Conférence débat sur l’avenir du Bassin d’Arcachon le samedi 26 juin de 18h00 à 20h00 à Andernos

Collectif interassociatif du Bassin d’Arcachon, communiqué, juin 2010

Réunion d’information « écocitoyenne » avec le concours d’écocitoyen(ne)s, Associations « Le Betey, plage boisée à sauvegarder », « Les Ecocitoyens du Bassin d’Arcachon », « Vive la Forêt », des adhérents de « Bassin Arcachon Ecologie », de « La Sepanso »….

Samedi 26 juin 2010

De 18 h à 20 h, à la salle RPA au Port Ostréicole Andernos

Conférence-Débat

Avenir du Bassin d’Arcachon

–          Impacts des projets locaux (SCOT/PADD/PLU)

–          Equilibre écologique du Bassin d’Arcachon

–          Les projets PADD/PLU  et ses impacts :

–          Terminologie, Scot, Plu, Padd, cos

–          Extension du port du Betey,

–          Foret du Coulin et pointe des quinconces

–          Golf immobilier Développement de l’aérodrome

–          Allongement de la jetée,

–          Matoucat et logements sociaux

–          Etalement Urbain

–          Mitage des zones naturelles

–          Les zones écosensibles

Des solutions alternatives existent : vous nous en Lire la suite

Histoires d’eau sur l’A 65 – Les travaux auraient entamé le réservoir du miocène

sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 14 juin 2010

Histoires d’eau sur l’A 65

La couche du miocène a-t-elle été entamée lors du chantier ? La polémique reprend.

Au cours de l’hiver, la Sepanso, association de protection de l’environnement, s’est étonnée de la quantité d’eau sur le chantier à hauteur de Bazas. archives olivier escots

La couche géologique du miocène va finir par gagner une vraie renommée. Généralement située entre 20 et 150 mètres sous le sol girondin, épaisse de 30 mètres, elle recèle une des ressources en eau les plus précieuses du département : la nappe captive du miocène, qui alimente les réseaux d’eau potable, surtout dans le Sud-Gironde où elle affleure par endroits.

Visée au Sage (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux) « nappes profondes » du département, cette nappe est protégée. L’arrêté de mars 2008 qui autorise la réalisation de l’autoroute A 65 par la société A’lienor en souligne l’importance, en indiquant qu’aucun prélèvement ne saurait y être toléré dans le cadre des travaux. C’est tout l’objet du litige qui oppose depuis deux mois la Sepanso, association de protection de l’environnement, à A’lienor et à la préfecture de la Gironde. Au cours de l’hiver, la Sepanso s’est étonnée de la quantité d’eau sur le chantier à hauteur de Bazas. En furetant sur les lieux, elle a acquis la conviction que les équipes avaient décaissé trop profondément et qu’elles avaient entamé le réservoir du miocène, qui affleurerait à cet endroit-là. Ce qui provoquerait des résurgences permanentes. « Ils ont créé des sources », résume Philippe Barbedienne, le directeur de la Sepanso.

A’lienor a immédiatement balayé ces soupçons. Dans nos colonnes, Olivier de Guinaumont, le patron d’A’lienor, soutenait ainsi que l’eau qui imbibait le chantier à Bazas provenait du ruissellement et non d’une nappe profonde (notre édition du 3 avril). Il était bien aidé en cela par la préfecture d’Aquitaine qui, quelques jours plus tard, se fendait d’un communiqué affirmant que les travaux d’aménagement n’avaient pas intercepté la nappe du miocène « mais la nappe superficielle des sables, comme prévu dans le dossier loi sur l’eau présenté par A’lienor ». Cette dernière n’est pas protégée par le Sage.

Changement de vocabulaire

La Sepanso se montre très pugnace sur le sujet. Elle a les compétences pour. À titre d’exemple, elle compte dans ses rangs Gilbert Le Pochat, un géologue retraité du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). « Je dois avoir 10 kilos de roches collectées sur le chantier, des calcaires coquilliers caractéristiques du miocène. A’lienor a aussi posé des drains au fond. La seule explication plausible, c’est que les eaux remontent d’en bas sous la pression de la nappe. Si c’était de l’eau de ruissellement, des fossés latéraux suffiraient », appuie Philippe Barbedienne. Sûre de son fait, la Sepanso a demandé à Dominique Schmitt, le préfet d’Aquitaine, d’associer ses propres experts à l’enquête.

