pas systématiquement contre tout. Nous ne faisons simplement pas la même lecture des dossiers. Nous savons faire des propositions mais il faut d’abord que le dialogue s’instaure en amont au lieu de tomber toujours dans l’opposition. Et quand il y a divergence d’opinion, Lire la suite

Jacques Masurel – Climat : « Un risque de perte de contrôle du réchauffement »

rue89.com, Sophie Verney-Caillat, le  3 septembre 2009 

Climat : « Un risque de perte de contrôle du réchauffement »

L’embardée médiatique a démarré. A trois mois du sommet sur le climat de Copenhague, le WWF publie un rapport totalement alarmiste où il est écrit qu’« un quart de la population mondiale est menacée par les eaux ». Est-ce aussi grave et aussi imminent que l’ONG le présente ? Décryptage avec Jacques Masurel, président de Sauvons Le Climat, association indépendante regroupant parmi les plus grands experts.

Rue89 : Que sait-on des effets en chaîne du réchauffement de l’Arctique que le WWF (World Wild Fund for nature) décrit comme deux fois plus rapide que celui du reste de la terre ?

L’Arctique est un lieu privilégié d’observation du réchauffement de la planète car ce qui se joue aux pôles permet de vérifier le bien fondé des alertes lancées par la communauté scientifique, qui constate en effet avec effroi que le phénomène est plus rapide que ce qu’elle avait prévu notamment dans le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de 2007.

Mais ce qui inquiète le plus les scientifiques c’est le risque de perte de contrôle du réchauffement climatique rendant vains tous les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui pourraient être accomplis.

Si la température de la planète se réchauffait de 5 degrés, scénario envisagé en 2100 (si l’on ne réduit pas drastiquement nos consommations de carburants fossiles), alors surviendraient des rétroactions, c’est-à-dire que des effets amplificateurs s’accéléreront ou s’enclencheront, pour transformer la planète en poêle à frire. Citons quelques uns de ces effets :

– la diminution du pouvoir réfléchissant des pôles (autrement appelé l’effet d’albédo) ;

– la disparition définitive des forêts ;

– le dégazage du permafrost (également appelé pergélisol, un sol gelé en permanence) qui va libérer des quantités considérables de méthane, un gaz à effet de serre 24 fois plus puissant que le CO2 ;

– le réchauffement des océans qui alors cesseront d’absorber, comme ils le font aujourd’hui, près de la moitié du CO2 que nous émettons…

Est-il vrai que le niveau des océans aura monté de plus d’un mètre en 2100 et provoquera l’inondation d’une partie de la planète ?

Pour le moment la montée des océans résulte d’abord de la dilatation des eaux suite à l’élévation constatée de leur température. Pour l’instant, le niveau moyen global mesuré est de l’ordre de trois milimètres par an sur la dernière décennie.

Le phénomène touche plus gravement les pays constitués de plaines maritimes, comme Lire la suite

Nous fonçons vers l’abîme : La fonte des glaces pourrait menacer un quart de la population mondiale

lemonde.fr, Propos recueillis par Hugo Lattard, le  3 septembre 2009

« La fonte des glaces pourrait menacer un quart de la population mondiale »

« Nous fonçons vers l’abîme »

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est alarmé jeudi 3 septembre à Genève de l’accélération du réchauffement climatique. « Nous avons le pied collé sur l’accélérateur et nous fonçons vers l’abîme« , a lancé M. Ban devant la 3e Conférence de l’ONU sur le climat, réunie à Genève depuis le début de la semaine. Le secrétaire général des Nations Unies, qui revient de l’Arctique où il a constaté les ravages du changement climatique, a averti que « ce qui se produit maintenant » devait arriver bien plus tard, selon les prédictions des scientifiques. « Les scientifiques ont été accusés pendant des années d’être des alarmistes. Mais les vrais alarmistes, ce sont ceux qui disent que l’on ne peut engager une action pour le climat car cela ralentirait la croissance économique« , a-t-il déclaré.

Alors que se tient, jusqu’au 4 septembre, à Genève, la Conférence mondiale sur le climat, le WWF a publié, mercredi 2 septembre, une étude sur les conséquences du réchauffement de l’Arctique.

Elise Buckle, coordinatrice du programme énergie climat du WWF

L’étude conduite par le WWF s’est penchée sur le rôle de l’Arctique en matière de changement climatique. En quoi l’Arctique est-il déterminant pour le climat ?

L’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la Terre. C’est quelque chose qui est observé aujourd’hui et à propos duquel on n’a pas forcément tous les éléments d’explication. On sait néanmoins que du fait de l’inclinaison de la Terre, c’est une zone particulièrement exposée au Soleil, surtout pendant la période d’été. Elle se réchauffe plus vite parce que, jusqu’à présent, les glaces avaient un rôle de miroir et réfléchissaient les rayons solaires. Or maintenant que la glace se réduit comme peau de chagrin au profit de l’océan Arctique, ce dernier, de par sa couleur plus sombre, n’a plus ce rôle de réflexion des rayons solaires. De plus, la raréfaction des glaces, du permafrost et des glaces sous-marines provoque un rejet accéléré du méthane et du gaz carbonique qu’ils contiennent. Cela joue aussi comme un accélérateur du changement climatique.

Enfin, l’océan Arctique a lui aussi un rôle de régulateur climatique, qui est remis en cause dès lors que la fonte des glaces modifie sa salinisation, parce qu’il contient de plus en plus d’eau douce. Cela perturbe complètement le fonctionnement des écosystèmes et les grands courants marins, comme le Gulf Stream, qui permet notamment d’adoucir le climat en Europe. Si le Gulf Stream ralentit de 25 à 30 %, comme cela se profile, les hivers pourraient devenir beaucoup plus froids en Europe.

Les données scientifiques que le WWF a collectées indiquent qu’une hausse des océans de plus d’un mètre est à craindre. Quelles en seraient les conséquences ?

Sous une hypothèse de hausse des températures de quatre degrés d’ici à la fin du siècle, les océans pourraient monter de plus d’un mètre et menacer jusqu’à un quart de la population mondiale. Une hausse des températures de quatre degrés est le pire des scénarios envisagé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC) en 2007. Tout montre que c’est ce scénario qui se profile si rien n’est fait. Lire la suite

350.org mobilise la planète

planete-terra.fr, Hélène Duvigneau, août 2009

350.org mobilise la planète

Créée en 2007 pendant la campagne présidentielle américaine, 350.org entend mobiliser le plus largement possible afin de peser sur les négociations de Copenhague. Zoom sur cette organisation.

350.org c’est, en vrac, des moines bouddhistes qui forment le nombre 350 pour les besoins d’une photo, des églises qui font sonner leurs cloches 350 fois, des Américains qui font cuire des biscuits à 350 degrés Fahrenheit (177°C) ou encore des étudiants qui étendent 350 paires de chaussettes et sous-vêtements dans leur fac…

De quoi s’agit-il exactement ? 350 est en réalité l’abréviation de 350 ppm ou « parties par million », qui correspond en langage scientifique à la quantité de dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère, le seuil limite toléré par la planète selon l’organisation 350.org. En 2009, l’atmosphère terrestre contenait ainsi 387ppm, contre 275ppm avant la Révolution industrielle.

C’est James Hansen, climatologue américain de la NASA et l’un des premiers à avoir formulé la thèse de l’origine humaine du réchauffement climatique, qui a popularisé ce nombre. Si 275 correspond à une concentration « utile » de Co2 pour pouvoir habiter une planète pas trop froide, ce n’est pas le cas des 387 actuels, selon lui. Et encore moins des 450 défendus par l’UE et les experts du Giec. 350 ppm serait le seul moyen de « maintenir une planète semblable à celle où des civilisations se développent », estime-t-il. Une thèse à laquelle l’ancien vice-président américain et Prix Nobel de la Paix Al Gore a adhéré, de même que Bill Mc Kibben.

Gros buzz en perspective

Cofondateur de 350.org, Bill Mc Kibben se définit sur son site comme un « skieur de fond irréductible ». Il est aussi l’auteur de The End of Nature, l’un des premiers livres grand public parus aux États-Unis sur le thème du réchauffement climatique. Entouré par une petite équipe de chercheurs et de militants environnementalistes issus des quatre coins de la planète, il lance en 2007 la campagne « Step it up ». Il s’agit à l’époque de convaincre le candidat Obama d’adopter un objectif de réduction de 80% des émissions de GES d’ici 2050. Transformé en 350.org, le mouvement vise maintenant à créer le plus gros buzz possible autour du nombre « 350 » afin de promouvoir le seuil de 350 ppm, quelques semaines avant les négos de Copenhague. « Le seul fait de faire connaître le chiffre « 350 » à travers le monde exercera une certaine pression réelle sur des négociateurs. On doit comprendre que le succès ou l’échec de ces négociations à propos du climat seront déterminés selon ces 350ppm », lit-on sur le site internet 350.org. La campagne se traduira par Lire la suite

Bordeaux, les 5 et 6 Septembre 2009 – Stage de formation –  » La cuisson écologique et solidaire : comprendre, construire et cuisiner »

boloviainti-sudsoleil.org, Communiqué, juillet 2009

Stage de formation –  » La cuisson écologique et solidaire : comprendre, construire et cuisiner »

Informations pratiques : Bordeaux, les 5 et 6 Septembre 2009, au Centre Social de Bordeaux Nord (CSBN), 58 rue Joséphine.

Présentation du stage : Ici, la cuisine solaire est un plaisir, l’assurance d’un plat délicieux jamais brûlé, d’une autonomie énergétique, d’un moment convivial entre amis. Ailleurs, la cuisson économe en énergie contribue fortement à l’amélioration des conditions de vie : indépendance énergétique, diminution des douleurs de dos liées au portage du bois et des problèmes respiratoires dus aux fumées du feu, augmentation des revenus par les économies d’énergie réalisées, gain de temps libre … Elle permet également de limiter la déforestation et les rejets de CO2² dans l’atmosphère, de réduire son empreinte écologique.

Le stage permet de monter un cuiseur solaire avec 4 réflecteurs à partir d’un kit préparé par un atelier d’insertion de Nantes. Il offre l’occasion d’utiliser de manière complémentaire les différents cuiseurs économes en énergie : Four et/ou parabole solaires, cuiseur à bois économe, cuiseur sans feu (caisse thermique), de comprendre leurs principes de fonctionnement et de saisir les enjeux écologiques liés à l’énergie de cuisson. C’est également un moment de  rencontre avec des personnes utilisant ces outils de cuisson, ici, en France, et de mieux connaître le travail de Bolivia Inti – Sud Soleil dans les pays des Andes, en Afrique etc…

L’inscription se fait auprès du siège de BISS, à Nantes. Elle comprend : Lire la suite

L’association Attac investit le champ de l’écologie

lemonde.fr, Amélie Poisson, le 25 août 2009

L’association Attac investit le champ de l’écologie

Cap sur l’écologie. L’association altermondialiste Attac, qui a clos mardi 25 août son université citoyenne en Arles, après cinq jours de débats en présence de 650 participants, opère une mue.

« Pour la première fois, nous avons posé le mécanisme de la convergence des questions sociales et des questions environnementales« , explique Geneviève Azam, membre du conseil scientifique. Connue pour ses réflexions sur la taxe Tobin et la régulation des marchés financiers, l’association élargit son champ d’analyse au capitalisme dans son ensemble, thème de son université 2009. Elle s’empare du même coup des problématiques écologiques, et cherche à peser sur le prochain Sommet mondial sur le climat, à Copenhague.

Son réveil écologiste a été tardif et progressif, principalement initié par Aurélie Trouvé, ingénieure agronome et coprésidente de l’association depuis 2006. Mais la dynamique s’est récemment emballée lors du Forum social de Bélem, en janvier, où 130 000 altermondialistes étaient réunis, au point de devenir « centrale ». « Nous avons déjà commencé à préparer le sommet sur le climat à Copenhague, en décembre« , précise Christophe Aguiton, membre du conseil scientifique d’Attac. « Nous étions présents en juillet au Camp climat, à Nantes, et nous animons la coalition Urgence climatique-justice sociale », ajoute-t-il. Ce collectif regroupe diverses organisations : Amis de la Terre, FSU, Solidaires, Sortir du nucléaire, Verts, Parti de gauche (PG), NPA…

L’objectif est de proposer un nouveau modèle de développement principalement fondé sur le concept de « décroissance » : au plan individuel, réduction volontaire de la consommation, à l’échelle internationale, réduction des dépenses énergétiques par une relocalisation des activités qui, à terme, diminuerait les inégalités Nord-Sud.

« La Terre a atteint ses limites physiques ; désormais le développement doit être qualitatif et non plus quantitatif« , explique Aurélie Trouvé. Avec ses expertises sur la finance carbone ou sur le marché des émissions de CO2, Attac considère avoir une place « modeste » mais « légitime » au sein des mouvements écologistes.

Ce « virage » vert permet à Attac d’investir un thème fédérateur et mondial, et de retrouver ainsi davantage de visibilité.

Malgré un contexte favorable lié à la crise économique, la mobilisation de la structure militante (12 000 adhérents revendiqués, à comparer aux 30 000 de 2004) reste faible. Pour les jeunes adhérents, étudiants pour la plupart, comme Aurélien Pinceaux, 23 ans, étudiant en économie et sociologie à Paris I, Attac est avant tout « un lieu de Lire la suite

Montpellier les 22 et 23 ocobre : Colloque sur les sciences citoyennes et la biodiversité

sciencescitoyennes.org, Communiqué, le 27 juillet 2009

Colloque sur les sciences citoyennes et la biodiversité

L’association Tela Botanica propose de réunir porteurs de projets, scientifiques et citoyens lors de deux journées inédites à Montpellier : la première édition du colloque «Sciences Citoyennes et Biodiversité» introduira l’année 2010 de la Biodiversité. L’événement se déroulera les 22 et 23 octobre prochains sur le site de l’Université Montpellier 2.

Au-delà de la présentation et de la valorisation des expériences, cette rencontre nationale permettra aussi d’engager une réflexion sur les enjeux d’une science citoyenne en rapport avec l’environnement en confrontant plusieurs champs disciplinaires (Écologie et Sciences de la Nature, Sciences Humaines et Sociales, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, …). Le grand public, les médias et les politiques seront également parties prenantes de l’événement.

Montpellier, première rencontre nationale

Vous êtes ici sur : http://colloquescb.tela-botanica.org

Pour toujours être informé de l’actualité, inscrivez-vous à notre liste de discussion ! Il vous suffit d’envoyer un mail vide à cette adresse : sciences-citoyennes-subscribe@tela-botanica.org.

Le livret Des réseaux et des sciences sur la biodiversité, dont la réalisation est soutenue par la Fondation Nicolas Hulot, présentera dans un même ouvrage l’ensemble des initiatives de sciences citoyennes dans le domaine de la biodiversité.

Vous êtes, vous-même, porteur ou partenaire d’un projet de sciences citoyennes ? Venez le faire découvrir sur notre carte des projets ou en téléchargeant ce formulaire. L’ensemble des informations que vous y inscrirez seront publiées dans le livret et diffusées auprès des participants du colloque.

Vous pouvez maintenant diffuser le Communiqué de presse.

Les inscriptions au colloque sont désormais ouvertes Lire la suite

Estuaire de la Gironde : L’état ne veut plus du terminal méthanier

sudouest.com, Jean-Bernard Gilles, le 24 Juillet 2009

LE VERDON. L’État demande au port de Bordeaux de ne pas signer l’avenant à la convention foncière nécessaire à 4Gas. La société annonce des recours contentieux

L’état ne veut plus du terminal méthanier

Coup de théâtre hier en début d’après-midi, à l’ouverture du conseil de surveillance du Grand Port maritime de Bordeaux. Le commissaire du Gouvernement a indiqué que l’État demandait à la directrice générale du Port de ne pas accorder à la société néerlandaise 4Gas la prolongation de la convention qui lui réserve 20 hectares au Verdon pour y construire un terminal méthanier.

La société néerlandaise avait besoin d’un temps supplémentaire pour poursuivre les études de son projet. Celui-ci prévoit la construction sur la pointe du Médoc d’un équipement destiné à faire transiter du gaz naturel liquéfié, importé par bateau vers Bordeaux et le Sud-Ouest de la France.

Cette annonce confirme la position exprimée par courrier le 8 juillet par Dominique Bussereau, le secrétaire d’État aux Transports et Jean-Louis Borloo, le ministre de l’écologie, de l’énergie, du Développement durable et de la Mer.

Ambition environnementale

Ce projet n’est pas conforme aux ambitions environnementales de l’État pour l’estuaire de la Gironde. Telle est la position officielle aujourd’hui. Rappelons que ce terminal proposait une opportunité de diversification des approvisionnements énergétiques pour le Sud-Ouest. Il est peut-être encore trop tôt pour annoncer la fin de ce projet qui représente un investissement de 600 millions d’euros, et qui a semé la colère en Médoc et en Charente-Maritime.

Mais le gouvernement dit qu’il ne veut pas ou plus de terminal au Verdon, alors que les services de l’État étaient venus en justifier la construction lors du débat public. Car il apparaît bien clair que la société 4Gas ne poursuivra pas son projet sans confirmation de la prolongation de la convention. « Comment imaginez-vous que nous poursuivions un projet de cette ampleur sans certitude foncière », réagit à chaud, Enk Jonkman.

Contentieux financier

Le patron français de 4Gas n’était pas informé hier des positions de l’État. Il annonce une série de recours auprès d’instances françaises et européennes de la concurrence. Le contentieux pourrait s’avérer lourd de conséquences financières pour le port car l’état interrompt une procédure contractuelle, avant même qu’elle ne soit instruite officiellement par ses services compétents pour des installations classées Seveso 2.

Hier le conseil de surveillance du Grand Port maritime de Bordeaux a voté par 6 voix contre 3 la poursuite de la convention. Mais son avis n’est que consultatif. Il souhaite que la société néerlandaise Lire la suite

Lot et Garonne : Conservatoire végétal régional de Montesquieu

sudouest.com, Rémy Dodet, le 22 Juillet 2009

MONTESQUIEU. Sous la férule d’Évelyne Leterme, le Conservatoire végétal recense et valorise les espèces fruitières de la région

Fruits défendus à la pelle Pratique

Alors qu’il se promène dans cette verdoyante vallée de la Garonne, soudain, une pomme bien mûre lui frappe violemment la tête… Détrompez-vous, point d’Isaac Newton et de gravitation universelle, cette scène est courante pour les visiteurs parcourant les allées fleuries du Conservatoire végétal régional de Montesquieu.

C’est Évelyne Leterme qui, en 1980, fonda ce dernier sur le domaine de Barolle après avoir constaté que certains arbres fruitiers étaient en voie de disparition : « L’objectif était de rechercher les variétés anciennes plantées dans nos campagnes. » En 1996, c’est encore elle qui dota le lieu d’un verger musée dans l’idée de sensibiliser le public à sa noble cause : protéger et valoriser le patrimoine végétal aquitain. On la soupçonnerait presque, le vin en moins, d’avoir du sang dionysien dans ses veines. Depuis 2006, cinq passionnés l’assistent à plein-temps pendant que les 737 bénévoles de l’association de soutien lui apportent une aide précieuse.

Une diversité spectaculaire

De nombreux vergers annexes du Conservatoire sont éparpillés aux quatre coins de la région, mais seul celui de Montesquieu peut se targuer d’offrir aux papilles des curieux l’ensemble des ressources fruitières régionales. Sur un éventail de 16 espèces, pas moins de 550 variétés fruitières et 140 cépages locaux sont répertoriés dans le verger musée. Les pommiers, pruniers, cerisiers, abricotiers et pêchers voient pousser sur leurs branches des douceurs dont les visiteurs se délectent en toute impunité ! Comme à l’époque des Romains, fruitiers et vignes se côtoient sur les mêmes rangées et nous rapprochent un peu plus des racines de l’agriculture locale.

Le fruit dicte sa loi

À Montesquieu, le fruit dicte sa loi. Et l’injonction de manger cinq fruits et légumes par jour fait sourire. Même les haies ceignant les vergers sont ornées de cerises, noisettes et autres amandes : « Les parasites se concentrent sur les haies et s’attaquent moins aux cultures, ce qui limite nos besoins en insecticides » explique la propriétaire du lieu, fière de promouvoir une « agriculture moderne aux techniques traditionnelles ».

Vendre pour diffuser

L’exploitation n’est financée par les fonds publics qu’à hauteur de 30 %. Elle assume le reste grâce aux visites et par la vente de fruits, de livres et de 30 000 arbres à l’année. Pourtant, la fondatrice n’a cure des considérations mercantiles inhérentes à toute exploitation agricole : « la vente d’arbres constitue le seul moyen de les sortir de l’oubli ». Si les nécessités financières sont évidentes, le Conservatoire vend surtout pour diffuser ses variétés.

La pêche Roussane de Monein illustre à merveille cette volonté Lire la suite

Récup’R veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

sudouest.com, C. D., le 14 Juillet 2009

DÉCHETS. Une association veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

Les astuces de la récup’

On appelle ça une « ressourcerie » ou une « recyclerie » et, si les termes ne sont pas en encore dans le dico, ils désignent une activité bien dans l’air du temps : donner une seconde vie aux déchets. Il ne s’agit ni des épluchures ni des sacs plastiques mais de tous ces objets plus ou moins encombrants qui ont fini par s’abîmer mais dont il y a toujours quelque chose à tirer, même si on ne sait pas quoi.

Genre table sans pieds transformable en plateau ou télé en noir et blanc toujours valable. En gros, les ressourceries interviennent à mi-chemin entre les Compagnons d’Emmaüs, qui prennent en charge des objets en bon état devenus inutiles et la déchetterie, où finit tout ce qui est moins présentable.

Répandues au Québec, en Belgique et dans le Nord de la France, les recycleries donnent une seconde vie aux objets inanimés tout en créant de l’emploi, les objets revalorisés pouvant être revendus à bas prix. A Bordeaux, l’association Recup’R se lance à son tour. « Nous sommes des citoyens soucieux le volume de déchets et, pour le moment, nous en sommes à chercher un local » explique Deil Toussaint, le chargé de projet. L’association a déjà noué des contacts avec les villes de Bègles et de Bordeaux et avec la CUB, qui a d’ailleurs un projet de ressourcerie dans ses cartons, dont Recup’R pourrait être l’interface associative.

Les vélos d’abord

Membre de la Maison de la nature et de l’environnement et soutenu par le réseau national des ressourceries (www.ressourcerie.fr), le projet bordelais a la sagesse de limiter ses ambitions au début. « Même si on trouve un local à la rentrée, on sait bien qu’on ne pourra pas tout faire » reconnaît Deil Toussaint. L’idée serait donc de commencer par la filière la plus pertinente, en l’occurrence tous ces vélos abandonnés sur les trottoirs parce qu’il leur manque deux roues ou le guidon. Les villes finissent par les ramasser et les envoyer en déchetterie. Or, Lire la suite

Rencontres d’été du Réseau « Sortir du nucléaire » du 19 au 26 août 2009 dans le Sud-Est

Réseau « Sortir du nucléaire », communiqué, le 10juillet 2009

Participez aux rencontres d’été du Réseau « Sortir du nucléaire » qui auront lieu du 19 au 26 août 2009 dans le Sud-Est.

Venez découvrir un espace privilégié, à flancs de coteaux ensoleillés, au pied du Luberon.

A Grambois dans le Vaucluse entre Aix-en-Provence et Manosque.

Convivialité, ressourcement, échanges d’informations, de savoir faire et de talents.

Découvrez le programme complet sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?article1337

Pour toute information complémentaire et pour vous inscrire, contactez : Lire la suite

11 juillet : manifestation contre l’extension du port de plaisance du Betey

Surfrider Foundation Europe, Communiqué, le 7 juillet 2009

L’antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe, association de protection du patrimoine littoral européen, se mobilise Samedi 11 juillet 2009 avec l’association « Le Betey, plage boisée à préserver » pour une manifestation contre l’extension du port de plaisance du Betey.

D’autres alternatives sont possibles !

NON A L’EXTENSION DU PORT DE PLAISANCE DU BETEY !

L’antenne Gironde de Surfrider Foundation Europe a déjà organisé une action symbolique  en procédant à l’enterrement de la plage du Betey en septembre 2008. Cette action, relayée au JT régional et dans l’émission Thalassa de France 3, doit être poursuivie pour montrer que notre mobilisation est toujours intacte.

L’association « Le Betey, plage boisée à préserver » fortement impliquée dans la lutte contre la disparition de cette plage boisée du fond du Bassin d’Arcachon témoigne aussi de la volonté des citoyens de conserver un site naturel exceptionnel.

Si vous aussi vous souhaitez que cette plage reste un site naturel et un lieu récréatif, Lire la suite

Forêt de Brocéliande : Rencontres Agri-Culturelles du 23 juillet au 2 août

aspaari.unblog.fr, Communiqué, le 2 juillet 2009

Rencontres Agri-Culturelles 2009

Elles se dérouleront du jeudi 23 juillet au dimanche 2 aout. Programme selon ce que chacun voudra y mettre : ceci est une invitation à s’impliquer pour des rencontres agri-politique.

Cuisinage autogéré, bio & végétarien, PAF 2,5 € (prix indicatif par repas) & participation aux frais généreux.

Assemblée chaque soir à 19 h.

Thèmes de discussions envisagés

– Accès au foncier

– NESO (pour un “NESO” consommateur)

– décroissance

– cohérence entre nos idées (nos idéaux ?) & nos pratiques

Au programme

Nuit à la belle étoile dans la forêt avec les enfants, ballade nocturne silencieuse, confiture, décroissance & sobriété heureuse…

– Chantier en éco-bio-construction

– Construction d’une kerterre, isolation en terre-paille

L’association ASPAARI a été créée en 1999 par des porteurs et porteuses de projets agricoles pour faciliter l’installation d’autres porteurs de projet. Progressivement, ASPAARI a mis en place Lire la suite

Université populaire de l’environnement – Table ronde et débat sur la concertation et la démocratie écologique suivi d’un Apéro Ecolo

MNE Bordeaux Aquitaine, Communiqué, le 30 juin 2009

UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT – L’Université nomade d’Aquitaine

Cours – « Petite écologie de l’Homme et de ses techniques »

Mercredi 1er juillet de 18h30 à 20h00

Michel Lesbats – Professeur à l’IUT Bordeaux 1 Département HSE et  membre de l’Association Aquitaine Alternatives

Locaux du Jardin botanique de Bordeaux, Esplanade Linné, Rive droite (tram station jardin botanique)

Ouvert à tous – Entrée libre et gratuite

Suivi d’un Apéros’Ecolos (ex Green Drinks) – Bar-restaurant « Les temps modernes » – Allée de Serr, Bordeaux-Bastide à 2 minutes à pied du Jardin Botanique

Organisation : Maison de la nature et de l’environnement (MNE) Bordeaux-Aquitaine https://mneaquitaine.wordpress.com/, renseignements mnebxaquitaine@aol.com

Table ronde et débat sur la concertation et la démocratie écologique : « Echanges entre les acteurs locaux du Grenelle »

1. Présentation de l’objectif du débat M Lesbats

2. Présentation d’une concertation réussie entre un industriel et une association de la Presqu’île d’Ambès-Foresa (M Sévenier) et l’association Sabaréges (M Ménézo responsable de la communication) dans le domaine de problèmes « d’environnement »

3. Nous élargirons le débat à d’autres représentants des « parties prenantes » et thèmes des domaines de la Sécurité, de la Santé, de l’Ecologie et du Développement Durable :

Mme Walryck, Adjointe au Maire de Bordeaux avec qui nous débattrons de « concertation avec les bordelais ».

Un représentant de la DRIRE (DREAL) M. Courret -Ingénieur chargé de la concertation/membre du S3PI Presqu’île d’Ambès et CLIC Aquitaine.

Deux ou trois représentants d’associations Lire la suite

Écocentre du Périgord, acte 2

sudouest.com, Hervé Chassain, le 26 Juin 2009

SAINT-PIERRE DE FRUGIE. Un lieu de formation dédié à la construction écologique verra le jour d’ici à un an

Écocentre, acte 2

Ce sont des maisons vertes, accrochées à la colline et on y vient à pied. Ceux qui vivent là, en pleine campagne du Périgord vert, ont créé le premier Écocentre de France il y a six ans. Depuis, ce lieu voulu par l’architecte Claude Micmacher et Jocelyne Cambuzat, est devenu une référence dans le domaine de la construction écologique. À tel point que l’on vient désormais de loin pour s’informer ou se former sur les maisons de bois, de paille et de terre… Cinq pavillons présentent ces techniques en grandeur nature tout autour du domaine.

Le succès de l’Écocentre est tel, que de nouveaux locaux étaient devenus nécessaires pour installer un véritable centre de formation. Deux ans d’études ont permis de monter le projet de l’Écocentre 2. De nombreux partenariats financiers (Europe, État, Région, Département) ont été trouvés pour réunir les 1,1 million d’euros de cette réalisation qui devrait ouvrir en août 2010.

Un mode de vie

Hier, c’était la pose symbolique de la première botte de paille des murs de cette construction qui sera un concentré du savoir-faire. Comme le rappelle Jocelyne Cambuzat, présidente de l’association Pégase, « à une époque où l’écoconstruction devient à la mode, nous rappelons qu’elle doit s’intégrer dans un mode de vie et avec des valeurs. Elle doit faire travailler le local, utiliser les matériaux les plus proches et le côté social ».

À cette occasion, l’Écocentre a reçu comme une onction officielle, avec la présence du sous-préfet Bernard Bahut, de la députée Colette Langlade, du conseiller général Michel Karp et du président du parc naturel régional Jean-Marie Rougier.

1 200 euros le mètre carré

Le futur bâtiment, aux volumes très variés (avec même une coupole !) présenté hier sous forme de maquette, sera un concentré de savoir-faire traditionnel et technologique : ossature bois, toitures végétalisées, murs paille et terre ou terre cuite, isolation en chanvre, liège, cellulose, laine, chaufferie bois… Seule concession à l’industrie, la dalle sera réalisée en béton.

