Stage de Formation à l’Action Directe Non Violente du vendredi 4 février 2011 à 18h00 au dimanche 6 à Salles (Sud Gironde)

http://gironde.demosphere.eu/node/682  

gironde.demosphere.eu, communiqué, le 3 janvier 2011

Stage de Formation à l’Action Directe Non Violente du vendredi 4 février 2011 à 18h00 au dimanche 6 à Salles (Sud Gironde)

Objectifs de notre stage

1. La création de communautés d’activistes uni/e/s par des conceptions du monde proches et des liens de solidarité forts.

2. La diffusion de la culture de l’action directe non violente (désobéissance, solidarité, principes, techniques, précautions.).

3. L’émergence de vocations de formateurs/trices et la formation des formateurs/trices débutant/e/s.
Nous venons tou/te/s d’horizons et de luttes différentes et nous n’avons pas tou/te/s le même degré d’expérience, les stages sont donc des moments de partage et d’échange très enrichissants pour tou/te/s !

Durée du stage

Vendredi : accueil à partir de 18h00 et jusqu’à pas d’heure ; soirée informelle pour faire connaissance. Un repas léger est prévu ce soir-là pour ceux qui arriveront avant 21h00 et qui nous auront prévenus.

Samedi : début du stage à 9h00.

Dimanche : le stage s’achèvera autour de 17h00.

Contenu du stage

En gros : echanges d’expriences, positionnements philosophiques, jeux de rôle, communication non violente, techniques et bricolage divers, élaboration de projets, sécurité, rapports avec différents medias, briefing juridique, théâtre invisible, mise en situation, etc.

Nous partons du principe que chacun doit être acteur/trice de sa formation, en apportant son expérience et sa réflexion, ses idées et ses envies.

Participation libre aux frais :

La participation requise est d’autant Lire la suite

Qui veut la peau des emplois du Grenelle de l’environnement ?

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2010/12/20/qui-veut-la-peau-des-emplois-du-grenelle-de-l-environnement_1455840_3244.html

lemonde.fr, Marie-Béatrice Baudet, le 20 décembre 2010

Qui veut la peau des emplois du Grenelle de l’environnement ?

Depuis quelques jours, c’est une série noire pour la croissance verte. Vendredi, 17 décembre, First Solar, le fabricant américain de panneaux solaires, et EDF ont annoncé le gel de leur projet d’usine à Bordeaux et des 400 emplois immédiats à la clé.

Motif ? La décision du gouvernement de suspendre pour trois mois l’obligation faite à EDF de racheter l’électricité aux conditions tarifaires actuelles. Un moratoire qui, selon les deux entreprises, brouille encore les perspectives de la création d’une filière photovoltaïque au sein de l’Hexagone.

La même semaine, on apprenait aussi la possible révision à la baisse des ambitions françaises en matière de parcs éoliens offshore – un marché de 10 milliards d’euros. Les pouvoirs publics tergiversent sur le montant de l’appel d’offres à lancer, laissant industriels et communes du littoral dans l’incertitude.

DES SIGNAUX NÉGATIFS

Ces deux signaux négatifs suivent de près la mise en ligne mi-décembre d’un document de travail de la direction générale du Trésor, intitulé « Impacts macroéconomiques du Grenelle de l’environnement », dont les conclusions firent l’effet d’une petite bombe : si dans les cinq années à venir, les investissements verts devraient doper croissance et marché du travail, en revanche, sur le long terme, c’est la chronique d’une catastrophe annoncée : la hausse des prélèvements obligatoires nécessaires au financement des projets aurait un effet récessif et le Grenelle entraînerait même des pertes nettes d’emplois en 2023.

Une tout autre musique que celle jouée en juin 2009 par les experts du Boston Consulting Group (BCG), cabinet international de conseil en stratégie, qui pronostiquait « la création de plus de 600 000 emplois en moyenne sur la période 2009-2020, principalement dans les secteurs du bâtiment, des infrastructures et des énergies renouvelables« . Leur rapport commandé et payé par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’écologie, avait été mis en avant le 22 juin 2009 par Nicolas Sarkozy, dans son discours prononcé devant le Congrès, à Versailles : « Je veux dire à ceux qui trouvaient que le Grenelle de l’environnement coûtait trop cher que c’est la dépense la plus rentable que l’on puisse imaginer. Elle va créer 600 000 emplois. »

Que s’est-il passé en six mois ? Quels prévisionnistes croire ? Que se cache-t-il derrière ces bagarres de chiffres et d’annonces ?

UNE BATAILLE INTERNE AU GOUVERNEMENT

Nathalie Kosciusko-Morizet, la nouvelle ministre de l’écologie, a immédiatement réagi à la publication de l’étude du Trésor : « un regard très Lire la suite

La transition en chemin – Victor Pachon : « Nous sommes à la fin du modèle TGV »

sudouest.com, Jean-Bernard Gilles, le 11 décembre 2010

http://www.sudouest.fr/2010/12/10/victor-pachon-nous-sommes-a-la-fin-du-modele-tgv-263681-4018.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20101211-[zone_info]

Victor Pachon : « Nous sommes à la fin du modèle TGV »

Alors que se tient aujourd’hui samedi  à Bayonne une manifestation contre le projet de ligne nouvelle à grande vitesse, Victor Pachon, un des leaders de la contestation explique pourquoi, selon lui, ce projet est inutile et trop coûteux.

Pourquoi manifestez vous aujourd’hui à Bayonne ?

Nous protestons contre un projet ruineux et inutile. Nous avons calculé qu’il allait coûter environ 5000 euros par foyer fiscal au Pays Basque, que l’on soit riverain ou non de la ligne, compte tenu des emprunts que vont devoir faire les collectivités locales. Les études existantes montrent que nous avons la capacité avec des aménagements mineurs à accueillir les trafics affichés par Réseau ferré de France qui sont surévalués.

Vous contestez les estimations de trafic de Réseau ferré de France ?

Oui énormément. C’est une étude diligentée par la  commission du débat public qui le dit. Le bureau d’études suisse qu’elle a mandaté dit que les chiffres du frêt avancés sont trop optimistes et doivent être revus à la baisse. C’est fondamental car ce sont eux qui justifient la création d’une ligne nouvelle pour RFF. Pour arriver au chiffre de 13 millions  de tonnes de marchandises transitant par Hendaye en 2020, ce qui implique un trafic de 20 millions de tonnes à Bordeaux, il faudrait être fin 2010 à 8 millions de tonnes. Alors que nous enregistrons le trafic est au plus bas depuis 30 ans, soit 1,6 millions de tonnes.

La ligne nouvelle ne serait donc pas nécessaire ?

Nous maintenons que pour le Pays Basque, mais c’est aussi vrai ailleurs au sud ou au sud est de Bordeaux, il y a la place pour le fret, les TER et les trains à grande vitesse sur la même voie. Pour Hendaye Bayonne, nous avons 264 trains de capacités quotidiennes et nous  accueillons une cinquantaine de trains aujourd’hui. Même à dix millions de tonnes de frêt soit 5 fois plus qu’aujourd’hui, les lignes existantes répondent aux besoins.

La grande vitesse ferroviaire irrigue toute la France. Pourquoi, au fond, devrait-elle s’arrêter à Bordeaux ?

La grande vitesse ferroviaire est morte aujourd’hui. Nous sommes à la fin du modèle TGV. En terme associations, CADE, d’aménagement du territoire la grande vitesse est une aberration. Elle va favoriser les grandes métropoles européennes et affaiblir le reste du territoire. Voyez le gigantisme de l’Opération d’intérêt national Euratlantique et son projet 30.000 êtres carrés de bureaux par an pendant 15 ans et la nouvelle ambition métropolitaine bordelaise d’un million d’habitants. Il n’y aura pas de magie. Les populations et les emplois de Bayonne, de Mont de Marsan, de Dax, d’Agen ou d’Angoulême vont être aspirés demain par la métropole bordelaise. Même Toulouse est aujourd’hui inquiète de l’essor bordelais. C’est pourquoi Martin Malvy met autant de conditions à son engagement financier. Le défaut majeur du modèle TGV est qu’il assèche le territoire autour des métropoles. Parfois même les métropoles ne sont pas gagnantes avec la grande vitesse comme Reims, aujourd’hui desservie, et qui Lire la suite

Samedi 20 novembre à Bordeaux journée d’échange sur l’ESS, la réappropriation de l’économie locale et les villes en transition

IUT Gestion du Développement et de l’Action Humanitaire (Bx 3), communiqué, novembre 2010

Journée d’actions et d’échanges sur les théories alternatives de l’économie, du social et de l’environnement

Samedi 20 novembre 2010 de 10h à 19h à l’I.U.T Renaudel 1 rue Jacques Ellul 33080 Bordeaux, place St Croix, entrée libre.

Les étudiants de l’IUT Gestion du Développement et de l’Action Humanitaire (Bx 3) vous invitent à cet évènement pour apprendre, comprendre et partager des connaissances et expériences.

Dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale, des activités seront organisées pour tous.

Des tables rondes ouvertes et participatives avec des intervenants, professionnels et associations :

– 13h30 « Qu’est-ce que l’Economie Sociale et Solidaire  aujourd’hui? »

– 15h30 « Pour une réappropriation de l’économie locale »

– 17h30 Une projection-débat sur le thème des « Villes en Transition »

Des ateliers participatifs :

– « Do it yourself » (création d’objets à partir de déchets revalorisés)

– Nettoyons bio (astuces pour Lire la suite

5ème rassemblement annuel à Bordeaux « Ni nucléaire, ni effet de serre » le Samedi 4 décembre 2010 – 11h – Miroir des quais

TchernoBlaye, communiqué, le 27 octobre 2010

5ème rassemblement annuel à Bordeaux  « Ni nucléaire, ni effet de serre »

Samedi 4 décembre 2010 – 11h – Miroir des quais

Amenez SVP masques, tubas, palmes, etc…

Tchernoblaye amène les « déchets nucléaires » !

Après le fameux (et catastrophique) rendez-vous de Copenhague de l’an dernier,  la 16ème Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques a lieu du 29 novembre au 10 décembre 2010 à Cancun (Mexique).

Il est nécessaire que les citoyens expriment leur inquiétude face au dérèglement climatique, mais aussi leur rejet du nucléaire, abusivement présenté comme une option favorable au climat.

A Bordeaux, comme tous les ans depuis 2006 (avec même une première initiative en 2000, mais le miroir des quais n’existait pas encore), Tchernoblaye vous invite : Lire la suite

Troisièmes rencontres francophones des ateliers vélos associatifs chez Récup’R à Bordeaux

sudouest.com, le 11 octobre 2010, Willy Dallay

http://www.sudouest.fr/2010/10/11/au-rayon-recup-208293-729.php

Au rayon récup’

Récup’R a accueilli ce week-end dans ses locaux les troisièmes rencontres francophones des ateliers vélos associatifs.

Le parking des troisièmes rencontres internationales du réseau « L’Heureux cyclage » tenait sur un bout de trottoir. Les cinquante participants qui s’occupent de 27 ateliers associatifs de réparation de vélo, semblaient venus de toute la France et de Belgique à bicyclette. Et en guise de récompense, après les quatre ateliers studieux, du samedi après-midi, ils ont eu droit à une balade à vélo concoctée par le Guidon futé.

N’en jetez plus

Auparavant, ils avaient pédalé sur quatre thèmes : la pédagogie, les ateliers mobiles, la création d’un atelier, la gestion. C’est la « ressourcerie » Récup’R qui invitait. L’association bordelaise, créée en 2008, s’est fixée pour objectif de réemployer, ou revaloriser les objets de la vie quotidienne que l’on a vite tendance à considérer comme jetables. « On a décidé de commencer par le vélo », explique Guillaume Sorel, l’un des huit coprésidents. « On en voit trop qui finissent prématurément à la décharge. »

 « Convivial et économique »

Dans un local loué par la CUB, un salarié stocke, classe ces petites reines décaties, fruits de collectes et de dons, avant de leur donner une seconde jeunesse ou de récupérer leurs organes.

« Nous vendons les vélos entre 35 et 70 euros. Tout acheteur devient adhérent pour trois mois », précise Guillaume. « Cela lui permet de bénéficier gratuitement de l’atelier Rustine : il peut utiliser l’outillage, se servir en pièces, voire se monter une bicyclette. On ne lui fera payer que le cadre (10 euros) et les roues (5 euros chacune). C’est lui qui fait, mais avec les conseils de notre salarié. » On peut aussi adhérer à l’année pour 20 euros.

« Les gens apprennent, ils échangent, c’est convivial et économique. » Mais pour Guillaume Sorel, c’est aussi une façon de changer notre rapport à la consommation : « Recycler au lieu de produire toujours plus a une incidence sur les matières premières, l’énergie, les déchets et ça ouvre les portes de l’imagination. » Car certains réformés du macadam deviennent des œuvres d’art.

Projet couture

Dans un coin du local, des machines à coudre de récupération donnent une idée du deuxième projet de Récup’R : la Lire la suite

Le dimanche 10/10/10 – Retrouvons-nous à ALTERNATIVA à Cap Sciences Bordeaux de 10h10 à 19h

Le dimanche 10/10/10   Retrouvez-nous à ALTERNATIVA à Cap Sciences de 10h10 à 19h       

AlternativA, c’est un temps de rencontres et de débats, un événement festif organisé à  Bordeaux par le Collectif Climat Gironde, à Bayonne  par l’association Bizi !, à Pau par le collectif CocliPau, le dimanche 10 octobre, journée d’action mondiale en faveur du climat.

AlternativA, c’est le lieu où les alternatives s’exposent, se créent… c’est un espace de transition écologique et sociale vers le monde de demain…

Les effets du changement climatique se précisent et pourtant, le Sommet de Cancun prévu en décembre s’engage, comme celui de Copenhague, dans une impasse.  

Notre système économique, social et démocratique est profondément en crise. Il remet en cause aujourd’hui les conditions mêmes de survie de l’espèce humaine sur notre planète. Mais envisager cette crise comme un possible levier de changement, reprendre du pouvoir sur notre avenir, c’est le défi que nous voulons relever.

Place à l’action locale et au penser global, place à l’inventivité, à l’imagination, au travail solidaire et au plaisir de faire ensemble !

Rendez-vous à Cap Sciences le dimanche 10/10/10 à partir de 10h10

Collectif Climat Gironde : http://collectifgirondecopenhague.eklablog.net   

Contacts : alain.blanc22@orange-ftgroup.com  et brigthomas@free.fr

Le 10/10/10 : ce qui vous attend !

Le matin accueil-café : 10h10 rencontre avec les associations présentes, ateliers-débats  sur les quais : déambulation avec la Batucada Zumbi Rei    

12h30 Apéro-repas avec la fanfare rock  La Collectore  (buvette et brasserie bio sur place)

L’après-midi  rencontre avec les associations, atelier-débats récréation musicale avec Éric Brocard projection du film « The Story of stuff »

17 h Débat « Travailler plus pour (se) détruire plus ? » avec la participation du philosophe et sociologue Daniel Cerezuelle.

18h30 Et après ? Lire la suite

Appel aux associations pour participation au Forum Alterrnativa le 10/10/10 à Bayonne, Bordeaux , Pau…

​Collectif Copenhague, communiqué, septembre 2010

Appel aux associations pour participation au Forum Alterrnativa le 10/10/10 à Bayonne, Bordeaux , Pau…

Votre travail représente une des nombreuses alternatives concrètes  existant dés aujourd’hui et préfigurant le monde de demain, la société que nous voulons et devons construire si nous voulons éviter le pire en matière de changements climatiques.

​C’est à ce titre que nous avons le plaisir d’inviter votre association à être présente au forum ALTERNATIVA qui sera organisé à Bordeaux, comme à Bayonne, Dax, Pau… le dimanche 10 octobre 2010 dans le cadre de la journée internationale de mobilisation pour le climat du 10/10/10 http://www.350.org/fr en perspective des négociations de Cancun en décembre.

​Alternativa constituera un espace de transition vers le monde de demain. Il aura lieu à Cap Sciences, au Hangar 20, quai de Bacalan à Bordeaux.

​On pourra ainsi voir quelles sont les réalisations et alternatives concrètes (AMAP, jardins partagés, agriculture paysanne, écoconstruction, autopartage, commerce équitable, éducation à l’environnement, économies d’énergie, déplacements doux, pédibus, banque éthique, recyclerie…) permettant dès aujourd’hui à chacun (individus, collectivités, associations et entités diverses) de diminuer concrètement ses émissions de gaz à effet de serre.

​Les participants découvriront quelles pratiques alternatives existent et s’engageront à en adopter une, ou deux, ou trois dans l’année qui vient.

​Cet espace sera également un lieu d’échanges, de rencontres, de convivialité, agrémenté d’animations musicales, de spectacles de rue… Tout cela aura des allures à la fois de fête et de mobilisation populaire, de village post-carbone et convivial, de salon des alternatives existantes…

Nous proposerons des Lire la suite

Faites des Possibles : Dimanche 26 septembre 2010 à 11h Quai de Queyries (face au jardin botanique) Bordeaux rive droite de 11h à la nuit

Dimanche 26 septembre 2010 à 11h Quai de Queyries  (face au jardin botanique) Bordeaux rive droite de 11h à la nuit

Venez participer à un événement militant et festif autour des valeurs de liberté, d’écologie, de solidarité et d’autogestion.

La Faites des Possibles, c’est :

Un pique-nique, où chacun-e amène de quoi garnir la table auberge espagnole appétissante et à empreinte écologique réduite, pour le plaisir de goûter, partager, épater…

Une occasion pour échanger sur tout ce qui nous anime : où chacun-e peut transmettre, découvrir, développer des alternatives au système marchand et déshumanisant que nous côtoyons/dénonçons/déplorons chaque jour.

Des temps de rencontres et discussions pour découvrir ce qui se passe sur Bordeaux et ailleurs, les initiatives et luttes de chacun-e-s, refaire le monde, lancer des dynamiques collectives,…

Des ateliers « Faites le vous-même !» : lessive, dentifrices, portefeuilles, pâtisseries, compost …ou tout autre savoir-faire incroyable à diffuser !

Un espace d’expressions : discussions, fresque collective, massage, sculpture, danse, musique….

mais surtout :

Un événement à construire ensemble avec les propositions, expériences, connaissances, savoir-faire et désirs de chacun-e.

Une envie de coopération, de mélange des individus et des idées plutôt que de juxtaposition d’organisations.

Concrètement

= Vous pouvez proposer dès maintenant des Lire la suite

Les Surfrider de Gironde chassent les déchets de la Garonne à Bordeaux

Les Surfrider chassent les déchets

sudouest.fr, Thierry Magnol, le 6 août 2010

http://www.sudouest.fr/2010/08/06/les-surfrider-chassent-les-dechets-155082-2780.php

Pour alerter le public à la pollution par les macrodéchets, des surfeurs ont traversé hier la Garonne à Bordeaux. Des surfeurs ont traversé la Garonne pour sensibiliser le public aux déchets issus de l’activité humaine.

Hier, sur le coup de 16 heures, des surfeurs confirmés ont abandonné les plages atlantiques pour se rendre à Bordeaux avec leurs planches et se lancer dans une traversée de la Garonne en plein cœur de ville. À leur arrivée les attendait une cérémonie inspirée de la tradition hawaïenne du Ho’okupu, mais au lieu du collier de fleurs de tiaré, ils se sont vu remettre un collier de macrodéchets (1).

Cette manifestation organisée par Surfrider Foundation Europe s’inscrivait dans le cadre de la Fête de la glisse et de l’océan organisée par Quai des sports. Les membres de Surfrider ont ajouté une petite surprise au programme en décorant plusieurs statues de la ville avec les mêmes colliers de macrodéchets.

Une île de déchets ?

Pour l’association, dont le siège français est installé au Pays basque, cette opération avait pour but de sensibiliser le public à la pollution par ces déchets qui serait de plus en plus forte. Cette année, le littoral du sud de l’Aquitaine serait particulièrement touché selon les témoignages de plusieurs surfeurs. Côté espagnol, la plage de Saint-Sébastien a été recouverte de détritus entre le 24 et le 26 juillet.

Alberto Rodriguez, conseiller municipal chargé de l’entretien des plages, assure : « Cela fait douze ans que je suis en fonction et c’est la première fois que je vois une telle quantité de déchets sans que l’on sache vraiment d’où ils viennent. » À cette période-là, le vent venait du nord et Alberto Rodriguez rapporte que plusieurs pêcheurs auraient signalé la formation d’une poubelle flottante d’environ 5 hectares à l’intérieur du golfe de Gascogne.

Le poids des rivières

Cette information n’est pas confirmée par les autorités, mais elle n’aurait rien de surprenant car on sait aujourd’hui que plusieurs îles de ce type existent dans l’Atlantique et le Pacifique. Pour Surfrider qui organise chaque printemps une journée de collecte des déchets, il s’agit de mobiliser les citoyens et pas seulement ceux qui vivent ou sont en vacances sur le littoral. « La principale source de pollution de la mer, c’est la terre, rappelle Brice Cholon, responsable de l’antenne girondine de l’association. Les macrodéchets s’accumulent d’abord dans les estuaires. Ils arrivent par les fleuves. Partout où il y a des hommes, on jette les déchets dans les rivières et c’est particulièrement vrai dans les villes. Cela a toujours existé. Même si aujourd’hui, le tri s’améliore, la mer continue de recevoir cette pollution. Nous sommes venus à Bordeaux pour montrer que Lire la suite

Pacte de solidarité écologique : Mardi 31 août à 9h30 à Bordeaux – Organisation d’un Forum sur les initiatives écologiques et solidaires

Mairie de Bordeaux, communiqué, le 26 juillet 2010

http://tr1.bp51.net/do?7DE7A357E64C4202C664308A23765FE9102BD607664D01B52A58856DE799876278CD1F60BAF58FF391A2D309FB97EFAD88C9B0D264BDFC8B

Pacte de solidarité écologique : Organisation d’un Forum sur les initiatives écologiques et solidaires

Alain Juppé, ancien Premier Ministre et maire de Bordeaux et Valérie Létard, secrétaire d’Etat au développement durable vous invitent à participer au Forum : « le développement durable, créateur de lien social« , qui se tiendra :

Le mardi 31 août 2010 de 9h30 à 12h30

Maison Polyvalente Bastide Queyries

13 allée Jean Giono

33100 Bordeaux

Ce Forum s’inscrit dans le cadre du pacte de solidarité écologique, lancé le 18 février dernier par Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat et Valérie Létard, Secrétaire d’Etat au développement durable. Ce pacte, conçu de manière concertée avec des associations de protection de l’environnement et du secteur de la solidarité, a pour ambition de concilier environnement et solidarité. Il comporte un important volet « mobilisation citoyenne et sociale« .

L’objectif du rendez-vous du 31 août est ainsi de donner la parole aux citoyens et aux associations ayant imaginé et réalisé des actions positives en faveur du développement durable et génératrices de lien social. Le Forum sera l’occasion de valoriser les bonnes pratiques, les difficultés rencontrées et les perspectives de diffusion de ces initiatives sur d’autres territoires.

9h30 – 11h : associations, élus et experts présenteront leurs Lire la suite

Train : une ceinture toute neuve dans l’agglomération bordelaise

sudouest.fr, Jean-Paul Vigneaud, le 8 juin 2010

Train : une ceinture toute neuve dans l’agglomération bordelaise

Le chantier de régénération de la double voie de contournement va… bon train. Il sera terminé en septembre.

Le train de la société Meccoli est là pour bourrer et tasser le ballast sous les nouvelles voies. Fermée à la circulation des trains voyageurs depuis fin mars, la voie ferroviaire de ceinture sera à nouveau opérationnelle en septembre. Les travaux de régénération de voies (15 millions d’euros) sont effectivement menés à un rythme soutenu et aucune mauvaise surprise n’est venue jusque-là compromettre le calendrier.

« Tout sera fini au moment de la rentrée scolaire. Même la gare multimodale d’Arlac », a précisé hier matin Bruno de Monvallier, directeur régional de Réseau ferré de France (maître d’ouvrage) à Dominique Schmitt, préfet de région et aux élus réunis sur place pour une visite de chantier. Alain Rousset, président de Région, Alain Juppé maire de Bordeaux, Michel Sainte-Marie, maire de Mérignac et Jean-Jacques Benoit, maire de Pessac entre autres.

En pleine ville

Mérignac – St-Jean en 12 minutes

Parallèlement à la régénération des voies du chemin de ceinture, RFF (maître d’ouvrage) et la SNCF (maître d’œuvre) construisent la gare multimodale de Mérignac-Arlac. À petite échelle, la copie conforme de la gare multimodale de Cenon. Ici, le voyageur SNCF pourra directement accéder au réseau tram et vice-versa. 4 millions d’euros de travaux.

Pierre Boutier, le nouveau directeur régional de la SNCF, et Alain Rousset, président de la Région chargé des trains express régionaux (TER) n’ont pas caché hier matin l’intérêt de cette nouvelle halte ferroviaire. Pour les mois à venir et surtout pour les années à venir.

22 TER s’arrêteront ici chaque jour à compter du mois de septembre soit en gros, un train express régional toutes les heures. Un « plus » indéniable pour les voyageurs de la ligne. Un « plus » également pour les habitants de Mérignac-Arlac, « un quartier en plein développement » comme se plaît à le souligner le maire Michel Sainte-Marie.

Les habitants pourront directement accéder au réseau ferroviaire alors que jusque-là ils devaient se contenter de voir passer les trains. Ils pourront ainsi se rendre à la gare Saint-Jean, en une douzaine de minutes alors qu’il leur en faut une quarantaine en tram à ce jour (avec correspondance à la porte de Bourgogne).

Et ce n’est qu’un début ! « Sur cette voie, nous pourrions facilement doubler le nombre de TER », précise Alain Rousset. Pour lui, cette voie de ceinture est une chance à saisir pour augmenter le nombre de liaisons entre Bordeaux et le Médoc et multiplier les liaisons à l’ouest de l’agglomération. Pour permettre aux gens d’Arcachon d’aller jusqu’à Ravesies en train par exemple ou aux gens du Médoc et du secteur de Ravesies de se rendre plus facilement à la zone universitaire.

« Cela sera possible lorsque nous aurons Lire la suite

Les éco-quartiers : de la philosophie à l’usage ; quelques retours d’expérience – Conférence-débat le lundi 14 juin à 18h30 à Floirac

Université populaire de l’environnement, communiqué, le 8 juin 2010

Hauts-de-Garonne Développement et la Maison de la Nature et de l’Environnement Bordeaux-Aquitaine, vous invitent dans le cadre de la 5ème édition de la Quinzaine de l’éco construction qui se tiendra du 14 au 25 juin à Floirac et de l’Université Populaire de l’Environnement, à participer à une conférence-débat

Les éco-quartiers : de la philosophie à l’usage ; quelques retours d’expérience

Lundi 14 juin à 18h30 au Centre d’innovation et de formation (CIF) Avenue Jean Alfonséa à Floirac

Avec la participation de :

Grace Yepez-Salmon

Architecte et urbaniste à NOBATEK

Centre de ressources régional dans les domaines de l’aménagement et de la construction durables http://www.nobatek.com/structure.html

Jean-Marc Gancille

Directeur du développement durable du groupe Evolution

En charge du projet Darwin à Bordeaux, 20.000 m² d’entreprises éco-innovantes, d’associations culturelles… http://www.projetdarwin.eu/

Piou Lacoste

Architecte, membre du bureau de l’association H’Nord

Projet d’écoquartier en coopérative d’habitants à Bordeaux 

http://www.hnord.org/doku.php?id=accueil

Pour accéder au CIF http://www.hdgdev.com/contact.php

L’urbanisme des 50 dernières années a vu s’effacer les quartiers des villes denses, au profit de blocs d’appartements et de pavillons éparpillés sur le territoire au milieu de raccordements routiers. Sur cette période, les villes européennes se sont étendues en moyenne de 78 % alors que les populations ne grossissaient que de 33 %. Les conséquences de ce manque total de maîtrise des sols sont aussi graves que peu connues : perte de précieuses terres fertiles, allongement des distances provoquant une explosion du trafic automobile, de la consommation d’énergie fossile et donc du CO2 responsable du changement climatique.

L’utilisation d’énergie pour le logement, la mobilité et l’alimentation représente 70 à 80 % de l’impact écologique de la consommation des personnes. La marée noire dans le golfe du Mexique comme le désastre écologique des pétroles bitumineux, sont symboliques d’un pétrole de plus en plus difficile à extraire. L’énergie va fortement augmenter dans les prochaines années.

C’est dans ce contexte que l’écoquartier cristallise une énorme attention. C’est vrai aussi bien dans des initiatives citoyennes qu’au sein des Lire la suite

Infos vélorution Bordeaux : Rassemblement Vélocité le 27 mai, picnic écomobilité le 6 juin, vélorution spéciale françafrique le 17 juin

Vélorution Bordeaux, communiqué, mai 2010

Plusieurs infos sur des dates à venir :

– JEUDI 27 MAI : Vélocité organise un rassemblement à 18 à Gambetta pour revendiquer l’installation de places de stationnement pour les bicyclettes http://gironde.demosphere.eu/node/219 

– DIMANCHE 6 JUIN : Picnic écomobilité organisé par plein de gens (PUMA, TACA…) sur la rive droite, dans la prairie des angéliques : http://gironde.demosphere.eu/node/130

– JEUDI 17 JUIN : Prochaine vélorution sur le thème de la françafrique, rendez-vous à 18h devant la mairie. Vélorution organisée avec Survie Gironde (http://surviegironde.blogspot.com/)

réunion de préparation de cette vélorution le MERCREDI 9 JUIN à 18h30 au local de Récup’r, 4 rue des terres de Bordes (c’est la rue derrière la sortie Belcier de la gare, côté Garonne)

– 1, 2, 3, 4 JUILLET : Vélorution universelle de Paris : Cet évènement s’annonce terrible ! Si vous souhaitez faire un départ groupé (avec ou sans vélo), vous retrouver là-bas ou négocier un tarif spécifique pour le transport…, n’hésitez pas à Lire la suite

Greenpeace Bordeaux : Film-débat « Déchets le cauchemar du nucléaire » au Cinéma le Festival de Bègles le jeudi 3 juin à 20h30

Greenpeace Bordeaux, Communiqué, le 25 mai 2010

Greenpeace Bordeaux : Film-débat « Déchets le cauchemar du nucléaire » au Cinéma le Festival de Bègles le jeudi 3 juin à 20h30

Film et débat animé par Greenpeace Bordeaux autour de l’exportation des déchets nucléaires français à l’étranger et notamment en Russie.

Autour du film projeté sur Arte en octobre dernier et qui a remis en lumière le dossier soulevé par Greenpeace en 2005 sur l’opacité de la gestion par EDF et Areva des déchets nucléaires extraits des centrales françaises.

Plus d’info : Lire la suite

Jeudi 27 mai à 20h à Casteljaloux – Débat citoyen – LGV Bordeaux-Toulouse – Quel transport ferroviaire voulons-nous ? et « Un débat citoyen sur l’utilité de la LGV »

Jeudi 27 mai à 20h à Casteljaloux, salle La Bartère (derrière les thermes)

Débat citoyen

LGV Bordeaux-Toulouse

Quel transport ferroviaire voulons-nous ?

Avec des représentants de RFF, la CCI, la chambre des métiers, des élus (conseillers généraux, maires, députés), de nombreuses associations…

(pour un covoiturage depuis le Sud-Gironde, prendre contact avec les correspondants locaux de la Coordination)

http://www.sudouest.fr/2010/05/22/un-debat-citoyen-sur-l-utilite-de-la-lgv-98770-3651.php

sudouest.fr, le 22 mai 2010

Un débat citoyen sur l’utilité de la LGV

Alain Dewerdt, président de l’Association de sauvegarde des Landes et Coteaux de Gascogne (ASLCG) accompagné de Philippe Campana (vice-président) ont divulgué la date du « grand débat citoyen » concernant la Ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse, qui aura lieu jeudi 27 mai, à 20 heures, à la salle d’animation de La Bartère.

Le président a tout d’abord précisé que le but de ce débat n’était pas de provoquer de nouvelles adhésions (près de 900 à ce jour), mais d’informer les élus et la population pour que chacun puisse avoir un avis sur le tracé de la LGV en toute connaissance de cause.

 « Insulte à la démocratie »

De nombreux élus (conseillers généraux, maires, députés), des représentants de Réseau ferré de France (RFF), de la Chambre de commerce et d’industrie, de la Chambre de métiers, d’associations voisines (LEA environnement, TGV en Albret, TGV en Bruilhois, les chasseurs, les cheminots…), un juriste et de très nombreuses associations du département et de la région sont conviés.

Sauvegarder et défendre l’environnement naturel et économique fait partie des actions prioritaires de l’ASLCG, mais l’association s’inscrit également dans toutes les initiatives portant atteinte à la qualité de la vie dans le secteur et s’associe à tout groupement menant les mêmes actions en France et en Europe.

Chacun pourra s’exprimer

Concernant la LGV, la position de l’ASLCG est connue : la LGV serait inutile, ruineuse, dévastatrice pour l’environnement, ne serait plus adaptée à l’économie d’aujourd’hui où les chefs des petites et moyennes entreprises utilisent l’ADSL et les vidéoconférences sans se déplacer. L’association estime également que la LGV est « une insulte à la démocratie », car réalisée sa concertation réelle. L’ASLCG est pour la LHP (ligne à haute performance sur les voies existantes), plus économique selon elle, qui permettrait de développer utilement le réseau TER (trains express régionaux).

Le 27 mai, à Casteljaloux, chacun pourra s’exprimer, de « Réseau ferré de France au citoyen lambda », en passant par les élus que l’association compte bien sensibiliser.

Jean-Claude Guénin, présent à la conférence de presse, assistera également à la réunion. Le premier édile casteljalousain est favorable à ce débat. Il estime qu’une expertise contradictoire permettrait de se faire une idée précise et avoir une opinion personnelle sur le projet actuel de la LGV.

Pour l’association, « il faut que les décideurs prennent en considération les réactions et les remarques de la population, car ce sont tous les habitants du Lot-et-Garonne qui sont concernés » (plus de 300 euros par personne, enfants compris). Car si le débat public est clos, il n’est pas question de ne plus s’exprimer et le 27 mai, toutes les idées seront représentées pour que de la discussion jaillisse la lumière.

Pic-Nic écomobilité le 6 juin à 12h30 sur les quais de Queyries à Bordeaux

velo-cite.org, communiqué, le 9 mai 2010

Une seule adresse pour le 6 juin ! Les quais à Bordeaux!

Vélo-Cité fête ses trente ans, + un pic-nic écomobilité piloté par le PUMA (Pôle Urbain des Mobilités Alternatives) et d’autres associations + la Fête du Vélo avec 7 concentrations sur les quais.

Participez à cette grande manifestation ! de nombreuses associations présentes.

A la suite de l’exposition photographique « Vélo-Cité a 30 ans », exposée tout le mois d’avril, sur les Grilles du Jardin Public de Bordeaux, Vélo-Cité poursuit les invitations festives et continue de fêter ses trente ans d’existence pour La Fête du Vélo édition 2010.

Toujours sous son label « Vélo-Cité a 30 ans », l’association organise le Dimanche 6 Juin, en collaboration avec d’autres associations d’écomobilité de Bordeaux et de la CUB : « PUMA » , « Autocool » , « AIR » , »Mille Pattes » « TACA » , « Droits du Piéton » et « Oui au Tram », un grand rassemblement écomobile pour tous avec stands et animations d’une rive à l’autre de la Garonne, une « Fête du Vélo spéciale 30 ans » et un « Grand Déjeuner sur L’Herbe » rive droite Quai de Queyries.

Des vélobus encadrés par des bénévoles de l’association partiront de 7 points de la CUB en direction des Quinconces en matinée.

Sinon, vous pouvez venir dès 10 heures, rive gauche, quai Louis 18, esplanade face aux Allées de Munich. Vélo-Cité y présentera des sensibilisations et ateliers pédagogiques (atelier camion « angles-morts » de la CUB, plateau de maniabilité-vélo…), mais aussi des animations culturelles et artistiques :

– des chanteurs d’opéra à vélo « Les Vélomanes » donneront trois récitals d’une rive à l’autre du fleuve, guidant la déambulation

– les auteurs du livre-BD « Les Petites Reines de Bordeaux », présents sur site, dédicaceront leur oeuvre sur le stand de Vélo-Cité.

De là, la caravane de vélocipèdes partira à 12h30 pour la rive droite, traversera le Pont de Pierre et viendra s’installer pour ce grand déjeuner champêtre sur l’herbe du Quai de Queyries au  » Parc des Angéliques » (entre les restaurants « l’Estacade » et « La Petite Gironde ») ! C’est la première fois que les associations de l’écomobilité de l’agglomération bordelaise se réunissent pour une manifestation conviviale, artistique et festive de cette ampleur. Amenez vos Lire la suite

Notre tâche centrale de survie pour les décennies à venir, en tant qu’individus et en tant qu’espèces, doit être de…

http://www.a-brest.net/rubrique62.html

a.brest.net, Christian Bucher, le 14 mai 2010

 » Notre tâche centrale de survie pour les décennies à venir, en tant qu’individus et en tant qu’espèces, doit être de faire une transition vers l’utilisation de combustibles fossiles – et pour ce faire, pacifiquement, de manière équitable, et aussi intelligemment que possible  » – Richard Heinberg

Le mouvement « Villes en Transition » provient du terme anglais : « Transition Town network ». Il est né d’une prise de conscience du pic pétrolier et du dérèglement climatique, de leurs profondes conséquences, et de l’urgence à agir localement.

Il a été développé en 2005 par les étudiants du cours de soutenabilité appliquée de l’université de Kinsale (Irlande), mais c’est en Grande-Bretagne, en septembre 2006, qu’il a été mis en œuvre la première fois dans la petite ville de Totnes.

Après avoir essaimé en Grande-Bretagne et en Irlande, le concept de transition town a fait des émules aux Etats Unis, en Nouvelle-Zélande, au Japon et au Chili. Des projets sont en gestation en France et en Italie. En Belgique aussi, Il y a aujourd’hui plus de 250 initiatives de Transition dans une quinzaine de pays (anglo-saxons pour la plupart) réunies dans le réseau de Transition (Transition Network).

En France, Bordeaux, Grenoble, Saint Quentin-en-Yvelynes, Salies-de-Béarn, Sucy-en-Brie, Trièves s’inscrivent dans la démarche, plusieurs centaines d’autres s’apprêtent à le faire…

Qu’est ce qu’une ville en transition ?

L’idée centrale des villes en transition, la résilience, est directement inspirée des écosystèmes naturels. En effet, ces derniers ont la propriété d’être stables, diversifiés, de consommer un minimum d’énergie, d’être autonomes (cycles fermés) et de ne pas produire de pollution (grâce à la forte interconnexion de ses éléments : les déchets d’un système sont utilisés par d’autres systèmes).

La spécificité des villes en transition réside dans le fait qu’elles émanent de la population et non des autorités.

Le concept a plutôt pour ambition d’assurer un rôle d’inspirateur, de facilitateur ou de coordinateur, et de fournir un « toit » commun à l’action des uns et des autres qui reconnaît les réalisations portées par d’autres (associations, Agenda 21, entreprises etc.) et s’articule complètement avec les mesures prises au niveau national ou international. C’est un cadre de travail cohérent, incitatif.

L’originalité réside aussi dans le fait que les crises sont vues comme des opportunités de changer radicalement la société actuelle.

La vision se veut optimiste. Même la question des moyens nécessaires est vécue sur un autre plan : Lire la suite

Ressourcerie de Bordeaux : Ces vélos que l’on recycle

sudouest.fr, Isabelle Castéra, le 13 mai

Ces vélos que l’on recycle

L’association Récup’R utilise des vélos destinés à être jetés pour en créer de nouveaux, et prévoit de faire la même chose pour le textile et l’électroménager.

Ils sont les chouchous des collectivités locales. Yann Perotto, Deil Toussaint et Julien Peponnet, qui ont inventé la première « Ressourcerie » bordelaise, ont bénéficié du parrainage presque affectueux d’Alain Juppé notamment. Une convention est en cours de signature avec la ville de Bordeaux, qui permettra à l’association Récup’R de bénéficier des vélos cassés, usés de la Maison du vélo pour en fabriquer de nouveaux. Afin de les vendre à bas prix.

Récup’R, donc, s’est installé rue Terres de Bordes, à Bordeaux, il y a quelques semaines. Un petit atelier de réparation de bicyclettes où l’on peut amener son vieux biclou plutôt que le jeter à la déchetterie. Car la ressourcerie c’est l’anti-déchetterie. « Une structure associative qui travaille à la réduction des déchets dans une perspective de réutilisation, de réparation et de recyclage. Voilà ce que nous sommes », assure Deil Toussaint.

Ces trois jeunes hommes travaillent depuis plusieurs mois à l’élaboration de ce projet. Quelle idée ? « Nous sommes écolos en fait, concernés par l’abus de déchets et nous voulons lutter à notre manière contre la destruction de ces déchets, simplement en limitant leur quantité, ajoute Deil. Ce concept existe depuis longtemps au Canada. Ressourcerie est d’ailleurs un mot québécois. »

Un atelier Rustine

Récup’R ne se limite pas à réparer de vieilles bécanes, pour les vendre en parfait état entre 35 et 70 euros pièce. Un technicien vélo a été embauché par l’association, qui s’occupe de la réparation des cycles en vue de la vente, en même temps, il participe à un atelier de dépannage participatif.

Chaque samedi entre 14 heures et 19 heures, les adhérents peuvent venir ici, rue Terres de Bordes afin de profiter des outils, du local et des conseils du pro, pour réparer son propre vélo. Pneu crevé, freins usés, roues voilées, autant de petits problèmes qui peuvent à la longue coûter cher au cycliste du quotidien. L’atelier Rustine œuvre aussi dans le sens de la responsabilisation de chacun vis-à-vis des objets usuels. L’atelier fonctionne vraiment bien, on vient de loin, bien au-delà des frontières du quartier de la gare. Les pièces sont également récupérées, répertoriées et mises à disposition des réparateurs.

Viser l’autonomie

« Notre projet s’il commence par les vélos, ne s’arrêtera pas à cette seule fonction. Ce n’est qu’un point de départ, ajoute Julien Peponnet. Nous comptons mettre en place à l’étage un atelier Lire la suite

LGV basque : la médiatrice annoncera mardi que ce n’est pas gagné

eitb.com, Ramuntxo Garbisu, le 30 avril 2010

LGV basque : la médiatrice annoncera mardi que ce n’est pas gagné

Mardi 4 mai, Mme Meaux annoncera aux élus et à la presse les conclusions auxquelles elle est arrivée : si le projet ne sera pas remis en doute, on sera loin des déclarations rassurantes des pro-LGV.

Le projet de nouvelles voies LGV en Pays Basque nord connaitra un nouvel épisode ce mardi 4 mai 2010, avec la convocation à 17h à la sous-Préfecture de Bayonne de tous les élus concernés par son tracé, puis par une convocation de presse à l’ensemble des médias.

C’est à cette date que Marie-Line Meaux communiquera officiellement ses premières conclusions quant aux conditions dans lesquelles ce projet peut s’inscrire, et non sur sa remise en question, comme elle l’avait clairement exprimé dès sa prise de fonctions à Bayonne, après sa nomination par le Premier Ministre François Fillon.

« Ce projet de nouvelles voies a été acté au niveau gouvernemental, je suis là pour voir comment intégrer au mieux ce projet en Pays Basque, et il n’est pas question de revenir sur l’opportunité de toute autre hypothèse alternative« , avait-t-elle déclaré le 4 février dernier à la sous-Préfecture de Bayonne.

Chargée d’écouter l’ensemble des acteurs de ce dossier vivement combattu par une grande partie de la population sur son tronçon Bayonne-Biriatou, Mme Meaux n’a pas failli à cette partie de sa mission, ayant effectivement reçu nombre d’élus et d’associations depuis deux mois.

Malgré tout, les nombreuses incohérences du tracé défendu par l’opérateur Réseau Ferré de France (RFF) et les difficultés quant à parvenir à un taux de 60% de lignes enterrées en Pays Basque nord tel que mis en avant par les élus pro-LGV vont compliquer la tâche du rapport final qui doit être rendu à Matignon le 31 mai prochain.

Soulevée de maintes fois par le collectif d’opposition aux nouvelles voies du CADE, il existe bien une différence considérable de hauteur au niveau de la jonction entre la LGV Sud-Atlantique et le Y basque venu de la péninsule ibérique, ce qui obligera un des opérateurs à revoir sa copie : vu l’avancement des travaux en Pays Basque sud, il appartiendra donc à la France de relever ses voies LGV, rendant ainsi caduque ce chiffre de 60%.

Dans le meilleur des cas, le taux de voies enterrées tournerait autour de 40%, et il s’agira pour beaucoup d’entre elles de voies décaissées et non recouvertes qui déboucheront ensuite (avec un niveau phonique qui sera comparé à celui des cloches des vaches sur les zones agricoles) sur des ouvrages aériens qu’il sera difficile de ne pas remarquer : l’Adour et la Nive devront être franchies avec un nouveau pont ferroviaire d’une vingtaine de mètres de haut.

Dans ce paysage grandement modifié, l’opérateur RFF n’échappera donc pas à quelques Lire la suite

Le printemps de la Maison de l’environnement

sudouest.fr, Julien Rousset, le 27 avril 2010

Le printemps de la Maison de l’environnement

Doublement du nombre d’associations membres, rénovation des locaux : la méconnue Maison de la nature et de l’environnement veut s’ouvrir, et gagner en visibilité.

Connaissez-vous la MNE, Maison de la nature et de l’environnement ? Non, ou à peine, et cela n’est pas étonnant : ce réseau, qui regroupe une trentaine d’associations s’occupant d’environnement, souffre d’être peu visible, et d’avoir longtemps paru replié sur lui-même. D’ailleurs, il n’a pas encore de ligne téléphonique.

Cette plate-forme occupe pourtant des locaux de 400 mètres carrés au 3 de la rue de Tauzia, dans le quartier de la gare Saint-Jean. Des locaux « un peu glauques » de l’aveu même de leurs occupants. Passé un hall d’entrée qui plaira aux amateurs de pénombre, apparaît la vaste salle principale, pas mieux éclairée ; elle sert de cœur battant pour la MNE, accueillant réunions, séminaires, assemblées générales… Autour de cet espace commun rayonnent les bureaux où les associations travaillent et stockent du matériel.

31 assos membres

Ce QG compte 31 « associations membres », plus ou moins impliquées dans son activité quotidienne. Ce nombre a doublé en deux ans (1), si bien que la MNE a gagné, l’an dernier, un étage de cet immeuble qui lui prête la mairie. « La Ville ne nous demande pas de loyer. C’est une aide précieuse. Nous devons juste, à partir de cette année, payer les fluides », précise Dominique Hofmann, vice-présidente de la MNE.

Ces locaux seront bientôt rafraîchis. Cette fois avec l’appui du Conseil général : Jacques Respaud s’est engagé sur une subvention de 40 000 euros. Un accès handicapé va être aménagé, les issues de secours remaniées, un coup de pinceau général apporté, et le chauffage sera révisé de sorte à remplacer les actuels radiateurs électriques, pas vraiment appropriés à une Maison de l’environnement.

« Contre-pouvoir »

Pour l’instant surtout fréquentée par les salariés des associations, ou par leurs bénévoles, la MNE veut s’ouvrir sur l’extérieur. Elle le fait déjà depuis deux ans via l’Université populaire de l’environnement, cycle de rencontres délocalisées à l’Utopia ou à l’Athénée municipal…

Les animateurs de la MNE projettent de créer un site Internet qui serait « la référence en matière d’environnement à l’échelle régionale » ; ils prévoient également la mise en place d’un centre de documentation, où reposeront par exemple les archives des associations membres, et souhaitent la transformation de la MNE en vrai « centre de ressources ».