La préfecture a refusé mais elle a quelque peu changé de vocabulaire. Le mois dernier, dans un nouveau courrier à la Sepanso, elle avançait que les prélèvements « étaient réalisés majoritairement dans la nappe des sables ». La nouveauté vient du « majoritairement »… La préfecture évoquait aussi Lire la suite

Landes : Le solaire des villes contre le solaire des champs

sud-ouest.fr, Thierry Magnol, le 6 juin 2010

Le solaire des villes contre le solaire des champs

La plus grande installation photovoltaïque de France est en cours de construction à Losse (Landes). En outre, la région pullule de projets du même type (nous avions consacré un long dossier à ce sujet en décembre dernier). Cet engouement pour l’énergie solaire devrait enchanter les défenseurs de l’environnement et les partisans d’un développement durable. Pourtant, c’est exactement le contraire qui se produit. Récemment, Jean-Claude Lefeuvre, président du Conseil national de la protection de la nature dont l’avis est en principe obligatoire, s’est étonné de ces projets « censés être verts et qui ne tiennent aucun compte de la nature ».

D’abord recouvrir les toits

Tout comme il existe une forte opposition à la prolifération des éoliennes, une vive contestation des fermes photovoltaïques est en train de naître. Toutefois, elle n’est pas de même nature car elle émane de partisans convaincus des énergies renouvelables.

La Sepanso (Fédération des sociétés pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) appartient aux opposants de la première heure. « Mais nous restons de chauds partisans de l’énergie solaire, assure son président, Philippe Barbedienne. Nous pensons seulement qu’avant de s’implanter dans des espaces naturels, il vaut mieux occuper des espaces artificialisés. Tant que tous nos toits ne sont pas recouverts de panneaux, nous estimons inutile d’empiéter sur le foncier. »

Autre argument de la Sepanso : le solaire de plein champ n’aurait pas toutes les vertus qu’on lui prête. Alors que la centrale de Losse permettra d’économiser 16 000 tonnes de CO2 en vingt ans, la Fédération écologiste a calculé que dans le même temps, le défrichement et la masse non stockée de CO2 par la forêt aboutiront à 11 380 tonnes d’émissions. Le bénéfice serait donc moins important qu’on ne le prétend.

Chez les politiques, on commence aussi à s’interroger, à commencer par les Verts. « Le photovoltaïque en pleine nature, c’est un peu comme les biocarburants : une fausse bonne solution, tranche Michel Daverat, conseiller régional aquitain délégué aux associations environnementales. Lors des discussions sur le Grenelle, il avait été demandé de ne pas installer de panneaux sur les terres agricoles. Pour l’instant, il manque un plan d’ensemble, ce qui laisse le champ libre à des projets discutables. »

D’autant plus discutables que dans notre région, le passage de la tempête Klaus a ouvert de nouvelles perspectives. Plutôt que de replanter, les propriétaires sont facilement tentés par des propositions alléchantes d’aménagements photovoltaïques, ce qui ne manque pas d’inquiéter leur organisme représentatif, le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest. « Nous comprenons que la tentation est grande, explique leur secrétaire général, Christian Pinaudeau. Un hectare de pins rapporte en moyenne 100 euros par an sans tenir compte des aléas climatiques.

Aujourd’hui, on leur propose 2 à 3 000 euros par hectare pour installer des panneaux. Comment résister ? En Espagne, il s’est passé la même chose. La surenchère a été telle que le prix des terres agricoles a Lire la suite

Dimanches 30 mai et 13 juin : A la découverte des oiseaux nicheurs de la Réserve Naturelle du Banc d’Arguin…

sepanso.org, Communiqué, le 25 mai 2010

A la découverte des oiseaux nicheurs de la Réserve Naturelle du Banc d’Arguin…

La SEPANSO propose toute l’année des sorties nature sur les Réserves Naturelles dont elle assure la gestion. Ouvertes à tous, du naturaliste en herbe au simple amoureux de la nature, celles-ci ne nécessitent aucun effort physique important et se veulent avant tout conviviales et distrayantes.

Au printemps, le Banc d’Arguin s’anime du spectacle des milliers d’oiseaux nicheurs, en particulier l’une des plus grandes colonies de Sternes caugek d’Europe. Deux sorties sont programmées pour vous permettre de les découvrir… les dimanches 30 mai et 13 juin 2010

Horaires : 10 h à 15 h – Prévoir le pique-nique – Tarif : 20 € / 15 € (demandeurs d’emploi, étudiants, – 12 ans, adhérents SEPANSO)

Chèque d’inscription à envoyer à RN du Banc d’Arguin, chemin Petit Bordes, 33260 La-Teste-de-Buch (05.56.66.45.87)

Le programme complet est consultable ici Lire la suite

Le printemps de la Maison de l’environnement

sudouest.fr, Julien Rousset, le 27 avril 2010

Le printemps de la Maison de l’environnement

Doublement du nombre d’associations membres, rénovation des locaux : la méconnue Maison de la nature et de l’environnement veut s’ouvrir, et gagner en visibilité.