Claude Micmacher annonce un coût de 1 200 euros le mètre carré, « ce qui n’est pas cher du tout pour un bâtiment aux normes tertiaire recevant du public ». Son seul regret est Lire la suite

Les légumes biologiques du Jardin de Cocagne d’Ambarès

sudouest.com, Dominique Andrieux, le 25 Juin 2009

AMBARÈS, BIOSÈVE. Dévastées par la tempête Klaus, les serres de l’Association d’insertion par le maraîchage sont refaites à neuf grâce à la mobilisation de la Fondation de France

Le miracle de la solidarité

La vision apocalyptique des serres dévastées par la tempête de janvier n’est plus qu’un mauvais souvenir à Biosève (1), cette association d’insertion par le maraîchage qui produit des légumes biologiques. « Nous venons juste de finir la couverture de la dernière serre », confie le sourire aux coins des lèvres Anthony Sanchez, le chef de culture.

Au lendemain du passage de Klaus, le constat était simple. Toutes les structures de protection étaient hors service. Micheline Menezo, la présidente, et ses collègues du conseil d’administration se trouvant alors dans une situation quasi inextricable dans la mesure où l’association n’avait ni les moyens de s’assurer contre le risque tempête ni la trésorerie pour mener la remise en état.

Le messie est arrivé

« La Fondation de France s’est mobilisée pour venir en aide à des associations, des familles s’étant retrouvées en situation délicate après le passage de la tempête », explique Claire Jodet, une des bénévoles de cette association collectant et redistribuant des fonds à des imitatives ou actions comme celles de Biosève. La Fondation de France sauvait la structure ambarésienne et surtout ses 15 salariés en insertion en apportant une aide financière de 5 000 euros.

Cette somme permettait de faire face à la dépense essentielle, l’achat des 1 200 mètres carrés de plastique nécessaires à la couverture des deux serres.

1 200 mètres carrés

On s’en sort plutôt bien, apprécie Micheline Menezo. « Le fait d’avoir mis à l’époque les cultures sous tunnels, a évité aux cultures de prendre du ressort de sorte qu’il n’y a eu aucune incidence sur les commandes des adhérents. » La présidente tient à rendre hommage aux salariés qui ont bravé un hiver plutôt rigoureux, y compris par temps de neige.

Anthony Sanchez mérite aussi un beau coup de chapeau. La remise en état des armatures ne posait de problèmes particuliers à l’équipe des jardiniers à la différence de la pose de l’enveloppe plastique. « Nous avons sollicité le réseau Cocagne, dont Lire la suite

Ex-citadins et néo-paysans, mais loin d’être des rêveurs baba-cool

rue89.com, Jean-François Poupelin, le 23 juin 2009 

Ex-citadins et néo-paysans, mais loin d’être des rêveurs baba-cool

Effet de la sinistrose politico-sociale qui plombe un peu l’ambiance en ville ? Les rats des villes semblent de plus en plus envier ceux des champs. Et des citadins se tournent vers l’agriculture, autour de projets mariant maraîchage bio en vente directe et activités associatives…

« On a une vieille bicoque, on la retape tranquillement, on fait pousser des chèvres,
on fabrique des bijoux, on peut pas dire qu’on s’crève, l’travail, c’est pas pour nous. » Si « Le Déserteur » de Renaud (1983), n’a pas perdu de sa saveur, l’idéal hippie semble, lui, avoir vécu.

« Le Retour à la terre », pour reprendre le titre d’une série BD de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri, connaît pourtant depuis quelques années le même engouement que dans les années 70. Marie Pons, animatrice de l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural des Bouches-du-Rhône (Adear 13), se réjouit :

« Agriculteur devient un nouveau métier après une expérience professionnelle. Les gens ont envie de travailler dehors, de produire. L’agriculture bénéficie d’un regard plus positif. »

Chaque année, la structure fondée par des membres de la Confédération paysanne accompagne 35 projets d’installation (elle s’adresse aussi à des ouvriers agricoles et de « jeunes diplômés »). La majorité pour du maraîchage en vente directe, dont un tiers labellisé bio.

« Le réalisme du projet est très important »

Peu de « gens qui rêvent » ou qui « planent », assure de son côté Max Lefèvre, directeur adjoint de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural de Paca (Safer).

Cette SA à but non lucratif et d’intérêt public sous tutelle ministérielle soutient une centaine d’installations par an via ses acquisitions foncières.

Les nouveaux agriculteurs sont donc aussi raisonnables que leurs productions :

« Ils partagent des choses communes avec la génération de 68 – retrouver un sens à son quotidien, autonomie de la ferme, relocalisation de l’activité -, mais le projet est différent, très, très ouvert. La tendance est aux collectifs ville-campagne, avec comme idée : “venez participer, aidez-nous.” »

Autres nouveautés : les projets à 4, 6 ou 11 personnes. « Le partage des tâches permet de prendre des vacances. Mais le réalisme économique reste fondamental », Lire la suite

Un nouveau réseau pour défendre les victimes des pesticides

lemonde.fr, Claire Ané, le 18 juin 2009

Un nouveau réseau pour défendre les victimes des pesticides

Aurèle Clémencin est chargé de mission santé au sein de l’ONG Mouvement pour les droits et le respect des générations futures, affiliée à l’organisation européenne Health and environment alliance (HEAL).

Quel est l’objectif du réseau des victimes des pesticides lancé aujourd’hui ?

Nous voulons rassembler les victimes au niveau national, les conseiller et les soutenir, pour montrer qu’il y a un véritable problème. Le site victimes-pesticides.org, lancé jeudi 18 juin, rassemble notamment les témoignages d’une dame en Isère dont le fils a développé une leucémie après une surexposition aux pesticides, d’un particulier dont le fils a des problèmes de tyroïde, et d’un agriculteur atteint de la maladie de Parkinson après un accident.

Nous souhaitons mettre en place des actions juridiques, en faisant valoir le principe de précaution inscrit dans la législation française. Il faut engager la responsabilité des pollueurs, qu’ils soient agriculteurs ou fabricants de pesticides, et obtenir des pouvoirs publics une restriction de l’usage de ces substances.

Quels sont les dangers de l’exposition aux pesticides ?

Certaines des substances qui les composent sont cancerogènes, tout particulièrement pour les professionnels, ou mutagènes (elles induisent des mutations des gènes, pouvant causer des déséquilibres physiologiques ou des cancers), ou encore toxiques pour la reproduction : on parle alors de substances CMR. Et certains pesticides contiennent des perturbateurs endocrinaux, qui modifient les systèmes hormonaux, pouvant entraîner des problèmes des organes sexuels, et des problèmes neurologiques (maladie de Parkinson, troubles psychomoteurs).

Existe-t-il des lois permettant de diminuer les risques et de condamner les dérives ?

Oui, mais pas assez. Au niveau européen les molécules classées CMR 1 et 2 sont interdites. Mais elles sont peu nombreuses. Nous avons recensé, en croisant les listes d’autres organismes à l’international, tels le Centre international contre le cancer et l’Agence américaine pour l’environnement (EPA), plus de 70 molécules CMR sur les 350 autorisées en France. La classification des perturbateurs endocrinaux n’en est qu’à ses balbutiements, donc ces substances peuvent être commercialisées.

Il est aberrant qu’aujourd’hui, il n’y ait pas de normes fixant un seuil de concentration maximale des pesticides dans l’air. Pour l’eau, ces normes fixent un maximum de Lire la suite

Création d’une association de sauvegarde de l’Engranne

sud-ouest.com, Patrick Iza,  le 9 Juin 2009

CASTELVIEL.

Les espèces de la vallée de l’Engranne sous protection

Depuis une quinzaine de jours, l’Engranne a son association de sauvegarde qui veille sur elle et s’est donné pour mission de la protéger.

Petit cours d’eau qui prend sa source à Gornac et Castelviel pour rejoindre la Dordogne du côté de St-Jean de Blaignac, l’Engranne est le ruisseau typique de l’Entre-deux-mers et recèle quelques richesses patrimoniales.

«Le but de notre association est de protéger l’intégralité de l’Engranne dans toutes ses dimensions, du point de vue tant architectural, environnemental que paysager. La vallée de l’Engranne, cours d’eau exceptionnel par sa qualité dans le département, fait l’objet d’un classement en site Natura 2000, dispositif européen visant à protéger des espèces sensibles et des habitats en voie de disparition», précise Jean-Christophe Mathias, membre de l’association qui pour l’instant compte une trentaine de membres.

Espèces menacées

Le jeune homme ne cache pas que l’action de son association pourrait s’étendre à d’autres cours d’eau et insiste sur les nombreuses espèces présentes dans cette vallée comme la cistude d’Europe, le toxosme, un poisson ressemblant au gardon ou encore le vison d’Europe. Il regrette néanmoins la disparition de l’écrevisse à pattes blanches. «Les oiseaux y sont très présents, précise-t-il. Notamment l’engoulevent d’Europe, une espèce d’oiseau inscrite sur la liste rouge des espèces menacées. Il niche sur le site des sources». Quant à la flore elle n’est pas en reste.

Et le jeune homme de poursuivre : « On peut y trouver les jonquilles sauvages, le fragon petit houx, la fougère scolopendre, la violette des bois, la pulmonaire, la ficaire, l’ellébore vert, de nombreuses mousses et lichens. Et surtout dans la carrière de Jeandillon deux espèces d’orchidées classées».

Quant aux richesses architecturales, Lire la suite

Européennes : Mettre l’écologie au cœur des choix politiques maintenant !

France nature environnement, Communiqué de presse, le 8 juin 2009

Européennes : Mettre l’écologie au cœur des choix politiques maintenant !

FNE demande au Gouvernement de tirer sans délai les leçons du scrutin

Dés hier soir, FNE a salué la volonté des électeurs/trices de placer la question de l’urgence écologique au cœur du résultat des élections européennes.

FNE demande de toute urgence au Gouvernement de tirer les leçons du scrutin en abandonnant des projets écologicides et en prenant les mesures indispensables à la lutte contre la crise écologique.

Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Il faut que demain soit écologique ! Il est temps de comprendre que l’urgence écologique est au cœur des préoccupations des français qui sont dans l’attente d’actes politiques concrets. Se battre dos au mur chaque jour contre des textes et projets qui menacent la planète n’est pas notre vocation ! Nous souhaitons avancer vraiment puisque nous n’avons plus le temps de reculer ».

Abandon des projets écologicides.

FNE demande dès aujourd’hui que soient abandonnés les projets suivants qui sont directement contraires à l’esprit du Grenelle et à la lettre des suffrages exprimés hier et notamment :

Industrie : abandon pur et simple de la réforme du « 3e régime » qui permet un assouplissement inacceptable des conditions d’autorisation et de contrôle des activités industrielles, et doit entrer en vigueur avant le 17 juin ; abandon des opérations d’enfouissement souterrain par Total de 120 000 tonnes de CO² à Lacq dans les Pyrénées Atlantique ; moratoire sur tout projet de terminal méthanier

Nucléaire : abandon de tout projet de construction de nouveaux réacteurs nucléaires,

Agriculture : interdiction immédiate de l’insecticide Cruiser dont FNE a demandé l’annulation en justice,

Transports : abandon de toute expérimentation des méga camions, du circuit de Formule 1 en région parisienne, ….

Relance du dialogue environnemental. FNE souhaite que le dialogue environnemental entre les acteurs du Grenelle de l’environnement reprenne du souffle.

Plutôt qu’une multiplication des « Grenelle », FNE souhaite notamment :

Une position exemplaire de la France pour les négociations climatiques de Copenhague en décembre,

– Une accélération de Lire la suite

Pour le CADE – La LGV : Un projet qui prenait l’eau de toute part…

CADE, Communiqué, Victor Pachon, le 3 juin 2009

Un projet qui prenait l’eau de toute part…

Levée de bouclier contre la décision de la ministre de l’intérieur concernant la LGV. Dans la presse écrite institutionnelle, peu de place pour les associations. Le communiqué qu’elles ont envoyé est passé à la trappe, place à Rousset, Carrère, Berkmans, Lamassourre etc…

Le Collectif des Associations de Défense de l’Environnement Pays Basque et Sud des Landes et les associations opposées à la LGV ont pourtant nourri les quinze dernières années d’une réflexion aujourd’hui retenue par MAM.

Ils ont toujours dit que les voies existantes au Pays Basque avaient la capacité d’accueillir 264 trains quotidiens alors qu’il ne passe qu’une cinquantaine de trains quotidiens tout mode confondu.

Ils disent encore que le projet ferroviaire prenait l’eau de tout côté et que la décision de MAM a sans doute soulagé le gouvernement et même Réseau Ferré de France.

Qu’on en juge :

Rappelons les conclusions de la cour des comptes et du Conseil d’Analyse Sociale auprès du premier ministre qui inclinaient vers la modernisation des voies existantes. Un trou à bâbord !

Rappelons les interrogations de la responsable stratégie de RFF sur la grande vitesse dans un article du journal du monde de l’été 2008 intitulé « les trains pourront rouler plus vite, ils arriveront toujours à la même heure » où elle estimait qu’au-delà d’un seuil de performance qu’elle fixait à 220km/h les inconvénients étaient plus nombreux que les avantages. Légère brèche à tribord !

Rappelons les conclusions des premiers experts indépendants nous donnant raison et concluant que le fret du projet était surestimé et que malgré cela le trafic réclamé par RFF passerait sur les voies existantes en 2020 avec des aménagements mineurs. Arrière du navire endommagé !

Rappelons l’adoption des trains longs imposée par le Grenelle de l’environnement au projet ferroviaire. Avec des trains plus longs et plus lourds, c’était un nombre de trains au moins divisé par deux qui passeraient sur les lignes. Grosse voies d’eau à l’avant !

Rappelons l’autoroute ferroviaire, colonne vertébrale du projet, jugée non rentable par les experts mais maintenue avec une mâle assurance par RFF. Le lendemain du débat la voilà raccourcie et stoppée à Brétigny l’handicapant davantage alors que dans le même temps sa sœur sur l’axe Perpignan-Luxembourg subissait un fiasco économique fracassant. La mâle assurance se transforme en tremblante incertitude trois ans plus tard, le 1er avril 2009 quand un appel d’offre est lancé pour savoir si une telle autoroute est viable. Panne de moteur !

Rappelons le rapport européen d’Etienne Davignon relevant l’incohérence entre le projet au sud de la Bidassoa (voyageurs) et au nord (marchandises) et ce sombre avertissement : « La réalisation de cette section reste cependant subordonnée à la possibilité d’utiliser le réseau espagnol à écartement UIC afin de développer des services de fret sur longue distance, le fret étant la principale justification pour la réalisation de ligne. Cette inconnue pourrait ainsi peser lourd dans le choix final des autorités françaises. » Le tout accompagné de cette note en bas de page : « La ligne existante est loin d’avoir atteint un niveau de saturation et ses caractéristiques géométriques sont plutôt bonnes, même si l’armement de la voie, le système de signalisation et d’électrification ne sont pas des plus récents. » Gite important à bâbord !

Et dans une mobilisation des populations grandissante, les premières fuites de l’audit fret SNCF. 300 millions d’euros de pertes, 600 prévus en 2009 et l’interrogation de poursuivre ou non la branche fret. Pour un projet qui était bâti sur une croissance de 2,6 à 6% par an, où après l’effet d’annonce de 21 millions de tonnes de marchandises sur le rail en 2020, on pouvait lire dans les études jointes dans le CDRom officiel, que l’hypothèse haute prévoyait 13 millions de t/an à Hendaye et que Lire la suite

Élections européennes : le réseau « Sortir du nucléaire » a évalué les candidats

mediapart.fr, Le Père Vert Pépère, le 01 Juin 2009

Élections européennes : le réseau « Sortir du nucléaire » a évalué les candidats

Europe écologie et le NPA prennent leur responsabilités face à l’urgence écologique

– L’UMP et le PS se contentent de vagues déclarations sur le « développement durable »

– La position officielle du Modem reste encore à découvrir…

– Le Parti de Gauche est « coincé » par son tête à tête avec le très pronucléaire PCF.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » a interrogé les principaux partis à propos de la politique énergétique qu’ils entendent promouvoir au niveau européen. Voici le bilan de cette consultation.

Europe Écologie et le NPA ont apporté des réponses très satisfaisantes. Il faut d’ailleurs rappeler que les Verts et le NPA sont adhérents du Réseau « Sortir du nucléaire ». Europe Écologie et le NPA se prononcent pour une sortie rapide du nucléaire, ont intégré la question des déchets radioactifs et des risques, mais aussi les enjeux démocratiques (passage en force du lobby nucléaire) et géostratégiques (prolifération nucléaire sous couvert du nucléaire civil), ainsi que les questions de l’emploi et du social (promotion des économies d’énergie et du développement des énergies renouvelables, qui sont de véritables gisements d’emplois).

Le Parti de Gauche a eu l’honnêteté de reconnaître que, dans le cadre du Front de gauche qui l’unit au PCF, il n’était pas possible d’avoir une position commune sur la question du nucléaire. Le Réseau « Sortir du nucléaire » est très attentif à l’évolution du Parti de Gauche, qui s’est déclaré favorable à la sortie du nucléaire, et appelle le PCF a reconsidérer sa position pronucléaire.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, le Modem et François Bayrou n’ont pas pris position contre le nucléaire, en critiquant néanmoins l’opacité du lobby atomique. Pour ces élections européennes, seuls Corinne Lepage (CAP21, tête de liste Modem dans le Nord) et Jean-Luc Bennahmias (ancien Vert) ont répondu, se prononçant pour des alternatives au nucléaire, mais à moyen ou long terme. Finalement, la position « officielle » du Modem reste encore à découvrir !

Comme chacun a pu le constater, l’UMP et le PS ont repoussé au maximum le moment d’entrer en campagne et, qui plus est, évitent soigneusement tout débat pouvant remettre en cause l’énergie nucléaire, qui est pourtant un sujet de société crucial.

Le Parti Socialiste a répondu de façon ambiguë, voire hypocrite, se prononçant pour ITER (fusion nucléaire) et pour les réacteurs dits « de 4e génération », bien que ces deux technologies pour l’heure inexistantes absorbent plus de 80% des crédits européens pour la recherche énergétique. Ce positionnement vide de sa substance le soutien de principe que le PS exprime pour les énergies renouvelables et les économies d’énergie. Reconnaissant le problème que posent les déchets nucléaires, le PS soutient pourtant du rôle que la France entend jouer dans le déploiement international du nucléaire !

L’UMP n’ayant pas daigné répondre au questionnaire du Réseau « Sortir du nucléaire », le seul élément dont nous disposons est Lire la suite

Copenhague : Les demandes de Greenpeace pour éviter le changement climatique

greenpeace.org, mai 2009

Conférence de Copenhague sur le climat

Les demandes de Greenpeace pour éviter le changement climatique

Introduction

Alors même que la réalité du changement climatique continue de dépasser les prévisions des scientifiques. Il devient clair que le dépassement du seuil critique constitue une menace bien plus proche que nous ne l’imaginions et que la fenêtre d’opportunité pour éviter un dérèglement du climat incontournable se referme de façon rapide et inexorable.

Le dossier Lire la suite

Blanquefort : Amaplanète souffle sa première bougie

sud-ouest.com, Marie-Françoise Jay, le 25 Mai 2009

Amaplanète souffle sa première bougie

BLANQUEFORT, PRODUCTEURS. Le bilan de l’association est plus que satisfaisant. En projet : la mise en vente d’huîtres pour le plaisir des adhérents

En mai 2008, débutait la première distribution de l’Amap de Blanquefort sur des contrats légumes et volailles. Dimanche dernier, l’association a soufflé sa première bougie autour d’un pique-nique avec 192 familles contre 50 Amapiens l’an dernier, et divers contrats : légumes avec Aurore Sournac d’Eysines, bœuf et veau avec Laurent Labégurie de Blanquefort, agneau avec Pascal Sancier de Saint-Antoine-sur-l’Isle, fromage de brebis avec la famille Sarres du château Sénéjac au Pian-Médoc, fromage de chèvre avec la famille Serrano de Courpiac, miel avec Mme Purrey de Saint-Hélène, volaille avec M. Petit de la ferme de Vertessec à Avensan, pommes avec M. Bourg des Esseintes, kiwis avec M. Ducos des Esseintes, poisson avec Nicolas Brin jeune marin pêcheur d’Arcachon.

Des produits de qualité

« Les producteurs, explique Joëlle Corral, une des responsables de l’Amap, ont été choisis pour la qualité de leurs produits relevant de l’agriculture bio ou raisonnée ; pour leur proximité, il ne doit pas y avoir plus d’une heure de transport ; pour la possibilité de faire un contrat satisfaisant pour les deux parties ; la base de l’Amap restant la solidarité et le soutien aux producteurs. Et dans ce domaine, nous avons été gâtés, depuis janvier avec deux catastrophes : la tempête et la grêle !

Ces contrats Amap leur permettent d’assurer une production et surtout une vente directe, qui crée des relations appréciées par tous, des contacts, des échanges, le plaisir de connaître les gens qui achètent leurs produits. »

Actuellement pour l’Amaplanète, c’est la ressouscription des contrats légumes, une centaine au total, sans dépasser 200 sur tous les contrats cumulés. La progression a été particulièrement rapide, l’Amap est devenue une des plus importantes de la CUB. Le contrat huîtres pourrait faire son entrée.

Pour Mme Dominique Bret, une des responsables de contrat, « les Amap Lire la suite

Non au capitalisme vert : Marketing, commerce et hyperconsommation

actionconsommation.org, Véronique Gallais, mai 2009

Non au capitalisme vert : Marketing, commerce et hyperconsommation

Article publié dans « Non au capitalisme vert » (ouvrage collectif), Parangon, 2009

Tandis que la montagne du « Grenelle de l’environnement » a accouché d’une souris et que les lois et projets contraires même aux principes affichés du « Grenelle » se multiplient, rien n’a guère changé dans les comportements au royaume du marketing et de la consommation.

La « fabrication » du consommateur

Au tournant du 20ème siècle, l’industrialisation de la production et la mise en place d’infrastructures et de réseaux de transport et de communication – résultant du développement considérable des techniques – ouvraient la voie à la croissance des entreprises et à la distribution de masse, en s’appuyant sur l’émergence et l’essor du marketing. Cette « science de la commercialisation » devait rendre possible la planification de la production et de la distribution de masse ainsi que l’extension des débouchés commerciaux, par la maîtrise de techniques de communication vers l’acheteur final, le « consommateur ». La croissance de la demande, leur part de ce marché et le profit à réaliser devenaient l’enjeu central pour chacun des acteurs – producteurs et intermédiaires, financiers et gestionnaires – dans une incessante lutte de pouvoir et d’influence, qui allait entraîner la formation des oligopoles de production et de distribution que nous connaissons aujourd’hui, ainsi que l’irrigation de la « philosophie » marketing dans toute la société.

Aujourd’hui, ces mécanismes se combinent avec les grands moteurs de transformation du capitalisme : les NTIC – qui bouleversent en profondeur les entreprises, la société et l’économie – et le processus de globalisation financière, porté par des choix politiques d’idéologie néolibérale soumis au diktat d’une concurrence « libre et non faussée ». Les exigences de taux de rentabilité poussent les firmes à une course productiviste et le marketing reste au cœur des enjeux de la stratégie d’entreprise : sa réputation et celle de ses marques sont cruciales pour le chiffre d’affaires et la rentabilité de l’activité. Il faut donc séduire, et séduire toujours. En effet, le productivisme ne peut exister qu’en interaction avec le consommationnisme, comme comportement individuel et comme mode de pensée.

Si les coopératives de consommation, créées par le mouvement ouvrier au début du 19ème siècle, ont existé comme mode de résistance à l’essor du capitalisme industriel, et comme levier de transformation sociale, le mouvement consumériste – comme réponse plus récente au pouvoir des entreprises – s’est développé dans le contexte de la croissance et de la consommation de masse au 20ème siècle. Il a accompagné des changements sociétaux majeurs, notamment l’installation du consommationnisme et de l’utilitarisme comme principes de vie, en parfaite adéquation avec les politiques libérales : le système de production et de consommation de masse est devenu lieu central des valeurs et de la structure sociale.

Marketing opportuniste et hyperconsommation

En réaction à la dégradation de nos espaces de vie et au creusement des inégalités au niveau mondial – largement dus aux modes de production, de distribution et de consommation occidentaux – de nombreuses pratiques alternatives émergent aujourd’hui. Un certain nombre d’entre elles s’attachent à recomposer radicalement les rapports entre la production et la consommation, en produisant de nouvelles valeurs. Mais l’on voit également et massivement se développer, avec la montée des exigences de la société envers les firmes, un nouveau champ de marketing et de communication : celui du « marketing sociétal », Lire la suite

Edgar Morin : Il faut débureaucratiser les sociétés

leprogres.fr, Fabrice Roussel, le 2 mai 2009

« Je milite pour une déclaration d’interdépendance des peuples »

Edgar Morin était l’invité d’honneur du festival de la culture Soufie à Fès au Maroc. Un grand penseur dans un petit festival niché au cœur d’une capitale millénaire de l’Islam. L’image peut intriguer. Et pourtant, le coup de foudre a bien eu lieu. Une conférence-débat donnée loin des cénacles officiels de la pensée où le très vert Edgar Morin, à l’ombre d’un chêne millénaire et à la lumière de ses 87 printemps a pu, pendant près de deux heures, donner sa vision de la mondialisation et esquisser quelques pistes pour surmonter « la crise de civilisation » à laquelle le monde occidental est confronté. Morceaux choisis.

Comment surmonter l’impasse d’une société occidentale dont le modèle consumériste met en péril l’avenir même de la planète ?

« Je milite pour une déclaration d’interdépendance des peuples, des nations et des cultures. L’ONU pourrait porter cette démarche. Nous devons être conscients aujourd’hui que nous sommes reliés par une communauté de destin. L’occident a beaucoup de leçons à apprendre des pays du Sud. Jusqu’à présent, l’occidentalisation a dégradé les solidarités traditionnelles. L’antidote se trouve autant dans cet occident créateur des droits de l’Homme, que dans d’autres cultures.

Les plans anti-crise des nations, des organisations mondiales et du G20 vous semblent suffisants pour sortir de cette crise ?

Bien sûr que non. Il faudra aussi réformer les consciences, inventer une nouvelle approche de la connaissance moins ethnocentrée sur l’occident, décloisonner les savoirs et le système éducatif pour réussir à changer nos modes de vie. Notre savoir fait de nous des aveugles. Nous vivons dans une utopie que j’appellerais « l’utopie concrète des week-ends ». Deux jours de respiration pour encaisser les cinq jours de la semaine. Il faut changer ce rapport au temps. Réhumaniser les villes et revitaliser les campagnes.

Beaucoup de penseurs ou d’hommes politiques tirent ce signal d’alarme. Pourtant, on a l’impression de se confronter à un mur d’impuissance. Alors, changer de voie, est-ce possible ?

Je peux répondre en terme de probabilité. Ce qui est probable, c’est que si nous ne changeons rien nous allons vers des catastrophes naturelles, nucléaires et géopolitiques que nous ne pouvons même pas imaginer.

Comment interdire à des pays en voie de développement de ne pas accéder à ce niveau de développement et donc de pollution ?

Il ne s’agit pas d’interdire à la Chine de se développer. Mais, que ceux qui ont déjà le confort commencent à se limiter. Je ne parle pas de privation, mais Lire la suite

Emplois verts et sociaux : les Etats-Unis ouvrent (enfin ?) la voie

actu-environnement.com, Agnès Sinaï, le 24 avril 2009

Emplois verts et sociaux : les Etats-Unis ouvrent (enfin ?) la voie

Dans une banlieue sinistrée de la baie de San Francisco, une municipalité expérimente un programme de lutte contre le chômage par la création de « green jobs », financés notamment par un prélèvement sur une installation pétrolière locale de Chevron.
Reportage à Richmond, en Californie – 1er volet

Angela Greene porte bien son nom. Cette ancienne chômeuse est devenue l’ange-gardien des jeunes sans emploi de Richmond, une commune ouvrière de 103.000 habitants de la banlieue de San Francisco, réputée pour son taux de criminalité élevé, considérée comme l’une des plus dangereuses de la Californie. Ses chantiers navals en déroute ne créent plus d’emplois. La raffinerie de Chevron, la deuxième de Californie, d’une capacité de stockage de 15 millions de barils, sur le site du port, répand des dérivés toxiques, fuites de chlore et anhydride sulfureux. Les riverains souffrent d’asthme, des centaines de citoyens se sont mobilisés contre les projets d’extension de la raffinerie et réclament la justice environnementale, en compensation de cet éco-apartheid. Richmond souffre de la violence et de la pollution, plus que tout autre endroit de la baie de San Francisco, qui héberge aussi la mythique Silicon Valley, dont les promesses semblent ici des mirages. Alors que faire, se sont demandés quelques élus et travailleurs sociaux de Richmond ? Sous la houlette de la maire Gayle Mac Laughlin, élue en 2007, c’est ici que se crée un des tout premiers laboratoires des emplois verts et sociaux aux Etats-Unis. Face aux crises provoquées par la pauvreté, par la pénurie des ressources naturelles et par l’extinction des espèces, une économie verte est la seule manière de revigorer notre économie tout en répondant à la destruction de l’environnement et aux inégalités sociales. Les villes produisent 75% des émissions de carbone. C’est dans une ville telle que la nôtre que le problème doit être résolu.

Gayle Mac Loughlin a co-fondé Solar Richmond, une association qui travaille en partenariat avec Sunpower Corporation, fabriquant de panneaux solaires, dont l’usine de Richmond emploie 250 personnes. En partenariat avec l’agence municipale du bâtiment Richmond Build, l’objectif de Solar Richmond est de former dans ses ateliers une centaine d’installateurs locaux et d’atteindre une puissance de 5 megawatts d’énergie solaire dans la ville d’ici à 2010. Les installateurs formés par Richmond Built effectuent les travaux gratuitement. Les habitants bénéficient de prêts à taux zéro, couverts par les économies réalisées sur leur facture d’électricité. C’est dans le cadre d’un programme de formation à la construction de Richmond Build qu’Angela Greene, chômeuse et mère célibataire, a découvert Solar Richmond. Depuis lors, elle encadre les jeunes qui suivent les stages de formation de Solar Richmond et prodigue ses lumières solaires.

