Les syndicats se convertissent à la croissance verte

lemonde.fr, Rémi Barroux, le 28 juin 2010

Les syndicats se convertissent à la croissance verte

« Quand on réclame la fermeture d’une usine polluante, nous devons savoir quel impact cela aura sur l’emploi » a fait valoir le directeur international de Greenpeace lors du congrès international des syndicats à Vancouver.

Vancouver

Le syndicalisme international veut faire de la croissance verte un de ses combats. C’est le message fort du congrès de la Confédération syndicale internationale (CSI), qui s’est achevé vendredi 25 juin à Vancouver (Canada).

Manifestation la plus visible de cette évolution : le directeur international de Greenpeace, le Sud-Africain Kumi Naidoo, était présent au même titre que le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, ou celui du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn. « La CSI oeuvrera pour un travail décent dans le cadre d’une économie verte« , a déclaré l’Australienne Sharan Burrow, la nouvelle secrétaire générale de l’organisation, élue vendredi, en remplacement du Britannique Guy Rider. La CSI regroupe 311 organisations de travailleurs représentant 168 millions de membres dans 155 pays et territoires.

Le rapprochement entre les syndicats et le mouvement écologiste est récent. Chaque partie souligne les efforts mutuels qui ont été accomplis. « Les mouvements comme Greenpeace reconnaissent dorénavant que nos préoccupations en matière d’emplois et de salaires sont légitimes, explique Guy Rider. Il y a cinq ans, ils refusaient de nous entendre au motif que l’environnement devait être défendu quel qu’en soit le prix. »

Les écologistes assument cette mutation. « Pour ma part, j’ai toujours pensé qu’il fallait rapprocher les points de vue, malgré les tensions. Quand on réclame la fermeture d’une usine polluante, nous devons savoir quel impact cela aura sur l’emploi », fait valoir Kumi Naidoo. Greenpeace se bat pour l’abandon des énergies fossiles et prône la transition vers des sources d’énergies renouvelables sans oublier désormais de mettre en avant les emplois qui seront créés. Dans la dernière version, publiée en juin, de son document de référence sur la « révolution énergétique », l’Organisation non gouvernementale estime que d’ici à 2030, 12 millions d’emplois « verts » peuvent être créés.

Côté syndical, l’optimisme reste tempéré. « Dans les Asturies, les mines de charbon employaient 45 000 personnes. Aujourd’hui, il ne reste que 6 500 mineurs et nous n’avons pas trouvé d’activité de remplacement », constate Javier Doz, des Commissions ouvrières, la principale organisation syndicale espagnole. « Le secteur de la construction, pilier de la miraculeuse croissance espagnole qui s’est effondrée avec la crise, devrait être un des secteurs de cette transition vers l’économie verte. Mais nous attendons. », poursuit-il.

Comment marier croissance économique et développement durable ? « Petit à petit, notre réflexion syndicale, fondée sur l’analyse des rapports entre le capital et le travail, a intégré Lire la suite

Projet Euratlantique : crispations sur le pont JJ Bosc

sudouest.com, Yannick Delneste, le 24 juin 2010

Projet Euratlantique : crispations sur le pont JJ Bosc

L’envergure du projet Euratlantique inquiète des associations, qui regrettent que la concertation initiée par la CUB ne devienne « obsolète ».

Demain lors du Conseil de la Communauté urbaine de Bordeaux, une délibération abordera la poursuite de la concertation sur le futur franchissement de la Garonne entre Bègles et Floirac. Démarrée en février 2009 par l’ouverture au public de registres d’expression dans les mairies concernées (Bordeaux et Bouliac aussi), elle est destinée dans l’esprit à associer le plus grand nombre sur toute la durée de la conception. Structure-clé du processus : le Comité permanent de la concertation (CPC) qui regroupe élus, techniciens, associations locales et environnementales diverses.