Connaissez-vous la MNE, Maison de la nature et de l’environnement ? Non, ou à peine, et cela n’est pas étonnant : ce réseau, qui regroupe une trentaine d’associations s’occupant d’environnement, souffre d’être peu visible, et d’avoir longtemps paru replié sur lui-même. D’ailleurs, il n’a pas encore de ligne téléphonique.

Cette plate-forme occupe pourtant des locaux de 400 mètres carrés au 3 de la rue de Tauzia, dans le quartier de la gare Saint-Jean. Des locaux « un peu glauques » de l’aveu même de leurs occupants. Passé un hall d’entrée qui plaira aux amateurs de pénombre, apparaît la vaste salle principale, pas mieux éclairée ; elle sert de cœur battant pour la MNE, accueillant réunions, séminaires, assemblées générales… Autour de cet espace commun rayonnent les bureaux où les associations travaillent et stockent du matériel.

31 assos membres

Ce QG compte 31 « associations membres », plus ou moins impliquées dans son activité quotidienne. Ce nombre a doublé en deux ans (1), si bien que la MNE a gagné, l’an dernier, un étage de cet immeuble qui lui prête la mairie. « La Ville ne nous demande pas de loyer. C’est une aide précieuse. Nous devons juste, à partir de cette année, payer les fluides », précise Dominique Hofmann, vice-présidente de la MNE.

Ces locaux seront bientôt rafraîchis. Cette fois avec l’appui du Conseil général : Jacques Respaud s’est engagé sur une subvention de 40 000 euros. Un accès handicapé va être aménagé, les issues de secours remaniées, un coup de pinceau général apporté, et le chauffage sera révisé de sorte à remplacer les actuels radiateurs électriques, pas vraiment appropriés à une Maison de l’environnement.

« Contre-pouvoir »

Pour l’instant surtout fréquentée par les salariés des associations, ou par leurs bénévoles, la MNE veut s’ouvrir sur l’extérieur. Elle le fait déjà depuis deux ans via l’Université populaire de l’environnement, cycle de rencontres délocalisées à l’Utopia ou à l’Athénée municipal…

Les animateurs de la MNE projettent de créer un site Internet qui serait « la référence en matière d’environnement à l’échelle régionale » ; ils prévoient également la mise en place d’un centre de documentation, où reposeront par exemple les archives des associations membres, et souhaitent la transformation de la MNE en vrai « centre de ressources ».

Tout cela nécessite des moyens. La MNE fonctionne avec trois fois rien : elle n’a pas Lire la suite

Bilan 2009 de Université populaire de l’environnement – Université nomade d’Aquitaine de la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine

MNE Bordeaux-Aquitaine, Communiqué, le 19 avril 2010

Bilan 2009 de Université populaire de l’environnement – Université nomade d’Aquitaine de la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine

I. L’Université nomade d’Aquitaine

1.) 15 janvier – Une conférence-débat à l’IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux) [150 participants] avec Marie Monique Robin, journaliste, cinéaste et écrivain sur le thème de « Ecologie et journalisme d’investigation » en partenariat avec Greenpeace Bordeaux et une diffusion du documentaire « Le Monde selon Monsanto » au cinéma l’Utopia de Bordeaux [180 participants] suivi d’un débat avec MM Robin

2.) 4 février et 4 mars – Deux ateliers pratiques écolo au Jardin botanique de Bordeaux [55 participants] sur le thème « Ecologie et numérique » avec Michel Lesbats, enseignant chercheur en biologie, et Anne-Sophie Novel, doctorante en économie politique

3.) 3 avril – Une conférence-débat au cinéma le Festival à Bègles [80 participants] en partenariat avec la municipalité sur le thème « L’homme a-t-il perdu le lien avec la nature ? » avec 4 universitaires : Dominique Prost, Enseignante-chercheuse en géographie, Martine Alcorta, enseignante-chercheuse en psychologie, Charlie Grandjeat, enseignant-chercheur en littérature nord-américaine et Catherine Thomas, enseignante-chercheuse en océanographie

4.) 20 mars, 10 et 24 avril Trois conférences-débats à Cap-Sciences Bordeaux « Changements climatiques et énergie » [80 participants] :

« Le changement climatique : pas plus de 2° C », par Jean-Yves Rossignol, Ingénieur-consultant

« Les énergies : une division par 4 d’ici 2050 », par Gilles Drogou des Amis de la terre

« Crise climatique et énergétique : la taxe carbone peut-elle être une réponse appropriée ? », par Jean Sireyjol, association TACA