Justice environnementale

La maire de Richmond est déterminée à rendre sa fierté à sa ville. Elle compte en partie sur le plan de relance du président Obama, le Stimulus Package, voté en février dernier. Richmond a déjà reçu une subvention de près d’un million de dollars dans ce cadre, pour financer les énergies alternatives et la maîtrise de l’énergie, et tapisser les toits des bâtiments communaux de panneaux solaires. Mais c’est surtout vers Lire la suite

Blanquefort : Le car à pattes

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 2 Mai 2009

BLANQUEFORT, ÉDUCATION. Grâce au ramassage scolaire à pied, il y a moins de voitures devant l’école de la Renney. Et du sport à la clé

Le car à pattes

Florence Domenet a calculé. Le temps de sortir sa voiture de chez elle et de conduire ses enfants jusqu’à l’école, elle met quasiment autant de temps que si elle fait le trajet à pied. Depuis longtemps, chaque matin et chaque soir, même par temps de pluie, la porte de son garage reste fermée. « Quand on n’habite pas loin de l’école, il vaut y aller en marchant. Cela permet de passer un moment de détente avec les enfants, beaucoup plus agréable que dans une voiture. »

Quatre trajets

Depuis cette semaine, cette maman accompagne également les petits des parents qui le souhaitent dans le quartier où elle habite. Claude Villa a lui aussi chaussé la casquette de conducteur volontaire de ce nouveau ramassage scolaire à pied mis en place à l’école de la Renney. Comme Florence Domenet, il amenait déjà sa fille et ses deux petits-enfants à pied à l’école. « Accompagner trois ou six écoliers, pour moi, cela ne change rien. C’est même plus convivial et cela permet aux enfants de faire un peu de sport. »

Pourtant la mise en place de ce « pédibus » (1), comme est souvent appelé ce type de ramassage scolaire, n’a pas été une démarche facile à mettre en place. Il y a trois ans, des parents d’élèves de l’école lancent l’idée. Sans suite.

Élu l’an dernier, Christophe Jusson, conseiller municipal délégué aux circulations douces, souhaite la concrétiser. Un questionnaire est distribué aux parents pour voir s’ils seraient intéressés. « Quatorze ont répondu affirmativement, mais cinq seulement sont aujourd’hui volontaires pour accompagner les écoliers », explique-t-il. Par manque de temps ? « C’est surtout la responsabilité de prendre en charge des enfants qu’ils ne connaissent pas qui semble les avoir freinés », analyse-t-il. Pour pallier à d’éventuels problèmes, plusieurs chartes ont été écrites pour chacune des parties concernées (enfant, parents d’enfants accompagnés et parents accompagnateurs).

« C’est vrai aussi qu’il faut une certaine disponibilité, reconnaît Claude Villa. Moi, je suis retraité, cela ne me pose pas de problème. Mais pour les parents qui travaillent, cela peut être plus compliqué. »

Aujourd’hui, Lire la suite

Transports : Région Aquitaine, CG 33, CUB ensemble

sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 2 Mai 2009

TRAIN-TRAM-BUS. Les collectivités s’unissent au sein d’une conférence qui deviendra association pour réfléchir autrement sur la mobilité et développer les transports collectifs

Transports : Région, CUB, Conseil général ensemble

La CUB, le Département et la Région sont dorénavant unis pour réfléchir sur les transports en commun et bâtir pour les 10-15 ans à venir les meilleurs réseaux « train-bus-tram » qui soient.

Dans un premier temps, cette coopération se concrétisera au sein de la « conférence permanente des autorités organisatrices de transport de l’agglomération bordelaise », et dans un second temps, au sein de « Mouvable », une association loi 1901 avec un président, un bureau et un conseil d’administration.

Un bon mille-feuilles

Vincent Feltesse (CUB), Philippe Madrelle (Département) et Alain Rousset (Région) ont signé jeudi matin la convention officialisant la mise en route de cette réflexion commune.

« Nous travaillions déjà beaucoup ensemble mais compte tenu de l’enjeu des transports, il était nécessaire d’aller plus loin », souligne Vincent Feltesse. « C’est une nouvelle étape de collaboration », affirme lui aussi Philippe Madrelle qui pense « qu’il faut jouer encore mieux la carte de la complémentarité et mieux coordonner les réseaux ».

Alain Rousset n’est pas moins favorable à ce travail en commun. « Les collectivités locales vont encore montrer ce dont elles sont capables. On va peut-être encore nous parler de mille-feuilles mais, je pense, pour rester dans le culinaire, que celui-ci va être très bon. »

90 millions de voyageurs

L’objectif est naturellement d’offrir aux habitants de l’agglomération bordelaise et a fortiori, aux habitants de la Gironde, des réseaux de transport beaucoup plus performants et une bien meilleure intermodalité (train-bus-tram.) Pour cela, il est indispensable que les collectivités s’entendent à merveille car les TER sont de la compétence de la Région, les bus interurbains celle du Département, le tram et les bus urbains, celle de la CUB.

Ne pas travailler ensemble serait donc catastrophique et franchement dommage en Gironde où les transports en commun ont véritablement le vent en poupe.

Jamais, il n’y a eu autant de Lire la suite

Le réchauffement climatique s’accélère ? Accélérons notre mobilisation !

TACA, Jean Sireyjol, le 27 avril 2009

Le réchauffement climatique s’accélère ? Accélérons notre mobilisation !

La réussite de la mobilisation pour le « Picnic sans carbone » du 17 mai à Bègles sera la somme des actions de chacun d’entre nous. Comme pour la réduction des émissions de CO2 pour protéger le climat, il faut s’y mettre tous, et tout va compter !

Selon votre disponibilité, voici ce qui est le plus utile, commençant par le plus important:

1) en parler autour de vous dès maintenant, à vos amis, votre famille, vos collègues de travail: en plus du mail, la voix, et l’échange en face à face est indispensable pour convaincre et entrainer.

2) poser dès cette semaine des affiches dans les lieux publics où vous êtes connus (crèche, école, collège lycée, cafeteria, salles de sport, cabinet médical, commerçant sympa, etc..). Idéalement avec l’affiche le tableau de soutien AVEC VOTRE NOM pour recueillir les adresses mail de ceux qui veulent ainsi marquer leur soutien, plus quelques tracts en libre service. Nous disposons à Bègles d’exemplaires sur papier que nous pouvons vous donner, il suffit de demander par mail.

3) Le site web est le point d’accès à l’association, aux informations sur le picnic (les documents sont téléchargeables) et permet aux nouveaux supporters de nous contacter par mail. Il faut inciter à l’utiliser et merci pour toutes les suggestions d’amélioration.

Voilà le programme.

Pour ceux qui veulent en faire plus, les volontaires seront accueillis à bras ouverts, il suffit de le demander et on vous proposera, selon vos gouts, de tracter sur les marchés ou participer à l’organisation du picnic ou tout autre idée à votre initiative.

Plus d’infos Lire la suite

Les principaux sites Internet écolo

novethic.fr, Béatrice Héraud, le 8 avril 2009

L’info.fr en mode durable

Fin mars, Yann Arthus Bertrand lançait « Goodplanet.info », un site d’information sur le développement durable destiné au grand public. Un de plus dans une toile française qui verdit à vue d’œil, dopée par le Grenelle, les nouvelles opportunités de business et l’actualité. Panorama des principaux sites à consulter pour s’y retrouver.

Alors que les sites d’information générale lancent tour à tour leurs rubriques vertes, les sites spécialisés se développent de leur côté. En témoigne le nouveau portail Good Planet lancé le 31 mars dernier. 

Les généralistes 

Primeur au dernier né donc : GoodPlanet. Fondé par Yann Arthus Bertrand, ce site est pensé comme une vaste encyclopédie interactive. Il poursuit l’objectif de l’association dont il est le dérivé en permettant à l’internaute de « comprendre l’environnement et ses enjeux». Destiné au grand public donc, Good Planet dissèque chaque sujet avec une analyse des enjeux, des tribunes d’experts, les chiffres clés, une riche iconographie et des actualités. Ne disposant que d’une équipe restreinte (3 personnes), les informations sont essentiellement fournies par un réseau de partenaires : CNRS, Ecole normale de Lyon, AFP, Green TV, New Scientist et les universités de Toulouse et de Plymouth ainsi que par la reprise d’articles. Le site, à but non lucratif, est financé par BNP Paribas qui soutient l’association Good Planet depuis ses débuts.

Autre site grand public : Terra eco dont le but est de vulgariser l’économie et les enjeux du développement durable. Jusqu’à cette année réservé aux seuls abonnés à l’exception de quelques articles, le site s’est enrichi en même temps que la formule papier qui a fait son apparition dans les kiosques le 2 mars dernier. Terra eco et son pendant collaboratif gratuit Planète terra cumulent aujourd’hui 300 000 visiteurs par mois et fournissent  quelques articles « d’appel », issus du magazine, en libre accès. Des news quotidiennes sur l’économie, la politique, la société, l’environnement… sont alimentées par un réseau de 70 journalistes et correspondants dans le monde ainsi que des internautes. Indépendant, Terra eco tire ses revenus de ses lecteurs (abonnements et ventes aux numéros), de la revente de contenus et de la publicité.

Quotidien, Développement durable le journal émane de  l’agence de presse Naja fondée en 1987. Depuis deux ans, le site balaie l’ensemble de l’actualité du développement durable avec des rubriques -économie, social, technologie, politique et initiatives– alimentées par une vingtaine de journalistes et des correspondants à l’étranger. Gratuit, il compte aujourd’hui plus de 165 000 visiteurs par mois.

Sur l’environnement 

Plus spécialisés sur l’environnement, actu-environnement, Enviro2b, et Actualités news environnement se disputent le créneau en proposant en plus des services emplois. Créé en 2003 par l’entreprise de presse Cogiterra, Actu-environnement vise un public de professionnels : ingénieurs, techniciens, chercheurs, responsables communications et marketing voire le grand public averti avec des informations techniques, règlementaires et économiques. Le site revendique 133 000 abonnés à sa newsletter hebdomadaire.
En ligne depuis 2000 et édité par la société rennaise, le site Web2B, Enviro2b diffuse lui aussi une information sur l’actualité par filière (eau, air, énergie, etc) aux professionnels par le biais d’informations quotidiennes et d’une newsletter. Mélange de d’articles, de tribunes et de communiqués, il dispose surtout d’une large base règlementaire et propose une revue de presse.
Dans la même veine, Actualités news environnement est un site Lire la suite

Stéphane Lhomme sous surveillance d’EDF et des RG de Bx

Le canard enchaîné, Jérome Canard, le 8 avril 2009

Des atomes crochus pour traquer les antinucléaires

« EDF et les RG de Bordeaux ont travaillé main dans la main à la surveillance de Stéphane Lhomme« . C’est la confidence faite par l’un des mis en examen aux enquêteurs. Normal, si l’on ose dire, c’est en Gironde que ce militant bordelais a mené l’essentiel de ses actions : contre le transport de déchets nucléaires, les dangers de la centrale du Blayais, de l’EPR, etc.
Or, EDF, comme AREVA, compte dans ses effectifs des fonctionnaires de police détachés, mais toujours en liaison avec le Ministère de l’Intérieur. Rien de plus facile, donc que d’harmoniser leurs efforts contre des individus jugés dangereux pour la sûreté de l’Etat. « Aux RG, se souvient un ancien, la section « Contestation et violence » comprenait cinq personnes. Il y avait un collègue qui ne s’occupait que des « antinucs« .

La parano d’Etat atteint parfois des sommets quand, par exemple, Didier Anger (ex-conseiller régional Vert dans la Manche) se voit épié dans ses moindres mouvements. « Un jour, raconte-t-il, se sachant écoutés, on s’est donné un rendez-vous par téléphone sur le site de la centrale de Flamanville. Les gendarmes y sont arrivés en masse. Pendant ce temps, on a occupé la préfecture… »

EDF avait plus d’une opération d’espionnage au compteur

Ses protestations indignées n’y feront rien : le groupe EDF est bien le héros de l’affaire de piratage informatique de Greenpeace relatée le 18 mars dernier, par le Canard et relancée par Médiapart. Mieux, de nouveaux éléments, découverts par les enquêteurs viennent aggraver son cas.

Ils ont notamment trouvé, chez EDF, dans l’armoire du numéro 2 de la sécurité, Pierre François, un CD-Rom contenant des captures d’écran et des copies de fichiers provenant de l’ordinateur de Yannick Jadot, responsable des campagnes nucléaires de Greenpeace. Et ils disposent de témoignages sur les rencontres de Pierre François avec un représentant de Kargus Consultants, exécutant de cette opération de basse police.

Une officine très au courant

Difficile, dès lors, d’invoquer l’excès de zèle d’un sous traitant, agissant hors de tout contrôle. D’autant que Kargus Consultats a signé, entre 2004 et 2006, des contrats avec EDF, d’un montant total d’environ 50 000 euros.  L’un des acteurs de l’affaire a aussi évoqué d’autres opérations d’espionnage notamment sur le site breton de Couëron, où Greenpeace entrepose du matériel « militant » et dispense des formations à ses « activistes », comme ils les surnomment eux-mêmes.

Les enquêteurs viennent de découvrir un nouvel exploit à l’actif d’EDF. En 2006, le géant de l’électricité avait placé sous surveillance le très remuant porte parole de l’association Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme. C’est l’entreprise suisse Securewyse qui, durant plusieurs mois, avait assuré cette mission. Patron de cette officine, Michel Arditti jure toutefois au « Canard » qu’aucune action illégale n’a été menée.

Pourquoi cette insatiable curiosité ? Parce que Lhomme avait réussi à se procurer un rapport classé « confidentiel défense » consacré à l’EPR, le réacteur nucléaire de nouvelle génération que EDF et Areva espèrent vendre au monde entier. Daté de février 2003 et rédigé par le patron de la branche Energie du groupe, ce document émettait d’embarrassantes réserves – en contradiction avec le discours officiel – sur la solidité du réacteur en cas d’attaque, type 11 septembre, par un avion gros porteur. Parallèlement à l’enquête d’EDF, la DST a mené ses investigations et a placé en garde à vue, à deux reprises (en 2006 puis en 2008), le militant écolo Stéphane Lhomme. Apparemment sans arriver à découvrir le nom de son informateur.

Alerte aux extraterrestres

« Voilà des années qu’EDF est une maison de coups tordus », affirme au « Canard » un cadre du groupe. « Cela tient peut être au nombre d’anciens militaires, agents de renseignement et autres flics qui viennent y travailler après leur retraite. » Et de citer une affaire de Lire la suite

SEPANSO 40 : Il faut appliquer le principe pollueur-payeur

Sud-Ouest, Emma Saint-Genez, le Mercredi 8 Avril 2009

NVIRONNEMENT. Avec Cap’Eau, collectif d’associations pour la gestion de l’eau en Adour-Garonne, la Sepanso (1) des Landes se mobilise pour améliorer le schéma en gestation

« Il faut appliquer le principe pollueur-payeur »

« Sud Ouest ». Quels sont les dossiers qui vous occupent en ce moment ?

Georges Cingal. Le gros dossier de l’année 2008 a été la préparation du Schéma directeur d’aménagement et gestion de l’eau (SAGE) en Adour-Garonne. Nous arrivons à la dernière étape et comme l’union fait la force, nous avons produit un document important avec CAP’Eau, un collectif d’associations pour la gestion de l’eau qui regroupe aussi bien des associations de protection de la nature, que l’UFC Que choisir ou des fédérations d’agriculteurs. Nous remettrons ce document à toutes les parties prenantes : élus, chambres consulaires, fédérations de pêche… Une remise officielle aura lieu le 26 avril à Mont-de-Marsan.

Quelles sont vos préconisations ?

D’abord l’application rigoureuse du principe pollueur-payeur. Les gens qui consomment de l’eau et pénalisent l’environnement, les agriculteurs notamment, demandent toujours plus sans être prêts à payer. Ces arrosages s’accompagnent de produits chimiques que l’on retrouve dans les cours d’eau superficiels. Nous demandons une meilleure gestion des sols parce que séparer la gestion de l’eau de celle de la terre est anti-écologique.

Nous ne sommes pas du tout d’accord avec le projet tel que présenté par l’agence de l’eau Adour-Garonne. J’affirme même que nous avons là le plus mauvais SDAG de France ! Cela va se terminer au tribunal administratif s’ils restent sourds à nos demandes.

La Semaine du développement durable vient de s’achever.

Un concept à la mode selon vous, ou le symbole d’une réelle prise de conscience ?

Nous travaillons sur ce concept depuis les années 70. Le développement durable est une religion. Il y a ceux qui la pratiquent parce qu’ils croient en ses fondamentaux, et les autres qui la pratiquent aussi parce que cela les arrange et que cela leur poserait des problèmes économiques de ne pas s’en soucier. En ce moment, nous sommes en train de nous bagarrer sur les fausses publicités qui vendent des produits écologiques, alors qu’ils ne le sont pas ! Des voitures, des détergents… Un petit coup de peinture « développement durable » et ça roule !

Or l’écologie suppose une analyse du produit de son berceau à sa tombe. C’est pour cela que lorsque nous entendons Nicolas Sarkozy dire que le nucléaire fait partie du développement durable, nous lui adressons un carton rouge !

Quels autres dossiers vous occuperont cette année ?

La dépollution des paysages landais. Nous voulons éliminer toutes ces affiches redondantes et dégradantes. Là encore, c’est une affaire de gros sous. Le problème en France est que si l’on regarde de près, 90 % des lois prévoient une dérogation. Les publicités autorisées à partir du panneau d’agglomération voient souvent le périmètre réglementaire agrandi parce qu’elles permettent aux communes d’encaisser des redevances locales.

Vous estimez que la crise n’épargne pas votre action.

C’est-à-dire ? Lire la suite

Méduli Nature : Chercheur d’une planète plus saine

Sud-Ouest, Laurie Bosdecher, le 5 Avril 2009

BLANQUEFORT. Samuel Moktar, 29 ans, préside Meduli Nature, association pilote pour les écomanifestations

Chercheur d’une planète plus saine

Dans une autre vie, il aurait pu être chercheur, prof, la tête plongée dans les bouquins de sciences naturelles. Samuel Moktar, 29 ans, enfant de Margaux dans le Médoc, a arrêté ses études au stade du DEA.

Il est assistant d’éducation. Un job de vingt heures par semaine. Le reste du temps, il s’occupe de son bébé : Meduli Nature. « Notre bébé », corrige-t-il. Une association de sensibilisation et de protection de l’environnement fondée avec deux amis de lycée, Axel Crepey et Cédric Rebora, Médocains eux aussi. C’était il y a quatre ans.

« Nous étions des convaincus de la première heure et on ne comprenait pas que tout le monde autour de nous s’en fiche. La politique ne nous intéressait pas. Une association permet de toucher le public le plus large possible. »

Un début au Reggae Sun Ska

Peut-être pris pour de doux rêveurs par certains, la structure, outre ses activités de sensibilisation en milieu scolaire et auprès du grand public, est devenue pilote pour l’organisation de manifestations respectueuses de l’environnement, déjà appelées écomanifestations ou manifestations écoresponsables. « Dans les loisirs, on oublie souvent cette notion. Ils sont des lieux de beaucoup de gaspillage alors qu’ils peuvent servir pour donner l’exemple », relève le président de l’association. Désormais, quand Meduli Nature – la terre du milieu en latin, qui est à l’origine du mot Médoc -, mêle son nez aux festivals ou aux compétitions sportives, on ne jette plus ses gobelets en plastique partout, on mange local, des navettes sont organisées pour amener le public sur le site et les milliers de flyers imprimés ne sont plus inutilement jetés à la poubelle.

L’histoire a débuté sur le site du festival du Reggae Sun Ska à Cissac-Médoc en 2005. « Les deux premières années, ça n’a pas vraiment marché. Les gens s’en foutaient et on avait des objectifs trop ambitieux », se souvient-il. Il faut souvent essuyer des plâtres pour s’améliorer. Leur initiative essaime aujourd’hui dans toute la région. Garorock ce week-end à Marmande devient plus vert. L’an dernier, on a déjà trié les déchets sur L’Échappée belle à Blanquefort, aux Vibrations urbaines à Pessac ou à Musique à la rue à Luxey.

« Du chemin à faire »

L’association de copains, qui compte désormais deux salariés et a pignon sur rue à Blanquefort, est logiquement à la mode aujourd’hui. Le développement durable est devenu le dada des collectivités locales, est cité dans tous les plans de communication des entreprises et se déguste du matin au soir depuis quelques jours. Ne demandez pas à Samuel Moktar ce qu’il pense de la semaine dédiée à la cause. Cela l’énerve. « Le développement durable, c’est 52 semaines par an. On a dénaturé le concept en le réduisant au côté environnemental. Au-delà des mots, c’est avant tout une philosophie : vivre ensemble en préservant nos ressources naturelles pour les générations futures. »

Dans l’idéal, leur association, 90 adhérents aujourd’hui, soutenue par le Conseil général de Gironde, la Région, l’Ademe, devrait disparaître. « Dans l’idéal, oui. Si aujourd’hui les organisateurs de manifestations s’engouffrent dans ce créneau, c’est parce que dans quelque temps, faire des manifestations durables sera indispensable pour obtenir des subventions. Mais il y a encore pas mal de boulot. »

Utopiste, Samuel Moktar le reste. Pragmatique, il l’est. « Quand les bénévoles d’une manifestation ne veulent pas s’impliquer, cela ne marche pas », dit-il. Sceptique, il avoue l’être aussi. « Changer les mentalités et les comportements va prendre du temps. On est déjà Lire la suite

Le Slow Food. Une lenteur qui fait durer le plaisir

parismatch.com, Emilie Blachere, le 12 mars 2009

Le Slow Food. Une lenteur qui fait durer le plaisir

« Città Slow » : 92 villes où l’on prend le temps

Liées intimement au Slow Food, les Città Slow (ou Villes Slow) sont des communes de moins de 50 000 habitants où il fait bon vivre. Lancé en 1999, ce mouvement qui regroupe 92 agglomérations (dont 56 en Italie) à travers une douzaine de pays, vante une qualité de vie incomparable. Politique environnementale, protection de produits locaux, bien-être des habitants… En tout, 26 critères, sur les 52 établis par le comité de certification de « Città Slow », doivent être remplis pour prétendre au titre de « ville du bonheur ». Reste un bémol : à l’heure actuelle, aucune ville française ne fait partie de ce ­réseau et aucune candidature n’a été avancée. Dommage…

A sa création, il y a vingt ans par un Italien, personne n’y croyait. Le Slow Food est devenu un porte-drapeau du bien manger et de l’anti-fast-food.

Débarqué des collines piémontaises qui sentent bon les arômes fruités des vins italiens, le Slow Food est une association ­fondée en 1989 par une fine bouche transalpine : Carlo Petrini, journaliste et critique gastronomique. Mouvement anti-malbouffe, il prône un ­retour aux saveurs, aux goûts et aux plaisirs gustatifs. Aujourd’hui soutenue par près de 100 000 amateurs de bonne chère, répartis dans plus de 100 pays, la tendance a traversé les frontières et essaimé en Europe, au Japon, aux Etats-Unis… En 2003 l’association Slow Food France est créée. Elle « rassemble 2 000 aficionados », ­annonce son président Jean Lhéritier, membre par ailleurs du Conseil international du mouvement. Le but : ­sauvegarder notre patrimoine culinaire !

Le concept : éduquer

Les chevaliers de cette croisade gastronomique se battent contre l’uniformisation des régimes alimentaires et contre la propagande de la culture fast-food. A travers des salons et des manifestations nationales, comme les ateliers du goût, ils souhaitent pérenniser l’agriculture locale en soutenant les producteurs, conserver la diversité de nos assiettes et, au sens large, sauvegarder la planète et la biodiversité. Autre combat, et non des moindres : « On essaie d’éduquer les gens – sans donner de grandes leçons – pour qu’ils consomment mieux et surtout qu’ils mangent mieux », ajoute le responsable. Un travail d’orfèvre… « Aujourd’hui on grignote son budget “temps” au détriment du plaisir, ­affirme Jean Lhéritier. Il faut retrouver le plaisir de manger et arrêter de ­passer cette activité vitale au second plan. »

Mode d’emploi : jouissance !

On laisse tomber définitivement les plats préparés et le riz prêt en deux minutes chrono au four à micro-ondes. Dès lors, le matin, on revient au petit déjeuner traditionnel version tartines et confiture. On laisse au placard les biscuits et autres barres de céréales spéciales « p’tit dej ». A midi, on ne rechigne pas devant un bon sandwich plutôt qu’un hamburger ­terriblement anti-diététique. Oui, on vient d’apprendre qu’on peut maigrir en mangeant des sandwichs équilibrés tous les jours. Le soir, on se fait plaisir en concoctant des petits plats de ­légumes gratinés, mijotés ou vapeur. « Comme vous voulez ! Un seul impératif : choisissez-les de saison. Inutile d’acheter des produits ayant fait le tour du monde avant d’arriver dans votre assiette. Ce n’est pas écologique », ­insiste Jean Lhéritier. Même composer une salade peut devenir une jouissance gustative inattendue ! Lire la suite

Auch : Projet d’un jardin collectif en maraîchage bio

Sud-Ouest, Jean-Charles Galiacy, le 23 Mars 2009

Au pied des immeubles, entre bitume et béton, l’idée paraît saugrenue. Et pourtant, le projet d’un jardin collectif en maraîchage bio au Garros est en passe de se concrétiser. Dans trois semaines, le quartier pourrait voir fleurir un potager d’une cinquantaine de mètres carrés, accessible à tous, accueillant tomates, courgettes, poivrons et salades… L’espace a été trouvé, des contacts sont en cours avec des élus, manque seulement l’aval officiel de la municipalité.

Depuis l’automne, Jean-Luc Daguzan, après avoir travaillé plusieurs années sur les déplacements à vélo dans la cité, milite pour le jardinage citoyen. Lui qui s’est « cassé le dos à bêcher » un lopin de terre collectif qu’il bichonne avec des amis, souhaite promouvoir sur l’ensemble de la ville d’Auch les jardins familiaux ou partagés bio.

Le premier émergerait au Garros puis d’autres suivraient ailleurs dans la cité… En avant toute pour une production locale, sans pesticide et solidaire. Sur la ville, seule l’association Regar permet pour l’instant à quelques dizaines de personnes de profiter de bouts de terre communs, à la Ribère. Il existe aussi quelques expériences, éparses, entre voisins ou copains dans les rues auscitaines. Mais ce n’est qu’au compte-gouttes.

L’objectif est de se réapproprier une partie du sol municipal, au travers de potagers communs, de faire une pierre cinq coups : moins de consommation donc plus d’économies, favoriser la « bonne bouffe », préserver l’environnement et lancer une nouvelle forme de lien social.

Salade géante

Le premier acte d’un nouveau jardinage citoyen s’est joué samedi au Garros avec l’opération Semis de printemps.

Jean-Luc Daguzan et Abdellatif Benjeddour, respectivement président de l’association Avenirs et adjoint aux sports de la ville, ont ainsi distribué plusieurs caissettes de semis à une cinquantaine d’habitants. « Nous avons remarqué que de nombreuses personnes, qui vivent en appartement ou sans jardin, manifestaient l’envie de cultiver des légumes et des fleurs, le désir d’un retour à la terre », expliquait en préambule Daguzan. Une fois les plants des semis échangés ce week-end arrivés à point, puis les légumes arrivés à maturité dans les jardins privés, une partie de la collecte servira à constituer une salade géante à l’occasion de la fête du quartier en septembre prochain.

Comme dans l’ancien temps, les habitants mangeront le fruit de leur récolte. « Selon des documents de l’époque napoléonienne, le Garros était bien un lieu de culture, de vigne et d’agriculture. Ici, chaque maison avait son jardin privatif. Il fallait bien se nourrir », explique Jean-Luc Daguzan, qui travaille aux archives municipales.

L’Auscitain, lui, nourrit également d’autres ambitions comme de mettre en place dans les écoles de la ville des jardins en kit pour allier pédagogie et consommation de produits bio, Lire la suite

Périgord : L’agriculture bio séduit en masse

Sud-Ouest, Julie Martinez, le 23 Mars 2009

AGRICULTURE. Samedi, AgroBio Périgord fêtait ses 20 ans d’existence. Elle déborde de projets

L’agriculture bio séduit en masse

Gérard Joulain, le président d’AgroBio Périgord a le sourire aux lèvres. Samedi, à Grignols, l’association soufflait ses 20 bougies avec un nombre d’adhérents en hausse. « Depuis vingt ans, on développe l’agriculture biologique en Dordogne. On compte désormais 250 adhérents et on devrait enregistrer une cinquantaine de nouvelles adhésions cette année », détaille le président.

Autour de forums, ateliers et témoignages, les membres d’AgroBio ont essayé de faire passer leur message pour que les producteurs conventionnels basculent peu à peu vers l’agriculture biologique. « Il y a vingt ans, on nous prenait pour des marginaux et aujourd’hui, on est dans la norme. Pour les consommateurs, le bio est rentré dans les mentalités mais pas encore chez les producteurs », poursuit-il.

Pourtant, AgroBio ne désarme pas et son panier regorge de projets pour les mois à venir.

Partenariats

L’association, qui travaille avec les magasins Biocoop, est en pleine discussion avec les Communautés de communes sur l’agglomération périgourdine et du côté de la Vallée de l’Isle pour mettre en place une production légumière bio et alimenter la restauration à domicile. Seul hic, l’association n’a pas assez de producteurs bio pour répondre à la demande.

Si manger une carotte ou du miel bio n’étonne plus personne, plus surprenante est la conversion du vignoble bergeracois. Environ 10 % de ces vignes sont désormais cultivées selon le principe de l’agriculture biologique. Cette question sera longuement développée en novembre prochain, lors des Lire la suite

Bordeaux : Greenpeace ne se perd pas dans les bois

Sud-Ouest, Patrick Faure, le 22 Mars 2009

Bordeaux : Greenpeace ne se perd pas dans les bois

Deux militants déguisés en singes, deux autres en Sherlock Holmes, faisaient partie hier du groupe de Greenpeace relayant à Bordeaux l’action nationale de cette association de protection de l’environnement « pour une inspection dans vos magasins ».

Plus particulièrement dans les enseignes qui vendent des produits en bois, afin de s’assurer qu’il s’agit d’une matière première légalement exploitée, et non des produits d’une déforestation sauvage.