Tout cela nécessite des moyens. La MNE fonctionne avec trois fois rien : elle n’a pas Lire la suite

Récup’R ça démarre ! Ressourcerie & Atelier vélo à Bordeaux

recup’r.org, Communiqué, le 23 avril

Récup’R ça démarre ! Ressourcerie & Atelier vélo à Bordeaux

A deux pas de la gare St Jean à Bordeaux, un lieu essentiellement tourné vers le vélo pour le moment avec trois grandes activités :

– Collecte de vélos, pièces détachées, outils, carcasse…

Mardi au samedi et sur rdv à domicile mardi et jeudi.

– Vente de vélos

Mercredi, vendredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h

– L’atelier Rustine (atelier associatif)

Samedi de 14h à 19h

Récup’r est une association qui développe une ressourcerie sur le territoire de la Communauté Urbaine de Bordeaux. Les ressourceries, aussi appelées recycleries, sont des structures qui travaillent à la réduction des déchets dans une perspective de réutilisation, de réparation et de recyclage.

Leur activité passe par divers modes d’action : sensibilisation /collecte / réparation / détournement d’usage – création / vente.

Les vélos : La 1ère filière mise en place par Récup’R.

D’autres filières se développeront peu à peu. Si vous souhaitez vous investir dans ce projet, contactez-nous Lire la suite

NON AUX LIGNES LGV, OUI au TGV sur les voies existantes : samedi 24 avril manifestation à Montauban

Coordination assos vigilance lgv, communiqué, avril 2010

Manifestation à MONTAUBAN (82)

Samedi 24 avril 

NON AUX LIGNES LGV, OUI au TGV sur les voies existantes

Rendez-vous à 10h30 précises à la gare de Montauban 

L’opposition aux projets de Lignes Nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne est toujours aussi vive et déterminée.

Après les grandes manifestations de Bayonne, Langon, Hendaye et Nérac, c’est en Tarn et Garonne qu’aura lieu le prochain grand rendez-vous:

Manifestation contre le projet de la nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse et pour l’amélioration des lignes existantes

Evénement à l’initiative du Collectif de villages du Val de Garonne et de la Lomagne

Prenez votre GILET FLUO

Apportez également le plus grand nombre de documents de communication diffusés par GPSO dont vous disposez (Lettres d’information, Flash Infos, Fiches pédagogiques, etc) … il en sera fait bon usage !

Pour plus d’information : tgv.wifeo.com  et lgv.sabstenir.over-blog.com

Il est très important que des délégations de tous les départements d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées viennent apporter leur soutien au Collectif d’associations qui organise cette manifestation très clairement opposée au projet de ligne nouvelle quel que soit le tracé. 

Ils comptent très fort sur notre présence !

Le Collectif 82 demande aux associations des départements, des régions et des pays voisins de confirmer leur présence à l’adresse: <lgvcollectif82@orange.fr>

Merci de diffuser l’information.

= Message à faire circuler

En Gironde un co-voiturage est organisé pour se rendre à la manifestation à Montauban samedi: 

Rendez-vous à 8h sur le parking de la gare de Lire la suite

Bilan 2009 de Université populaire de l’environnement – Université nomade d’Aquitaine de la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine

MNE Bordeaux-Aquitaine, Communiqué, le 19 avril 2010

Bilan 2009 de Université populaire de l’environnement – Université nomade d’Aquitaine de la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine

I. L’Université nomade d’Aquitaine

1.) 15 janvier – Une conférence-débat à l’IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux) [150 participants] avec Marie Monique Robin, journaliste, cinéaste et écrivain sur le thème de « Ecologie et journalisme d’investigation » en partenariat avec Greenpeace Bordeaux et une diffusion du documentaire « Le Monde selon Monsanto » au cinéma l’Utopia de Bordeaux [180 participants] suivi d’un débat avec MM Robin

2.) 4 février et 4 mars – Deux ateliers pratiques écolo au Jardin botanique de Bordeaux [55 participants] sur le thème « Ecologie et numérique » avec Michel Lesbats, enseignant chercheur en biologie, et Anne-Sophie Novel, doctorante en économie politique

3.) 3 avril – Une conférence-débat au cinéma le Festival à Bègles [80 participants] en partenariat avec la municipalité sur le thème « L’homme a-t-il perdu le lien avec la nature ? » avec 4 universitaires : Dominique Prost, Enseignante-chercheuse en géographie, Martine Alcorta, enseignante-chercheuse en psychologie, Charlie Grandjeat, enseignant-chercheur en littérature nord-américaine et Catherine Thomas, enseignante-chercheuse en océanographie

4.) 20 mars, 10 et 24 avril Trois conférences-débats à Cap-Sciences Bordeaux « Changements climatiques et énergie » [80 participants] :

« Le changement climatique : pas plus de 2° C », par Jean-Yves Rossignol, Ingénieur-consultant

« Les énergies : une division par 4 d’ici 2050 », par Gilles Drogou des Amis de la terre

« Crise climatique et énergétique : la taxe carbone peut-elle être une réponse appropriée ? », par Jean Sireyjol, association TACA

5.) 16 mai – Une conférence débat à Mérignac sur le thème « Environnement et nouvelles solidarités » [50 participants] en partenariat avec les associations des Amis Aquitains des semaines sociales de France et Pratiques et dialogues. Après une présentation des enjeux climatiques, énergétiques, écologiques et sociaux par Jean-Yves Rossignol, 4 ateliers ont travaillés sur les thèmes de agriculture / consommation, énergie/habitat, déplacements et formation/insertion avant une restitution des ateliers

6.) Quinze émissions de radio sur la Clé des ondes en partenariat avec Chiche ! Bordeaux [ 3 000 auditeurs cumulés estimés] :

La MNE Bx Aquitaine

AutoCool/L’autopartage

TACA/Changement climatique et taxe carbone

Greenpeace et Vigilance OGM/Les OGM

Droits du piéton 33/Journée de la courtoisie

CATA/Projet collectif d’achat de terre agricole

Débat Ecologie et libertés publiques

Maisons paysannes 33/L’habitat rural

Vélo Cité/Jeu concours mes courses à vélo

Récup’R/Projet de recyclerie / ressourcerie

ICARE/Le jardin d’inspiration médiévale de Gradignan

H’Nord/Le projet d’Ecoquartier de Bordeaux Bacalan

Séphir/La barre d’outil Ecolo-info

SEPANSO 33/Les nouveaux OGM

L’agenda 21 des familles de Bordeaux

7.)1er avril, 6 mai, 3 juin et 1er juillet – Quatre cours au Jardin botanique de Bordeaux « Petite écologie de l’homme et de ses techniques »  [80 participants] avec Michel Lesbats

La main de l’Homme et ses techniques – Evolution des risques techniques de l’Homme préhistorique à nos jours

Autopsie d’un accident / Les mots des maux, les mots du risque – Définitions et polysémie des termes du domaine des risques d’origine technique

Citoyenneté et culture du risque – La participation des citoyens à la Gestion des risques techniques

Table ronde et débat sur la concertation et la démocratie écologique : « Echanges entre les acteurs locaux du Grenelle » suivi d’un Apéros’Ecolos (ex GreenDrinks)

8.) 16 au 25 mai – Sept conférences-débats lors du Salon de l’environnement de Bordeaux [150 participants] :

Au fil des Séounes/Abeilles et frelons asiatiques

CREAQ/Les aides à l’éco-habitat (2 interventions)

AutoCool/L’auto-partage

Achillée et ciboulette/Le compost

Achillée et ciboulette/Le purin d’ortie

Le collectif réduisons nos déchets en Aquitaine/La prévention des déchets

La MNE Bordeaux-Aquitaine/L’Université populaire de l’environnement

9.) 27 mai –  Une conférence-débat à l’IJBA « Quelle Europe pour la planète ? » [50 participants] avec les représentants des principales listes aux Européennes : Europe écologie, Front de gauche, NPA, PS et UMP/NC (Le Modem n’avait pas répondu à l’invitation)

10.) 27 et 28 juin – Deux conférences-débats à Nérigean (Libournais) dans le cadre du marché paysan du Château  Fourton-La Garenne (vignoble en maraîchage biologique) [55 participants]

« Libournais 2020 : quelle agriculture et quelle alimentation voulons-nous ? » avec Philippe Roudié – Professeur émérite de géographie et Jean-Pierre Leroy – Syndicaliste – Confédération paysanne

« Crises climatique, écologique, énergétique… quel rôle pour les associations environnementales ? » avec CATA, Achillée et ciboulette, Auto Cool et la MNE Bordeaux-Aquitaine

11.) Du 24 septembre au 4 novembre, mise en place d’un « module d’appui au développement associatif et aux porteurs de projets », premier cours le jeudi 24 septembre à 18h15 à la MNE Bordeaux-Aquitaine : « Le suivi évaluation dans les projets associatifs ». 5 cours du jeudi 1er octobre au mercredi 4 novembre à 18h30 à l’Athénée : « L’amélioration des moyens de communication des associations ». Ouvert à tous et gratuit, sur réservation.

12.) Du vendredi 25 au dimanche 27 septembre, Salon Viv’Expo à Bordeaux Lac avec des conférences-débat et la participation de nombreuses associations environnementales : AutoCool, Greenpeace, H’Nord, ICARE/Jardin de Pierral, MNE Bordeaux-aquitaine, Réseau des mille-pattes, SEPANSO, Solar Rives de Garonne/Ecocentre de Gironde, Surfrider Foundation…

13.) 7 et 15 octobre et 4 novembre à l’Université Bordeaux 2 Victoire amphithéâtre Pitres – « Crise climatique, énergétique, écologique…, état des lieux » avec Gilbert Haumont, universitaire, « Les énergies : une division par 4 d’ici 2050 » avec Gilles Drogou des Amis de la terre et « Vers une révolution des transports » avec Simon Charbonneau, Universitaire

14.) Le vendredi 9 octobre à 21h00, Salle du Foyer Municipal d’Arbis (7 km de Targon), « Crise climatique, écologique et des ressources naturelles : quelles conséquences pour l’Entre-deux-Mers ? » avec Gilbert Haumont, enseignant à la Faculté  de Pharmacie de l’Université de Bordeaux 2. Manifestation dans le cadre du Colloque 12 « De Benauge à Verdelais » organisée par les Amis du château de Benauge, l’Association des Amis du Musée de l’Art Religieux de Verdelais et le Comité de liaison de l’Entre-deux-Mers (CLEM) à Arbis, Benauge et Verdelais les 9, 10 et 11 octobre 2009

15.) Lundi 16 novembre – Conférence débat avec diffusion du film documentaire Live-bicycle sur « La mobilité urbaine » organisée par le PUMA (Pôle alternatif des Mobilités urbaines) : Vélo Cité, AutoCool, Droits du piéton 33, AIR…à l’Université Bordeaux 2 Victoire amphithéâtre Pitres

16.) Début 2010 une conférence débat sur « La transition » à la Communauté urbaine de Bordeaux jeudi 11 mars avec Pierre Radanne et Simon Charbonneau, deux conférences débat sur « Urbanisme, paysage, architecture dans l’Entre-deux-Mers… » la première à Créon le jeudi 25 mars, un Concert pour le climat à Bègles le jeudi 1er avril et une conférence sur « Climat et viticulture » à Montagne-Saint-Emilion le jeudi 6 mai

II. Soutien de l’UPE aux actions d’adhérents de la MNE et de partenaires

Du 12 au 27 septembre : Quinzaine de l’écologie en Agenais, Samedi 12 à 20h30  « Mieux comprendre les OGM » par Christian Vélot, Dimanche 13  à 10h30 « De jardin en jardin », Mercredi 16 à 20h00 « Nos enfants nous accuseront » Ciné/ débat, Vendredi 18 à 20h00 « Les papillons, indicateurs de bonne santé écologique », Dimanche 20 à partir de 8h30 « Ecorurale des Séounes » à la Sauvetat de Savères, Mercredi 23  à 19h30 « La taxe carbone » Conférence-débat avec TACA et Dimanche 27 à 14h00 « Visite d’une maison écolo » à Pennes d’Agenais.

Le mercredi 16 septembre à 19h30, Conférence-débat avec Hervé Le Treut, membre du GIEC, à l’Athénée municipale de Bordeaux organisée à l’occasion des 40 ans de la SEPANSO Aquitaine.

Du 28 septembre au 2 octobre 2009 « Stage chaux » et du 16 au 20 novembre « Formation à la restauration écologique dans le bâtiment ancien » organisé par l’Ecocentre de Gironde à Toulenne près de Langon.

Le vendredi 2 octobre manifestation du Collectif 33 Copenhague 09 à la gare Saint Jean de Bordeaux

Le dimanche 4 octobre « Picnic sans carbone » à partir de 12h sur les quais au Parc des Sports en face de St Michel (à coté du Pont de Pierre). Ce picnic doit nous permettre de rassembler le plus grand nombre de citoyens désireux d’agir pour protéger le climat. Ceux qui aiment Taca viendront en vélo et les rangeront en forme de 3 5 0 pour la traditionnelle photo, et cette fois nous l’espérons, l’objectif atteint de 350 vélos. Nous souhaitons organiser des vélo-bus, regroupement de cyclistes pédalant ensemble, convergeant  le dimanche matin depuis les 27 communes de la CUB vers le lieu du picnic à coté du Pont de Pierre.

Samedi 24 octobre – Manifestation du Collectif Copenhague au lion bleu sur la rive droite « 350 idées pour la planète »

Le vendredi 6 novembre un film-débat à l’Utopia de Bordeaux « Le syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot avec le Collectif associatif Gironde Copenhague 09

Jeudi 10 décembre à 19h00 à l’Athénée municipal de Bordeaux avec la Confédération Paysanne de Gironde Conférence-Débat sur le thème : Agriculture et changement climatique. Comment assurer une production agricole répondant aux besoins des populations, dans un climat bouleversé,  tout en minorant radicalement les dégagements de gaz à effet de serre ?

samedi 12 décembre – Manifestation « Ni nucléaire, ni effet de serre » de 11h00 à 12h00 au miroir d’eau sur les quais face à la Bourse à Bordeaux avec TchernoBlaye, à partir de 12h00 déambulation festive dans Bordeaux avec une Batucada, musique brésilienne, tout le monde habillé en bleu, avec chapeau et lunette de soleil, vers 14h00 arrivée de la vague bleue au grand théâtre, place de la comédie, ou l’association TACA sera présente du samedi de midi à minuit. Veillée climatique sur place : amenez des pots de yaourts en verre peints en bleu pour poser des loupiotes (fournies par TACA), musiciens et chanteurs bienvenus pour réchauffer ceux qui vont veiller pour le climat sur les marches du théâtre comme beaucoup d’autres groupes à travers le monde (350.org, tck tck tck, …). A 19h regroupement des jeûneurs volontaires en soutien des militants de Climate Justice Fast en grève de la faim pour le Climat depuis le 6 novembre.

II. Le blog de la MNE https://mneaquitaine.wordpress.com/

Il fonctionne depuis août 2008 et propose 2 200 articles et 230 adresses de Sites Internet et de blogs dont 120 Aquitains

En 20 mois, près de 300 000 pages ont été consultées par environ 120 000 visiteurs, nous estimons qu’environ 50 % des visiteurs sont Aquitains.

1. TOP 25 des articles depuis 20 mois

Thermographie aérienne infrarouge de la CUB                                10 351

Le tracé sud de la future LGV Bordeaux –                                        10 273

Thermographie aérienne des 27 communes de la CUB                 9 199

La MNE Bordeaux-Aquitaine                                                             7 894

Ligne grande vitesse en 33, 40, 47 et 64                                          4 277

Communauté urbaine de Bordeaux : Isolez                                                 2 630

Langon : ouverture d’un supermarché bio                                        2 549

Centrales photovoltaïques au sol : la crainte de la trame grise       1 998

PAC : La France redistribue et dévoile les aides                             1 679

Appel à la création d’une ressourcerie /                                           1 647

Eco-PTZ : l’éco-prêt à taux zéro pour éc                                         1 499

La grande distribution s’empare du commerce équitable                1 367

Liste des 12 marchés bio et 78 magasins bio d’aquitaine              1 193

EnR : développement de l’énergie solaire                                        1 176

UPE – L’Université nomade d’Aquitaine                                            1 148

Formation à l’agroécologie en Ardèche av                                                   1 065

Eco-prêt à taux zéro et crédit d’impôt «                                             1 051

NON aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeau                                1 020

Recycleries & Ressourceries : réseau                                            985

« Home » : Yann Arthus-Bertrand rend-il tr                              944

Soustons (40) : Une ferme photovoltaïque                                       904

Huitres du bassin : Du test de la souris                                            848

Bon ap’ avec l’Amap de Mérignac                                                    834

Transports de la CUB : Keolis préféré à                                          779

Toilettes sèches : soulagez l’environnem                                        747

2. Visite sur les sites et blogs des adhérents depuis le blog MNE depuis 20 mois

colibri33.fr                                                      429

collectif.terres.free.fr                                     427

maisons-paysannes.org                                418

recupr.org                                                      383

pagesperso-orange.fr/federation.sepan…    374

creaq.org                                                       284

lesptitsgratteurs.blogspot.com                      278

asso.burdivega.free.fr                                   269

itinerancesculturelles.asso.fr                        262

greenpeace.org/france                                  252

collectif-dechets-girondin.com                      246

sephir.org                                                      201

belcier.eco.quartier.free.fr/sommaire…        177

hnord.org/doku.php                                       169

velo-cite.org                                                   161

taca.asso-web.com                                      147

aramaquitaine.fr                                            141

autocool.fr1                                                    139

Simon Charbonneau : Y a-t-il encore un avenir humain possible ?

mediapart.fr, N. Fabre, le 16 Avril 2010

Edition : Le Parlement du Futur

Y a-t-il encore un avenir humain possible ?

Un taux d’abstention-record (53,6%) au premier tour des élections régionales de mars dernier. Des militants écologistes déçus après l’échec du somment de Copenhague. Des professions en grève, pour dénoncer des conditions de travail difficiles. Les signaux de malaise social ne sont pas nouveaux : déjà, le 20 février dernier, le médiateur de la République Jean-Paul Delevoye dénonçait dans son rapport « l’usure psychologique » de la société, ballottée par d’incessants changements censés l’avantager. Aujourd’hui, Simon Charbonneau, spécialiste en droit de l’environnement, militant associatif à Bordeaux et défenseur du mouvement pour la décroissance, nous livre ses analyses de la situation.

Comment percevez-vous le sentiment actuel de « malaise social » ?

Il y a un désarroi complet des gens face à l’accumulation des questions posées par le développement : la multiplication des catastrophes écologiques et sociales a conduit à l’effondrement de l’idéologie du progrès. Aujourd’hui, nous nous retrouvons avec l’héritage des Trente glorieuses et le sentiment que « la kermesse est finie » : les gens se rendent compte que les discours optimistes concernant l’avenir ne tiennent plus.

Le problème, c’est que cette angoisse de l’avenir ne trouve aucune réponse politique : les personnes qui nous dirigent continuent à pratiquer la politique du déni, en refusant de se poser les questions de fond, comme celle du bien-fondé des développements. En fait, il y a un décalage complet entre les préoccupations de la population et les discours tenus par l’oligarchie au pouvoir. Les politiques, complètement azimutés et perdus, continuent à appliquer de vieilles recettes inadaptées, faute de vouloir regarder en face les problèmes.

Et vous, comment percevez-vous l’avenir ?

Pour moi, aucun doute, nous allons droit dans le mur : on a mis en marche une machine infernale que l’on est incapable de maîtriser et aujourd’hui on laisse le système aller jusqu’au bout de sa logique absurde et destructrice. Le programme de ligne à grande vitesse à Bordeaux illustre bien cette absurdité : on met en place un programme qui aura un impact écologique considérable et impliquera un endettement important, pour des gains de temps assez ridicules (passer de plus de 200 Km/h à 350 Km/h). Ce projet est typique de l’attitude du « toujours plus » de nos politiques, qui refusent de se poser la question des multiples limites : financières, sociales, écologiques. Cette attitude, focalisée sur le court-terme, est dangereuse, car c’est comme si le cycliste conduisait en regardant uniquement sa roue avant, sans voir venir les obstacles… Cette logique de fuite en avant ne mène à aucun avenir humain. A terme, avec l’accumulation des problèmes, nous risquons d’assister à une implosion différée du système.

Les politiques sont-ils les seuls responsables de cette situation ?

La responsabilité est aussi du côté des intellectuels, car il y a aujourd’hui un déficit de pensée : il manque d’intellectuels pour Lire la suite

Nouvel agenda collectif et participatif de Bordeaux et de la Gironde

Démosphère Gironde, avril 2010

Depuis le temps qu’on en parle,  l’agenda collectif et participatif  de Bordeaux et la Gironde voit le jour.

Il vous permettra de poster librement tous vos rendez vous militants et culturels sur une page web, d’y rajouter des informations sur le mouvement ou la structure qui le propose et ainsi de les communiquer à un maximum de personnes sur Bordeaux et la Gironde !!

Un bon moyen aussi de savoir en un coup d’œil ce qu’il se passe dans le coin ….

N’hésitez pas à vous en servir, à faire circuler l’information : l’utilité de cet agenda dépend de la participation de celles et ceux qui ont des choses à annoncer !

Pour vous le présenter comme il se doit, rdv au Samovar jeudi 8 avril à 19h30 pour une demo en direct, quelques victuailles et des rencontres en vrai !!!

L’occasion de faire un agenda vivant … venez avec les dates de vos prochains événements !

A jeudi !?

Tout ça sur : Lire la suite

Dimanche 4 avril : 13ème édition de la bourse au vélo – Allée de Tourny à Bordeaux

Vélo Cité, communiqué, mars 2010

Dimanche 4 avril

Allée de Tourny à Bordeaux

13ème édition de la bourse au vélo

Dépôt-vente de vélo

Accueil dépôt de 9h30 à 11h00

Vernte de 11h00 à 16h30

Informations Lire la suite

Mardi 23 mars – 20h30 : Conférence d’Erik Orsena au CAPC « Dernières nouvelles de la rareté »

Bordeaux, Communiqué, mars 2010

Rencontre éco-citoyenne avec Erik Orsenna

Le mardi 23 mars 2010 à 20h30

Au CAPC, 7 rue Ferrère à Bordeaux

Nouvelle rencontre éco-citoyenne avec Erik Orsenna, économiste, écrivain et ancien conseiller du président François Mitterrand. Il vient à la rencontre des Bordelais pour animer un débat intitulé « Dernières nouvelles de la rareté ». A la suite de ses ouvrages sur le golf Stream, le coton et l’avenir de l’eau, Erik Orsenna fait le point sur les vraies et fausses raretés d’aujourd’hui.

Organisée par Lire la suite

Conférence débat le jeudi 11 mars : « Crise climatique, énergétique, écologique… : l’approche des territoires en transition est-elle adaptée à l’agglomération bordelaise » ?

MNE Bordeaux-Aquitaine – Université populaire de l’environnement, Communiqué, le 4 mars 2010

La Communauté Urbaine de Bordeaux et la Maison de la Nature et de l’Environnement Bordeaux-Aquitaine, vous invitent dans le cadre du Plan climat de la CUB et de l’Université Populaire de l’Environnement, à participer à une conférence-débat publique : le jeudi 11 mars de 18h00 à 20h00

Hôtel de la Cub (Esplanade Charles de Gaulle) – salle des commissions réunies 

« Crise climatique, énergétique, écologique… : l’approche des territoires en transition est-elle adaptée à l’agglomération bordelaise » ? 

Assurer la transition d’un mode de vie qui repose sur une énergie disponible et bon marché, à un mode de vie plus sobre, avec une énergie rare et chère, pourrait bien être une des priorités de cette nouvelle décennie. 

Avec Pierre Radanne (consultant, ancien président de l’ADEME)

et Simon Charbonneau (juriste en droit de l’environnement, militant associatif). 

En présence de Laure Curvale, Vice Présidente de la Cub en charge du plan climat.

Nous vous invitons, en amont de cette conférence, à découvrir plusieurs initiatives qui se mettent en place en Europe :

Lors des négociations de Copenhague en décembre 2009 un collectif de communautés locales a adopté Une déclaration des peuples au Klimaforum09 – Changeons le système ! Pas le climat ! Parmi les revendications : trouver de vraies solutions à la crise climatique basées sur une utilisation sécurisée, propre, renouvelable et durable des ressources naturelles, ainsi qu’une transition vers une souveraineté alimentaire et énergétique, foncière et sur les ressources en eau.

http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/Declaration_des_Peuples_au_Klimaforum_-_Changeons_le_Systeme_Pas_le_Climat_Ultimate_Version.pdf

Le Parlement Wallon a adopté à l’unanimité le 18 juillet 2008 une Résolution sur les pics du pétrole et du gaz. Elle manifeste la prise de conscience du défi majeur que représente le pic pétrolier, tout en prenant en considération le changement climatique. En effet, si les experts ne s’entendent pas sur la date du pic, ils conviennent qu’il est inéluctable et qu’il n’y a pas d’alternative unique au pétrole. Il est donc urgent pour les députés wallons d’adopter des mesures de transition.

http://www.weblex.irisnet.be/data/crb/Doc/2008-09/113709/images.pdf

Une petite ville du Sud-Ouest de l’Angleterre s’est mobilisée depuis septembre 2006, pour vivre sans dépendre des apports extérieurs. L’objectif : réduire la consommation de produits transportés qui ont une lourde empreinte carbone. Il s’agit de la ville en transition [transition town] la plus avancée du monde, pionnière d’un mouvement qui, face au double défi du changement climatique et de la fin prochaine du pétrole à bon marché, a pour objectif de réduire sa consommation énergétique et son empreinte carbone

Le site francophone des villes et communautés en transition http://www.villesentransition.net/

Les sites des territoires français en transition Lire la suite

La première bordelaise des Déboulonneurs

sudouest.com, Julien Rousset, le 7 Mars 2010

ANTIPUB. Ce collectif anti-pub tout juste implanté sur l’agglomération a organisé hier sa première action : le bâchage d’un panneau 4×3 dans le quartier de la gare Saint-Jean

La première bordelaise des Déboulonneurs

Hier à 14 heures, sur le parvis de la gare Saint-Jean, une demi-douzaine de jeunes gens se signalent par des gilets jaune fluo : ce petit groupe a monté en janvier une antenne bordelaise des Déboulonneurs, collectif anti-pub créé à Paris. Il organise cet après-midi sa première action.

L’initiative a été relayée sur des sites internet : une soixantaine de personnes est là. Beaucoup d’étudiants, des chercheurs, quelques artistes, de « vieux écolos » d’au moins 50 ans… Les policiers aussi ont eu l’info, qui veillent, à distance.

« Non-violence »

L’un des animateurs saisit le haut-parleur pour donner quelques instructions à ce commando de circonstance : « Il s’agit d’une action de bâchage et non de barbouillage. C’est une opération non violente, symbolique. En cas d’interpellation, il ne faut aucun débordement » explique l’orateur, insistant, habilement, sur le fait que « les policiers font leur travail ».

La perspective d’une interpellation n’inquiète guère les Déboulonneurs. Au contraire. « S’il y a procès, cela médiatise notre cause »… Fûté !

Le groupe prend la direction de Belcier. À vélo ou à pieds bien entendu. La cible de cet après-midi est un 4×3 planté au pied du pont du Guit.

Les militants anti-pub sont venus avec une bâche dont ils veulent recouvrir le panneau, mission accomplie en quelques minutes (voir la photo). Au pied du panneau par eux rhabillé, les Déboulonneurs précisent leur théorie, plus modérée que celle des Casseurs de pub : « Nous ne demandons pas la disparition de la pub, mais sa limitation à un format 50×70, le format accordé aux associations ou aux partis politiques. Il n’est pas normal que des marchands aient plus d’espace que des forces citoyennes ».

Les interventions épinglent aussi le « formatage » induit par la pub, la surconsommation et « l’hédonisme marchand », rappellent que « le paysage urbain appartient à tous, y compris à ceux qui le regardent », ou déplorent la consommation électrique des panneaux éclairés de nuit…

À 15 h 15, Lire la suite

Collectif des Déboulonneurs de Bordeaux, samedi 6 mars 2010, action symbolique de bâchage de panneaux publicitaires de grand format

Collectif des Déboulonneurs de Bordeaux, Communiqué, le 1er mars 2010

Petite info du Collectif des Déboulonneurs de Bordeaux, merci de diffuser !

Action de bâchage de panneaux publicitaires le samedi 6 mars  2010,

Rassemblement devant la gare SNCF de Bordeaux à  partir de 14 h.

Pour sa première action, le Collectif des Déboulonneurs de Bordeaux organise le  samedi 10 mars 2010 une action symbolique de bâchage de panneaux publicitaires de grand format.

Cette action de sensibilisation marquera le début d’une nouvelle campagne d’information portée localement par le Collectif des Déboulonneurs.

Voici les revendications portées par le Collectif :

-Limitation de la taille de l’affichage publicitaire à 50 x 70 cm sur des dispositifs ne dépassant pas 2m2. Ce format correspond à la réglementation de l’affichage dit « libre » ou « d’opinion »

– Fixer des contraintes de densité raisonnables, fonction du nombre d’habitants

– Interdire les dispositifs consommant de l’énergie (éclairage, défilement, sonorisation,…)

– En attendant que ces mesures soient appliquées au niveau national, nous encourageons vivement la municipalité de Bordeaux à adopter un Règlement Local de Publicité (RLP) mettant en oeuvre des dispositions allant dans ce sens.

Il s’agit de garantir « la liberté de réception », permettant à tout usager de l’espace public de choisir, s’il souhaite ou non recevoir un message publicitaire.

Le Collectif invite Lire la suite

La querelle des vacants ou l’histoire édifiante d’une Ligne à grande vitesse

mediapart.fr, Patrick Rodel, Edition : Bordeaux sur Garonne, le 20 Février 2010

La querelle des vacants ou l’histoire édifiante d’une Ligne à grande vitesse

Au Moyen-age, les pauvres avaient le droit de faire paître leurs quelques animaux sur des zones de terre des Landes qui n’appartenaient à personne.

Vint une époque où les riches propriétaires s’indignèrent de cet obstacle à la rationalisation de l’agriculture et, puisqu’ils étaient les plus forts, ils s’emparèrent des « vacants ». Il y eut des procès. Certaines communes purent se porter acquéreurs de ces terrains. Les conflits durèrent longtemps.

Pourquoi rappeler cette histoire qui semble n’intéresser plus que quelques érudits locaux ? parce qu’elle a laissé des traces dans la mémoire collective et lorsqu’il a été question de revenir sur certains droits de passage, lors du projet de création d’une LGV, un vent de jacquerie a soufflé sur les Landes et Coteaux de Gascogne.

Association de sauvegarde des landes et coteaux de Gascogne, c’est le nom de la jeune association qui s’est constituée en décembre 2009, mais qui est déjà forte de quelques centaines de membres, pour poser des questions, embarrassantes, aux promoteurs de ce projet. Après tout, la population avait été consultée sur le principe d’une telle ligne et une majorité s’y était montrée favorable – qui refuserait de gagner du temps  lors d’un voyage, et qui pourrait s’opposer à un développement des transports ferroviaires en une période de pétrole cher ? personne, à l’image des politiques qui, du PS à l’UMP en passant par le PC et quelques autres, présentaient la LGV comme l’occasion de désenclaver (?) la région, de créer des emplois, d’impulser le développement économique.

Quel fut donc le déclencheur de la révolte ? la découverte que RFF (Réseau Ferré de France) avait décidé de ne pas suivre le circuit existant mais d’en créer un de toutes pièces – ce qui allait entraîner la destruction de 3 600 hectares de coteaux et de forêts. Sans raisons valables. Suivons l’argumentaire que présente l’Association.

La LGV est inutile : en effet, le TGV passe déjà entre Bordeaux et  Hendaye, entre Bordeaux et Toulouse. Il s’agit simplement de le faire aller plus vite. On pourrait raisonnablement penser qu’il suffit de transformer les voies existantes pour y parvenir. Tous calculs faits, les nouveaux tracés ne feraient gagner, respectivement, que 5 et 15 minutes  sur les tracés existants et rénovés. On peut s’en étonner à juste titre.

D’autant que la LGV est ruineuse. Qu’on en juge ! Bordeaux/Hendaye : 12,5 milliards d’euros (1 seul milliard pour l’aménagement des lignes déjà existantes) Bordeaux/Toulouse : 7 milliards. Sans compter que la facture grimpera nécessairement au fil des ans. (A titre de comparaison, je rappelle que l’on estime à 14 milliards de dollars le coût de la reconstruction de Haïti !!!)

Ruineuse donc pour l’Etat, mais également pour les collectivités locales qui devront participer à hauteur de 50 % au prix de ces investissements. Pour exemple, le Lot-et-Garonne, qui ne roule pas sur l’or, devra s’acquitter d’une centaine de millions d’euros – ce qui correspond à son budget annuel (combien de maisons de retraite auraient pu être construites, combien d’établissements scolaires et sportifs, combien de logements sociaux ?)

Le contre argument avancé par les promoteurs de la LGV est qu’elle va permettre de développement des TER qui s’y raccorderont. Belle réponse, qui oublie seulement que ce sont les régions qui ont en charge les TER – que leur développement donc ne peut s’effectuer que par l’augmentation de l’impôt et la disparition des lignes de proximité et des lignes réservées au fret.

Elle est dévastatrice pour l’environnement : 3 600 hectares de Lire la suite

Le VCub arrive : Bordeaux et son agglo feront du vélo en libre-service – Inauguration le 20 février aux Quinquonces à 14h00

aqui.fr, Isabelle Camus, le 17 février 2010

Le VCub arrive : dès le 20 février, Bordeaux et son agglo feront du vélo en libre-service

A quelques jours du lancement du nouveau réseau Tram et Bus de la Cub – l’acronyme Tbc faisant déjà partie du langage courant – focus sur la mise en place des vélos en libre-service qui vont accompagner la mutation des transports sur Bordeaux et sa périphérie. Clément Rossignol, vice-président CUB (Vert) en charge des déplacements doux et des mobilités alternatives connait le sujet. C’est son bébé. Il est bien placé pour en parler et dévoiler le mode de fonctionnement d’un système qui, rajouté à celui existant de la Ville de Bx, devrait permettre d’endiguer significativement le flot des voitures, faciliter les déplacements de la vie courante, compléter l’intermodalité et désaturer l’espace urbain et atmosphérique.
Vcub ou V3, comme m3 ou mètre cube, V graphique d’un logo évoquant les ailes des 1ers avions de l’aéropostale du début du XXème siècle, les sigles se mélangent pour mieux signifier tant l’appartenance que la démarche du projet : développer un réseau de vélos sur la ville et ses 27 communes afin de réduire les émissions de CO2. La CUB réinvente les déplacements cyclables et piétons sur 700 km, dans le cadre de sa politique globale sur la mobilité.

Aqui ! : Bordeaux est en train de ressembler à Paris avec ses stations de vélib. Chez nous ce sera le Vcub. Quel  est son mode d’emploi ?

 Clément Rossignol : 1545 vélos, disponibles tout le temps, dans 139 stations réparties de manière stratégique pour permettre aux usagers de se déplacer le plus rationnellement possible.  Proches d’un arrêt de bus, du tram ou d’une gare. Dans un premier temps, il faut adhérer au service VCub. Ce qui est possible dans les 4 agences de Gambetta, aux Quinconces, St Jean et à la Buttinière, à l’une des 80 bornes, sur internet, avec la connexion WAP de son portable ou en téléphonant à  Allovcub *. Outre la gratuité pour un trajet de moins de 30mn, 2 formules  : une occasionnelle et ponctuelle (1 € les 24 h ou 5 € les 7 jours).  Une autre, longue durée, avec 2 abonnements possibles : Vélo (7 € adhésion mensuelle ou 25 € adhésion annuelle) ou Tbc/Modalis + vélo (4 € adhésion mensuelle ou 15 € adhésion annuelle) avec des avantages (tarifs préférentiels et gratuité) pour encourager et développer le réflexe de se rendre sur son lieu de travail autrement qu’en voiture, en combinaison avec le tram, le bus ou le train.

 Aqui ! : quelle est la fiche signalétique du VCub ?

Clément Rossignol : C’est un vélo français, fabriqué dans l’usine de cycle de Machecoul, près de Nantes. Equipé d’un cardan, il évite de s’en mettre plein les mains, comme avec une chaine. Il pèse 17 k, possède 3 vitesses, un panier qui peut contenir 15 kg de charge. Les lumières à l’avant et à l’arrière, sont allumées en permanence. 

Il est recommandé de s’y prendre dès à présent pour se pré-abonner et éviter les embouteillages qui ne manqueront pas, il faut l’espérer, de se produire dans la mise en route d’un système  qui ambitionne de modifier le rapport de force entre autos et vélos. Il sera inauguré Lire la suite

Nouvelle LGV : un gouffre qui nuit au Pays basque

sudouest.com, Eric Mailharrancin, Professeur agrégé d’économie lycée Louis-de-Foix (Bayonne), tribune libre, le 13 Février 2010

Nouvelle LGV : un gouffre qui nuit au pays basque

Comme la réforme des collectivités locales, le schéma national des infrastructures ferroviaires renforce le pouvoir des métropoles régionales. La création de la nouvelle LGV atlantique ne fait pas exception. En Aquitaine, elle bénéficiera à l’agglomération bordelaise qui sera mieux reliée à Paris au nord, à Bilbao et Madrid au sud.

Quand des élus basques invoquent l’argument du développement économique du Pays basque pour défendre la construction d’une ligne nouvelle entre Bayonne et Hendaye, ils sont naïfs ou de mauvaise foi. Le couloir LGV est conçu pour aller vite de Paris à Madrid via Bordeaux et non pour satisfaire les intérêts des zones traversées.

La création d’une gare TGV à Bayonne n’est qu’un leurre destiné à rallier le député Jean Grenet à la cause de la LGV. En effet, il est peu vraisemblable que les trains s’écartent de leur parcours pour desservir Bayonne. Si ce détour était effectué, les TGV n’atteindraient jamais la grande vitesse jusqu’à Hendaye et l’investissement pharaonique de la nouvelle ligne ne serait plus justifié. Quelques TGV de voyageurs transiteront peut-être chaque jour par la gare de Bayonne, mais les autres fileront tout droit à travers les Landes et le Pays basque. En fin de compte, les Basques paieront des impôts pour financer des trains qui ne s’arrêteront pas.

Le scandale du recours aux impôts locaux pour financer la nouvelle LGV

La mise à contribution des taxes locales pour financer la nouvelle LGV est une anomalie antidémocratique qu’un seul de nos conseillers généraux, Alain Iriart, a eu le courage de dénoncer.

Ces impôts sont destinés à créer des services de proximité et non à financer une politique ferroviaire internationale ! Si on poursuit dans cette voie, les taxes locales seront bientôt affectées au budget de l’armée ou de la justice !

Tous les habitants du Pays basque et pas uniquement les riverains de la nouvelle ligne paieront donc le prix fort pour un investissement démentiel aux arguments écologiques non démontrés.

Les dégâts environnementaux de la nouvelle LGV

Le nouveau couloir LGV détruirait des milliers d’habitations, saccagerait les paysages basques en créant une hideuse balafre du nord au sud, avec une enfilade de tunnels et de viaducs en béton. Solution moins coûteuse, l’aménagement des voies existantes éviterait ces dégâts irrémédiables pour l’environnement.

Sur le plan écologique, il est possible que la croissance du fret ferroviaire désengorge le trafic routier et réduise les émissions de carbone dans l’atmosphère. Mais toutes les études montrent que les lignes actuelles sous-utilisées absorberaient une forte augmentation du transport de marchandises.

La limite principale des autoroutes ferroviaires est Lire la suite

La part de la voiture en recul dans toutes les grandes villes françaises

lesechos.fr, Olivier Noyer, le 1er février 2010

La part de la voiture en recul dans toutes les grandes villes françaises

La part modale de la voiture dans les déplacements urbains a diminué dans les plus grandes agglomérations françaises. Strasbourg et Lyon font figure de très bonnes élèves grâce, entre autres, à des politiques persévérantes.

Le centre d’études sur les réseaux, les transports et l’urbanisme (Certu) effectue régulièrement depuis plus de trente ans, à la demande, des « Enquêtes ménages déplacements » dans les plus grandes agglomérations. Ces solides enquêtes de terrain permettent de suivre, à méthode comparable, l’évolution dans le temps et entre villes de tous les modes de transports, y compris les deux-roues et la marche à pied. Trois études récentes publiées à Bordeaux, puis à Strasbourg et Toulon, confirment qu’une évolution, qui avait surpris en 2006 à Lille et à Lyon, s’est généralisée dans toutes les villes importantes : partout la voiture cède du terrain par rapport au transport public et aux modes doux.

Cette tendance lourde est corroborée par d’autres approches nationales (Comptes de la nation, ventes de carburants, enquêtes Insee-Inrets) et par les observations des autres pays ouest-européens. Pour Jean-Marie Guidez, expert en mobilités au Certu, « il est maintenant certain qu’une rupture s’est produite aux environs de 2004-2005. Jusqu’à cette époque, après des décennies d’envolée de l’usage de la voiture, les experts pensaient que 1 point de part de marché gagné serait une performance. Or on constate des gains de 7 points à Strasbourg et de 4 à 5 points dans plusieurs villes ».

Lyon, trente ans d’efforts

Les causes du reflux sont multiples : prix du carburant, politiques de transport et d’urbanisme sur plusieurs mandats électifs (lignes de métros, trams, train en périurbain, transports en sites propres, « effet réseau », limites à la circulation et au stationnement, plans de déplacements urbains (PDU)…), floraison de modes doux alternatifs (vélo, covoiturage, autopartage), glissement de la « voiture objet et patrimoine » vers la « voiture service », hausse de la conscience environnementale, proportion plus importante de retraités moins mobiles que les actifs…

Pour Jean-Marie Guidez, « les mêmes causes produisant les mêmes effets, la tendance devrait se confirmer : l’énergie pas chère est finie, les politiques de rééquilibrage urbain se renforcent, le vieillissement de la population s’accentue… » De nouvelles causes agissent dans le même sens, comme le resserrement des budgets des ménages, le développement de la journée continue qui supprime les déplacements du déjeuner, ou l’émergence d’un « e-comportement » qui rend plus sédentaire (on peut tout faire à la maison : courses, rencontres familiales…).

Toutes les municipalités aux politiques volontaristes n’ont pas forcément mené des enquêtes standardisées de ce type qui permettent la comparaison entre villes et dans le temps. Mais la synthèse (voir ci-dessus) met en valeur quelques « villes vitrines » aux politiques persévérantes qui ont le plus comprimé la part de la voiture comme Lire la suite

Photovoltaïque en Gironde : Panneaux très encadrés

sudouest.com, Julien Rousset, le 11 Février 2010

ÉNERGIE SOLAIRE. La préfecture veut mieux réglementer l’implantation de fermes photovoltaïques. Les promoteurs craignent un tour de vis

Panneaux très encadrés

Du photovoltaïque, oui… mais pas à tout prix. Confrontée, depuis l’an dernier, à une avalanche de projets, la préfecture est en train de préciser les règles encadrant l’implantation de fermes de panneaux solaires.

Ces règles étaient jusqu’ici assez floues. Et le phénomène marginal : il n’existe à ce jour pas, en Gironde, de ferme photovoltaïque à proprement parler.

Du « solaire » est apparu ici ou là, sur de menues échelles. Un site expérimental à la pépinière technopole Montesquieu de Martillac, une petite centrale récemment inaugurée au Barp… À part ça, rien. Rien, en tout cas, de concret. En revanche, que de projets ! « Plusieurs dizaines » de demandes ont afflué ces derniers mois à la préfecture. Pourquoi ? Parce que les projets validés avant le 31 décembre 2009 pouvaient bénéficier d’un rachat, par EDF, de l’énergie produite à un tarif préférentiel – tarif qui vient d’être révisé à la baisse (1).

En forêt ? Oui mais…

Cette aubaine a stimulé des projets partout en France. Face à cet appel d’air, un premier cadre a été posé : depuis le mois de novembre, toute installation de centrale photovoltaïque est soumise à permis de construire, enquête publique et étude d’impact.

De son côté, la préfecture est en train d’élaborer sa « doctrine » en la matière. Une doctrine qui varie selon trois catégories de site. Premier cas de figure, le plus consensuel : les sites dits « artificialisés » – zones industrielles, carrières, parkings… Installation facile, paysage neutre : ces lieux sont propices aux champs photovoltaïques. Deuxième option : des panneaux sur du bâti, en ville, sur des toits. Dans ce cas, gare au patrimoine et aux sites protégés (voir ci-contre)… Troisième et dernière option, la plus délicate : les surfaces naturelles – zones forestières, viticoles ou agricoles.

C’est sur ces terrains que fleurissent les demandes, et les polémiques. Bronca par exemple dans le Pays foyen, quand, en décembre dernier, un propriétaire de Saint-Quentin-du-Caplong envisage d’arracher 60 hectares de vigne pour les draper de panneaux solaires. Chasseurs, agriculteurs, viticulteurs… s’y opposent, estimant que cet équipement va blesser le paysage et contribuer à la baisse continue de la surface agricole dans le département. Pour l’instant, le maire, Rolland Grenouilleau, attend le permis de construire pour se prononcer (2).

« Quand il s’agit de zones naturelles, nous regardons avec beaucoup d’attention. Le risque, c’est Lire la suite

Les militants du climat restent mobilisés après Copenhague

lemonde.fr, Hervé Kempf, le 8 février 2010

Les militants du climat restent mobilisés après Copenhague

Comment rebondir après Copenhague ? La question ne se pose pas seulement aux diplomates et aux gouvernements, mais aussi au mouvement social. Elle a été au coeur des discussions du collectif Urgence climatique, justice sociale, réuni à Paris samedi 6 février. Plus de cent délégués y ont participé, représentant des partis (Verts, Parti de gauche, NPA), syndicats (FSU, Solidaires), associations (Attac, Amis de la Terre, Réseau action climat), et des collectifs locaux (Bordeaux, Rouen, Lille, Marseille, Saint-Nazaire…).

Créé avant Copenhague, Urgence climatique, justice sociale vise à articuler l’enjeu écologique et la question sociale. Il a rejoint pendant la conférence tenue dans la capitale danoise, en décembre 2009, les mouvements internationaux Climate Justice Action et Climate Justice Now, qui ont organisé des manifestations réussies pendant la durée de la conférence sur le thème : « Changez le système, pas le climat« . Mais après le succès militant de Copenhague, le retour à la maison a été décevant.

« Il y a un sentiment d’impuissance dans la population qui pense que l’ONU, c’est le bazar », a résumé Chantal Delmas, du Val-d’Oise. « On subit le contrecoup de l’échec de Copenhague« , juge Sophie Zafari, de la FSU, tandis que la poussée des « climato-sceptiques » pèse aussi sur l’opinion.

Mais l’atmosphère n’était pas au pessimisme. Laurent Hutinet, des Amis de la Terre, a rappelé que « l’analyse écologique est née dans les années 1970 de la critique du système énergétique, indépendamment de la question du changement climatique. Même si le GIEC avait tout faux, cela ne changerait rien : l’explosion à venir des prix de l’énergie va rendre intenable le modèle de la maison et de la voiture individuelles. »

« L’universel, c’est le local »

Et, résumant un avis largement partagé, il a conclu : « Pour mobiliser nos concitoyens, il faut préciser les analyses, mais aussi les solutions : la relocalisation, qu’il faut mettre en oeuvre comme le paradigme universel. L’universel, c’est le local ! » « Mais sans s’y enfermer ! », s’est exclamée Geneviève Azam, d’Attac, selon qui « il faut travailler la question de la transition vers une économie écologique et sociale, et présenter les alternatives crédibles« .

