AAAS : « Scientifiques : engagez-vous ! »

bulletins-electroniques.com, 20 février 2009

Message aux scientifiques lors de la conférence annuelle de l’AAAS : « engagez-vous ! »

Du 12 au 16 février à Chicago, à l’occasion du 200è anniversaire de la naissance de Darwin, les 6 000 participants à la conférence annuelle de l’AAAS, dont le thème était : « Our planet, its origins and futures » ont pu participer à plus de 170 ateliers, sur des thèmes aussi divers que les dernières avancées en neurosciences, l’état de stress post-traumatique, l’interaction entre science, politique et religion, et naturellement, la théorie de l’évolution.

Malgré la grande diversité des thèmes abordés et de l’appartenance disciplinaire des participants, un message récurrent revenait en toile de fond : la nécessité pour les scientifiques de se faire entendre, et d’influer sur la prise de décision. En effet, la science continue d’éprouver des difficultés à se projeter dans le processus politique, et les attaques répétées sur l’enseignement de la théorie de l’évolution devant les school boards entretiennent une certaine inquiétude chez les scientifiques.

Préoccupation latente quant à la place de la science au Congrès

Plusieurs ateliers ont ainsi traité de l’interaction entre la communauté scientifique et les institutions fédérales. Autant la satisfaction était omniprésente et ouvertement affirmée, souvent par les intervenants eux-mêmes, d’avoir enfin une branche exécutive sensible aux arguments scientifiques et dans laquelle figurent de nombreux pairs (John Holdren à l’OSTP, Jane Lubchenco à la NOAA et Steve Chu au DOE en particulier), autant l’inquiétude demeure quant aux relations avec le Congrès. En effet, l’OTA (Office of Technology Assessment, équivalent de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques) ayant disparu, il reste peu d’interlocuteurs scientifiques au Capitole.

Pour pallier à cette carence de scientifiques au congrès, les dirigeants de l’AAAS ont invité les chercheurs, quel que soit leur domaine d’expertise, à aller rencontrer leur « congressman » pour leur rappeler à quel point la prise en compte de l’expertise scientifique est essentielle dans leurs fonctions. Et ce d’autant plus qu’aujourd’hui pratiquement tous les choix de société revêtent, au moins partiellement, un caractère scientifique ou technologique, comme le rappelait un ancien responsable de l’OTA.

Appel à un engagement massif

Un vibrant appel à l’engagement politique de la communauté scientifique a également été lancé par nul autre qu’Al Gore. L’ancien Vice Président et Prix Nobel de la Paix s’est en effet adressé en scéance plénière à un auditoire galvanisé. Après une présentation actualisée de sa démonstration du changement climatique et de ses impacts potentiellement dramatiques, Al Gore est passé dans un registre beaucoup plus personnel pour demander l’aide de la communauté scientifique dans son combat.

« Je demande votre aide. Je crois, au fond de mon coeur, que nous avons la capacité à faire de cette génération une de ces générations qui changent le cours de l’humanité. L’enjeu n’a jamais été aussi élevé. Nous avons la connaissance, nous avons la technologie émergente, nous avons un nouveau leadership, nous avons des ministres (« cabinet members ») et des conseillers scientifiques qui sont issus de vos rangs, qui sont vos collègues » a martelé M. Gore.
Puis il a conclu, de manière très solennelle: « si je le pouvais, je vous motiverai à quitter cette ville après notre réunion et à commencer à vous engager en politique. Gardez votre « day job » (rires), mais commencez à vous impliquer dans ce débat historique. Nous avons besoin de vous. »
Disponibilité requise pour les médias

L’engagement dans la sphère publique porte aussi sur le grand public. Lire la suite

CNRS : dossier « biodiversité »

cnrs.fr, février 2009

Parler de la vie et de sa diversité revient à parler de tout ce qui existe sur la planète Terre…

Car le mot biodiversité ne recouvre pas la seule description des espèces, mais également les liens existant entre elles, entre ces espèces et leurs milieux, et cela à toutes les échelles du temps et de l’espace.

Ce dossier « Biodiversité » souhaite donc aider à la perception du fait que tout est interdépendant sur Terre et qu’en conséquence, l’espèce humaine –si nombreuse et si active– a un impact majeur sur ce Vivant dont elle dépend et dont elle fait partie.

Face à cette complexité du Vivant, impossible à décrire simplement, ce dossier a opté pour une double démarche :

– donner les informations scientifiques de base

– établir des « parcours scientifiques » au sein de cette complexité : ces itinéraires qui prennent chacun pour fil d’Ariane un mot-clé tel que santé, sol, alimentation, climat, ville, sont évidemment amenés à se croiser.