François Golpé et son groupe avaient choisi deux des magasins les plus importants, Leroy-Merlin à Bordeaux-Lac et Brico-Dépôt sur la commune d’Artigues-près-Bordeaux. Bien accueillis par le directeur de Leroy-Merlin, Jean Trombetta, ils se sont par contre vus refuser l’entrée du magasin d’Artigues.

À Leroy-Merlin, Greenpeace a tiré un bilan plutôt positif : « Nous avons fait tous les rayons proposant du bois. Le label FFC (label mondial de garantie d’une bonne exploitation en sylviculture) est bien représenté. Il ne faut pas en effet que des forêts primaires soient saccagées. Nous voulons que l’introduction du bois illégal soit considérée comme un délit. »

Peut mieux faire

M. Golpé relève toutefois « qu’il y a des parquets en teck (bois d’Asie) non certifiés, mais aussi de l’ayous d’Afrique. »

« Globalement nous sommes plutôt satisfaits, avec des normes FFC bien affichées ». Les militants écologistes restent toutefois irrités par la présence de meubles en pin du Brésil, « alors qu’il y a ici du pin des Landes par terre en quantité. Il faut Lire la suite

Audenges : La nappe phréatique pourrait être polluée

Sud-Ouest, Sabine Menet, le 20 Mars 2009

ZONES EXPLOITÉES, AUDENGE. Vigidécharges et la Sepanso s’inquiètent d’une possible pollution de la nappe phréatique sous le centre d’enfouissement

La nappe phréatique pourrait être polluée

Des taux d’ammonium et de manganèse dépassant de plus de 40 fois les seuils maximaux de classe 3, définis par l’agence de l’eau. Voilà ce que les rapports annuels, émis entre 1998 et 2008 par la Drire sur la qualité des eaux de la nappe phréatique sous le Centre d’enfouissement d’Audenge (CET), révèlent.

Des données qui viennent d’être mises en lumière par deux associations, Vigidécharges et la Sepanso. « À notre demande, nous avons eu pour la première fois accès à ces rapports » explique Anne-Aurélie Raymond, la présidente de Vigidécharges. Des rapports qui devraient être présentés lors du rendu de l’étude, actuellement en cours menée par le cabinet Antéa dans le cadre de la réhabilitation du site.

Deux ans d’attente

Le centre d’enfouissement d’Audenge a fermé ses portes le 31 décembre 2007. L’étude complémentaire en vue de sa réhabilitation aurait dû être livrée six mois avant. Elle n’a été diligentée que récemment, après le changement de municipalité. Cette étude porte sur les trois zones qui furent exploitées (voir encadré).

La mairie d’Audenge est titulaire de l’arrêté d’exploitation et donc responsable légal. Pour autant, elle a toujours confié l’exploitation à une société privée. La dernière en date, Edisit, a déposé le bilan fin janvier 2009, laissant la collectivité seule face à la fermeture des casiers (qui n’était toujours pas achevée) et surtout à la post-exploitation.

« Nous sommes en possession du site depuis trois semaines » explique Nathalie Le Yondre, le maire d’Audenge, élue en 2008, qui ne cache pas que « la situation est plus grave » qu’elle ne le pensait.

Sécurité et odeurs

L’édile a d’ores et déjà engagé 70 000 euros de travaux, visant à enrayer les nuisances olfactives dues au fait que certains casiers ne sont toujours pas fermés. Elle a également chargé le cabinet d’étude de plancher sur des mesures de sécurité. « Le dépôt de bilan d’Edisit a tout ralenti », poursuit-elle en espérant avoir les résultats de ladite étude au mois de mai. Résultats que Nathalie Le Yondre entend rendre entièrement publics.

Si Anne-Aurélie Raymond réserve ses conclusions lors de la présentation complète de ces résultats, elle n’en tire pas moins, d’ores et déjà, la sonnette d’alarme.

« Menace pour la santé »

« L’ammonium et le manganèse ne sont pas des éléments toxiques, précise-t-elle. Pour autant, ce sont des indicateurs de pollution, et l’Agence de l’eau considère que les eaux qui sont au-delà de la classe 3 sont inaptes à la plupart des usages et pouvant constituer une menace pour la santé publique et l’environnement. »

Et de rappeler que l’association Vigidécharges avait déjà mis à jour, en 2006, la présence anormalement élevée d’ammonium dans le ruisseau du Ponteil jouxtant le CET. Pour Vigidécharges comme pour la Sepanso, ces premières données révèlent « une situation grave qui démontre une mauvaise gestion du site ». Et de poser une fois de plus la question des responsabilités (1). « Les associations ont été intégrées aux Clis (Commissions locales d’information et de surveillance), depuis plus de dix ans, or aucune Clis n’a fait état de cette pollution. Par ailleurs, la Clis, qui devait se tenir en 2008, ne s’est toujours pas réunie… »

Contre la « polémique »

Contacté hier, le sous-préfet du bassin d’Arcachon, Philippe Ramon, Lire la suite

Consommateurs en crise… de conscience ?

Consommateurs en crise… de conscience ?

mondequibouge.be, NC, le 12 mars 2009

Contribuer à un monde meilleur en consommant mieux, est-ce possible ? Le seul fait de poser la question dans le contexte de crise actuel, où chacun essaie de faire au mieux pour son budget, peut paraître déplacé. Au contraire, ce peut être le moment de nous interroger sur le rôle de la consommation dans nos vies.

Souhaiter concilier ses aspirations citoyennes et ses pratiques de consommateur, n’est pas si saugrenu. Pourtant, que ce soit en matière d’écologie, d’emploi, de droits sociaux ou autres, rien n’est simple. Alors, quel(s) rôle(s) le consommateur peut-il jouer dans le monde social, économique et environnemental actuel ? A-t-il les moyens de soutenir une autre forme de consommation dite « responsable » ?

De la société qui consomme à la société qui consume…

Revenons à nos besoins ! A la troisième place des préoccupations des belges dans la dernière étude du CRIOC, on trouve la baisse du pouvoir d’achat, citée dans 42% des cas (derrière le chômage 48% et l’éclatement de la Belgique 45%). Cette notion de pouvoir d’achat est très à la mode, employée par tous et dans tous les sens. Philippe Defeyt propose une autre notion. Prenons l’exemple d’une salade. Aujourd’hui, on peut l’acheter simplement coupée ou bien préparée (lavée, découpée et parfois même accompagnée d’un petit sachet de sauce). Cette dernière est 3 à 4 fois plus chère que la première. L’évolution de nos choix de produits n’entre plus dans le calcul du pouvoir d’achat, c’est qu’on appelle le « vouloir d’achat ».

Le consommateur « veut » tout à la fois : le prix le plus bas, la qualité, la facilité, l’accessibilité et la nouveauté. C’est la promesse implicite de la société de consommation actuelle. Et le marketing et la publicité se chargent de nous faire croire qu’on peut tout réconcilier (prix, environnement et social). Or, la recherche du prix toujours plus bas s’est faite au détriment de l’environnement et des conditions des travailleurs au Nord comme au Sud. C’est le « coût caché » de notre consommation. Le consommateur agit au mieux de ses intérêts. Ce faisant, les exigences qu’il pose, les arbitrages qu’il effectue laissent de moins en moins de place à la citoyenneté.

Que signifie être « consommateur citoyen » ?

« Consommateur-citoyen », le mot est dit ! Cela sonne comme un oxymore, tant il résulte de l’association de deux termes qui semblent contradictoires. En effet, comment peut-on à la fois être un « bon » consommateur en consommant toujours plus, et un « bon » citoyen en faisant des choix respectueux de l’environnement, des aspects sociaux et éthiques des produits ? Le « consommateur citoyen » (ou consommateur responsable) tente d’appliquer dans sa vie privée, à travers ses choix de consommation, le fameux précepte « penser globalement, agir localement ». Il déplace ainsi la frontière entre ce qui relève de la vie privée et de l’action politique : il considère souvent un acte privé, la consommation, comme un acte citoyen.

Quels sont les pouvoirs du « consommateur citoyen » ?

Dans la littérature, on attribue souvent des « pouvoirs d’action » aux consommateurs de la manière suivante :

Action individualisée : Achats responsables (« Actions sur le marché ») – Adoption de modes de vie responsables (« Actions dans l’espace social élargi »)

Action collective : Groupement des achats (« Actions sur le marché ») – Systèmes d’échanges alternatifs (« Actions dans l’espace social élargi ») Lire la suite

Bien-être animal : « Comment vont nos bêtes ? »

metrofrance.com, Nadia Loddo, le 25 février 2009

Comment vont nos bêtes ?

La question du bien-être des animaux de la ferme s’impose avec difficulté en France.

Si le bonheur est dans le pré, beaucoup d’animaux de ferme ne sont pas très heureux aujourd’hui. Alors qu’au Salon international de l’agriculture qui se déroule à Paris les animaux sont confortablement installés dans des enclos rembourrés de paille (bien qu’un peu angoissés par les visiteurs), ce luxe reste l’apanage de peu de leurs congénères. L’élevage industriel est en effet largement prédominant en France.

Poules et cochons en détresse

Les vaches ne se portent pas trop mal, car c’est de leur bien-être que dépend la production de lait, mais l’histoire de la volaille, du porc et des lapins est une autre. Plus de 90% des cochons français proviennent de l’élevage industriel. “Les truies sont placées entre deux barrières et ne peuvent pas bouger. La nourriture tombe deux fois par jour. Elles alternent grossesse et allaitement… et ne sortent jamais”, explique Anne Vonesch, chargée du bien-être animal à France Nature Environnement. “Elles développent des stéréotypies  semblables à celles qu’on voit chez les autistes”, souligne Dominic Hofbauer de l’association pour la protection mondiale des animaux de la ferme.

Les poules passent leur vie dans des cages à dix-huit et pondent 300 oeufs par an car, grâce à la lumière artificielle, elles travaillent comme si c’était toujours le printemps. A force de produire des coquilles, leur organisme se décalcifie, leurs pattes se brisent et à la fin de leur courte vie (un an) leur corps est trop abîmé pour qu’on en consomme la viande”, détail­le Dominic Hofbauer. Elles ne sont bonnes qu’à faire du bouillon cube ou de la nourriture pour nos chers chats et chiens.

Le débat sur le bien-être des animaux de ferme en France reste au niveau : ‘On leur donne à manger, on nettoie, et on ne leur tape pas dessus’”, déplore Anne Vonesch. Or dans d’autres pays européens, la question qui se pose est de leur assurer l’accès aux besoins animaux : bouger, mener les activités qui leur permettent d’exprimer le programme comportemental de leur espèce, vivre de façon harmonieuse avec leurs congénères. “Par exemple, dans la nature, les cochons passent 70% de leur temps à fouiller avec leur groin à la recherche de nourriture. Privés de cette activité, ils ont tendance à se grignoter la queue entre eux. Le sang les excite et ils se livrent au cannibalisme”, explique Anne Vonesch. Préventivement, les éleveurs leur sectionnent alors la queue. Ce qui ne change rien à leur frustration.

Heureusement, il y a une prise de conscience dans l’opinion de la cruauté de l’élevage industriel. Ainsi Thirion commercialise des nouilles et Amora la première mayo faite à partir d’œufs de poules élevées en plein air.  En Belgique, Carrefour ne vend plus d’œufs de poules en cage. Nos choix de consommation comptent pour beaucoup dans ces changements. D’ailleurs, si c’est vrai que nous sommes ce que nous mangeons, je préfère être une poule élevée en plein air plutôt qu’un oiseau en cage.

Les oeufs : se repérer grâce aux codes Lire la suite

CLCV : Nouvelle conseillère info énergie pour le Bassin

Sud-Ouest, Marceau Bonnecaze, le 10 Mars 2009

Une nouvelle conseillère info énergie pour le Bassin

Anna Caillerie est la nouvelle conseillère de l’Espace info énergie, en remplacement de Delphine Vignaud qui était en place depuis la création de l’espace en février 2008.

Cette jeune femme de 24 ans, munie d’un diplôme universitaire et technologique de gestion urbaine, a rejoint en 2003 l’Institut d’urbanisme de Grenoble pour y achever un cycle supérieur (bac + 5) en urbanisme, aménagement local et développement durable.

Employée par une association d’amélioration de l’habitat en 2007, elle a travaillé sur le volet énergétique des copropriétés dégradées. Cette expérience lui a beaucoup appris et a orienté sa carrière professionnelle.

Conseils en énergie

Depuis un mois, elle est en poste au sein de l’Espace info énergie de La Teste-de-Buch, structure portée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). C’est l’association des consommateurs de la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) qui accueille cet espace. Anna Caillerie commente : « Au-delà du conseil énergétique à destination des particuliers qui est notre mission première, ce que j’apprécie dans ce travail c’est la formation permanente sur des thèmes d’actualité. La législation et les innovations techniques ne cessent de se développer dans le secteur du développement durable et c’est à nous, en tant que conseiller, d’avoir un temps d’avance afin d’éclaircir l’information à destination du grand public. »

En revanche, Anna Caillerie rencontre des difficultés à faire connaître l’Espace info énergie auprès des acteurs du territoire. Elle déclare : « Les collectivités du Bassin ne se donnent pas les moyens d’offrir ce service à leurs concitoyens. Il paraît aujourd’hui indispensable de réduire nos consommations énergétiques. Seule la mairie d’Audenge nous accueille deux fois par mois, le jeudi, pour assurer des permanences qui rencontrent un réel succès. »

Espace info énergie : permanence du lundi au Lire la suite

Bordeaux : La vélorution pédale dans la semoule

Sud-Ouest, Florent Pecchio, le 8 Mars 2009

BORDEAUX. Malgré leur enthousiasme, les membres du collectif Vélorution, qui prônent les déplacements non polluants en ville, ont du mal à se faire entendre du public

La vélorution pédale dans la semoule

Peut-être les avez-vous déjà croisés, au hasard d’une balade à Bordeaux. Eux, ce sont les « vélorutionnaires ». Les membres d’un collectif qui dénonce la mainmise de la voiture sur la ville. Aux dépens du vélo, bien sûr, mais aussi de la marche à pied, du roller, ou du skate. De ce qu’on appelle les déplacements « doux ».

Pour faire passer le message, rien de plus simple : une manifestation sur deux-roues, l’espace d’une heure. Un cortège chantant de bicyclettes et de coureurs à pieds dans le flot de la circulation, histoire de rappeler qu’ils existent.

« Un combat quotidien »

Ce samedi, ils sont une trentaine, au départ de la place Pey-Berland. Ce n’est pas la foule des grands jours. Les participants, étudiants pour la plupart, peinent à arriver. Le rendez-vous est fixé à 14 heures mais les cyclistes débarquent au compte-gouttes. « Ils sont où, les autres ? » Pas de réponse. Tant pis, il faudra faire sans eux. « C’est pas grave si on n’est pas nombreux, tempère Béranger. C’est d’abord un combat quotidien. »

En revanche, il faudra faire avec Florence, 42 ans, nouvelle venue. « Je connais le concept, mais c’est la première fois que je participe », explique la bibliothécaire. Attirée par la possibilité de faire réparer son vélo, elle est conquise par l’enthousiasme du groupe.

Il faut dire qu’une fois lancé, le cortège se fait remarquer. Banderoles, montures colorées, chansons, et des phrases chocs au mégaphone : « On avance, on avance, on n’a pas besoin d’essence », ou le très apprécié « Le vélo c’est la classe, la voiture à la casse ».

Les piétons s’arrêtent, sourient. « On les remarque mais je ne comprends pas ce qu’ils veulent », explique une femme. Certains applaudissent, alors que des automobilistes font jouer du klaxon. Il y a aussi les impatients du volant, qui tentent coûte que coûte de doubler le convoi. Très mauvaise idée : deux policiers en scooter veillent au grain, et réprimandent les fautifs.

Vélo-cité manque à l’appel

Le périple se termine au jardin botanique. Les cyclistes militants sont satisfaits de l’action, bien conscients que l’engagement des vélorutionnaires n’a pas été à la hauteur. « Il faut qu’on trouve de nouveaux moyens d’action », reconnaît Benjamin. Exemple ? Lire la suite

Consommer autrement pour produire moins de déchets

cean.nanterre.free.fr, Marjorie, le 8 mars 2009

Alain Delacour et Véronique Gallais, Biocontact, n°189, mars 2009

Consommer autrement pour produire moins de déchets

CONSOMMER AUTREMENT

Dossier « Recyclons ! »

Quiconque est attentif à rester en bonne santé, sensible à la préservation de l’environnement et soucieux de limiter ses dépenses ne peut faire l’impasse d’une réflexion sur les déchets qu’il produit. Une réflexion qui nous conduit à poser un regard plus éclairé et plus responsable sur nos actes d’achat et à leur substituer, quand cela est possible, des alternatives. Pour le plus grand bien de l’homme et de la Terre.

Notre modèle de société, qui place la consommation au centre de nos vies et de nos ambitions, nous pousse à acheter toujours plus de produits. Pourtant, les déchets générés ont des conséquences inévitables sur notre santé et sur notre environnement, sans parler des coûts générés par la consommation au-delà des besoins et le gaspillage, par le traitement des pollutions tout au long du cycle de vie des produits et par celui des déchets.
En effet, que les déchets soient stockés, incinérés ou recyclés, leur collecte, leur transport et leur transformation sont fortement consommateurs en énergie, contribuant ainsi à l’augmentation de la pollution et au changement climatique par la production de gaz à effet de serre. Sans compter le coût élevé de la collecte sélective auquel les ménages participent à travers les taxes à l’achat ou leurs impôts locaux.

De plus, si ces déchets sont brûlés dans des incinérateurs ou stockés par enfouissement, les substances toxiques qu’ils libèrent dans l’air, les sols et les eaux seront un jour ou l’autre directement ou indirectement absorbées par nous autres humains via les végétaux et les animaux que nous mangeons ou l’air que nous respirons.

Manger bio, local, de saison, utiliser les produits les moins polluants possibles pour l’entretien, la décoration ou la construction de notre maison ne suffit donc pas : il est également essentiel de réduire le volume et la toxicité de nos déchets.

Nous sommes maintenant habitués à trier nos déchets pour leur recyclage. Mais il existe bien d’autres solutions, bien plus satisfaisantes en matière de préservation de notre santé, de celle des milieux de vie et d’économies de ressources naturelles.

Nous allons les passer en revue, de la meilleure à la moins mauvaise. En termes de production de déchets, bien sûr ! Sachant que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! Que le meilleur moyen de ne pas produire de déchet est encore de limiter ses achats. Mais si nous choisissons d’acheter, c’est avant de le faire qu’il convient de se poser les bonnes questions sur les déchets que nos achats vont générer. Dans la suite de cet article, nous allons développer successivement quatre séries de propositions : renoncer à un achat ; trouver des alternatives à l’achat; acheter des produits recyclés ou d’occasion ; choisir les articles dont les déchets seront les moins volumineux et les moins toxiques possible.
*Renoncer à un achat*

Avant tout acte d’achat, l’idéal serait de nous interroger sur la réalité et la nature de nos besoins et de nous demander si nous ne pourrions pas les satisfaire autrement… Ce qui n’exclut pas de se faire plaisir, bien sûr !

Pour nous y aider, voici quelques suggestions de questions à se poser avant de prendre la décision d’acheter ou non : Lire la suite

Carmantrand : Notre planète va mal, c’est à chacun d’agir

Sud-Ouest, Christophe Berliocchi, le 6 mars 20009

ENVIRONNEMENT. Le Royal diffuse le 14 mars « Nos enfants nous accuseront », suivi d’un débat animé par Daniel Carmantrand, spécialiste des questions environnementales

« Notre planète va mal, c’est à chacun d’agir »

 «Si l’on n’agit pas pour préserver notre environnement, d’ici 50 ans, Anglet sera sous l’eau ! Notre planète est très malade. Mais rien n’est encore inéluctable, à condition de se réveiller, et d’agir chacun à notre petite échelle. »

Daniel Carmantrand, qui vit au Pays Basque n’est pas un écologiste radical. Son action, à travers l’association qu’il a créée Planet it’s up to you est plutôt d’informer et éduquer.

« Je suis là pour éveiller les consciences », dit cet architecte et conférencier, qui interviendra au Royal le samedi 14 mars à 9 h 30 après le film de Jean-Paul Jaud, « Nos enfants nous accuseront » (1).

« Sud Ouest ».- Vous sentez-vous proche de Nicolas Hulot ?

Daniel Carmantrand. Je soutiens bien sûr son engagement, car notre planète est malade. Il s’était beaucoup investi avant le Grenelle de l’environnement, là on le voit moins, je crois savoir qu’il est touché, car cela n’a pas donné grand-chose en réalité. Le combat écologique n’est pas que politique, je crois davantage aux actions de prévention et d’information, auprès des enfants notamment.

Vous êtes engagé dans ce combat depuis combien de temps ?

Depuis tout petit, j’ai toujours été sensibilisé par la nature, l’environnement. J’ai été marqué par le livre d’Yves Coppens quand j’avais 13 ans, il disait que l’homme ne pouvait évoluer qu’en tenant compte de son environnement. Je voulais être vétérinaire, j’ai fait des études d’ingénieur agronome avant de devenir architecte ! J’ai beaucoup voyagé et des séjours à Madagascar m’ont, par exemple, profondément marqué quant à la préservation de notre planète.

L’état de la planète et la crise actuelle ne sont pas dissociables ?

Tout est lié, au moment où la Terre est malade, la crise économique, sociale et humaine n’a jamais été aussi forte. Il faut relire « Effondrement » de Jared Diamon, un livre référence où il explique le déclin des sociétés, comme les Mayas, qui n’ont pas su maîtriser leur croissance en respectant l’environnement. Elles n’ont pas pris le recul nécessaire et l’ont payé cash.

Vous ne croyez pas à l’action des politiques ?

Les politiques sont soumis à la pression des lobbies et en terme d’écologie, les dossiers n’ont pas vraiment avancé ! Aujourd’hui, les consciences s’éveillent, les gens sont en train de prendre la mesure du problème, on le voit avec le succès du bio. Je pense que les politiques et les lobbies ne pourront que suivre la pression populaire.

Sinon que va-t-il se passer ?

On court à la catastrophe ! Lire la suite

Création d’une recyclerie ressourcerie à Sarlat

Sud-Ouest,  Séverine Lamarque, le 6 Mars 2009

DÉCHETS. Une recyclerie va bientôt s’installer sur la zone d’activités de Vialard

Sus à l’enfouissement !

Il y a des réalités faciles à oublier. Tellement invisibles. Comme celle des sites d’enfouissement de déchets, souvent méconnus du grand public. Des monstres de ferraille, de plastique et de bois finissent leur vie dans ces centres dits de stockage des déchets ultimes (CSDU). Chaque année, ce sont des dizaines de milliers de mètres cubes d’encombrants ménagers qui sont enterrés tels quels sous terre. Le site de Milhac-d’Auberoche, qui s’étend sur 35 hectares, engloutit ainsi quelque 100 000 m³ de déchets par an. À ce rythme, il sera saturé en 2010.

Ignorance ? Culpabilité refoulée ? À la psychanalyse des consommateurs, une dizaine de personnes ont préféré l’action. L’association Récup’acteurs est née fin février à Saint-Julien-de-Lampon et, déjà, elle accouche d’un énorme projet. Prochainement, elle va créer une « recyclerie-ressourcerie » sur la zone de Vialard, juste à la sortie de Sarlat (1).

Meubles relookés

Cette structure associative triera et collectera tous les déchets qu’elle pourra recycler et revendre (meubles, ustensiles, vaisselle, outillage, jouets, etc.). Elle interviendra sur les six déchetteries gérées par le Sictom du Périgord noir, ainsi que chez les particuliers sur rendez-vous.

Au fil des mois, le tri sera plus sélectif. Les employés, en fonction de leurs compétences, jaugeront mieux quels objets pourront être revalorisés et susceptibles de trouver acquéreur après un relookage. Une activité qui rappelle sensiblement celle des compagnons d’Emmaüs. « La démarche est avant tout environnementale, insiste Bertrand Gazel, porteur du projet. Il faut en finir avec cette logique de consommation effrénée. »

Cet écolo convaincu pointe l’incohérence de l’actuel système, qui a incité les Récup’acteurs à se mobiliser : « Prenez un canapé de 1 m³, composé de bois, de mousse, de tissu, de plastique, de métal et de latex. Certaines de ces matières sont recyclables, d’autres non. Aujourd’hui, on préfère l’enterrer intégralement car cela coûte moins cher que de le démonter. En 2008, en Périgord noir, on a ainsi enfoui 4 655 m3 de matelas et de canapés. »

Pour Philippe Melot, président du Sictom, le syndicat n’a jusqu’à présent pas eu le choix. « Jusque-là, il n’y avait aucune filière de recyclage pour ce type d’encombrants. Il existe dans les déchetteries des containers spéciaux que l’on vide régulièrement à Milhac. La suite n’est pas de notre ressort. » L’enfouissement coûte chaque année au syndicat 2 millions d’euros.

En toute logique, Philippe Melot accueille positivement ce projet synonyme d’économies. Une convention devrait être signée prochainement avec l’association, qui entend tirer une contrepartie de son activité de tri.

Trois emplois créés

Le projet environnemental des Récup’acteurs se double d’un volet social. Lire la suite

Voyage au pays des orques et des phoques

Orques sans frontière, Communiqué, le 4 mars 2009

Deux clips vidéo viennent d’être mis en ligne sur YouTube sur le thème de nos rencontres avec les mammifères marins.

( Une sympathique compilation d’images d’un séjour en Bretagne en mai 2008 à la rencontre des phoques gris des 7 iles, en compagnie du grand Didier Bremond, du très grand Didier Fioramonti et de l’immense Gérard Soury (bisou à tous 3!))

Pour amateurs de rencontres homme/animal, dans les cartons et bientôt en ligne : une compil de notre toute récente expédition orca2009 ainsi que « Voyage au pays des manchots » alias Falkland 2008 !
Merci de visionner ces clips, de nous retourner vos commentaires et bien sur de diffuser largement auprès de vos correspondants !

Voyage au pays des orques Lire la suite

« L’eau et ses enjeux » à Preignac le 10 mars

Les ateliers du fleuve, Communiqué, le 4 mars 2009

L’eau et ses enjeux à Preignac.

Les « Ateliers du Fleuve » démarrent un cycle de conférences et d’activités ayant pour thème : « L’eau et les hommes »

La première conférence aura lieu le 10 mars à 20h30 à la Rotonde (en face des écoles de Preignac)

Invité : M. PELISSIER L’HERMITTE, Géologue et Hydrologue

Thème : 

« L’eau et ses enjeux : un exemple en Sud Gironde »

Participation aux frais 3 euros.

D’autres conférences et activités traitant le thème sous différentes aspects, seront programmées dans les mois à venir.

Si vous êtes intéressés pour apporter une contribution ou participer à la réflexion et à la réalisation à ce cycle, vous pouvez prendre contact avec Lire la suite

AG Landes Environnement Attitude le 14 mars

Landes Environnement Attitude, Communiqué, le 4 mars 2009 

Assemblée Générale Annuelle le 14 Mars 2009 à 10 heures à Landiras, salle des associations

L’association L.E.A. a pour objet de « promouvoir en toute indépendance, dans les landes girondines, tout ce qui touche à la protection de l’environnement au quotidien »

Au cours de l’année écoulée, L.E.A. a suivi auprès des décideurs politiques, des élus, en coordination avec d’autres associations, les projets de Lignes à Grande Vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne qui menacent notre territoire. 

Elle maintient une grande vigilance sur  ces dossiers. Elle agit également dans le domaine des déchets, des alternatives aux pesticides, de la découverte de l’environnement. 

Pour soutenir ces actions, vous pouvez adhérer à l’entrée de la salle lors de l’Assemblée Générale ou par courrier à l’adresse ci-dessous :  Lire la suite

Réussite des rencontres « Mon Bassin, ma planète »

Sud-Ouest, Chiristian Visticot, le 23 Février 2009

SCIENCES. Les premières rencontres Mon Bassin, ma planète ont séduit les visiteurs

Le Bassin résistera-t-il aux évolutions de la planète ?

L’association Océan est principalement composée de médiateurs scientifiques : ce sont des personnes hautement qualifiées (niveau doctorat), dont la mission est de vulgariser et transmettre, par des mots dépouillés de leur jargon technique, et des expériences facilement compréhensibles, les connaissances les plus récentes en matière de climat et d’environnement. En partenariat avec la ville d’Arcachon, ils ont organisé, samedi et dimanche, au Palais des congrès la première rencontre intitulée Mon Bassin, ma planète, comment ça marche ?

Des interrogations locales

Beaucoup de personnes s’interrogent sur le fonctionnement du Bassin, les influences des océans sur le climat, le réchauffement de la planète et la montée du niveau de la mer. Elles ont eu des débuts de réponse. Le hall du Palais des congrès, avec ses murs décorés de cartes et de tableaux explicatifs, s’est transformé en une vaste salle de travaux pratiques. Petits et grands disposaient sur place de maquettes et de stands équipés de microscopes et autres matériels. Pour répondre à leurs questions, les jeunes scientifiques de l’association Océan, ont usé de mots simples et mené des expériences faciles. Le petit Benjamin, les yeux rivés à un microscope observe, effaré, le plancton dans l’eau de mer qu’il vient de puiser. Il voudrait bien « qu’à l’école, on apprenne comme ça… ».

Multiples expériences

Bérengère explique le climat selon la position de la terre par rapport au soleil. Annie, une ancienne institutrice, très intéressée, « regrette qu’en son temps, il n’y ait pas eu de telles expériences ». Hélène et Alexis animent un stand ludique pour les plus petits sur les animaux et leur habitat ; Laurence montre au microscope des microfossiles extraits de carottes de forage et explique comment ils peuvent renseigner sur l’évolution du climat ; de nombreux adultes posent des questions, parfois pointues. Sabine explique, matériel à l’appui, comment la circulation des eaux océaniques influe sur le climat. On lui parle du Gulf Stream et d’El Ninõ. Géraldine, à l’entrée du Palais, anime le spectaculaire « Canal à houle » pour expliquer comment se forme et se propage la houle. Les enfants se pressent autour de la maquette et posent des questions.

Géraldine Lucas, la scientifique responsable de l’association Océan est satisfaite. Elle ne s’attendait pas à autant de monde et à un tel niveau d’interrogations. Pour elle, le pari de cette rencontre est gagné.