5.) 16 mai – Une conférence débat à Mérignac sur le thème « Environnement et nouvelles solidarités » [50 participants] en partenariat avec les associations des Amis Aquitains des semaines sociales de France et Pratiques et dialogues. Après une présentation des enjeux climatiques, énergétiques, écologiques et sociaux par Jean-Yves Rossignol, 4 ateliers ont travaillés sur les thèmes de agriculture / consommation, énergie/habitat, déplacements et formation/insertion avant une restitution des ateliers

6.) Quinze émissions de radio sur la Clé des ondes en partenariat avec Chiche ! Bordeaux [ 3 000 auditeurs cumulés estimés] :

La MNE Bx Aquitaine

AutoCool/L’autopartage

TACA/Changement climatique et taxe carbone

Greenpeace et Vigilance OGM/Les OGM

Droits du piéton 33/Journée de la courtoisie

CATA/Projet collectif d’achat de terre agricole

Débat Ecologie et libertés publiques

Maisons paysannes 33/L’habitat rural

Vélo Cité/Jeu concours mes courses à vélo

Récup’R/Projet de recyclerie / ressourcerie

ICARE/Le jardin d’inspiration médiévale de Gradignan

H’Nord/Le projet d’Ecoquartier de Bordeaux Bacalan

Séphir/La barre d’outil Ecolo-info

SEPANSO 33/Les nouveaux OGM

L’agenda 21 des familles de Bordeaux

7.)1er avril, 6 mai, 3 juin et 1er juillet – Quatre cours au Jardin botanique de Bordeaux « Petite écologie de l’homme et de ses techniques »  [80 participants] avec Michel Lesbats

La main de l’Homme et ses techniques – Evolution des risques techniques de l’Homme préhistorique à nos jours

Autopsie d’un accident / Les mots des maux, les mots du risque – Définitions et polysémie des termes du domaine des risques d’origine technique

Citoyenneté et culture du risque – La participation des citoyens à la Gestion des risques techniques

Table ronde et débat sur la concertation et la démocratie écologique : « Echanges entre les acteurs locaux du Grenelle » suivi d’un Apéros’Ecolos (ex GreenDrinks)

8.) 16 au 25 mai – Sept conférences-débats lors du Salon de l’environnement de Bordeaux [150 participants] :

Au fil des Séounes/Abeilles et frelons asiatiques

CREAQ/Les aides à l’éco-habitat (2 interventions)

AutoCool/L’auto-partage

Achillée et ciboulette/Le compost

Achillée et ciboulette/Le purin d’ortie

Le collectif réduisons nos déchets en Aquitaine/La prévention des déchets

La MNE Bordeaux-Aquitaine/L’Université populaire de l’environnement

9.) 27 mai –  Une conférence-débat à l’IJBA « Quelle Europe pour la planète ? » [50 participants] avec les représentants des principales listes aux Européennes : Europe écologie, Front de gauche, NPA, PS et UMP/NC (Le Modem n’avait pas répondu à l’invitation)

10.) 27 et 28 juin – Deux conférences-débats à Nérigean (Libournais) dans le cadre du marché paysan du Château  Fourton-La Garenne (vignoble en maraîchage biologique) [55 participants]

« Libournais 2020 : quelle agriculture et quelle alimentation voulons-nous ? » avec Philippe Roudié – Professeur émérite de géographie et Jean-Pierre Leroy – Syndicaliste – Confédération paysanne

« Crises climatique, écologique, énergétique… quel rôle pour les associations environnementales ? » avec CATA, Achillée et ciboulette, Auto Cool et la MNE Bordeaux-Aquitaine

11.) Du 24 septembre au 4 novembre, mise en place d’un « module d’appui au développement associatif et aux porteurs de projets », premier cours le jeudi 24 septembre à 18h15 à la MNE Bordeaux-Aquitaine : « Le suivi évaluation dans les projets associatifs ». 5 cours du jeudi 1er octobre au mercredi 4 novembre à 18h30 à l’Athénée : « L’amélioration des moyens de communication des associations ». Ouvert à tous et gratuit, sur réservation.