Si la délibération envisage de poursuivre des études sur la solution tunnel, c’est bel et bien la piste d’un pont qui semble faire l’unanimité, complétée à la marge par l’activité d’une navette fluviale. Mais quel pont ? Pour qui ? C’est autour de ces enjeux que se crispent depuis quelques mois les discussions, et qu’aujourd’hui certaines associations ont tendance à penser que leur travail est vain au regard des enjeux du projet-mastodonte qui entoure le franchissement : l’opération d’intérêt national Euratlantique.

Courrier à Feltesse

Le 17 juin dernier, Philippe Courtois, directeur de la structure qui pilote l’aménagement de ce périmètre de 738 hectares répartis sur les communes de Bègles, Bordeaux et Floirac, est intervenu devant le CPC. « J’avais appris qu’il y avait des demandes d’explication sur le rôle d’Euratlantique », explique le technicien. Le regard clair sur les enjeux et les ambitions affichées sur ce franchissement ont effrayé certains. « On a l’impression qu’Euratlantique est un rouleau-compresseur et que notre concertation ne sert plus à grand-chose », déclare Vincent Labeyrie, président de Relai-C, association de Floirac.

Et d’écrire au président de la CUB Vincent Feltesse, déplorant que la concertation sur le franchissement ne soit pas intégrée dans une réflexion globale sur les projets du secteur (OIN, Arena, etc.). « Le CPC apparaît même comme une instance totalement obsolète », écrit ainsi M.Labeyrie. Au comité de quartier du Prêche à Bègles, siégeant aussi dans l’instance, on se veut plus modéré, mais son vice-président Michel Lalanne regrette aussi cette « parcellisation » de la réflexion.

Courtois veut rassurer

Au cœur de cette tension donc, le profil du pont : chez Relai. C, on milite pour un pont exclusivement réservé aux transports en commun et cheminements doux.

La délibération de demain évoque un pont urbain, pouvant « accueillir tous les modes de déplacements en privilégiant les modes doux et les transports collectifs, […] mais par principe interdit aux poids lourds, sauf cas particuliers, notamment les véhicules de service. » « Nous désirons un pont urbain, ouvert à tous », précise quant à lui Philippe Courtois.

« Une ville mixte, c’est une ville où on peut aussi Lire la suite

Nice – Agriculture : La population brandit des paniers vides pour signifier qu’elle soutien les agriculteurs

developpementdurablelejournal.com, Gérard Pla, le 8 juin 2010

Agriculture : La population brandit des paniers vides

La population brandit des paniers vides pour signifier qu’elle soutien les agriculteurs. Ici la demande en produits locaux est loin d’être satisfaite

Plantation de légumes sur le béton de la place Garibaldi, panier vides brandis par des habitants des Alpes Maritimes, cagettes vides déposées par les agriculteurs, chefs cuisiniers préparant des mets à partir des produits locaux, tous défendent l’agriculture de proximité et la condition de son existence : la préservation des terres fertiles.

Inédite, la journée d’action pour la défense des terres fertiles qui a eu lieu à Nice ce dimanche 6 juin. Inédite parce que convergente. Sur la place Garibaldi se retrouvent une cinquantaine d’agriculteurs du département, des jeunes candidats à l’installation, plusieurs centaines de citoyens, et des chef cuisiniers. Tous sont là pour dire, « on a besoin de vous, vous avez besoin de nous » Et chacun le démontre.