L’association Océan Lire la suite

Lille : 33e congrès de France Nature Environnement

FNE, communiqué, le 23 février 2009

33e congrès de FNE

Une trame grandeur nature.

Climat et biodiversité : la trame verte et bleue, une solution pour nos territoires.

Cette année, la fédération a choisi d’organiser son congrès national à Lille en collaboration avec le Conseil Régional du Nord Pas-de-Calais. Les thèmes abordés seront la trame verte et bleue, la biodiversité et les changements climatiques. Il se déroulera au Palais du Nouveau Siècle les jeudi 12 et vendredi 13 mars 2009.

Cet événement sera l’occasion de faire un point sur la traduction des engagements du Grenelle de l’environnement notamment en matière de biodiversité. En effet, il n’est plus besoin de prouver les répercussions des changements climatiques sur les espèces. Ils les favorisent ou les desservent, modifient leurs habitats naturels et leurs mouvements migratoires. La mise en place des trames vertes et bleues est donc essentielle pour les aider à s’adapter à ces bouleversements.

Lors du congrès, les 450 participants attendus pourront débattre de ces enjeux à la fois environnementaux et politiques lors de tables rondes en présence d’acteurs du secteur public et privé (scientifiques, institutionnels, associatifs).

Déroulement

La première journée sera consacrée à exposer les aspects scientifiques de la trame verte et bleue ainsi que les intérêts qu’elle présente pour la biodiversité et pour les territoires.
La deuxième journée développera quant à elle les aspects socio-économiques de la trame verte et bleue en montrant l’importance de l’implication des différents acteurs dans sa mise en œuvre sur les territoires Lire la suite

Blanquefort « Eau, énergie : c’est la chasse au gaspi »

Sud-Ouest, Laurie Bosdecher, le 21 Février 2009

BLANQUEFORT, MODES DE VIE. Des habitants planchent en atelier pour réduire la consommation d’eau et d’énergie dans leur maison. Pas si facile

Eau, énergie : c’est la chasse au gaspi

Développement durable par ci, économies d’énergie par là, comportement coresponsable encore par là. Comment concrétiser vraiment dans la vie de tous les jours ces nouvelles expressions matraquées à grand renfort de publicité dans toutes les sphères de la société ?

À Blanquefort, ville qui se met sur son 21 pour une année entière, les habitants sont invités à explorer plusieurs pistes possibles pour réduire leur consommation d’énergie et d’eau dans leur logement. Depuis novembre, plusieurs se réunissent une fois par mois en atelier pour trouver des mesures qui permettraient à chacun d’y parvenir sans trop de difficultés. À leurs côtés, plusieurs personnels de la mairie et le Creaq (centre régional d’écoénergétique d’Aquitaine) leur apportent un support technique. « Mais mettre en pratique des mesures est plus difficile », reconnaît Nathalie Duviella, du Creaq.

Un plan d’action pour juin

On ne baisse pas en effet son chauffage en se disant que si on a froid, on mettra une petite laine. « Chacun a des habitudes de vie, on ne les change pas si facilement », confie une habitante qui participe à l’atelier, Marie des Lys Floch. « Je crois qu’il faut savoir donner des opportunités aux habitants, leur mettre le pied à l’étrier », dit encore Joël Pradeau, lui aussi membre actif de l’atelier.

Il se dit par exemple perdu quand il doit choisir une ampoule à basse consommation d’énergie dans un magasin. « Quelle est la meilleure pour respecter l’environnement ? Va-t-elle bien éclairer ma maison ? Pourquoi y a-t-il des différences de prix ? », se demande-t-il.

Il a aussi fait la découverte des mousseurs, ces pommettes qui permettent de réduire le débit d’eau des robinets. « Le consommateur lambda est un peu perdu face à ces nouveaux produits. Fournir un guide serait une bonne initiative pour les inciter à faire le bon choix pour baisser leur consommation. »

L’atelier s’est donné jusqu’à fin juin pour mettre sur pied un plan d’action sur la commune. « Il faut aussi prendre en compte l’aspect social.

Quand ils changent leurs équipements électroménagers, les plus démunis prennent forcément ceux les moins chers qui sont aujourd’hui ceux qui consomment le plus d’électricité et donc au final, leur reviennent plus cher. Lire la suite

Agenais : Au fil des Séounes recrute pour le covoiturage

Au fil des Séounes, le 20 février 2009

Agenais, Au fil des Séounes recrute pour le covoiturage

Au fil des Séounes, association agréée protection de l’environnement, souhaite mettre en place une expérimentation de covoiturage domicile/travail sur le Pays de l’agenais
Nous recrutons un(e) chargé(e) de mission covoiturage pour un CAE de 9 mois. La fiche de poste sur demande à info@les2seounes.com

Les candidatures sont  à transmettre à M. le Président au siège de l’association, par courrier ou mail à Lire la suite

Le DD à l’ordre du jour en Pays Sarladais

Sud-Ouest, le 19 Février 2009

Le développement durable à l’ordre du jour

L’Apeb (Association de protection de l’environnement belvésois) a tenu son assemblée générale jeudi dernier à Belvès.

L’occasion pour le président Daniel Peyrus de rappeler les actions conduites en 2008 et les conférences en particulier sur l’alimentation bio et les énergies renouvelables.

Au cours de l’année 2009, devraient être évoqués certains sujets comme : les antennes de téléphonie mobile, implantées à moins de dix mètres du collège ; les fumées des charbonnières dont on n’est pas sûr que les incinérateurs fonctionnent correctement. Une délégation de l’association a été reçue par le responsable du site, puis par le sous-préfet de Sarlat, avec un représentant de la Sepanso. Tout devrait être fait pour que l’industriel respecte le règlement qui lui est imposé tant pour les fumées que pour la clôture du site.

Un bémol

Des délégations de l’Apeb sont régulièrement reçues par la municipalité avec laquelle elles entretiennent de bonnes relations. Pourtant, le communiqué suivant a été formulé à son adresse : « L’Apeb aurait souhaité qu’au cours de la cérémonie des voeux à la mairie, la crise de l’environnement soit évoquée. Il est urgent pour notre survie et celle de nos descendants de modifier nos comportements, nos sociétés consommant plus que ce que la terre peut produire et rejetant plus que ce qu’elle peut éliminer. Peut-être serait-il opportun de profiter de la crise économique actuelle pour mettre en place une autre politique permettant un développement durable (économie d’énergie, investissement dans les énergies renouvelables, développement, créateur d’emplois, de l’agriculture biologique, par exemple). C’est ce que nous demandons à nos élus locaux. »

Boudin bio

Comment arriver au bio ? Une question qui donnait lieu ensuite à un débat passionné. Si les finalités sont les mêmes, les approches, elles, ne sont pas identiques. Doit-on se permettre d’aller vers un bio progressif sans bouleverser les habitudes, ou bien faut-il trouver le bio tout de suite là où il est proposé ?

Toujours est-il que la volonté commune est de le défendre. Ainsi, l’Apeb a proposé samedi une fête du boudin bio, Lire la suite

Vélorution bordelaise : c’est reparti !

Vélorution, le 18 février 2009

Vélorution bordelaise : c’est reparti !

Convaincue de la nécessité et de l’utilité d’actions de réappropriation des rues et de dénonciation de la société automobile, la vélorution bordelaise reprend la route !

Prochaines actions prévues : Atelier participatif de réparation de vélos

Samedi 21 février à 15h à Pey Berlan

Amenez savoir-faire, outils, bonne humeur, gâteau, pour un moment d’échanges et de rencontres autour du vélo ! C’est aussi l’occasion de prendre contact et de participer au mouvement !

Vélorution/masse critique samedi 7 mars modalités encore à définir : participez à sa préparation !!

Nous espérons vous croiser à ces occasions, et aux prochaines !

N’hésitez pas à nous envoyer vos infos, vos actions, et qui sait, vos envies de projets communs !

Merci de diffuser cette info dans vos réseaux !

A bientôt sur vos vélos !

Pour plus d’infos sur la vélorution Lire la suite

Le développement durable à l’école

notre-planete.info, Laure Tréhaurel, le 9 février 2009

Le développement durable à l’école

Peut-être vous êtes-vous déjà demandé si le développement durable a franchi les portes de l’école. En réalité, il n’existe pas de cours dédié prévu dans les programmes scolaires. L’éducation à l’environnement se passe de théorie, les établissements se mettent directement à la pratique : explication…

Des élèves acteurs de leur enseignement

En 1992, lors du Sommet de la Terre à Rio, 173 chefs d’Etat avaient adopté l’Agenda 21, programme d’actions en faveur du développement durable pour le XXIe siècle. Il formule des recommandations dans divers domaines : santé, pollution de l’air, logement, pauvreté…. Il ne s’agit donc pas d’une loi à proprement parler, mais d’un engagement.
De ce programme est né en France en 2005 l’Agenda 21 scolaire : les établissements et tous leurs acteurs (en particulier les jeunes) mettent en œuvre un agenda, destiné à apporter des réponses concrètes aux enjeux locaux et planétaires du développement durable. Il n’existe pas de norme ou de modèle applicable par tous les établissements. Chacun d’entre eux exprime son projet selon ses priorités et ses besoins.

A défaut d’imposer une matière dans les programmes scolaires, c’est l’action qui est mise en avant afin d’éduquer nos charmantes têtes blondes au développement durable, à travers des organismes chargés de promouvoir des projets environnementaux concrets, dont L’Ecole agit ! et Eco-école, qui agissent au niveau national. D’autres programmes d’incitation aux projets environnementaux dans les écoles existent, et les projets se multiplient, en particulier au niveau local.

Concrètement, ce sont donc aux établissements scolaires d’effectuer les démarches de lancement de projets, même si le rôle des organismes proposant des concours ou autres moyens de participation est aussi d’assurer une bonne communication et un démarchage efficace.

Des programmes divers et variés

Cet apparent manque de coordination entre tous les établissements scolaires français, du fait de leur libre-choix, peut sembler improductif, et on imagine facilement que le travail des uns empiète sur celui des autres…

« Pas du tout », affirme Claire Bano, l’une des deux chargées de missions au sein de Eco-école, dont l’équipe est complétée d’un responsable. « Bien sûr, nous sommes nombreux à inciter les établissements aux actions en faveur du développement durable. Mais nos méthodes et leurs portées sont bien distinctes. »

Le programme Eco-école est un label décerné aux établissements scolaires qui se mobilisent pour l’environnement, créé il y a quatre ans. Il fait partie des quatre programmes de l’office français de la Fondation pour l’éducation à l’environnement (FEE, ONG internationale). Autre programme de cette ONG destiné aux élèves et étudiants : Jeunes reporters pour l’environnement, dont les participants (âgés de 11 à 20 ans) mènent des enquêtes journalistiques sur des problématiques environnementales locales et communiquent leurs conclusions au plus grand public par le biais d’articles et de reportages photos. Le programme Eco-école a quant a lui recueilli 700 participations en 2008 (400 écoles, 200 lycées et une centaine de collèges), qui ont abouti à 210 labellisations.
Tous ces organismes ont pour objectif commun d’inciter aux actions concrètes et éducatives sur des thématiques environnementales. Tous recueillent Lire la suite

Castillon la Bataille veut sa déviation

Sud-Ouest, Jean-Paul Vigneaud, le 14 Février 2009

CASTILLON-LA-BATAILLE. Le Conseil municipal demande la remise en route rapide du dossier et de la concertation

Castillon veut sa déviation

 

On pensait les débats sur les projets routiers et autoroutiers en Gironde en sommeil pour longtemps. Eh bien non ! Voilà celui sur la déviation de Castillon-la-Bataille qui redémarre.

Cela fait vingt-cinq ans que l’on parle de cette voie de contournement sur la D 936 (Bordeaux-Bergerac), bientôt dix ans que l’on écrit qu’elle « va se réaliser » et aujourd’hui tout est remis en question. C’est Philippe Madrelle, lui-même, qui a annoncé l’arrêt des démarches aux élus du canton de Castillon, réunis à Sainte-Colombe, mi-décembre. « Nous ne pouvons pas aller à l’encontre des communes et des associations qui y sont opposées. » Les membres de la Sepanso et de l’association de défense de la vie et de l’environnement autour du pas de Rauzan ne pouvaient pas mieux espérer. Depuis des mois, ils ferraillent contre le projet. Avec deux recours devant le tribunal administratif à la clé.

Pour les élus, en revanche, l’annonce de Philippe Madrelle a eu l’effet d’une douche froide. « Abandonner le projet, ne serait-ce que quelques mois, c’est le condamner définitivement. Il faut absolument le relancer », déclare Michel Holmière, maire (proche de l’UMP) de Castillon-la-Bataille. Ce dernier en a marre de voir passer les voitures et camions dans Castillon. « 35 000 véhicules par jour, c’est non seulement un bruit insupportable mais aussi des risques d’accident permanents. »

Une motion

Aussi, a-t-il relancé le débat en faisant voter par l’ensemble du Conseil municipal une motion demandant au président du Conseil général « la reprise de la phase opérationnelle du projet » et réclamant « la mise en place d’un processus réel de concertation permettant des aménagements qualitatifs, de nature à satisfaire les communes riveraines du projet. »

Bien que de sensibilité politique différente, Guy Marty, le conseiller général PS du canton, partage ce point de vue. « Il faut nous remettre autour d’une table, préconise-t-il lui aussi. Pour revoir le projet, faire en sorte qu’il réponde aux souhaits de la population et colle mieux aux nouvelles règles en matière de protection de l’environnement. »

L’élu proche de Philippe Madrelle ne cache pas, toutefois, que la mise au placard momentanée du dossier ne découle pas seulement des oppositions rencontrées. Il y a également des contraintes budgétaires. Au vu de la situation actuelle, le Département a dû revoir ses priorités et donc faire de nouveaux choix.

Ainsi, la déviation de Castillon ne serait pas condamnée mais seulement remise à plus tard. « Plus tard oui, mais relativement vite », souligne Gérard César, conseiller général UMP et président de la Communauté de communes Castillon-Pujols. « Avec Guy Marty, nous sommes sur la même longueur d’onde concernant ce dossier. Nous nous sommes battus pour avoir cette déviation (comme pour celle de Sainte-Foy-la-Grande), nous nous battrons encore pour qu’elle se réalise. »

Pour le sénateur, cette route n’est pas seulement indispensable pour désengorger Castillon-la-Bataille, elle est tout aussi nécessaire pour son avenir. « Les entreprises ont besoin d’axes rapides pour travailler. En plus, en bordure de déviation, nous envisageons de créer une zone d’activité économique. »

Opposants : oui, mais

Francis Ruffié qui, avec Fabian Barnes, anime l’association des opposants de Mouliets, ne se dit pas hostile à une reprise de débat. À une condition tout de même Lire la suite

Val de Leyre : L’Avecicm met un terme à ses activités

Sud-Ouest, Bernadette Dubourg, le 13 Février 2009

VAL DE L’EYRE. L’association créée il y a 10 ans pour lutter contre un projet d’incinérateur d’ordures, a été dissoute lundi. Ses membres rejoignent d’autres associations

L’Avecicm a choisi de mettre un terme à ses activités

L’association du Val de l’Eyre contre l’implantation d’un centre de mâchefer, plus connue sous le sigle Avecicm, n’existe plus.

L’association, créée il y a tout juste dix ans par une poignée de citoyens militants pour lutter contre le projet d’un centre de déchets, a été dissoute lundi soir lors d’une assemblée générale extraordinaire. Retour sur dix ans de militantisme citoyen et sur les raisons de cette dissolution avec le président fondateur de l’Avecicm, Philippe Mora.

« Sud Ouest ». Pourquoi l’Avecicm a-t-elle été créée, le 5 mars 1999 ?

Philippe Mora. Nous étions opposés à un projet dangereux d’installation d’un centre de maturation et de stockage de résidus d’incinération des ordures ménagères, au bord de la Leyre, entre Salles et Belin-Beliet. Nous étions un groupe de citoyens, nous avions été alertés par des personnes qui avaient eu connaissance de ce projet, approuvé par les maires de l’époque de Salles et Belin-Beliet.

Qu’est devenu de projet ?

Il a été abandonné au bout d’un an. Grâce, notamment, à notre mobilisation. L’Avecicm a tout de suite pris de l’ampleur. Nous étions une quinzaine à sa création. Un an après, il y avait 250 adhérents.

On se retrouvait régulièrement sur les marchés, lors de réunions publiques. Au-delà de notre opposition à ce projet, nous voulions promouvoir le traitement écologique des déchets.

Après l’abandon du projet, quelle était la raison de demeurer de l’association ?

En 2000, nous nous sommes opposés à un projet d’incinérateur des ordures ménagères à Biganos, sur le site de Smurfit. On a refait la même chose, avec une équipe renouvelée. Cinq mois après, le projet a été abandonné. Pendant les huit années suivantes, nous avons maintenu notre vigilance afin qu’il n’y ait pas d’incinérateur « ni ici, ni ailleurs », c’était notre devise. Notre action a dépassé le cadre du Val de l’Eyre et du bassin d’Arcachon pour s’étendre à toute la Gironde. Nous avons ainsi rejoint le collectif des déchets girondins.

Quelle était votre motivation ?

Nous n’avons cessé de promouvoir des méthodes alternatives au traitement des déchets, aussi bien dans la réduction, en amont, que dans le recyclage, en aval.

Pourquoi cesser votre action ?

Nous avons obtenu satisfaction l’an dernier lorsque le Conseil général a décidé qu’il n’y aurait pas d’incinérateur dans le département. Nous avons atteint cet objectif.

Pourquoi choisir de dissoudre l’association ?

L’an dernier, nous avons souhaité passer le flambeau à une nouvelle équipe, renouveler le conseil d’administration de 15 membres comme le prévoient nos statuts. Mais les volontaires n’étaient pas assez nombreux.

Nous avons donc préféré dissoudre l’association. Mais chacun poursuit son engagement citoyen. Nous allons rejoindre d’autres associations. Lire la suite

Pays Basque : Laminak sensibilise à l’écosystème

Sud-Ouest,  Armelle Parion, Cathy Constant-Elissagaray, le 12 Février 2009

DES PROJETS PLEINS LA TÊTE, LAMINAK. L’association propose une découverte ludique pour comprendre et protéger la nature qui nous entoure, à travers des activités, destinées aux élèves et aux entreprises

Pédagogie verte par le jeu

La toute jeune association Laminak regroupe des enseignants, des chercheurs, et des salariés de tous les milieux… Au total, une soixantaine d’adhérents, tous amoureux de la nature, et surtout sensibles à sa préservation. Leur but, depuis le dépôt des statuts, il y a tout juste dix mois : sensibiliser le grand public à l’écosystème, marin et terrestre. Et les idées ne manquent pas pour développer la prévention et l’éducation. « Nous ne faisons pas d’actions directes, comme du ramassage de déchets par exemple. Nous travaillons en amont », explique Françoise Mouesca, la présidente.

Pédagogie et recherche

Pourtant, les activités pédagogiques mises en place par les deux animateurs scientifiques reposent avant tout sur la pratique. Ils organisent des sorties pêche « no kill » en eau douce ou eau de mer, où les poissons sont relâchés après avoir été mesurés, pesés et photographiés. Ils proposent aussi des ateliers-découverte (gestes écocitoyens, chaînes alimentaires, système respiratoire…) pour les comités d’entreprises et les scolaires, dès la maternelle.

Depuis juin dernier, 1 500 élèves y ont participé. « Nous privilégions l’aspect ludique. Nos ateliers pour les enfants mettent en avant le sens tactile. Il faut qu’ils voient et qu’ils touchent pour comprendre qu’ils ont sous les yeux des organismes vivants », explique Élodie Sarralde, l’animatrice de 25 ans.

Titulaire d’un master en dynamique des écosystèmes aquatiques, tout comme son collègue de 28 ans, Stéphane Connole, la jeune femme s’intéresse également à la botanique, et commente donc les espèces des bords de Nive, tandis que Stéphane, « 100 % maritime », gère le côté aquatique. En plus de l’aspect pédagogique qu’ils mettent en avant, les deux animateurs travaillent en partenariat avec le Musée de la mer de Biarritz, où ils organisent des visites.

Ils lanceront également, en avril, un projet de recherche sur la pollution chimique de l’eau avec l’Ifremer à Capbreton, sur l’embouchure de l’Adour, à Anglet, et à Guéthary. Sans oublier de faire participer les enfants à la construction des dispositifs de filtrage.

Informations Lire la suite

Environnement : Le citoyen a une fonction d’interpellation

journaldelenvironnement.net, Sonia Pignet, le 11 février 2009

«Le citoyen a une fonction d’interpellation»

Pétitions, jurys citoyens, cafés écolos, ou encore citoyens sentinelles : l’environnement n’est plus réservé aux experts. Les citoyens se font de plus en plus présents dans les débats. Rémi Barbier, sociologue et professeur à l’Ecole nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, décrypte la place et le rôle des citoyens dans la gouvernance environnementale.

Pourquoi et comment les citoyens prennent-ils la parole sur des questions environnementales ?

Il faut distinguer deux démarches. D’un côté, les démarches descendantes, c’est-à-dire mises en place par la puissance publique (à l’échelon local, national ou même international), comme les jurys ou ateliers citoyens. Ils sont créés soit pour sortir de situations conflictuelles (par exemple à Saint-Brieuc pour décider de l’avenir des déchets ménagers et de l’éventuelle construction d’une unité d’incinération), soit pour tester un mode innovant de prise de parole des citoyens. Il existe ainsi des jurys citoyens sur la gestion de l’eau, le réchauffement climatique, la présence ou non d’arbres en bord de route, etc. De l’autre côté, on a les démarches ascendantes, comme les pétitions, les collectifs, et tout ce qui émane de la population. Ce sont les deux logiques de la démocratie participative.

Quelle place les citoyens ont-ils dans des débats qui opposent traditionnellement défenseurs de l’environnement et élus locaux ?

Ils arrivent effectivement dans un ensemble de relations établies. D’ailleurs, ce ne sont pas ceux que l’on croit qui sont les plus gênés par leur présence. Les critiques les plus dures émanent parfois des associations car elles perdent leur rôle d’interlocuteur privilégié, ou plus encore de contre-pouvoir légitime. Dans le cas des jurys citoyens, il ne faut pas oublier que c’est le pouvoir qui organise lui-même ce contre-pouvoir.

Que peuvent apporter les citoyens au débat environnemental ?

La plus-value n’est pas forcément évidente. Mais ils ont une fonction d’interpellation qui peut concerner au moins 4 dimensions de la décision. Tout d’abord, le cadrage du problème : est-il bien posé par les pouvoirs publics ? Ensuite, l’éventail des solutions. Si les citoyens peuvent apporter des idées d’innovations techniques (c’est désormais facile avec internet), ils peuvent surtout imaginer des solutions plus sociales, par exemple liées à la pertinence du choix du territoire. La solution est en effet souvent sociotechnique. Les citoyens sont aussi capables d’évaluer la solidité des garanties apportées en matière de sécurité, de risque, en posant des questions sur ce qui a été pris en compte. Enfin, ils ont une fonction d’interpellation sur la qualité de la décision prise : a-t-elle été suffisamment réfléchie avec les parties prenantes ?

Vous avez suivi le cas du jury citoyen de Saint-Brieuc: quel rôle a-t-il joué dans la décision finale?

Ce jury a été un des éléments qui ont poussé les élus à refuser le projet d’incinération des déchets. Ils ont finalement opté pour une réduction des déchets à la source et leur compostage. Que ce soit en Allemagne, en Angleterre ou aux Etats-Unis, le réflexe des jurys citoyens -qui existent là depuis plus longtemps- est de choisir des solutions soft, réversibles, en phase avec un certain imaginaire du développement durable.

Pourquoi intégrer l’avis des citoyens Lire la suite

Blaye, AG de la Valériane : 2009, année médiévale

Sud-ouest, Michèle Méreau, le 9 Février 2009

ASSOCIATION. La Valériane a tenu hier son assemblée générale annuelle sous les signes de la convivialité et de la nature. Cette année le Moyen âge sera à l’honneur

2009, année médiévale

La Valériane, l’Association des amis des jardins et des plantes tenait hier matin à la salle Liverneuf de la citadelle son assemblée générale. Une réunion qui peut sembler banale mais qui, à la Valériane, revêt une tonalité particulière, celle traditionnellement attachée à cette association : le partage convivial.

En effet, après les bilans, projets, débats et discours, ici on ne se sépare pas : on continue la journée par un repas pris en commun où l’on s’échange à la fois recettes et propos sur tout un peu, un peu de tout et surtout les mille et une façons de cultiver son jardin. Au sens trivial comme au sens que lui donnait Voltaire, à savoir en apprenant à connaître les hommes et la nature.

Aussi la Valériane, sous l’impulsion de sa présidente, Monique Taurines, avait décidé en 2008 de se lancer dans des aventures historiques. Il s’agissait donc hier de montrer en avant-propos ce que pourrait être une année consacrée à la découverte de la cuisine du Moyen-Âge et les plantes utilisées à l’époque.

C’est ainsi que pour le repas et l’apéritif, les adhérents ont dégusté des plats spéciaux qu’ils avaient confectionnés : cresson au lait d’amandes, navets au gingembre, poulet aux aromates, gâteaux aux noix ou aux marrons, etc.

Des saveurs et du troc

Après ces quelques aperçus, « le dimanche 17 mai, ce sera cette fois-ci une orgie de saveurs moyenâgeuses ! Chaque membre aura à coeur de faire déguster des plats dont les recettes sortent de vieux grimoires de cette époque, avec en plus une exposition sur les légumes anciens », a annoncé Monique Taurines. Pas de Fête de la rose cette année, elle a lieu tous les deux ans, mais le 17 mai en matinée jusqu’à 13 heures aura lieu un gigantesque troc plantes, Troc-Folies au château des Rudel. « Le troc est une bien belle façon de voir les échanges, riche en rencontres », a approuvé le maire, Denis Baldès, venu déguster ces quelques recettes à l’apéritif avec son adjointe à la culture, Chantal Baudère.

Et on remet le couvert moyenâgeux en septembre ! Le dimanche 20, ce sera les Jardins d’automne, une autre occasion de peaufiner les recettes ou d’en découvrir encore de nouvelles.

Prochains rendez-vous

Bientôt, le samedi 7 mars exactement à partir de 10 heures, les adhérents de la Valériane s’activeront à la taille des rosiers de la citadelle. Une habitude qui date des débuts de l’association, il y a douze ans et qui est une autre occasion de se retrouver entre amis pour les adhérents. Lire la suite

Europe Ecologie présente ses têtes de listes

cpca.asso, le 3 février 2009

Europe Ecologie présente ses têtes de listes pour les élections du 7 juin prochain

Le 21 janvier dernier, au cours de ses vœux à la presse, Daniel Cohn-Bendit a dévoilé le nom des têtes de liste aux Européennes du rassemblement Europe Ecologie, parmi lesquelles plusieurs personnalités issues du monde associatif.

 Jean-Paul BESSET, journaliste ancien Rédacteur en chef à Politis puis au Monde, proche de Nicolas Hulot, cet ancien de la LCR qui a été chargé de mission auprès de Laurent Fabius conduira la liste Europe Ecologie dans la circonscription Centre / Massif Central ;

 Hélène FLAUTRE, députée européenne depuis 1999, Présidente de la sous commission aux droits humains au Parlement Européen, elle est de nouveau tête de liste pour la circonscription Nord-Ouest ;

 Yannick JADOT, issu du champ de la solidarité internationale, ancien directeur de campagne de Greenpeace France, fondateur et porte parole de l’Alliance pour la planète et l’un des principaux négociateurs durant le Grenelle de l’environnement conduira la liste de la circonscription Ouest ;

 Eva JOLY, magistrate franco-norvégienne retraitée de la Magistrature Française, ancienne juge d’instruction au pôle financier et conseillère du gouvernement norvégien en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière co-conduira la liste de l’Île-de-France aux coté de Daniel COHN-BENDIT ;

Sandrine BELIER, chargée d’enseignement à l’université de Strasbourg notamment sur « démocratie participative et rôle des associations« , ancienne directrice fédérale de France Nature Environnement et représentante des intérêts environnementaux au Grenelle de l’environnement sur les questions de gouvernance et démocratie écologique, elle est tête de liste dans la circonscription Est ;

 José BOVE, Lire la suite

FNE : partout où la nature a besoin de nous

cdurable.info, David Naulin, le 1er février 2009

A l’occasion de son 40ème anniversaire, le hérisson s’offre une campagne qui ne manque pas de piquants…

France Nature Environnement : partout où la nature a besoin de nous

Présente sur l’ensemble du territoire français, avec plus de 3000 associations fédérées, France Nature Environnement se bat au quotidien partout où l’urgence écologique s’impose. Chaque semaine, nous relayons sur Cdurable.info quelques-une de ses nombreuses actions, études ou campagnes qui témoignent de la vitalité de ce réseau créé en mai 1968. Nouveau logo, nouveau site, spots vidéo… En 2009, le hérisson s’offre une campagne qui ne manque pas de piquants… pour donner plus de visibilité à ses actions qui mobilisent chaque année plus de 50 000 personnes.

Présentation de France Nature Environnement

Vidéo 1 : la campagne 2009

Vidéo 2 : le clip de présentation de FNE

Présentation de France Nature Environnement

Créée en 1968 et reconnue d’utilité publique en 1976, France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement.

 son projet : « Devant l’urgence écologique, mettons l’environnement au cœur de nos projets » : « Chaque jour, les activités humaines laissent une empreinte profonde sur la Terre. Maints signes d’alerte nous font déjà savoir que notre environnement est en danger : dérèglement climatique, dégradation de la Biodiversité, pollution des cours d’eau… ». La raréfaction des combustibles fossiles nous rappelle que les ressources de notre planète ne sont pas inépuisables. Les enjeux, en particulier dans le domaine de l’énergie, imposent de réorganiser une société qui doit apprendre à produire efficacement et à consommer autrement. »

France Nature Environnement est le porte-parole de près de 3 000 associations réparties sur l’ensemble du territoire national, qui œuvrent chaque jour pour la sauvegarde de notre environnement.

