Vélorution spéciale Copenhague – Prochaine Coïncidence Heureuse et Provoquée : Jeudi 5 novembre à Pey Berland à Bx à 17h pour une déambulation festive et revendicative

Vélorution Bordeaux, Communiqué, octobre 2009

Prochaine Coïncidence Heureuse et Provoquée : Jeudi 5 novembre  à Pey Berland à 17h pour une déambulation festive et revendicative

A 19h : retour à Pey-Berland pour un vin chaud, des prises de parole…

Merci de faire circuler cette info dans vos réseaux ! A jeudi prochain !

Cette semaine, une séance de négociations sur la suite du protocole de Kyoto a lieu à Barcelone en prévision du sommet de Copenhague : profitons-en pour faire entendre nos voix !

L’utilisation de la voiture en ville fait partie des aberrations écologiques : après diverses actions dans le cadre du collectif 33 Copenhague 09, cette fois-ci, on fait une vélorution !!!

RDV à vélo, trottinettes, rollers, fauteuils, skate…. et autres engins de locomotions non polluants avec vos slogans, vos idées, vos coups de gueule sur ce monde absurde

Pour mettre dans la rue les questions climatiques, de société, d’aménagement, de monde vivable…

Les voitures s’auto-bloquent souvent à cette heure-ci… Mais cela n’empêchera pas les idées vélorutionnaires de passer !

Et n’oublions pas : Les rues, c’est Lire la suite

Le «Giec» de la biodiversité pourrait voir le jour en 2010

journaldelenvironnement.net, Sabine Casalonga, le 29 octobre 2009

Le «Giec» de la biodiversité pourrait voir le jour en 2010

Lancée en 2005 par la France, l’idée de créer une structure internationale pour la biodiversité, sur le modèle du Giec (1), est en bonne voie pour se concrétiser en 2010, à l’occasion de l’année internationale de la biodiversité. Les oppositions de principe ont été levées début octobre lors de la réunion du Pnue (2) à Nairobi. Restent à résoudre plusieurs questions-clés et à faire tomber les ultimes réticences.

 «Je suis très confiante sur la création de l’IpBes (3) en 2010», a déclaré la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, jeudi 22 octobre en clôture d’une conférence organisée par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) en partenariat avec l’Iddri (4) et le Meeddm. L’idée avait été lancée en 2005 par Jacques Chirac lors d’une conférence à Paris. Trois ans après, en novembre 2008, une première réunion du Pnue est organisée en Malaisie. Mais la majorité des Etats refusent alors d’ouvrir les négociations. «C’est le Brésil qui a donné le ton, en se montrant réservé sur le principe même de la création de cette instance», rappelle Lucien Chabason, directeur délégué de l’Iddri. Au sein même de l’Union européenne, beaucoup d’Etats étaient également réservés, précise François Wakenhut, de la direction générale Environnement de la Commission européenne.

Et pourtant, un changement semble s’être opéré du 5 au 9 octobre à Nairobi (Kenya) lors de la deuxième réunion intergouvernementale du Pnue. «Une position en faveur de la création de l’IpBes ainsi qu’une définition claire de son mandat se sont enfin dégagées. Sa création rapide a également fait consensus. 2010, année internationale de la biodiversité, c’est le moment où jamais», juge François Wakenhut. Les positions du Brésil et de la Chine ont sensiblement évolué. «Même s’il n’y a pas eu d’accord formel, il existe une fenêtre d’ouverture», confirme Anne-Hélène Prieur-Richard, directrice adjointe du programme international de recherche Diversitas.