Plantation symbolique sur le béton

Les symboles seront forts en cette journée. Le premier illustre parfaitement le problème de ce département :le bétonnage des terres fertiles et la spéculation foncière. Venant de tous les coins du département, des agriculteurs ont apporté avec eux des sacs de terre. Ils les étalent tour à tour sur un petit périmètre de la place. Et ils y plantent salades poivrons, oignons, tomates, blés, bref une partie de ce qui vient sans difficulté sur ce coin béni de la nature…. à condition d’avoir accès à la terre. Or cette denrée devient de plus en plus rare et de plus en plus chère. Résultat : 10 000 Agriculteurs en 1970, et seulement un peu plus de 600 aujourd’hui. Etienne Hengy fait du maraîchage bio dans la plaine du Var (Saint Blaise) depuis 30 ans. Pour lui les outils pour préserver les terres existent, mais ce qui fait défaut c’est la volonté politique. Et de citer des terres agricoles qui ont été remblayées dans la Plaine du Var pour ensuite changer d’activité, (devenir industrielles par exemple) au vu et au sus des élus et des autorités. « Comment les élus peuvent-ils revendiquer cette appartenance à un paysage qui a été façonné par les agriculteurs et puis ne rien mettre en œuvre pour préserver cette agriculture. Elle a une vocation à occuper largement l’espace. Partout où elle est présente, elle règle le problème des incendies, réduit le risque inondation, structure le paysage. Qui voudrait venir vivre dans les Alpes Maritimes s’il n’y avait pas un paysage agricole »

Panier vides, cagettes vides

« Il faut considérer l’agriculture comme une activité fondamentale » Responsable de la confédération paysanne 06 et oléiculteur-maraîcher à la Trinité, Henri Derepas est l’un des organisateurs (1) de cette journée. Il considère que Lire la suite

Le marché paysan bio de Fourton la Garenne à Nérigean samedi 26 et dimanche 27 juin

Château Fourton La Garenne, communiqué, juin 2010

Le marché paysan de Fourton la Garenne à Nérigean (33) a lieu cette année le dernier week-end de juin

Marché artisanal sur les deux jours, dégustations des produits du terroir : produits laitiers bio, miel et produits de la ruche, fromages bio, jus de fruit bio, crêpes bio, bières bio, rillettes et confis bio, fois gras, légumes bio, farines bio, pain bio, semences bio, produits du commerce équitable, spécialités créoles, plantes aromatiques, huiles essentielles, livres, artisanat…

Le samedi 26 Juin de 15h à 20h

16h30 – Lysiane Rolland et ses poèmes

17h00 – Histoire du domaine de Fourton

18h00 – Visite du jardin

19h00 – Chant a capella de Z’A4

20h00 – Apéritif offert

20h30 – Repas sous chapiteau, couscous 12 € (sur réservation)

Des visites et balades l’après-midi, à pied, à poney avec les Ecuries de Camiac

Le dimanche 27 Juin de 10h à 19h

10h00 – Forum annuel des AMAP et autres associations : Le principe des paniers bio

11h00 – Table ronde – BRF : tout sur le bois raméal fragmenté

12h30 – Apéritif offert

13h00 – Grillades, huitres, sandwichs, crudités

15h00 – No smoking : une guitare, un piano, trois voix…

16h00 – Lire la suite

Approfondir la démocratie pour affronter les crises écologiques

ecoloinfo.info, Brendan, le 22 juin 2010

Approfondir la démocratie pour affronter les crises écologiques

Actuellement, plusieurs publications font état des réflexions en cours concernant l’écologie et la démocratie.

Comment renforcer politiquement le futur ?

La Fondation Nicolas Hulot a publié Vers une société sobre et désirable, ouvrage collectif qui traite de l’avenir de notre vivre-ensemble dans un horizon de limitation des ressources naturelles et énergétiques.

Parmi les contributions, Pierre Rosanvallon insiste sur la “myopie démocratique” qu’est la difficulté pour les régimes démocratiques à intégrer le “souci du long terme”. Il estime que “le court-termisme électoral ne peut être que marginalement infléchi ‘de l’intérieur’ du système électoral représentatif”. Il propose alors quatre types de mesure ou d’institution, non représentatives au sens strict :

– introduire des principes écologiques dans l’ordre constitutionnel,

renforcer et étendre la définition patrimoniale de l’Etat,

– mettre en place une grande “Académie du futur”,

instituer des forums publics mobilisant l’attention et la participation des citoyens.