…et des hommes

Les orientations politiques de FNE et de ses associations sont construites et portées par des personnes bénévoles. C’est grâce à ce bénévolat, désintéressé et loin de tout intérêt personnel ou financier, que les associations de protection de la nature et de l’environnement restent les structures en qui les citoyens placent le plus leur confiance pour les informer et pour agir en faveur de l’intérêt général.

Ses missions :

 Représenter : France Nature Environnement et ses associations membres assurent la représentation des citoyens dans des centaines de commissions de concertation du niveau local au niveau national.

 Connaître et proposer : Grâce à la densité du réseau de bénévoles quotidiennement présents sur le terrain depuis plusieurs années, la fédération et ses membres sont en mesure d’assurer une veille permanente et d’alimenter une base de données reconnue, acquise au profit de la société. Fort de cette connaissance de terrain, le mouvement est apte à fournir une expertise et des propositions éclairées face aux acteurs socio-économiques. Résolument engagé dans une démarche d’échange et de construction avec les pouvoirs publics, France Nature Environnement conduit une action de lobbying visant une meilleure prise en compte par la législation nationale, européenne et internationale. Lire la suite

Gradignan, Icare/Jardin de Pierral : coup de pouce massif

 Sud-Ouest, le 23 Janvier 2009

GRADIGNAN, JARDIN DE PIERRAL. Un chèque de 3 000 euros

Coup de pouce massif

Le jardin médiéval de Pierral, situé dans le parc de l’Institut national des jeunes sourds est un site unique. Il offre une découverte originale et attrayante des plantes cultivées au Moyen-Âge dans différents usages, notamment médicinal et alimentaire.

Après quatre ans d’existence, l’association Itinérances culturelles arts et rencontres (Icare), présidée par Myriam Reffet-Figarède, se lance dans la rénovation et propose une démarche pédagogique à destination des établissements scolaires du secteur. Ainsi, Icare développe un partenariat privilégié avec l’école Georges-Lasserre de Talence (pédagogie Freinet), pour faire du jardin un support de projets sur le développement durable. » Il s’agit de montrer l’importance de la biodiversité en cultivant des plantes sauvages et en employant des méthodes de culture favorisant la richesse de l’écosystème du jardin et de développer des activités sensorielles. De créer un lien fort entre les enfants et la nature. »

Le chèque remis par la fondation Caisse d’Épargne Aquitaine Poitou-Charentes va permettre de Lire la suite

La MRES de Lille fête ses 30 ans

lavoixdunord.fr, A.G, le 22 janvier 2009

La MRES fête ses 30 ans : nouvelles formes de militantisme, mais objectifs inchangés

La MRES s’offrait, hier, une journée de débats au Nouveau Siècle pour fêter son anniversaire. En trente ans, les formes de militantisme ont évolué ; les buts poursuivis par la structure, peu.

« Poil à gratter », « groupe de pression » ou « donneuse d’alerte », au choix. La Maison régionale de l’environnement et des solidarités (MRES) fêtait, hier au Nouveau Siècle, 30 ans de militantisme associatif.

Créée par Pierre Mauroy en 1978, celle qui se nomme alors Maison de la nature et de l’environnement (MNE) a pour but de donner un lieu d’expression aux écologistes. Mais, « dès le début, la MNE comprend des associations de défense des droits de l’homme, humanitaires… », note Mireille Havez, vice-présidente. En 2001, une charte donne à la MNE une « colonne vertébrale », selon l’expression de son actuel président, Gérard Minet. « La MNE, ce n’est alors plus la seule défense des fleurs et des petits oiseaux, mais un projet politique pour la planète.

 » En 2006, la MNE devient MRES, adaptant son nom à sa réalité.

Évolution récente, la structure s’ouvre à de nouvelles formes de militantisme. Elle accueille, par exemple, des associations culturelles soucieuses de donner du sens à leurs projets. « Le militantisme ne se résume plus à coller des affiches », argue Emmanuelle Latouche, directrice.

La MRES accompagne ce changement toujours autour des valeurs qu’elle cherche à faire valoir. Objectif : influencer les élus locaux.

Lors des débats, hier, Ginette Dhénin-Verbrugghe, vice-présidente du conseil régional, indiquait que « beaucoup de décisions en matière de solidarité internationale sont prises après discussion avec le milieu associatif ». De même pour les transports, « LMCU a récemment repris des propositions que nous avions formulées », s’enorgueillit Mireille Havez.

«  Faire converger démocratie représentative et démocratie participative » Lire la suite

Cubzacais : La mobilisation contre les épandages s’organise

Sud-Ouest, Frédéric Dupuy, le 22 Janvier 2009

ENVIRONNEMENT. La Coordination contre les épandages dégradants veut obtenir une audience auprès du préfet

La mobilisation contre les épandages s’organise

La Coordination contre les épandages dégradants (CCED) a tenu une réunion publique jeudi soir à la salle des fêtes d’Asques. Les Cubzacais se sont déplacés en nombre pour se tenir informés, tout comme les Asquais, Romanais et des personnes venant de plusieurs communes environnantes.

Il est vrai que la CCED a réussi à mobiliser d’autres associations, notamment en Haute Gironde (voir éditions précédentes).

Elle a aussi informé l’ensemble des citoyens des 22 communes de Gironde concernées par ces épandages. Elle a également contacté des associations liées à l’environnement et les élus locaux.

Rappelons que sous l’égide de la mairie de Cubzac-les-Ponts, les diverses associations environnementales qui protestent depuis quelques semaines contre le projet d’épandage des jus de compost envisagé par la société Sede, filiale de Veolia, se sont organisées au sein de cette Coordination contre les épandages dégradants (CCED). Ces composts consistent en un mélange de résidus de fientes industrielles. L’épandage en zone humide comporte des risques de pollution des sols et des eaux.

Les opposants aux épandages sur la rive droite de la Dordogne ont ainsi obtenu les soutiens du député Philippe Plisson et du conseiller général et président de la CdC du canton de Fronsac, Michel Frouin, seul Jean-Paul Garraud le député de la 10e circonscription, est resté muet au courrier qui lui a été adressé.

Zones vulnérables

Dans le rapport qu’il a remis au préfet de la Gironde, le commissaire enquêteur confirme les craintes de la CCED : « Les dépôts qui comblent ces zones de palus, sont des formations à dominante argileuses, épaisses de 15 à 18 mètres en moyenne (40 à 55 % de taux d’argile). En raison de l’état d’engorgement semi-permanent, seuls des épandages d’été pourraient être envisagés ; en sortie d’hiver, ces zones inondables restent particulièrement vulnérables et peu favorables aux épandages. Quand aux parcelles 19 et 21 de Saint-Romain, elles sont exclues de ce type d’épandage en raison de la vulnérabilité des eaux souterraines. »

La coordination reste motivée. Mais bon nombre sont inquiets quant aux conséquences à long terme et comme l’on dit plusieurs personnes présentes, « nous ne voulons pas de ces épandages ni ici ni ailleurs. »

La CCED souhaite obtenir une audience avec le préfet de la Gironde, afin de Lire la suite

Lille : Une maison dans laquelle les citoyens « font société »

libelille.fr, H.S., le 21 janvier 2009

«Une maison dans laquelle les citoyens « font société »»

INTERVIEW – Elle fête ses 30 ans aujourd’hui. La Maison régionale de l’environnement et des solidarités de Lille, racontée par un parisien qui la connaît bien, l’économiste et membre du conseil international du Forum social mondial, Gustave Massiah.

Quelle est votre histoire avec la Maison régionale de l’environnement et des solidarités?
Je la connais depuis le début. J’ai dû y aller en tout une trentaine de fois. Pour soutenir les luttes des immigrés, débattre sur les questions d’environnement, ou sur la dette et le développement. Il y a 30 ans, deux lieux sont nés, la Maison de la nature et de l’environnement à Lille (l’actuelle Mres, ndlr), et le Centre international de culture populaire à Paris, plus tournée vers les solidarités internationales, à laquelle j’ai participé. Le CICP est né d’un appel à souscription public dans les réseaux militants. Le bâtiment appartient aux gens qui ont souscrit. A Lille, ça c’est passé autrement, une équipe autour de Pierre Radanne, s’est présentée aux élections municipales. Elle est allée voir Mauroy en disant qu’elle était prête à se désister contre un 40 pièces-cuisine, et un fonctionnement indépendant. Ils ont inauguré  quelque chose d’intéressant dans les rapports entre les associations et les collectivités locales. Trop de maisons des associations en France perdent leur autonomie par rapport aux municipalités.

Elle perçoit de l’argent public.

Les institutions ont l’impression que l’argent est à eux, et que c’est à elles de décider de ce qu’il faut faire avec. Mais la société, elle peut décider aussi par le bas.

Que diriez vous de la Mres à un Lillois qui ne la connaît pas?

Que c’est un lieu extraordinaire, pour s’informer, se documenter, se rencontrer, et agir. C’est une maison d’associations. Une maison dans laquelle les citoyens «font société», construisent ensemble des projets, dans une diversité extraordinaire. Sur l’économie sociale, l’environnement, sur les questions internationales. Ici, il y a l’idée qu’on peut agir sur les problèmes d’aujourd’hui, qu’on n’est pas obligé de les subir.

Le lieu a beau être ouvert, il y a des gens qui disent «je n’ai jamais osé entrer».

Il faut le prendre en compte. Ça peut s’expliquer par la question de l’échelle. Je m’explique. Si je dis que je vais refléchir à la question de la faim dans le monde, à l’agriculture paysanne et à la souveraineté alimentaire, j’aurai une réflexion large, un travail avec des groupes éloignés. C’est plus difficile d’accès que d’envoyer 10 euros au Mali pour que quelqu’un puisse manger. Il y a une complexité qui peut être intimidante.

Est-ce que c’est vraiment un lieu unique?

Elle a des équivalents en France. Mais ce qu’elle a d’unique, c’est qu’elle arrive à relier les initiatives. Il y a une vraie culture politique d’autogestion, c’est une association au servie des associations. Et puis elle a exploré toute une série de questions bien avant d’autres. Elle a réfléchi très tôt sur le rôle des citoyens  sur l’économie, l’importance de l’international, la question des droits. L’économie sociale, par exemple. Aujourd’hui, aux élections prud’hommales, dans le collège des employeurs, les gens de l’économie sociale ont fait 19%. Il y a 30 ans, elle était considérée comme marginale, c’est devenu quelque chose de central. La Maison l’avait senti.

ET AUSSI…. La Mres, c’est 110 associations qui regroupent 15000 personnes, et 2000 réunions par an.  C’est aussi un Centre régional d’information et de documentation sur l’environnement, et une petite supérette coopérative bio. Quelques assos : Lire la suite

LGV/TGV : Le Cade réclame une étude indépendante

Sud-Ouest, Richard Picotin, le 21 janvier 2009

LIGNE TGV. Vendredi soir, le collectif de défense a mobilisé en nombre à Villefranque

Le Cade réclame une étude indépendante

Faut-il ou non construire une nouvelle ligne à Grande vitesse pour traverser la Pays Basque et y faire circuler quelques TGV et beaucoup de trains de fret, ou bien se contenter d’aménager l’existante ?

De nombreux élus et plusieurs associations ont déjà répondu à cette question, en préférant l’aménagement de l’ancienne ligne à la percée d’une saignée dans le paysage du côté d’Ustaritz par exemple.

Michèle Alliot-Marie a rappelé au cours du week-end son opposition à ce projet de nouvelle ligne, qui, dit-elle, ferait dépenser des dizaines de millions d’euros pour gagner moins d’une poignée de minutes.

Nombreux enfin sont ceux -les Communautés de communes de Nive-Adour, du Sud Pays Basque et peut-être d’Errobi – qui réclament de nouvelles études afin de vérifier la pertinence des hausses de trafic -et plus particulièrement celle du fret- annoncées par RFF.

Des estimations à hauteur de 21 millions de tonnes -les trains de marchandises devraient en transporter cette année que 2 millions de tonnes- qui servent de socle à la démonstration selon laquelle il y aurait une nécessité à construire cette nouvelle ligne.

Vendredi dernier à Villefranque, le Cade (Collectif des associations de défense de l’environnement) avait rassemblé un public nombreux pour faire le point sur le dossier. Et réclamer lui aussi une nouvelle étude de trafic.

Pour Victor Pachon, porte-parole du CADE, cette étude devrait être réalisée par l’école des mines de Lausanne, réputée pour son indépendance et son sérieux. Cette école des mines de Lausanne est celle qui a réalisé l’audit des installations de RFF. Audit qui a mis en lumière la vétusté des caténaires, par exemple.

Dix fois moins cher

Pour le Cade en effet, le trafic à l’horizon 2020 est surestimé. « Il passe aujourd’hui environ 53 trains par jour, alors que les voies pourraient en faire passer 264. Si les tonnages de fret étaient multipliés par 5, (alors qu’il a tendance à diminuer), 89 trains par jour passeraient sur les anciennes voies. Des trains qui, de plus, pourraient être plus longs qu’actuellement et donc transporter chacun plus de tonnes de fret. Il faut donc une nouvelle étude, mais faite par des gens qui se situent très loin de RFF et de l’agence d’urbanisme… »

Côté financement, le Cade se réjouit de voir que Lire la suite

LPO, de la Corderie aux Fonderies : toujours royal

Sud-Ouest, Kharinne Charov, le  21 Janvier 2009

CHANGEMENT D’ADRESSE. La LPO veut créer des emplois en 2009 et en 2010

De la Corderie aux Fonderies : toujours royal

Ça y est, après un déménagement étalé du 8 au 14 janvier, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) s’est installée aux Fonderies royales. Outre une esthétique rare, ce bâtiment réhabilité présente de nombreux avantages en termes de respect de l’environnement, de confort des usagers, de création d’emplois et de développement de l’association d’utilité publique.

Concentration

Car la LPO passe de 1 100 m2 à 2 100 m2 aujourd’hui. Le tout concentré en un seul lieu quand auparavant, l’activité se développait à la Corderie, dans la zone de l’arsenal et à l’Hermione. « Nous devrions disposer de 250 à 300 m2 de plus, quand le Cabestan aura quitté les anciens locaux de la communauté d’agglomération, à côté des Fonderies », précise Michel Métais, heureux de ce nouveau départ.

L’affaire aura été rondement menée : obtention du permis de construire en juin 2007, achat du bâtiment au Conseil général en juillet suivant, pour un démarrage des travaux en septembre.

Le chantier aura duré en tout un an et trois mois, accusant seulement un retard de deux mois. Le coût de l’opération s’élève à 4 millions d’euros, dont 45 % payés par des fonds publics (ministère de l’Écologie, Région, Département, CAPR et Ville) et 55 % financés par des fonds privés.

Donner l’exemple

En s’installant rue Pujos, la LPO a tenu le pari de réhabiliter un bâtiment de 1668, au lieu de construire en zone rurale. « C’est du développement durable. En France, chaque année, 60 000 hectares sont pris sur l’espace rural pour la construction, contre 25 000 hectares en Allemagne. On en crève ! Grâce à ce choix, nous réinvestissons un bâtiment qui ne servait à rien au lieu de prendre un hectare sur l’espace rural », souligne Michel Métais.

Et puis, la LPO ne pouvait pas faire moins que de choisir une rénovation de haute qualité environnementale. Cette norme implique une économie en ressources d’énergie (chaudière bois), une réduction de la consommation énergétique (forte isolation), la production d’électricité (panneaux photovoltaïques), une ventilation à double flux, et très bientôt, la récupération des eaux de pluie pour l’arrosage d’un petit espace vert à venir. « En dix ans, le surcoût de 500 000 euros pour la norme HQE sera récupéré », précise le directeur. En utilisant moins de 50 kw/h au m², ce vieux bâtiment est aux normes du neuf. Du jamais vu !

Emplois en vue

Nageant dans l’espace et le confort, grâce aux architectes rochefortais, Pascale Durand et Bruno Sourd, la LPO va pouvoir se développer comme elle l’entend. « Ce qui nous a guidés dans le déménagement, c’était l’exiguïté à la Corderie. Tout simplement parce que nous voulons créer cinq emplois cette année, Lire la suite

Pour des Etats généraux de la mobilité !

Tribune libre, Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, Olivier Louchard, Directeur du Réseau Action Climat France, Jean Sivardière, Président de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports, le 20 janvier 2009

Pour des Etats généraux de la mobilité !

La crise qui traverse le monde de l’automobile est profonde et brutale. Pour ne pas avoir su anticiper une modification de l’attitude des consommateurs à l’égard de l’automobile, pour ne pas avoir voulu faire foi aux propos des écologistes qui s’époumonent à rappeler l’importance des impératifs climatique et énergétique, pour ne pas avoir pu résister aux sirènes de stratèges « éclairés » qui vantaient les mérites de véhicules lourds, chers et manifestement inadaptés au marché de l’automobile, ce secteur est désormais à l’agonie et réclame aides et soutiens publics.

Mardi 20 janvier 2009 est la date retenue par le Gouvernement pour organiser les Etats généraux de l’automobile et annoncer un plan de relance sectorielle. La grande mutation de ce secteur vaut bien une messe mais les solutions apportées seront-elles à même de répondre durablement à la crise du marché de l’automobile ?

Il s’agit, dans l’urgence, de réussir à trouver des solutions intelligentes permettant de transformer radicalement les secteurs frappés de plein fouet par cette crise socio-écologique. Devons-nous en ce sens, nous en réjouir ? Oui et non ! Non, car lorsque la Terre souffre, ce sont en premier lieu les salariés qui trinquent ! Oui, car si cette crise nous permet de mettre un terme à cette fuite en avant qui a conduit certains dirigeants à opter pour des modèles automobiles polluants, nous aurons déjà fait un grand pas dans le règlement de cette crise systémique.

En ce sens, la politique de saupoudrage, dispendieuse pour le budget de l’Etat et totalement inefficace du point de vue écologique, n’est pas à la hauteur des enjeux. Nous appelons de nos vœux une politique cohérente qui oserait s’affranchir de sa dépendance au tout-pétrole mais oserait également sortir des sentiers battus du tout-automobile. A cet égard, nous ne pouvons nous résoudre à voir l’Etat réduire le débat sur l’avenir de l’industrie automobile à un vulgaire échange sur le bienfondé des moteurs thermiques, hybrides ou électriques.

Pour répondre durablement à cette crise structurelle du monde de l’automobile, nous devons nous attacher à réduire les émissions de gaz à effet de serre ainsi que notre facture énergétique. Pour se faire, il est impératif d’agir en amont et freiner la hausse continue de la demande de transports motorisés. Cela suppose la mise en œuvre par les pouvoirs publics de mesures structurantes qui permettront de réduire les kilomètres effectués. Il devient urgent de réorienter les politiques d’urbanisme en mettant l’accent sur la mixité fonctionnelle (et sociale) et en rapprochant logements, emplois, loisirs, commerces et ainsi limiter les déplacements quotidiens. L’étalement et le mitage urbains doivent être combattus. C’est en effet l’extension des zones urbaines qui génère les longues distances, les déplacements fréquents et la dépendance à la voiture individuelle.

Il nous faut également choisir une mobilité privilégiant le mode de déplacement le plus efficace énergétiquement ou le mieux adapté au contexte géographique : l’automobile toujours en dernier ressort et si possible en covoiturage, mais surtout la marche à pieds, le vélo, les transports en commun (métro, tramway, bus, train). Cette crise nous offre une chance inespérée ; celle de développer un secteur d’activités s’enracinant dans les territoires en optant pour la construction d’infrastructures de tramways, de bus ou de train, très efficaces énergétiquement et peu émettrices de gaz à effet de serre. L’investissement dans les transports collectifs crée deux fois plus d’emplois, à dépense égale, que l’investissement routier (infrastructures, matériel roulant, exploitation) et, pour la plupart, pérennes et par définition non délocalisables. Lire la suite

Portrait : Nathalie Kosciusko-Morizet, écolo de droite

developpementdurable.com, Yann Cohignac, 19 janvier 2009

Portrait : Nathalie Kosciusko-Morizet, écolo de droite

“Il y a un concours de lâcheté et d’inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l’attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d’assurer le minimum“

Le 15 janvier, le ministère de l’Ecologie et du Développement durable a perdu sa secrétaire d’Etat. Nathalie Kosciusko-Morizet est mutée à l’Economie numérique. La rédaction de developpementdurable.com en a donc profité pour dresser le portrait d’une femme politique populaire chez les défenseurs de l’environnement.

« Il y a un concours de lâcheté et d’inélégance entre Jean-François Copé (président du groupe de l’UMP à l’Assemblée nationale), qui essaie de détourner l’attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo (ministre de l’Ecologie), qui se contente d’assurer le minimum ». Ce jour-là, le paysage politique français découvre une rebelle au sein du gouvernement : NKM, 35 ans, n’a en effet pas sa langue dans sa poche. Ces mots, prononcés dans une interview donnée au Monde le 10 avril 2008 au sujet de la culture OGM, créent la polémique dans les rangs de l’UMP. Poussée par François Fillon, elle devra s’excuser et, petite sanction, renoncer à un voyage officiel du Premier ministre au Japon.

Mais la voilà propulsée sur la scène médiatique. Les écologistes de tout bord y voient tout de suite une alliée au sein du gouvernement. Ils apprécient son franc-parler, son indépendance. La confiance s’installe. Elle ne faiblira pas. Tout comme son ascension politique. Et sa popularité : une étude récente des services du Premier ministre indique que 50 % des Français la connaissent et que 35 % en ont une bonne opinion. Un jury de 34 experts et journalistes réuni par France 2 et Le Point le 30 décembre l’a classera même troisième meilleures ministres. Sa carrière croît, et ce n’est que le début.

Curriculum Vitae

C’est en mai 1973 que NKM vient au monde, à Paris. En 1992, elle intègre l’Ecole polytechnique et en 1996, devient ingénieur de l’Ecole nationale du génie rural, des eaux et des forêts. Puis c’est l’entrée en politique, avec un rapide intérêt pour l’environnement : 97, elle participe à la direction de la prévision au ministère de l’Economie. 99, elle devient responsable de la cellule environnement à la direction des relations économiques extérieures du même ministère. 2002, conseillère en développement durable du Premier ministre, députée UMP de l’Essonne, et présidente du groupe parlementaire santé et environnement. 2003, secrétaire nationale de l’UMP, chargée de l’Ecologie, et 2004, conseillère régionale d’Ile-de-France.

Enfin, en juin 2007, NKM prend la place qu’on lui connaît : secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Elle participe alors activement au Grenelle de l’environnement. Puis elle continue à gagner du terrain : en mars 2008, elle est facilement élue maire de Longjumeau (Essonne). Quelques jours plus tard, elle est promue secrétaire générale adjointe de l’UMP. Une belle reconnaissance. Finalement, ses propos houleux sur le « concours de lâcheté » ne lui ont pas été reprochés outre mesure. Cela dit, « la scandaleuse aux mains vertes », comme l’avait surnommée Le Nouvel Observateur, se voit écarté de l’environnement début 2009.

Un départ regretté

Le 15 janvier, un remaniement ministériel propulse en effet NKM secrétaire d’Etat à l’Economie numérique. « Cette promotion m’apporte une autonomie qui ne me déplaît pas », réagira-t-elle. Du côté des écologistes, en revanche, c’est l’inquiétude : « Ce n’est pas une très bonne nouvelle. Dorénavant, personne ne s’occupe plus de l’écologie », Lire la suite

Le futur pont levant de Bordeaux attaqué

Sud-Ouest, le 15 Janvier 2009

Le futur pont levant attaqué

BORDEAUX. Le commissaire du gouvernement a demandé devant le tribunal administratif, l’annulation de la délibération de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) qui décidait la réalisation d’un pont-levant dans le nord de la ville

Le commissaire du gouvernement a demandé jeudi à Bordeaux l’annulation de la délibération de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) déclarant d’intérêt général la construction d’un pont levant en centre-ville, suivant la requête d’une quinzaine d’associations bordelaises.  

L’avis du commissaire du gouvernement, Antoine Bec, magistrat indépendant qui dit le droit et dont les préconisations sont le plus souvent suivies par les juges administratifs, fragilise un peu plus un projet de pont sur la Garonne aux dimensions impressionnantes (426 m de long, 55 m de hauteur de levage).

L’Unesco, après avoir labellisé Bordeaux au patrimoine mondial à l’été 2007, demande aujourd’hui des comptes « sur l’impact visuel des nouveaux franchissements envisagés » de la Garonne, notamment ce pont, et des experts de l’organisation internationale doivent venir sur place le 20 janvier.

M. Bec a estimé qu’il y avait des « irrégularités substantielles » en l’absence de véritable « évaluation financière des modalités de financement ».

Il a également relevé que les aménagements des abords n’étaient pas compris dans l’enveloppe globale de plus de 120 millions d’euros mais a surtout remis en cause l’utilité même du projet.

Le magistrat a estimé que les plus gros bateaux de croisière pourraient être dans l’impossibilité « de franchir l’ouvrage » dont le coût représente « un montant triple de celui d’un pont fixe ».   

Par ailleurs, a-t-il souligné, les croisiéristes n’ont pas été consultés sur leurs intentions à maintenir Bordeaux comme destination alors même que la raison d’être de ce pont levant est de permettre le passage des paquebots jusque dans le centre de Bordeaux.
Le projet de pont levant entre les quartiers de Bacalan et de Bastide a été approuvé par la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) en septembre 2007. Il doit combler le déficit d’une ville qui ne compte que quatre ponts, dont seulement deux dans le centre.

Cet ouvrage comporte une travée mobile de 110 m, pouvant être relevée à 55 m de hauteur. Il pourrait accueillir les automobilistes sur 2×2 voies (40.000 véhicules par jour attendus), les cyclistes, les piétons ainsi que le tramway.

Le chantier a été confié au groupement GTM/GCS, pour un budget de Lire la suite

Nous ne paierons pas pour votre crise !

bastamag.net, Rédaction, le 14 janvier 2009

Nous ne paierons pas pour votre crise

« Le moment du changement est venu ! » C’est le titre de la déclaration adoptée par plus de 150 représentants des mouvements sociaux, des syndicats, des ONG, venant de vingt-cinq pays européens, qui se sont réunis à Paris du 9 au 11 janvier 2009. De cette réunion est sortie « la Déclaration de Paris » que nous reproduisons ici. Elle appelle à faire du G20 de Londres, le 2 avril, un grand moment de mobilisation en Europe, en réponse aux crises financières, économiques, sociales et écologiques.

Nous ne paierons pas pour vos crises !

Plus de 150 représentants [1] de syndicats, de groupements paysans, de mouvements de solidarité internationale, de groupes écologistes, d’ONG de développement, de groupes de migrants, de mouvements confessionnels, de groupes de femmes, de mouvements de “sans”, de mouvements étudiants et de jeunes et d’organisations luttant contre la pauvreté venus de toute l’Europe se sont rassemblé les 10 et 11 Janvier 2009 à Paris afin d’analyser collectivement les crises actuelles, de développer des stratégies communes et de débattre de demandes et d’alternatives conjointes en réponses à ces crises.

Alors que la crise financière et économique s’intensifie, des millions de femmes et d’hommes perdent leur emploi, leur logement et voient leurs conditions de vie se dégrader. Des dizaines de millions d‘entre eux vont s’ajouter au 1,4 milliard de personnes qui vivent déjà dans l’extrême pauvreté. Les crises aggravent la situation sociale, écologique, culturelle et politique dans laquelle vit la majorité de la population de notre planète.

En dépit de l’échec évident et prévisible du modèle économique actuel, les dirigeants politiques répondent en essayant de préserver un système qui est précisément responsable de ces crises. Les gouvernements ont été prompts à offrir leur garantie aux banques, aux grands actionnaires et à leurs alliés du monde de la finance, avec des centaines de milliards d’argent public. Pour résoudre le problème, ils nomment des banquiers et des responsables de multinationales : les mêmes acteurs qui ont suscité ces crises. Les travailleurs, les chômeurs, les pauvres – tous ceux qui sont touchés – n’ont reçu aucune aide dans leur combat quotidien pour joindre les deux bouts et, pour couronner le tout, ils sont maintenant supposés payer l’addition.

Les propositions des gouvernements pour gérer la crise économique qui se déploie ne s’attaquent pas aux autres dimensions de la crise que nous devons affronter aujourd’hui – justice globale, crise alimentaire, crise climatique, crise énergétique – et par là même au besoin de transformer le système économique en un modèle qui nous permettrait de satisfaire les besoins fondamentaux de tou-te-s, de garantir tous les droits humains et de restaurer et préserver les bases écologiques de la vie sur notre planète.

Le moment du changement est venu !

Nous pouvons construire un système qui fonctionne au service des peuples et de l’environnement, un système qui réponde aux besoins de tous, un système basé sur les principes de l’intérêt collectif, de l’équité mondiale, de la justice, de la durabilité environnementale et du contrôle démocratique.

Comme premier pas, des mesures immédiates doivent être mises en oeuvre pour répondre aux impacts sociaux des crises sur les populations, tout en soutenant une transformation écologique de l’économie. Lire la suite

Le“Grenelle 2” validé par le conseil des ministres

novethic, Rouba Naaman, le 8 janvier 2009

Le“Grenelle 2” validé par le conseil des ministres

Le ministre de l’écologie a présenté au conseil des ministres du 7 janvier son projet de loi d’application du Grenelle de l’environnement, une « boite à outils juridiques » censée permettre d’atteindre les objectifs définis dans la loi de programmation du Grenelle. Malgré plusieurs mesures intéressantes, le texte déçoit en partie les associations, qui dénoncent un recul et des incohérences.

« La troisième brique » de la construction du Grenelle de l’environnement, après la loi de programmation, dite “Grenelle 1”, et la loi des finances de 2009. C’est ainsi que le ministre de l’écologie Jean-Louis Borloo décrit le projet de loi baptisé “Engagement national pour l’environnement”, mais plus connu sous le nom de “Grenelle 2”. Le texte, constitué de 104 articles regroupés en 6 catégories (urbanisme, transports, énergie, biodiversité, risques-santé-déchets et gouvernance), a reçu le feu vert du conseil des ministres lors de sa présentation le mercredi 7 janvier. Il se veut une « boite à outils juridiques » permettant d’atteindre concrètement les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement. Une « boite à outils incomplète » selon l’association France nature environnement.