L’objectif de l’IpBes? Favoriser une meilleure prise de conscience des citoyens et des politiques quant aux conséquences de l’érosion de la biodiversité, en s’appuyant sur le modèle du Giec qui a prouvé son efficacité pour faire connaître les impacts du changement climatique. La conférence de Nairobi a d’ailleurs été présidée par Robert Watson, président du Giec de 1997 à 2002. Un consensus y a émergé sur les missions de la plateforme qui devra réaliser des évaluations périodiques de l’état de la biodiversité, mais aussi servir de réseau d’échange de connaissances entre pays du Nord et du Sud. Une enquête conduite par l’UICN auprès de plus de 300 acteurs internationaux de la société civile et de la communauté scientifique montrent qu’ils plébiscitent à 80% la création du Giec de la biodiversité. «L’IpBes devra être renforcé par l’évaluation du prix de la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes», estime François Wakenhut. A cet égard, le rapport Teeb (Economie des écosystèmes et de la biodiversité) dirigé par l’économiste Pavan Sukhdev est très attendu.

D’ici la prochaine réunion du Pnue en avril 2010 où la décision finale devra être entérinée avant sa validation par les Nations unies en septembre 2010, de nombreux obstacles restent à lever. «L’Australie et les Etats-Unis Lire la suite

Edgar Morin : Pour une politique de l’humanité

futurchaos.blogs.nouvelobs.com, liberation.fr, Edgar MORIN, Johannesburg 2002, le 28 octobre 2009, le 26 août 2002

Pour une politique de l’humanité

Moteur d’occidentalisation, le développement est un mythe qu’il faut aujourd’hui abandonner au profit d’une politique de l’homme et de la civilisation.

Ne faut-il pas nous défaire du terme de développement, même amendé ou amadoué en développement durable, soutenable ou humain ?

L’idée de développement a toujours comporté une base technique-économique, mesurable par les indicateurs de croissance et ceux du revenu. Elle suppose de façon implicite que le développement techno-économique est la locomotive qui entraîne naturellement à sa suite un «développement humain» dont le modèle accompli et réussi est celui des pays réputés développés, autrement dit occidentaux. Cette vision suppose que l’état actuel des sociétés occidentales constitue le but et la finalité de l’histoire humaine.

 Le développement «durable» ne fait que tempérer le développement par considération du contexte écologique, mais sans mettre en cause ses principes ; dans le développement «humain», le mot humain est vide de toute substance, à moins qu’il ne renvoie au modèle humain occidental, qui certes comporte des traits essentiellement positifs, mais aussi, répétons-le, des traits essentiellement négatifs.

Aussi le développement, notion apparemment universaliste, constitue un mythe typique du sociocentrisme occidental, un moteur d’occidentalisation forcenée, un instrument de colonisation des «sous-développés» (le Sud) par le Nord. Comme dit justement Serge Latouche, «ces valeurs occidentales [du développement] sont précisément celles qu’il faut remettre en question pour trouver solution aux problèmes du monde contemporain» (le Monde diplomatique, mai 2001).

Le développement sans qualités

Le développement ignore ce qui n’est ni calculable ni mesurable, c’est-à-dire la vie, la souffrance, la joie, l’amour, et sa seule mesure de satisfaction est dans la croissance (de la production, de la productivité, du revenu monétaire). Conçu uniquement en termes quantitatifs, il ignore les qualités : les qualités de l’existence, les qualités de solidarité, les qualités du milieu, la qualité de la vie, les richesses humaines non calculables et non monnayables ; il ignore le don, la magnanimité, l’honneur, la conscience. Sa démarche balaie les trésors culturels et les connaissances des civilisations archaïques et traditionnelles ; le concept aveugle et grossier de sous-développement désintègre les arts de vie et sagesses de cultures millénaires.

Sa rationalité quantifiante en est irrationnelle lorsque le Lire la suite

L’habitat groupé : une pratique en construction

planete-terra.fr, Julien Vinzent, octobre 2009

L’habitat groupé : une pratique en construction

Sans passer par des promoteurs, de plus en plus de particuliers s’associent pour dessiner leurs logements à la carte et créer des espaces de vie collective. Le point sur cette tendance avec Stefan Singer, gérant de Toits de choix, une jeune société qui accompagne plusieurs projets dans le Sud de la France.

Terra eco : où en est l’habitat groupé en France ?