Le souhait est que tout visiteur perçoive encore mieux :

– qu’il est de l’intérêt bien compris de l’espèce humaine de sauvegarder le tissu vivant dont elle fait si intimement partie

– que l’être humain qui se pose tant de questions sur sa vie doit encore s’élever en prenant en considération toute vie.

Ce dossier a reçu le label de l’Année internationale de la Planète Terre

Appel à la communauté scientifique française

Dans son contenu ce dossier est sans doute incomplet et perfectible. Il est prévu de le mettre à jour régulièrement, pendant au moins cinq ans.

Appel est lancé aux Lire la suite

Mérignac : reconduction des packs écologiques

Sud-Ouest, Olivier Delhoumeau, le 27 Février 2009

MÉRIGNAC, ÉCOLOGIE. La municipalité reconduit le dispositif des packs écologiques, en mettant l’accent sur l’aide à l’équipement de composteurs. Malgré le désengagement de la CUB

Le compost passe au vert

Dans le cadre des actions de l’Agenda 21, la ville met en place depuis 2007 une politique d’aide aux habitants souhaitant adopter un comportement écocitoyen. De quelle façon ? En accompagnant financièrement les foyers s’équipant d’un chauffe-eau solaire, d’un économiseur d’eau ou d’un composteur individuel.

Cette opération recevait jusqu’à présent l’appui de la CUB. Problème, la Communauté n’a pas reconduit son partenariat cette année. « On a appris la nouvelle fin 2008, sans réelle explication. Devant le contexte budgétaire tendu, les arguments financiers ont sûrement prévalu », déplore Marie Récalde, adjointe déléguée au développement durable et aux relations avec les entreprises.

Bio-seau en prime

Malgré le pas de côté de la CUB, la municipalité poursuit sur la dynamique engagée. En modifiant quelque peu les règles du jeu. « On stoppe le soutien aux récupérateurs d’eaux pluviales pour mettre l’accent sur le compostage. On veut inciter les gens à faire davantage de compost avec la fraction fermentescible des ordures ménagères (les épluchures de légumes) et les déchets de jardin », explique Patrick Madec, chargé de mission Agenda 21. La finalité étant aussi de réduire la pression sur la collecte des déchets verts, en favorisant la production et l’utilisation d’engrais naturel.

Depuis le lancement de l’opération, la ville estime à 300 le nombre de foyers aidés pour l’achat de composteurs. L’objectif pour 2009 est d’accompagner 260 foyers de plus. Sachant, selon les chiffres, qu’un bon usage du composteur permet de retirer environ 30 % des déchets des particuliers des circuits traditionnels de collecte.

Comme les années précédentes, la procédure consiste, après prise de contact avec les services municipaux, à signer une convention avec la mairie. Sur présentation d’une facture d’achat, d’un justificatif de domicile, d’un RIB et d’une pièce d’identité, la ville s’engage à subventionner 260 composteurs individuels labellisés NF, à hauteur de 30 euros.

Chaque bénéficiaire recevra en prime un « bio-seau » de Lire la suite

ADEME : Des travaux pour rendre votre logement économe

Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie , le 27 février 2009

Un bouquet de travaux pour rendre votre logement économe

Pour rénover de façon performante un logement gourmand en énergie, la note est parfois lourde ! Vous avez identifié les travaux nécessaires pour rendre votre logement vraiment économe en énergie et vous vous demandez comment les financer : l’éco-prêt à taux zéro est là pour vous aider.

Il est destiné au financement de bouquets de travaux. Ce sont des ensembles de travaux cohérents dont la réalisation simultanée apporte une amélioration très sensible de l’efficacité énergétique du logement.

Il peut aussi être accordé dès que les travaux projetés amènent la consommation en énergie du logement au-dessous d’un niveau plancher.

Les résultats à obtenir

Le niveau d’amélioration de la performance énergétique de votre logement peut aussi vous donner droit à l’éco-prêt à taux zéro.

Il faut vous adresser à un bureau d’études thermiques qui calculera l’efficacité énergétique du bâtiment et proposera les travaux nécessaires.

Une palette de travaux éligibles

Pour améliorer la performance énergétique d’un bâtiment, certains travaux sont plus efficaces que d’autres. Et certaines combinaisons de travaux sont très performantes, d’autres moins.

Pour composer un bouquet éligible à l’éco-prêt à taux zéro, choisissez des travaux dans au moins des catégories de la partie gauche du tableau ci-dessous.