Quelques positions intéressantes

Parmi les mesures phares du projet de loi, on note quelques avancées ambitieuses, saluées par l’Alliance pour la planète : une modification du code de l’urbanisme permettant de simplifier l’application des directives actuelles ; l’obligation de l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments du tertiaire avant 2020 ; la prise en compte obligatoire des plans climat-énergie territoriaux ; et l’interdiction de la publicité sur les produits phytosanitaires à destination des particuliers. En ce qui concerne ce dernier domaine, la prise de position est inédite. Le chapitre « biodiversité » propose une refonte complète d’un chapitre du code rural, pour renforcer les exigences nécessaires à l’obtention de l’agrément pour les distributeurs de pesticides, notamment en matière de formation.

Projet de loi pour une empreinte écologique

Le député Vert Yves Cochet a présenté à l’Assemblée nationale, jeudi 8 janvier au matin, une proposition de loi tendant à réduire l’empreinte écologique de la France. Selon le député, « il s’agit d’un outil applicable à toutes les échelles, géographiques ou sectorielles » qui permettrait d’évaluer précisément l’efficacité des mesures inscrites dans le Grenelle de l’environnement. Le texte engagerait par ailleurs la France dans la réduction de moitié de son empreinte écologique entre 2009 et 2025. Le WWF France, qui promeut le concept d’empreinte écologique depuis plusieurs années, soutient la proposition de loi et appelle « tous les parlementaires à se rallier à cette idée ».

Le projet de loi prévoit également la création d’un label d’autopartage, d’une certification « Haute valeur environnementale » des exploitations et produits agricoles, d’un éco-label pour les produits de la pêche, et d’une définition de la pollution lumineuse. « Ce n’est pas un texte d’application du Grenelle 1, qui peut s’appliquer par lui-même, mais un complément concernant les territorialités et les entreprises » insiste le ministre de l’écologie. Globalement, le texte renforce le pouvoir décisionnel des collectivités locales, pour ne pas dire qu’il laisse à la charge des acteurs locaux la responsabilité de l’application des objectifs du Grenelle, dans des domaines aussi variés que les transports, l’habitat ou la gestion des ressources en eau.

Incohérences

L’Alliance pour la planète regrette cependant le manque de dispositions concrètes en terme de fiscalité – selon le Ministère, ces dispositions sont inclues dans la loi des finances 2009, dont « 35% des mesures sont de la fiscalité verte » explique la secrétaire d’Etat à l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet. La coalition d’associations souligne également les « lacunes de l’ensemble du processus du Grenelle », Lire la suite

Guide des assos de protection de la nature et de l’environ.

Uminate, Fédération Midi-Pyrénées des Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement
Membre de France Nature Environnement

L’Union Midi-Pyrénées Nature Environnement (Uminate) est la fédération régionale des Associations de la Protection de la Nature et de l’Environnement. Uminate fédère actuellement plus de 160 associations et fédérations de Midi-Pyrénées.

Depuis plus de 30 ans Uminate agit en faveur de :

 – la défense de l’environnement

 – la sauvegarde du patrimoine régional et de la qualité de vie

 – la protection de la nature

 – la préservation de la qualité de vie par la prévention des risques et des nuisances

Toutes les actions exercées ont pour but de susciter, de développer et d’enrichir le débat environnemental.

Uminate est l’interlocuteur en matière d’environnement du grand public, des jeunes, des associations, mais aussi des collectivités, des administrations, des professionnels et des porteurs de projets.

Uminate porte aux niveaux national et international, au sein de structures associatives, les problématiques de Midi-Pyrénées.

Guide des associations

Comment réussir une participation à une enquête publique ? Comment être agréé APNE ? Comment agir au pénal ? Autant de questions traitées dans cet énorme ensemble de fiches pratiques. Un grand merci aux rédacteurs et tout particulièrement à José Cambou, administratrice d’Uminate.

Extarit du guide des Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement (APNE) :

3 – Etre responsable d’une APNE

3-1 – Créer et gérer une APNE – Les aspects statutaires à maîtriser

3-2 – L’agrément des APNE

3-3 – Les diverses responsabilités qu’assument les responsables associatifs en fonction des diverses activités de l’association

3-4 – Les assurances

3-5 – Etre employeur

5 – Participer au débat public de l’environnement

5-1 – Le débat public, un principe reconnu

5-2 – Des espaces de concertation Lire la suite

FNE : Ubu au Grenelle !

France Nature Environnement, le 19 septembre 2008, communiqué de presse

Fiscalité écologique : halte au feu !

Les déclarations prêtées au Premier Ministre sur la fiscalité écologique mettent le feu. FNE ouvre le robinet.

Les bonnes questions. Pour Sébastien Genest, Président de FNE, « La question n’est pas de savoir s’il faut sauver le soldat Borloo, la question est de savoir si tous les acteurs du Grenelle ont ou non le courage de porter le compromis qu’ils ont signé le 26 octobre 2007, plutôt que de faire pression sur les parlementaires pour reprendre d’une main ce qu’ils ont donné de l’autre. La question n’est pas de savoir si le bonus malus est remis en cause mais comment il va s’appliquer intelligemment secteur par secteur. La question n’est pas de savoir qui va gagner la bataille de la communication ou aller à Matignon, la question est de savoir comment faire en sorte que le Grenelle change la vie des français ».

La concertation a eu lieue. Arnaud Gossement, porte parole de FNE souligne : « Demander de la concertation à propos de mesures fiscales qui ont fait l’objet l’an dernier, lors du Grenelle, de milliers d’heures de négociations et de bien des nuits blanches est tout simplement ubuesque ! La concertation entre acteurs doit aujourd’hui faire place à un débat parlementaire serein ».

Oui au pouvoir d’achat écologique. Arnaud Gossement poursuit : « Déclarer que la fiscalité écologique peut être contraire au pouvoir d’achat est tout simplement malhonnête / La fiscalité écologique est celle qui donnera la liberté au consommateur de choisir des produits moins chers, plus sains et plus respectueux de l’environnement. »

Le devoir d’honnêteté. Pour FNE, les anti-Grenelle devraient avoir le courage d’assumer leur défense d’un modèle économique ruineux pour l’environnement et injuste socialement. Faut-il encore rappeler que ce sont les plus modestes qui sont les premières victimes de la crise écologique ?

Sites FNE et SEPANSO Aquitaine Lire la suite

Portes ouvertes aux Jardins d’aujourd’hui les 26 et 27 sept.

Jean-Paul Collaert et toute l’équipe des Jardins d’aujourd’hui vous invitent aux journées Portes Ouvertes pour découvrir le jardin Bougainville au mieux de sa forme, et tout ce qui s’y passe.

Les Vendredi 26 et Samedi 27 septembre de 10 h à 18 h

Ateliers et démonstrations

• Compostage et paillage

• Plantation en lasagnes

Animations

• la tomate dans tous ses états

• à la découverte du vermicompostage

• les micro-potagers urbains

Restauration

Cuisine solaire et buffet sur place

Le jardin Bougainville se trouve au bout de la rue Bougainville, à Bacalan.

Cette rue débouche sur le boulevard Alfred Daney (au coin de la Banque alimentaire)

Bus 31 et 9

Pour tout renseignement : Lire la suite

Liste des 12 marchés bio et 78 magasins bio d’Aquitaine

Bio d’Aquitaine

L’Aquitaine compte en 2008 un millier d’agriculteurs bio. 6 associations départementales: AgroBio Périgord pour la Dordogne, le Civam Bio du Lot et Garonne, le Civam Bio de Gironde, le Civam Bio des Landes, le Civam Bio Béarn et l’association B.L.E. pour le Pays Basque, comptent parmi leurs adhérents environ la moitié de ces producteurs bio.

Bio d’Aquitaine, association loi 1901 également, fédère au niveau régional ces 6 associations départementales de producteurs bio. Elle est elle-même adhérente à la FNAB, la Fédération Nationale des Agrobiologistes.

Bio d’Aquitaine a pour objectif le développement de l’agriculture biologique dans une perspective de durabilité sociale et environnementale de la production agricole sur le territoire aquitain.

Les associations départementales du réseau proposent :

– assistance technique à la pratique de l’agriculture biologique,

– formations,

– accompagnement des démarches de conversion, assistance au montage de projets collectifs,

– actions de  promotion de l’agriculture biologique et des produits bio.

Bio d’Aquitaine, en tant que fédération régionale, a pour mission de favoriser les liens entre les structures locales et de participer à créer un environnement régional favorable au développement de l’agriculture biologique.

Ses axes d’action :

– L’animation des échanges et de la communication entre les associations départementales et la mutualisation des acquis.

– La valorisation des actions et programmes locaux auprès des partenaires et interlocuteurs au niveau régional.

– La participation régionale à la  dynamique des réseaux nationaux de l’agriculture biologique (FNAB, ITAB notamment)  pour une  meilleure reconnaissance des agriculteurs engagés en agriculture biologique et des spécificités de leurs pratiques agronomiques

MARCHES ET MAGASINS BIO 

Vous trouverez ci-après une liste de marchés, puis de magasins, de la région, spécialisés dans la vente de produits biologiques. Lire la suite

Jardins d’automne à Blaye avec la Valériane le 20 septembre

Sud-Ouest, le 17 septembre 2008, Michèle Méreau

JARDINS D’AUTOMNE. L’association La Valériane organise sa traditionnelle manifestation de jardinage dimanche, à la citadelle, avec son marché d’artisans bio

La citadelle prend racine Les amoureux des jardins ne manquent désormais jamais le troisième dimanche de septembre pour participer à Jardins d’automne, une manifestation organisée à la citadelle par l’association La Valériane pour préparer les plantations, venir chercher des conseils et se distraire. Cette année encore, les adhérents de La Valériane ont concocté avec passion un programme qui allie tradition et innovations.

De 10 heures à 18 heures, les Jardins d’automne se dérouleront cette année dans trois endroits de la citadelle : la rue du Couvent-des-Minimes, le jardin du couvent et le cloître du couvent. L’entrée est gratuite dans tous les lieux.

Artisans et artistes. Priorité aux plantes, arbres et arbustes : une vingtaine de pépiniéristes seront présents avec des arbres fruitiers (notamment anciens) avec des vivaces, des rosiers, des cactus, plantes méditerranéennes et tropicales, des orchidées…

Mais les Jardins d’automne, c’est aussi la découverte de produits sains et naturels pour le jardin (compost, arroseurs et goutte à goutte par exemple), ou encore l’alimentation. Ainsi, des artisans proposeront des produits bio, des confitures, du miel, du foie gras, des vins… D’autres stands seront consacrés aux poteries, aux vanneries…

Et La Valériane n’oublie pas que culture a un autre sens ! Une belle exposition de photographies, « Le Vin dans tous ses états » Lire la suite

Appel à la création d’une ressourcerie / recyclerie sur la CUB

Appel à la création d’une ressourcerie / recyclerie dans la CUB.

Le constat est simple : une énorme part des déchets arrivant en déchetterie ou collectés dans la rue pourraient être re-utilisés avant même de songer à les recycler. Toutes sortes d’objets, peu ou même pas abîmés peuvent ainsi être nettoyés, réparés, remis en état, ou détournés de leur usage pour être revendus à bas prix ; ce faisant, on économise la matière première et l’énergie nécessaire à la fabrication des produits neufs, et la pollution engendrée par leur “recyclage”, leur enfouissement, ou plus généralement leur incinération (pour la majorité des déchets de Gironde). Il s’agit de rajouter une étape préliminaire dans le traitement des déchets, de prendre en compte la valeur utilitaire et/ou esthétique de certains objets jetés et la possibilité de les réparer pour leur donner une nouvelle vie.

Les principaux objectifs et intérêts d’une recyclerie/ressourcerie sont :

– l’information et la sensibilisation sur la gestion et la réduction des déchets

– la collecte et la revalorisation d’objets

– le tri poussé du non réparable

– la création d’emplois

– la vente d’objets usuels à prix réduit

– la possibilité de création artistique à partir de déchets

Des ressourceries fleurissent un peu partout en France et ailleurs, pourquoi pas ici ?

Si le projet vous intéresse, nous pouvons nous réunir pour une AG de création de l’association le Lundi 29/09/2008 à 19h à la MNE Bordeaux-Aquitaine (3 rue Tauzia).

Adresse mail temporaire : recyclhop@free.fr

Cuiseurs solaires : cuisine du soleil

Sud-Ouest, septembre 2008, Isabelle Camus

BORDEAUX NORD. L’asso Bolivia Inti a proposé un stage de fabrication et d’utilisation de cuiseurs solaires au centre social

Cuisine du soleil

Ne l’oublions pas, même si beaucoup déplorent un été médiocre, le soleil n’en demeure pas moins la source de lumière et de chaleur la plus puissante, la plus écologique et la plus… gratuite. Trois raisons que l’association nantaise Bolivia Inti exploite en mettant l’astre solaire au service du développement (durable) tant en Amérique Latine qu’en Afrique ou en France.

Le week-end dernier, elle a ainsi initié, au centre social Bordeaux nord, une quinzaine de bricoleurs à la fabrication et à l’utilisation d’un cuiseur solaire, d’une parabole solaire, d’un  poêle à bois économe et d’une caisse thermique encore appelée marmite norvégienne. A son programme technique et théorique, Bolivia Inti rajoute invariablement l’explication des enjeux écologiques et humanitaires que ces outils de cuisson permettent de résoudre, ici ou ailleurs.

En extérieur. Pollutions, déforestation, causes de mortalité, potabilisation de l’eau… Même si nous ne sommes pas confrontés à ces problématiques extrêmes, nous allons de plus en plus être amené à découvrir les avantages tant éco-logiques qu’éco-nomiques de ces merveilles de simplicité et d’efficacité carburant au rayonnement solaire. Atouts, qui, par ces temps de flambée des prix énergétiques ne peut manquer de faire réfléchir les plus réfractaires. Or, si ces alternatives culinaires demeurent essentiellement utilisables en extérieur, elles n’en sont pas moins à la portée de tous les détenteurs du moindre petit bout de terrasses ou de jardins. Aussi, peut-on se laisser aller à imaginer qu’un jour, peut-être, on pourra voir, sur les balcons, autant de paraboles solaires que d’antennes paraboles.  Renversement de tendance que Bolivia Inti aura contribué à développer ou de l’effet positif du changement climatique sur les mentalités. Lire la suite

Bilan de l’Ecofestival du Périgord

Sud-Ouest, le 15 septembre 2008, Julie Martinez

SAINT-PIERRE-DE-FRUGIE. Les visiteurs de l’écofestival ont pu se renseigner sur la construction écologique

La maison verte

Ils avaient presque tous l’écologie chevillée au corps, les visiteurs du 3e écofestival, ce week-end à Saint-Pierre-de-Frugie. Ils n’ont pas hésité à venir des départements limitrophes ou de bien plus loin et à traverser le chemin un tantinet glissant de la châtaigneraie pour venir parfaire leurs connaissances en techniques et matériaux écologiques.

Si les enfants ont pu allégrement profiter des ateliers spécialement concoctés pour eux ou du manège à pédales d’Albert David, les adultes, eux, étaient là pour des choses bien plus sérieuses.

Les bras chargés de documentation, ils se baladaient de pôle construction en pôle laine à la recherche d’informations. Comme ce couple de Saint-Léon-sur-L’Isle venu se renseigner sur le traitement de l’eau. « On a une sensibilité particulière pour ces techniques », explique monsieur. « C’est agréable de venir ici, de retrouver des gens plus ou moins dans la même démarche que nous. L’écologie, c’est une façon de vivre mais aussi de consommer bien différente de la tendance actuelle », note son épouse.

Respectueux de la nature. Cuves pour la récupération de l’eau de pluie, chauffe-eau solaire, plaque d’isolation en coton recyclé ou maison de paille, tous les exposants, pour réaliser un logement parfaitement respectueux de la nature, s’étaient donné rendez-vous dans ce petit coin de verdure aux confins du département.

Concevoir sa maison, c’est justement ce que Marie-Anne Vitry a décidé de faire. Pour cela, elle n’a pas hésité à faire la route depuis Ruelle, en Charente, pour venir se renseigner en famille sur les maisons à ossature en bois. « Nous sommes venus visiter l’écocentre il y a six mois. Nous avons acheté un terrain et nous avons déjà une idée de ce que nous voulons, une maison à ossature en bois avec des panneaux solaires pour une très basse consommation », explique Marie-Anne Vitry. Sur place, ce sont plus les entreprises qui correspondent à son projet que des explications qu’elle est venue chercher. « Nous sommes des écologistes de conviction. On se projette, on veut une maison aux normes de 2010-2020 et une bonne conception pour minimiser la consommation d’énergie. » Et cette maison, ce n’est pas en rase campagne qu’ils comptent l’édifier mais en ville, dans l’agglomération angoumoisine. Lire la suite

Pour un partenariat renouvelé entre l’Etat et les associations

Pour un partenariat renouvelé entre l’Etat et les associations

LANGLAIS Jean-Louis

FRANCE. Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative

Paris; Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, 2008, 62 pages

Publié à la Documentation française

Le secteur associatif est un acteur économique et social de premier plan et un partenaire des pouvoirs publics. Le rapport souligne l’intérêt d’une évolution des relations entre l’Etat et les associations et propose des pistes de réflexion sur l’amélioration de la place des associations dans le dialogue civil, un partenariat financier plus efficace et une consolidation de la confiance entre les parties.

Consulter le rapport en PDF Lire la suite

Greenpeace et la justice britanique

Le Monde, Correspondant à Londres, Marc Roche, le 12 septembre 2008,

La justice britannique estime « justifiée » une action spectaculaire de Greenpeace

Anges et non pas démons, idéalistes et non pas vandales, les militants de Greenpeace ! Ainsi en a décidé, mercredi 10 septembre, la justice britannique en estimant qu’une action de l’organisation écologiste était « légalement justifiée ».

En octobre 2007, six militants avaient pris d’assaut, avec une technique de commando et l’intrépidité d’acrobates, la cheminée, haute de 200 m, de la centrale au charbon de Kingsnorth (Kent), dans le but d’arrêter l’usine. Le groupe avait peint en grandes lettres blanches le prénom du premier ministre, Gordon Brown, sur la cheminée.

Le jury a estimé que les dégâts causés – estimés par l’opérateur E.ON à 30 000 livres (37 688 euros) – étaient motivés par une juste cause, dont les conséquences pourraient avoir un coût bien plus important : la sauvegarde de la planète. Le site de Kingsnorth avait été choisi en raison du projet du numéro un allemand de l’énergie d’y construire une nouvelle centrale, un investissement s’élevant à 1,5 milliard de livres (1,89 milliard d’euros).

Le témoignage de Jim Hansen, une des sommités mondiales sur la question du réchauffement, a fait pencher la balance. Selon le climatologue en chef de la NASA, également conseiller de l’ancien vice-président américain Al Gore, les 20 000 tonnes de dioxyde de carbone émises quotidiennement par la centrale de Kingsnorth pourraient être responsables de la destruction de 400 espèces.

Par ailleurs, Zac Goldsmith, une des figures du mouvement écologiste, proche du leader conservateur David Cameron, a souligné que la construction d’une nouvelle centrale sur ce site « rendrait plus difficile d’exercer des pressions sur des pays comme l’Inde ou la Chine pour qu’ils réduisent leur recours au charbon pour produire de l’électricité ».

Ce verdict n’est pas le premier du genre. En 2000, des « éco-combattants » de Greenpeace, Lire la suite

Aquaforum de Bègles : Conférences d’octobre

Aquaforum de Bègles : Conférences d’octobre de l’association OCEAN

Tout les jeudis de 18h30 à 20h00

Jeudi 16 octobre : Le mouvement perpétuel des côtes : 6 000 ans d’histoire des rivages aquitains

Jeudi 21 octobre : les attracteurs de Gaïa

Jeudi 30 octobre : Changements climatiques et télédétection

Plus d’info Lire la suite

TIF et TONDU au Cercle de Saint Symphorien le 27 sept.

Soirée Jazz et Be-bop au Cercle ouvrier le samedi 27 septembre à 21h00. Apéro convivial à 20h00.

Le Cercle est un bar associatif situé à Saint Symphorien (Sud Gironde), 05 56 25 71 63, ouvert du mardi au dimanche de 17h00 à 21h00 et le WE à la mi-journée.

Plus d’info Lire la suite

Tout pour un habitat écolo

Sud-Ouest le 12 septembre 2008

SAINT-PIERRE-DE-FRUGIE. Samedi et dimanche, les citoyens à la fibre nature sont invités à élargir leurs connaissances en matière de construction écologique en se rendant au troisième Écofestival

Tout pour un habitat écolo

Il y a deux ans, pour la seconde édition de l’Écofestival à Saint-Pierre-de-Frugie, 2 500 personnes s’étaient rendues sur le site de l’écocentre pour parler écoconstruction et biomatériaux. Samedi 13 et dimanche 14 septembre, ce sont autant de visiteurs, voire plus, que l’association Pégase attend pour ce troisième rendez-vous à la fibre écologique.

Le thème de l’événement cette année sera l’eau, et d’une manière générale l’utilisation de cette ressource si précieuse dans la société.

Sur deux jours, les visiteurs pourront profiter du site et se balader de conférence en exposition en faisant un détour par les nombreuses animations.

Cinq maisons. Les novices s’arrêteront devant les cinq maisons de démonstration de l’écocentre. Un peu comme celles des « Trois Petits Cochons », le conte pour enfants, elles sont construites avec des matériaux naturels : terre crue, chaux-chanvre, bois, terre cuite et maison de paille.

Près de 80 professionnels de la construction écologique présenteront techniques et matériels aux visiteurs tentés par des aménagements ou carrément la construction de leur maison. Les stands seront déclinés autour de plusieurs pôles : construction, chanvre, laine, énergies renouvelables, eau, bois et jardin-décoration.

Et après une visite aux stands, l’isolation en coton recyclé grâce à de vieux vêtements ou les panneaux en plumes n’auront plus de secrets pour vous.

« Même si on en parle de plus en plus, l’écoconstruction reste encore une nouveauté pour le grand public », Lire la suite

Nous connaissons 10 % des espèces de l’Ile de France

Actu-Environnement.com , 8 septembre 2008, propos recueillis par S.Fabregat

Nous connaissons seulement 10 % des espèces présentes en Ile-de-France

Le 30 juin dernier a été mise en place l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France NatureParif. Cette structure entend réunir l’ensemble des acteurs concernés par la biodiversité – associations, collectivités, entreprises – afin d’accroître l’expertise sur la richesse biologique régionale et la protéger. Catherine Ribes, directrice adjointe, nous précise les enjeux et missions de cette agence.

Actu-Environnement : La biodiversité est souvent la grande oubliée des débats sur l’environnement. Comment est né le projet de l’agence NatureParif* ?

Catherine Ribes : Le Conseil régional d’Ile-de-France a commencé à parler de biodiversité en 1999 avec la création du Forum des acteurs de la biodiversité qui réunissait une fois par an un réseau de spécialistes d’associations naturalistes, mais aussi des organismes de recherche, des collectivités territoriales, des fédérations de chasse… Mais les élus régionaux ont souhaité aller plus loin en engageant la région dans une politique cadre de protection de la biodiversité. Est née dans un premier temps la Charte régionale de la biodiversité qui comprenait des orientations, une sorte de guide des bonnes pratiques, mais également un règlement d’attribution des aides régionales en matière de biodiversité. Nous avons mis en place des actions, nous réalisons des diagnostics écologiques des territoires et nous faisons, à partir de ces diagnostics, des propositions de gestion. En 2006, après avoir fait un bilan de la charte, nous avons bâti la stratégie régionale de la biodiversité, dix plans d’actions transversales parmi lesquelles la création d’une agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France. Dès le départ, il y a eu une demande très forte des associations naturalistes pour qu’à l’échelle de la région soit créé un observatoire de la biodiversité. Il y a énormément de données en Ile-de-France et il fallait les regrouper quelque part. Nous sommes partis de cette idée pour aller plus largement vers un projet d’agence qui a aujourd’hui trois missions principales : un pôle observatoire, un pôle forum des acteurs et un pôle sensibilisation et pédagogie.

Aujourd’hui l’agence est installée. Elle rassemble la région, l’Etat, des collectivités territoriales, des associations et des entreprises. Lire la suite

Doit-on construire la ville avec ses habitants ?

Toogezer, Nathanael Rouny 11 août 2008

Doit-on construire la ville avec ses habitants ? À priori, la réponse est oui. Mais s’en donne-t-on réellement les moyens ? Depuis quelques décennies, toutes sortes d’initiatives ont été entreprises pour faire participer les habitants à la vie de leur quartier, mais sans véritable succès. Aujourd’hui, cette question refait surface, dans le milieu associatif surtout, avec plus d’acuité que par le passé, mondialisation oblige. Explications.

Petite devinette: qui est le mieux placé, entre un élu, un urbaniste, un sociologue et un habitant, pour apprécier ce qu’est une vie urbaine de qualité? Réponse: tous les quatre! Seulement voilà, force est de constater que la participation citoyenne aux questions d’urbanisme – dont l’enjeu principal est la cohésion sociale – est bien souvent réduite à la portion congrue. Des associations, des conseils de quartier, etc., existent certes ça et là pour que les habitants prennent davantage part au développement de leur ville. Mais l’implication de ces derniers dans les projets urbains est généralement tardive – quand elle ne sert pas à légitimer des décisions déjà prises.

C’est pourquoi, depuis les années 1960 déjà, de nombreuses initiatives ont été lancées pour permettre «la construction collective de projets urbains» – pour reprendre les termes du sociologue et urbaniste, Philippe Verdier. Leur principe? Donner la possibilité à chaque habitant de s’exprimer – et d’être écouté – tout au long du processus de concertation publique qui conduira à terme à l’aménagement d’un «morceau de leur ville». «Pour autant, écrit Philippe Verdier, les pratiques d’implication des habitants dans les projets urbains peinent à sortir du stade expérimental et à se généraliser.»

Expertise citoyenne

Pour sortir de cette impasse, le sociologue et urbaniste préconise alors d’accompagner l’expression citoyenne par «des démarches professionnelles». Autrement dit, de faire participer les habitants à chacune des cinq étapes d’un projet urbain classique (découverte et diagnostic; hypothèses de programme(s); images-exemples et concertation; plan-guide, négociations et communication; premières réalisations et «retour sur projet»). Car en effet – et c’est là que se trouvent sans nul doute les fondements d’une nouvelle gouvernance à l’échelle locale –, à l’instar des élus, des urbanistes et des sociologues, les habitants ont également des compétences et des connaissances à faire valoir lors de la conception de tels projets – ils connaissent leur quartier mieux que quiconque. Or, pour Philippe Verdier, comme pour bien d’autres, c’est de ce postulat que peut naître une démocratie participative digne de ce nom. L’expertise citoyenne devient aujourd’hui nécessaire pour revigorer et nourrir l’expertise institutionnelle. Lire la suite

CPIE et biodiversité : base de données de 700 actions

projetdeterritoire, 3 septembre 2008, Armelle Laperriere

L’union des CPIE a mis en ligne une base de données répertoriant plus de 700 actions conduites par des CPIE afin de préserver ou d’améliorer la biodiversité. Pour chaque action, la base de données propose une description et précise à quels enjeux de biodiversité elle répond.

La recherche s’effectue à partir de cinq critères :

les compétences mobilisées par le CPIE concerné pour la réalisation de l’action (concertation, publication, édition…)

– la protection du territoire c’est-à-dire le dispositif de protection dont bénéficie éventuellement

le territoire où se déroule l’action (parc national, zone Natura 2000…)

l’occupation du sol qui qualifie le type d’espace sur lequel l’action est réalisée (espaces agricoles, terres artificialisées…)

les types de partenaires impliqués avec le CPIE dans le pilotage – ou la réalisation de l’action

la région concernée

Consulter la base de données Lire la suite

Les 20 ans d’Horizon vert, 4 et 5 octobre à Villeneuve / Lot

Le 20ème salon de l’écologie et de l’écohabitat, Horizon Vert est en préparation !

Il aura lieu les 4 et 5 octobre 2008, au Parc des Expositions de Villeneuve / Lot (47).

Sa thématique générale, qui guide la déclinaison du programme des conférences, a été définie :

 » Si demain m’était conté ! « … vaste sujet, qui est vous est présentée en détail dans la page Le Salon

Pour la deuxième année :

A l’intérieur d’Horizon vert un vaste espace consacré entièrement à l’écohabitat

pour en savoir plus cliquer sur ce lien

La programmation du cycle de conférences et ateliers est en cours et vous trouverez des mises à jour régulières de l’avancement du programme. Lire la suite

La colère associative monte contre EDVIGE

Cdurable.info, le 3 septembre 2008, posté par David Naulin , cyrille souche

Appel public à signatures pour obtenir l’abandon du fichier Edvige

La colère associative monte contre Edvige

Déjà plus de 700 signatures d’organisations, collectifs, partis et syndicats

Le Monde revient aujourd’hui sur la mobilisation citoyenne organisée contre le fichier Edvige. Anne Chemin écrit dans les colonnes du quotidien : « Il porte un joli nom, mais il fédère la colère d’une myriade d’associations et de citoyens : le fichier Edvige – Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale – est visé par plusieurs recours en Conseil d’Etat et dénoncé par une pétition qui réunit, à ce jour, 700 organisations et plus de 90 000 signatures. « Non à Edvige ! », proclame ce texte, qui estime que ce fichier instaure un « niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’Etat de droit » ».

« ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif » et les individus ou les organisations « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public »

Appel public à signatures pour obtenir l’abandon du fichier Edvige

Edvige est dénoncée, Cristina sévit dans l’ombre

Revue de presse

Le collectif associatif se réunit le 9 septembre prochain

Depuis le 10 juillet l’appel ci-dessous a reçu 96646 signatures (au 2 septembre). Vous pouvez vous aussi le signer en ligne à l’adresse suivante : http://nonaedvige.ras.eu.org/.