12.) Du vendredi 25 au dimanche 27 septembre, Salon Viv’Expo à Bordeaux Lac avec des conférences-débat et la participation de nombreuses associations environnementales : AutoCool, Greenpeace, H’Nord, ICARE/Jardin de Pierral, MNE Bordeaux-aquitaine, Réseau des mille-pattes, SEPANSO, Solar Rives de Garonne/Ecocentre de Gironde, Surfrider Foundation…

13.) 7 et 15 octobre et 4 novembre à l’Université Bordeaux 2 Victoire amphithéâtre Pitres – « Crise climatique, énergétique, écologique…, état des lieux » avec Gilbert Haumont, universitaire, « Les énergies : une division par 4 d’ici 2050 » avec Gilles Drogou des Amis de la terre et « Vers une révolution des transports » avec Simon Charbonneau, Universitaire

14.) Le vendredi 9 octobre à 21h00, Salle du Foyer Municipal d’Arbis (7 km de Targon), « Crise climatique, écologique et des ressources naturelles : quelles conséquences pour l’Entre-deux-Mers ? » avec Gilbert Haumont, enseignant à la Faculté  de Pharmacie de l’Université de Bordeaux 2. Manifestation dans le cadre du Colloque 12 « De Benauge à Verdelais » organisée par les Amis du château de Benauge, l’Association des Amis du Musée de l’Art Religieux de Verdelais et le Comité de liaison de l’Entre-deux-Mers (CLEM) à Arbis, Benauge et Verdelais les 9, 10 et 11 octobre 2009

15.) Lundi 16 novembre – Conférence débat avec diffusion du film documentaire Live-bicycle sur « La mobilité urbaine » organisée par le PUMA (Pôle alternatif des Mobilités urbaines) : Vélo Cité, AutoCool, Droits du piéton 33, AIR…à l’Université Bordeaux 2 Victoire amphithéâtre Pitres

16.) Début 2010 une conférence débat sur « La transition » à la Communauté urbaine de Bordeaux jeudi 11 mars avec Pierre Radanne et Simon Charbonneau, deux conférences débat sur « Urbanisme, paysage, architecture dans l’Entre-deux-Mers… » la première à Créon le jeudi 25 mars, un Concert pour le climat à Bègles le jeudi 1er avril et une conférence sur « Climat et viticulture » à Montagne-Saint-Emilion le jeudi 6 mai

II. Soutien de l’UPE aux actions d’adhérents de la MNE et de partenaires

Du 12 au 27 septembre : Quinzaine de l’écologie en Agenais, Samedi 12 à 20h30  « Mieux comprendre les OGM » par Christian Vélot, Dimanche 13  à 10h30 « De jardin en jardin », Mercredi 16 à 20h00 « Nos enfants nous accuseront » Ciné/ débat, Vendredi 18 à 20h00 « Les papillons, indicateurs de bonne santé écologique », Dimanche 20 à partir de 8h30 « Ecorurale des Séounes » à la Sauvetat de Savères, Mercredi 23  à 19h30 « La taxe carbone » Conférence-débat avec TACA et Dimanche 27 à 14h00 « Visite d’une maison écolo » à Pennes d’Agenais.

Le mercredi 16 septembre à 19h30, Conférence-débat avec Hervé Le Treut, membre du GIEC, à l’Athénée municipale de Bordeaux organisée à l’occasion des 40 ans de la SEPANSO Aquitaine.

Du 28 septembre au 2 octobre 2009 « Stage chaux » et du 16 au 20 novembre « Formation à la restauration écologique dans le bâtiment ancien » organisé par l’Ecocentre de Gironde à Toulenne près de Langon.

Le vendredi 2 octobre manifestation du Collectif 33 Copenhague 09 à la gare Saint Jean de Bordeaux

Le dimanche 4 octobre « Picnic sans carbone » à partir de 12h sur les quais au Parc des Sports en face de St Michel (à coté du Pont de Pierre). Ce picnic doit nous permettre de rassembler le plus grand nombre de citoyens désireux d’agir pour protéger le climat. Ceux qui aiment Taca viendront en vélo et les rangeront en forme de 3 5 0 pour la traditionnelle photo, et cette fois nous l’espérons, l’objectif atteint de 350 vélos. Nous souhaitons organiser des vélo-bus, regroupement de cyclistes pédalant ensemble, convergeant  le dimanche matin depuis les 27 communes de la CUB vers le lieu du picnic à coté du Pont de Pierre.

Samedi 24 octobre – Manifestation du Collectif Copenhague au lion bleu sur la rive droite « 350 idées pour la planète »

Le vendredi 6 novembre un film-débat à l’Utopia de Bordeaux « Le syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot avec le Collectif associatif Gironde Copenhague 09

Jeudi 10 décembre à 19h00 à l’Athénée municipal de Bordeaux avec la Confédération Paysanne de Gironde Conférence-Débat sur le thème : Agriculture et changement climatique. Comment assurer une production agricole répondant aux besoins des populations, dans un climat bouleversé,  tout en minorant radicalement les dégagements de gaz à effet de serre ?