Proposer des alternatives, mais aussi lutter différemment : l’association Bizi de Bayonne a ainsi été présentée comme un modèle – ses représentants étaient absents en raison d’une manifestation conduite le même jour au Pays basque : « Ils sont partis de questions très concrètes sur le transport et le travail le dimanche, a expliqué un militant de Nanterre, et, surtout, ils mènent une lutte joyeuse, pleine d’humour, les gens prennent du plaisir à militer dans ce mouvement qui a un fonds théorique très important. »

L’assemblée a aussi réfléchi au suivi des Lire la suite

Entre 13 000 (police) et 20 000 manifestants (organisateurs) anti-LGV à Hendaye : Le forcing des anti-LGV et La charte européenne d’Hendaye est signée

 sudouest.com, Pierre Sabathié, le 24 Janvier 2010

En savoir plus [PORTFOLIO] Les images de la manifestation anti-LGV à Hendaye

TRANSPORTS. 15 000 opposants venus de toute la région ont participé samedi à la première manifestation transfrontalière entre Hendaye et Irún

Le forcing des anti-LGV

Entre 13 000 et 15 000 personnes. La manifestation anti-LGV, organisée hier à Hendaye, a réuni plus de monde que le premier mouvement lancé à Bayonne le 17 octobre dernier (10 000 personnes environ). Les associations hostiles aux lignes ferroviaires nouvelles, à l’origine de cette nouvelle mobilisation, affichent le sourire. « Je suis très satisfait de la journée, confie Victor Pachon, président du Cade (collectif d’associations de défense de l’environnement). La déclaration européenne (lire ci-dessous) et cette forte mobilisation sont un signal fort envoyé à tous ceux qui s’obstinent aveuglément pour les LGV. S’ils persistent, il faudra qu’ils assument de passer contre l’avis de la population. »

À deux mois des élections régionales, il vise implicitement les élus qui se prononcent en faveur de la LGV. « Notre consigne, c’est de ne donner aucune voix à ceux qui sont pour la LGV », assure le patron du Cade. Les élus présents à la manifestation partageaient l’analyse. « La population se mobilise de plus en plus, constate Jean-Louis Laduche, maire d’Ascain. Cela nous conforte dans notre idée que la population soit entendue et sonne comme un sérieux avertissement au président de Région. »

Dans le cortège, les manifestants venus de tout le Sud-Ouest ne se cachaient d’ailleurs pas pour dire que la LGV influerait leur vote dans deux mois. « Oh oui, cela va influer mon vote, cela va même l’influer beaucoup », confie par exemple Alain, de Villefranque (64), dont la maison se situe sur le périmètre d’étude retenu par le comité de pilotage du 11 janvier.

Seule Europe Écologie était représentée par sa tête de liste Monique de Marco. Noël Mamère et Marie Bové étaient également présents. En revanche, les conseillers régionaux du sud du Pays basque, Sylviane Alaux (PS) et Peyuco Duhart (UMP), également maire de Saint-Jean-de-Luz, étaient absents.

Friture sur les lignes

Mais la politique était reléguée au second plan des préoccupations des manifestants réunis à Hendaye. L’annonce du fuseau rétréci à 1 000 mètres, tant pour la ligne Bordeaux-Hendaye que pour la Bordeaux-Toulouse, a motivé les opposants à redoubler d’efforts pour faire entendre leur courroux.

De nombreuses banderoles de Gironde, des Landes et du Lot-et-Garonne ont garni le défilé aux côtés des Basques français et espagnols. « Nous sommes situés dans le fameux triangle des deux LGV, explique Philippe Courbe, maire de Bernos-Beaulac dans le Sud-Gironde. Une quinzaine de maisons sont menacées, alors que nous sommes dans une zone Natura 2000. La vallée est déjà impactée par l’A 65, il y a des enjeux environnementaux, et l’on n’en tient pas compte. »

Jean-Philippe, Romain et Amaelle sont venus de Fargues-sur-Ourbise (47). « On est tous concernés par ce tracé qui va traverser la forêt des Landes. Pourquoi ne pas aménager la ligne existante ? se demande Jean-Philippe. En plus, je ne suis pas convaincu par le rapport qualité-prix. » « Aucune discussion n’est possible, les méthodes de RFF me choquent », complète Amaelle. Ils seront à Nérac le 6 mars pour la première manifestation d’opposants organisée dans le Lot-et-Garonne.

73 tracteurs en tête

Le manque de concertation, l’environnement et l’argent sont les revendications récurrentes des opposants. « Quand on voit tous les milliards que cela va coûter et que Lire la suite

Michel Duchène : « Le vélo est un choix culturel » et colloque Cyclab’ le 4 février à Bordeaux

sudouest.com, Isabelle Castéra, le 18 Janvier 2010

BORDEAUX. Militant de la bicyclette, Michel Duchène décrypte la montée en puissance de ce mode de transport

« Le vélo est un choix culturel »

Le vélo c’est lui. Michel Duchène, adjoint au maire de Bordeaux, pédale pour la bicyclette depuis déjà de longues années. Entre-temps, il a changé plusieurs fois de vélo, mais sans jamais lâcher son guidon. 1989 : il est encore Verts lorsqu’il intègre la municipalité. À cette époque, une conseillère municipale déléguée, Hélène Desplats, défend farouchement l’utilisation de la bicyclette en centre-ville. Et se fait moquer par Chaban et Valade. Elle fonde quand même le Club des villes cyclables au début des années 90.

« En 1995, me voilà chargé de la politique de déplacement urbain, se souvient Michel Duchène. Je milite pour le vélo. Les premières bandes cyclables apparaissent sans personne dessus. À l’époque, faire du vélo apparaît encore comme un signe de pauvreté sociale. »

Les fauchés à vélo sont ceux qui n’ont pas les moyens de se payer une voiture, le garage qui va avec voire les PV du centre-ville saturé. « Les travaux du tram ont fait la différence, poursuit l’adjoint bordelais. En 2001, nous avons acheté 2 000 vélos pour une opération de prêts gratuits. Une première en France. »

Rupture Chaban-Juppé ?

Et voilà qu’apparaissent les premières Caudéranaises à bicyclette. « So chic ». La Maison du vélo est inaugurée à Bordeaux le 1er juin 2003. « Finalement, s’emballe Michel Duchène, la rupture Chaban-Juppé repose sur ce changement culturel, plus que politique. Le vélo est devenu un choix culturel, celui d’une nouvelle ville qui se dégageait de la logique des Trente Glorieuses. On basculait dans le désir d’une cité qui favorisait les déplacements doux. »

Le vélo devient signe extérieur de modernité. « On l’a notabilisé, ajoute même l’élu. Le maire et sa famille en font ! » Après, tout est allé tellement vite. En 2005, le diplôme du cycliste-citoyen débouche sur un Code de la rue. Deux antennes de la Maison du vélo ouvrent, l’une à La Bastide, l’autre à Caudéran, la Ville met à disposition plus de 4 000 vélos, 500 arceaux, quelques kilomètres de pistes et de bandes cyclables. Bordeaux devient la ville de référence du vélo en France. Cocorico. Pourtant, une récente enquête ménages-déplacements réalisée dans l’agglomération bordelaise en 2008-2009 dégage un étrange paradoxe. La voiture est prépondérante dans toutes les zones périphériques de l’agglomération, mais plus on se rapproche du centre, plus la part de la voiture diminue au profit de… la marche à pied.

Et le vélo alors ? 8 % dans l’hyper-centre. Tous modes de déplacements confondus. Pas de quoi se relever la nuit. « Mais si justement, s’indigne Michel Duchène. Dans les autres villes, c’est 2 %. À Bordeaux, c’est une explosion. Il nous reste juste à généraliser la politique urbaine de Bordeaux à l’ensemble de la CUB. Il reste encore du boulot, mais on y vient. »

La Ville a mis en place le double sens cyclable, le tourne à droite aux feux sur 10 sites en expérimentation positive, le permis citoyen du cycliste certes. Mais les comportements de la part des cyclistes, mais surtout des automobilistes, restent insatisfaisants. Au printemps dernier, la police nationale a interpellé plusieurs cyclistes en situation d’infraction au Code de la route, avec garde à vue à la clé et quelques contraventions. L’opération « anti-vélo » très répressive n’a pas forcément réjoui la mairie. « Ce n’est pas la solution, atteste Michel Duchène. Et ça ne suffira pas. »

« Il faut encore plus de pistes cyclables c’est vrai, mais les vélos et les VCUB vont devoir apprendre à cohabiter avec Lire la suite

Le tracé sud de la future LGV Bordeaux – Espagne/Toulouse est décidé [+CARTE]

sudouest.com, Bruno Béziat, le 12 Janvier 2010

LIGNE A GRANDE VITESSE. Le comité de pilotage des Grands Projets du Sud-Ouest (GPSO) a choisi hier le fuseau de 1 000 mètres de la future ligne vers Toulouse et l’Espagne. Découvrez ici la carte du tracé en détail

Le tracé sud de la future LGV est décidé [+CARTE]

Le TGV à la sortie de la gare Bordeaux-Saint-Jean. En 2020, il empruntera une nouvelle ligne à grande vitesse qui lui permettra de relier Bilbao en 1 h 40 et Agen en 45 minutes.

DOCUMENT : téléchargez la carte des tracés retenus

Une étape importante vient incontestablement d’être franchie, hier à la préfecture de Région, avec le choix d’un fuseau de 1 000 mètres de la LGV au sud par le comité de pilotage, qui réunit les grands élus régionaux, les représentants de l’État et de RFF (Réseau ferré de France). Il s’agit de l’instance supérieure de décision pour ce que l’on appelle les Grands Projets du Sud-Ouest (GPSO), autrement dit la ligne à grande vitesse qui part de Bordeaux pour aller vers le Pays basque espagnol d’un côté, et la métropole toulousaine de l’autre (lire carte ci-contre).

1 Quel calendrier pour le projet LGV au sud ?

Ce choix du comité de pilotage est essentiel pour ce projet de ligne à grande vitesse, car il fixe sur la carte un fuseau qui dépasse rarement 1 kilomètre de large. Sorte de cadre de travail, ce tracé doit permettre d’arriver à des chiffrages plus précis. Il est présenté au ministre des Transports, qui devrait le valider. Dans l’année qui vient, la concertation doit se poursuivre pour parvenir à un fuseau de 500 mètres à l’intérieur de ces 1 000 mètres. Il sera proposé fin 2010 ou début 2011.

L’enquête d’utilité publique sera ensuite ouverte sur ce tracé de 500 mètres quelques mois plus tard, probablement fin 2011. Au terme de cette enquête publique, la déclaration d’utilité publique pourra être prise. Les travaux devraient débuter en 2013/2014, pour une ouverture de la ligne en 2020.

2 Les nouvelles gares et celles que l’on rénove

Au-delà du passage de la ligne elle-même sur 430 kilomètres au sud de Bordeaux, le comité de pilotage a entériné un certain nombre de choix importants. Il s’agit notamment des dessertes des principales agglomérations et des gares qui vont les accompagner. Du côté d’Agen, le lobbying du député-maire Jean Dionis du Séjour a visiblement porté ses fruits, puisqu’il obtient la nouvelle gare TGV qu’il voulait au sud de la ville, avec l’appui de plusieurs élus du secteur. Elle sera reliée à la gare actuelle par un nouveau pont et une ligne TER. Dans les Landes, Mont-de-Marsan va aussi bénéficier d’une nouvelle gare TGV.

En revanche, à Dax et à Bayonne, on se contentera de les agrandir et de les moderniser pour accueillir tous ces TGV supplémentaires.

3 Les secteurs qui posent problème

Le tracé validé hier est donc définitif… à de très rares exceptions près, où la situation est plus complexe. C’est notamment le cas en limite du Tarn-et-Garonne et de la Haute-Garonne, mais surtout au sud de la Gironde, où plusieurs viticulteurs du vignoble des Graves sont touchés. Le préfet de région a promis hier de « tenir compte de ces situations et de trouver les meilleures solutions possible », notamment grâce à des études complémentaires. On tousse aussi un peu plus au sud, vers Captieux (où une halte TGV sera réalisée), et à l’ouest du Lot-et-Garonne. Enfin, le Pays basque reste le point le plus sensible, et les opposants à la LGV y sont nombreux (lire ci-dessous). Pour ce faire, les représentants de RFF ont rappelé hier qu’il allait y enfouir « près de 60 % de la ligne », contre 30 % prévus au départ du projet. Avec un surcoût important qui n’est pas chiffré pour l’instant.

4 La concertation est-elle suffisante ?

Ces oppositions ont troublé les plus fervents partisans de la LGV, comme le président du Conseil régional d’Aquitaine, Alain Rousset. Tout en rappelant hier avec énergie que le développement du train permettra de lutter contre l’augmentation du trafic routier et de poids lourds, il a incité RFF Lire la suite

Atelier des Bains Douches : mercredi 13 janvier à 18H30 , RdV pour construire l’avenir du quartier Belcier, salle Son Tay

Atelier des bains douches, Anne Sallenave, le 6 janvier 2010
Nous vous invitons à un nouveau rendez vous pour construire l’avenir du quartier Belcier à bordeaux le mercredi 13 janvier de 18H30 à 20H00, salle Son Tay.
Il y sera question de  Nature (espaces verts, espaces publics, fleurissement, eau, matériaux…). Quels espaces de nature faut-il pour la ville de demain ? Sous quelle forme? Comment ouvrir le quartier sur le fleuve….
Venez en discuter avec nous, avec  les urbanistes de la mairie de Bordeaux et de l’OIN Bordeaux Euratlantique. Un cahier des charges sera élaboré à partir des échanges avec les participants. Votre présence (habitants, usagers, commerçants, chefs  d’entreprise…) est importante. Nous sommes toujours plus créatifs à  plusieurs.
Un « livre d’or » est mis à votre disposition afin que vous puissiez faire vos  remarques, vos suggestions, critiques ou compliments (!). Nous avons besoin de vos réactions pour continuer à améliorer notre travail dans le quartier.
Nous finirons sur Lire la suite

Bordeaux : Le projet Darwin bien lancé

sudouest.com, Yann Saint-Sernin, le 19 Décembre 2009

BORDEAUX. La transformation de la caserne Niel débutera au printemps 2010

Le projet Darwin bien lancé

 «Doux rêveurs », entendait-on parfois pour qualifier les porteurs du projet Darwin. Aujourd’hui, Philippe Barre et ses acolytes de la holding spécialisée dans le soutien d’entreprises impliquées dans le développement durable, Évolution, savourent. Hier matin, la CUB a finalement voté à l’unanimité la cession de 10 000 mètres carrés de foncier sur l’ancienne caserne de Niel à la Bastide, pour un montant de 1,3 million d’euros. Soit le prix réclamé par l’entreprise.

Après l’avis favorable obtenu le 15 décembre sur le permis de construire déposé en juillet dernier, autant dire que le projet semble bel et bien sur les rails. « Nous attendions ce vote depuis plusieurs mois. C’était le verrou principal pour la réalisation du projet. Désormais, le calendrier est ouvert », se réjouit Jean-Marc Gancille, directeur du développement durable de la société.

15 millions d’euros

Le rêve quelque peu pharaonique du PDG d’Évolution, Philippe Barre, devrait donc devenir réalité. Il s’agit à terme de transformer les 20 000 mètres carrés de la vieille caserne militaire en pépinière écoresponsable où cohabiteraient entreprises, commerces, associations culturelles et institutions. Le tout dans une enveloppe la plus respectueuse possible de l’environnement. « Nous voulons en faire un lieu d’échange et de décloisonnement avec des espaces communs », explique-t-il.

Les travaux, dont le montant est toujours estimé à 15 millions d’euros (foncier compris), devraient débuter par le curage des bâtiments dès le mois de mars, selon Olivier Martin, l’un des deux architectes en charge du projet. Le gros de la rénovation devrait suivre dans l’été. Objectif : livrer les premières tranches en 2011.

Il s’agira du « volet économique » du projet. C’est-à-dire celui portant deux des quatre magasins militaires dont Évolution vient de se porter acquéreur. « La quasi-totalité des locaux est déjà réservée », indique Philippe Barre. En tout, douze PME écocréatives devraient signer les baux courant janvier. Selon la société, « le groupe Suez pourrait aussi se joindre au lot ».

L’endroit devrait aussi comporter notamment des chambres d’hôte « écolodge », des salles de décompression, une crèche écoresponsable, ainsi qu’une « cathédrale d’eau » destinée à recueillir l’eau de pluie et à alimenter une climatisation naturelle.

L’économie avant la culture

Bref, une véritable Sillicon valley du troisième type où chaque élément se verra estampillé du label « éco »… et Évolution. Car outre son rôle de promoteur et d’initiateur du projet, la holding financière devrait prendre des parts dans plusieurs sociétés qui s’implanteront sur le site.

Philippe Barre ne semble d’ailleurs pas refuser le costume de démiurge : « Ce sera une vitrine. Une entreprise doit partager un projet de société, nous voulons montrer la voie d’une sobriété heureuse. » Sobre mais visible, le chantier devrait être Lire la suite

Copenhague, les actions sur Bordeaux – De Copenhague à Bordeaux : Climat, Pont BaBa, Agriculture, Vague bleue, Facteur 4…

Collectif Gironde Copenhague 09, Communiqué de presse, le 7 décembre 2009

De Copenhague à Bordeaux : Climat, Pont BaBa, Agriculture, Vague bleue, Facteur 4…

Les négociations de Copenhague sont dans l’impasse !

Girondine, Girondin, prends ton avenir en main

Du 7 au 18 décembre 2009, le plus grand sommet sur le climat jamais tenu, aura lieu à Copenhague. Nous sommes à un carrefour de l’histoire humaine. Ce sommet est considéré comme un de nos « derniers espoirs » d’arrêter le changement climatique. Les critères minimum de réussite des négociations sont la réduction de 40 % des GES des pays développés d’ici 2020 et une aide de 110 milliards d’euro par an aux pays du Sud.

Après la Flash Mobilisation du samedi 5 décembre à 12h18 devant le Grand Théâtre, à l’initiative de Greenpeace Bordeaux  avec 150 personnes le Collectif Gironde Copenhague 09 appelle les Girondines et les Girondins à se retrouver :

–        mardi 8 décembre – Soirée-débat à 19h00 au Boulevard des Potes 29 rue Bergeret à Bordeaux. Diffusion du film « Climat en crise » support à un débat sur le dérèglement climatique.

–         mercredi 9 décembre – A l’initiative du Collectif Gironde Copenhague 09 pour un concert de casseroles pour la pose par les élus de la première pierre du Pont Bacalan-Bastide. Rendez-vous à 18h30 sur les quais au niveau de Cap Sciences. A noter que Trans’Cub organise à 12H30 la pose de la première « pierre tombale ». 

– jeudi 10 décembre – A l’Athénée municipal de Bordeaux à 19h30, la Confédération Paysanne de Gironde organise une Conférence-Débat sur le thème : Agriculture et changement climatique. Comment assurer une production agricole répondant aux besoins des populations, dans un climat bouleversé,  tout en minorant radicalement les dégagements de gaz à effet de serre ?

samedi 12 décembre

Manifestation « Ni nucléaire, ni effet de serre » à partir de 11h00 au miroir d’eau sur les quais face à la Bourse à Bordeaux avec TchernoBlaye…

…ensuite à partir du miroir d’eau, à l’appel du Collectif Gironde Copenhague 09 en écho avec la manifestation qui aura lieu à Copenhague, déambulation festive dans Bordeaux avec une Batucada, musique brésilienne, tout le monde habillé en bleu, avec chapeau ou bonnet de bain, lunette de soleil ou de plongée, tuba… vos pancartes et vos banderoles,  vos casseroles ou autres ustensiles à faire du bruit… arrivée de la vague bleue au Grand Théâtre, place de la Comédie…

…où l’association TACA sera présente de 17h00 à minuit pour une veillée climatique (350.org, tck tck tck…). A 19h regroupement des jeûneurs volontaires en soutien des militants de Climate Justice Fast en grève de la faim pour le Climat depuis le 6 novembre. Plus d’information : <http://www.climatejusticefast.com/> <http://taca.asso-web.com/>

lundi 14 décembre – Spectacle débat « Les enjeux de Copenhague » de 20h30 à 22h30 salle La Glacière, rue Armand Gayral, à Mérignac. Le spectacle « Le grand Chaud du Facteur 4 », pédagogique et interactif, sera en introduction du débat entre la salle et les représentants associatifs et municipaux organisateurs de la soirée (entrée gratuite).

Les 26 membres du Collectif : Lire la suite

Atelier sur le Co-habitat à Bordeaux – Le partage fait maison : La longue route d’H Nord

sudouest.com, Julien Rousset, le 10 Décembre 2009

LOGEMENT. La mairie consacre un atelier de deux jours à l’habitat coopératif, qui voit des résidents s’associer pour créer puis gérer leur immeuble. Deux projets à l’étude sur Bordeaux

Le partage fait maison La longue route d’H Nord

Un « vivre-ensemble sobre » : c’est le mot d’ordre des militants de l’habitat coopératif, dont quelques représentants, venus d’Allemagne, de Mulhouse, de Lyon ou de Bordeaux, phosphorent depuis hier à la mairie, réunis dans un atelier que devrait conclure aujourd’hui Alain Juppé.

Relancé par la flambée des loyers et par les appétits de concertation, ce système d’habitat coopératif est encore, en France, embryonnaire. Si bien que pour cet atelier, il y a tout à penser, y compris la définition même de cette forme de logement.

Chambres d’hôtes partagées

La version orthodoxe veut que des habitants s’associent en coopérative pour concevoir, puis gérer leur propre immeuble. Ces coopérateurs sont propriétaires, non pas de leur appartement, mais des parts de la coopérative qui gère les appartements. « Chacun est locataire de son logement mais collectivement propriétaire de l’immeuble », résume Thomas Nesme, au nom de l’association H-Nord.

Les habitants sont ainsi liés par l’évolution de leur cadre de vie : chaque décision concernant leur résidence est prise lors d’un vote, où, en principe, un habitant ou un ménage valent une voix. Et, en vue d’économies d’énergie, pas mal de prestations sont communes, mutualisées : buanderie, laverie, garage à vélos, voitures en autopartage… ou même, selon le projet lyonnais du Village vertical présenté hier, des chambres d’hôtes, réservées pour moitié à des amis des locataires, et destinées, pour l’autre moitié, aux touristes, avec les recettes qui vont avec.

Festival de difficultés

Quand il s’agit de passer à la mise en oeuvre, ce modèle achoppe toutefois sur un festival de difficultés, largement abordées hier au cours d’une discussion qui slalomait entre enthousiasme et tâtonnements. Par exemple, il n’y a pas encore, en France, de statut juridique propre à cet habitat en coopérative. Plusieurs projets « explorés » hier se rapprochaient plutôt de la copropriété. La conduite d’une telle entreprise par de seuls habitants paraît par ailleurs périlleuse. « Les coopérateurs doivent apprendre cinq ou six métiers à la fois ! », a averti une cheville ouvrière du Village vertical de Lyon, un juriste ajoutant que tout projet d’habitat coopératif doit s’appuyer sur « au moins trois professionnels : un architecte, un notaire spécialisé dans ce régime et un expert-comptable ».

Autre aléa apparu dans diverses expériences d’habitat coopératif : la difficulté à mobiliser des volontaires. « Il n’est pas facile de toucher les ménages susceptibles d’être intéressés », Lire la suite

Le Vélib’ bordelais s’appellera VCUB et comptera 139 stations : Télécharger la liste des stations

sudouest.com,Yannick Delneste, le 2 Décembre 2009

TRANSPORT. Le système de vélos en libre-service sera mis en place le 22 février prochain sur Bordeaux mais aussi plusieurs communes de la première ceinture de l’agglomération.

Le Vélib’ bordelais s’appellera VCUB et comptera 139 stations

Télécharger le fichier (.pdf) de la liste des futures stations de vélo

Après le Vélib’parisien, le Vélo’v lyonnais ou encore le VélôToulouse… de Toulouse (bravo !), voici donc le VCUB sur l’agglomération bordelaise. Le nom n’est pas très sexy, on souhaite d’ailleurs du courage aux visiteurs extérieurs pour comprendre : VCUB ou V 3 la typographie sera double pour nommer le système de vélos en libre-service mis en place le 22 février prochain sur Bordeaux mais aussi plusieurs communes de la première ceinture de l’agglomération.

Depuis quelques jours, l’aménagement des 139 stations-vélos (1) a démarré. De 12 « bornettes » sur le quai de Paludate à 41 pour celle où on attend la plus grande fréquentation (Victoire, Stalingrad, Peixotto ou Forum à Talence), elles seront toutes construites dans les semaines qui viennent : outre ces points d’attache, chaque station est dotée d’un « totem », borne-client libérant les vélos à distance après règlement.

99 stations à Bordeaux

« Pour la première fois, un système de vélo libre-service est intégré à une délégation de service public », rappelait hier le président de la Communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse sur le chantier de la station de la Buttinière à Lormont. « Pour la première fois aussi, il se déploie sur l’ensemble de l’agglomération. » 99 stations sur Bordeaux intra-muros (une tous les 300 mètres), 40 en périphérie : les emplacements ont été choisis pour optimiser la multimodalité. 9 sur 10 seront en effet au contact de lignes de tram et de bus.

Ces installations s’accompagnent sur le territoire de 1 050 places-arceaux de stationnement supplémentaires, dont 250 pour le seul pôle de la gare Saint-Jean.

Un vélo de moins de 20 kg

Comment ça va marcher ? Une adhésion à la carte (un jour, une semaine, un mois, une année), le dépôt d’une caution non encaissée et la première demi-heure gratuite, quel que soit l’abonnement souscrit. Les tarifs feront l’objet d’une délibération du conseil de CUB le 18 décembre. 80 stations seront équipées d’un terminal carte bleue. Et pour 31 d’entre elles, Lire la suite

Commission nationale du débat public Nanotechnologies : Débat bidon dans un bunker

piecesetmaindoeuvre.com, communiqué, le 28 novembre 2009

(CNDP-Nanos) Débat bidon dans un bunker

A propos de la réunion de la Commission nationale du débat public Nanotechnologies à Grenoble (Alpexpo) le 1er décembre

« Le grand public est au centre de notre mission », proclame la Commission particulière du débat public Nanotechnologies sur son site. Et Bergougnoux, son président, d’espérer dans Le Monde, le jour du lancement de sa campagne d’acceptabilité, la participation de 10 000 à 12 000 personnes aux pseudo-débats – soit une moyenne de 590 à 700 participants par ville.

Les compte-rendus des sept premières réunions, établis par la CNDP elle-même, nous informent que seules 200 à 300 personnes se déplacent en moyenne, soit moins de la moitié que prévu. Un échec pour la CNDP ? Certes non. En réalité, l’organisation de ces réunions bidon écarte minutieusement le « grand public » pour réserver le prétendu débat aux experts et contre-experts du nanomonde.

A Strasbourg, Toulouse, Orléans, Bordeaux, Lille, Clermont-Ferrand, Besançon et Grenoble, nul n’a vu d’affiches sur les murs, ni reçu de tract dans sa boîte aux lettres. A chaque étape le même refrain chez les habitants interrogés : personne n’est au courant. Ce n’est certes pas faute de budget – deux millions d’euros pour cette campagne de promotion – si la CNDP néglige la plus élémentaire information de la population.

Au contraire son agence de manipulations publiques, I&E Consultants, envoie-t-elle en masse des invitations insistantes aux universités, laboratoires, instituts de recherche. A Grenoble les chercheurs de l’Université Joseph-Fourier (scientifique) et des instituts de sciences dures du CNRS ont ainsi reçu des mails les incitant à bourrer la salle pour soutenir la tribune et riposter à d’éventuelles manifestations d’opposition. I&E invite également les associations environnementalistes ou de consommateurs à étaler leur contre-expertise pour un échange démocratique sur les taux de nano-pollution admissibles. Ainsi s’assure-t-on le respect de la consigne délivrée par Jean-Louis Borloo dans le film d’introduction aux réunions : « Notre façon de vivre va être bouleversée par ces nanotechnologies, la question c’est pas d’être pour ou contre » (sic).

Résumons : 250 personnes dans la salle. Les premiers rangs réservés aux représentants des sept ministères maîtres d’ouvrage. Des intervenants officiels disséminés dans le public. Les invités issus des labos, de la Chambre de commerce, des boîtes locales ; et des citoyens spécialistes délégués par leurs associations. Combien d’anonymes du « grand public » dans ces débats bidon ? Leur présence est si peu souhaitée que d’honorables représentants de ceci-cela ont pu s’offusquer de la distribution par des contestataires sans appartenance, de tracts « sans signature d’association« . La CNDP quant à elle le déclare tout de go : « Nous ne sommes pas intéressés par les slogans et les déclarations anonymes ». D’autant moins que la commission, tout en invitant le public à « éclairer les décisions du gouvernement », a établi à l’avance la liste des 147 questions susceptibles d’être soulevées en réunion, ainsi que Lire la suite

Feltesse – Objectif pour la Communauté urbaine de Bordeaux : un million d’habitants en 2030

sudouest.com, Jean-Bernard Gilles, le 26 Novembre 2009

AMÉNAGEMENT. Feltesse veut une agglomération millionnaire. Il propose des contrats aux élus de la périphérie

Les élus se prononcent sur l’adhésion à l’Établissement public foncier départemental

Objectif : un million d’habitants en 2030

Les questions d’aménagement et de programmation urbaine ne sont jamais très parlantes. On y décrit souvent ce que sera la ville ou le territoire dans lequel nous vivons dans les vingt prochaines années. Les élus savent qu’il faut rester modeste car souvent dans la vie réelle (pratiques quotidiennes de déplacements, d’achat ou de consommation), les gens déjouent les scénarios des urbanistes même les plus savants.

Le bureau de la Communauté urbaine de ce soir a toutes les chances d’être fondateur. Il fixe le cadre de vie des habitants de l’agglomération bordelaise et au-delà, des vingt prochaines années. Il donne l’occasion au jeune président de la CUB de proposer une nouvelle gouvernance à l’immédiate périphérie de la CUB. Et à son premier vice-président, le maire de Bordeaux de réaffirmer sa volonté de redonner à sa ville un plus grand poids démographique. Les grandes manoeuvres de l’aménagement de l’aire métropolitaine bordelaise de demain commencent donc ce soir à la CUB.

1 Inciter la population à revenir dans la CUB

Formellement le document sur lequel se prononcent les élus ce soir est la contribution de la Communauté urbaine de Bordeaux au Schéma de cohérence territoriale que l’on peut définir comme le plan guide de l’aménagement du territoire des 90 communes de l’aire métropolitaine bordelaise. Il est en cours de révision. Hier matin, Vincent Feltesse a dit vouloir agir enfin efficacement contre l’étalement urbain. Trop d’habitants ont quitté la Communauté urbaine faute de pouvoir trouver une offre de logements satisfaisante. Alain Juppé lui-même veut que la ville centre retrouve un nombre de population voisin de 330 000 habitants, soit plus 100 000 par rapport à la situation actuelle. Vincent Feltesse double la mise en quelque sorte en affichant un objectif d’un million d’habitants, soit 200 000 de plus à l’horizon de 20 ans. « Les emplois, les services, les infrastructures de transport sont sur la CUB, nous faciliterons la vie des gens en leur proposant des logements plus proches », indique Vincent Feltesse persuadé que l’on peut atteindre cet objectif sans toucher à la trame verte de l’agglomération.

2 Plus de logements proches du tramway

La conséquence immédiate de cette ambition pour le moins radicale – rappelons que 750 000 habitants vivent aujourd’hui dans les 27 communes de la CUB – est l’augmentation de la construction de logements. Alain Juppé martèle depuis des semaines que la ville centre a les moyens fonciers de ses ambitions. Avec la Berge du Lac qui démarre, les bassins à flot où tous les promoteurs et bailleurs importants ont pris position, la ZAC Bastide Niel et les nombreuses friches du périmètre de l’Opération d’intérêt national Euratlantique, l’agglomération dispose en son centre d’un nombre de friches sans équivalent dans les métropoles de cette taille en France et probablement en Europe. Sur la périphérie, des espaces existent aussi. Il va falloir que le président de la CUB vende cet objectif à ses collègues maires. Les projets de construction de nouveaux programmes de logements à Saint-Médard, Eysines, Villenave ou Floirac demandent aux maires un sens aigu de la diplomatie.

Celui de Blanquefort le sait, mais il est persuadé que toutes les pistes n’ont pas été étudiées et que l’on peut construire sur les parkings, le campus voire sur les grandes surfaces de périphérie dont l’attractivité faiblit. De beaux débats sont à prévoir. « C’est à proximité des terminus et des arrêts de tramway qu’il faut Lire la suite

Bordeaux – Un grand stade même sans l’Euro : 200 millions d’euros

sudouest.com, Xavier Sota, le 11 Novembre 2009

BORDEAUX. Les manœuvres en coulisses battent leur plein pour que le stade sorte de terre au Lac

Un grand stade même sans l’Euro

Cet après-midi, la Fédération française de football dévoile les douze villes figurant dans le dossier de candidature de la France à l’Euro 2016 de football. Il est improbable que Bordeaux, ville du champion de France en titre, ne figure pas dans la liste. Le mot d’ordre est désormais le suivant : Bordeaux et notamment son maire veulent leur grand stade. Euro ou pas. Le stade Chaban-Delmas (lire par ailleurs) ayant été unanimement déclaré obsolète.

1/ 30 millions d’euros manquent à l’appel

Le coût de l’ouvrage était initialement estimé à 230 millions d’euros. Aujourd’hui la ville table sur 200 millions d’euros (stade et aménagements compris). Le club amènera 100 millions d’euros. Les collectivités locales ont elles aussi été sollicitées. La CUB s’est engagée pour une somme de 15 millions d’euros. La Région versera la même somme, ainsi que la Ville de Bordeaux. Le Département ne participera pas. Au total, 145 millions d’euros sont sur la table.

Manque la participation de l’État. Une enveloppe de 150 millions d’euros sera ventilée entre les villes candidates. Bordeaux en a demandé 50. Tout le travail du moment consiste à faire les yeux doux à Paris pour en obtenir le maximum. Bordeaux table sur une dotation de 25 millions d’euros. L’arbitrage sera rendu par Rama Yade, la secrétaire d’État chargée des sports, en fin de mois. Il manquerait environ 30 millions d’euros. Les plus optimistes y voient la possibilité de boucler le financement avec quelques appoints notamment le « naming » (donner le nom d’une marque à l’enceinte), des partenariats avec le privé…

2/ Agitation en coulisse

En attendant l’arbitrage de l’État, les grandes manœuvres ont débuté en coulisse. L’appel à projet n’a certes pas été lancé, mais entrepreneurs de travaux publics et architectes sont dans les starting-blocks. Chaque candidat use de son entregent, puise dans son carnet d’adresse et actionne les réseaux. Des équipes sont constituées par les gros promoteurs. Fayat, Vinci ou Eiffage sont sur les rangs. Bouygues Immobilier est en revanche hors du coup. Difficile pour l’actionnaire de TF1 de construire le grand stade du propriétaire des Girondins et de M6.

Côté architectes : Michel Pétuaud Létang est sur les rangs. Luc Arsène-Henri et Alain Triaud (le frère de Jean-Louis) également. Le cabinet Pierre Ferret serait également intéressé. Le Bordelais arrive avec un CV bien doté. La Ville de Lille a retenu son projet, conçu avec le groupe Eiffage, pour son grand stade. Les travaux sont en cours et la livraison prévue en 2012. Autres architectes de poids : le duo suisse Jacques Herzog et Pierre de Meuron. Ils ont signé le stade du nid d’oiseau ayant accueilli les derniers Jeux olympiques de Pékin. Ils sont entrés dans le dossier par l’entremise de Christian Moueix, le négociant en vin, proche de Nicolas de Tavernost, pour qui ils ont réalisé des chais dans la Napa valley. La réalisation du projet, sous forme de partenariat public-privé, pourrait faire l’objet d’alliances et de partenariats entre les différents candidats.

3/ 40.000 places à Bordeaux Lac

Il existe encore trop d’incertitudes pour dire si le stade sortira de terre ou non. Chez les Girondins de Bordeaux comme à la mairie, tout Lire la suite

À l’occasion du mois de l’économie sociale et solidaire, zoom sur trois entrepreneurs du « tiers-secteur

sudouest.com, Julien Rousset, le 10 Novembre 2009

INITIATIVES. À l’occasion du mois de l’économie sociale et solidaire, zoom sur trois entrepreneurs du « tiers-secteur »

Economie solidaire : Les forces vives de « l’autre économie »

Novembre sera « social et solidaire » : la deuxième édition du mois de l’économie sociale et solidaire se tient ces jours-ci, bénéficiant cette année d’une communication plus massive que l’an dernier.

C’est que la crise éclaire d’un jour nouveau ce « tiers-secteur », ni tout à fait privé ni tout à fait public, qui représente, entre associations, coopérati ves et mutuelles, 47 000 emplois en Gironde. Et 10 à 12 %, en moyenne, des salariés de l’agglo (1).

Vaste secteur, mais on ne sait pas toujours où il commence et où il finit. « L’économie sociale et solidaire repose sur quatre valeurs : la démocratie (dans les instances dirigeantes, une personne vaut une voix), la liberté d’adhérer et de se retirer, la non-lucrativité (les excédents sont réinjectés dans l’appareil de production), et l’ancrage dans le territoire », précise Soizic Lenoir, chargée de mission à la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire.

Concrètement, comment ça marche ? Trois exemples à travers l’agglo. Prometteurs et fragiles.

1 Supérette solidaire aux Capucins

Des vapeurs de céleri flottent, ce mardi midi, dans la cuisine de l’épicerie sociale, qui a pignon sur rue aux Capus. Une dizaine d’adhérents vient de cuisiner une soupe à partir de légumes qu’ils sont allés cueillir un peu plus tôt dans la matinée.

Des ateliers ainsi tournés sur la nutrition animent, plusieurs fois par semaine, cette épicerie pas comme les autres. Ouverte il y a deux ans, cette supérette, a priori ordinaire, compte deux salariées, 60 bénévoles et 750 adhérents. 47 % de ces derniers bénéficient de l’aide alimentaire versée par le Conseil général : en caisse, ils ne paient que la moitié du ticket.

Mais personne ne le voit. « La grande idée de cette épicerie, c’est la mixité. On ne sait pas, parmi ceux qui la fréquentent, qui est démuni ou qui ne l’est pas, explique Nathalie Martin, nouvelle chef de projet. Et contrairement à un centre de distribution de colis alimentaires, ici, les gens choisissent leurs produits »

L’épicerie tourne avec un budget de 10 000 euros par mois. « Nous avons fonctionné avec 46 % de subventions la première année, 30 % cette année, notre objectif est, à terme, d’augmenter le plus possible la part de l’autofinancement », note Nathalie Martin.

2 Jeux vidéo au régime Scop aux Chartrons

Instruits par les mirages des start-up, ils ont opté pour une Scop, société coopérative de production. « On en a vu, des mecs créer une boîte, faire du buzz, et la revendre aussitôt… », confient Frédéric Rorai, 29 ans, et Cédric Néhémie, 27 ans, deux des cinq « salariés associés » qui ont fondé, il y a un an, Aesia. Cette petite société, invitée à rejoindre bientôt les premiers locataires de la pépinière d’entreprises des Chartrons, conçoit des jeux vidéo et des « univers » (par exemple, des personnages à décliner en BD, en jouets, en films d’animation…).

Il fallait, pour qu’Aesia existe, 20 000 euros. Les cinq associés ont apporté Lire la suite

Tchernoblaye fête ses dix ans au cinéma Utopia de Bordeaux le dimanche 22 novembre 2009

tchernoblaye.free.fr, communiqué de presse, le 10 novembre 2009

Tchernoblaye fête ses dix ans au cinéma Utopia de Bordeaux le dimanche 22 novembre 2009

5 place Camille Jullian 33000 Bordeaux

1) Salle de la Cheminée

17h30 : Point presse

18h : Apéro offert par Tchernoblaye

19h : Buffet amenez de quoi partager – tartes, cakes, etc –  Tchernoblaye offre les boissons

2) Cinéma

20h30 : film « INELUCTABLE »

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=734&mode=film

Réservez vos places à Utopia à partir du 12 novembre

21h45 : Débat « Aurons-nous de l’électricité à Noël? »

Au pays du nucléaire, les vieux réacteurs sont malades, les nouveaux sont déjà périmés, les déchets s’accumulent et… il faut importer massivement de l’électricité de chez nos voisins, lesquels ne pourront pas nous sauver indéfiniment…

Tchernoblaye a dix ans !

Le 22 novembre 1999, cinéma Utopia de Bordeaux, fraîchement ouvert, accueillait sa toute première soirée « film-débat », consacrée au risque nucléaire, autour du film Raspad décrivant la catastrophe de Tchernobyl. Lors du débat, un appel était lancé pour la création d’un collectif antinucléaire en Gironde : Tchernoblaye était née !

Connu dans un premier temps sous le nom « Collectif girondin pour la sortie du nucléaire », ce regroupement citoyen se réunissait pour la première fois formellement le 15 décembre. Et, douze jours plus tard, au cours de la fameuse tempête des 27 et 28 décembre 1999, un million de litres d’eau de la Gironde pénétraient illégalement dans la centrale nucléaire du Blayais qui frôlait alors le désastre.

Tchernobyl à Blaye, cela donnait bien sûr Tchernoblaye, un nouveau nom tout naturel pour le collectif antinucléaire. Mais le maire de Blaye ne l’entendit pas de la même oreille et, Lire la suite

Débat public : Il ne faut pas prendre les nanoparticules à la légère

sudouest.com, Bernard Broustet, le 4 Novembre 2009

DÉBAT PUBLIC. La rencontre organisée hier, à Bordeaux, a révélé d’importantes inconnues

Il ne faut pas prendre les nanoparticules à la légère

Il ne faut pas prendre les nanoparticules à la légère. C’est ce qui ressort de la rencontre organisée hier à Bordeaux par la commission nationale du débat public sur les nanotechnologies. Suivie par plusieurs centaines de personnes, dans une ambiance quasiment exempte d’invectives et de démagogie, la rencontre a permis de pointer les opportunités, mais aussi les inconnues et les risques entourant ces particules dont la taille est comprise entre 1 et 100 milliardièmes de mètre, et dont les applications industrielles présentes et plus encore futures paraissent potentiellement considérables (électronique, santé, aéronautique, énergie).

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’exposé délivré par Patrick Brochard, professeur d’épidémiologie à l’université Victor-Segalen, incite pour le moins à la prudence. Évoquant les publications scientifiques sur le sujet, Patrick Brochard a rappelé que l’impact des nanoparticules sur les cellules semblait d’autant plus important que ces substances et ces matériaux étaient de petite taille. Autrement dit, plus on se rapproche du nanomètre (milliardième de mètre) et plus les nanoparticules peuvent résister à l’offensive des cellules macrophages, qui sont en quelque sorte des chiens de garde de l’organisme chargés d’avaler (phagocyter) les éléments étrangers éventuellement toxiques. D’où, dans certains cas, un risque potentiel de pénétration des nanoparticules jusqu’aux alvéoles pulmonaires, puis, par là, au sang. Le risque est d’autant plus important lorsque les particules ont une forme allongée, ce qui est, par exemple, le cas des nanotubes de carbone, qui font l’objet, en Aquitaine, de gros travaux de recherche et préindustrialisation.

Risques pris en compte

Patrice Gaillard, responsable de ce projet au sein du GRL (Groupe de recherche de Lacq), dépendant de l’entreprise chimique Arkema, a souligné que les risques potentiels des nanotubes de carbone avaient été pris en compte par la société : « 50 % des dépenses jusqu’ici engagées dans l’opération, a-t-il affirmé, concernent la toxicité, l’écotoxicité et la protection des travailleurs. »

D’autres intervenants, comme un médecin du travail du CEA, et Patrick Levy, de l’Union des industries chimiques, ont souligné que divers procédés permettaient de protéger les travailleurs. Mais Pierre-Yves Menteleon, syndicaliste CFTC du CEA, fait valoir que les dangers potentiels existent tout au long de la chaîne, qui va de la production des nanoparticules à leur utilisation par d’autres industries, puis aux possibilités d’exposition éventuelle du consommateur et, enfin, à la mise en décharge.

Le précédent de l’amiante

Dans ces conditions, Simon Charbonneau, porte-parole de l’association environnementaliste Sepanso, estime que l’État et les institutions (Conseil régional…) ne respectent pas le principe de précaution en Lire la suite

Nanotechnologies : Le débat public sur les enjeux de ces particules microscopiques fait étape à Bordeaux

sudouest.com, Bernard Broustet, le 3 Novembre 2009

NANOTECHNOLOGIES. Le débat public sur les enjeux de ces particules microscopiques fait étape à Bordeaux

L’infiniment petit en débat

Après Strasbourg, Toulouse et Orléans, et avant une dizaine d’autres villes françaises, Bordeaux accueille ce soir l’un des épisodes du long débat public sur les nanotechnologies. Lancée par le gouvernement dans le prolongement du Grenelle de l’environnement, cette série de rencontres vise à faire le point sur la nature, les enjeux et les risques de ces technologies de l’infiniment petit. Présidée par Jean Bergougnoux, ancien patron de la SNCF, la commission en charge de l’organisation de ce débat n’a pas vocation à prendre des décisions. Il s’agit pour elle de faire en sorte que les points de vue puissent s’exprimer et que l’opinion soit éclairée, dans toute la mesure du possible.

Les nanotechnologies consistent à travailler sur la matière à une échelle de l’ordre de quelques milliardièmes de mètre. à cette dimension, les propriétés de la matière (résistance mécanique, étanchéité, etc.) peuvent profondément se modifier.

D’ores et déjà, des nanomatériaux sont utilisés à des fins diverses. Certaines crèmes solaires contiennent ainsi, par exemple, des nanoéléments d’oxyde de titane, qui permettent d’en améliorer la tenue à l’eau. Des pansements contiennent du nanoargent car les propriétés bactéricides de ce métal sont encore accrues par cette extrême miniaturisation. Des nanoparticules fluorescentes et des nanomédicaments ont commencé à faire leur apparition en médecine pour améliorer les techniques de détection et de traitement de certaines affections (tumeurs, etc.).

A priori, le potentiel des nanosciences et des technologies semble d’autant plus considérable qu’il recouvre une très vaste gamme de substances et de matériaux.

Les nanotubes prometteurs

L’Aquitaine est ainsi, par exemple, d’ores et déjà une terre d’élection des « nanotubes de carbone » dont il sera, entre autres, question ce soir. La dimension nanométrique et la structure de ces tubes accroît les capacités déjà bien connues du carbone en termes de résistance mécanique. Les nanotubes se caractérisent ainsi par leur extraordinaire capacité d’absorption de l’énergie.

Ces nanotubes font l’objet de recherches fondamen tales au sein du laboratoire CRPP (CNRS) de Pessac, où une vingtaine de salariés et de doctorants s’emploient, autour de Philippe Poulin et de Cécile Zakri, à développer des recherches sur des fibres constituées à partir de ces particules nanométriques de carbone. Associées à des polymères dans des matériaux composites de nouvelle génération, ces fibres pourraient, demain, entrer, par exemple, dans la composition de vêtements de protection (casques, gilets pare-balles, etc.). Mais, du fait de leur extrême légèreté et de leurs propriétés conductrices, les nanotubes pourraient aussi trouver des débouchés dans l’aéronautique (matériaux antigivre et antifoudre, etc.), voire dans le photovoltaïque.

Arkema, pionnier en Béarn

La position de la région apparaît d’autant plus forte dans ce domaine que le groupe chimique Arkema, issu de Total, a choisi le Béarn pour développer cette filière. Le GRL (Groupe de recherches de Lacq), qui est un de ses principaux centres de recherche, a ainsi développé un procédé de fabrication de nanotubes de carbone (matière première des futures fibres) à partir de bioéthanol issu de céréales. Et l’usine voisine de Mont, appartenant elle aussi à Arkema, va lancer la construction d’un « pilote industriel » de production, reposant sur la technologie du GRL, et qui pourrait produire 400 tonnes de nanotubes à l’horizon 2011. L’ensemble de ce potentiel technique et scientifique aquitain, qui repose aussi, notamment, sur l’École nationale de chimie (ENSCPB) de Bordeaux, est regroupé au sein de la plate-forme Canoë, appuyée par le Conseil régional.