Catégories de travaux éligibles

Travaux réalisables

Isolation performante de la toiture

Isolation en combles perdus ; isolation en combles aménagés ; isolation en toiture terrasse

Isolation performante des murs extérieurs

Isolation par l’intérieur ; isolation par l’extérieur

Isolation performante des parois vitrées extérieures

Fenêtres performantes ; bloc baies performants ; doubles fenêtres performantes

Installation ou remplacement d’un chauffage ou d’une production d’eau chaude sanitaire performants

Chaudière à condensation ; chaudière basse température pour certains bâtiments collectifs ; pompe à chaleur

Installation d’un chauffage utilisant les énergies renouvelables

Chaudière bois ; système de chauffage par poêle à bois, foyer fermé ou insert

Installation d’une production d’eau chaude sanitaire utilisant les énergies renouvelables

Chauffe-eau solaire

Chaque matériau ou équipement doit être performant pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro.

 

Enerlandes, l’énergie verte du département des Landes

Sud-Ouest, Jean-Louis Hugon, le 27 Février 2009

CONSEIL GÉNÉRAL. La société d’économie mixte va se prononcer sur cinq premiers dossiers le 6 avril prochain

Enerlandes, l’énergie verte du département Une société à 1,4 million de capital

La production d’énergie renouvelable a, de façon incontestable, le vent dans le dos, surtout depuis que le Conseil général des Landes a créé Enerlandes. Devant l’avalanche des projets de centrales éoliennes et photovoltaïques qui fleurissent depuis quelques années, l’assemblée départementale a créé une société pour en surveiller et en harmoniser le développement.

« Nous sommes un véritable couteau suisse de l’énergie renouvelable, dit Laurent Civel, le jeune directeur d’Enerlandes. Et nous pouvons aider tous les projets des collectivités et des entreprises, (sauf les particuliers) pour toutes les formes d’énergie « verte » : le soleil, la géothermie, la biomasse ou le vent. Mais pour commencer, nous allons privilégier la production d’électricité par des panneaux solaires, notamment sur les toitures. À titre d’exemple, le simple patrimoine immobilier des collectivités landaises constitue plus de 300 000 m². Autant mobiliser tout de suite ce cinquième mur disponible, le plus facile à intégrer par du photovoltaïque. »

Il faut des capitaux

Il faut néanmoins des capitaux, puisque 500 m² de panneaux demandent un investissement de 300 000 euros. Pour l’instant, Enerlandes n’a pas encore choisi de sites, mais son premier conseil d’administration, le 6 avril prochain, aura à se prononcer sur cinq dossiers concernant des toitures. À noter que le prix du kilowattheure payé par EDF est financé par l’abonné, grâce à la ligne CSPE (Contribution au service public de l’électricité), figurant sur chaque facture.

Autre possibilité, la géothermie avec l’utilisation d’un ancien puits Esso à Biscarrosse (130 °C à 4 500 mètres de profondeur) ou d’un site où GDF voulait stocker du gaz à Meilhan (eau à 40 °C). Pour la biomasse, les effets de la tempête ont précipité à terre du bois qui pourrait être utilisé à produire de l’électricité. « Mais il faudrait que la CRE (Commission de régulation de l’énergie) qui attribue les dossiers, considère les Landes prioritaires. Un courrier a été adressé en ce sens au ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo », indique M.Civel.

Quant à l’éolien, surtout intéressant sur la côte, il aurait des conséquences importantes sur le tourisme. Pour l’instant, les projets en sont au stade de la réflexion.

Enerlandes est une Sem (société d’économie mixte) créée par le Conseil général des Landes après un vote du 25 juillet 2008, pour favoriser la création d’énergie renouvelable. Inscrite au registre du commerce depuis le 15 janvier dernier, elle dispose d’un capital de 1,4 million d’euros. Ses actionnaires sont Lire la suite

Vente directe : sanction, solution ou chgt de consommation ?

lejpb.com, Sébastien VAÏSSE, le 27 février 2009

Vente directe : sanction, solution ou changement de consommation ?

Crise économique, inflation, baisse du pouvoir d’achat ou simple adhésion à l’idéologie décroissante… Les modes de consommation seraient-ils en pleine mutation ? C’est du moins la question que l’on peut se poser face à un phénomène qui, bien loin de faire l’unanimité chez les professionnels des secteurs qu’il touche, prend de l’ampleur : la vente directe.