Stefan Singer : « Après un mouvement initial dans les années 80, où environ 200 expériences ont été menés à terme, il ne s’est pas passé grand chose pendant 15 ans. Depuis quelques années, il y a un nouveau mouvement avec des premiers bâtiments qui sortent de terre, comme celui d’Ecologis à Strasbourg. La ville est devenue extrêmement enthousiaste et propose une dizaine de parcelles pour des groupes en autopromotion. Lyon, Rennes, Paris passent des deals avec des groupes. Dans le grand Sud, Toits de choix suit un projet dans les Bouches-du-Rhône, deux dans le Gard, le Vaucluse, l’Hérault. Il y a aussi des initiatives dans le Var et sur la côte d’Azur… Ça se multiplie. C’est très difficile de faire un recensement, mais je pense qu’on en compte au total une cinquantaine à divers stades. »

Pourquoi ce regain d’intérêt ?

« Après les années 80, le conventionnel avait repris le dessus, car c’est quand même agréable d’être consommateur, de ne pas décider, cela libère des responsabilités. Je pense que c’est donc l’expression d’un malaise par rapport à ce système de délégation, l’envie de devenir acteur de son propre destin qui explique ce regain d’intérêt pour l’habitat groupé en autopromotion ? C’est un peu le phénomène des Amap appliqué au logement, qui est quand même un élément fondamental de notre vie. Ensuite, les gens avancent différentes raisons. La porte d’entrée commune, c’est l’environnement : tout le monde est d’accord pour construire un bâtiment écologique. Mais la motivation principale, c’est le désir d’un autre cadre de vie, autour d’un voisinage actif, des personnes que l’on connaît et avec qui on peut développer des comportements plus responsables et plus solidaires. On a des personnes qui se situent un peu avant la retraite et qui ont peur de vieillir seul, ou des jeunes couples qui se préoccupent de l’endroit où leurs enfants vont grandir. »

Quel recul a-t-on sur cette pratique ?

« On a les exemples des projets des années 80, comme celui de la fonderie de Vanves, où vivent 30 personnes. En 23 ans, aucune n’est partie. Et au Danemark, 5% de la population vit aujourd’hui en habitat groupé, avec parfois des projets de 200 personnes avec des cantines et un niveau d’organisation issu de 50 ans d’expérience. En Allemagne, cela n’existait pas il y a 15 ans et dans une ville comme Hambourg, cela représente maintenant 15 à 20% des logements neufs. »

Quels sont les freins ?

« Tout d’abord, l’absence de référence récente, d’où l’importance de Lire la suite

Rapport mondial sur le développement humain 2009 du PNUD – Lever les barrières : Mobilité et développement humain

PNUD, octobre 2009

Rapport mondial sur le développement humain 2009 – Lever les barrières : mobilité et développement humain

Avant-propos – La migration a souvent mauvaise presse. Les stéréotypes négatifs décrivent les migrants comme « volant nos emplois » ou « vivant au détriment du contribuable » sont légion dans…

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Ecocentre de Gironde : Un nouveau cycle de vie pour le Solar

sudouest.com, Olivier Escots, le 27 Octobre 2009

TOULENNE. Gérard et Arnaud Blasquez développent un projet d’Ecocentre. C’est une histoire de famille qui se conjugue aujourd’hui avec des objectifs écologiques

Un nouveau cycle de vie pour le Solar

Bien entendu, l’écologie et le développement durable sont au coeur de la raison d’être de l’Ecocentre de Toulenne. Mais cette structure, qui vit ses balbutiements en suivant le modèle du « grand frère » historique de Saint-Pierre-de-Frugie, dans le Périgord, est avant tout l’histoire de la rencontre d’une famille avec un lieu.

Le lieu, c’est le Solar, à Toulenne, une bâtisse de 2 000 mètres carrés qui domine la Garonne. Achevé à la fin du XIXe siècle, l’imposant édifice fut un collège puis un hôpital auxiliaire de guerre. Il fut aussi une colonie de vacances pour enfants d’immigrés espagnols.