Mais, au-delà de leurs promesses, Lire la suite

Université Bordeaux 2 Victoire : 3 conférences-débat « Climat, énergie et transports » les 7, 15 octobre et 4 novembre

MNE Bordeaux-Aquitaine, communiqué, le 7 octobre 2009

3 conférences-débat « Climat, énergie et transports »

Université populaire de l’environnement – L’Université nomade d’Aquitaine en partenariat avec le Collectif Gironde Copenhague 09

Université Bordeaux 2 Victoire – Place de la Victoire – Amphithéâtre Pitres – Bordeaux
Le mercredi 7 octobre à 18h00 : « Crise climatique, énergétique, écologique…, état des lieux » avec Gilbert Haumont – Universitaire

Le jeudi 15 octobre à 18h00 : « Les énergies : une division par 4 d’ici 2050 » avec Gilles Drogou – Les Amis de la terre

Le mercredi 4 novembre à 18h00 : « Vers une révolution des transports ? » avec Simon Charbonneau – Universitaire

Ouvert à tous – Entrée libre et gratuite

Contact : Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine et Université populaire de l’environnement : mnebxquitaine@aol.com

D’après le Commissaire européen à l’environnement Stavros Dimas, le sommet de Copenhague qui aura lieu en décembre prochain sera la dernière chance du monde pour éviter un changement climatique fatal et engager une lutte sérieuse contre les émissions de gaz à effet de serre. Le monde fera face à sa dernière chance de se mettre d’accord sur une réponse mondiale appropriée au changement climatique.  

Les dirigeants d’environ 190 pays se rencontreront pour essayer de se mettre d’accord sur une convention mondiale pour remplacer le Protocole de Kyoto et lutter contre le changement climatique. Le Protocole de Kyoto, qui engage 37 nations industrialisées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% en moyenne entre 2008 et 2012, expirera en 2012.  « Cela fait maintenant douze ans que Kyoto a été créé. Cela signifie que Copenhague est la dernière opportunité pour le monde de faire cesser le changement climatique avant qu’il ne dépasse un point de non retour » a déclaré le Commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas. « Conclure un accord à Copenhague est non seulement possible, mais c’est impératif et nous allons le conclure ».

Les émissions de gaz à effet de serre mondiales augmentant plus rapidement que prévu, Stavros Dimas a déclaré qu’il était essentiel que les principaux pollueurs tels que les Etats-Unis et les pays émergents du Moyen-Orient et de l’Amérique du sud signent également le nouveau traité. Stavros Dimas a déclaré qu’un accord à Copenhague devrait viser à limiter le changement climatique en maintenant l’augmentation des températures au dessous du seuil critique des 2°C par rapport à la période préindustrielle, soit moins de 1,2°C au-dessus des températures actuelles.

Pour cela il faudra au moins diviser par deux les émissions mondiales d’ici Lire la suite

UTOPIA Bx le mardi 17 novembre 2009 à 20 H 30 « Le principe de précaution : une imposture philosophique »

partnature.free, communiqué, le 2 novembre 2009

Dans le cadre des « Rencontres philosophiques d’Espaces Marx », Jean-Christophe MATHIAS sera dans la salle de la Cheminée du cinéma UTOPIA, place Camille Jullian à Bordeaux, le mardi 17 novembre 2009 à 20 H 30.

Cette rencontre-débat avec le public, qui se fera autour de l’ouvrage POLITIQUE
DE CASSANDRE
, paru aux éditions du « Sang de la Terre » (Paris) en 2009,
traitera des aspects Lire la suite

Vélorution spéciale Copenhague – Prochaine Coïncidence Heureuse et Provoquée : Jeudi 5 novembre à Pey Berland à Bx à 17h pour une déambulation festive et revendicative

Vélorution Bordeaux, Communiqué, octobre 2009

Prochaine Coïncidence Heureuse et Provoquée : Jeudi 5 novembre  à Pey Berland à 17h pour une déambulation festive et revendicative

A 19h : retour à Pey-Berland pour un vin chaud, des prises de parole…

Merci de faire circuler cette info dans vos réseaux ! A jeudi prochain !

Cette semaine, une séance de négociations sur la suite du protocole de Kyoto a lieu à Barcelone en prévision du sommet de Copenhague : profitons-en pour faire entendre nos voix !

L’utilisation de la voiture en ville fait partie des aberrations écologiques : après diverses actions dans le cadre du collectif 33 Copenhague 09, cette fois-ci, on fait une vélorution !!!

RDV à vélo, trottinettes, rollers, fauteuils, skate…. et autres engins de locomotions non polluants avec vos slogans, vos idées, vos coups de gueule sur ce monde absurde

Pour mettre dans la rue les questions climatiques, de société, d’aménagement, de monde vivable…

Les voitures s’auto-bloquent souvent à cette heure-ci… Mais cela n’empêchera pas les idées vélorutionnaires de passer !

Et n’oublions pas : Les rues, c’est Lire la suite

Plus de 150 participants à la journée lionbleu.org à Bordeaux

Plus de 150 participants à la journée lionbleu.org, il est possible de voir une vidéo de la manifestation ici

 sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 23 Octobre 2009

BORDEAUX. Un nouvel événement dénonçant le réchauffement climatique est prévu samedi

Un deuxième coup de sirène

Après le pique-nique sur les quais de Bordeaux rive gauche, le marathon climatique va se poursuivre sur la rive droite. Demain à partir de 11 heures, place Stalingrad à Bordeaux, ceux qui luttent contre le réchauffement climatique se chargeront de transformer l’essai marqué le 3 octobre dernier sur les pelouses du Parc des sports à l’occasion du pique-nique sans carbone.

Une fois encore, il s’agira de faire pression pour la conclusion d’un accord lors de la Conférence internationale sur le climat, qui se déroulera du 7 au 18 décembre à Copenhague sous l’égide des Nations Unies. Samedi, le Collectif Gironde Copenhague 09 (26 structures distinctes) déclinera localement une journée d’action de la campagne mondiale 350.org – en référence à la teneur de CO2 dans l’atmosphère à ne pas dépasser. Il est prévu de construire une arche pour le lion bleu, clin d’œil à la montée des eaux corollaire au réchauffement. Et de tenir la distance (350 minutes) d’un « marathon de l’espoir climatique », soit une prise de parole ininterrompue sur le thème jusqu’à 16 h 50. Une photo collective est également programmée dans l’après-midi.

Urgence climatique

« D’ici Copenhague, il ne se passera pas de semaine sans une action publique. De nombreuses personnes sont sensibilisées dans les cercles initiés, il faut convaincre les autres », estime Pascal Bourgois, qui coordonne l’action à la Maison de la nature et de l’environnement. In fine, le collectif espère que la mobilisation citoyenne pèsera sur les décideurs qui mèneront les négociations à Copenhague. À l’échelon national, ce mouvement initié par les associatifs escompte un million de signatures sur son site Internet copenhague-2009.com

sudouest.com, Patrick Faure, le 25 Octobre 2009

BORDEAUX.

Le Lion bleu face à l’alerte climatique

Vingt-six associations sont membres du collectif Gironde Copenhague, créé en juin dernier. Un collectif se fixant pour objectif « d’alerter sur l’urgence climatique », cela avant le sommet mondial sur le climat qui se tiendra à Copenhague (Danemark) du 7 au 18 décembre.

Hier, les représentants de ces associations se sont succédé Place Stalingrad, pour une action symbolique autour de la statue du Lion bleu : Lire la suite

Bordeaux : La maison verte sur les quais

sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 26 Octobre 2009

RICHELIEU. L’ex-bureau de recrutement des dockers transformé en maison éco-citoyenne

La maison verte sur les quais

Les joggeurs ou promeneurs ont été les premiers à s’en apercevoir, les premiers aussi à devoir contourner les barrières. Quai Richelieu, l’ancien Bureau central de recrutement de main-d’œuvre (BCMO) commence à vibrer au rythme des marteaux-piqueurs. C’est le début du chantier de construction de la maison éco-citoyenne.

Le bâtiment concerné est l’un des derniers « vestiges » de la partie sud du port de Bordeaux. Ce bâtiment sans étage a été construit au début des années 50. Un lieu qui ne désemplissait pas. Il y avait 3 000 dockers à l’époque à Bordeaux et tous devaient passer par ce bureau de recrutement central. Selon les règles en vigueur, ils ne pouvaient pas décrocher plus de huit heures de boulot d’un coup (deux fois quatre heures) mais rien ne leur empêchait de revenir le lendemain, pour refaire la queue et s’il y avait des bateaux à quai, décrocher un nouveau contrat. C’est dire les bousculades qu’il y a eues en ces lieux, les coups de gueule aussi.

Du faux XVIIIe

Contrairement à ce que l’on pense en le voyant de loin, ce bâtiment ne date pas du XVIIIe. C’est du faux ! L’architecte d’alors a respecté le site mais il a tout réalisé en béton et recouvert l’ensemble avec de fausses pierres pour ne pas gâcher le paysage.

Aussi, Olivier Lehmans, l’architecte bordelais retenu pour construire la maison éco-citoyenne, ne se retrouve-t-il pas les mains liées devant un monument historique indéformable. Il a pu faire courir son imagination à la condition bien évidemment qu’il respecte à son tour l’environnement architectural immédiat.

La construction de cette maison éco-citoyenne entre dans le cadre de la démarche de développement durable et de la mise en route de l’Agenda 21 de la Ville de Bordeaux. Cette maison verte est sur rails depuis longtemps. « Pour créer une dynamique, nous avons déjà créé la maison éco-citoyenne mobile », explique Anne Walryck, adjointe au maire chargée de mettre en œuvre la politique de développement durable à la mairie.

Cette « maison » est allée de quartier en quartier et même participé à des événements « grand public » majeurs comme la foire internationale. Parallèlement, des débats ont été organisés avec des experts reconnus. Sur les thèmes forts du moment et mettant en avant la nécessité de se mobiliser pour défendre l’environnement et faire les bons choix pour sauver la planète.

Un lieu de vie

La future maison éco-citoyenne sera le top de ce que l’on peut faire en la matière. Sous un grand chapeau « développement durable », ce sera Lire la suite

Urgence climatique : Manifestation « lionbleu.350 » le samedi 24 octobre de 11h00 à 16h50 sur la place Stalingrad à Bordeaux

Collectif Gironde Copenhague 09, Communiqué, le 14 octobre 2009

lionbleu.350

L’action lionbleu.350 se tiendra le samedi 24 octobre de 11h00 à 16h50 sur la place Stalingrad à Bordeaux.

Elle est organisée par le Collectif Gironde Copenhague 09 : Aquitaine alternatives, ATTAC 33, AutoCool, Bassin d’Arcachon Ecologie, CATA, Cauderes, Confédération paysanne 33, CREAQ, CREPAQ, Droits du piéton 33, Echanges et nature, Ecopol, Greenpeace Bordeaux, H’Nord, Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine, Pas de coté, Paysans consommateurs associés Utopia, Une pointe pour tous, Utopia Bordeaux, Réseau Mille-Pattes, SEPANSO Gironde, Séphir.org, TACA, TchernoBlaye, Vélo-Cité et  Vélorution.

Cette action n’associe aucun service de l’Etat, aucune collectivité territoriale, entreprise ou parti politique. Les participants seront présents en tant que citoyen.

Elle s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale 350.org. Il s’agit d’une campagne dédiée à la construction d’un mouvement qui mobiliserait le monde autour de solutions à la crise climatique, des solutions que la justice impose. Nous avons comme mission d’encourager le monde à relever le défi de la crise climatique, à créer un sentiment d´urgence mais aussi à ouvrir de nouvelles possibilités.

Nous insistons sur le nombre 350, puisque, en parties par million, celui-ci constitue, selon l´avis des scientifiques, le seuil limite de CO2 dans l’atmosphère toléré par notre planète. Plus d’information http://www.350.org/

Au moment où les négociations de Copenhague sur le renouvellement du protocole de Kyoto sont dans l’impasse, les citoyens girondins exigent de l’ensemble des chefs d’Etat de la planète qu’ils aboutissent, acceptant de réduire très fortement notre consommation d’énergie (moins 40 % pour les pays riches d’ici 2030) et de soutenir tout aussi fortement l’adaptation des pays pauvres.

Les participants sont invités à venir avec un 3, un 5 ou un 0 bleu agrafé sur la poitrine et le dos. Pour ceux qui sont nés entre le 1er et le 10 du mois le 3, entre le 11 et le 20 le 5 et entre le 21 et le 31 le 0. Des vélo-bus pourront être organisés dans diverses villes de l’agglomération bordelaise afin de rejoindre collectivement la place Stalingrad.

11H00 : Rassemblement au Lion bleu de Xavier Veilhan, construction de l’arche, Marathon de l’espoir climatique (350 minutes pour l’humanité et la planète soit 5h50 minutes, de 11h00 à 16h50) et début du recueil des 350 idées pour l’humanité et la planète (afin de faciliter la synthèse, merci de communiquer votre ou vos idées en copie mail à mnebxaquitaine@aol.com

12h00 : Baptême de l’arche « lionbleu.350 » sur la place Stalingrad, bateau qui va lui permettre de survivre à la montée des eaux des océans (D’après le GIEC 2007 entre 50 à 70 cm, selon les dernières études plutôt entre 1 à 2 m, plus peut-être…). Quelqu’un connaît-il une lionne bleue ?

12h18 : Flashmob pour le climat pendant 3minutes 50 pour réveiller nos dirigeants sur le climat, amenez vos téléphones portables, réveils, instruments de musique, casserolles… Il esp possible que nous soyons accompagnés par les cloches de l’église de la Bastide…

15h50 (3h50) : Constitution des trios 3/5/0 des participants et temps fort au moment de la réalisation de la photo collective

15h50 à 16h50 : Conclusion du Marathon de l’espoir climatique

Sous réserve, des animations  liées au climat, par exemple utilisation d’une sonde à CO2 portable (Vaisala) pour montrer la concentration de CO2 atmosphérique actuelle dans une ville

Contacts : Greenpeace Bordeaux – Patrick Maupin 06 89 71 88 46 situ68@gmail.com et MNE Bordeaux-Aquitaine – Pascal Bourgois 05 57 84 18 88 / 06 22 77 48 60 mnebxaquitaine@aol.com

 APPEL A PARTICIPATION 1

Marathon de l’espoir climatique :

350 minutes pour l’humanité et la planète

Chacun s’engage à faire une communication orale entre 10 et 30 minutes. Il faut de la diversité dans les approches, certaines plus scientifiques, d’autres plus politiques, d’autres plus poétiques, d’autres humoristiques mais toutes centrées sur cette question climatique.

Tout est possible à condition Lire la suite

Bordeaux lac : La plus grande centrale solaire urbaine de France

sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 15 Octobre 2009

BORDEAUX LAC. EDF Énergies nouvelles a confirmé hier la création de la station photovoltaïque de Bordeaux-Lac. Elle entrera en service dès de la fin de l’année 2010

La plus grande centrale solaire urbaine de France

L’annonce-révélation de ce projet dans ces mêmes colonnes, il y a un an, avait fait sourire. Comment une station aussi géante pourrait-elle voir le jour au sein de l’agglo ? Voilà la réponse.

Avant la fin 2010, le site de Bordeaux-lac abritera la plus grande centrale solaire crée en milieu urbain et celle-ci produira l’équivalent de la consommation annuelle de 5 700 foyers ou encore la moitié de la consommation, toujours sur 12 mois, de l’éclairage de la Ville de Bordeaux.

Les travaux en 2010

La construction de cette station photovoltaïque de 12 mégawatts a été annoncée lors du dernier conseil municipal de Bordeaux. Elle a été confirmée hier matin par Hugues Martin, adjoint au maire, président de la société bordelaise des équipements publics et de congrès (propriétaire du parc des expos) et Patrick Charignon, directeur du développement France d’EDF Énergies nouvelles, sur le site même de Bordeaux-Lac.

« Nous sommes prêts. Les travaux débuteront en début d’année prochaine », annonce Patrick Charignon, en précisant que le chantier sera mené par des entreprises aussi motivées qu’EDF par ce challenge : le cabinet d’architectes Cardete et Huet (conception), la Secotrap (maîtrise d’oeuvre), Fayat TP (travaux de voirie), Vilquin (charpente métallique), Marchegay (panneaux photovoltaïques) et Cegelec (travaux électriques).

60 millions d’euros

EDF Énergies nouvelles a décroché ce marché devant treize autres candidats. « La proposition d’EDF était la meilleure à tous points de vue », note Hugues Martin.

C’est effectivement le projet le plus ambitieux, celui aussi qui ne coûtera pas un euro aux collectivités locales (EDF prenant à sa charge la totalité de la dépense évaluée à 60 millions d’euros), celui enfin qui rapportera le plus. EDF Énergies nouvelles s’engageant à verser 1, 3 million d’euro par an à la Spebec en compensation.

Le parking relooké

Le projet s’annonce également exemplaire au niveau national car les architectes ne se sont pas bornés à aligner des panneaux photovoltaïques sur des supports, comme on peut en voir sur bien des centrales créées à ce jour. « Une vraie première. C’est l’architecture des centrales de demain. Celles qui ne gèlent pas les terrains et celles sous lesquelles on pourra venir vivre et habiter », note Francis Cardete, l’un des archis.

Les concepteurs « rhabillent » Lire la suite

Sciences Po Bx le 21 octobre 17h00 : L’écologie politique est-elle durable ?

sciencespobordeaux.fr, Communiqué, le 21 octobre 2009

L’écologie politique est-elle durable ?

L’écologie est désormais au cœur des enjeux du monde contemporain. Effet de mode ou mutation durable des comportements individuels et des choix collectifs ?

Pour la première séquence de leur 26e saison, les Rencontres Sciences Po/Sud Ouest proposent une stimulante table ronde sur l’environnement et s’interrogent sur la « durabilité » de l’écologie politique. Au lendemain d’élections européennes marquées par la montée en puissance du groupe des Verts au Parlement de Strasbourg, et à la veille d’un sommet de Copenhague aux perspectives incertaines, l’occasion de faire le point sur l’état de l’écologie politique en France et au-delà !

Invités à échanger lors de la table ronde :

Eric DELHAYE (Président-délégué de Cap 21)

Michel DUCHENE (Adjoint au Maire de Bordeaux, Vice-Président de la CUB aux Grands projets urbains)

Bruno REBELLE (Directeur de Synergence, Conseil en développement durable)

Guillaume SAINTENY (Maître de conférences à l’École Polytechnique)

Dominique VOYNET Lire la suite

La société d’horticulture de Bordeaux-Caudéran, écolo depuis 110 ans

sudouest.com, Denis Lherm, le 14 Octobre 2009

PATRIMOINE. Installée en pleine ville, la vieille société savante dispense un enseignement de grande qualité, à titre bénévole, dans un écrin de verdure totalement méconnu

La société d’horticulture de Caudéran, écolo depuis 110 ans

On peut difficilement trouver une centenaire plus verte que la société d’horticulture de Caudéran. Créé le 1er août 1899, cela fait plus de 110 ans que ce témoin de l’idéologie scientiste du XIXe siècle tient le pavé à Caudéran. Née avant la loi sur les associations, bâtie sur le modèle des vieilles sociétés savantes, elle voue un culte au savoir et à la connaissance des arbres fruitiers et des fleurs. Rue de l’église, coincée entre une résidence des années 70 et Saint-Amand, la société d’horticulture résiste au temps.

Dans les années 60, Chaban l’avait sauvée une première fois. Un sombre projet visait à transformer le terrain de la société horticole en lieu d’hébergement pour les jardiniers municipaux. Chaban avait réglé l’affaire en quelques secondes, comme toujours : « Si la société d’horticulture n’est pas d’accord pour partir, pourquoi la fait-on partir ? Elle reste là, c’est tout ».

285 arbres, 110 variétés

Quarante ans après, elle est toujours là, bien qu’un peu en décalage avec son époque. La plupart des habitants de Caudéran, et à plus forte raison ceux de Bordeaux, ignorent ce qui se passe derrière les grilles du 23, rue de l’Église, sous le regard fier du buste de Frantz Malvezin, créateur du jardin école, en 1905. Ici s’épanouissent 285 arbres de 110 variétés différentes, parfaitement palissés. Les membres de la société entretiennent bénévolement cet écrin à l’allure surannée. Ici surtout, la Société d’horticulture, d’arboriculture et de viticulture de Caudéran, c’est son nom exact, dispense un enseignement comme autrefois : long, complet, contraignant et de très grande qualité. Les élèves, pardon les sociétaires, sont environ 80 par promotion. Le programme des cours mobilise tous leurs samedis, et parfois leurs dimanches, de septembre à juin. Il est digne d’une académie d’horticulture. Quand les « élèves » sortent de là, ils sont costauds sur le sujet.

« Cette société est une chose étonnante, mais surtout un bien très précieux. On ne la lâchera jamais », lance Philippe Richard, directeur des jardins botaniques de la ville (jardin public et Bastide), qui y fit un passage comme enseignant. Il ajoute : « Ils ont une connaissance de l’arbre et de la taille incomparable, il n’y a qu’eux qui savent le faire et il n’y a plus un professeur d’horticulture qui sait le faire aussi bien. Dans les années 70, on avait arrêté d’enseigner la taille, car elle avait été remplacée par des pulvérisations hormonales. À Caudéran, ils ont continué sur la taille et ils sont restés les seuls à la connaître vraiment ».

La tradition

Parmi les sociétaires, il n’est pas rare de tomber sur un élève du lycée horticole de Blanquefort qui vient renforcer ses connaissances. La société est présidée depuis plus de 25 ans par Lucien Amsalem, qui en est membre depuis plus de 40 ans.

Quant à son vice-président, il se nomme Jean-Bernard Sarramia, c’est un descendant d’Émile Barbot, l’un des fondateurs de la société en 1899. On cultive donc ici les plantes mais aussi une forme de tradition.

« On est ici en famille, explique ce dernier. Au XIXe siècle, il y avait un marché de maraîchers à la place de l’église. C’est ce qui avait donné au maire l’idée de créer une société horticole. Au départ, c’était simplement démonstratif. Puis c’est devenu plus pédagogique. Un jardinier de la mairie venait donner des cours pratiques, pour vulgariser les connaissances. Mais le grand virage, c’est dans les années 1930, lorsque Lire la suite

Pont Bacalan-Bastide : en route pour un chantier géant

sudouest.com, Jean-Paul Vigneaud, le 9 Octobre 2009

BORDEAUX. Le dernier obstacle juridique sautant, Vincent Feltesse a donné le feu vert à GTM (groupe Vinci) pour lancer la construction du pont levant Bacalan-Bastide. Le chantier débutera en novembre et durera trois ans

Pont Bacalan-Bastide : en route pour un chantier géant

Le pont Bacalan-Bastide sera bel et bien construit. La nouvelle est tombée hier vers 15 h 30, juste après que le président de la cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté la requête du « front associatif » qui s’opposait au projet (lire notre édition d’hier).

De façon quasi instantanée, en effet, Vincent Feltesse a fait savoir qu’au vu de cette décision de justice et de l’absence également d’observations négatives de la part du comité du patrimoine mondial (depuis l’envoi d’un dernier rapport), il venait de signer l’ordre de service à destination de GTM Constructions et qu’il souhaitait que l’entreprise engage au plus vite le chantier.

« Nous sommes prêts », répond Gilles Vanbremeersch, directeur de projet à GTM à qui incombait jusque-là la préparation des travaux et qui va devoir maintenant le mettre en musique. De quelle manière ? Pour la première fois, GTM nous révèle son ordre de marche.

1 Début du chantier en novembre

À compter de la mi-octobre, GTM va installer son PC chantier, quai de Brazza, tout près du point de départ du futur pont. 300 mètres carrés de bureaux provisoires vont être construits.

Progressivement ensuite, la société amènera sur place son matériel. Les travaux débuteront vers la mi-novembre. La pose de la première pierre est annoncée par la CUB pour le 21 novembre.

2 Préparation des pièces à Bassens

Simultanément, GTM va ouvrir un atelier de préfabrication de pièces en béton dans la forme de radoube du port de Bassens.

Ici seront conçus les éléments nécessaires pour bâtir les quatre pylônes qui supporteront le tablier levant. Des pièces géantes comme le bas des piles (18 mètres sur 40 mètres à la base, 15 mètres de haut !) ou encore les îlots de protection prévus en amont et en aval de la structure pour éviter que les navires viennent percuter l’ensemble. Les premières pièces des pylônes côté Bastide seront terminées à la fin du printemps prochain pour une pose à compter du mois de juin. Elles seront carrément enfilées dans l’eau et fixées sur un plancher préalablement réalisé en fond de rivière.

3 Des estacades pour travailler sur l’eau

Pour aller travailler au-dessus de l’eau, GTM va bâtir Lire la suite

Partenariat entre Ecolo-Info et la librairie Mollat : le 21 octobre à 18h00 « le nouvel art de militer » chez Mollat

ecolo-info, site, Anne-sophie, le 20 septembre 2009

Partenariat entre Ecolo-Info et la librairie Mollat : le 21 octobre à 18h00 « le nouvel art de militer » chez Mollat

Eh oui, cela fait quelques mois que nous travaillons sur ce partenariat, et ce fut LA nouvelle de la semaine sur laquelle je souhaitais revenir aujourd’hui.

La librairie Mollat est la plus grande librairie indépendante de France. Or nous lisons beaucoup d’ouvrages sur Ecolo-Info, si bien que la logique lire-partager et discuter autour de ces ouvrages s’est tout naturellement imposée à nous.

Se positionnant aux antipodes des méga structures trustant la vente de livres sur Internet et soutenant des valeurs éthiques identiques, nos deux structures cherchent à offrir à tous une plus grande lisibilité en matière de développement durable.

Quel type de collaboration ?

Nous avons donc accompagné Mollat dans la réalisation des catégories de l’onglet “Mollat Vert”.

Dès le mois d’octobre, nous partagerons nos coups de cœur et un dossier mensuel sur leur site, et une petite fleur reprenant notre logo viendra s’installer sur les fiches de livres que nous avons lus et approuvés.

Vous pourrez retrouver certaines revues de livres sur notre site également.

Et pour s’émanciper du virtuel, le partenariat Mollat et Ecolo-Info s’incarnera lors de rencontres organisées avec des auteurs pour donner toujours plus de visibilité à certains ouvrages (vous pouvez d’ores et déjà noter dans vos tablettes le RDV du 21 octobre prochain à 18h dans la salle de conférence de la librairie – RDV est pris avec les auteurs d’un livre sur le nouvel art de militer… mais je n’en dis pas plus, nous en reparlerons très bientôt ! ;-)

Pour ceux qui ne connaissent pas la librairie Mollat (située à Bordeaux), sachez qu’il s’agit d’un endroit  aussi grand que magique, avec un univers de libraires qui maîtrisent parfaitement leurs ouvrages et dans laquelle il est possible de passer des heures sans voir défiler le temps…

L’association Sephir.org qui soutient le projet Ecolo-Info étant implantée à Bordeaux, nous avons estimé Lire la suite

Trans’Cub – Denis Teisseire : Celui qui dit non au pont levant

sudouest.com, Dominique De Laage, le 6 Octobre 2009

BORDEAUX. Denis Teisseire joue son va-tout demain en cour administrative d’appel

Celui qui dit non au pont levant

A 62 ans, Denis Teisseire livre demain devant la cour administrative d’appel l’une de ses dernières bagarres avec la Communauté urbaine de Bordeaux. Fer de lance du « front associatif » opposé à la construction du pont levant Bacalan-Bastide, ce vieux routard de la contestation associative a conscience de « la pression » qui pèsera demain sur les épaules du juge des référés de la cour administrative.

« S’il nous suit et prononce en conscience le sursis à exécution de la délibération lançant ce projet de pont, il permettra au tribunal d’examiner au fond notre recours en appel d’ici quelques semaines. Sans cela, lorsque viendra cet appel, le pont sera déjà construit. Le rôle de ce juge est à la fois fondamental pour l’avenir de Bordeaux mais pas décisif pour autant », résume Denis Teisseire, qui pèse chacun de ses mots.

Pour les Bordelais de longue date, Denis Teisseire fait partie du paysage. Enfance de bonne famille à Dakar, touché par la grâce écolo à 30 ans, il fut le premier, avant même la fondation de l’association Trans’CUB (en 1988), à proposer la solution tramway en 1986. C’est à l’issue de ce combat sans merci contre le métro Val, suivi de sa croisade contre le contrat de l’eau, qu’il décide d’entrer en politique. Non pour faire carrière mais pour « avoir accès aux informations ».

Déjà, en 1978, il avait fait la campagne de sa compagne d’alors, Dominique Prost, contre Chaban. Aux cantonales de 1994, il se frotte sérieusement à Hugues Martin et manque d’arriver au deuxième tour devant Gilles Savary (PS). Puis se fait élire avec Pierre Hurmic (Verts) et François-Xavier Bordeaux (ex-PS) sur une liste commune en 1995.

Très vite, Denis Teisseire se rebelle contre le tracé du tramway proposé par Alain Juppé. Puis contre l’idée d’un pont fixe au droit de la place des Quinconces. L’image du militant se brouille au contact de la politique et au fil de ses positions radicales.

Logique politicienne

Pourtant, il aura raison une deuxième fois sur le dossier de l’eau, permettant à la CUB une renégociation inespérée avec la Lyonnaise en 2007.

Repris par ses obligations professionnelles à l’issue de son unique mandat, en 2001, il remonte au créneau contre le pont Bacalan-Bastide.

Ses arguments sont connus. Projet mal ficelé, dispendieux, décidé sans concertation. Le commissaire enquêteur suit nombre des arguments de Trans’CUB au moment d’estimer cet investissement « inutile ». Le commissaire du gouvernement aussi lors de l’examen en première instance du recours au tribunal administratif. Pourtant, rien n’y fait. Malgré la menace Unesco habilement utilisée par Teisseire, « l’accord de gestion » Juppé-Feltesse sur le pont levant est inflexible.

« Il est tout à fait injuste d’entendre dire de Denis Teisseire qu’il est pour tout ce qui est contre, et contre tout ce qui est pour », estime Jean Mandouze, le capitaine au long cours pour lequel ce pont est également une ineptie. « Nous avons été Lire la suite

Vendredi 2 octobre 17h00 à la Gare saint Jean : Appel à l’action pour la justice climatique

Collectif Gironde Copenhague 09, Communiqué de presse, le 30 septembre 2009

Appel à l’action pour la justice climatique

Les négociations de Copenhague sont dans l’impasse !

Girondine, Girondin, prends ton avenir en main

Du 7 au 18 décembre 2009, le plus grand sommet sur le climat jamais tenu, aura lieu à Copenhague. Ce sommet est mondialement considéré comme un de nos « derniers espoirs  » de faire quelque chose à propos du changement climatique.

Le Collectif Gironde Copenhague 09 appelle les Girondines et les Girondins à se retrouver : Le vendredi 2 octobre 2009 à 17h00 à la Gare Saint Jean de Bordeaux (Tenue de manif : chapeau de soleil, lunette de soleil, haut blanc) afin de manifester leur volonté de voir aboutir ces négociations avec comme critère minimum de réussite, la réduction de 40 % des GES des pays développés d’ici 2020 et une aide de 100 milliards par an aux pays du Sud.

Nous ne pourrons atteindre ces objectifs sans modifier radicalement notre mode de vie et tendre vers une sobriété joyeuse : réduction de la place de la voiture en ville, développement des transports en commun, du vélo, de l’autopartage, du covoiturage, « décarbonisation » de l’économie, réduction des déchets à la source et recyclage, développement de l’agriculture biologique et des circuits-courts de distribution (AMAP…), densification de l’habitat, aménagement d’écoquartiers et d’écovillages, utilisation de matériaux de construction écologiques, développement de l’efficacité énergétique, des économies d’énergie et des énergies renouvelables, protection de la biodiversité et de l’eau, mise en place d’une démocratie participative écologique…

Cela passe aussi par l’abandon des projets mortifères : pont levant autoroutier de Bordeaux, contournement autoroutier de Bordeaux, port méthanier du Verdon, lignes LGV destructrices des écosystèmes, étalement urbain sans fin…

Les 26 membres du Collectif : Aquitaine alternatives, ATTAC 33, AutoCool, Bassin d’Arcachon Ecologie, CATA, Cauderes, Confédération paysanne 33, CREAQ, CREPAQ, Droits du piéton 33, Echanges et nature, Ecopôle, Greenpeace Bordeaux, H’Nord, Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine, Pas de coté, Paysans consommateurs associés Utopia, Une pointe pour tous, Utopia Bordeaux, Réseau Mille-Pattes, SEPANSO Gironde, SEPHIR, TACA, TchernoBlaye, Vélo-Cité et Vélorution.

Contacts : Lire la suite

Mobilisation générale pour le climat à Bordeaux : TACA organise dimanche 4 octobre son 3ème picnic sans carbone

TACA, Communiqué de Presse, le 4 octobre 2009 

Mobilisation générale pour le climat à Bordeaux

L’association TACA organise dimanche 4 octobre 2009 son 3ème picnic sans carbone au cœur de l’agglomération bordelaise. Cet événement sans précédent vise à adresser aux décideurs un signal fort de mobilisation citoyenne à moins de 70 jours du sommet de Copenhague.

Invités à se prononcer sur l’urgence de l’enjeu climatique, de nombreux élus locaux parmi lesquels Vincent Feltesse, Alain Juppé et Noël Mamère ont indiqué leur présence.

Les citoyens en provenance de toutes les villes de la CUB convergeront dès 11h00 vers le Parc des Sports St Michel par tout mode de déplacement éco-responsable de leur choix (vélo, tram, marche à pied). Sur place, un picnic géant, des stands d’information et des animations festives permettront de partager, apprendre et agir en faveur de l’environnement afin d’inciter chacun à diviser ses émissions de gaz à effet de serre par 4.

A cette occasion, une photo des centaines de vélos présents sur le site et rangés de telle sorte qu’ils composent le chiffre 350 sera réalisée. Cette valeur exprimée en “parties par million” (ppm) correspond à la concentration en carbone dans l’atmosphère qu’il s’agit de ne pas dépasser afin d’éviter un réchauffement climatique dangereux.

De nombreuses personnalités ont confirmé leur soutien à cet événement bordelais dont Serge Orru (Directeur general de WWF France), Sandrine Mathy (Présidente du Réseau Action Climat France) et Bill McKibben (fondateur de 350.org).

Programme complet Lire la suite

L’atelier des Bains Douches promeut l’écologie dans la rénovation du quartier : Belcier passe au vert

sudouest.com, G. G, le 28 Septembre 2009

ENVIRONNEMENT. L’atelier des Bains Douches promeut l’écologie dans la rénovation du quartier

Belcier passe au vert

Le parfait éco-habitant du Belcier nouveau se nourrit dans une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ou auprès des « P’tits cageots », entreprise solidaire. Il ou elle va visiter la vergerette du Canada et autres plantes sauvages dans les plates-bandes et les fissures des trottoirs avec l’association 1,2,3 soleil, voire se soucie de reconquérir les friches urbaines avec l’association Friches and cheap. Il imprime ses documents avec des encres végétales sur papier écolo, aménage sa maison sur les conseils du Creaq, sa résidence secondaire avec Eco-centre. Il pratique le vélo suivant les règles de vélo-cité, et signe volontiers les pétitions de Greenpeace.

Il sait enfin s’intéresser aux projets d’habitat collectif de l’association H nord, loin de Belcier, aussi bien qu’à la future résidence des Terrasses d’Armagnac, sans doute hors de portée de sa bourse, mais qui sera bientôt « le premier ensemble labellisé basse consommation de la CUB.

Enfin, le temps d’un casse-croûte bio à Nature et des Courgettes, il laisse ses enfants sans arrière-pensée aux mains des trois hurluberlus qui font d’un stand de casse-bouteilles (le verre sera recyclé, le vin a été bu) un spectacle de clowns.

Ce portrait était cueilli samedi lors de la première éco- fête de l’atelier des Bains douches, sur la place F. Buisson, au fil des stands. Atelier ambitieux, puisque selon sa coordinatrice salariée Anne Sallenave, il se propose d’accompagner la transformation de ce quartier promis à bouleversements. « Nous voulons qu’il reste populaire, plus écologique. Nous voudrions reconquérir les rues, changer les espaces, aider à rendre les maisons anciennes plus écologiques », explique-t-elle. Bref, préserver « le village », quand le TGV Lire la suite

Débat à l’Utopia Bordeaux : La démocratie en questions

sudouest.com, Isabelle Castéra, le 25 Septembre 2009

UTOPIA. Hier soir, le film « Non au Mac Drive » a été présenté devant une salle comble. Il résume les 4 ans de combat entre l’association Caudères et le Mac Do, barrière de Toulouse

La démocratie en questions

Ils sont venus voir ça. Comment une petite association de quartier s’est débattue pendant quatre ans, pour bloquer la construction d’un restaurant Mac Donald’s à Bordeaux, barrière de Toulouse. La grande salle de l’Utopia, pleine à craquer.

Après la séance, le réalisateur, Frédéric Chignac a ouvert une discussion avec Marion Paoletti, maître de conférences en Sciences politiques à Bordeaux IV, Dominique Hofmann, membre de l’association Caudéres, et Jacques Respaud, élu socialiste d’opposition à Bordeaux. Point de débat en réalité. L’affaire Mac Drive est close, le restaurant a fini par s’implanter, le tourne à gauche qui inspira tant de colère des riverains tourne bien, reste ce film. Comme un cas d’école.

« Droit de regard »

« Un film pédagogique, a commencé Marion Paoletti. Il pose des questions importantes sur le savoir-faire militant et sur la démocratie participative. On voit bien dans ce documentaire qu’il existe beaucoup de dispositifs pour les habitants, mais l’offre reste contrôlée. Dans les conseils de quartier à Bordeaux, les élus contrôlent l’ordre du jour. Faut-il prendre au sérieux cette offre de participation des citoyens ? Le film pose clairement la question. La mobilisation des gens se conçoit en dehors de ces lieux de parole. La démocratie participative va-t-elle changer la politique ou finalement n’est-ce que du marketing ? »

Dominique Hofmann a profité du micro pour dire sa déception. David face à Goliath, l’éternel combat perdu d’avance.

Quelques mois après cette rude campagne menée à bout de bras, à coups de manifestations, de stratégies judiciaires et de nuits sans sommeil, elle dresse un bilan : « Nous voulions un droit de regard sur le paysage dans lequel nous vivons. La barrière de Toulouse est avant tout un quartier, la municipalité s’est contentée de la regarder comme une entrée de ville, il fallait que ce soit efficace, pratique. Nous voulions que soit respectée cette identité de quartier. Aujourd’hui, les habitants les plus aisés ont filé ailleurs. Une cohérence a disparu. »

La « malbouffe » écartée

Dans le public, une personne a posé la question de la « Malbouffe ».

« On n’en parle jamais dans le film, pourquoi n’avez-vous pas utilisé cet argument ? » Dominique Hofmann : « Cela aurait été perdu d’avance. L’argument malbouffe était miné. Nous avons préféré Lire la suite

Samedi 26 septembre de 11 h à 17 h : Une éco-journée et Belcier passe au vert

sudouest.com, Jordane Capelot, le 24 Septembre 2009

BORDEAUX, QUARTIER. La journée de samedi sera placée sous le signe de l’environnement

Une éco-journée et Belcier passe au vert

Samedi 26 septembre de 11 h à 17 h

Samedi a lieu la première écojournée du quartier Belcier. Elle est organisée par l’association L’atelier des bains de douches. L’écologie sera la vedette de la manifestation. Stands d’informations, jeux, spectacles, accompagnements artistiques sont au programme. Anne Sallenave, coordinatrice de l’association explique : « Le quartier souffre d’une réputation sulfureuse. Cette journée sera l’occasion idéale de montrer une autre face de Belcier, celle qui se mobilise pour oeuvrer à l’avenir du quartier. C’est également un moyen de soutenir le projet de transformation en éco-quartier ».

De Greenpeace au Creaq (Centre régional d’éco-énergétique d’Aquitaine), de nombreuses associations qui oeuvrent pour la protection de l’environnement, s’associent à la manifestation. Certaines tiendront des stands d’informations et des ateliers sur la place Ferdinand Buisson. « Comment réaliser des économies d’énergies » ou « comment trouver des moyens de locomotion alternatifs » seront quelques-uns des sujets traités. Dans les « stands ateliers », le public pourra s’exercer entre autre, à la fabrication de cadran solaire à partir de matériaux recyclés, à la peinture, où encore de tester et comparer les ampoules basses consommations.

Consommation d’eau

Dans la salle Son Tay, ateliers et conférences seront assurés. Le matin sera dévoué à l’eau ou « comment maîtriser ses consommations en eau domestique ? ». L’après-midi laissera la place à des conférences sur les expériences d’anciens éco-quartiers dans le monde. La fin de la journée offrira l’opportunité de débattre avec les conférenciers et les associations.

Pour respecter le thème de l’événement, les organisateurs ont choisi d’adopter une démarche « écolo ». Pour ce faire, « très peu de tracts d’informations ont été distribués. Les verres seront consignés. Le savon sera écologique, la restauration à base de nourriture bio ». Attention, la circulation sera fermée sur Lire la suite

Prochain picnic sans carbone : Dimanche 4 octobre 2009 à Bordeaux

taca.asso-web.com, communiqué, août 2009

Dimanche 4 octobre 2009 à Bordeaux

Le prochain picnic sans carbone est organisé avec le soutien de la Mairie de Bordeaux et aura lieu le dimanche 4 octobre à partir de 12h sur les quais au Parc des Sports en face de St Michel (à coté du Pont de Pierre).

Ce picnic doit nous permettre de rassembler le plus grand nombre de citoyens désireux d’agir pour protéger le climat.

Ceux qui aiment Taca viendront en vélo et les rangeront en forme de 3 5 0 pour la traditionnelle photo, et cette fois nous l’espérons, l’objectif atteint de 350 vélos.

Nous souhaitons organiser des vélo-bus, regroupement de cyclistes pédalant ensemble, convergeant  le dimanche matin depuis les 27 communes de la CUB vers le lieu du picnic à coté du Pont de Pierre. Nous recherchons en particulier les organisateurs participants de ces velobus, en particulier pour les communes de la rive droite. Merci de nous contacter par mail à assotaca33@yahoo.fr.

Il y aura aussi les stands des associations qui proposent des actions concrètes pour nous aider à réduire nos émissions de gaz à effet de serre (et notre consommation d’énergie, et donc aussi nos factures d’énergie).

Il y aura aussi la pièce du facteur 4 pour donner les ordres de grandeurs des émissions de CO2 dans le monde et des enjeux de la négociation en cours de l’après Kyoto.

Nous souhaitons que ce picnic sans carbone ait aussi une signification politique, à 2 mois de Copenhague,  pour illustrer le fait que sur le réchauffement climatique le clivage n’est pas entre la droite et la gauche, le clivage est entre ceux qui savent et ceux qui ne se rendent pas compte.

Ainsi  Taca et le maire de Bordeaux souhaitent inviter le président de la CUB et tous les maires de la CUB (et aussi au delà de l’agglomération) à se joindre à  ce picnic de rassemblement pour protéger le climat. Si nous n’étions pas capables de dépasser ces clivages politiques à Bordeaux, à quoi bon militer pour un bon accord mondial à Copenhague en décembre 2009 ?

Toutes les personnes désireuses Lire la suite

Jeudi 24, l’Utopia présentera le documentaire « Non au Mc Drive », suivi d’un débat sur la démocratie participative.

sudouest.com, Véronique Berge, le 22 Septembre 2009

CAUDERÈS. Le reportage de Frédéric Chignac est à l’affiche de l’Utopia

Le combat contre le Mc Drive filmé par un documentariste

Jeudi soir à 20 h 30, le cinéma Utopia présentera le documentaire « Non au Mc Drive », du réalisateur Frédéric Chignac. Le film sera suivi d’un débat ayant pour thème La démocratie participative.

Spécialisé dans le docu-reportage depuis vingt ans, notamment pour les illustres émissions que sont « Envoyé spécial », « Faut pas rêver » ou encore « Thalassa », Frédéric Chignac s’est posé à Bordeaux, tout près de la barrière de Toulouse en 2002. C’est en lisant le journal de la petite association de son quartier, Cauderès, qu’il a pris connaissance du combat qu’elle menait contre la grosse chaîne de restauration McDonald’s.

David contre Goliath

« Du point de vue du scénariste, raconte Frédéric Chignac, c’était très intéressant : le combat de David contre Goliath. Les membres de l’association, autour de leur présidente, Dominique Hofmann, organisaient des manifestations et ont même fait suspendre les travaux. J’ai été impressionné par le côté humain de l’affaire et je leur ai proposé de filmer l’histoire, qui me semblait avoir du potentiel. Au départ, j’ai commencé à tourner ce film sans avoir l’idée de le publier. C’était un choix personnel, et d’ailleurs, la première fois que je faisais cette expérience. »

Pendant quatre ans, le réalisateur a suivi les péripéties de ce cas d’école, à l’aide d’une petite caméra vidéo. Il a fait le montage chez lui et en a extrait un documentaire de 1 h 35 : « Un film atypique, qui peut avoir valeur Lire la suite

Soutien aux faucheurs volontaires inculpés : conférence mardi 22 septembre à l’Athénée

Vigilance OGM 33, Communiqué, le 21 septembre 2009

Soutien aux faucheurs volontaires inculpés : conférence mardi 22 septembre à l’Athénée et procès en appel de Lugos mercredi 23 septembre

Conférence mardi 22 septembre 2009 à l’Athénée Municipal, Centre Saint Christoly, Bordeaux, à 20h00 et procès en appel de Lugos mercredi 23 septembre à 8h30 en présence des inculpés et de leurs témoins

Intervenants :

Michel Metz, de Toulouse sur les plantes mutagènes (OGM « cachés » ou «clandestins »)

Jean-Pierre Berlan, témoin au procès de Lugos : agronome et économiste, ancien directeur de recherches à l’INRA qui accuse les biotechnologies d’être devenues des « sciences de la mort »

Jean-François Berthellot, témoin au procès, paysan-boulanger dans le Lot-et-Garonne, fait partie du réseau Semences Paysannes.

Jean-Baptiste Libouban, témoin au  procès, fondateur de la Charte des Faucheurs Volontaires, désobéissant et non-violent.

Et José Bové, inculpé

merci de faire passer l’info : Mercredi matin, on vous attend en soutien place de la république à partir de 8h30 – soupe et tartine le midi sur la place !!!

Plus d’infos Lire la suite

CUB – Vincent Feltesse lance un appel à la « guérilla… naturaliste »

sudouest.com, Michel Monteil, le 21 Septembre 2009

Que fleurissent 50 projets : l’appel à la « guérilla naturaliste » est lancé

Le tram tisse progressivement sa toile, les quais de Bordeaux sont rénovés, la LGV et Euratlantique pointent à l’horizon… Le béton aurait-il fait oublier la nature ? Samedi, au moment même où Alain Juppé répondait à la question « Écologie et urbanisation sont-elles compatibles ? », à Lyon lors d’un colloque organisé par « Libération », le président de la CUB en appelait à Bordeaux à un « projet d’agglomération structurant dans le mode de vie », à une « guérilla naturaliste ». Durant deux jours et demi, 70 architectes, urbanistes, écologues, paysagistes, juristes, ont planché sur « les natures des villes » à l’initiative de la CUB.

Avec quatre ateliers, une séance plénière et des visites sur le terrain pour voir l’agglo sous l’oeil de la nature, du fleuve, des espaces verts, des paysages. « Une partie de campagne », a résumé Claude Eveno, journaliste à France culture. Il a été question du bonheur, du « plaisir d’être ensemble » et de l’« art de l’étalement urbain ». Des hommes de l’art comme Michel Corajoud, Bernard Brunet, Alexandre Chemetoff, Jean Viard, tous impliqués dans des projets urbains sur la CUB, se sont pliés à l’exercice.

Des axes verts

Mener une politique cohérente des espaces naturels (la moitié du territoire de la CUB est classé espace naturel au PLU) exige la prise en compte de divers éléments. D’abord, concilier les positions parfois opposées entre aménageurs et défenseurs de l’environnement. Ensuite, se baser sur l’espace naturel existant. Et puis, tout en prenant acte d’une nostalgie urbaine de la campagne des années 1960 et du désir d’un retour aux racines illustré par le succès des Amap, tenir compte des divers usages : agriculture, tourisme, loisirs… Les maires doivent enfin en finir avec l’idée que la nature constitue « la réserve d’expansion de leurs villes ».