 

Alors que les bouchers du Pays Basque dénoncent depuis plusieurs semaines «certains agissements qualifiés de concurrence déloyale», que le système des AMAP se développe et qu’à l’image d’Idoki qui prône les circuits courts de proximité, la petite production gagne du terrain, la vente directe touche maintenant un autre secteur, celui de la pêche. Les pêcheurs de la Côte basque ont en effet décidé d’ouvrir leur cale directement aux consommateurs.

La crise du poisson

«On nous explique que c’est la crise, qu’il faut respecter les quotas, que le poisson se vend moins, mais quand on voit que la sole est à 30 euros/kg dans les grandes surfaces, on ne comprend pas» tonne Patrick Lespielle, pêcheur luzien. Il faut dire que si l’année dernière, les pêcheurs basques pouvaient négocier avec les mareyeurs (grossistes) la sole autour de 12 euros/kg, on est passé aujourd’hui sous la barre symbolique des 10 euros : «Je n’ai jamais vendu à ce prix-là» poursuit Patrick Lespielle. «ça fait douze jours qu’on n’a pas vu la maison, tout ça pour s’entendre dire : la sole à 7 euros». Un mécontentement, une incompréhension et un décalage de prix qui justifient la vente directe, d’autant que l’opération lancée il y a quelques jours par les pêcheurs semble plutôt bien fonctionner : «De la sole fraîche à 12 euros/kg, ça fait plaisir et ça redonne envie de manger du poisson» sourit une bayonnaise venue s’initier aux joies de ce nouveau commerce.

Alors, à qui la faute ? Et comment expliquer ce décalage ? De l’avis de certains pêcheurs, les mareyeurs ne seraient totalement innocents dans cette affaire. Pourtant, lorsqu’on les interroge, la réponse est claire : «on n’a aucune activité, très peu de ventes». Une situation qui expliquerait donc la baisse du prix d’achat. Il n’empêche qu’au final, sur l’étalage, le poisson relève presque du produit de luxe…

Viande foraine

Un phénomène qui n’épargne pas non plus le secteur de la viande au grand dam du Syndicat de la boucherie et de la charcuterie des Pyrénées-Atlantiques qui a adressé une lettre au député-maire de Bayonne, Jean Grenet, pour dénoncer les agissements de «beaucoup d’agriculteurs, développant la vente de viande au détail, qui ne se sentent plus concernés par la réglementation régissant le métier de boucher». En fait, les bouchers du Pays Basque, qui ne reprochent cependant pas aux «agriculteurs de commercialiser de la viande» mais plutôt de ne pas «être sur la même ligne de départ», s’interrogent quant à la «légitimité d’utiliser des structures à vocation ou à délégation de service public, à des fins commerciales privés» et invite donc le législateur «à se saisir du problème et à le régler de la manière la plus cordiale qui soit».

Du côté de l’abattoir public de Saint-Jean-Pied-de-Port, si on reconnaît le manque de réglementation en matière de vente directe notamment en ce qui concerne les abattages sauvages, on avoue cependant comprendre l’action des producteurs qui face à l’arrivée massive de viande foraine dans les grosses structures locales comme Arcadie, Pedavia (entre 60 et 70 % des viandes commercialisées dans le département proviennent d’Allemagne, de Pologne…), ont imaginé la solution de la vente directe. Lire la suite

« Tout petit la planète » Emission radio bimensuelle écolo

BDC One, le 27 février 2009

« Tout petit la planète » est une émission de radio bimensuelle sur l’écologie, animée par Xavier Lhomme (militant écologiste), et diffusée un mercredi sur deux, à 21h00 sur la radio numérique « BDC One » localisée à Saint Médard en Jalles.

L’émission « Tout petit la planète » a débuté en décembre 2008. Elle traite de trois ou quatre sujets par émission, en général dans l’ordre suivant :

– un éditorial traitant d’un sujet d’actualité (La tempête, les grands travaux du gouvernement, la Guadeloupe…

– un écogeste (protéger les hérissons, utiliser son lave linge…)

– une expression du lexique écologiste (Biodiversité, Commerce équitable, BIO, …)

– un dossier (les AMAP, les déchets ménager, l’empreinte écologique, la souveraineté alimentaire…)

Chaque fois que possible, nous recevons un ou des invités… les candidatures sont bienvenues !

La programmation musicale est particulièrement soignée : chansons recyclées, récupérées, débranchées !

Prochaines dates d’émission : 11 mars (Invitée : Dany Neveu – Thème : les pesticides), 25 mars, 8 avril, 22 avril

Sommaire et liste d’écoute des émissions déjà réalisées Lire la suite