samedi 12 décembre – Manifestation « Ni nucléaire, ni effet de serre » de 11h00 à 12h00 au miroir d’eau sur les quais face à la Bourse à Bordeaux avec TchernoBlaye, à partir de 12h00 déambulation festive dans Bordeaux avec une Batucada, musique brésilienne, tout le monde habillé en bleu, avec chapeau et lunette de soleil, vers 14h00 arrivée de la vague bleue au grand théâtre, place de la comédie, ou l’association TACA sera présente du samedi de midi à minuit. Veillée climatique sur place : amenez des pots de yaourts en verre peints en bleu pour poser des loupiotes (fournies par TACA), musiciens et chanteurs bienvenus pour réchauffer ceux qui vont veiller pour le climat sur les marches du théâtre comme beaucoup d’autres groupes à travers le monde (350.org, tck tck tck, …). A 19h regroupement des jeûneurs volontaires en soutien des militants de Climate Justice Fast en grève de la faim pour le Climat depuis le 6 novembre.

II. Le blog de la MNE https://mneaquitaine.wordpress.com/

Il fonctionne depuis août 2008 et propose 2 200 articles et 230 adresses de Sites Internet et de blogs dont 120 Aquitains

En 20 mois, près de 300 000 pages ont été consultées par environ 120 000 visiteurs, nous estimons qu’environ 50 % des visiteurs sont Aquitains.

1. TOP 25 des articles depuis 20 mois

Thermographie aérienne infrarouge de la CUB                                10 351

Le tracé sud de la future LGV Bordeaux –                                        10 273

Thermographie aérienne des 27 communes de la CUB                 9 199

La MNE Bordeaux-Aquitaine                                                             7 894

Ligne grande vitesse en 33, 40, 47 et 64                                          4 277

Communauté urbaine de Bordeaux : Isolez                                                 2 630

Langon : ouverture d’un supermarché bio                                        2 549

Centrales photovoltaïques au sol : la crainte de la trame grise       1 998

PAC : La France redistribue et dévoile les aides                             1 679

Appel à la création d’une ressourcerie /                                           1 647

Eco-PTZ : l’éco-prêt à taux zéro pour éc                                         1 499

La grande distribution s’empare du commerce équitable                1 367

Liste des 12 marchés bio et 78 magasins bio d’aquitaine              1 193

EnR : développement de l’énergie solaire                                        1 176

UPE – L’Université nomade d’Aquitaine                                            1 148

Formation à l’agroécologie en Ardèche av                                                   1 065

Eco-prêt à taux zéro et crédit d’impôt «                                             1 051

NON aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeau                                1 020

Recycleries & Ressourceries : réseau                                            985

« Home » : Yann Arthus-Bertrand rend-il tr                              944

Soustons (40) : Une ferme photovoltaïque                                       904

Huitres du bassin : Du test de la souris                                            848

Bon ap’ avec l’Amap de Mérignac                                                    834

Transports de la CUB : Keolis préféré à                                          779

Toilettes sèches : soulagez l’environnem                                        747

2. Visite sur les sites et blogs des adhérents depuis le blog MNE depuis 20 mois

colibri33.fr                                                      429

collectif.terres.free.fr                                     427

maisons-paysannes.org                                418

recupr.org                                                      383

pagesperso-orange.fr/federation.sepan…    374

creaq.org                                                       284

lesptitsgratteurs.blogspot.com                      278

asso.burdivega.free.fr                                   269

itinerancesculturelles.asso.fr                        262

greenpeace.org/france                                  252

collectif-dechets-girondin.com                      246

sephir.org                                                      201

belcier.eco.quartier.free.fr/sommaire…        177

hnord.org/doku.php                                       169

velo-cite.org                                                   161

taca.asso-web.com                                      147

aramaquitaine.fr                                            141

autocool.fr1                                                    139

Irrigation : il va falloir que tout le monde se mouille

sudouest.fr, Jean-Louis Hugon, le 7 avril 2010

Irrigation : il va falloir que tout le monde se mouille

Les agriculteurs irrigants n’acceptent pas le nouveau mode de gestion des volumes d’eau accordés.

Le préfet des Landes, Evence Richard, avec à ses côtés ses homologues des Pyrénées-Atlantiques, Philippe Rey, et du Gers, Denis Conus, a lancé hier après-midi à Mont-de-Marsan la concertation pour déterminer les volumes d’eau dont disposeront à l’avenir les agriculteurs irrigants. Une réunion dont on ne peut pas dire qu’elle ait été houleuse, non, mais elle s’est déroulée dans une ambiance plutôt tendue. Les agriculteurs des quatre départements concernés (il faut aussi ajouter les Hautes-Pyrénées) n’étant pas tellement satisfaits des chiffres annoncés, sous forme de tableaux compliqués, à partir de l’année quinquennale sèche 2006, prise en compte pour les volumes prélevés.