Marcel Gauchet refuse lui l’idée d’une incapacité congénitale de nos institutions à faire face au long terme. Il indique que “seules les démocraties sont fonctionnellement à même d’affronter la question écologique” car, à la différence d’un “écofascisme”, elles disposent de “relais d’autorité dans lesquels les citoyens se reconnaissent et auxquelles ils font confiance”. Il conclut : “C’est sur la démocratie des citoyens et sur sa pression sur les institutions que nous devons compter. Nos régimes excluent par essence de concrétiser “la subordination à des principes supérieurs, écologiques et sociaux” dans la machinerie collective. Le seul lieu où pareille subordination peut licitement et efficacement prendre corps, c’est l’esprit des acteurs. C’est à cela que nous devons travailler. La politique ne nous élèvera pas au-dessus de ce que nous sommes.”

Vers un troisième âge de la démocratie

Dominique Bourg, qui a dirigé avec Alain Papaux l’ouvrage de la Fondation Nicolas Hulot, est en entretien dans le numéro d’été des Grands Dossiers des Sciences Humaines consacré à l’écologie. Il souligne que “l’écologie ne peut progresser que dans un cadre démocratique” et que la démocratie écologique “devrait être, au bout du compte, aussi différente de la forme moderne du gouvernement représentatif que cette dernière l’était de la démocratie grecque antique”. Ainsi, après la démocratie directe de l’Antiquité grecque et le deuxième âge de la démocratie représentative, l’écologie exigerait un troisième âge de la démocratie.

Les propositions de Dominique Bourg reprennent l’introduction de principes écologiques dans la Constitution et l’Académie du futur évoqués précédemment et les complètent par :

“Un nouveau Sénat, composé d’une centaine de membres, prenant appui sur les travaux de l’Académie du futur, opposant son veto à toute proposition législative contredisant Lire la suite

Lettre ouverte – LGV: Les Conseillers Généraux de Gironde vont-ils signer un chèque en blanc ?

Information à faire circuler

Coordination des Associations Vigilance LGV, communiqué, le 21 juin 2010

BP 3 – 33720 LANDIRAS

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

LGV: Les Conseillers Généraux de Gironde vont-ils signer un chèque en blanc ?

Lors de la prochaine séance plénière du Conseil Général de la Gironde, le jeudi 24 juin , le Président Philippe Madrelle  doit  proposer aux Conseillers Généraux l’approbation, dans la plus totale opacité, du protocole d’intention pour la réalisation de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne).

Extrêmement surprises par le soutien apporté par le Président du Conseil Général de la Gironde aux projets qui menacent de dévaster le territoire du département et contre lesquels se sont élevés de nombreux élus, les associations réunies au sein de la Coordination Vigilance LGV dénoncent :

– qu’il soit demandé aux collectivités territoriales de s’engager sur des pourcentages de montants de travaux dont les estimations sont approximatives selon les propres termes de Philippe Madrelle

– que les représentants des partenaires au financement, Etat, Régions, Conseils Généraux, CUB et Communautés d’agglomération aient signé une charte de confidentialité portant sur toutes les informations relatives à la préparation du contrat de concession,

– que dans ces conditions, il soit demandé aux Conseillers Généraux de voter l’approbation d’un protocole dans l’ignorance des informations essentielles à la formation de leur jugement.

– que le Président Philippe Madrelle, et lui seul, soit proposé pour signer la convention, sans que les Conseillers Généraux n’aient plus à se prononcer, portant ainsi une grave atteinte à leur représentation démocratique.

C’est pourquoi les associations  adressent une « LETTRE OUVERTE » à tous les Conseillers Généraux de la Gironde, leur demandant de refuser de signer ce protocole qui risque d’entraîner le département dans des difficultés financières sans précédent.

Contact Presse : Denise Cassou – Tél 05 56 62 99 57

LETTRE OUVERTE  

Mesdames et Messieurs les Conseillers Généraux de Gironde

Que diriez-vous d’un smicard ayant du mal à nourrir et à loger sa famille s’il décidait, un beau matin, de prendre un crédit sur cinquante ans pour s’acheter une rutilante voiture de sport vantée par la publicité et dont le prix, déjà excessif, peut encore doubler après la signature du contrat de vente ? Vous diriez, à juste titre, que cette personne est totalement irresponsable ! 