« Aujourd’hui, il y a nécessité de recadrer cet ensemble », note François Barré, président d’Arc en rêve. Alors que la plupart des communes portent des projets en matière d’espaces naturels (écosite du Bourgailh, parc des Coteaux, parc de l’Ermitage, parc des berges de Garonne…), François Barré propose des « axes structurants qui apportent une continuité visuelle de la nature ». Vincent Feltesse veut « faire vite et bien ». Les populations doivent y être associées. Une condition indispensable selon Patrick Bouchain, architecte.

Des appels à projets sont lancés : « Il faut expérimenter en permanence, avoir 10, 20, 50 projets », exhorte Vincent Feltesse. Les tables rondes ont en effet montré de la méfiance face à un grand projet emblématique. Les réalisations seront « mises en réseau », « données à voir aux habitants de l’agglomération ». À l’exemple des Journées du patrimoine, une grande manifestation annuelle ou biennale permettrait de Lire la suite

Bordeaux-Belcier : Eco-Journée du 26 septembre

Atelier des Bains-douches, Communiqué, le 11 septembre 2009

Bordeaux-Belcier : Eco-Journée du 26 septembre

Cette première éco-journée en augure, nous l’espérons, bien d’autres. Nous l’avons voulue écologique, ludique, artistique, pédagogique, pour les habitants de Belcier mais aussi pour ceux venus d’ailleurs.

A partir des trois piliers associatifs de l’Atelier des Bains Douches, participation et réflexion sur l’urbanisme, lien et solidarité entre les habitants, attachement à la protection de l’environnement, nous avons rêvé d’un quartier plus durable, plus solidaire, où il fait bon vivre.

Nous vous proposons de multiples animations, autour de ces thématiques, dans une ambiance festive et conviviale, afin de découvrir le quartier Belcier.

Conférences, débats et animations sur les thèmes de l’écologie.

Stands d’information, jeux, spectacles, buvette et accompagnement artistique.

La Compagnie “La lessiveuse” 14h30 à 15h30 et de 16h00 à 17h00.

Concert de Doudou Cissoko : Kora 13h30 à 14h30.

Atelier Citrouille : 14h00 à 16h00. Atelier d’art plastique animé par des artistes, pour petits et grands, sur le thème du jardin. Peinture sur tissus, papiers découpés, pochoirs …

De 11h à 12 h 30 : Atelier sur l’eau par Anissa Zaïdi du CREAq. Comment maîtriser ses consommations en eau domestique ?

De 15h à 16h00 : Conférence : présentation d’expériences d’éco-quartiers anciens avec Yamina Saheb, consultante en écoquartiers et Thanh Nghiem (fondatrice de l’Institut Angenius) : Quartier de Kreuzberg à Berlin, Quartier de Vesterbro à Copenhague, présentation de l’expérience de Loos en Gohelle.

De 16h à 16H30 : Débat avec les conférenciers et les associations présentes sur la journée.

Des activités pour les enfants seront proposées parallèlement aux ateliers et conférences, afin de permettre aux adultes de participer plus sereinement.

PARTENAIRES

ANIMATIONS EN LIEN AVEC LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Association le CREAQ Lire la suite

Bordeaux les 20 et 21 octobre 2009 – 6èmes Ateliers du Développement Durable « Le développement durable, levier pour sortir de la crise ? »

reseau-tee.net, Communiqué, le 17 septembre 2009

Bordeaux les 20 et 21 octobre 2009 – 6èmes  Ateliers du Développement Durable « Le développement durable, levier pour sortir de la crise ? »

La crise actuelle nous inciterait-elle à changer de système ? C’est le parti pris de ces 6èmes  Ateliers du Développement Durable. Les entreprises, les collectivités, ou encore les acteurs économiques et sociaux ont en effet besoin d’idées, d’inspirations, de méthodes et de retours d’expériences novatrices pour s’installer durablement dans le XXIe siècle, en considérant cette crise comme un prétexte pour modifier nos comportements.

Organisés par IDEAL Connaissances, avec le Conseil régional d’Aquitaine, le Conseil général de Gironde et la Communauté urbaine de Bordeaux, les Ateliers du Développement Durable attendent une quarantaine d’intervenants et plus de 500 participants.

Un programme riche de 16 conférences et ateliers : Répartis en 4 grandes thématiques, correspondant aux 4 grandes crises actuelles, les Ateliers du Développement Durable apporteront des solutions pour chacune des problématiques abordées :

1. Le dysfonctionnement urbain

– Urbanisme durable : au delà des éco-quartiers…

– Quelles solutions pour maîtriser l’étalement urbain ?

– Logement social durable : comment agir sur l’existant et adapter les logements sociaux ?

– Comment mettre en œuvre un développement urbain, intégré, durable et solidaire ?

2. La crise alimentaire

– L’agriculture et crise alimentaire : la fin d’un modèle

– Comment adapter l’agriculture et la sylviculture au changement de demain ?

– Quelles stratégies de développement du mode de production biologique adopter ?

– Comment généraliser la mise en place de cantines « bio » dans la restauration collective ?

3. L’accroissement de la précarité

– Développement durable et fracture sociale

– Au delà du traitement de l’urgence sociale, Lire la suite

Parution du numéro 35 de LaRevueDurable (septembre-octobre 2009) consacré au changement climatique le 29 septembre

 larevuedurable.com, Communiqué, le 17 septembre 2009

Parution du numéro 35 de LaRevueDurable (septembre-octobre 2009) consacré au changement climatique le 29 septembre

Le changement climatique menace d’ébranler tout ce qu’il y a de plus précieux pour la plupart d’entre nous : nos familles, nos idéaux de justice et d’équité, nos idées d’un monde meilleur en devenir. A la veille du Sommet de Copenhague sur le climat, qui aura lieu en décembre, LaRevueDurable consacre son numéro de rentrée à l’enjeu climatique afin de donner un éclairage maximal à cet événement majeur, à sa préparation, à son rôle. Magnifiquement illustré par les photos du collectif Argos, le 35e dossier de LaRevueDurable donne tous les éléments scientifiques, économiques, géopolitiques, éthiques, de justice et de simple bon sens qui fondent l’objectif de ramener au plus vite la concentration de CO2 dans l’atmosphère à 350 parties par million (ppm) (elle atteint aujourd’hui 385 ppm et augmente de 2 ppm par an).

LaRevuedurable souhaite à ce titre relayer pleinement la journée mondiale d’action en faveur du climat, le 24 octobre, autour du chiffre 350. Cette initiative vise à créer un mouvement planétaire qui transcende les frontières nationales et les barrières sociales et politiques pour demander aux dirigeants des pays les plus émetteurs de prendre les mesures qui s’imposent pour faire de la Terre un havre de paix pour l’Humanité.

Vous voulez recevoir ce numéro et n’êtes pas abonné-e ? Réservez-le dès maintenant au prix de 9 euros (port inclus) en indiquant votre adresse postale, par retour de ce courriel. Les envois se font uniquement après paiement, par chèque à l’ordre de Cerin Sàrl, ou par carte de crédit (appelez le +41 26 321 37 11).

Tour de France de LaRevueDurable :

Retrouvez LaRevueDurable au Salon Horizon Vert à Villeneuve sur Lot les 3-4 octobre au Parc des Expositions, ainsi que de nombreux autres exposants. 21ème salon de l’écologie et de l’habitat. « Du concret à partager » – horizon vert

LaRevueDurable est partenaire de la 3e université d’automne du WWF France qui aura lieu les 20 et 21 octobre au Pavillon de l’Eau, Paris 16e , sur le thème : Quel accord à Copenhague pour faire face à l’ultimatum climatique ? Cette université de rentrée s’intègre dans le cadre de la campagne de mobilisation inter-ONG l’ultimatum climatique : copenhague. Contact : universite2009@wwf.fr – 01 55 25 84 37. LaRevueDurable animera la conférence  intitulée « Le climat peut-il encore attendre ? » qui aura lieu le 20 octobre de 9h30 à 11h00

LaRevueDurable soutient les Ateliers du Développement Durable, qui se déroulent à Bordeaux (Mériadeck) les 20 et 21 octobre. Les ateliers et conférences portent sur la question : « Le développement durable, un levier pour sortir de la crise ? » add – Caroline Queillé – 01 45 15 50 38

LaRevueDurable est partenaire des 2è Assises Nationales de l’Education à l’environnement vers un développement durable (EEDD), qui ont lieu à Caen du Lire la suite

La Sepanso fête 40 ans d’action pour l’écologie, sans compromission aucune

sudouest.com, Patrick Faure, le 7 Septembre 2009

BORDEAUX. La Sepanso fête 40 ans d’action pour l’écologie, sans compromission aucune

Experts et indépendants

Quarante ans au service de la nature et de l’environnement : c’est en ces termes que la Sepanso définit son action en annonçant l’anniversaire de cette association incontournable en Aquitaine où elle fédère 50 autres structures écologistes. Pierre Davant, le président régional, et Daniel Delestre, président girondin, rappellent avant toute chose qu’ils ne sont inféodés à aucun parti politique : « C’est une responsabilité que de garder notre indépendance ! »

Fédération d’associations

En Gironde, la Sepanso ce sont 350 adhérents directs, chiffre qu’il convient de multiplier par trois avec l’apport des 16 associations membres. « Elles nous rejoignent parce que nous avons un potentiel de compétences, des professionnels qui apportent une expertise : chimistes, naturalistes, géographes, ingénieurs Inra, etc.. Sans oublier nos adhérents ayant une expérience de terrain. La Sepanso est une véritable famille. »

Seul l’acronyme de l’association reste usité, son nom complet constituant un défi aux règles élémentaires d’une communication qui n’avait pas une valeur primordiale en 1969 : Société d’étude, de protection et d’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest !

Active sur toutes les thématiques du développement durable, la Sepanso (Tél. 05 56 91 33 65) organise trois manifestations pour sa « 40e » : dimanche 20 septembre, visite des réserves naturelles ; mercredi 16 (19 h 30), conférence d’un climatologue du GIEC à l’Athénée municipal de Bordeaux et samedi 19 septembre, rencontre Lire la suite

Gironde : Remuer les foules pour Copenhague

sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 8 Septembre 2009

Remuer les foules pour Copenhague

La conférence de Copenhague, vous connaissez ? Dans très exactement trois mois – du 7 au 18 décembre – se tiendra dans la capitale danoise LE sommet qui décidera de l’avenir climatique de la planète. « Le rendez-vous de la dernière chance », comme l’a qualifié Jean-Louis Borloo, le ministre de l’écologie. Seront soumis à la négociation les efforts de la communauté internationale pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane, oxydes nitreux, etc.), qui menacent de faire éclater le thermomètre mondial sous quelques décennies. La préconisation des experts scientifiques est très claire : ne pas dépasser 2 °C sous peine de menacer la société des hommes.

Face à cet enjeu, les « associatifs » s’activent. À l’échelon national, onze ONG (Organisation non gouvernementale) se sont associées pour un « ultimatum climatique » adressé à Nicolas Sarkozy. Mot d’ordre : une réduction de 40 % des émissions d’ici 2020 (par rapport à 1990) de la part des pays industrialisés et une aide annuelle de 110 milliards d’euros pour les pays en voie de développement. Pour l’heure, on en est loin. L’Union européenne s’est engagée sur une réduction de 20 % à l’horizon 2020 (toujours par rapport à l’année de référence 1990) et de 30 % en cas d’accord international satisfaisant à Copenhague. Pour le reste, les Chinois attendent, les USA renâclent et les Français se noient dans la taxe carbone. Pas vraiment de quoi envisager Copenhague comme le lieu d’un joyeux consensus.

Pour renverser le cours des choses, « l’ultimatum climatique » fait des petits en région. 25 associations se réunissent ainsi dans un « collectif Gironde Copenhague 09 » qui a pour objet d’éveiller les consciences et d’exprimer une volonté partagée. Y émargent nombre d’associations environnementales locales (Aquitaine alternatives et la Sepanso Gironde, par exemple), d’autres spécialisées dans l’éco-mobilité (Droits du piéton 33, Réseau mille-pattes) et, plus généralement, ceux qui prônent un modèle alternatif de développement.

Pique-nique le 4 octobre

Les membres du collectif ont lancé l’initiative hier matin au cinéma Utopia de Bordeaux (qui fait partie de la liste des 25). Ils réfléchissent à une série d’actions publiques d’ici Copenhague et en ont déjà programmé deux.

Climatologue de renommée mondiale, membre du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur le climat) et Bordelais d’origine, Hervé Le Treut sera l’invité d’une conférence-débat organisée par la Sepanso Aquitaine le mercredi 16 septembre à 19 h 30, à l’Athénée municipal de Bordeaux.

Par ailleurs, le collectif a projeté un pique-nique « sans carbone » le dimanche 4 octobre à partir de midi sur les quais de Bordeaux, au parc des sports. Deux événements comparables se sont déjà tenus à Bègles par le passé.

D’ici trois mois, le collectif espère que le mouvement ira étoffer les rangs de la pétition « Ultimatum climatique » ouverte sur internet (www.copenhague-2009.com). À ce jour, Lire la suite

Nicolas Hulot combat « Le Syndrome du Titanic » au cinéma

aqui.fr, Solène Méric, le 4 septembre 2009

Nicolas Hulot combat « Le Syndrome du Titanic » au cinéma

Nicolas Hulot, était jeudi 3 septembre, à Bordeaux pour présenter en exclusivité son premier long métrage. Co-réalisé en partenariat avec Jean-Albert Lièvre, grand réalisateur de film documentaire, « Le Syndrome du Titanic« , sans point de comparaison possible avec les émissions « Ushaïa Nature », ouvre selon ses auteurs « un champ de débat, de dialogue et de réflexion » sur la réalité de notre monde en crise. Mettant en lumière paradoxes et absurdités de nos sociétés, le film dresse un portrait alarmant de cette humanité aveugle qui continue à danser et à chanter alors que le bateau coule, ou presque…

Soyons clairs, « Le Syndrome du Titanic » n’est pas un film environnemental, pas plus qu’il n’est un long format des émissions auxquelles nous a habitué Nicolas Hulot. « Ce film est d’avantage un appel à la raison et un acte politique qu’un documentaire sur la crise écologique. D’ailleurs, la « belle nature sauvage » est la grande absente… »
Des images chocs

Si le projet, envisagé il y a quatre ans, penché du côté du bilan écologique, le résultat final en est assez éloigné puisqu’il dresse non pas le constat d’une crise écologique, mais de l’ensemble des crises qui touchent la condition humaine. « On a trop l’habitude d’identifier une crise indépendamment d’une autre. Pour s’accommoder de la réalité, on parle d’une crise économique, d’une crise environnementale, d’une crise culturelle… Mais tout est lié, l’homme doit faire face à une seule crise particulièrement complexe et grave, une crise de l’humanité, voire humanitaire. » Et pour démontrer l’idée, lui et Jean-Albert Lièvre, ont baladé leur caméra aux quatre coins du monde, de l’opulence la plus scandaleuse, à la misère, par définition, inacceptable. Et la succession de ces images chocs fonctionne.

Comment ne pas s’interroger quand, à la vision d’un « Bar à oxygène » tokyoïte, où chiens et maîtres s’enferment quelques minutes dans des cylindres « d’air pur », succède l’image difficile de vieillards chinois démunis, dont des cages grillagées sont les seuls abris?

Comment rester impassible devant ces touristes occidentaux photographiant et filmant, contre rémunération, une famille d’une tribu de Namibie ? Quelle réaction avoir lorsque à la vision d’un de ces « malls » américains, temples de la surconsommation, succède les images d’un Nigeria où des petites mains s’échinent à réduire en miette les circuits imprimés, et toxiques, de nos ordinateurs ? Et enfin quelle logique faut-il voir entre les trottoirs bondés de sans-abris d’une grande ville américaine, et la file de clients dormant à même le sol la nuit précédent le lancement du nouvel Iphone ?

« Pas trop tard pour changer »

Par dessus ces images, alternent les commentaires personnels d’un Nicolas Hulot mi-désespéré mi-optimiste, et des extraits de discours ou interviews de grands témoins historiques comme JFK, Oppenheimer, Al Gore, et bien d’autres. Ces regards extérieurs se posent généralement dans une posture optimiste sur l’avenir de l’humanité, et sa capacité à s’en sortir. Mais, à la réflexion, ces témoignages souvent anciens mettent en exergue l’absence d’amélioration, voire l’aggravation de la situation depuis qu’ils ont été prononcés

Même si les commentaires se veulent par moment plus optimistes, soutenant l’idée qu’il n’est « pas encore trop tard pour changer » notre manière d’être, c’est plutôt amer et inquiet que l’on sort de la salle de cinéma. Mais sans doute l’individu doit-il en passer par là, pour passer à l’action, ou du moins réfléchir à ses propres habitudes de vie. A vous de voir, à partir Lire la suite

A Bordeaux, Jouanno monte au feu

sudouest.com, Jean-Denis renard, le 5 septembre 2009

TAXE CARBONE. La secrétaire d’État à l’Écologie a balayé tous les sujets hier, notamment celui de la taxe carbone

A Bordeaux, Jouanno monte au feu

Chantal Jouanno doit commencer à prendre l’habitude. Il y a peu en Auvergne, la secrétaire d’État à l’Écologie a affronté la fournaise d’un débat passionné sur les éoliennes qui se multiplient sur les crêtes du Massif central. Hier à Bordeaux, la troisième levée de son tour de France du Grenelle de l’environnement a pris un tour orageux à propos du terminal méthanier du Verdon, à l’embouchure de la Gironde. En matière de développement durable, c’est en premier lieu sur les enjeux de proximité que l’intérêt se cristallise. CQFD.

Au moins la thématique ne décourage-t-elle personne. À preuve, la salle de l’Athénée municipal de Bordeaux était comble pour ce débat public « modéré » par Patrick Venries, le directeur de l’information de « Sud Ouest », et Alain Pagès, le rédacteur en chef de France Bleu Gironde.

Flanquée d’Alain Juppé, le maire de Bordeaux, et d’Alain Rousset, le président de la Région Aquitaine, Chantal Jouanno entendait défendre la démarche du Grenelle de l’environnement, impulsée au printemps 2007 et sanctionnée par une première loi-cadre au début de cet été. « Nous ne sommes pas là pour en dresser le bilan. Nous ne sommes qu’au début de l’étape, il y a beaucoup de choses à construire », a-t-elle entamé.

Et arriva la taxe carbone…

Au milieu de ce « beaucoup de choses », il fallait bien revenir sur la désormais fameuse taxe carbone qui squatte tous les commentaires. Chantal Jouanno s’est engagée prudemment sur ce terrain miné pour donner les trois directions à emprunter : « Taxer moins le travail et plus la pollution, le faire à niveau de prélèvement constant, et redistribuer 100 % du produit de la contribution. On prendra en compte la distinction entre les ruraux et les urbains et celle entre les riches et les pauvres », a indiqué la secrétaire d’État.

La règle du jeu voulant que la salle intervienne, celle-ci l’a largement utilisée. À commencer par Stéphane Lhomme, le porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, qui s’est insurgé contre le fait que l’électricité d’origine nucléaire soit exclue du champ de la contribution climat-énergie. « En hiver, les pointes de consommation obligent à importer du courant d’Allemagne, du courant produit par des centrales thermiques au charbon. Mais on veut protéger le tout chauffage électrique », a-t-il lancé.

Chantal Jouanno ne l’a pas contré sur le constat. Elle a simplement plaidé pour une realpolitik énergétique à la française. « Je n’éprouve aucun amour pour le nucléaire, mais ça fait tourner la machine. Grâce à lui, nous émettons 20 % de gaz à effet de serre de moins que la moyenne européenne », a-t-elle rétorqué.

Bilbao et les OGM

Pour le reste, le débat a balayé à peu près tous les sujets environnementaux d’essence régionale. Alain Rousset a vigoureusement plaidé pour Lire la suite

Deux groupes AMAP viennent d’ouvrir à Bordeaux-centre. Les demandes débordent, les producteurs manquent

sudouest.com, Isabelle Castéra, le 4 Septembre 2009

ALIMENTATION. Deux groupes AMAP viennent d’ouvrir à Bordeaux-centre. Les demandes débordent, les producteurs manquent

Les paniers frais AMAP entrent en ville

Salades, courgettes, tomates et radis, même un potimarron, quelques concombres en prime. La ratatouille n’est pas loin. Mercredi soir, devant la maison de retraite Villa Pia du quartier Saint-Genès à Bordeaux, on a garé les jolis vélos et les poussettes pour bébé. Une cinquantaine de familles a découvert son premier panier, signé AMAP. Dans la joie et l’allégresse. AMAP ? Association pour le maintien de l’agriculture paysanne. Dans le rôle du paysan, Rémi Doux, producteur à Bazas. Pour lui, il s’agit d’une première aussi. Dans le rôle des clients : de jeunes couples avec enfants blonds.

Tous du quartier

À l’origine de la création de cette AMAP, la seconde à Bordeaux, une jeune mère de famille, Clara Azevedo. « Je vis dans ce quartier et depuis deux ans, je cherchais à monter une AMAP. Bénévole à la maison de retraite Villa Pia, j’ai pensé que le site était idéal, le directeur est très ouvert à toutes les initiatives extérieures. Du coup, j’ai pensé : croisement des générations, etc. »

Le concept AMAP lui plaît bien, elle en parle à Matthieu Rouveyre, conseiller général socialiste du canton, ce dernier l’encourage, tente de lui ouvrir les portes qu’il peut. Le plus difficile sera pour Clara de dénicher un producteur local concerné. Un parcours de la combattante qu’elle va mener, tête en avant sans jamais lâcher. « J’ai commencé en février 2009 et une fois trouvé Rémi Roux, j’ai bataillé pour le convaincre. Il pratique une agriculture raisonnée, avec très peu de pesticides et un minimum d’engrais. Il utilise du compost naturel, des choses comme ça. Au mois de juin les familles ont commencé à s’inscrire. D’abord, les mères de famille de l’école de mes enfants, puis d’autres, autour d’elles. Aujourd’hui, nous avons une dizaine de familles en liste d’attente et 55 adhérents inscrits. La plupart sont des jeunes couples avec enfants, d’un milieu socioprofessionnel plutôt… aisé et tous du quartier. En plus d’adhérer au projet AMAP, d’acheter des produits sains et frais, cette initiative est créatrice de lien social. »

Envie de bons produits

Voilà Martine, régisseur lumière dans le spectacle. Elle est arrivée avec son panier en osier. Tout sourire. « Il s’agit pour moi d’une prise de conscience. On veut dire stop aux pesticides et aux produits formatés. Le fait d’acheter directement à un producteur me plaît. Sinon je participe à des cueillettes dans des champs, le week-end. C’est au-delà du panier de légumes, on vient retrouver des choses perdues. Il y a des enfants partout, c’est beau non ? ».

À côté de sa camionnette, Rémi Doux, le producteur observe la distribution. Les cageots partent comme des petits pains. Avec patience et amabilité, il répond aux questions des clients. « Et vos salades, vous les protégez comment des limaces ? » Ce genre de questions, ce sont plutôt les maris qui les posent. Tandis que les épouses papotent entre elles.

Donc Rémi Doux participe pour la première fois à une AMAP. « J’ai une exploitation à Bazas et un magasin où je vends en direct et sur place, sans intermédiaire. Je vends aussi aux restaurants de la ville. En fait, depuis deux ans, je suis harcelé par des gens qui veulent monter des AMAP et cherchent des producteurs. Jusque-là j’ai toujours dit non. C’est beaucoup de boulot en plus. Finalement, Clara Azevedo a réussi à me convaincre. Pourquoi elle ? Elle a insisté et j’ai voulu tenter le coup cette fois. J’ai limité le nombre d’adhérents à 40-50. J’ai un contrat pour six mois. Pour moi, il s’agit d’une autre façon de vendre mes produits par des circuits raccourcis. »

Les AMAP se heurtent à la difficulté de trouver des producteurs de qualité dans la région, et aussi diversifié. Certains se spécialisent Lire la suite

Hulot à Bordeaux, évacuation du Titanic, taxe carbone, un monde devenu fou…

sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 4 Septembre 2009

RENCONTRE. Il était en visite hier à « Sud Ouest » pour le lancement de la promotion du « Syndrome du Titanic ». L’occasion de réagir à la taxe carbone

Nicolas Hulot fait évacuer le « Titanic »

L’ouverture sur le monde commence à Bordeaux. La toute première présentation publique du « Syndrome du Titanic », le film de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, qui sortira le 7 octobre, a eu lieu hier soir à l’UGC Ciné-Cité de la ville. Elle s’est tenue en présence des deux réalisateurs, qui ont d’abord été accueillis dans les locaux de « Sud Ouest » par Patrick Venries, le directeur de l’information, et Yves Harté, son adjoint. L’homme de télévision s’y est prêté au rituel de la conférence de presse, suivie d’un chat avec les internautes sur sudouest.com. Morceaux choisis.

Quatre ans de croisière

« On a commencé à parler de ce film il y a quatre ans. Depuis lors, le contexte a changé, le film est plus contemporain que mon livre éponyme, que je voulais adapter. Au final, je ne considère pas qu’il s’agit d’un film environnemental ou écologique. Il évoque plutôt la combinaison des crises, celle du modèle dans lequel nous vivons.

« Je dis au début du film que « longtemps, je me suis accommodé de la réalité ». C’est sa raison d’être. Le moment est venu où l’on ne peut plus faire de concessions avec la réalité ; elle est trop complexe et trop grave pour la tamiser. Elle est sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Nos concitoyens du monde entier n’en ont pas vraiment conscience. Or tout se joue en ce moment. »

La philosophie du désespoir

« Je n’avais jamais pensé que mon combat devrait être aussi intense. Et, oui, je passe par des phases de désespoir parce que certains de mes interlocuteurs ne consentent à agir que pour me faire plaisir. Alors qu’on se situe sur un enjeu d’intérêt universel. Je vois bien l’inertie dans laquelle nous sommes. Le positivisme hérité du XIXe siècle est encore excessivement efficace. Mais je vois parallèlement que le génie humain ne fait jamais défaut quand on a besoin de lui.

« Nous avons remis dans le commentaire la fameuse phrase d’Einstein qui dit que « notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la confusion des intentions ». Nos actions ont échappé à nos intentions. Nous avons une opportunité à un coup, c’est en l’espace de quelques années que ça va se jouer, pour redéfinir l’ambition du projet humain. »

Préserver pour partager

« Il y a deux priorités : préserver nos ressources au sens large du terme, et partager. La première conditionne la seconde. Quand on est dans la pénurie, quand l’essentiel vient à manquer, ce qui nous pend au nez pour beaucoup de choses, les valeurs liées à la démocratie ne résistent pas longtemps.

« C’est un appel à la mobilisation, un appel à l’action. Il faut que les citoyens valident, accompagnent, voire inventent un nouveau modèle. Même si on ne s’occupe pas de l’état de notre planète, il va se passer quelque chose. Sans notre consentement, la nature va procéder à des ajustements et ce sera excessivement violent. Je rappelle qu’il y a d’ores et déjà 300 000 morts par an dans le monde du fait des changements climatiques. »

La poudrière des inégalités

« Oui, je suis inquiet, parce que je n’ai pas simplement une vision livresque des événements. Pour ce qui concerne l’état de la nature, je fais partie de ceux qui ont pu voir l’accélération des phénomènes de manière très concrète. Depuis le temps que je voyage, j’ai aussi vu les inégalités se creuser. Elles deviennent d’autant plus obscènes que dans les endroits les plus reculés, il y a toujours une fenêtre sur le monde, qu’il s’agisse de la télévision ou d’Internet. Et les gens là-bas savent que, tout près, de l’autre côté du mur, d’autres se vautrent dans l’opulence et le gâchis. Ça crée des points de tension énormes, des frustrations et des humiliations. Où que j’aille, ce fossé nord-sud n’a jamais été aussi marqué.

« Il va bien falloir éliminer les gâchis et les excès, y compris dans Lire la suite

Changement climatique : Conférence-débat d’Hervé Le Treut, membre du GIEC le 16 septembre à l’Athénée de Bordeaux organisée par la SEPANSO Aquitaine

Changement climatique : Conférence-débat d’Hervé Le Treut, membre du GIEC le 16 septembre à 19h30 à l’Athénée de Bordeaux organisé par la SEPANSO Aquitaine

2.uvsq.fr, communiqué, juin 2009

GIEC : L’IPSL poursuit sa mission de fédération

Après avoir participé au précédent rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), récompensé du prix Nobel de la paix en 2007, les équipes de l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) préparent actuellement leur participation au prochain rapport, qui devrait paraître en 2013. Hervé Le Treut, directeur de l’Institut, revient sur ce travail au long cours.

 « Le GIEC fonctionne sur un mode cyclique, et publie un rapport tous les cinq ou six ans environ depuis 1990 », indique-t-il. Pour établir ce document, le groupement prend en compte l’ensemble des travaux de recherche portant sur le changement climatique et publiés dans le monde jusqu’à une date limite (elle devrait être fixée pour 2011), « afin que les résultats aient déjà pu être soumis à des critiques ou des retours », précise-t-il.

Les experts qui composent le GIEC évaluent ensuite l’ensemble de ces travaux, afin de publier un rapport qui servira de base aux discussions et aux négociations internationales, comme celles qui ont abouti au protocole de Kyoto par exemple.

Modéliser le climat de demain

« Nous sommes en train de finaliser le modèle qui nous servira à prévoir les climats du futur », détaille Hervé Le Treut. « Élaborer un modèle représente un travail d’envergure, qui mobilise environ 50 personnes pendant 10 ans. C’est une phase très active pour l’IPSL, car le modèle doit être validé dans les mois qui viennent par l’ensemble des acteurs, qu’il s’agisse de physiciens de l’atmosphère ou de l’océan, de chimistes, ou de biologistes. »

Afin de figer une version du modèle qui soit satisfaisante pour toutes les équipes impliquées, l’IPSL dispose de plusieurs structures : le pôle de modélisation du climat et les différentes bases de données gérées au sein de l’institut. « C’est tout l’intérêt de l’IPSL, qui fédère des spécialistes issus de tous les milieux autour d’outils communs. »

Une fois le modèle défini, il faudra débuter d’ici six mois la phase des simulations numériques, qui devrait durer un an. Les résultats de ces simulations seront donc publiés d’ici Lire la suite

Feltesse critique l’État sur le terminal méthanier

sudouest.com, Jean-Bernard Gilles, le 2 Septembre 2009

BASSENS. Le président de la CUB s’inquiète de l’abandon du projet 4Gas pour l’avenir du port

Feltesse critique l’État sur le terminal méthanier

Vincent Feltesse, le président de la Communauté urbaine de Bordeaux, a pris l’initiative d’aller hier matin à Bassens à la rencontre des dirigeants, des représentants du personnel et des principaux opérateurs privés du Grand port maritime de Bordeaux.

L’unique objet de cette rencontre était d’évoquer l’abandon par l’État, au début du mois d’août, du projet de terminal méthanier alors que la société 4Gas demandait aux dirigeants du port de Bordeaux une prolongation, contractuelle, d’une convention foncière lui permettant de finaliser son investissement au Verdon de quelque 600 millions d’euros.

« Je pense qu’il faut relancer l’instruction officielle de ce dossier afin qu’elle puisse être menée à son terme », dit Vincent Feltesse qui se dit « très étonné » que l’on puisse interrompre de la sorte « un projet qui représente un vrai intérêt stratégique pour le port de Bordeaux ». Il rappelle que le projet de terminal méthanier pouvait représenter 2 millions de tonnes de trafic supplémentaire pour le port soit 20 % de son trafic global.

Vincent Feltesse ne prend pas expressément position en faveur du projet 4 Gas. Il connaît les réserves environnementales qu’il suscite. Mais il s’inquiète de l’impact de l’abandon du projet pour l’avenir du port. « L’attractivité du territoire de la métropole est ferroviaire, aérienne et maritime », a-t-il martelé au cours d’une conférence de presse rappelant ce que l’État, la Région et la CUB avaient investi pour le développement du port.

L’appel aux élus

Les acteurs de la communauté portuaire sont ressortis réconfortés de l’entretien avec le président de la CUB. « Le dossier n’est pas clos », affirme Vincent Amouroux directeur de l’Union maritime et portuaire, persuadé que l’arbitrage interministériel sur lequel s’est fondé Dominique Bussereau, le secrétaire d’État aux transports, pour imposer sa volonté début août à la direction du port « n’en était pas un ».

« Nous avons le sentiment d’avoir été écoutés mais Lire la suite

Bordeaux : Stages de formation à l’action directe non violente les 5 et 6 septembre

ressources-solidaires.org, communiqué, le 30 août 2009

Stages de formation à l’action directe non violente (Bordeaux)

Samedi 5 et dimanche 6 septembre 2009

Organisateur principal : Les désobéissants

Nos stages de formation à l’action directe non-violente et à la désobéissance civile se tiennent en général sur deux jours.

Ils s’adressent aux militants expérimentés comme aux militants débutants, et impliquent une adhésion à l’esprit du Manifeste des désobéissants. Ils associent approche théorique et exercices pratiques, mises en situation, techniques et bricolage destinés à permettre de mener à bien des actions directes non violentes.

Les stages favorisent :

 l’échange de savoirs et de pratiques

 la réflexion par petits groupes

 l’auto-formation

 des modes de fonctionnement égalitaires et non-violents

Des ateliers « médias » et « juridiques » offrent aussi l’occasion de mieux comprendre comment rendre visibles nos luttes et mieux nous défendre contre la répression, voire utiliser celle-ci lorsqu’elle peut être utile. L’émergence de formateurs est encouragée.

Les stages sont réservés aux Lire la suite

Simon Charbonneau présentera son ouvrage : « Résister pour sortir du développement » librairie Mollat à Bordeaux le 11 septembre

Simon Charbonneau présentera son ouvrage : « Résister pour sortir du développement » Le droit entre nature et liberté – Editions Sang de la Terre

Vendredi 11 septembre 2008 à 18 h

Salons Albert Mollat, 11, rue vital-carles, Bordeaux

Le débat sera animé par Noël Mamère

La logique ultime d’un système comme le notre, d’instaurer progressivement, au nom de la survie de l’humanité, un État mondial imperméable à toute exigence démocratique. La crise écologique et économique actuelle pousse d’ailleurs à rendre cette perspective crédible, car seules des mesures prises à l’échelle de la planète peuvent aujourd’hui prétendre à être efficaces. Pourtant il existe un décalage phénoménal entre l’intégration technico-économique à l’échelle mondiale et les moyens de gouvernance et de régulation qui restent nationaux.

L’humanité ne s’en sortira pas sans s’engager dans une voie opposée à celle empruntée jusqu’à présent car les mesures qui ont été prises ne feront, tout au plus, que repousser les échéances douloureuses auxquelles nous ne pourrons pas échapper et contribuer à entretenir l’illusion collective d’une issue de secours constituée par un recours accru à la techno science et au management international des risques majeurs. L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale, à la fois de ses pratiques et de son imaginaire. Aujourd’hui, on n’est qu’au début de ce dur labeur.

De combats menés de l’échelle individuelle à celle globale des instances internationales pourrait alors naître l’espoir Lire la suite

Chantal Jouanno à Bordeaux le 4 septembre pour un débat public : déplacements, zones humides, agenda 21 et économies d’énergie

DIREN Aquitaine, communiqué, le 27 août 2009

Le succès du Grenelle de l’Environnement passe par la mise en œuvre de mesures concrètes et par le changement de comportement des Français.

Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, souhaite aller au devant des Français en organisant, dans chaque région de France, une réunion publique pour faire le point sur les politiques territoriales issues du Grenelle Environnement et leur impact sur la vie quotidienne.

Elle sera à Bordeaux le 4 septembre prochain pour un débat public qui aura lieu à l’Athénée municipal à 18h (place Saint Christoly).

 Quatre thèmes ont été retenus :

– Les déplacements et leur bilan carbone : grands projets LGV du Sud-ouest, et déplacements de proximité

– Les zones humides au cœur de biodiversité régionale

– La dynamique des Agendas 21 en Aquitaine

– Les économies d’énergie dans l’habitat,

en présence de Lire la suite

Bordeaux, les 5 et 6 Septembre 2009 – Stage de formation –  » La cuisson écologique et solidaire : comprendre, construire et cuisiner »

boloviainti-sudsoleil.org, Communiqué, juillet 2009

Stage de formation –  » La cuisson écologique et solidaire : comprendre, construire et cuisiner »

Informations pratiques : Bordeaux, les 5 et 6 Septembre 2009, au Centre Social de Bordeaux Nord (CSBN), 58 rue Joséphine.

Présentation du stage : Ici, la cuisine solaire est un plaisir, l’assurance d’un plat délicieux jamais brûlé, d’une autonomie énergétique, d’un moment convivial entre amis. Ailleurs, la cuisson économe en énergie contribue fortement à l’amélioration des conditions de vie : indépendance énergétique, diminution des douleurs de dos liées au portage du bois et des problèmes respiratoires dus aux fumées du feu, augmentation des revenus par les économies d’énergie réalisées, gain de temps libre … Elle permet également de limiter la déforestation et les rejets de CO2² dans l’atmosphère, de réduire son empreinte écologique.

Le stage permet de monter un cuiseur solaire avec 4 réflecteurs à partir d’un kit préparé par un atelier d’insertion de Nantes. Il offre l’occasion d’utiliser de manière complémentaire les différents cuiseurs économes en énergie : Four et/ou parabole solaires, cuiseur à bois économe, cuiseur sans feu (caisse thermique), de comprendre leurs principes de fonctionnement et de saisir les enjeux écologiques liés à l’énergie de cuisson. C’est également un moment de  rencontre avec des personnes utilisant ces outils de cuisson, ici, en France, et de mieux connaître le travail de Bolivia Inti – Sud Soleil dans les pays des Andes, en Afrique etc…

L’inscription se fait auprès du siège de BISS, à Nantes. Elle comprend : Lire la suite

La Confédération Paysanne Aquitaine appelle à une manifestation à Bordeaux le lundi 31 août

Confédération paysanne Aquitaine, communiqué, le 27 août 2009

La Confédération Paysanne Aquitaine appelle à une manifestation à Bordeaux le lundi 31 août
La crise laitière qui sévit actuellement consécutive à la dérégulation que nous imposent les pouvoirs publics, touche aussi toutes les productions: le vin, le porc, le mouton, les fruits et légumes….
Nous demandons aux pouvoirs publics une politique de régulation, c’est à dire l’adaptation de l’offre à la demande européenne, afin de retrouver des prix rémunérateurs et une dignité dans notre travail.

Nous exigeons d’une part le maintien du système des quotas laitiers en Europe et d’autre part la réduction des volumes de 5% dans toute l’Europe, afin de mettre en cohérence la production et la consommation sur nos marchés. Une répartition des productions en faveur du maximum de producteurs et une maîtrise des volumes dans toutes les filières pour garantir les prix pour le paysan et la qualité des produits pour le consommateur.
Rassemblons-nous, de toute l’Aquitaine le lundi 31 août à 11h30, place Gambetta pour effectuer une distribution de lait, de verres de vin et de légumes afin de rencontrer et d’alerter les citoyens-consommateurs.

Nous irons ensuite devant la préfecture de région et nous ferons le bilan de la politique de la commission européenne et de Mme Fischer Boel qui sera entendue le lendemain, 1er septembre, par la commission agricole du parlement européen à Bruxelles. Nous donnerons à cette dernière des arguments pour son oral du lendemain !

Il faut que la commission agricole du parlement soit en mesure de convaincre la Commissaire à l’agriculture de revenir sur ses orientations libérales.

Tous les paysans sont concernés et tous ceux qui veulent que le monde rural continue à vivre. Nous en avons assez de nos ministres et commissaires européens dont la politique ne vise qu’à détruire de plus en plus de paysans.

Leur leitmotiv actuel : Lire la suite

CUB : La fin du « tout auto » dépeuple les parkings

sudouest.com,  Xavier Sota, le 8 Aout 2009

À RETENIR, STATIONNEMENT. La fréquentation des parkings de l’agglomération décline régulièrement. Le plan de déplacement urbain pensé dans les années 1990 semble avoir porté ses fruits

La fin du « tout auto » dépeuple les parkings

L’été, en surface, il faut encore payer En été, l’automobiliste bordelais avait pris l’habitude de stationner sa voiture sans se soucier le moins du monde de glisser de la mitraille dans les horodateurs lorsqu

Ils ne sont pas désertés, mais les périodes d’opulence appartiennent à un temps révolu. Cela devient une constante, les parkings de l’agglomération bordelaise connaissent un fléchissement de leur fréquentation.

La fréquentation dégringole

Avant la trêve estivale, les élus de la Communauté urbaine ont passé au crible les résultats des parkings pour l’année précédente.

Ils n’ont pu que constater une lente érosion de la fréquentation horaire. À l’image des parcs de la société d’économie mixte de la ville de Bordeaux (parking Victor-Hugo notamment), qui enregistre un déclin de 6 % de sa fréquentation. Le phénomène est iden- tique chez Parcub (la régie autonome assure l’exploitation de seize parcs), dont la baisse s’éta- blit à 5 %. Urbis park (Bourse, Salinières, Jean-Jaurès, allées Tourny) est logé à la même enseigne et enregistre une baisse qui dépasse les 7 % par rapport à l’exercice précédent.

À noter que la dégringolade des entrées est particulièrement notable dans l’hyper-centre de Bordeaux. En revanche, le phénomène s’inverse dans les parcs relais situés aux entrées de la ville. Le seul parc de la barrière du Médoc (Parcub) enregistre une hausse de sa fréquentation de 64 %. En moyenne, les parcs relais en gestion directe de la CUB enregistrent une poussée de leur fréquentation de 37,6 %.

Pourquoi ça baisse ?

Les explications sont à rechercher du côté du changement de comportement de l’homo-automobilicus. Aidé en cela par la restructuration des réseaux de bus, le prolongement des lignes de tramway et l’existence de parcs relais. Les opérateurs sont unanimes : la mise en service de la seconde phase du tramway a sensiblement impacté les us et coutumes en cours jusqu’alors. La voiture est abandonnée pour les transports quotidiens. La bonne desserte effectuée par les transports collectifs et l’utilisation accrue du vélo en centre-ville compliquent sensiblement les choses pour les exploitants de parkings.

Il faut également ajouter que des villes comme Bordeaux (lire par ailleurs) font tout pour Lire la suite

Bordeaux et CUB : L’ère du vélo en commun

sudouest.com, Hervé Mathurin, le 25 Juillet 2009

L’ère du vélo en commun

BORDEAUX. En attendant le Vélo en libre service (VLS) sur la CUB, prévu en février 2010, il est toujours possible de se faire prêter une bicyclette à condition de réserver à l’avance

Malgré les vols, les morceaux de verre sur les pistes cyclables et les tracasseries policières, le vélo à Bordeaux, ça roule. Ca roule même si bien que tout Bordelais n’ayant pas réservé la veille par téléphone à la Maison du vélo cours Pasteur a intérêt à s’y pointer dès l’ouverture à 9 heures pour trouver monture à sa taille. Malgré les 5 500 bicyclettes estampillées « Mairie de Bordeaux » achetées depuis 2001 et les 3 500 toujours en circulation, la demande reste parfois supérieure à l’offre : « Pourtant, on en achète 600 par an et on en attend encore 500 en septembre » confie Lætitia Jarty, conseillère municipale chargée du dossier. Il est vrai que la casse ou le vol restent encore conséquents.

Huit mois maxi

Néanmoins, le système est censé parer au manque de soin éventuel des usagers.

Ceux-ci doivent fournir, outre une photocopie de pièce d’identité, un justificatif de domicile et une caution de 180 euros (150 euros pour les étudiants). Mais rien n’entravera la marche en avant d’une formule qui se développe dans les grandes villes et profite à Bordeaux d’une géographie propice. On peut d’ailleurs se procurer un vélo ailleurs qu’à la maison du même nom : aux mairies annexes de Caudéran, du Grand Parc et de la Bastide mais aussi, à partir de fin septembre, à celles de Bacalan et de Saint-Augustin. Précisons qu’il n’est pas nécessaire d’habiter les quartiers correspondant à sa réservation. Et rappelons que le prêt de ces vélos dure quatre mois renouvelable deux fois, soit huit mois d’usage maximum.

139 stations sur la CUB

Actuellement, la mairie planche sur une variante qui devrait être opérationnelle à la rentrée : « Il s’agit de favoriser l’usage de la bicyclette par des personnes à faibles revenus, par l’intermédiaire d’associations » explique Lætitia Jarty. Ces personnes dites « précaires » pourraient s’abriter derrière un garant, qui assurerait le chèque de caution.

Mais la principale innovation à venir, c’est à l’échelle de la Communauté urbaine qu’elle va se manifester. Son nom : le VLS, ou vélo libre service, calqué sur le Vélib parisien ou le Velove lyonnais. Cette formule est comprise dans le nouveau contrat de transport en commun avec Keolis, successeur de Veolia. On reconnaîtra ces bicyclettes à leur couleur : la même que le tram, auquel elles seront reliées directement. Mais surtout, elles seront disponibles dans 139 stations de 17 communes. « Leur installation doit être décidée au mètre près par Keolis, la mairie concernée et les Bâtiments de France, explique le Béglais Clément Rossignol, chargé du dossier à la CUB ; pour l’heure, une cinquantaine est dans les tuyaux mais au final, il y en aura une centaine sur Bordeaux ». Rentrée de février

Il faudra toutefois patienter jusqu’au Lire la suite

Bordeaux 20 et 21 octobre 2009, le DD : un levier pour sortir de la crise

cdurable.info, David Naulin, le 15 juillet 2009

Les 6es Ateliers du Développement Durable

Le développement durable : un levier pour sortir de la crise ?

Bordeaux 20 et 21 octobre 2009

La crise actuelle nous inciterait-elle à changer de système ? C’est le parti pris de ces 6es Ateliers du Développement Durable. Les entreprises, les collectivités, ou encore les acteurs économiques et sociaux ont en effet besoin d’idées, d’inspirations, de méthodes et de retours d’expériences novatrices pour s’installer durablement dans le XXIe siècle, en considérant cette crise comme un prétexte pour modifier nos comportements.

« Le développement durable : un levier pour sortir de la crise ? » est donc le thème central cette année. Concrètement, les deux journées démontreront comment et pourquoi la prise en compte du développement durable dans les politiques publiques peut contribuer à résoudre la crise actuelle. Bordeaux accueillera les Ateliers du Développement Durable du 20 au 21 octobre.

Organisés par IDEAL Connaissances, avec le Conseil régional d’Aquitaine, le Conseil général de Gironde et la Communauté urbaine de Bordeaux, en partenariat avec la Ville de Bordeaux, les Ateliers du Développement Durable attendent une quarantaine d’intervenants et plus de 500 participants. Un programme riche de 16 conférences et ateliers !

Répartis en 4 grandes thématiques, correspondant aux 4 grandes crises actuelles, les Ateliers du Développement Durable apporteront des solutions pour chacune des problématiques abordées :

Le dysfonctionnement urbain

 Urbanisme durable : au delà des éco-quartiers…

 Quelles solutions pour maîtriser l’étalement urbain ?

 Logement social durable : comment agir sur l’existant et adapter les logements sociaux ?

 Comment mettre en oeuvre un développement urbain, intégré, durable et solidaire ?

La crise alimentaire

 L’agriculture et crise alimentaire : la fin d’un modèle

 Comment adapter l’agriculture et la sylviculture au changement de demain ? Lire la suite

Collectivités et CUB : Maintenir la ceinture verte de l’agglo bordelaise

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 21 Juillet 2009

AGRICULTURE. Comment sauver la zone maraîchère le long des jalles, laissée peu à peu à l’abandon ? Les collectivités montent au créneau, proposant formation et réaménagement

De l’engrais pour les légumes

Ils sont une quinzaine aujourd’hui sur Eysines. Cent cinquante, il y a un siècle. Ils souffrent, des prix imposés par la grande distribution, de marges de plus en plus faibles. Et pourtant les maraîchers en bord de jalles travaillent beaucoup.