« Ce dispositif est choquant : le fichage généralisé et injustifié d’informations très variées organisé par le décret autorise une intrusion abusive de l’administration dans la vie privée des personnes participant à l’animation du débat public », s’inquiète Raymond Léost, vice-président de FNE (France Nature Environnement) Lire la suite

Le projet 4Gas : tous les indicateurs sont au rouge

Sud-Ouest, le 8 septembre 2008, Philippe Belhache

TERMINAL MÉTHANIER. Les opposants au projet de 4Gas ont été reçus, hier en Charente-Maritime, par le ministre de l’Écologie et de l’Énergie, Jean-Louis Borloo

Rassurés mais vigilants

Les militants de l’association Une pointe pour tous, opposée au projet de terminal méthanier au Verdon, étaient en proie hier à un sentiment ambivalent. Le bilan effectué par les responsables à la suite de leur rencontre, à Saint-Georges-de-Didonne (17), avec le ministre de l’écologie et de l’énergie Jean-Louis Borloo, leur donnait le sentiment d’avoir été écouté, voire – pour reprendre l’expression du président du Conseil général, Dominique Bussereau – entendus. Pour autant, beaucoup éprouvent une certaine impatience après deux ans de mobilisation sur le dossier.

Le ministre a fait montre de conceptions en phase avec les prises de position de Dominique Bussereau. S’il pense que le projet n’est raisonnablement pas compatible avec la réalité environnementale de l’estuaire, il n’en reste pas moins inflexible sur la méthode. « La France est un état de droit. Il faut respecter les procédures. » Une pointe pour tous, qui a recentré sa communication, autrefois cacophonique, a fait assaut d’arguments.

Les représentants de l’association, deux rives confondues, ont ainsi interrogé le ministre sur leurs thèmes de prédilection. Le dossier est-il recevable au titre des différents règlements régentant la vie dans l’estuaire ? Est-il légitime alors même « qu’il est rejeté par la population des deux rives » ? Quelle sécurité pour les riverains ? Quel impact aura-t-il sur l’activité des deux rives « liée au tourisme et à l’environnement exceptionnel de l’estuaire » ?

4Gas, indicateurs au rouge.

Les réponses de Jean-Louis Borloo ont porté, malgré la volonté de pragmatisme des manifestants. « Pour la première fois, l’État se prononce officiellement sur ces points. » Lire la suite

Œufs de batterie : le marché leur tournent le dos

Univers Nature, le 6 septembre 2008, Pascal Farcy

Œufs de batterie : le marché et les industriels leur tournent le dos

Est-ce dû à l’obligation de mention du mode d’élevage et à des consommateurs qui privilégient les œufs de poules élevées en plein air, toujours est-il que la tendance semble de plus en plus favorable à ces derniers. Ainsi, alors qu’il n’y a pas si longtemps, en France, 80 % des œufs provenaient d’élevage en batterie, aujourd’hui leur part serait tombée à 60 % dans le secteur de la grande distribution.

Mieux encore, souvent sous la pression d’associations de protection des animaux (GAIA, PMAF, etc.), de plus en plus d’enseignes tournent le dos aux œufs de batterie. Ainsi, Mac Donald’s, dont 95 % des 123 millions d’œufs utilisés en Europe proviennent déjà de poules élevées en plein air, devrait proscrire à 100 % les œufs batterie de 23 pays de l’Union européenne, d’ici 2010. Autre géant de l’alimentation, Unilever, avec un volume de 475 millions d’œufs par an, est également en train de s’affranchir de la production des élevages en batterie pour la fabrication de ses mayonnaises et autres sauces commercialisées (Maille, Amora, Hellmann’s, Calvé). Ce sera le cas dès 2010 pour la plupart des pays d’Europe de l’Ouest et dès 2012 dans la totalité des pays de l’Union européenne.

Avec le code 1FRGGF01 imprimé sur la coquille, l’acheteur sait que cet œuf provient d’un élevage en plein air non bio, situé en France et enregistré sous le numéro GGF01. La boîte souligne également le type d’élevage.

Dans ce contexte, la Belgique est à la pointe, notamment grâce à un important lobbying des associations de bien-être animal. Lire la suite

La France est la lanterne rouge du bien-être animal

LE MONDE 2, 5 septembre 2008, entretien avec Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, philosophe, auteur d' »Ethique animale », PUF, propos recueillis par Martine Valo

La France est la lanterne rouge du bien-être animal

Pays des mangeurs de grenouilles, de gibier, de foie gras, la France est souvent montrée du doigt par les mouvements de défense des animaux, voire par ses voisins de l’Union européenne. Pas seulement pour ses mœurs gourmandes, mais aussi à cause des conditions d’existence dans ses poulaillers géants et ses porcheries industrielles, son goût pour la chasse, la corrida. Pourtant, la cause animale y suscite, comme ailleurs, de plus en plus de questions, comme le montre le nombre d’écrits publiés ces derniers mois sur le sujet.

Des associations qui pétitionnent, mènent des procès, un élevage d’animaux de laboratoire récemment détruit par un incendie criminel, un abattoir de volaille saccagé… Ce dossier devient si peu anodin que Nicolas Sarkozy a demandé à l’issue du Grenelle de l’environnement qu’une consultation publique lui soit consacrée. Les rencontres  » Animal et société  » se sont tenues avant l’été, sous l’égide du gouvernement. Elles ont réuni 150 personnes à plusieurs reprises pendant quatre mois, sur des questions comme la souffrance des animaux au moment de l’abattage ou le sort des bêtes sauvages recueillies.

Lors de la clôture, le 8 juillet, le ministre de l’agriculture Michel Barnier a conclu à « un consensus sur l’importance de l’animal dans notre société et sur le respect que nous lui devons en tant qu’être sensible », et a annoncé l’établissement d’une charte nationale d’ici fin 2008.

Pour mieux comprendre les enjeux de ce débat public émergent, nous avons rencontré Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, auteur d’Ethique animale, publié aux Presses universitaires de France. Son livre balaie le vaste champ des questions que posent les comportements humains vis-à-vis de la faune – non seulement la consommation, la fourrure, l’expérimentation, mais aussi les combats, les courses, les cirques, les zoos… –, c’est-à-dire « l’étude du statut moral des animaux » et donc « la responsabilité des hommes à leur égard ». Lire la suite

VIDEO : des jardins à partager

Etre citadin et jardinier n’est désormais plus incompatible. Depuis quelques années, des petits carrés de verdure poussent au coeur des villes. On les appelle les Jardins partagés. Descendants des jardins ouvriers, ces terrains sont gérés par des associations qui permettent ainsi aux habitants des villes de jardiner, récolter et même se rencontrer !

Voir le sujet : Les jardins partagés

Découvrez les jardins du béton Saint-Blaise. Aménagés sur une terrasse d’immeuble, le jardin offre la possibilité aux personnes en réinsertion, bénéficiaires du RMI ou même, simples voisins, de venir cultiver légumes, fleurs, aromates dans la joie et la bonne humeur.

Voir le sujet : Les jardins du béton Saint-Blaise

Plus d’infos sur les jardins partagés Lire la suite

Ouverture du site Web « faune-aquitaine.org »

Le site Web « faune-aquitaine.org » mis en place par la LPO est enfin ouvert à toutes et à tous. L’évènement est à saluer, car comme vous l’avez vu ou le verrez, L’ATLAS est aussi disponible. N’hésitez pas à consulter le site, et à contribuer à l’Atlas.

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Les SPPPI, lieux de concertation environnementales

Le journal de l’environnement, Agnès Ginestet, le 4 septembre 2008

Les SPPPI, lieux de concertation sur les problématiques environnementales

Un décret du 22 août matérialise la possibilité de création de Secrétariats permanents pour la prévention des pollutions industrielles (SPPPI). Ces lieux d’échanges entre autorités, industriels, collectivités et associations existent toutefois depuis longtemps.

Leur nom est moins connu que celui des comités locaux d’information et de concertation (Clic) introduits par la loi risque de 2003 (1) suite à la catastrophe d’AZF de 2001. Pourtant, les SPPPI sont également des structures de concertation, destinées à favoriser les échanges entre différents acteurs sur la prévention des pollutions et des risques, et le partage de bonnes pratiques entre industriels. Le premier d’entre eux avait été créé en 1971 à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), en lien avec la pollution de l’étang de Berre. Puis 13 autres ont suivi, disséminés sur le territoire français. «Les S3PI sont des ‘mini-Grenelle’ permanents», estime Caroline Douchez, animatrice du S3PI Artois, l’un des trois que compte la région Nord – Pas–de-Calais (2). Lire la suite

Fête de l’humanité : un marché solidaire pour la planète

L’humanité

Un marché solidaire, pour une planète durable…

L’Humanité, en partenariat avec le Mouvement National de Lutte pour l’Environnement (MNLE) et le réseau Minga, met en place sur la Fête un petit marché solidaire pour consommer responsable. Cette initiative vise à mettre en lumière les modes de production, le respect de l’équité à chaque étape de la filière pour des produits de qualité qui rémunèrent les travailleurs ; elle vise aussi à s’interroger sur la consommation de masse et les conditions de travail et de revenus des producteurs et des caissières face au poids de la grande distribution ! Optez donc pour le panier champêtre et venez faire des emplettes alternatives au cœur de ce village où des petits producteurs et leurs produits frais du terroir vous attendent. Vous rencontrerez également les réseaux de citoyens, d’entreprises et d’associations qui s’engagent pour des échanges commerciaux locaux ou internationaux basés sur une exigence d’équité… Quels changements des modes de production et du comportement des consommateurs pour développer une économie durable ? Les associations impliquées dans ce projet mèneront des débats tout au long de la Fête pour tenter d’apporter des réponses.

Des débats sur le thème : « Une économie solidaire : à quel prix ? » Lire la suite

Du 11 au 25 octobre l’économie solidaire en Midi-Pyrénées

Communiqué de presse ADEPES

4è Quinzaine de l’économie solidaire en Midi-Pyrénées – du 11 au 25 octobre 2008

Après le succès rencontré lors des trois précédentes éditions, la Quinzaine de l’Economie Solidaire 2008 vous propose de venir à la rencontre de celles et ceux qui inventent et pratiquent une économie au service de l’humain et de l’environnement en Midi-Pyrénées.

Organisée avec et par les acteurs de l’Economie Solidaire, soutenue par la Région Midi-Pyrénées, l’Etat, des collectivités territoriales et des partenaires privés, la Quinzaine de l’Economie Solidaire est un évènement qui participe dans chaque département de Midi-Pyrénées, à la valorisation de l’innovation et de l’initiative, et qui crée du lien social, par les rencontres, les échanges, l’apprentissage et la découverte de nouvelles pratiques – c’est aussi une invitation à la réflexion pour un monde économique plus solidaire.

Gratuites et ouvertes à tous, les manifestations répondent à un triple objectif :

Présenter les initiatives économiques solidaires, de plus en plus nombreuses dans la région,

– Faire évoluer les pratiques de chacun en proposant des actions concrètes à réaliser au quotidien,

– Montrer l’impact économique et social de l’utilité de cette économie dans la région.

De plus en plus reconnue, la Quinzaine vous fait découvrir les initiatives locales qui peuvent changer le quotidien, votre quotidien …

L’Economie Solidaire ? Lire la suite

Bazas le vendredi 5 septembre débat sur les OGM

Sud-Ouest, le 4 septembre, Olivier Escots

BAZAS L’association Vigilance OGM 33 organise demain à 21 heures une soirée débat sur les OGM au cinéma Vog « Les citoyens doivent s’approprier le thème des OGM »

Demain soir, le cinéma Vog de Bazas diffusera « Le monde selon Monsanto », une production Arte déjà vue à la télé. La projection de ce réquisitoire argumenté contre le semencier servira de support à un débat participatif. « Les citoyens peuvent et doivent s’approprier le thème des OGM et faire connaître leur volonté », affirme Jacky Berrahil, de Vigilance OGM 33. L‘association, organisatrice de la soirée bazadaise, souhaite en profiter pour faire le point sur l’actualité des derniers mois : Grenelle de l’environnement, clause de sauvegarde et interdiction de culture du maïs transgénique Mon 810, vote de l’Assemblée nationale en mai dernier. « Sur ce point, au prétexte d’organiser la coexistence, on prépare la contamination généralisée », regrette Jacky Berrahil. Le débat abordera les procès en cours concernant les anti-OGM. Dominique Bimdoire témoignera à cette occasion. Cet apiculteur de Landiras, Faucheur volontaire, est impliqué dans trois dossiers. Un à Toulouse pour des faits de fauchage remontant à 2006, un à Carcassonne où il comparait volontairement (« une procédure de solidarité ») et, avec José Bové, celui de l’affaire de Lugos, jugée récemment à Bordeaux. « Je suis indigné par les propos du procureur, qui a affirmé que José avait un  »comportement compulsif » lié à  »un œdipe mal négocié ». Je trouve ça honteux », Lire la suite

EDVIGE : FNE s’oppose au fichage des militants associatifs

 

France Nature Environnement (FNE), Communiqué de presse, Lundi 1er septembre 2008

EDVIGE : France Nature Environnement s’oppose au fichage des militants associatifs

Par décret du 27 juin 2008, le premier ministre a créé, sans aucune concertation, un nouveau traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE ». France Nature Environnement s’inquiète de constater que le mouvement associatif qu’elle fédère tombe dans la ligne de mire de ce nouveau dispositif.

« Ce dispositif est choquant : le fichage généralisé et injustifié d’informations très variées organisé par le décret autorise une intrusion abusive de l’administration dans la vie privée des personnes participant à l’animation du débat public », s’inquiète Raymond Léost, vice-président de FNE en charge des questions juridiques. « Il viole tout simplement le principe de respect de la vie privée, garanti par la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales ».

Le mouvement FNE est directement concerné par les fichiers EDVIGE : les bénévoles, qui contribuent chaque jour à la protection d’intérêts généraux et enrichissent considérablement le débat public, vont en effet se retrouver fichés automatiquement.

« Comment expliquer aux membres de notre réseau que leurs activités exercés avec générosité, dans le souci des générations futures, justifient que des données automatisées les concernant fassent apparaître leurs origines raciales ou ethniques, leurs opinions politiques, philosophiques ou religieuses, leur appartenance syndicale, ou encore des information relatives à leur santé ou leur vie sexuelle ? » Lire la suite

Salon du bénévolat le 20 septembre à Bordeaux

La mairie de Bordeaux, direction de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, organise le samedi 20 septembre un salon du bénévolat.

Vous pouvez vous inscrire aux tables rondes avant le 10 septembre 2008

14h30 : Accueil des participants par Madame Anne BREZILLON, Adjointe au Maire.

15h – 16h : « Le Développement Durable a besoin des Associations »

1/ Engagement de la Ville autour du Développement Durable

2/ Le Développement Durable au service des Associations

3/ Associations « acteurs » du Développement Durable

16h – 16h30 : Pause

16h30 – 17h30 : « Des Fondations partenaires des Associations »

1/ Présentation des Fondations et du mécénat de compétences

2/ Témoignages d’Associations

3/ Rencontre débat avec les Fondations

COUPON-RÉPONSE à renvoyer Lire la suite

Eoliennes : polémique

France 2, journal de 13h, 31 août 2008

Eoliennes : polémique

Vent de polémique sur le développement des éoliennes…Leurs défenseur mettent en avant les bienfaits écologiques de cette énergie renouvelable. Leurs pourfendeurs estiment qu’elles défigurent le paysage et que leur installation se fait dans l’opacité totale. Reportage dans le Pas de Calais.

A voir a : <http://jt.france2.fr/13h/>

Eoliennes / Pomemique 13h10m34s

Face à la crise écologique, l’offre politique est indigente

Libération, mercredi 3 septembre 2008, Mathieu Ecoiffier

Face à la crise écologique, l’offre politique est indigente

Yannick Jadot, démissionnaire de Greenpeace, rejoint Cohn-Bendit :

Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France et porte-parole de l’Alliance pour la planète, s’était imposé comme l’un des principaux négociateurs du Grenelle de l’environnement. Il annonce dans Libération pourquoi il quitte l’ONG pour rejoindre le rassemblement des écologistes mené par Daniel Cohn-Bendit aux européennes de juin 2009.

Pourquoi vous engagez dans le rassemblement des écologistes ?

Le 1er septembre j’ai quitté Greenpeace – qui a pour principe l’indépendance politique – afin de rejoindre cette initiative de rassemblement pour les européennes. Ces trois dernières années, le secteur associatif de l’environnement qui pèse un million d’adhérents, s’est fortement structuré. Il y a eu la montée de Nicolas Hulot et de son Pacte écologique et l’Alliance pour la planète qui a fédéré les associations pour peser sur les partis et les politiques publiques. Cela a débouché sur la notation des programmes des candidats à la présidentielle et permis de pousser l’environnement dans la campagne, jusqu’à la passe d’arme, inédite, entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sur l’EPR et les OGM lors du débat télévisé de l’entre deux tours. On a lancé l’idée d’un Grenelle, et Sarkozy a dit banco : il était mal noté et c’était une façon de différer sa réponse. Le Grenelle a été un des moments clés du début du quinquennat, pas seulement une grand-messe avec Al Gore. Mais une vraie négociation démocratique entre tous les acteurs qui a permis d’aboutir à des propositions concrètes.

Vous vous adressez aux déçus du Grenelle ?

On constate un effilochement. La machine à délaver de l’administration et de la majorité UMP tourne à plein. Le vert du Grenelle a largement passé. Les ONG remplissent leur rôle de contre-pouvoir, les citoyens restent mobilisés, mais côté politique ça ne suit pas. Lire la suite

La gouvernance des associations

Associatis.com (Caisse d’Epargne), septembre 2008, Hervé Garrault, consultant (Garrault & Robine) et directeur de l’Adéma

La gouvernance des associations

S’il y a un mot à la mode aujourd’hui dans le monde des associations, c’est bien le mot « gouvernance ». On le rencontre partout. Dans la bouche des dirigeants associatifs, dans les écrits des experts, dans les programmes des colloques. Il faut sans aucun doute s’en réjouir car il est important que le secteur associatif se préoccupe de ce sujet majeur. À condition toutefois qu’on ne le galvaude pas et qu’on ne se trompe pas sur ce qu’il signifie et ce qu’il implique. La bonne gouvernance associative est une vertu rare et un sport exigeant. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Naissance de la gouvernance

Comme souvent lorsqu’il s’agit d’un sujet de management, le modèle vient du monde des entreprises anglo-saxonnes. Le mouvement qui a institué les principes de la gouvernance d’entreprise (corporate governance en anglais) est né aux États-Unis en réaction à une cascade de scandales financiers. La grande liberté laissée aux dirigeants exécutifs des sociétés commerciales offrait trop de risques dans un pays où le droit des sociétés est de la compétence des états. En 1993 l’American Law Institute a publié ses «Principles of corporate governance». Le mouvement était lancé et est depuis devenu quasiment universel, du moins dans le monde développé. Des codes de bonne gouvernance des entreprises ont été publiés dans l’ensemble des pays anglo-saxons, suivis par de nombreux autres pays (Allemagne, Italie, France…). En 2004 l’OCDE a publié ses «Principes de gouvernement d’entreprise» et, la même année, la Commission européenne a émis ses recommandations relatives à la «Promotion d’un régime approprié de rémunération des dirigeants».

Du monde des entreprises, les préoccupations de bonne gouvernance se sont propagées à celui des associations. Lire la suite

Orques sans frontières : expéditions en Norvège

Orques sans frontières

Cette fin d’été est l’occasion pour nous de vous informer sur nos expéditions ORCA à venir en Norvège. Comme vous le savez, le réchauffement climatique qui affecte cette région du globe a pour conséquence une modification du circuit migratoire des harengs et donc de celui des orques dans les Lofoten.

Malgré une saison 2007 plutôt médiocre, nous nous rendrons quand même à Svolvaer du 10 au 22 (ou 29) novembre prochain. L’objectif sera de coopérer avec la structure scientifique Ocean-sounds pour évaluer la tendance de ces modifications (stabilisation/ accélération du processus, perspectives).

Il nous semble en effet important de ne pas nous arrêter à la seule année dernière pour établir des conclusions.

En complément, et toujours en partenariat avec le Stromsholmen, nous ouvrons une deuxième partie de saison plus au sud pour retrouver les orques sur leur retour vers la zone de reproduction des harengs (Møre – Romsdal). Cette deuxième partie de saison est programmée pour les deux premières semaines de février sur une période qui s’étale du 31/01 au 13/02. Le port de base de notre expédition sera Kristiansund Lire la suite

4Gas, projet d’un autre âge

Sud-Ouest, le 2 septembre 2008, Carte blanche à Françoise Taliano-des Garets, professeur d’histoire contemporaine à Science-Po Bordeaux

4Gas, projet d’un autre âge

Voici plus de deux ans en toute discrétion que le sort du Nord-Médoc et celui du dernier estuaire naturel d’Europe sont menacés de basculer. La menace a pour nom 4Gas, société détenue à 40 % par le groupe financier Carlyle alimenté par les fonds de pension américains. 4Gas a proposé au Port autonome de Bordeaux (PAB) d’installer au Verdon-sur-Mer un terminal méthanier, 3 cuves de 47 mètres de haut et une usine de regazéification.

Le tracé du gazoduc non déterminé (300 à 400 millions d’euros d’investissements) n’a pas encore fait l’objet d’un débat public alors que la demande d’autorisation pour le terminal est déposée depuis le 23 juin 2008. Les terrains, propriété de l’État, gérés par le PAB, jouxtent la plage du Verdon, à 400 mètres des habitations, à 800 mètres de l’école du village. Une telle proximité serait une première en France. La dangerosité impliquerait un classement Seveso 2 seuil haut.

Or, la pointe du Médoc vit du tourisme. Un port de plaisance, Port-Médoc, vient d’y être inauguré. La « fin des terres » offre un tourisme de nature, un environnement préservé, avec les stations de Soulac aux villas classées, Grayan, Montalivet, Le Verdon. Elle accueille 60 000 résidants en été, et la côte royannaise 500 000.

On ne comprend pas ce qui justifierait un tel choix économique, un tel saccage écologique, une telle atteinte à la sécurité des personnes. Nous sommes sur une zone Natura 2000 d’une grande richesse environnementale. Des espèces rares et protégées y vivent, tel le crapaud pélobate cultripède que le PAB se propose de faire migrer dans des lieux plus propices. Faut-il en rire ? Lire la suite

Pesticides: les ONG dénoncent une nouvelle législation

Journal de l’environnement, le 29 août 2008, Claire Avignon

Certaines limites maximales de présence de pesticides dans les fruits et légumes vont bientôt augmenter en France comme dans d’autres Etats membres de l’Union. C’est ce qu’ont dénoncé plusieurs ONG européennes dans un communiqué commun.

En France, le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) dénonce par exemple le cas du fénoxycarbe. Jusqu’ici, un arrêté français (1) avait limité la présence de cette substance toxique à 0,05 milligramme par kilogramme pour les «fruits à noyau et à pépins». Il sera remplacé dès le 1er septembre par une norme de 2 mg/kg pour tous les agrumes. Soit une tolérance 40 fois supérieure. Des ONG européennes arrivent à des conclusions similaires pour d’autres pesticides.

En cause : un règlement du 29 janvier 2008 (2) qui harmonise les limites maximales applicables au sein de l’Union européenne.

«Pour chaque pesticide, la Commission a identifié le pays ayant la plus ‘mauvaise’ limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes, estime dans un communiqué Hans Muilerman, porte-parole de l’ONG néerlandaise Natuur en Milieu. Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés alors qu’ils sont exposés à plus de 200 pesticides différents à des niveaux importants.» Lire la suite

Bassin d’Arcachon, Natura 2000 mer : le wharf est exclu

Sud-Ouest, le 29 août, Bernadette Dubourg

Natura 2000 — Le dossier a été adressé, mercredi, par le ministre de l’Écologie à la commission européenne. Le wharf de la Salie n’est pas dans le périmètre retenu

Deux mois après la fin des consultations des élus sur le périmètre proposé pour Natura 2000 mer sur le bassin d’Arcachon, le ministre de l’Écologie a transmis, avant-hier mercredi, le dossier à la commission européenne à Bruxelles qui doit l’avaliser.

Le wharf de la Salie ne figure plus dans le périmètre retenu, comme l’avaient réclamé les élus, et comme l’avait voté le Conseil municipal de Gujan-Mestras. Ce qui contrarie plusieurs associations (lire notre encadré).

L’ajout du wharf dans le périmètre Natura 2000 ne serait pas scientifiquement fondé

Données scientifiques. « Le wharf n’était pas dans la proposition initiale du Museum national d’histoire naturelle. Il a été rajouté lors des phases de concertation, sans que l’on puisse fonder scientifiquement ce rajout » rappelle le sous-préfet Philippe Ramon. Des ostréiculteurs et des associations avaient, notamment, souhaité ce rajout lors d’une réunion en février à laquelle plusieurs élus, pourtant invités, n’avaient pas assisté. Ils avaient dénoncé une « concertation dans la précipitation » et un manque de temps, en période pré-électorale. Lire la suite

Eolien : quel vent l’emportera ?

Localtis le 28 août 2008

Saisi par deux associations anti-éolien (Vent de Colère et Vent du Bocage), le Conseil d’Etat a, par une décision du 6 août 2008, annulé pour une irrégularité de procédure l’arrêté du 10 juillet 2006 fixant les tarifs d’achat de l’électricité éolienne. En effet, le Conseil supérieur de l’électricité et du gaz avait été consulté en lieu et place du Conseil supérieur de l’énergie, dont l’installation le 13 juin 2006 (soit antérieurement à la publication de l’arrêté attaqué) a eu pour effet d’abroger le décret du 17 mai 1946 modifié relatif précisément au Conseil supérieur de l’électricité et du gaz.

La loi du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité (art. 10) prévoit que les installations qui utilisent des énergies renouvelables peuvent bénéficier de l’obligation d’achat, par EDF ou les distributeurs non nationalisés, de l’électricité qu’elles produisent. Chaque filière fait l’objet d’un arrêté tarifaire spécifique pris par les ministres chargés de l’Economie et de l’Energie, après avis du Conseil supérieur de l’énergie et de la Commission de régulation de l’énergie. Les arrêtés tarifaires initiaux ont été pris en 2001, 2002 et 2003 et de nouvelles conditions d’achat de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables ont été définies en 2006 notamment pour la filière de l’énergie éolienne.

Jean Louis Butré, président de la Fédération Environnement Durable, espérait que la décision du Conseil d’Etat entraîne l’arrêt des contrats de rachat d’électricité par EDF et la suspension du programme de construction des éoliennes. Toutefois, tirant les conséquences de cette annulation, le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire a indiqué que les contrats d’obligation d’achat signés avec EDF et les distributeurs non nationalisés sur le fondement de l’arrêté du 10 juillet 2006 ne seront pas remis en cause et des mesures devraient être rapidement prises pour les conforter.

Un nouvel arrêté reprendra sur le fond les termes de l’arrêté du 10 juillet 2006, Lire la suite

Comment financer les associations ?

Localtis.info publié le  26 août 2008

Dans les prochains mois, la question du financement des associations devrait connaître de nouveaux rebondissements. Deux rapports rendus cet été plantent le décor : le débat devrait être tendu.

Le président de la République l’affirmait, à l’occasion de la présentation du plan en faveur des banlieues : « Avec les associations, je veux également engager un nouveau partenariat pour les aider à se professionnaliser dans la durée plutôt que de vivre toujours dans la fragilité. » Nicolas Sarkozy a assuré qu’une conférence nationale de la vie associative aura lieu en novembre prochain. Déjà, la question essentielle du financement des associations refait surface à l’occasion d’un rapport remis au début de l’été à la ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative. Rédigé par un inspecteur général de l’administration honoraire, Jean-Louis Langlais, et rendu public début août, ce document propose ni plus ni moins de « passer d’une culture de la subvention à celle de la commande publique« . 

Le « trou noir »

Les ressources des associations proviennent à 51% de financements publics, dont 14% en provenance des communes, 12% de l’Etat, 10% des départements, 4% des régions, 10% d’autres organismes publics, 1% de l’Europe. Les financements publics ont continué à augmenter à un rythme annuel moyen de 1,6%, soit proche de celui du PNB sur la période, mais la part de l’Etat a décru de 5% en volume cependant que s’accroît d’autant celle des collectivités locales.

Au-delà de ces données générales, le financement des associations, explique l’inspecteur général, représente un véritable « trou noir », une zone de non-connaissance Lire la suite

Attac veut croire que la crise est derrière elle

Le Monde, Sylvia Zappi, le 28 août 2008

L’association Attac veut croire que la crise est derrière elle.

L’association altermondialiste Attac, qui a clos mardi 26 août son université d’été à Toulouse, veut croire que la crise politique et militante qu’elle a connue est du passé. La participation de plus de 700 personnes à l’événement et les liens renoués avec les syndicats et associations pour une nouvelle campagne européenne ont semblé redonner quelque espoir à cette galaxie militante.

L’association a eu son heure de gloire en plein essor des contre-sommets de contestation de l’Organisation mondiale du commerce, de Porto Alegre à Gênes et des mouvements de paysans en Amérique latine. Elle comptait alors quelque 30 000 adhérents, alimentait les partis de gauche de ses notes, rendait presque lisibles des notions aussi hermétiques que la taxation des transactions financières ou le mode de calcul des retraites, Lire la suite

Energie : pas de progrès pour les automobiles françaises

Actu-Environnement.com, F.ROUSSEL le 26 août 2008

Les associations (re)pointent du doigt le manque de sobriété énergétique de l’industrie automobile

Alors qu’en juin dernier, la France et l’Allemagne trouvaient un accord pour la future réglementation européenne sur les émissions de GES des voitures neuves, un rapport associatif dénonce les faibles progrès réalisés par les constructeurs en 2007.

Selon une étude publiée par la Fédération européenne Transports & Environnement Europe (T&E) et relayée en France par la Fédération France Nature Environnement, certains constructeurs automobiles semblent encore avoir du mal à progresser en termes de performance énergétique de leurs modèles. Basé sur les données officielles émises par l’Union européenne relatives aux ventes de véhicules neufs commercialisés en 2007, le rapport démontre que tous les constructeurs, ou presque, ont réduit les émissions de leurs flottes : les Allemands sont les plus inattendus avec une réduction de 3,2% par rapport à 2006 passant de 173g/km à 168g/km en 2007. Les constructeurs japonais sont également sur la bonne voie avec une réduction de 2,3% et atteignent une moyenne de 157 gCO2/km. Les constructeurs français en revanche n’ont guère fait de progrès. Même si leur flotte présente une moyenne d’émissions plus faible que les autres groupes (143 gCO2/km), ils ne l’ont réduit que de 0,7%.

De tous les constructeurs automobiles, BMW a réalisé la meilleure progression Lire la suite