C’est là que se fait le lien entre le Solar et les Blasquez. Gérard, le chef de famille et « copilote » de l’Ecocentre, y a râpé ses genoux quand il était gamin. L’histoire s’arrêterait là, si Gérard, aujourd’hui retraité de Gironde Habitat, n’avait eu l’opportunité de racheter le Solar il y a une dizaine d’années. Le lieu devait être démoli. La transaction s’est faite à un prix très raisonnable. Les Blasquez y feront dans un premier temps deux gîtes et quatre logements sociaux.

C’est lors de ce début de réhabilitation du bâtiment, qu’Arnaud, le fils, se rend compte de la difficulté d’avoir, avec les outils et matériaux classiques, une démarche « propre » vis-à-vis de l’environnement. Laissant de côté ses études de sociologie, Arnaud concrétise alors son interêt croissant pour l’éco-construction en suivant une formation à Saint-Pierre-de-Frugie.

Formation et démonstration

« Peu à peu est née l’idée de créer nous aussi un Ecocentre à Toulenne », raconte son père. La définition de ce type de site est assez simple : il s’agit « d’un lieu de formation et de démonstration pédagogique qui a pour objectif d’expérimenter des techniques écologiques portant sur le bâtiment, l’énergie, l’eau et le paysage ».

Pour porter le projet girondin, Gérard et Arnaud Blasquez ont créé en février 2009 une association dont le nom, Solar Rives de Garonne, a été trouvé tout naturellement.

Suivant le cahier des charges rédigé par l’Ecocentre du Périgord, soutenu par une quarantaine d’adhérents et par le maillage du réseau associatif environnemental, aidé notamment par une subvention abondée principalement par l’Europe et les collectivités locales, le site du Solar a donc entamé sa reconversion à vocation écologique.

Des premiers stages, animés par l’ancien étudiant en sociologie sont proposés depuis la rentrée (lire ci-dessous). « Un des objectifs majeurs est de devenir un centre de ressources », précise son père.

À terme, le Solar sera équipé Lire la suite

Le climat pris en main PAU : À l’appel de CocliPau, une centaine de personnes s’est retrouvée place Clemenceau

sudouest.com, AB, le 26 Octobre 2009

PAU. À l’appel de CocliPau, une centaine de personnes s’est retrouvée place Clemenceau, samedi, pour une action symbolique en faveur de la baisse des émissions de gaz carbonique

Le climat pris en main

Cela n’a duré que quelques minutes, samedi après-midi, place Clemenceau. À l’invitation de CocliPau, le Collectif climat de Pau, une centaine de personnes – la plupart vêtues de rouge – se sont donné la main pour tenter de former le chiffre 350. 350, c’est aux yeux des collectifs locaux qui ont émergé un peu partout sur la planète pour organiser la journée d’action de samedi, « le chiffre le plus important au monde ».

Le site Internet 350.org explique qu’« il s’agît, d’après les scientifiques, de la limite maximale de dioxyde de carbone sans danger dans l’atmosphère. » Or, ce seuil critique, mesuré en partie par million, serait aujourd’hui largement dépassé (environ 390 ppm).

Réchauffement

Une situation que beaucoup de scientifiques placent à l’origine du réchauffement climatique soupçonné de favoriser les tempêtes, les sécheresses et inondations ravageuses. Avec des conséquences humaines parfois catastrophiques.

Après Kyoto en 1997, les chefs d’État ont rendez-vous à Copenhague, en décembre, pour fixer les objectifs mondiaux de réduction des émissions de dioxyde de carbone, notamment. Or, « les objectifs qu’ils annoncent actuellement ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux » assure le coordinateur de CocliPau, Sébastien Lamy.

Des collectifs locaux comme celui de Pau (1) ont donc été créés dans 180 pays pour mener 5 000 actions médiatiques et symboliques, samedi, afin de souligner l’urgence de prendre des mesures fortes en faveur de la protection du climat.

Faire pression

Il s’agit clairement de faire pression sur les dirigeants du monde pour que le sommet du Danemark accouche de décisions drastiques à la hauteur de l’urgence.

L’action « flash » de samedi ne devrait pas être orpheline. CocliPau (http://coclipau.free.fr)  prévoit en effet d’organiser Lire la suite