Ceux qui vont partir à la retraite dans les prochaines années n’ont, pour la plupart, personne pour reprendre leur exploitation. La situation n’est pas nouvelle. 50 % de la zone n’est plus exploitée aujourd’hui.

Face à cette situation, la profession est aujourd’hui partagée entre laisser mourir l’activité ou relever le défi de la pérenniser. Cette dernière option est celle des collectivités locales. En premier lieu, la ville d’Eysines qui veut la redynamiser. Elle est aujourd’hui suivie par les communes voisines où s’étend la vallée maraîchère : Bruges, Blanquefort, Le Taillan et Le Haillan.

460 hectares à aménager

« Il y a un bassin potentiel de 800 000 personnes à nourrir avec des produits de qualité sur l’agglomération, relève le premier adjoint au maire, Daniel Dougados. Avec l’explosion des circuits courts, le retour à la vente directe, le pullulement des Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) sur la Communauté urbaine, il ne faut pas louper le créneau. Certes, les maraîchers vont être amenés à changer leurs méthodes de travail, faire de l’agriculture raisonnée, mais ça peut marcher. » Une zone intercommunale d’aménagement foncier vient d’être créée. Sous l’égide du Conseil général, un périmètre de 466 hectares doit être dédié au maraîchage.

Mais il faut l’aménager. Aujourd’hui dans cette zone, beaucoup de propriétés sont morcelées, le réseau hydraulique obsolète et certaines parties, trop humides, devenues inaccessibles pour les engins agricoles. Différentes études ont été menées, des objectifs fixés. Ils seront soumis à enquête publique dans les prochains moins.

Former aux circuits courts

Réaménager ne suffira pas pour convaincre de jeunes professionnels de venir s’installer en bord de jalles. À partir de la rentrée de septembre, une formation, financée par la Région, va permettre à une douzaine de stagiaires de passer un brevet professionnel au lycée agricole de Blanquefort. « L’objectif n’est pas seulement de leur donner les bases du métier mais aussi de les aider à s’installer. » Interpellée par les professionnels de la zone sur le manque de bras à venir dans les prochaines années la députée du Médoc, Pascale Got, s’est personnellement investie dans le dossier.

Elle a convaincu des maraîchers d’Eysines d’être partie prenante dans ce projet. Ainsi des parcelles Lire la suite

Salon Viv’expo Bordeaux les 25, 26 et 27 septembre 2009

Viv’expo, Communiqué, le 15 juillet 2009

Viv’expo Bordeaux les 25, 26 et 27 septembre 2009

Parc des Expositions de Bordeaux Lac

Le salon Viv’expo a été conçu pour sensibiliser le grand public à de nouveaux modes de vie et de consommation plus sains et plus respectueux de l’environnement.

Parce que chaque geste compte, Viv’expo vous apporte des réponses et des solutions concrètes afin de :

–          mieux s’alimenter tout en protégeant l’environnement

–          prendre soin de son corps grâce aux produits naturels

–          se remettre en forme

–          faire des économies d’énergies tout en bénéficiant de crédits d’impôts

–          construire une maison saine

–          pratiquer des sports de plein air…

–          découvrir de nouvelles destinations nature

–          voyager en citoyen responsable

3 salons complémentaires, 250 exposants sur 7 000 m² d’exposition

Salon Santé, Bien-être et Alimentation

–          Alimentation et diététique : Producteurs, transformateurs, distributeurs de produits alimentaires Compléments alimentaires Matériel culinaire.

–          Médecines douces : Produits naturels et de confort Soins naturels (aromathérapie, phytothérapie…).
Cosmétique naturelle : Produits d’hygiène et de soins…

–          Remise en forme : Lire la suite

Récup’R veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

sudouest.com, C. D., le 14 Juillet 2009

DÉCHETS. Une association veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

Les astuces de la récup’

On appelle ça une « ressourcerie » ou une « recyclerie » et, si les termes ne sont pas en encore dans le dico, ils désignent une activité bien dans l’air du temps : donner une seconde vie aux déchets. Il ne s’agit ni des épluchures ni des sacs plastiques mais de tous ces objets plus ou moins encombrants qui ont fini par s’abîmer mais dont il y a toujours quelque chose à tirer, même si on ne sait pas quoi.

Genre table sans pieds transformable en plateau ou télé en noir et blanc toujours valable. En gros, les ressourceries interviennent à mi-chemin entre les Compagnons d’Emmaüs, qui prennent en charge des objets en bon état devenus inutiles et la déchetterie, où finit tout ce qui est moins présentable.

Répandues au Québec, en Belgique et dans le Nord de la France, les recycleries donnent une seconde vie aux objets inanimés tout en créant de l’emploi, les objets revalorisés pouvant être revendus à bas prix. A Bordeaux, l’association Recup’R se lance à son tour. « Nous sommes des citoyens soucieux le volume de déchets et, pour le moment, nous en sommes à chercher un local » explique Deil Toussaint, le chargé de projet. L’association a déjà noué des contacts avec les villes de Bègles et de Bordeaux et avec la CUB, qui a d’ailleurs un projet de ressourcerie dans ses cartons, dont Recup’R pourrait être l’interface associative.

Les vélos d’abord

Membre de la Maison de la nature et de l’environnement et soutenu par le réseau national des ressourceries (www.ressourcerie.fr), le projet bordelais a la sagesse de limiter ses ambitions au début. « Même si on trouve un local à la rentrée, on sait bien qu’on ne pourra pas tout faire » reconnaît Deil Toussaint. L’idée serait donc de commencer par la filière la plus pertinente, en l’occurrence tous ces vélos abandonnés sur les trottoirs parce qu’il leur manque deux roues ou le guidon. Les villes finissent par les ramasser et les envoyer en déchetterie. Or, Lire la suite

MEDEF : La bataille du grand contournement de Bordeaux

sudouest.com, Bernard Broustet, le 8 Juillet 2009

La bataille du grand contournement de Bordeaux

GIRONDE. Le Medef et les autres organisations du monde économique continuent à militer avec véhémence pour sortir de l’ornière le dossier du grand contournement

Les représentants du monde économique girondin ne veulent pas lâcher le morceau du grand contournement. Ainsi une nouvelle conférence de presse a-t-elle été organisée, hier, dans les locaux du Medef afin d’interpeller derechef les grands élus sur la congestion de la rocade. Selon Pierre Goguet, président départemental de l’organisation patronale, les quatre lettres adressées, il y a plusieurs mois, par ses soins à Vincent Feltesse, Philippe Madrelle, Alain Rousset, et Alain Juppé, sont restées sans réponse.

Pour tenter de sortir de l’ornière un dossier politiquement très sensible, les entrepreneurs girondins, tentent, si l’on peut dire, de jouer la stratégie du contournement. Le Medef s’efforce d’impliquer les syndicats de salariés dans sa démarche. Pierre Goguet, qui siège dans les instances nationales de l’organisation, ne désespère pas de pouvoir atteindre par ce biais le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, pour lui demander de revenir sur sa position.

Jusqu’à l’Élysée

Pour faire pièce aux associations environnementalistes hostiles au projet, le Medef s’appuie sur une autre association, qui le défend vigoureusement. Marie-Antoinette Paris, présidente de « Durable », qui milite depuis une décennie pour l’amélioration des liaisons entre le Cubzaguais et l’agglomération bordelaise, était hier aux côtés des responsables professionnels pour plaider avec véhémence la reprise. « Si rien n’est fait, on va vers l’asphyxie totale », a affirmé cette militante passionnée, qui est allée jusqu’à l’Élysée en octobre dernier pour plaider le dossier auprès de Christian Frémont, directeur du cabinet de Nicolas Sarkozy, et ancien préfet de Gironde.

Les représentants du monde économique présents à la conférence de presse ont donné des exemples des incidences de l’engorgement de la rocade sur la vie des entreprises, de leurs dirigeants et de leurs salariés. « Un de nos ressortissants est embouteilleur, a ainsi relaté Yves Ratel, président de la CCI de Libourne. Une partie de ses marchés est en Médoc. Il arrive à ses salariés de mettre entre deux et trois heures pour faire Libourne-Margaux et retour. »

Pierre Goguet, qui dirige pour sa part à Mérignac un cabinet d’expertise comptable employant une cinquantaine de salariés, a évoqué les aménagements d’horaires demandés par certains d’entre-eux pour surmonter les conséquences des difficultés de circulation. « Trois de nos salariés, dit-il, commencent à travailler à 6 heures du matin, et finissent leur journée à 15 heures, pour éviter les embouteillages. J’en ai équipé trois autres pour qu’ils puissent faire du télétravail à domicile. »

Pas dans l’air du temps.

Si les représentants du monde de l’entreprise affirment vouloir souhaiter une baisse de la consommation des voitures, et le recours aussi fréquent que possible au report modal vers le fer ou la voie maritime, ils ne croient pas à un renversement des tendances observées depuis plusieurs décennies en termes de transport. À leurs yeux, l’augmentation de l’engorgement de la rocade est quasiment inéluctable. « Quand l’autoroute A 89 a été ouverte, dit Yves Ratel, elle déversait en moyenne quotidiennement 7 800 véhicules sur la rocade. Aujourd’hui, le chiffre est déjà passé à 10 000. »

De son côté, Loïc Geslin, président régional de l’UNAPL, n’y est pas allé avec le dos de la cuiller dans sa charge contre certains arguments hostiles à la route et à l’avion. « Il est facile Lire la suite

Université populaire de l’environnement – Table ronde et débat sur la concertation et la démocratie écologique suivi d’un Apéro Ecolo

MNE Bordeaux Aquitaine, Communiqué, le 30 juin 2009

UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT – L’Université nomade d’Aquitaine

Cours – « Petite écologie de l’Homme et de ses techniques »

Mercredi 1er juillet de 18h30 à 20h00

Michel Lesbats – Professeur à l’IUT Bordeaux 1 Département HSE et  membre de l’Association Aquitaine Alternatives

Locaux du Jardin botanique de Bordeaux, Esplanade Linné, Rive droite (tram station jardin botanique)

Ouvert à tous – Entrée libre et gratuite

Suivi d’un Apéros’Ecolos (ex Green Drinks) – Bar-restaurant « Les temps modernes » – Allée de Serr, Bordeaux-Bastide à 2 minutes à pied du Jardin Botanique

Organisation : Maison de la nature et de l’environnement (MNE) Bordeaux-Aquitaine https://mneaquitaine.wordpress.com/, renseignements mnebxaquitaine@aol.com

Table ronde et débat sur la concertation et la démocratie écologique : « Echanges entre les acteurs locaux du Grenelle »

1. Présentation de l’objectif du débat M Lesbats

2. Présentation d’une concertation réussie entre un industriel et une association de la Presqu’île d’Ambès-Foresa (M Sévenier) et l’association Sabaréges (M Ménézo responsable de la communication) dans le domaine de problèmes « d’environnement »

3. Nous élargirons le débat à d’autres représentants des « parties prenantes » et thèmes des domaines de la Sécurité, de la Santé, de l’Ecologie et du Développement Durable :

Mme Walryck, Adjointe au Maire de Bordeaux avec qui nous débattrons de « concertation avec les bordelais ».

Un représentant de la DRIRE (DREAL) M. Courret -Ingénieur chargé de la concertation/membre du S3PI Presqu’île d’Ambès et CLIC Aquitaine.

Deux ou trois représentants d’associations Lire la suite

Eau potable : Les régies moins chères que le privé

sudouest.com, Jacques Ripoche, le 23 Juin 2009

EAU POTABLE. L’Agence de bassin, qui gère la politique de l’eau dans le Grand Sud Ouest, présente son bilan 2008

Les régies moins chères que le privé

Les consommateurs payent l’eau et l’assainissement 20 % moins cher dans les collectivités (parmi les 20 plus importantes de la grande région) qui ont opté pour un mode de gestion de leurs ouvrages en régie (gestion directe) plutôt qu’en délégation de service public (affermage ou concession à une société privée).

C’est le constat dressé par l’Agence de bassin Adour-Garonne (1), qui présentait hier les résultats de son étude sur le prix de l’eau potable en 2008 à partir d’un échantillon quasiment grandeur nature.

Redevance en hausse

Le directeur de l’Agence, Marc Abadie, s’est bien gardé d’en tirer la conclusion qu’un mode de gestion serait supérieur à l’autre. Néanmoins, dit-il, « c’est l’une des raisons pour lesquelles certaines collectivités ont actuellement tendance, sous la pression de la société civile, à remettre en question les contrats de délégation de service public, soit par un retour en régie, soit par une renégociation, ou une nouvelle mise en concurrence. »

C’est ainsi que l’on renégocie les contrats à la Communauté urbaine de Bordeaux (lire ci-dessous), à Libourne ou à Biarritz, ou que l’on repasse en régie, comme c’est le cas à Castres. Mais il existe aussi des contre-exemples : Montauban abandonne la régie pour la délégation de service public.

Cela étant, le meilleur prix de l’eau possible s’inscrit dans un contexte à la hausse. Les mises aux normes européennes impactent les factures sur lesquelles la ligne assainissement a pris le pas sur la ligne prix de l’eau potable proprement dit.

D’ici à 2011, « date ultime des mises aux normes », a indiqué Marc Abadie, il reste encore pour 350 millions d’euros de travaux à engager dans les stations d’épuration des collectivités du ressort du bassin Adour-Garonne. Pour y faire face, l’Agence, qui intervient à plus de 25 % dans le financement, a décidé d’augmenter sa redevance de 9 % par an pendant trois ans.

Le comité de bassin devrait entériner la décision au début du mois de juillet. Cette redevance représente actuellement 36 centimes d’euros sur les 3,40 ? qui constituent le prix « moyen » du mètre cube d’eau payé par les consommateurs du Sud-Ouest.

3,40 euros le mètre cube Lire la suite

Sud-Ouest : Le train des reproches et la grande vitesse

sudouest.com, Patrick Berthomeau, La chronique du médiateur, le 20 Juin 2009

Le train des reproches et la grande vitesse

Il n’a échappé à aucun de nos lecteurs qu’un des grands chantiers européens à venir concerne notre région : la ligne à grande vitesse (LGV), qui doit relier Paris à Bordeaux et se prolonger vers Toulouse et l’Espagne, bute depuis des années sur des problèmes de financement puisque les collectivités territoriales doivent mettre la main au porte-monnaie. Mais elle bute aussi sur des obstacles écologiques qui vont de la protection de notre proche environnement à une question encore plus fondamentale : est-il nécessaire et raisonnable de développer les transports à grande vitesse, projet conçu en période de croissance continue, alors que l’heure de la décroissance a peut-être sonné ?

Ce n’est pas ici que nous trancherons cet épineux débat. La question pour nous est de savoir si l’information que nous délivrons au jour le jour ou à l’occasion de synthèses comme celle que nous vous avons présentée les 10, 11 et 12 juin dernier dans nos pages consacrées à la région est bien de nature à rendre compte de la complexité des enjeux et de la valeur des arguments développés par les partisans et les opposants au projet.

Ces derniers ne le pensent pas et nous le reprochent parfois avec vigueur. À titre d’exemple (et de résumé), ce courriel qui nous est adressé par Simon Charbonneau, juriste, universitaire et partisan déclaré de la décroissance, assez remonté contre la ligne éditoriale de « Sud Ouest » concernant les projets pharaoniques de LGV. « L’information diffusée sur ce dossier est complètement déséquilibrée dans la mesure où seuls les défenseurs institutionnels d’un projet digne des Trente Glorieuses apparaissent en première page. Aucune information n’est publiée à page équivalente sur l’existence d’une opposition citoyenne à ce projet ruineux pour la collectivité dans le sud du département de la Gironde et en Pays basque. Ce déséquilibre donne l’impression d’une pure et simple opération de propagande en faveur du projet défendu par les grands élus et les Chambres de commerce au nom d’une idéologie obsolète du progrès technique. » De son côté, Philippe Barbedienne, de la Sepanso, nous reproche vertement de minorer la contestation girondine : « Manifestement, pour « Sud Ouest », les LGV intéressent toute la région mais le tracé girondin fait exception, puisque ce qui se passe autour de lui, surtout si ça ne va pas dans le sens de la pensée dominante, ne concerne plus que les pages Sud-Gironde. »

Directeur de l’information de « Sud Ouest », Patrick Venries reconnaît que « l’expression directe des opposants peut paraître limitée dans son volume par rapport aux informations que nous donnons régulièrement sur le projet. Toutefois, fait-il remarquer, jamais l’opposition n’a été ignorée et ses motivations ont été clairement exposées. Dans la série que nous avons proposée la semaine dernière, il en a été question chaque jour. Cependant, il est vrai aussi que le journal s’est effectivement engagé derrière ce projet qui, entre autres effets, propose une alternative intéressante au tout routier. Et n’oublions pas qu’il y a à « Sud Ouest » une tradition de fort intérêt pour les questions d’aménagement et d’équipement. Toutefois, il faut admettre que tous ne présentent pas le même intérêt et je comprends que l’on soit plus circonspect sur un dossier comme celui de l’A 65. »

La polémique instaurée autour de la LGV n’est pas vaine. Au-delà de ses aspects technique et économique, elle pointe Lire la suite

Michel Serres à Bordeaux le 18 juin « Remarques sur la crise »

Bordeaux, communiqué, le 15 juin 2009

La Mairie de Bordeaux vous convie à la rencontre éco-citoyenne animée par Michel Serres, de l’Académie française, philosophe, sur le thème « Remarques sur la crise »,

le jeudi 18 juin 2009, de 20h30 à 22h30, au Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine TNBA, square Jean Vauthier, place Sainte Croix à Bordeaux (tram C – Sainte Croix).

Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre de Lire la suite

Bordeaux : La boîte à idées écolos de Copenhague

sud-ouest.com, Anne-Marie Siméon, le 12 Juin 2009

La boîte à idées écolos de Copenhague

BORDEAUX. Une délégation de la mairie rentre de la capitale danoise qui ambitionne d’être la première capitale neutre en CO2

Les installations portuaires ont cédé la place à de nouveaux bâtiments dont l’opéra. Carlsberg souhaite reconvertir son site de 33 hectares en éco-quartier

Être exemplaire dans le domaine du développement durable ? Tel est le souhait émis régulièrement pour Bordeaux par son maire Alain Juppé. Comment se désintéresser alors de ce qui se passe ailleurs ? Après un premier voyage à Fribourg en Allemagne en décembre 2007, une délégation municipale rentre de Copenhague (1) où l’ambition est de faire de cette cité danoise de 500 000 habitants la première capitale mondiale neutre en CO2 d’ici 2025. Une ambition d’autant plus forte et affichée que la ville accueillera cet hiver la 15e conférence des parties des nations unies (COP 15) que l’on dit décisive pour l’avenir de la planète.

Copenhague ne part pas de rien. Cela fait des années que les édiles travaillent dans ce sens. Et si Bordeaux n’est pas en reste avec son bilan carbone, son plan climat, son agenda 21, ses projets bien avancés de deux écoquartiers au Lac et à la Bastide, la ville est manifestement prête à rallonger la liste en s’inspirant de ses voisins européens.

Le vélo roi

Le plus frappant dès que l’on pénètre dans la capitale danoise est de découvrir une circulation automobile apaisée, sans aucun bouchon. Le métro et le réseau de bus ne justifient pas tout. L’incroyable maillage de pistes cyclables est éloquent. 37 % des déplacements se font en effet à vélo, contre 5 à 10 % sur l’agglomération bordelaise. « C’est le fruit de l’histoire » explique l’adjoint au maire de Copenhague chargé de l’environnement qui précise que l’objectif est d’atteindre 50 % d’ici 10 ans. De quoi faire rêver la municipalité bordelaise. La législation danoise est très dissuasive puisque « la voiture est taxée à 180 % », que le stationnement est payant 24 heures sur 24 sauf pour les handicapés. Résultat ? Il faut attendre d’être déjà bien installé dans la vie pour s’offrir ce luxe.

Vive le vent

La bicyclette n’est pas le seul symbole fort de Copenhague. Les éoliennes font bel et bien partie du paysage et sont une des fiertés des habitants qui n’hésitent pas à Lire la suite

Attention, attention, c’est la vélorution ! le 6 juin à Bordeaux

Vélorution, Communiqué, le 3 juin 2009

Attention, attention, c’est la vélorution !

Samedi 6 Juin à Pey-Berland

14h30 : décoration de vélos

15h : départ en déambulation festive

Et quand les jambes seront fatiguées : goûter requinquatoire

On compte sur vous pour être là,

Pour faire passer le message autour de vous,

Bref : à samedi !

Contact et plus d’infos : Lire la suite

François Moisan, directeur scientifique de l’ADEME : La vie verte devant soi

liberation.fr, Vahé Ter Minissian, le 2 juin 2009

La vie verte devant soi

Vision. La réduction drastique des émissions de C02 imposera une révolution des comportements, selon le directeur scientifique de l’Ademe.

Diviser par quatre les émissions de CO2 d’ici à 2050, est-ce possible ? Oui, s’il y a une volonté politique, de bons choix technologiques et des changements radicaux de mode de vie, estime François Moisan, directeur scientifique de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Il sera l’invité, demain, du nouveau cycle de conférences organisé par l’Université de tous les savoirs (UTLS), à Paris et Bordeaux, sur le thème «Développement durable : la croissance verte, comment ?» (1).

Un petit rappel sur l’évolution des émissions de CO2 : en quoi sont-elles alarmantes et quels sont les objectifs ?

Malgré la signature du protocole de Kyoto, les émissions mondiales de CO2, le principal gaz à effet de serre, continuent à augmenter. Au cours du dernier siècle, sa concentration dans l’atmosphère est déjà passée de 280 à 365 ppm. Si rien n’est fait pour inverser la tendance actuelle, les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) estiment qu’elle pourrait atteindre les 900 ppm à la fin du siècle. Or, les scientifiques sont formels : pour limiter le réchauffement climatique à 2° C, il faudra qu’à cette date, la teneur en dioxyde de carbone dans l’air ne dépasse pas les 450 ppm. Cela signifie que d’ici à 2050, il faudra diviser par deux les émissions de CO2 dans le monde, et par quatre celles des pays industrialisés. D’ores et déjà, plusieurs Etats européens dont la France s’y sont engagés. Et de son côté, le président Obama a annoncé un objectif de réduction de 80 % des émissions des Etats-Unis d’ici à 2050.

Comment s’y préparer ?

En prenant, d’abord, des engagements politiques à plus court terme. En décembre, l’Union européenne a adopté un paquet «Energie-Climat» qui prévoit une réduction de 20 % des émissions pour les pays membres d’ici à 2020. Si d’autres Etats dans le monde s’y engagent eux aussi, ce chiffre pourrait être porté à 30 % lors d’une conférence internationale qui se tiendra à la fin de l’année à Copenhague. En France, le Grenelle de l’environnement a pris des décisions répondant à cet objectif : diminution significative des émissions et de la consommation d’énergie des véhicules. Et réduction de 40 % de la consommation d’énergie des logements. Ces premières mesures vont nous propulser sur une trajectoire plus vertueuse que celle d’aujourd’hui.

On sera loin du compte…

Il est évident que l’objectif de 2050 est beaucoup plus ambitieux Lire la suite

Bordeaux : Tout savoir sur la croissance verte

sudouest.com, Isabelle Castéra, le 1er Juin 2009

Tout savoir sur la croissance verte

Évidemment, Bordeaux ne pouvait pas passer à côté. « Développement durable : la croissance verte, comment ? » Le thème choisi par l’Université de tous les savoirs, cycle de conférences de haut niveau qui se tient à Paris depuis 2000, ne pouvait qu’interpeller la capitale girondine.

L’UTLS initiative du gouvernement a pour mission de diffuser le savoir dans la cité, depuis 2000, sous la direction du philosophe Yves Michaud. Pour la première fois cette Université va se délocaliser et c’est Bordeaux qui a tendu la main grâce à Josy Reiffers, adjoint. Constance Mollat, conseillère municipale déléguée auprès de Josy Reiffers, sur l’université et la diffusion des savoirs a travaillé d’arrache-pied avec Daniel Truong-Loï, afin de mettre en place, à Bordeaux un cycle de conférence, de même qualité qu’à Paris.

« Les conférences bordelaises vont se dérouler en simultané avec celles de Paris, les intervenants ne seront pas les mêmes, à une ou deux exception près, explique-t-elle. Évidemment, le thème du développement durable nous a particulièrement intéressés. »

Sept conférences sont prévues du 2 juin au 22 juin, elles se tiendront à l’amphithéâtre Léon Duguit, université de Bordeaux IV, place Pey-Berland à Bordeaux. François Moisan, directeur scientifique de l’Ademe entame le cycle le 2 juin à 18 h 30 pour parler de l’écologie mode de vie. Le 3 juin à la même heure, Jean-Louis Bergey, directeur régional de l’Ademe traitera de consommation durable.

Le 4, Benoît de Guillebon, abordera l’économie verte et l’architecte Duncan Lewis expliquera comment construire avec la nature, le mardi 9 juin. Didier Roux, directeur du développement et de la recherche chez Saint-Gobain, se penchera sur les enjeux de l’habitat de deamin, le 11 juin et le Dr Hélène Budzinski, du laboratoire de physico-toxico-chimie de l’environnement de Bordeaux 1 soulèvera le problème des substances toxiques qui contaminent le système aquatique le 12 juin. Luc Ferry, philosophe et ancien ministre, clôturera ce premier cycle de conférences, le lundi 22 juin à 18 h 30.

Cette initiative a toutes les chances de Lire la suite

CUB : La Lyonnaise perd six ans

sud-ouest.com, Dominique De Laage, le 28 Mai 2009

BORDEAUX. Le contrat de l’eau conclu entre la Communauté urbaine et la Lyonnaise pour trente ans devra s’arrêter avant terme. De quoi relancer Trans’Cub dans sa bataille de l’eau

La Lyonnaise perd six ans

Les militants de l’association Trans’Cub à Bordeaux, qui ont servi d’aiguillon à la Communauté urbaine pour récupérer 232 millions d’euros lors de l’avenant de 2006 au contrat de l’eau conclu pour trente ans avec la Lyonnaise des Eaux, n’en reviennent pas eux-mêmes.

Un récent arrêt du Conseil d’État vient en effet de rendre rétroactives les lois Sapin de 1993 puis Barnier de 1995, qui limitent dans le temps la durée des contrats de délégation de service public de l’eau à vingt ans.

Le contrat de l’eau, passé le 1er janvier 1991 (juste avant la loi Sapin) pour trente ans, viendrait donc à échéance, non plus fin 2021 comme prévu, mais fin 2015 (à compter de la loi Barnier de 1995 qui a fixé la durée de ces contrats à vingt ans). Soit six ans de chute.

Trans’Cub, qui n’a pourtant jamais été avare de recours, n’avait jamais imaginé saisir le Conseil d’État sur cet aspect. C’est un contrat, passé en 1933 pour 99 ans dans une commune située à l’autre bout de la France, qui a donné lieu à cet arrêt. Une décision qui va devoir s’appliquer à tous les contrats de plus de vingt ans, reconnaît-on à la Communauté urbaine.

Chez Feltesse

L’affaire n’est pas anodine. Le président de la Communauté urbaine de Bordeaux a d’ailleurs reçu, hier matin dans son bureau, Denis Teisseire et Patrick du Fau de Lamothe de Trans’Cub, pour connaître leur analyse du dossier. Mais l’association et la CUB apprécient déjà différemment les conséquences de cette nouvelle donne. Selon la lecture de l’arrêt par Trans’Cub, le contrat n’aura plus d’existence légale au-delà de 2015. L’association demande donc dès à présent à Vincent Feltesse de participer à l’étude qui conduira en 2016 à un retour en régie directe ou à une nouvelle délégation. Du côté des services de la CUB, on tempère cet enthousiasme. Le fameux arrêt du Conseil d’État évoque selon la CUB ce type de sortie prématurée de contrat. Et ouvre, toujours selon la CUB, des hypothèses.

En cas d’indemnités trop lourdes à verser, ou d’investissements amortissables sur trente et non pas vingt ans, la CUB pense lire dans cet arrêt la possibilité de saisir le trésorier-payeur général pour avis afin d’envisager éventuellement des avenants jusqu’au terme du contrat initial. Ce que récuse Trans’Cub.

L’association considère au contraire cette nouvelle donne comme une chance historique d’en finir avec une « gestion catastrophique qui Lire la suite

DD : la croissance verte, comment ? Bordeaux du 2 au 22 juin

u-bordeaux2.fr, communiqué, mai 2009

Développement durable : la croissance verte, comment ?

Conférence / Débat

Du mardi 2 juin 2009 au lundi 22 juin 2009 de 18h30 à 19h45

L’Université de tous les savoirs, en partenariat avec la ville de Bordeaux et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), présente un cycle de conférences sur le thème de la croissance verte. Des architectes, des philosophes et des acteurs du secteur public comme privé viennent à la rencontre du public.

Thème : La croissance verte, comment ?

Programme :

Mardi 2 juin : « Ecologie et modes de vie » Par François Moisan, directeur scientifique de l’Ademe.

Mercredi 3 juin : « Consommation durable et responsable » Par Jean-Louis Bergey, directeur régional de l’Ademe.

Jeudi 4 juin : « L’économie verte : un nouveau modèle pour l’entreprise » Par Benoît de Guillebon, Collège des hautes études de l’environnement et du développement durable.

Mardi 9 juin « Construire avec la nature » Par Duncan Lewis, architecte.

Jeudi 11 juin : « Les enjeux de l’habitat de demain : en quoi l’innovation peut y répondre ? » Par Didier Roux, directeur du développement et de la recherche de la société Saint-Gobain.

Vendredi 12 juin : « Substances pharmaceutiques : nouveaux contaminants du système aquatique » Par le docteur Hélène Budzinski, Laboratoire de physico- et toxico-chimie de l’environnement (LPTC) – Université Bordeaux 1.

Lundi 22 juin « Face à la crise : développement durable et mondialisation » Par Luc Lire la suite

Communauté urbaine de Bordeaux : Isolez ! Vos toits ont été filmés

sud-ouest.com,  Jacky Sanudo, le 16 Mai 2009

THERMOGRAPHIE. À partir d’aujourd’hui, les habitants de la Communauté urbaine de Bordeaux sont invités à découvrir sur Internet leurs déperditions d’énergie par la toiture. À eux de décider ensuite des travaux d’isolation

Isolez ! Vos toits ont été filmés

L’opération aura duré quatre jours. Ou plutôt quatre nuits : du 12 au 16 février dernier, de 19 h 30 à 23 h 30. La chance a fait que ce soit la bonne « fenêtre météo ». Pour que le petit avion de l’Aerodata au service de la société varoise ITC (Infrarouge Technologie Contrôle) puisse décoller, les conditions requises étaient : 5 degrés de température au sol et pas de précipitations 24 heures avant la mission. De belles conditions anticycloniques ont permis le survol des 55 000 hectares de superficie totale que représentent les 27 communes de la Communauté urbaine de Bordeaux. 12 000 clichés ont été pris et 250 000 bâtiments photographiés. Coût de l’opération hors taxes : 260 000 euros, dont 30 % financés par les municipalités.

Dunkerque en pionnier

Le vol, par 1 000 mètres d’altitude, n’a rien de touristique. Une caméra infrarouge est positionnée derrière la carlingue de l’avion, reliée à un ordinateur portable équipé d’un logiciel, avec pour objectif de mesurer la température des toitures et estimer les déperditions d’énergie. C’est ce qu’on appelle la thermographie aérienne. L’outil de diagnostic, impulsé le plus souvent par la Jeune Chambre économique française, connaît un immense succès depuis que Dunkerque s’y est risqué en 2004.

C’est presque un phénomène de mode « durable » dont on estime qu’il touchera 120 villes d’ici à 2011. Dans la région, y ont succombé (ou sont sur le point de…) les communes et agglomérations d’Agen, Pau, Jonzac et Périgueux. Bordeaux a réalisé sa thermographie en solo fin 2007, et les résultats sont en ligne sur le site Internet de la ville depuis le mois dernier. Ceux de la CUB le seront officiellement ce samedi, avec lancement en grande pompe lors de la Foire internationale au Lac.

thermographie.lacub.fr

Le site gratuit www.thermographie.lacub.fr risque d’être pris d’assaut de par son côté ludique. En inscrivant votre adresse, vous pourrez avoir une vue du toit de votre habitation. S’il est rouge, c’est que la déperdition de chaleur est excessive ; s’il est bleu foncé, la déperdition est non perceptible ou nulle. Quatre autres couleurs intermédiaires déclinent la palette. Sur le stand CUB de la foire, 24 bornes informatiques permettront aux curieux de visualiser la cartographie proposée par I2G.

« On donne un outil pour que les gens se prennent en main. Les communes et les bailleurs sociaux pourront également se l’approprier. Il faut savoir que la déperdition de chaleur par les toitures, sur de l’ancien, est d’environ 30 %. Avec le site, nous fournissons des informations d’accompagnement pour affiner le diagnostic, en se rendant, par exemple, aux Espaces Info Énergie ou à l’Agence locale de l’énergie.

Bref, nous générons une demande qui peut être aussi intéressante pour Lire la suite

Salon de l’environnement Bx : Rénover ou construire écolo, c’est possible…

sudouest.com, Hélène Rouquette-Valeins, le 17 Mai 2009

Des conseillers et une cinquantaine d’exposants attendent les visiteurs au Salon de l’environnement et du développement durable

Rénover ou construire écolo, c’est possible…

Plus d’un visiteur sur deux (51 %) a posé le pied au Salon de l’environnement l’année dernière. Si l’on en croit l’enquête Ipsos 2008, les Français sont de plus en plus désireux de mettre en pratique leur respect pour la planète. Et en premier lieu pour leur porte-monnaie. D’où la décision des organisateurs de la foire de rebaptiser le Salon de l’environnement : Salon de l’environnement et du développement durable, et de lui accorder une surface plus grande : 8 000 mètres carrés, sur lesquels seront présents une cinquantaine d’exposants ainsi que des conseillers de l’Ademe (1) et du Créaq (2).

Isolation

C’est le cas de William Mazel : « Le schéma que nous déroulons pour les visiteurs est très simple, explique-t-il. Sobriété, réduction des besoins, efficacité, énergies renouvelables. » Charles Dautais, qui dirige Bat’imm Innovation, explique qu’en France, nous revenons de loin : « Sous prétexte que l’isolation, ça ne se voit pas et que tout le monde peut le faire, déplore-t-il, elle a très souvent été négligée, voire mal appliquée. On ne peut pas bricoler. Il faut le faire bien et une fois pour toutes. »

L’artisan propose ainsi « à partir de la valorisation d’un déchet, le papier journal, additionné de sel de bore, la ouate de cellulose qui devient l’isolant le plus performant. La technique date de 1920. » Charles Dautais considère d’ailleurs que face aux enjeux environnementaux considérables auxquels il faut faire face, l’isolation est devenue un métier à part entière. Le chauffage aussi a considérablement évolué. Ainsi Stéphane Porras, artisan chauffagiste à Bassens, en Gironde, parie-t-il sur l’écologie depuis près de trente ans. Mais il n’a vu les mentalités évoluer que récemment.

« Il y a dix ans, raconte-t-il, tous les projets présentés avec du matériel écologique étaient systématiquement refusés, alors qu’aujourd’hui la référence écologique figure carrément sur le cahier des charges. » Lui, propose panneaux solaires photovoltaïques, pompes à chaleur, chaudières à condensation…

Il s’occupe aussi du traitement de l’eau. En matière de consommation d’eau, note William Mazel, les conseillers du Créaq expliqueront que pour moins de 50 euros, on peut équiper tous les robinets de sa maison avec des réducteurs de débit. Et pas besoin d’être un bricoleur d’exception pour y parvenir !

Écoprêt à taux zéro

Reste que la bonne volonté ne suffit pas. Encore faut-il disposer du nerf de la guerre. C’est chose faite Lire la suite

Bordeaux le 17 mai : Pic-Nic sans carbone et Vélorution

Dimanche 17 Mai : Grand rassemblement de vélos à l’occasion du picnic sans carbone organisé par TACA,   http://taca.asso-web.com/

Venez grossir les rangs de la Vélorution !

Au programme, tout un programme :

11h : rendez-vous à Pey-Berland pour les vélorutionnaires : on rejoindra le vélobus sur les boulevards

12h : arrivée à Begles-plage : des stands, des animations, des notes de musique, une grande photo souvenir avec tous les gens et tous les vélos, un pic-nic, du papotage etc…

Vélorution proposera 3 ateliers :

– Je décore mon vélo

– Je répare mon vélo

– Je fais ma propre vélorution

16h : invitation à la vélorution pour rejoindre la bientôt nouvellement nommée Lire la suite

Transports urbains «durables»: 800 millions d’euros alloués à 50 projets

journaldelenvironnement.net, Sabine Casalonga, le 4 mai 2009 

Transports urbains «durables»: 800 millions d’euros alloués à 50 projets

L’Etat va allouer 800 millions d’euros (M€) à 36 collectivités -hors Ile-de-France (IDF)- pour participer à 50 projets de création ou d’extension de lignes de transport durable (tramway, bus, métro) d’ici 2011, dans le cadre de l’appel à projets lancé en octobre 2008 et conformément aux engagements du Grenelle.

Cette aide de l’Etat –entre 16 et 23% des investissements totaux- permettra aux collectivités d’engager près de 6 milliards € de travaux sur trois ans (2009-2011) pour la réalisation de 365 km de nouvelles lignes de transports collectifs en site propre (TCSP) (1). «En deux ans, nous allons doubler la capacité de transport de voyageurs des agglomérations françaises», s’est félicité Jean-Louis Borloo, ministre chargé de l’environnement.

Ce plan recouvre trois ambitions : environnementales par la promotion des transports propres et la réduction des émissions de CO2, de cohésion sociale par le désenclavement des quartiers défavorisés et économiques et sociales. Plus de 500 M€ seront ainsi attribués à des projets desservant des quartiers prioritaires. La création de 60.000 emplois est également prévue.

Les 50 projets retenus débuteront avant le 1er janvier 2011, dont un tiers avant la fin de l’année 2009. Parmi eux figurent deux projets d’extension de lignes de métro à Marseille (6,2 M€) et Lyon (28 M€). La Communauté d’agglomération de Montpellier est la grande gagnante avec une subvention record de 82,6 M€. Bordeaux, Tours, Lens, Reims, Le Havre et Dijon recevront des aides comprises entre 40 et 58 M€. Valenciennes, l’ancienne municipalité de Jean-Louis Borloo, recevra 25 M€.

Ce projet s’inscrit dans la démarche de promotion de la ville durable du Grenelle de l’environnement. Le projet de loi Grenelle I prévoit ainsi que les collectivités augmentent de 329 à 1.800 km les TCSP en 15 ans, pour un investissement global estimé à 18 M€, hors IDF, auquel l’Etat contribuera à hauteur de 2,5 M€ d’ici 2020.

Un second appel à projet sera lancé en 2010. «Il devrait permettre de Lire la suite

Agglo bordelaise : La place de l’arbre après la tempête

Sud-Ouest, Patrick Faure, le 24 Avril 2009

LE POINT DE VUE DES ÉCOLOGISTES, NATURE. La tempête du 24 janvier dernier, dix ans après celle de 1999, incite à réfléchir sur la place de l’arbre

L’autre meilleur ami de l’homme L’arbre des Gaulois Les cousins d’Amérique La démarche vertueuse

Le bureau de Gérard Jehl, responsable du service environnement et paysages de la Ville de Talence, est encombré de bouteilles plastiques découpées : « Ce sont des pièges à frelons asiatiques, prêts à installer. » Toutes les communes luttent désormais contre ces redoutables prédateurs d’abeilles.

Mais une autre actualité s’impose. Comme sur l’ensemble de la région, la tempête du 24 janvier dernier a laissé d’importantes cicatrices dans le paysage. À Talence, une centaine d’arbres ont été abattus dans le bois de Thouars, les parcs ou chez les particuliers. D’autres communes (voir ci-contre) ont connu des dégâts plus importants encore.

Reboisement naturel

En ville pour l’agrément, à la campagne pour l’exploitation, la question se pose désormais du devenir de l’arbre, sachant qu’avec le réchauffement climatique et les dérèglements qui en découlent, les intempéries se multiplieront.

« Désormais, nous travaillons beaucoup sur le reboisement naturel : rien de tel que le gland tombé du chêne, explique Gérard Jehl. Il faut deux ou trois ans pour rattraper le déficit de taille (NDLR : par rapport à l’achat en pépinière), mais les végétaux s’ancrent mieux dans le sol. La tempête de 1999 avait déraciné beaucoup de vieux arbres, la dernière en a surtout cassés. » Les feuillus, plus trapus ont tendance à mieux résister.

« Après 1999, nous avions replanté 700 arbres dans le bois de Thouars : chênes, châtaigniers, charmes, qui sont des espèces locales. Depuis 2000, la réflexion a évolué et nous échangeons avec les collègues des communes voisines. C’est vrai que nous avons souvent des terrains très argileux qui retiennent beaucoup d’eau l’hiver, ce qui ne facilite pas l’enracinement. Il faut donc privilégier le reboisement naturel et la diversité », conclut le responsable talençais, Gérard Jehl.

La diversité

Les scientifiques estiment qu’outre les espèces locales, les parcs pourraient accueillir avantageusement des chênes rouges d’Amérique, lesquels présentent par ailleurs un véritable intérêt esthétique.

À la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Yann Toutain rappelle la nécessité d’essences locales d’arbres et de fleurs : « Cela aide le sol et les insectes, donc nourrit les oiseaux et l’on retrouve ainsi une chaîne alimentaire complète. »

Bernard Barbeau, premier adjoint au maire de Saint-Aubin-de-Médoc et sylviculteur, évolue quant à lui sur une commune de 3 500 hectares dont 2 800 couverts de forêts. 400 hectares appartenant à la commune sont gérés « en production » avec l’Office national des forêts (ONF).

« Ce pourrait être une manne s’il n’y avait pas le gel, les incendies, les tempêtes… Les feuillus ont été moins touchés en janvier, car ils n’avaient pas de feuilles. »

Paysages de demain

« Il ne faut surtout pas baisser les bras devant ces tempêtes. En plantant un arbre aujourd’hui, nous dessinons le paysage de demain, pour nos enfants et nos petits-enfants. Lire la suite

Bandajevsky, conséquences de Tchernobyl : Bx le 24 avril

Tchernoblaye (association membre du réseau « Sortir du nucléaire »), communiqué, avril 2009

Conférence du Professeur Youri Bandajevsky

La catastrophe de Tchernobyl et ses conséquences 23 ans après

Vendredi 24 avril 2009 à 20h30

Athénée municipal de Bordeaux 

Le Pr Youri Bandajevsky a effectué 6 ans de prison en Biélorussie simplement pour avoir dit la vérité sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.

Amnesty international a classé le Pr Bandajevsky comme prisonnier d’opinion jusqu’à sa liberté conditionnelle survenue le 5 août 2005.

Le Pr Youri Bandajevsky sera fait citoyen d’honneur de la ville de Bègles par le député maire Noël Mamère le vendredi 24 avril à 16h00 à la mairie de Bègles

Plus d’infos : Lire la suite

Collectif Antipub bordelais : Athénée de Bx le 10 avril

Collectif Antipub bordelais, Communiqué, le 6 avril 2009

Collectif Antipub bordelais : Les mutins de la réclame

Les mutins de la réclame est un collectif contre l’agression publicitaire. Il s’est formé sur le territoire de l’agglomération bordelaise au mois de mars 2009. Il est engagé politiquement dans la vie de la cité, mais ne se revendique d’aucune affiliation politique, syndicale ou économique.

Nous agissons en faveur :

– d’un environnement urbain sans affichage publicitaire

– d’un cadre de vie embelli et non agressif

– d’un affichage public strictement informatif de taille réduite et pour une extension de l’espace consacré à l’expression libre.

Pour mener notre lutte contre la publicité, nous mettons en place des opérations de désobéissance civile non violente la ciblant, ainsi que des opérations de sensibilisation de l’opinion publique sur les dangers de la publicité.

Nos actions

Le 16 mars nous avons organisons une conférence sur « la publicité et ses nuisances » dans l’amphi 700 de Bordeaux III. A cette occasion un atelier détournement de publicités a été proposé. Le fruit de ce travail a d’abord été exposé à Bordeaux III avant d’enrichir la décoration de Bordeaux II (encore actuellement).

Nous avons détourné des publicités sur les quais (publicité IKEA) et collé des autocollants contre la pub sur de nombreux panneaux de l’agglomération bordelaise.

A l’occasion de la manifestation du 19 mars nous avons diffusé nos revendications sous forme de tracts et barbouillé une affiche à l’arrêt de tram Palais de justice

Un atelier détournement de publicités a été proposé à Sciences Po Bordeaux pendant son blocage vendredi 3 avril.

A l’occasion de la semaine du développement durable et de la journée sans achats, un recouvrement systématique des panneaux de publicités bordelais a été effectué avec des messages antipub de format A4. Nous estimons que notre action a touché l’essentiel des publicités de la ville Bordeaux (environ 80 % d’après nous). Ces affiches comportent le message « Non à la pub » avec trois citations différentes :

– « Soixante-quatre mille répétitions font la vérité » (Aldous Huxley)

Un seul panneau déroulant lumineux engloutit la consommation électrique de 2 à 3 foyers. (Source Agir pour l’environnement)

– « Celui qui voit un problème et qui ne fait rien fait parti du problème » (Gandhi).

Le premier message, le plus récurrent, manifeste bien la finalité du matraquage publicitaire, finalité que la répétition de nos messages rend apparente.

Nos perspectives à court et moyen terme ?

Une réunion publique se tiendra Lire la suite

Bordeaux du 5 au 7 juin : Festival Changement d’Ere

Changement d’ère, communiqué, avril 2009

Changement d’ère. Le 2ème festival du développement durable, Bordeaux, du 5 au 7 juin 2009

Réunissant tous les acteurs sur le thème du développement durable, Changement d’Ere propose d’y voir plus clair et de familiariser la population avec les nouvelles solutions qui lui sont proposées. Entre conférences, activités pédagogiques, et programmation artistique, le festival met en scène entreprises, élus, personnalités, institutions, associations et artistes. Ce carrefour de rencontres a pour ambition de construire les relations interprofessionnelles et grand public de demain… En savoir plus : Lire la suite

Cyrulnik à Bordeaux le 22 avril : Biologie de la honte

Ordre des médecins de la Gironde, communiqué, mars 2009

Conférence avec Boris Cyrulnik

L’ordre des médecins de la Gironde organise une conférence publique et gratuite avec le Dr B. Cyrulnik et le Pr. G. Ostermann (Professeur de médecine interne et psychanalyste à Bordeaux)

à l’Athénée St Christoly le 22 Avril 2009 à 19H45

sur le thème :  » Biologie de la Honte ».

B. Cyrulnik, Lire la suite

Stéphane Lhomme sous surveillance d’EDF et des RG de Bx

Le canard enchaîné, Jérome Canard, le 8 avril 2009

Des atomes crochus pour traquer les antinucléaires

« EDF et les RG de Bordeaux ont travaillé main dans la main à la surveillance de Stéphane Lhomme« . C’est la confidence faite par l’un des mis en examen aux enquêteurs. Normal, si l’on ose dire, c’est en Gironde que ce militant bordelais a mené l’essentiel de ses actions : contre le transport de déchets nucléaires, les dangers de la centrale du Blayais, de l’EPR, etc.
Or, EDF, comme AREVA, compte dans ses effectifs des fonctionnaires de police détachés, mais toujours en liaison avec le Ministère de l’Intérieur. Rien de plus facile, donc que d’harmoniser leurs efforts contre des individus jugés dangereux pour la sûreté de l’Etat. « Aux RG, se souvient un ancien, la section « Contestation et violence » comprenait cinq personnes. Il y avait un collègue qui ne s’occupait que des « antinucs« .