Et pourtant c’est ce qu’envisage de vous proposer votre président Philippe Madrelle puisque, lors de la séance plénière du 24 juin prochain, il va vous demander de Lire la suite

Et si en ville aussi on se mettait au compostage de ses déchets ?

rue89.com, Jeanne Beutter, Reporters d’espoir, le 13 mai 2010

Et si en ville aussi on se mettait au compostage de ses déchets ?

Il y a ceux qui trient leurs déchets… et ceux qui vont jusqu’à les composter. On croyait la pratique réservée à la campagne ou aux chanceux détenteurs de jardins. Absolument pas ! A Rennes ou à Genève, le compostage urbain est devenu courant. A son tour, Paris tente le coup.

L’idée

Effet de mode ou prise de conscience, les particuliers urbains sont de plus en plus nombreux à vouloir faire de leurs restes de repas un engrais biologique terriblement efficace, disent-ils. Pas facile quand on habite un petit appartement sans balcon…

Ainsi, à Lyon, Grenoble ou Rennes, les expériences de compostage collectif se multiplient. Depuis 2006, l’agglomération rennaise encourage les habitants d’immeubles à adopter la pratique. Pour eux, rien de compliqué. Munis d’un bio-seau pour stocker épluchures, marc de café ou fleurs fanées, ils n’ont plus qu’à vider leur « collecte » dans un des composteurs installés par la ville dans les jardins de l’édifice. En bois ou en plastique, ces bacs transforment en humus tous les résidus de cuisine sous l’action combinée des bactéries et de l’oxygène. Au bout de neuf mois, le compost ainsi obtenu peut être versé dans les bacs à fleurs des participants. Depuis le début de l’opération, près de 150 sites de compostage ont pris place en pied d’immeubles. Les enjeux, on les connaît : réduction des déchets, donc diminution des volumes incinérés ou enfouis, donc protection de la nature, des ressources naturelles et de la biodiversité. Mais aussi réduction des coûts de collecte et de traitement des déchets pour les collectivités et renforcement du lien social autour d’un projet citoyen.

Comment la mettre en pratique ?

Cette année, la ville de Paris tente elle aussi de relever le défi. Début avril, elle lance un appel à projet : copropriétés, immeubles ou bailleurs sont invités à expérimenter le compostage collectif gratuitement. Adjoint au maire chargé de la propreté et de la gestion des déchets, François Dagnaud rappelle : « Un Parisien produit plus de 350 kg de déchets par an. Avec le compostage, ce chiffre pourrait diminuer de 20%. »

L’accompagnement, la clé du succès

Tout d’abord, un cabinet spécialisé réalisera chez les volontaires un audit pour évaluer la faisabilité du projet, car il faut remplir certaines conditions : Seules les habitations munies d’un espace vert pourront tenter leur chance. Il faut bien avoir un peu de place pour installer les composteurs de 600 litres… L’accord du syndic ou du bailleur est indispensable. Il faut réunir au minimum quinze résidents motivés. Parmi les participants, un référent devra être désigné et veillera au bon fonctionnement du procédé. Une fois ces conditions réunies, le processus s’enclenche. La Direction de la propreté et de l’eau de Paris fournit le composteur, les bio-sceaux et le mélangeur (car il faut mélanger une fois de temps en temps). Le cabinet assure ensuite la formation des participants et garantit un accompagnement personnalisé de neuf mois. Jean-Jacques Fasquel, maître-composteur et pionnier de la pratique à Paris, salue le passage à l’acte de la ville : « Paris tire les enseignements des expériences précédentes et offre donc un accompagnement technique. C’est essentiel pour que l’opération se pérennise. » Mais attention, prévient Bertrand Bohain, délégué général du Cercle national du recyclage : « Il faut veiller à Lire la suite