Ces calculs savants ont immédiatement fait réagir les agriculteurs, qui avaient déjà dénoncé cette conséquence de la dernière loi sur l’eau lors de manifestations régionales le 8 mars dernier. Des ruraux mécontents parce qu’au contraire des années précédentes, on se base non plus sur les débits d’eau des cours, fleuve ou rivières, mais sur les volumes disponibles.

Débit biologique

« Malheureusement, remarque cet agriculteur, à part ceux qui disposent de réserves collinaires, les cours d’eau ne sont pas des réservoirs pleins, avec un robinet que l’on ouvre quand on en a besoin. Chaque fleuve ou rivière a un débit biologique, différent d’un mois à l’autre, en fonction des précipitations, de la fonte des neiges ou de la sécheresse. » De plus, le calcul portera de juin à octobre, période pendant laquelle il faudra observer des débits objectifs d’étiage minima, que l’on irrigue ou non. En dehors des périodes traditionnelles d’irrigation, entre le 15 juin, parfois plus tard, jusqu’au 15 août, « l’application de ces règles entraînera des lâchages d’une eau qui ira directement à l’océan, poursuit Jean-Louis Cazaubon, président de la Chambre régionale d’agriculture de Midi-Pyrénées, indigné d’un tel procédé. Alors qu’au final nous ne consommons que 3 % des précipitations, qui reconstituent les réserves tous les ans. »

Pour Dominique Graciet, président des chambres d’agriculture des Landes et d’Aquitaine, « les trois piliers du développement durable, économique, social et écologique, n’ont pas été traités avec le même souci dans cette étude. Nous ressentons comme une profonde injustice que l’agriculture en soit l’unique variable d’ajustement, alors que depuis 40 ans nous avons toujours pu gérer ce problème en respectant l’environnement. Que je sache, malgré les étés très secs que nous avons connu, en périodes de « gestion de crise », comme elles ont été nommées, nous avons toujours fait en sorte que tout se déroule sans catastrophe majeure. Là, On demande aux seuls agriculteurs de gérer les caprices du fleuve. »

« Repenser le système »

Jean-Claude Duzer, président de l’Institution Adour, trouve qu’il n’a pas été assez associé aux études. Jean-Luc Capes (FDSEA), président de l’Association de gestion de l’irrigation dans les Landes (AGIL), dit « c’est insupportable de gérer un dossier aussi compliqué à la hache », car il faudrait que les arbitrages aient été rendus à la mi-mai, tandis que Bernard Subsol (Conseil général des Landes), rappelle que, malgré le désengagement de l’État pour financer les ressources, les collectivités territoriales ne pourront pas aller au-delà des 20 % qu’ils apportent annuellement. Georges Cingal (Sepanso) a invité tout ce monde à « repenser le système de la monoculture du maïs, dont on voit aujourd’hui les limites ».

Mais les irrigants ont encore quelque espoir : le fait que Lire la suite

Positionnement de la SEPANSO sur les LGV

sepanso.org, Pierre Delacroix, Président d’Honneur de la SEPANSO, le 19 mars 2010

Positionnement de la SEPANSO sur les LGV

1.- Rappel historique

Le développement du système TGV date des années 70. A cette époque, le lancement du système avait un double but :

– D’abord, irriguer le territoire national par un réseau modernisé de chemin de fer, s’inscrivant dans une perspective volontariste d’Aménagement du Territoire.

– Ensuite, mettre ce réseau en position d’alternative à la tentation de développement d’un Réseau aérien qui aurait mis les principales métropoles du territoire national à quelques heures de la capitale. Comme on le voit, c’est une vision « hyper-centralisatrice », celle qui a dominé pendant le XIXe siècle et les trois quarts du XXe siècle.

Ces deux finalités ont eu pour effet, par leur logique de modernisation et d’aménagement du territoire, de conduire les écologistes des décennies 70-80 à juger « acceptable » le système TGV, malgré les problèmes déjà perceptibles et déjà analysés à l’époque.

Géographes et économistes discutent encore du résultat de la première option. Elle a été reconnue comme positive de façon générale, à partir des hypothèses de départ, et ce n’est que quelques décennies plus tard (disons en gros à partir de 2000) que le principal effet négatif a été mis en évidence, un effet lié très étroitement au facteur vitesse. Comme prévisible, le système a polarisé positivement les extrémités des lignes : en général, des métropoles régionales, aux dépens des pôles urbains intermédiaires sur lesquels les lignes, par définition, faisaient l’impasse.