La parano d’Etat atteint parfois des sommets quand, par exemple, Didier Anger (ex-conseiller régional Vert dans la Manche) se voit épié dans ses moindres mouvements. « Un jour, raconte-t-il, se sachant écoutés, on s’est donné un rendez-vous par téléphone sur le site de la centrale de Flamanville. Les gendarmes y sont arrivés en masse. Pendant ce temps, on a occupé la préfecture… »

EDF avait plus d’une opération d’espionnage au compteur

Ses protestations indignées n’y feront rien : le groupe EDF est bien le héros de l’affaire de piratage informatique de Greenpeace relatée le 18 mars dernier, par le Canard et relancée par Médiapart. Mieux, de nouveaux éléments, découverts par les enquêteurs viennent aggraver son cas.

Ils ont notamment trouvé, chez EDF, dans l’armoire du numéro 2 de la sécurité, Pierre François, un CD-Rom contenant des captures d’écran et des copies de fichiers provenant de l’ordinateur de Yannick Jadot, responsable des campagnes nucléaires de Greenpeace. Et ils disposent de témoignages sur les rencontres de Pierre François avec un représentant de Kargus Consultants, exécutant de cette opération de basse police.

Une officine très au courant

Difficile, dès lors, d’invoquer l’excès de zèle d’un sous traitant, agissant hors de tout contrôle. D’autant que Kargus Consultats a signé, entre 2004 et 2006, des contrats avec EDF, d’un montant total d’environ 50 000 euros.  L’un des acteurs de l’affaire a aussi évoqué d’autres opérations d’espionnage notamment sur le site breton de Couëron, où Greenpeace entrepose du matériel « militant » et dispense des formations à ses « activistes », comme ils les surnomment eux-mêmes.

Les enquêteurs viennent de découvrir un nouvel exploit à l’actif d’EDF. En 2006, le géant de l’électricité avait placé sous surveillance le très remuant porte parole de l’association Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme. C’est l’entreprise suisse Securewyse qui, durant plusieurs mois, avait assuré cette mission. Patron de cette officine, Michel Arditti jure toutefois au « Canard » qu’aucune action illégale n’a été menée.

Pourquoi cette insatiable curiosité ? Parce que Lhomme avait réussi à se procurer un rapport classé « confidentiel défense » consacré à l’EPR, le réacteur nucléaire de nouvelle génération que EDF et Areva espèrent vendre au monde entier. Daté de février 2003 et rédigé par le patron de la branche Energie du groupe, ce document émettait d’embarrassantes réserves – en contradiction avec le discours officiel – sur la solidité du réacteur en cas d’attaque, type 11 septembre, par un avion gros porteur. Parallèlement à l’enquête d’EDF, la DST a mené ses investigations et a placé en garde à vue, à deux reprises (en 2006 puis en 2008), le militant écolo Stéphane Lhomme. Apparemment sans arriver à découvrir le nom de son informateur.

Alerte aux extraterrestres

« Voilà des années qu’EDF est une maison de coups tordus », affirme au « Canard » un cadre du groupe. « Cela tient peut être au nombre d’anciens militaires, agents de renseignement et autres flics qui viennent y travailler après leur retraite. » Et de citer une affaire de Lire la suite

Code de la rue de Bx : Encore les cyclistes ivres !

Sud-Ouest, Catherine Darfay, le 7 Avril 2009

CODE DE LA RUE. La réunion d’actualisation de ce mode d’emploi partagé de la chaussée a remis le couvert, hier, à la mairie, sur les cyclistes éméchés et leur mise en garde à vue

Encore les cyclistes ivres !

Vélos, rollers, piétons, deux roues motorisés, handicapés en fauteuil ou avec canne blanche… le code de la rue en vigueur à Bordeaux concerne tous les moyens de déplacements. Si ce code n’a pas (pas encore ?) d’existence légale, il invite les usagers à partager la chaussée en bonne entente et mérite donc tous les ans une réactualisation.

Se tenant après la fameuse polémique sur la mise en garde à vue de cyclistes éméchés, la semaine dernière, la réunion d’hier avec les élus, les associations concernées, les représentants de la CUB chargés des déplacements et les services de police a essentiellement roulé sur… les vélos.

Michel Duchène, l’adjoint chargé de la circulation donne le « la » : certes, les cyclistes sont tenus à respecter le code de la route, certes des policiers nantais ont été poursuivis après avoir laissé partir un piéton ivre qui a fini par tomber dans un canal, mais la mairie réclame « du discernement » dans les sanctions, faute de quoi la popularité du vélo serait perdue.

Michel Baillard (Vélocité) regrette que les PV dressés aux cyclistes ne tiennent pas compte du danger réel. Ainsi, la rue Fondaudège serait risquée pour des vélos roulant de front alors que c’est à un carrefour sans danger du cours d’Albret qu’un agent se poste souvent avec succès.

Du discernement

L’élu vert Pierre Hurmic en rajoute une couche en regrettant la « stigmatisation » dont sont victimes les deux roues sans moteur et la vice-procureur Isabelle Gentil en appelle dans la foulée au « discernement », maître mot de la réunion.

Olivier Le Gouestre, directeur adjoint à la sécurité publique, est chargé de la réponse. Ferme bien sûr : « Il faut arrêter de parler de stigmatisation. Les opérations de contrôle du mois de mars ont concerné Lire la suite

Projet 4Gas Médoc : Manifestation à Bordeaux le 4 avril

medocpourtous.org, Communiqué, le 27 mars 2009

Manifestation à Bordeaux le samedi 4 avril

L’association appelle tous ses adhérents et sympathisants à manifester le samedi 4 avril.

Actuellement, les lobbies bordelais appuient le projet malgré le rejet unanime des populations et élus riverains. Ne nous laissons pas endormir : c’est en ce moment que se décide l’avenir de notre territoire. Car, qu’on se le dise, rien n’est terminé : l’industriel agit dans l’ombre et déposera dans les semaines à venir une nouvelle demande. Ses soutiens sont actifs comme le montre la récente publication d’une étude du BRA. C’est maintenant, tant que la machine administrative est en attente, qu’il faut montrer notre rejet définitif.

Nous avons besoin de TOUS pour montrer la mobilisation populaire contre cet absurde projet. Ne regrettons pas demain de n’avoir pas su nous mobiliser aujourd’hui. Cette fois-ci, nous nous rendons à Bordeaux, siège des autorités administratives et de quelques soutiens au projet 4Gas. Il nous faut être nombreux.

Avec les élus, nous vous donnons rendez-vous pour dire que nous ne voulons pas vendre notre territoire :

SAMEDI 4 AVRIL à 10h30,

Place de la Bourse (quais),

BORDEAUX

Pour ceux qui le souhaitent, Lire la suite

Stage CRIIRAD : dimanche 5 avril 2009 à Bordeaux

CRIIRAD, Communiqué, le 20 mars 2009

Stage CRIIRAD

Le dimanche 5 avril 2009 à Bordeaux

La CRIIRAD organise un stage pratique pour découvrir et mesurer la radioactivité et ses effets sur la santé. Ouvert à tous les publics : aucune connaissance scientifique particulière n’est requise.

Animateur: Roland Desbordes (président de la CRIIRAD).

Frais d’inscription : 40 euros (sans le repas du midi)

Horaires: 10-13h, 14-18h au cinéma Utopia à Bordeaux (attention, journée sans voiture)

PROGRAMME :

Qu’est-ce que la Radioactivité

Les moyens de détection

Effets des rayonnements ionisants sur la santé

Renseignements et inscriptions : Lire la suite

Bordeaux : Juppé soutient les cyclistes

Sud-Ouest, Isabelle Castéra, le 31 Mars 2009,  

Juppé soutient les cyclistes

CONSEIL MUNICIPAL. Interpellé par Pierre Hurmic, tête de liste des Verts, Alain Juppé s’est positionné face à « la vague de répression policière » de mars contre les cyclistes

Trouver le juste mot. Jusque-là, Alain Juppé n’avait pas jugé bon d’intervenir, ni de donner son avis, face à la vague de répression policière contre les deux-roues, visant plus particulièrement les cyclistes. Un millier de contraventions pour diverses infractions ont été dressées durant le mois de mars, jusqu’à cette série de gardes à vue, une dizaine en une seule nuit, concernant des cyclistes éméchés.

C’est Pierre Hurmic, tête de liste des Verts qui est venu cueillir le maire en tout début du conseil municipal d’hier. « J’attends de vous que vous interveniez ! »

L’avocat a rappelé à toutes fins utiles que les cyclistes n’étaient pas au-dessus des lois. « Ils doivent respecter le code de la route c’est vrai. Aujourd’hui, le code n’est plus adapté aux nouveaux modes de circulation douce en milieu urbain. Mais les usagers sont stigmatisés par la police qui fait un amalgame entre deux-roues motorisées et cyclistes », estime-t-il. Avant de poursuivre : « La garde à vue doit être exceptionnelle, justifiée par les nécessités de l’enquête et de l’information, comme le code de procédure pénale l’exige. »

La communiste Nathalie Victor-Retali, cycliste convaincue, a profité de l’opportunité pour signaler le manque de certains aménagements par temps de pluie, avant d’ajouter que la semaine dernière avait été « lourde en interventions liberticides. On est tous atteints par de petites violations de nos libertés. Soyons vigilants. »

De la proportionnalité

Jacques Respaud, le socialiste a qualifié la situation de « chasse aux cyclistes. » À cet égard il a sorti des chiffres émanant de l’observatoire de sécurité routière de la CUB, lequel ne signalerait que 6 % d’accidents impliquant des bicyclettes. « Où est-on allé chercher 60 % ? » questionne-t-il.

Trouver le juste mot. « Il faut de la proportionnalité » a sifflé le maire. « Depuis 10 ans, Bordeaux mène une politique d’encouragement à la pratique du vélo, salué par tous. Pour autant, je ne tomberai pas dans la démagogie. Il y a des comportements qui sortent de la norme. Moi-même, dans ma voiture personnelle (sic) je vois des vélos griller des feux rouges. Lorsque le directeur départemental de la sécurité m’a dit,  » il faut s’en occuper « , je ne l’ai pas découragé. Mais il faut de la proportionnalité. »

Pour le maire, « on a été un coup trop loin. Certains excès ne méritent pas une garde à vue, une sanction oui, mais pas une garde à vue. De même, une cycliste qui démarre avant que le feu rouge ne passe au vert, à quelques secondes près est interpellée, elle doit payer une amende de 135 euros, ce qui est très cher, doublé d’une suppression de 4 points sur son permis de conduire. C’est illégal. Il faut rappeler les textes. »

« Une contradiction »

Par ailleurs, le maire de Bordeaux s’est étonné du fait que la police n’interpellait pas avec « la même facilité les personnes à pied en état d’ébriété avancée. On me dit que ce n’est pas possible. Quelle est donc cette contradiction ? »

Alain Juppé a ensuite rappelé que les cyclistes se devaient de respecter le code de la rue. « On ne brûle pas un feu rouge, on ne roule pas sur les trottoirs, cela effraie les personnes âgées, on ne prend pas des sens interdits, pour autant, nous n’allons pas voter une motion en conseil municipal pour faire le procès de la police nationale ! »

La Ville préempte cours Victor-Hugo Lire la suite

Hte Gironde :Toujours vigilants sur le grand contournement

Sud-Ouest, Michèle Méreau, le 25 Mars 2009

HAUTE GIRONDE. L’Association de défense des sites et habitants reste attentive sur les problèmes des transports routiers et ferroviaires

Toujours vigilants sur le grand contournement

L’Association de défense des sites et habitants de Haute Gironde (ADSHHG) s’est réunie en assemblée générale. Les sujets abordés furent très nombreux et le président de l’association, Bernard Belair, a d’ailleurs souligné : « Les combats que nous avons menés contre le grand contournement de Bordeaux ont porté leurs fruits. D’autres nous attendent. Mais même le contournement reste pour nous d’actualité car le « tout camion » reste à éviter. La route n’est pas une panacée et nous devrons agir dans l’avenir pour défendre des solutions alternatives. »

Parmi elles, le train. Et Jean-Jacques Chaillot, président de Blaye / Bordeaux / Rail est intervenu, ce qui a débouché sur des actions communes (voir notre édition du samedi 21 mars). « Il y a aussi des solutions du côté des consommateurs que nous sommes. Des Amap s’installent, laissant une plus large place aux produits locaux et évitant ainsi des transports inutiles et coûteux », fait remarquer le vice-président Francis Montion.

Quant à la crise, « elle oblige les entreprises à changer de politique et par exemple, fin avril, devraient démarrer les « autoroutes de la mer ». 100 000 camions par mois devraient rejoindre l’Espagne par voie maritime », indique l’autre vice-président de l’ADSHHG, Christian Baqué. Et d’ajouter : « Le patronat freine ces nouvelles dispositions ».

Pour se prémunir « contre les volontés de revenir à l’idée d’un grand contournement, il faut se pourvoir en cassation sur le jugement concernant le délai de l’enquête publique non respecté au départ », souligne aussi Bernard Belair. « Même si pour l’instant l’État a abandonné le contournement, il faut le faire, afin que s’il revient sur sa décision, nous puissions aller jusqu’aux tribunaux européens. C’est indispensable pour agir », explique Francis Montion. Une procédure que cinq associations vont mettre en oeuvre avec l’ADSHHG.

Deux dossiers à Blaye

À Blaye, deux problèmes se sont posés : Lire la suite

Bibliothèque de Bx – Alimentation : conférence le 26 mars

Dans le cadre des conférences du jeudi sur « l’alimentation en questions », organisées par Médiaquitaine, Centre de formation aux carrières des bibliothèques, service rattaché à l’Université Montesquieu Bordeaux IV, et la Bibliothèque municipale de Bordeaux, nous avons le plaisir de vous inviter à deux conférences à la bibliothèque de Bordeaux, salle de conférences, sur les thèmes :

Alimentation et prix agricoles : la politique agricole commune en question

Jeudi 19 février à 18h00

Aurélie Trouvé

Ingénieure agronome, enseignante chercheuse à l’Etablissement National d’Enseignement Supérieur Agronomique de Dijon et dans le laboratoire « CESAER » (INRA-ENESEAD)

Les conseils pour manger mieux : science ou propagande ?  

Jeudi 26 mars à 18h00

Thierry Souccar

Il répondra à vos questions et proposera un modèle alimentaire qui reflète vraiment les connaissances scientifiques indépendantes.  

Les Français sont assaillis de conseils pour mieux manger, donnés par les pouvoirs publics, les médecins, l’industrie agroalimentaire… Ces recommandations reflètent-elles vraiment l’état des connaissances ? Comment le marketing utilise-t-il ces messages pour vendre plus ? Quelles sont les relations entre les experts officiels et l’industrie ? Lire la suite

Bordeaux : Dix cyclistes à l’ombre

Sud-Ouest, Isabelle Castéra, le 25 Mars 2009

POLÉMIQUE. La phase répressive de la Police nationale face aux infractions des cyclistes bordelais fait débat

Les cyclistes secoués

Le contexte. Face à la multiplication des infractions et des accidents de deux-roues, la Police nationale opère depuis quelques semaines une campagne répressive. À Bordeaux, les contraventions contre les cyclistes inciviques pleuvent, jusqu’à l’interpellation de 10 d’entre eux, suivie d’une garde à vue la semaine dernière.

C’est une femme chic, bordelaise bon genre. Marie S. a 49 ans, elle sort à bicyclette d’une réunion de travail dans le quartier des Chartrons. Il est 1 h 20 du matin, dans la nuit de jeudi à vendredi, et elle croyait rentrer tranquillement chez elle. « Une voiture de police m’a arrêtée, deux policiers m’ont demandé mon identité. Ils m’ont fait souffler dans l’éthylotest. Je leur ai avoué avoir bu deux ou trois verres de vin. Le test était positif, ils m’ont dit d’attacher mon vélo et m’ont embarquée dans la voiture. J’étais sidérée. Un mauvais film. »

« En arrivant à l’Hôtel de police, il y avait beaucoup de monde, d’autres cyclistes, comme moi. On me donnait des ordres en claquant dans les doigts, on m’appelait « ma p’tite dame ». J’ai été conduite dans un sous-sol avec des cellules vitrées et on m’a dit : « Passez à la fouille ». Là, une policière fatiguée m’a demandé d’enlever mes chaussures, mes lacets, mon soutien-gorge, ma robe. J’étais en culotte. Elle a vidé mon sac, en a fait l’inventaire, elle a compté mes chèques. Une fois rhabillée, sans mon soutien-gorge ni mes lacets, elle m’a placée en cellule, avec une autre femme qui hurlait et tapait contre les murs. On ouvre deux verrous et on vous pousse à l’intérieur. Pas de lumière, seulement les hurlements de cette femme. »

« Je suis restée là, sur un matelas posé au sol, jusqu’à 10 heures du matin. J’ai paniqué, je me disais : « Qu’est ce que j’ai fait ? Ils m’ont oublié ? ». À 10 heures, j’ai tapé aux vitres à mon tour. Un policier qui commençait sa journée est venu m’ouvrir. Il était atterré. Il m’a dit : « J’ai honte, tous ces cyclistes cette nuit… ça ne m’étonne pas que les gens détestent la police. » Avant de sortir, il y a eu encore un interrogatoire, l’inspecteur voulait connaître mon statut, mon salaire, mes crédits en cours, si j’étais propriétaire ou locataire… Je n’ai jamais nié l’infraction. Mais cette garde à vue m’a traumatisée. »

Politique de la ville

Marie S., depuis, a écrit au Directeur départemental de la Sécurité publique, Albert Doutre. Alerté les médias. « Comment justifier une telle procédure ? », questionne-t-elle. Le placement des 10 cyclistes émêchés dans la nuit de jeudi à vendredi a été confirmé de source policière.

Albert Doutre signale à cet égard que « 60 % des accidents de circulation corporels sur l’agglomération bordelaise sont causés par des deux-roues ». Certes. Mais le président de l’association Vélo-Cité, pour la promotion et la défense de l’utilisation du vélo, Didier Fénéron, conteste ce point de vue. « Il y a un amalgame entre les deux-roues motorisées et les cyclistes. Les cyclistes ne sont pas les premiers à viser en terme de répression, car ils sont les plus vulnérables. On ne comprend pas cet acharnement. En janvier 2009, nous avons mis en place un partenariat avec la Police nationale. L’objectif était de lutter contre le vol des vélos et assurer la sécurité des cyclistes. Que reste-t-il de nos accords ? Les cyclistes sont une cible facile. Cet excès de répression donne une mauvaise image de la Police nationale, plutôt rétrograde, et qui ne comprend pas les enjeux du développement urbain. »

À la mairie de Bordeaux, Michel Duchène, historiquement à l’origine de la politique du vélo à Bordeaux n’en revient pas. 55 000 déplacements à bicyclette par jour à Bordeaux. « La ville a mené une politique de vélo exemplaire. On a bien sûr aussi constaté l’incivilité de certains cyclistes, alors on a mis en place avant tout le monde un code de la rue qui appelait au respect des règles. Aujourd’hui, les cyclistes bordelais sont perçus comme des délinquants potentiels par la Police nationale. Il existe un vide juridique concernant le statut du cycliste aujourd’hui, certes, mais ils sont bien trop stigmatisés. »

Excès de zèle

En décembre 2005, Pierre Hurmic, Lire la suite

Bordeaux : La vélorution pédale dans la semoule

Sud-Ouest, Florent Pecchio, le 8 Mars 2009

BORDEAUX. Malgré leur enthousiasme, les membres du collectif Vélorution, qui prônent les déplacements non polluants en ville, ont du mal à se faire entendre du public

La vélorution pédale dans la semoule

Peut-être les avez-vous déjà croisés, au hasard d’une balade à Bordeaux. Eux, ce sont les « vélorutionnaires ». Les membres d’un collectif qui dénonce la mainmise de la voiture sur la ville. Aux dépens du vélo, bien sûr, mais aussi de la marche à pied, du roller, ou du skate. De ce qu’on appelle les déplacements « doux ».

Pour faire passer le message, rien de plus simple : une manifestation sur deux-roues, l’espace d’une heure. Un cortège chantant de bicyclettes et de coureurs à pieds dans le flot de la circulation, histoire de rappeler qu’ils existent.

« Un combat quotidien »

Ce samedi, ils sont une trentaine, au départ de la place Pey-Berland. Ce n’est pas la foule des grands jours. Les participants, étudiants pour la plupart, peinent à arriver. Le rendez-vous est fixé à 14 heures mais les cyclistes débarquent au compte-gouttes. « Ils sont où, les autres ? » Pas de réponse. Tant pis, il faudra faire sans eux. « C’est pas grave si on n’est pas nombreux, tempère Béranger. C’est d’abord un combat quotidien. »

En revanche, il faudra faire avec Florence, 42 ans, nouvelle venue. « Je connais le concept, mais c’est la première fois que je participe », explique la bibliothécaire. Attirée par la possibilité de faire réparer son vélo, elle est conquise par l’enthousiasme du groupe.

Il faut dire qu’une fois lancé, le cortège se fait remarquer. Banderoles, montures colorées, chansons, et des phrases chocs au mégaphone : « On avance, on avance, on n’a pas besoin d’essence », ou le très apprécié « Le vélo c’est la classe, la voiture à la casse ».

Les piétons s’arrêtent, sourient. « On les remarque mais je ne comprends pas ce qu’ils veulent », explique une femme. Certains applaudissent, alors que des automobilistes font jouer du klaxon. Il y a aussi les impatients du volant, qui tentent coûte que coûte de doubler le convoi. Très mauvaise idée : deux policiers en scooter veillent au grain, et réprimandent les fautifs.

Vélo-cité manque à l’appel

Le périple se termine au jardin botanique. Les cyclistes militants sont satisfaits de l’action, bien conscients que l’engagement des vélorutionnaires n’a pas été à la hauteur. « Il faut qu’on trouve de nouveaux moyens d’action », reconnaît Benjamin. Exemple ? Lire la suite

Bordeaux le 4 mars : Penser des alternatives à l’existant

Ecopol, le 28 février 2009

Le 4 Mars, réunion de préparation pour l’atelier « Coopératives participatives » qu’Ecopol a proposé pour le Forum Social Local.

Cet atelier consistera à partager avec trois porteurs de projets les difficultés, obstacles que rencontrent des démarches coopératives et participatives et la manière de les dépasser. Nous voulons lui donner une autre forme que les traditionnelles conférences de présentations individuelles.

Par démarches coopératives nous entendons tout ce qui aujourd’hui se créent autour d’autres formes d’habitat (habitat coopértatif), de consommation/production (AMAP), de commerce solidaire, de coopératives d’emplois et coopératives d’associations.

Pour le 4 Mars, nous avions proposé d’inviter des représentants de projets coopératifs, qu’ils soient en perspective, en cours ou achevés. Sont sollicités :  H’Nord, Amap, coopératives d’emplois et « petits gratteurs » qui ont un projet de quartier associatif et coopératif  à St Michel.

Il est plus que nécessaire de montrer aujourd’hui qu’il existe des alternatives, au tout centraliste et au tout individualiste, qui sont deux formes qui raptent la souveraineté des individus et produisent des collectifs qui enferment et tarissent les  singularités au lieu de s’appuyer dessus et de les libérer. Et cela dans tous les domaines, commerce, économique, habitat, associatif, emploi, consommation et bientôt transport……?

Les associations intéressées sont invitées à prendre part à la préparation de l’atelier
Le 4 Mars à 20H30 à Lire la suite

« Darwin », nouveau concept d’économie durable à Bordeaux

 Le Monde, Claudia Courtois, le 3 mars 2009

« Darwin », nouveau concept d’économie durable

« Etre à la croisée des chemins entre économie et écologie, rendre le développement durable et désirable. » Ce slogan est un condensé de la philosophie du projet « Darwin » : construire un quartier d’entreprises et de services exemplaire sur le plan environnemental. Les locaux fonctionneront en basse énergie, l’eau de pluie sera récupérée, l’énergie recyclée et les émissions de CO2 divisées par quatre.

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L’idée est d’associer des entreprises d’horizons différents : économie créative et culturelle avec un groupement d’acteurs culturels bordelais, culture urbaine avec le projet d’un skate-parc intérieur « éco-conçu » de 2 500 m2, communication et nouvelles technologies avec une agence de marketing publicitaire et une société d’imagerie virtuelle.

L’Agence régionale de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et l’Institut français pour la performance énergétique du bâtiment pourraient aussi s’y installer. Des associations et des commerces sont attendus : crèche éco-responsable, commerces et restaurants bio, boutique consacrée à l’éco-mobilité.

Les concepteurs ont imaginé des espaces publics, des rues et jardins. En point d’orgue, une « cathédrale d’eau », vaste citerne intérieure d’eau de pluie qui servira aussi de parcours pédagogique et de lieu de réception. Il est prévu que les entreprises résidentes partagent la logistique, des services aux personnels et des espaces de réunion. Au final, une vingtaine de sociétés et une quarantaine d’associations sont attendues sur le site.

Cette structure atypique, inspirée des éco-quartiers du monde entier, doit s’installer à l’extrémité d’une caserne aujourd’hui désaffectée, à la Bastide, sur la rive droite de la ville. L’éco-quartier s’étendra sur 30 hectares dans le cadre d’une zone d’aménagement concerté et sera l’une des réalisations phares du nouveau projet urbain de la ville. Darwin occupera environ deux hectares dans les anciens magasins généraux de la caserne Niel.

Ce projet un peu fou est porté par une poignée d’acteurs locaux. A sa tête, un natif de la rive droite, Philippe Barre, membre du Centre des jeunes dirigeants, à la tête d’une agence de publicité pas comme les autres, et d’une holding d’entreprises innovantes. Après deux ans de recherche, il est tombé sur l’ancienne caserne Niel.

Le projet est vite devenu emblématique pour Bordeaux et l’agglomération. Il avait été retenu parmi ceux présentés par la Ville pour sa candidature de capitale européenne de la culture en 2013. Sir Bob Scott, le président du jury, avait été conquis et, aujourd’hui, il fait partie du comité de soutien de Darwin, comme Serge Orru, directeur général de WWF-France, le paléoanthropologue Pascal Picq, ou encore George Kell, directeur exécutif du Global Compact, un programme des Nations unies destiné à promouvoir l’ entreprise écologique.

Malgré ces soutiens, les initiateurs, jugés « trop rêveurs », ont dû hausser le ton pour obtenir l’engagement ferme de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). « C’est vrai, Lire la suite

L’ancien Vert Michel Duchène veille sur les projets du maire

Le Monde, Christine Garin, le 3 mars 2009

L’ancien Vert Michel Duchène veille sur les grands projets du maire

Il a été longtemps l’unique représentant des Verts à la Communauté urbaine de Bordeaux. Et le seul Vert dans l’entourage de l’ancien maire Jacques Chaban-Delmas qu’il initia aux bienfaits du tri sélectif et de l’usage du vélo. Michel Duchène, 56 ans, est aujourd’hui membre de l’UMP, vice-président de la Communauté urbaine chargé des projets urbains, conseiller général depuis 1999 et l’un des adjoints préférés d’Alain Juppé.

Ces deux-là, pourtant, n’étaient pas faits pour se rencontrer. L’ancien Vert alternatif, qui a peu fréquenté l’école, né en Algérie et passé par l’anarcho-syndicalisme, avait peu de chances de croiser le chemin du diplômé de Normal-Sup et de l’ENA. Ils se sont plu, pourtant, dès 1995 et l’élection d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux. Au point que M. Duchène se sent et se dit aujourd’hui plus juppéiste que véritablement « de droite ».

Sur ce point, au moins, il n’a pas varié. L’ancien directeur de campagne d’Antoine Waechter pour l’élection présidentielle de 1988 est du parti du maire avant d’être de droite, comme il fut naguère du « parti de l’écologie » sans se sentir d’aucun parti. Hier, adepte du « ni ni » et répétant comme son mentor Vert que « l’écologie n’est pas à marier », il reconnaît aujourd’hui : « Si le maire de Bordeaux avait été socialiste et de la trempe de Juppé, j’aurais pu devenir socialiste. »

FIN CONNAISSEUR DE LA VILLE

Cette souplesse de l’échine et ce parcours en zigzag pourraient être la marque d’un carriérisme bien ancré. Pas si simple. L’adjoint est de ces hommes qui ont besoin de changer de peau plusieurs fois dans leur vie. A le voir tout de gris chic vêtu au milieu de ses objets d’art contemporain, dans le salon zen de son « échoppe » du quartier Nansouty – un ancien et bel habitat ouvrier devenu un paradis pour les bobos -, on peine à l’imaginer en jeune anar d’abord, puis en ouvrier délégué CGT de la Saviem, une filiale de Renault – ce qu’il fut – enfin, en militant antinucléaire, permanent de la librairie alternative Vent debout dont tous les vieux Bordelais se souviennent – ce qu’il fut aussi. C’est ce parcours improbable et sa connaissance intime d’une ville qu’il parcourt à vélo depuis vingt-cinq ans qui avait plu à « Chaban » à l’issue des élections municipales de 1989 où les écologistes avaient réalisé un score inespéré (8 %).

C’est sans doute ce qui a séduit M. Juppé qui, en 1995, pour aborder « l’après-Chaban » et ramener Bordeaux à la vie, avait besoin des yeux et des oreilles d’un fin connaisseur de la ville. Et sur ce point, même ses adversaires politiques en conviennent, Michel Duchène est imbattable. Il a longtemps été appelé « le Pompier », pour sa capacité à intervenir sur tout, tout de suite, d’un bout à l’autre de la ville. C’est d’ailleurs de la vie des quartiers et des associations dont M. Juppé l’a d’abord chargé. Puis il est monté en régime. L’urbanisme et les transports en 2001, augmenté du logement en 2004 pendant l’exil canadien de M. Juppé : des délégations conservées après le retour de l’ex-premier ministre aux commandes de la ville en 2006.

Lors de sa réélection en 2008, Alain Juppé a proposé la culture au fidèle Duchène. « J’ai décliné », assure l’intéressé. Trop compliqué dans une ville où la demi-douzaine d’oeuvres d’art installées depuis trois ans sur le parcours du tramway fait encore jaser. Les projets urbains dont il a la charge à la Communauté urbaine l’intéressent davantage. Il se dit atterré par l' »archaïsme » des socialistes girondins qui sont « contre l’éolien, pour la bagnole, pour l’étalement urbain » et qui ont remis sur le tapis le projet de contournement autoroutier de Bordeaux. « Juppé, Lire la suite

900 ha de friches urbaines pour l’avenir de Bordeaux

Le Monde, Claudia Courtois, le 3 mars 2009

900 hectares de friches urbaines pour l’avenir de la ville

L’évolution de la forme, de l’image et de l’usage de Bordeaux a été le pari de la ville et l’obsession de son maire actuel, Alain Juppé (UMP). « Il y a une équation particulière à Bordeaux, reconnaît Bruno Fortier, Grand Prix de l’urbanisme 2002 et urbaniste conseil de la municipalité depuis cinq ans. Alain Juppé est passionné par le sujet. »

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Un an après son élection à la tête de la capitale girondine en 1995, M. Juppé, alors premier ministre, avait présenté le premier acte de son projet urbain. Avec, à la clé, deux révolutions : la construction du tramway, qui désormais quadrille la ville en étoile, et l’ouverture de Bordeaux sur la Garonne. Le but était d’éviter l’étalement urbain sur une vaste zone continue, de Libourne à Arcachon.

Treize ans plus tard, cette première phase est achevée « à presque 100 % », selon le maire de Bordeaux, qui vient de présenter l’acte II du projet urbain. Lundi 2 mars, dans les salons de l’hôtel de ville, devant un parterre d’architectes, d’urbanistes et de promoteurs immobiliers, il a présenté sa vision de la ville « à vingt ans » qui doit servir de base à la concertation avec les professionnels et les habitants. « L’objectif est de faire de Bordeaux une métropole durable à l’échelle humaine, a déclaré M. Juppé. Je suis au début de mon nouveau mandat de maire, il est temps de passer à une autre étape et de faire passer un message de confiance dans cette période de crise. »

Aujourd’hui, Bordeaux et huit communes périphériques comptabilisent 43,8 kilomètres de tramway, transportant 170 000 voyageurs par jour avec, sur certains secteurs, une fréquentation supérieure de 20 % à celle des bus avant l’arrivée du tramway. L’immobilier d’entreprises a connu des années euphoriques jusqu’à fin 2008 et les prix ont retrouvé des valeurs dignes d’une capitale régionale. Enfin, la ville, qui avait perdu 22 % de ses habitants entre 1962 et 2000, a connu une des plus fortes poussées démographiques françaises sur la période 1999-2006 (+ 7 %). La population nouvelle est plutôt jeune, familiale, diplômée, soucieuse de l’environnement et de la vie urbaine. « Les quartiers bourgeois traditionnels n’ont pas bougé alors que les anciens quartiers populaires (Chartrons, Saint-Pierre, la Bastide) se sont « boboïsés », confirme Thierry Oblet, maître de conférences en sociologie à l’université Bordeaux-II, spécialiste des politiques urbaines.

L’acte II du projet urbain de la ville vise à mettre en cohérence des projets pour la plupart déjà connus. Il s’appuie sur une situation unique : de Bordeaux-Nord à la gare Saint-Jean, la ville dispose d’un chapelet de friches, d’anciens terrains industriels ou laissés à l’état sauvage, soit près de 360 hectares le long de la Garonne, 900 en intégrant le bâti existant. Le maire et les techniciens appellent cet axe « l’arc de développement durable » : six zones identifiées avec, pour chacune d’elles, un projet mixant habitat, bureaux et espaces publics. Le tout sous la double contrainte du développement durable et de la mixité sociale, des mentions désormais obligatoires dans tout programme urbain. « Ces friches sont une chance fantastique pour l’avenir de Bordeaux et de l’agglomération, assure Michel Duchène, adjoint d’Alain Juppé et vice-président à la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) chargé de l’urbanisme. Elles sont idéalement placées, souvent à une dizaine de minutes du centre-ville. »

Ce projet s’articule aussi autour des deux futurs franchissements de la Garonne. De nouveaux quartiers doivent sortir de terre, irrigués par un transport en commun en site propre : deux au nord, autour du pont levant Bacalan-Bastide, avec l’aménagement des bassins à flot rive gauche et, sur l’autre rive, la création ex nihilo d’un quartier d’habitations et de bureaux jouxtant un vaste parc longeant les quais.

Au sud, Lire la suite

L’éclosion prochaine des éco-quartiers français

les.echos.fr, Laurence Boccara, le 26 février 2009

L’éclosion prochaine des éco-quartiers français

D’ici à 2012, plusieurs dizaines d’opérations sortiront de terre. Malgré l’absence d’une définition officielle, ces nouveaux  » morceaux de ville durables  » auront des caractéristiques communes : des immeubles économes en énergie, un habitat mixte, des commerces, des bureaux, des espaces verts, des équipements publics, des transports et des voiries pour gérer tous les types de déplacements urbains.  

Les éco-quartiers essaiment partout en France. S’il n’existe pas encore de réalisations achevées, plusieurs dizaines de projets sont en gestation. En moins de deux ans, de nombreuses communes se sont lancées dans la création de  » leur  » quartier vert. A côté des villes pionnières comme Lyon, Grenoble ou Dunkerque, on trouve Lille, Nice, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes, etc. Ces initiatives ne sont pas l’apanage des métropoles. Angers, Auxerre, Saint-Etienne, Saint-Jean-de-Luz, l’Ile-Saint-Denis, Bussy-Saint-Georges, Limeil-Brévannes, Béthune ou encore Merville se sont aussi engagées. Est-ce une volonté des élus locaux de construire la ville durable de demain ou un effet de mode qui met en vitrine un éco-quartier ?  » Le quartier durable n’est pas la dernière tendance du moment. Il existe aujourd’hui un cadre législatif « , précise Pierre Kermen, chargé de la mission développement durable à l’université Joseph-Fourier de Grenoble et ancien élu Vert de cette ville. Une des directives du Grenelle de l’environnement précise que d’ici à 2012  » au moins un éco-quartier devrait voir le jour dans toutes les communes dotées de programmes significatifs de développement d’habitat « .

Ecolo mais pas  » bobo « 

Pour encourager l’éclosion de ces  » morceaux de ville  » à l’échelle du territoire, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (Meddat) a lancé le 22 octobre 2008 le concours Eco-Quartiers. Objectif de cette initiative ? Inciter les villes volontaires (1) à présenter et valoriser leurs projets.  » En raison des nombreux dossiers en préparation, le dépôt des candidatures a été repoussé au 30 mars. En juin prochain, 5 quartiers exemplaires seront sélectionnés « , indique-t-on au cabinet de Jean-Louis Borloo. Ces opérations urbaines seront jugées selon 7 critères : la gestion de l’eau, celle des déchets, la biodiversité, la mobilité, la sobriété énergétique, la densité et l’éco-construction. Les municipalités distinguées bénéficieront de l’assistance technique d’équipes spécialisées du ministère.

En attendant un label ou un référentiel officiel, bon nombre de réalisations se baptisent trop vite  » vertes « . Le sont-elles toutes ? Pas toujours.  » Cela tourne parfois à l’autodéclaration et à l’autopromotion « , nuance Pierre Kermen. Reste que la réalisation d’un quartier durable ne se résume pas à la construction côte à côte de bâtiments économes en énergie et bardés des normes, telles que la haute qualité environnementale (HQE), la Très haute performance énergétique (THPE) ou le bâtiment basse consommation (BBC). Chaque programme se doit d’afficher un catalogue étoffé de prestations techniques comme la ventilation double flux, les façades double peau, les isolants en triple épaisseur, des panneaux photovoltaïques sur les toits… Toutefois, cette collection de procédés innovants de construction ne constitue pas une fin en soi.  » La surenchère technologique liée à la quête d’une performance énergétique ne suffit pas à créer un quartier. A trop se focaliser sur la technique, on oublie l’essentiel : penser la ville. Il faut fabriquer un lieu où il fait bon vivre avec du monde dans la rue, des crèches, des transports en commun, des commerces en pied d’immeuble, de l’animation de jour comme le soir, en semaine comme le week-end « , alerte Franck Boutté, directeur de l’agence Franck Boutté Consultants, spécialisée dans la conception et l’ingénierie environnementale.

Un besoin d’adaptation

Outre le fait d’offrir presque toujours Lire la suite

Le silence des nanos : Utop Bx le 3 mars, Bègles le 4 et Talence le 5

Sud-ouest, NC, Mardi 03 Mars 2009

SCIENCE. Les nanotechnologies se sont glissées dans nos vies. Pour le meilleur ou pour le pire ?

La grande controverse du minuscule

La Nano. C’est le nom choisi par le constructeur indien Tata pour baptiser sa prochaine voiture, et c’est un signe. Nano, comme « nano technologies », ou « nanosciences » (NST) est un mot à la mode. Ou qui doit le devenir. Mais c’est déjà une réalité bien présente : les nano-particules se sont déjà glissées dans plus d’une centaine de produits plus ou moins courants, de l’électronique grand public aux cosmétiques et aux médicaments, en passant par la peinture en bâtiment, le béton ou la chirurgie. Elles sont dans les laboratoires de recherche, mais aussi au supermarché.

C’est une « révolution en cours, qui va transformer la société, l’économie, l’environnement, les relations entre les hommes, autant que l’informatique et l’Internet », affirme Clément Rossignol.

Un documentaire

Il est chercheur au laboratoire de mécanique physique de Talence, et a fait son quotidien de ce domaine du minuscule. Par ailleurs élu Vert à Bègles, il est de ceux qui estiment urgent que ladite révolution sorte des cénacles de la science et de l’industrie, pour être expliquée et débattue sur la place publique.

Avec lui, Benjamin Caillard, du laboratoire d’intégration des matériaux et systèmes, le docteur Annie Sasco, directrice de recherche en épidémiologie du cancer à l’Inserm, et Olivier Sigaut, chercheur en sciences sociales et professeur à Sciences Po, sont parmi les organisateurs de trois présentations cette semaine à Bordeaux, Bègles et Talence (1) du « Silence des nanos », documentaire de Julien Colin.

Eldorado et santé publique

« Nano » est le préfixe tiré du nom que les mathématiciens ont donné au milliardième de mètre, le nanomètre. C’est l’échelle de l’atome, brique élémentaire de la matière, vivante ou non. Les NST ont découvert un monde aux propriétés physiques insoupçonnées, exploitables dans des domaines innombrables (lire aussi Sud Ouest du 2 mars). Un Eldorado technologique du XXIe siècle.

Ce sont notamment les effets possibles des nano-particules en matière d’environnement et de santé publique qui préoccupent le quatuor, qui tire exemple de l’amiante, Tchernobyl ou de la querelle sur la téléphonie mobile. « Avant les problèmes, on nous dit : on ne peut pas savoir si c’est dangereux, il ne faut pas affoler les gens. Après, on nous dit : c’est trop tard pour arrêter. À quel moment est-on un citoyen responsable ? » résume Benjamin Caillard.

Annie Sasco : « Est-ce que les nano-matériaux sont dangereux ? Aujourd’hui, c’est trop récent pour avoir le recul nécessaire », convient l’épidémiologiste. « Mais, poursuit-elle, on a l’expérience des effets des particules fines et ultrafines présentes depuis longtemps dans l’air. De la même façon qu’elles, les nanoparticules en raison de leur toute petite taille ont tendance à se disséminer dans le corps, à rester dans des recoins, souvent pulmonaires. En général, cela entraîne une inflammation, une accélération de la reproduction cellulaire, qui peut aboutir à un cancer ou à des phénomènes d’athérosclérose. Il est logique de penser que les nanos particules peuvent produire les mêmes effets. Il y a eu quelques expériences sur des rongeurs. Et le rat est proche de l’humain de ce point de vue ! »

Mais les travaux sont rares, donc pas encore scientifiquement décisifs. Comme trop souvent, les industriels vont plus vite que la recherche d’une toxicité éventuelle. « Si on n’a pas une recherche publique capable d’évaluer les effets secondaires, on n’aura jamais les données », Lire la suite

Cap Sciences Bx : « Les pôles fondent plus vite que prévu »

Sud-Ouest, Jean-Marie Vasquez, le 1 Mars 2009

NATURE. Cap Sciences consacre une expo aux pôles dont la glace fond à une allure vertigineuse

Réchauffement climatique : les pôles fondent plus vite que prévu

Selon une étude menée en 2007 et 2008 et qui a mobilisé une dizaine de milliers de scientifiques du monde entier, la fonte des glaces des pôles Nord et Sud s’accélère. L’avertissement, délivré mercredi par les instances chargées de l’Année polaire internationale, dresse un inquiétant bilan. « Le réchauffement en Antarctique est beaucoup plus étendu que prévu. Quant aux glaces arctiques, elles diminuent elles aussi de façon accélérée, de même que le dôme de glace du Groënland. Nous commençons à avoir des indices de changements des courants marins qui pourraient avoir un impact gravissime sur le système climatique mondial », n’hésite pas à prédire David Carlson, directeur de l’Année mondiale polaire.

L’étude montre aussi que le réchauffement du permafrost, ces terres normalement gelées toute l’année, va induire des changements climatiques car le permafrost est un véritable piège à carbone et sa fonte entraînera une libération de ces gaz à effet de serre.

« Pour l’hémisphère nord, c’est surtout la banquise d’été qui est en retrait. C’est moins évident pour celle d’hiver. Dans l’Antarctique, certaines zones ne sont plus gelées que huit à neuf mois par an. C’est essentiellement la partie Ouest, vers la Patagonie, qui subit un réchauffement accéléré du fait des modifications des courants marins. Mais le plus alarmant, c’est l’état du permafrost, on assiste déjà à des effondrements de terrains au Groënland », précise Xavier Crosta, chercheur au CNRS à Bordeaux. Le scientifique confirme qu’une montée du niveau des océans est inéluctable, du fait notamment du réchauffement des eaux, mais aussi en raison de la fonte des glaces sur les terres.

Une exposition se tient actuellement à Cap Sciences jusqu’au 31 mai pour raconter comment est organisée et conduite une mission scientifique polaire. Ce dimanche 1er mars, de 15 à 18 heures, le public peut suivre divers ateliers et débats sur les méthodes de reconstitution des climats anciens, les conséquences des changements climatiques sur l’ours polaire et le métier d’explorateur.

Plus d’infos : Lire la suite

VELORUTION : Bordeaux, 7 mars, place Pey-Berland

La remise en cause de la place de la voiture dans nos villes et dans nos vies constitue un enjeu majeur tant au niveau écologique qu’humain.

C’est pour cela qu’il nous semble  pertinent et nécessaire de continuer cette lutte !

Rassembler les vélos, rollers, fauteuils, trottinettes, pieds… pour rendre visible la place habituelle et omniprésente de la voiture, et profiter de ces moments pour se réapproprier la rue et l’espace public dans un cadre festif.

Mais pour que cette action ait un sens, il faut être nombreux-ses à lui en donner un ! Rejoignez donc la vélorution !

Samedi 7 mars, place Pey-Berland : 14h atelier réparations/déco de vélo, 15h départ !

Amenez des gâteaux et de quoi embellir votre vélo (et faire passer des messages !), déguisez-vous, bref laissez libre court à votre imagination !

Aidez-nous à Lire la suite

Débat sur les nanotechnologies : Le silence des nanos

SOIRÉE-DÉBAT sur les NANO-TECHNOLOGIES, le mardi 3 MARS à 20h30 à l’Utopia

PROJECTION UNIQUE du film documentaire suivie d’un débat avec Julien COLIN, le réalisateur, et Benjamin CAILLARD, chercheur au laboratoire IMS (Intégration du Matériau au Système) de l’université Bordeaux 1.

Achetez vos places à l’avance, à partir du Samedi 21 Février.

D’autres rendez-vous avec Julien Colin, le réalisateur du film :

– Mercredi 4 Mars à 20h, à Bègles, salle Langevin

– Jeudi 5 Mars à 17h30, à l’université de Bordeaux 1

Contact : 06 28 05 26 74

LE SILENCE DES NANOS

Autoproduit et réalisé par Julien COLIN – documentaire France 2007 1h15mn –

On ne sort pas de ce documentaire indemne. À la fin, on se sent un peu dans la quatrième dimension, les pieds ne reposant plus tout à fait sur terre. Et pourtant les divers témoignages comme celui d’un certain Bill Joy nous prévient que les nanotechnologies c’est pour bientôt. Quelques décennies au plus. On peut, tout de suite craindre le pire mais aussi imaginer le meilleur. On peut craindre que les nanotechnologies envahissent chaque espace, chaque objet, chaque cellule. On peut aussi en rêver. Mais pour qui ? Pour quel futur ? Comme pour les OGM, on pense à la phrase d’Albert Camus suite au bombardement atomique d’Hiroshima : « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes de l’homme. » Et pourtant on est prévenu, l’arrivée des nanos, c’est comme passer de la fronde à la bombe atomique.

Mais avez vous déjà entendu parler des nanotechnologies ? Nano pour faire court. Ces trucs dix mille fois plus petit que l’épaisseur d’un cheveu (1nano = 10-9m), peuvent être par exemple dix fois plus solides et légers que l’acier. Ce changement d’échelle, bizarrement, induit un changement des propriétés. Avec ces trucs, on nous promet monts et merveilles en mariant la biologie avec la physique chimie et les sciences cognitives. D’un côté on pourra soigner des maladies graves, vivre plus longtemps, inventer des nouveaux matériaux et de l’autre fabriquer des ordinateurs moléculaires, des tee-shirts intelligents, des voitures intelligentes, de pucer chaque tasse à café… Et puis pour ceux qui voient un peu plus loin que le bout de leur nez et de leur caddie, ils voient poindre au loin la robotisation de l’homme, l’arrivée des humanoïdes, le contrôle du futur (rien que ça !)…

Quel futur voulons-nous ? Lire la suite

Un collectif citoyen achète des terres pour un maraîcher bio

e24.fr, Johana Sabroux, le 22 février 2009

Un collectif citoyen achète des terres agricoles pour un maraîcher bio

On n’est jamais si bien servi que par soi même. Ce pourrait être le mot d’ordre de l’association Cata33. Malgré son acronyme un brin alarmiste, ce « Collectif pour l’achat de terres agricoles en Gironde » est au contraire plein d’espoir et d’énergie. Il s’est ainsi mobilisé pendant près de deux ans pour acheter un terrain et lancer l’exploitation bio d’un jeune agriculteur sans terre. Montant de l’opération: 78.400 euros, récoltés en quatre mois, entre septembre et décembre 2008. Le tout sans crédit ni subventions, en pleine crise financière.

Le montage financier est simple, il s’agit d’une SCI, une société civile immobilière. A l’issue de l’appel à souscription, 380 sociétaires en sont membres. Ils ont acheté entre 1 et 50 parts à 100 euros de la SCI. Desparts qui leur donnent un droit de vote – quel que soit le nombre de parts achetées – lors de l’assemblée générale annuelle de la SCI, mais pas de rémunération. A leur sortie de l’entreprise, ils récupèrent leur mise, indexée sur le barème des terres agricoles, fixé par le ministère de l’Agriculture.

Ce n’est donc pas une opération spéculative, mais pour l’un des co-gérants de la SCI, Didier Guyot, un ancien d’Airbus, une autre façon d’investir dans un secteur durable pour le bien collectif, à l’heure où la sécurité alimentaire devient un sujet de préoccupation et où le bio semble décidé à squatter nos assiettes. Les objectifs de Cata33 sont clairs: « défendre et promouvoir une agriculture vivrière et de proximité, une agriculture qui soit socialement équitable, économiquement viable, respectueuse de la biodiversité, du paysage et de l’environnement culturel. »

Le 30 décembre 2008, la SCI a donc acquis « Les terres de Fougueyra« , près de 10 hectares certifiés bio le long de la Dordogne. Desterres que Julien Bonnet, un tout jeune maraîcher de 24 ans loue pour 1.200 euros par mois et exploite pour cultiver ses légumes et ses arbres fruitiers. Là encore, pas question de spéculation. Ce loyer couvre juste les frais divers, impôts fonciers, taxes, assurances, et trésorerie en cas de coup dur.

Julien Bonnet, lui,a acheté les bâtiments agricoles et compte se lier avec une Amap pour distribuer ses produits sur des circuits courts. Les premières récoltes sont prévues pour le mois de juin, et les premiers clients se sont déjà fait connaître. Le maire de Flaujagues, où sont installées les Terres de Fougeyra, a annoncé qu’il ferait appel aux produits de Julien Bonnet pour la cantine scolaire.

Un modèle pour l’agriculture de demain ? D’autres projets similaires existent. La « Foncière Terre de liens » fait de la publicité dans les magasins bio parisiens pour encourager les citadins à investir dans la terre et la louer ensuite à des agriculteurs ou des porteurs de projets solidaires et respectueux de l’environnement, via un bail rural environnemental. Didier Guyot et ses associés veulent croire que le modèle a de l’avenir. Lire la suite

Bordeaux cherche pôles créatifs

Sud-Ouest, Jean-Bernard Gilles, le 21 Février 2009

ÉCONOMIE ET CULTURE. La rencontre organisée jeudi, dans les salons de la mairie, entre les acteurs culturels et les élus ne restera pas sans suite. Bordeaux créative est née

Cherche pôles créatifs

Ils sont tous venus. 80 musiciens, architectes, auteurs, sculpteurs, pros de l’image ou des jeux vidéo, de Bordeaux, mais aussi de Floirac, Bègles ou Talence dans les salons de la mairie de Bordeaux. Ils étaient les invités personnels du maire. Une vraie réunion de travail et d’échanges, où le jeu semblait ouvert, où tout n’était pas ficelé dès le départ, comme parfois.

Économie créative

L’objet de la rencontre était de présenter à tous l’état de la réflexion collective sur un concept un peu ancien déjà mais qui émerge véritablement en France depuis au moins trois ans, celui de l’économie créative. Le postulat de base a de quoi faire dresser l’oreille à n’importe quel acteur culturel. Comme l’a rappelé Georges Viala, il s’agit de considérer les activités culturelles comme un investissement facteur de croissance pour le territoire. « Une sorte de quatrième secteur qui s’ajouterait aux secteurs primaire, secondaire et tertiaire », a expliqué l’ancien patron de Bordeaux École de management, aujourd’hui animateur d’un « think tank », qui vient justement de plancher sur le sujet.

14 000 professionnels

Le BRA, l’agence de développement économique de Bordeaux-Gironde, est venu, quant à lui, présenter le résultat d’une étude sur le même thème, qui indique que 13 800 personnes sont des acteurs à part entière de ce secteur dans l’agglomération, qu’ils évoluent dans l’édition, la musique, le design, l’urbanisme ou les arts du spectacle. À ce stade, l’attention dans les salons du Palais Rohan est soutenue.

Plus mitigées furent toutefois les réactions à l’intervention de Michel Piccardi. Le consultant lyonnais est venu, comme à BEM à Talence au mois de novembre dernier, expliquer comment Lyon était en train de devenir un des premiers pôles de créativité économique. « C’est une logique de sites dédiés où université, culture et entreprises agrègent leurs talents qui expliquent les succès reconnus des pôles lyonnais dans la danse, le numérique, le cinéma ou l’art contemporain. Il suggère à Bordeaux une stratégie de différentiation. De mettre le paquet sur deux ou trois domaines clés en quelque sorte. C’est l’exercice qui est aujourd’hui soumis aux élus. Il n’est pas simple à faire partager. Mais c’est justement l’objet Bordeaux créative, structure informelle où les têtes de réseaux de la quinzaine de secteurs de l’économie créative identifiés, sont appelées à poursuivre le travail. Londres, Montréal et Lyon ont la même.

Événement vidéo

Le maire de Bordeaux sait qu’il faut des lieux, des friches industrielles mais pas seulement, pour permettre l’émergence de création et de richesse. Il est conscient du besoin de transversalité. Il soutient d’ailleurs mordicus le projet Darwin de la caserne Niel. Il a publiquement défendu les Grandes Traversées, comme un événement à valoriser, s’arc-boute sur Evento dont le budget de 3 millions d’euros est contesté par certains, au motif que le sculpteur portugais rayonne sur le plan international et qu’il s’est engagé à travailler avec les artistes locaux.

Les élus voulaient des idées. Ils ont été servis. « Nous avons Lire la suite

Pont levant Bacalan-Bastide : la défaite des associations

Sud-Ouest, Jean-Bernard Gilles, le 20 Février 2009

BORDEAUX. Le tribunal administratif a rejeté le recours du front associatif. Les travaux démarreront à l’été

Partisans et opposants au projet ont livré bataille pendant près de dix ans

On ne sait plus trop dans quel sens le mot coup de théâtre doit être utilisé sur ce dossier du pont Bacalan-Bastide. Il faut dire que depuis dix ans (lire ci-contre) maintenant ce projet de franchissement défraie la chronique bordelaise. Mais une étape décisive a sans doute été franchie hier matin. Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté le recours du front associatif.

C’est une victoire pour les élus. Les travaux vont sans doute démarrer cet été. Ils dureront 33 mois. Et une défaite pour les associations. Aquitaine Alternatives, Transcub, l’association Garonne Avenir et plusieurs autres associations de riverains demandaient l’annulation de la délibération prise en conseil de Communauté urbaine.

Intérêt général en question

Le 21 septembre 2007, plus de 110 élus de l’agglomération déclaraient ce pont d’intérêt général. Les associations, qui militent depuis le début ouvertement pour un tunnel, contestaient le bien-fondé du projet de ce pont à travées levantes, la sincérité de la concertation, les procédures diligentées par le préfet sur les études d’impact et la loi sur l’eau, la non prise en compte par la CUB des conclusions de l’enquête publique, la sous-estimation financière du projet et l’absence de prise en compte des objections faites par les croisiéristes. Elles étaient, il faut le dire, assez sûres d’elles et de l’issue de ce recours. Et pouvaient l’être d’autant plus que le commissaire du gouvernement, Antoine Bec, devenu rapporteur publique avait demandé, le 15 janvier dernier, l’annulation de la délibération, semant ainsi le doute dans l’esprit des plus farouches partisans de ce projet. Le juge administratif a levé une à une ces objections.

Coût pas excessif

Il n’y a pas de vice de procédure dans la concertation au regard du code de l’urbanisme. Le préfet de la Gironde était fondé à lancer une enquête publique conjointe sur l’impact environnemental, d’une part, et sur le respect de la loi sur l’eau, d’autre part. Et le public disposait de l’information sur la nature du projet. Ni les arguments concernant le coût du projet et ses raccordements sur les deux rives, au total 227 millions d’euros, ni les conséquences du pont sur le milieu naturel, dénoncés par le front associatif, ne trouvent grâce aux yeux du juge.

« Il n’appartient pas au juge d’apprécier l’opportunité d’un pont levant par rapport à d’autres parties d’aménagement comme les associations l’y invitent », est-il enfin précisé dans le jugement rendu hier.

Les élus ne faisaient preuve d’aucun triomphalisme hier mais savouraient l’issue juridique de ce dossier. Alain Juppé et Vincent Feltesse étaient tous les deux dans l’avion à destination de Bordeaux lorsqu’ils ont appris la nouvelle. « Nous nous sommes congratulés », a indiqué le maire de Bordeaux. Les associations diront la semaine prochaine leur intention probable de se pourvoir en appel. Mais celui-ci ne sera pas suspensif. « Nous avons déjà perdu sur le dossier de l’eau et nous avions raison », rappelle Denis Teisseire de Transcub.

La décision de l’Unesco

« C’est un soulagement et nous serons prêts à attaquer les travaux dès cet été », Lire la suite

Vélorution bordelaise : c’est reparti !

Vélorution, le 18 février 2009

Vélorution bordelaise : c’est reparti !

Convaincue de la nécessité et de l’utilité d’actions de réappropriation des rues et de dénonciation de la société automobile, la vélorution bordelaise reprend la route !

Prochaines actions prévues : Atelier participatif de réparation de vélos

Samedi 21 février à 15h à Pey Berlan

Amenez savoir-faire, outils, bonne humeur, gâteau, pour un moment d’échanges et de rencontres autour du vélo ! C’est aussi l’occasion de prendre contact et de participer au mouvement !

Vélorution/masse critique samedi 7 mars modalités encore à définir : participez à sa préparation !!

Nous espérons vous croiser à ces occasions, et aux prochaines !

N’hésitez pas à nous envoyer vos infos, vos actions, et qui sait, vos envies de projets communs !

Merci de diffuser cette info dans vos réseaux !

A bientôt sur vos vélos !

Pour plus d’infos sur la vélorution Lire la suite

L’artificialisation des terres fragilise l’environnement

eco-life.fr, Marie Varasson, le 16 février 2009

La verte campagne perd du terrain 

Davantage convoitées pour leurs qualités foncières qu’agricoles, les prairies et cultures sont grignotées par l’expansion urbaine. Une artificialisation des terres qui dégradent les paysages et fragilise l’environnement.

La fleur au fusil, de plus en plus de citadins quittent la ville pour s’installer au vert. Tandis que les surfaces cultivables ne s’étendent plus en France et que les superficies des prairies stagnent, 20 à 30 000 hectares de terres sont cédés chaque année à l’artificialisation (transformation d’une zone agricole ou naturelle en zones artificielles, tel que les logements, les routes ou les zones commerciales). Un phénomène de désengorgement des zones urbaines, qui obéit au modèle d’un développement urbain horizontal plutôt que vertical. Avec l’habitat, les voies de communication et infrastructures de loisirs grignotent les espaces verts. En 2003, bâtiments, jardins et pelouses, routes et parking s’étendaient sur près de 8% du sol métropolitain. Les forêts occupent quant à elles environ 20% du territoire. Irréversible, l’artificialisation redessine le paysage français.

Les prix du foncier en ville font parfois tourner la tête. A Toulouse, l’aire urbaine dépasse les frontières du département et un appartement de 100 m² se négocie 450 000 euros. Cette pression démographique et foncière a débuté dans certaines régions – telles que les zones proches du littoral – il y a plusieurs décennies. Depuis 1999, l’espace périurbain occupe la quasi-totalité de l’espace rural des années 70. La ville rose est saturée, et son histoire ressemble à celle de Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux ou Strasbourg. « S’il faut s’excentrer pour parvenir à la maison avec jardin idéale, les gens le feront« , explique Laurent Bisault, statisticien agricole, responsable d’Agreste Primeur, publication du ministère de l’Agriculture. Une norme de confort qui s’ajoute à la stricte pression démographique. Entre 1982 et 2004, les surfaces urbanisées françaises ont augmenté de 43%, tandis que la croissance démographique était de 11%.

– Le Grand Lyon pâtit depuis plusieurs années de ces allées et venues –

Davantage exposées que les forêts, les terres arables ou cultivables sont les premières à être artificialisées. « Les forêts sont protégées par des réglementations strictes, ce sont des patrimoines », précise Laurent Bisault. « En revanche, les exploitations agricoles sont rentabilisées et font déjà partie du système économique ». Lorsqu’ils cessent leur activité, certains cultivateurs cèdent leurs terres à des fins non agricoles. Dans la région de Nice, le phénomène est tel que les agriculteurs sont exclus du réseau foncier, les prix étant trop élevés pour leur bourse. La Dordogne et le Lot sont également touchés par ces hausses des prix. « Les jeunes agriculteurs ne peuvent plus s’installer », constate Laurent Bisault.

Tandis que 80% des Européens pourraient vivre en zone urbaine en 2020, selon l’Agence Européenne de l’Environnement, « les collectivités locales commencent à s’interroger et tentent d’anticiper les conséquences de cette expansion », Lire la suite

Un rapport du SOeS sur l’enherbement des vignes

journaldelenvironnement.net, Victor Roux-Goeken, le 16 février 2009

Un rapport du SOeS sur l’enherbement des vignes

Désormais rebaptisé «le point sur», le 4 pages du SOeS (ex- Institut français de l’environnement) de janvier 2009, mis en ligne le 2 février, est consacré à l’enherbement des vignes. Une pratique qui «permet de maîtriser la vigueur de la vigne, améliore la portance du sol, lutte contre l’érosion et diminue les quantités d’herbicides utilisées», indique le rapport. L’enquête a porté sur 5.200 parcelles de vignes à raisin de cuve.

En 2006, un tiers du vignoble français était couvert d’herbe. En recourant respectivement à 85% et 80% à l’enherbement permanent, l’Alsace et le Bordelais se distinguent des autres vignobles. Les Charentes sont troisièmes, avec 61%.

Le faible écartement des rangs d’un vignoble, la concurrence entre l’herbe et la vigne sous les climats marqués par une forte sécheresse estivale et la recherche de la qualité du raisin au lieu des quantités peuvent expliquer ces différences.

En moyenne, un hectare de vigne à raisin de cuve a reçu 14,8 traitements en 2006. «Une moyenne qui masque des disparités dues à des différences de pression parasitaire selon les régions et à la stratégie adoptée par les viticulteurs»: les viticulteurs champenois appliquent 22 traitements, contre 9 pour les provençaux.

Si l’enherbement n’implique pas de renoncer au désherbage chimique et n’en réduit pas la fréquence, il permet de réduire les quantités d’herbicide jusqu’à trois fois selon le type d’enherbement des vignes.

Plus que le désherbage thermique, pratique «confidentielle à l’échelle du vignoble français» et requérant main-d’œuvre et carburant, «l’enherbement permanent et le travail du sol apparaissent comme des alternatives au désherbage chimique exclusif», conclut le SOeS. Et aussi comme une contribution à l’objectif du Grenelle de réduction de 50% d’usage des produits phytosanitaires en 10 ans.

Pour aller plus loin Lire la suite

Climat : Ca chauffe pour les grands crus…

mescoursespourlaplanète.com, le 4 février 2009

Ca chauffe pour les grands crus…

Certains nectars parmi les meilleurs et les plus célèbres du monde risquent tout bonnement de devoir fermer boutiques et vignobles au cours des cinquante prochaines années, si l’on en croit un article publié par The Guardian dans la foulée de la seconde conférence sur le réchauffement climatique et le vin, qui s’est tenue au printemps 2008 à Barcelone. Car le caractère d’un grand vin (et plus encore des grandes années des grands vins) tient à trois facteurs en plus du choix du cépage : la nature de son sol et de son sous-sol, l’exposition du vignoble et le climat. Problème : en 2050, selon une étude menée par l’université de l’Oregon dans 50 régions viticoles mondiales, il fera 1,2°C de plus dans le Bordelais, et 2°C de plus en Toscane – des climats comparables à ceux d’Afrique du Nord aujourd’hui. Conséquence ? Les raisins arriveront plus vite à maturité, leur teneur en sucre et donc le taux en alcool des vins augmenteront (les Medoc des années 40 titraient entre 11 et 11,5 % d’alcool, contre 13 ou 13,5 % aujourd’hui) – ce qui devrait leur enlever une partie de la subtilité et de la complexité  qui ont fait leur réputation. De nouvelles techniques de culture seront requises pour contrer les caprices du climat, et l’irrigation devrait être introduite dans les régions de production traditionnelles en Europe. Seule autre alternative : délocaliser la production vers des régions plus favorables, car baignées par des courants froids, comme la Nouvelle Zélande, le Chili ou l’Argentine… voire même la Chine, qui est d’ores et déjà le 7ième producteur mondial de vins. Certains propriétaires de grands crus français ont pris les devants Lire la suite

Colloque Bx le 27 fév : démographie, mobilité et logement

projetdeterritoire.com, le 5 février 2009

Le CECODHASi, Comité européen de Coordination de l’Habitat Social, organise le vendredi 27 février 2009 une conférence européenne sur le thème : »Changement démographique, mobilité et logement, un défi de la cohésion territoriale en Europe ».

Le vieillissement de la population européenne oblige à repenser les modes d’organisation de nos sociétés, non seulement dans le domaine des systèmes de santé, de retraite, mais également dans l’aménagement physique de nos territoires. Le logement est un élément-clé dans ce dispositif, mais ne peut se penser sans réseaux de services, de transports coordonnés, qui permettent aux personnes âgées de rester mobiles et en prise directe avec la société.

Dans une approche résolument européenne, cette conférence s’organisera autour de deux tables rondes, une première consacrée à la prise en compte du vieillissement dans l’aménagement du territoire en Europe, et une seconde plus particulièrement axée sur les engagements des organismes de logement social européens.

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Les vins de Bordeaux ont réalisé leur Bilan Carbone©

eco-life.fr, Marie Varasson, le 23 janvier 2009

La filière viticole n’a pas à rougir de son Bilan Carbone©

Après le Champagne, les vins de Bordeaux ont réalisé leur Bilan Carbone©. Du raisin aux verres, le plus émetteur n’est pas forcément celui qu’on croit. Sous la houlette du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), la filière vin de Bordeaux a entrepris son Bilan Carbone©. Un suivi fastidieux des processus de transformation et de production du précieux nectar, réalisé dans le but de « s’adapter aux conséquences du changement climatique et d’apporter des solutions concrètes à tous les producteurs de la région », explique Florent Labadie Œnologue et Responsable Qualité/Environnement aux Vignobles Despagne. Une initiative bien accueillie dans les vignobles, où les accusations de pollution sont le lot quotidien des exploitants. « On m’apostrophe souvent en me disant que je suis un pollueur, qui ne respecte pas la nature« , explique Pierre-Henri, exploitant dans le Médoc. « Avec ce bilan carbone, notre transparence sera totale et lèvera le doute sur de fausses vérités« , ajoute-t-il.

Car en-dehors des pesticides, la filière émet 200 000 tonnes équivalent carbone par an, soit les émissions annuelles de 90 000 Français (2,2 tonnes par personne et par an). De la récolte au verre, neuf postes ont été méticuleusement recensés : fret, déplacement des personnes, matériaux entrants, immobilisation en cave, émissions non énergétiques, fin de vie d’emballage, fin de vie des déchets directs, énergie viticulture et énergie hors viticulture.

Plus gros poste d’émissions, les matériaux entrants – produits chimiques, métaux, papiers carton, plastique, liège, verre et sucre – représentent à eux seuls 43% des gaz à effet de serre émis, soit 85 000 tonnes. Responsable principal, le verre, génère 42 600 tonnes équivalent carbone – soit 49% des émissions des matériaux entrants – tandis que les bouchons de liège n’en représentent que 2%. Le fret (aérien et fournisseur) constitue 18% des émissions du secteur, talonné par les déplacements des personnes à 12%.

– Saint-Gobain a lancé plusieurs programmes de recherches –

Pour réduire ces émissions, le CIVB a édicté une liste de recommandations et cible le verre en premier lieu. Responsables de plus de 21% des émissions totales de la filière, la fabrication et le transport des bouteilles consomment beaucoup d’énergie. Premier fournisseur des exploitants, Saint-Gobain a lancé plusieurs programmes de recherches destinés à réduire les émissions des fours et celles liées au transport de leurs produits. Récoltées à hauteur de 60%, les bouteilles commercialisées par le fabricant sont ensuite recyclées dans leur intégralité. L’entreprise a lancé un programme de recherche pour réduire le poids de ces bouteilles. « Le marché était fortement demandeur de cette innovation », explique Mathilde Hebert, Responsable Développement Marketing de Saint-Gobain Emballage. « Pour les bouteilles tradition, notre cœur de gamme, les recherches ont permis de réduire de 15% le poids du contenant », ajoute-t-elle.

Tandis que l’usine écologique Cameron, dédiée à la production de bouteille, a déjà ouvert ses portes à Pittsburg, aux Etats-Unis, le CIVB promet de réduire les émissions de la filière viticole française de 30 000 tonnes, d’ici à 5 ans. Pour ce faire, les transports par avion et le fret routier sont montrés du doigt. L’objectif pour 2050 est de réduire par quatre les émissions du secteur, tant du côté des viticulteurs que de leurs sous-traitants.

Pour éviter de faire tache, la filière viticole s’adapte. Lire la suite

Le climat est-il devenu fou ?

Le Figaro, Patrice de Meritens, le 30 janvier 2009

Le climat est-il de venu fou ?

« Le réchauffement est l’une des formes perverses de la croissance économique », observe Emmanuel Le Roy Ladurie. « Et c’est maintenant qu’il faut passer à l’action », répond Jean Jouzel.

Le Figaro Magazine – On ne cesse de parler du réchauffement de la planète et on est tout surpris de se retrouver avec un hiver glacé…

Jean Jouzel – Même dans un contexte de réchauffement climatique, il est normal d’observer des hivers plus froids que d’autres. Sur les deux prochaines décennies, la tendance moyenne du réchauffement devrait être de 2/100e de degré par an, donc difficilement perceptible d’une année sur l’autre. Il faut regarder le phénomène dans la durée, avec une véritable perspective historique. Le réchauffement est patent depuis un demi-siècle, mais il y aura toujours des hivers froids. De même, un été très chaud ne constitue-t-il pas à lui seul le témoignage d’un réchauffement climatique.

Emmanuel Le Roy Ladurie – On observe en effet un espacement plutôt qu’une disparition des hivers rudes. Leur dernière grande série date de 1985-1986-1987.

Jean Jouzel – Les hivers très froids s’espacent dans une perspective de réchauffement climatique lié à l’activité humaine, lequel se superpose à la variabilité naturelle. Les gaz à effet de serre ont abouti à une accumulation de chaleur dans les basses couches de l’atmosphère. Ajoutez à cela les mécanismes d’amplification : quand l’océan se réchauffe, il y a plus d’évaporation, plus de vapeur d’eau – un gaz à effet de serre – dans l’atmosphère, ce qui accentue le réchauffement global. Nous sommes dans un mécanisme non pas vertueux mais d’aggravation, qui aboutit à l’inéluctabilité du réchauffement climatique.

Emmanuel Le Roy Ladurie – Cela étant, la fonte des glaciers a commencé assez tôt. Quoi qu’en dise un grand cinéaste qui prétendait les Suisses incapables d’invention, ces derniers, excellents en matière de glaciologie, estiment qu’il y a eu des vagues de chaleur dès la décennie 1860 : elles ont déclenché le retrait glaciaire. Le véritable ré chauffement, pourtant, n’est devenu flagrant qu’à partir de la canicule de 1911. On le voit sur la courbe mondiale, qui est sérieuse même si d’aucuns déclarent qu’il y avait trop peu de thermomètres en fonction à l’époque. Par ailleurs, on a connu un rafraîchissement climatique entre 1950 et 1975…

Jean Jouzel – Oui, le léger refroidissement des années 60 a pu avoir pour origine l’activité de volcans importants : leur éruption a projeté dans l’atmosphère d’immenses nappes de poussières qui ont bloqué les rayons du soleil, influant sur la température. Ce type de refroidissement est assez bref. Il s’étend sur un à deux ans, et peut atteindre quelques dixièmes de degré.

Emmanuel Le Roy Ladurie – L’un des plus célèbres exemples date d’avril 1815, avec l’explosion du volcan de Tambora, dans une île indonésienne. Des flammes mêlées de cendres et de gaz se sont élevées à près de 50 km de hauteur. Outre les 80 000 morts sur place, le réveil de ce volcan a eu des répercussions dramatiques sur le climat terrestre : une « année sans été » (1816) en Amérique et en Europe, causant dans certains pays des disettes et des émeutes de subsistance. Les Européens ont observé des couleurs inhabituelles lors des couchers de soleil, liées aux aérosols et aux dizaines de km3 de poussières dégagées à cette occasion. William Turner a-t-il immortalisé ce phénomène dans ses tableaux ? Cette année-là, Marie Shelley, enfermée sous la pluie dans un chalet près de Genève, accouchait du monstre le plus extraordinaire qui soit sorti de l’imagination d’une jeune femme : Frankenstein ou Le Prométhée moderne – pourrait-on parler d’un « complexe Tambora » ?

Jean Jouzel – Le deuxième facteur du refroidissement observé dans les années 60 est la pollution atmosphérique par le biais d’aérosols, facteurs eux aussi d’obscurcissement de l’atmosphère et de refroidissement. N’oublions pas que les Trente Glorieuses ont vu un développement industriel sans précaution. Dans les reconstructions climatiques, on explique assez bien cette pause.

Le Figaro Magazine – Pour autant, le réchauffement continue…

Jean Jouzel – Le problème est en effet devant nous. Si aucune mesure n’est prise, le réchauffement en Europe de l’Ouest pourrait atteindre de 4 à 6 °C dans la seconde partie du XXIe siècle. Si l’on souhaite le limiter à 2 °C par rapport au climat pré-industriel, ce qui est l’objectif de l’Europe, il faut diminuer nos émissions de gaz à effet de serre par deux, voire par trois, d’ici à 2050, puis poursuivre cet effort. C’est un véritable défi, surtout si l’on songe que ces émissions n’ont jamais augmenté aussi rapidement qu’actuellement. Il faut qu’elles soient stabilisées d’ici à 2015 au plus tard. Nous ne subissons pas encore les conséquences adverses du réchauffement, c’est pourquoi le message a du mal à passer. Pourtant, c’est maintenant qu’il faut passer à l’action. Lire la suite

Vélorution à Bordeaux : le retour. Rencontre le 5 février

velorution.org/bordeaux, le 3 février 2009

Après les grandes heures de la vélorution bordelaise, où des centaines de cyclistes envahissaient la chaussée pour faire reculer la société du tout-automobile, le mouvement a quelques difficultés à retrouver une dynamique. On pourrait espérer que c’est parce que la vélorution n’a plus lieu d’être, et que la situation s’est arrangée dans nos villes et dans nos vies…

Il n’en est rien, et les questions d’énergies, de pollution, de réchauffement climatique, d’aménagement du territoire deviennent un peu plus préoccupantes chaque jour, sans que la place de la voiture ne soit remise en cause.

C’est pour cela qu’il nous semble pertinent et nécessaire de continuer cette lutte !

Rassembler les vélos, rollers, fauteuils, trottinettes, pieds… pour rendre visible la place habituelle et omniprésente de la voiture, et profiter de ces moments pour se réapproprier la rue et l’espace public dans un cadre festif. Mais pour que cette action ait un sens, il faut être nombreux-ses à lui en donner un.

Nous proposons donc une rencontre jeudi 5 février Lire la suite

Jardin botanique Bx, 4 février « Ecologie et numérique »

Université populaire de l’environnement – L’Université nomade d’Aquitaine, Pascal Bourgois, le 29 janvier 2009

« Ecologie et Numérique » dans le cadre des ATELIERS PRATIQUES ECOLO 

Les mercredis 4 février et 4 mars de 18h30 à 20h00 dans les locaux du Jardin botanique de Bordeaux, Esplanade Linné, Rive droite (tram station jardin botanique) avec Anne-Sophie Novel et Michel Lesbats

Organisation : Maison de la nature et de l’environnement (MNE) Bordeaux-Aquitaine https://mneaquitaine.wordpress.com/, renseignements mnebxaquitaine@aol.com 

Partout dans le monde, l’utilisation d’Internet et des outils numériques explose. En utilisant la Toile, Barak Obama a mobilisé 6 millions d’Etats-Uniens afin de soutenir sa candidature. Plus d’un Français sur deux est équipé d’un micro-ordinateur.

En France les sites <http://www.ecologie-fr.info/index.php>  et blogs <http://www.wikio.fr/blogs/top/environnement> liés à l’écologie, l’environnement, le développement durable, les Agenda 21, l’économie verte… constituent une mine d’information considérable. Ils représentent également des leviers d’action et de mobilisation parfois méconnus et pourtant précieux.

Comment s’informer sur les enjeux de l’Ecologie et du Développement Durable sur internet ? Comment trouver l’information dont j’ai besoin pour agir ? Comment m’investir en ligne ? Est-ce vraiment utile ? Quels sont les impacts du numérique sur l’environnement et comment réduire cet impact ?…

Autant de questions auxquelles Anne-Sophie Novel et Michel Lesbats tenteront de répondre…

Anne-Sophie Novel est chercheuse en économie politique à Sciences-Po Paris. Fondatrice de l’association Sephir : <http://sephir.org/> et à l’origine du projet Ecolo-info <http://ecoloinfo.com/>, elle organise régulièrement les rencontres Greendrinks de Bordeaux <http://greendrinksbordeaux.wordpress.com/>

Michel Lesbats est professeur à l’Institut Universitaire de Technologie -département Hygiène, Sécurité, Environnement de l’Université Bordeaux 1. Il anime différents sites et blogs :

– Bordeaux Agendas 21 des familles : <http://affinitiz.com/space/bordeauxagendas21>

– Portail du risque : <http://portaildurisque.iut.u-bordeaux1.fr/>

– Site du SPPPI (Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles) d’Ambès : <http://s3pi-ambes.iut.u-bordeaux1.fr/>,

– Blog personnel : <http://portaildurisque.over-blog.com>

Ils vous expliqueront comment les outils numériques peuvent aider à favoriser la mobilisation collective et écologique des acteurs du Grenelle de l’Environnement : citoyens, syndicats, élus, services publics et entreprises.

Ils pourront répondre à vos questions sur les façons d’agir en ligne, sur les outils à votre disposition, la manière de créer et d’animer un blog gratuit…

 

 

De Castillon à Bx le 29 janvier, le naturel revient au galop

Sud-Ouest, Jean-françois Harribey, le 22 Janvier 2009

CASTILLON-LA-BATAILLE. Spécialisée dans le négoce de matériaux de construction écologiques, Ouestecohabitat s’offre une vitrine à Bordeaux, sous forme de galerie d’art

Le naturel revient au galop

Il voulait être architecte. Parce qu’il ne pouvait pas se payer les études, il sera maçon. Dans le sens de celui qui s’est mis en tête de construire un avenir plus sain, plus humain. Ça rapporte moins, mais ça permet au moins de rêver à un monde meilleur.

Après quelques études commerciales qui l’ont définitivement fâché avec les terminologies en termes de finances, de chiffres d’affaire ou de bénéfices, Gaetan Périssé, 26 ans, fils d’artisan tarbais plus préoccupé des valeurs nutritives du haricot-maïs que des cours de la bourse, s’est lancé avec son frère Ghislain et un ami, François Soustre, dans le négoce de matériaux naturels, durables pour les constructions écologiques, et des économies d’énergie.

Produits d’hier et de demain

Si le Grenelle de l’environnement n’a pas encore fait éclater ce créneau sur le marché du bâtiment, les frémissements de la demande, du moins l’intéressement constaté sur les foires et marchés qu’ils fréquentent pour assurer la promotion de ce type de démarche et de produits, ne fait qu’asseoir leur profonde conviction : ça ira mieux demain. Quand tout le monde aura pris conscience qu’en, pleine crise économique, environnementale et sociale, rien ne vaut le retour et le recours aux produits simples, sains et humains qui se trouvent encore à portée de main.

« Nous connaissons la durabilité de la pierre de Fontenac pour les murs, le bois des Landes pour les charpentes, comme le sable de la Garonne et ou de la Dordogne : proximité des ressources, énergies renouvelables, matériaux durables, ce sont les bases de l’éco-construction ».

Grossiste

Les anciennes écuries du château de Castillon la Bataille qui ont servi de fabrique de cheminées, d’atelier de mécanique et même de boîte de nuit, abritent aujourd’hui le nid du concept que la société y développe depuis deux ans. Entre ses murs qui ont plus de 150 ans, elle y a regroupé les structures propres d’une maison d’hier, d’aujourd’hui et de demain, avec ses isolations naturelles en fil de chanvre, laine de mouton, l’ouate de cellulose très performante pour les murs et les cloisons, la laine de bois, excellente pour le sol et la toiture, le liège connus pour ses qualités hydrophobes dans les caves mais tout aussi incontournable pour l’isolation phonique. « Des produits respirants, durables qui fonctionnent aussi bien l’été que l’hiver », insiste Gaetan.

La ferme regorge également de produits qu’elle commercialise, liés à l’étanchéité à l’air, aux énergies renouvelables (solaire, éoliens, micro photovoltaïque), aux économies d’énergie (LED pour l ‘éclairage), chauffe-eau solaire, poêle à bois pour le chauffage, récupérateur d’eau, à la décoration et aux finitions, avec toute une gamme de pots de peintures naturelles.

Ouestecohabitat dont le concept oscille entre la maison passive et l’éco-construction reste un grossiste en matériaux naturels et économies d’énergie, qui intéresse les artisans, mais aussi et peut-être, surtout les particuliers qui se lancent dans les travaux. « Mais à 40 km de Bordeaux, l’éco-construction garde peut-être une image bohème et rurale, ou bobo », fait remarquer Gaétan. « C’est pourquoi nous voulions manifester notre présence sur la capitale d’Aquitaine pour prouver le contraire », explique-t-il.

Une galerie d’art en ville

La société a donc ouvert depuis quelques jours un magasin de ville d’un genre tout particulier, « Nature d’éco », cours de la Martinique. « Il s’agit en fait d’une galerie d’art où les matériaux nobles tels que la chaux, la terre, l’huile de lin se côtoient, la laine de mouton faisant office de cimaises, le tout éclairé par une lampe Led de 150 watt d’une durée de vie de 55 000 heures », précise Gaetan.

Il sera inauguré le 29 janvier, Lire la suite

Bordeaux : Partenariat Police nationale et Vélo-Cité

Sud-Ouest, Christine Morice, le 20 Janvier 2009

EN TANDEM.

Police et cyclistes se mettent d’accord

Ils se sont connus sur un terrain glissant : la verbalisation des cyclistes circulant sur les voies du tramway, cours Gambetta à Talence. Et ont amorcé le dialogue. Même s’ils ne sont pas toujours du même avis, Albert Doutre, directeur départemental de la police et Didier Feneron, président de Vélo-cité, ont officialisé un partenariat hier, à l’hôtel de police de Bordeaux, en présence du procureur de la République, Claude Laplaud.

Pour Vélo-cité, « 30 ans d’histoire du vélo dans l’agglomération et plus de 1 000 adhérents », il existe deux freins au développement de cette pratique urbaine de la bicyclette : la peur de l’accident et celle du vol. C’est donc sur ces deux axes que cette entente est construite.

1 722 vélos volés l’an dernier

Elle va se concrétiser par plusieurs initiatives communes : contrôle technique, sans contravention, le 22 janvier à 10 heures, sur les bicyclettes des élèves du collège Cheverus. Un débat (le 2 février à 9 heures, au commissariat central), une séance de formation/éducation des cyclistes (le 3 février à 10 heures quai Richelieu), une rencontre sur les aménagements cyclables, le 3 février à 14 heures, à l’hôtel de police.

Hier, la collaboration entre la Police nationale et Vélo-cité a débuté par une démonstration de marquage. Cette technique, destinée à identifier les deux roues, permet de les restituer à leurs propriétaires lorsqu’ils sont retrouvés, à la suite d’un vol. Cela évite qu’ils soient détruits au bout d’un mois comme cela a lieu régulièrement.

Il en coûte 3 euros, à la Maison du vélo de Bordeaux. Mais Vélo-cité a offert hier la prestation à une vingtaine de fonctionnaires de police qui se rendent au travail à bicyclette ! Leurs vélos ont été gravés sur place. Il est vrai que la méthode mérite d’être généralisée : 1 722 vélos ont été volés en 2008 sur l’agglomération bordelaise pour un taux d’élucidation peu élevé : 63 affaires.

Deux morts en 2008

Côté sécurité des utilisateurs, deux cyclistes (dont un venait de griller un feu rouge) ont perdu la vie en 2008, sur le Grand Bordeaux. On a dénombré 157 accidents pour 154 blessés.

Hier, Albert Doutre s’est insurgé contre « ces cyclistes qui se croient tout permis et ne respectent pas le code de la route Lire la suite

Les élus s’accrochent au pont et la dynamique reste à quai

Sud-Ouest, Dominique De Laage, Jean-Bernard Gilles, le 17 Janvier 2009

CUB. Le pont levant a occupé une place de choix hier au conseil d’agglo. Feltesse et Juppé estiment le jeu encore ouvert

Pour tout dire, les élus s’attendaient à pire. Ils connaissent la statistique qui prédit que, dans la plupart des cas, les décisions du tribunal administratif suivent les conclusions du commissaire du gouvernement. Ils ont bien entendu, ou plutôt lu, qu’Antoine Bec a demandé, jeudi, l’annulation de la délibération votée le 21 septembre 2007, qui déclarait d’intérêt général le pont levant Bacalan-Bastide à Bordeaux. Mais ils estiment avoir échappé à l’annonce de la mort certaine et immédiate de ce projet, qu’ils portent collectivement depuis dix ans maintenant.

« Je note qu’il n’est pas demandé d’annuler la délibération notifiant le marché », remarque Alain Juppé. « Nous n’avons pas été contredits sur la manière de conduire la concertation, alors que ce point était présenté comme le maillon faible juridique de notre dossier », poursuit Vincent Feltesse.

Réactions prudentes

Le juge administratif va maintenant recevoir une note en délibéré de la part de la Communauté urbaine de Bordeaux et probablement une autre de la part du « Front associatif » qui attaque la délibération. Le tribunal n’a pas dit quand il rendrait sa décision.

Le commissaire du gouvernement s’est appuyé dans ses conclusions sur des motifs de forme, comme l’évaluation financière insuffisante, notamment sur le financement de l’opération, ainsi que sur le manque d’informations relatives au coût des raccordements côté Bacalan et côté Bastide.

Toutefois, il a aussi pointé deux problèmes de fond : l’impossibilité pour les gros bateaux de franchir ce pont en position levante, puis l’absence de justification d’un tel investissement, de l’ordre de 120 millions d’euros, par rapport à un pont fixe qui coûte deux à trois fois moins cher.

Les scénarios

Attendons que le juge se prononce disent les élus à l’unisson du Front associatif, au moins sur ce point. Le dossier se présente un peu moins bien que ne le prévoyait Trans’CUB et un peu mieux que ne le craignaient les élus. Le juge dispose d’éléments qui visent à annuler la délibération. Le fera-t-il ? Quand ?

Mais la Communauté urbaine pourra peut-être reprendre le dossier au stade de l’enquête publique. Ce qui représenterait « environ 10 mois de retard », presqu’un moindre mal au regard de la situation juridique du dossier aujour-d’hui. «Les élus n’entendent que ce qui leur plaît », s’amuse Denis Teisseire de Trans’CUB, toujours confiant dans l’issue du recours.

Les élus sont sans doute allés un peu vite dans le vote de la délibération, actuellement sur la sellette. « On n’a pas su prendre le temps », regrettent Jacques Respaud et Pierre Hurmic.

Les conclusions de l’enquête publique n’étaient pas favorables au projet, c’est le moins que l’on puisse dire. Les élus ont choisi de foncer au nom de l’intérêt général. Le tribunal administratif dira s’ils ont eu raison ou tort. Les Bordelais attendent tous les jours l’issu de ces joutes juridiques.

La dynamique est restée à quai

Après l’épopée du tramway, la Communauté urbaine de Bordeaux vient brusquement de tomber de son piédestal. Faute de formuler un appel d’offres au plan européen, les élus ont été contraints d’en revenir à Veolia pour gérer le tram et les bus quand ils rêvaient de Keolis. Faute de ficeler correctement leur dossier de pont levant, ils sont aujourd’hui sous la menace de devoir repartir de zéro sur la question du franchissement du fleuve.

Le jeune président socialiste Vincent Feltesse, à qui tout semblait sourire jusque-là, a pris un sacré coup de vieux en quelques semaines. Il préside une assemblée qui tient toujours la principale association d’usagers de l’agglomération, Trans’CUB, comme hostile et non pas partenaire. En dépit de tous les beaux discours sur la démocratie participative…

En lançant le tramway, juste après l’échec du projet de métro VAL, Alain Juppé avait su fédérer l’agglomération autour d’une vision commune. Cette forte dynamique avait levé tous les freins inhérents à la CUB : élection des élus au deuxième degré, calculs politiciens et petits marchandages…

L’erreur a été de penser que cet élan était toujours à l’oeuvre. Les kilomètres de tram ont été trompeurs. Ce projet de pont levant a germé voici dix ans, après le recul d’Alain Juppé sur son dessein de barrer la rade de Bordeaux d’un pont fixe en face des Quinconces. On était alors en plein projet de grand contournement. L’idée initiale du pont Bacalan-Bastide était de ne pas laisser échapper les voitures trop en aval de Bordeaux.

Depuis, beaucoup d’eau a coulé. La belle dynamique communautaire, qui aurait dû faire évoluer ce projet de franchissement, s’est envolée quand Lire la suite

Pont levant de Bx : Nouveau coup dur pour la CUB

Sud-Ouest, Jean-Paul Vigneaud, le 16 Janvier 2009

BORDEAUX. La déclaration d’utilité publique est remise en cause au tribunal administratif

Nouveau coup dur pour la CUB

La Communauté urbaine de Bordeaux est de nouveau confrontée à une situation difficile. Après la remise en question de l’appel d’offres pour la concession du réseau de transport en commun, voici que le pont levant Bacalan-Bastide vacille.

Dans ses conclusions, hier, au tribunal administratif de Bordeaux, Antoine Bec, commissaire du gouvernement, a effectivement réclamé l’annulation de la délibération du 21 septembre 2007. Un texte par lequel la CUB a déclaré d’intérêt général le franchissement de la Garonne via un pont mobile. Les conclusions du commissaire étant suivies dans 95 % des cas, il est désormais quasiment certain que le projet va revenir à la case départ.

Quid des travaux annexes

Cette situation réjouit les membres du « Front associatif », qui rassemble 15 associations. Il s’oppose depuis plus de deux ans au pont levant et est à l’origine des seuls recours déposés.

Les associations étaient toutes représentées, hier matin, au tribunal. Denis Teisseire, leur chef de file, intervenait alors en leurs noms, en lieu et place de l’avocat. Pour sa part, la CUB était représentée par les cabinets Cabanes et Morlas.

Présidée par Michel Delignat-Lavaud, l’audience a duré un peu plus d’une heure. Elle a mal démarré pour les opposants, plusieurs de leurs arguments étant rejetés. Et non le moindre : la concertation si contestée aurait été annoncée et menée selon les règles en vigueur.

De quoi en faire pâlir plus d’un dans l’assistance. Le vent a commencé à tourner lorsqu’Antoine Bec a évoqué la loi Loti (Loi d’orientation des transports intérieurs).

Cette loi impose une information totale sur l’ouvrage à réaliser et les travaux annexes qui en découleront. Or, dans la présentation du projet, il n’est question que du pont. « Nulle part ne sont évoqués les aménagements nécessaires de chaque côté, comme les voies de desserte », constate le commissaire du gouvernement.

« Difficile de croire qu’un tel ouvrage peut aboutir sur des carrefours classiques gérés par des feux de trafic ou de simples tourne-à-gauche », ajoute-t-il. Pour Antoine Bec, il y a donc ici problème et la jurisprudence (Conseil d’État) est incontournable.

Le seul et bon choix ?

Autre faiblesse dans le dossier : l’évaluation financière. Une estimation trop succincte, insuffisamment développée et expliquée, ne serait-ce que sur les modalités de financement.

Il y a pire, cependant, selon le commissaire : l’appréciation du projet et le bilan « coût/avantage ». Un pont levant étant trois fois plus cher qu’un pont classique, il faut obligatoirement justifier un tel choix et démontrer que l’ouvrage retenu répond bel et bien aux besoins. Ce qui ne serait pas le cas pour le projet bordelais.

« Il n’y aucune garantie que des bateaux puissent passer sous ce pont levant », résume le commissaire du gouvernement. Tout en constatant que l’avis des services maritimes figure dans le dossier, mais pas celui des compagnies maritimes qui fréquentent le port de la Lune. Si bien qu’il devient difficile d’affirmer que l’ouvrage est parfaitement conforme à ce qu’attendent les éventuels utilisateurs et qu’il s’agit donc du seul et bon choix à faire.

Ces arguments semblent suffire pour conduire à l’annulation de la délibération de septembre 2007. Antoine Bec l’affirme haut et fort en tout cas.

Le tribunal a mis son jugement en délibéré. Lire la suite

Le futur pont levant de Bordeaux attaqué

Sud-Ouest, le 15 Janvier 2009

Le futur pont levant attaqué

BORDEAUX. Le commissaire du gouvernement a demandé devant le tribunal administratif, l’annulation de la délibération de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) qui décidait la réalisation d’un pont-levant dans le nord de la ville

Le commissaire du gouvernement a demandé jeudi à Bordeaux l’annulation de la délibération de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) déclarant d’intérêt général la construction d’un pont levant en centre-ville, suivant la requête d’une quinzaine d’associations bordelaises.  

L’avis du commissaire du gouvernement, Antoine Bec, magistrat indépendant qui dit le droit et dont les préconisations sont le plus souvent suivies par les juges administratifs, fragilise un peu plus un projet de pont sur la Garonne aux dimensions impressionnantes (426 m de long, 55 m de hauteur de levage).

L’Unesco, après avoir labellisé Bordeaux au patrimoine mondial à l’été 2007, demande aujourd’hui des comptes « sur l’impact visuel des nouveaux franchissements envisagés » de la Garonne, notamment ce pont, et des experts de l’organisation internationale doivent venir sur place le 20 janvier.

M. Bec a estimé qu’il y avait des « irrégularités substantielles » en l’absence de véritable « évaluation financière des modalités de financement ».

Il a également relevé que les aménagements des abords n’étaient pas compris dans l’enveloppe globale de plus de 120 millions d’euros mais a surtout remis en cause l’utilité même du projet.

Le magistrat a estimé que les plus gros bateaux de croisière pourraient être dans l’impossibilité « de franchir l’ouvrage » dont le coût représente « un montant triple de celui d’un pont fixe ».   

Par ailleurs, a-t-il souligné, les croisiéristes n’ont pas été consultés sur leurs intentions à maintenir Bordeaux comme destination alors même que la raison d’être de ce pont levant est de permettre le passage des paquebots jusque dans le centre de Bordeaux.
Le projet de pont levant entre les quartiers de Bacalan et de Bastide a été approuvé par la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) en septembre 2007. Il doit combler le déficit d’une ville qui ne compte que quatre ponts, dont seulement deux dans le centre.

Cet ouvrage comporte une travée mobile de 110 m, pouvant être relevée à 55 m de hauteur. Il pourrait accueillir les automobilistes sur 2×2 voies (40.000 véhicules par jour attendus), les cyclistes, les piétons ainsi que le tramway.

Le chantier a été confié au groupement GTM/GCS, pour un budget de Lire la suite