Tout autant pour des raisons de capacité des lignes que de sécurité, la grande vitesse à la française (>250 km/h) ne supporte pas le partage des lignes avec des convois lents, malgré les affirmations de ses défenseurs. Il n’existe aucun cas de ce genre en France. Cela ne serait possible qu’avec des vitesses telles que celles pratiquées par nos voisins européens. Cette vitesse élevée impose également une distance de séparation des voies[1] un peu plus importante que sur les lignes classiques afin de limiter les effets de souffle lors des croisements. Ceci a conduit à vouloir créer systématiquement des lignes nouvelles dédiées à la grande vitesse plutôt que de réutiliser le réseau existant.

Compte tenu des contraintes de pente et de courbure imposées par la grande vitesse d’exploitation recherchée, la construction de lignes nouvelles à grande vitesse occasionne des dommages environnementaux très importants et totalement irréversibles sur leur tracé, et impose des contraintes très lourdes (altération des paysages, coupures de voirie, bruits et vibrations, dépréciation du foncier) aux nouveaux riverains qui, des lignes nouvelles, ne subissent que les inconvénients. En effet, non seulement ils ne bénéficient pas de la desserte par TGV qui sera réservée aux métropoles situées aux extrémités des lignes, mais encore ils perdent la qualité du service jusque là offert par le réseau classique puisque les efforts financiers très importants consentis en direction des lignes nouvelles se traduisent systématiquement par un abandon progressif des lignes qui assuraient la desserte fine des territoires.

Aujourd’hui, les Régions ont pris le relais pour les dessertes locales, Le système des TER s’efforce de compenser non sans difficultés la polarisation des villes extrêmes. Mais c’est une des raisons qui a soulevé peu à peu, et de plus en plus vigoureusement, une profonde remise en cause des LGV par les populations régionales, réduites à Lire la suite

Lettre ouverte aux élus et habitants du bassin d’Arcachon et du val de l’Eyre : Contrat de Pays, SCOT… Les élus à contre-courant

capferret.over-blog.com, communiqué, le jeudi 25 février,

Contrat de Pays, SCOT Les élus à contre-courant

Le Pays du Bassin d’Arcachon et du Val de Leyre constitue une entité écologique exceptionnelle du fait de l’étroite interdépendance du Bassin d’Arcachon d’une part avec l’Océan atlantique, d’autre part avec son arrière-pays abreuvé de zones humides et de précieux cours d’eau. L’extrême fragilité de ces milieux nécessite, de toute urgence, une attention particulière et une démarche protectrice liées à la protection de la biodiversité et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Aucun développement n’est concevable sans qu’une place centrale soit faite à la protection de l’intégrité des territoires naturels et à leur rôle pour la préservation du vivant.

CONTRAT DE PAYS Bassin d’Arcachon et Val de Leyre 2010-2012

Lors de la session du Conseil de Développement (CODEV) du 06 octobre 2009, en tant que représentants d’associations de protection de la Nature et de l’Environnement siégeant au CODEV, nous avons assistés au projet de contrat de Pays du Bassin d’Arcachon et du Val de Leyre 2010-2012, que nous devons désapprouver, tel qu’il nous a été présenté.

LETTRE OUVERTE AUX ELUS ET HABITANTS DU BASSIN D’ARCACHON ET DU VAL DE L’EYRE.

Depuis leur fondation, la Coordination Environnement du Bassin d’Arcachon (CEBA) et la SEPANSO regroupent les structures associatives qui ont, de par leurs statuts et leurs agréments, vocation sur le Bassin d`Arcachon et le Val de l’Eyre à être reconnues partenaires de l’Etat et des collectivités.

Depuis de nombreuses années, nous faisons prévaloir, tant auprès des services de l’Etat, des Communautés de communes et des collectivités territoriales que le Bassin d’Arcachon et le Val de l’Eyre sont identifiés au plan aquitain, national et auprès de la Communauté Européenne comme un territoire d’exception, aux caractéristiques géomorphologique et hydrogéologique très rares et pour lequel la préservation des écosystèmes, des milieux remarquables, sont à la base de la pérennité d’un extraordinaire patrimoine naturel au sein duquel les activités humaines doivent s’intégrer en respectant la biodiversité et les fonctions évolutives d’un gisement environnemental unique au bord du littoral Atlantique.

A l’issue d’une année de participation dans les commissions thématiques du SCOT, et après transmission de plusieurs rapports au SYBARVAL, nous observons que devant l’affirmation que ce territoire est quasiment unique en Europe du point de vue environnemental, les formulations, les concepts économiques, urbains, touristiques, démographiques, qui nous sont proposés ont tous pour dénominateur commun un projet de développement par lequel les choix et objectifs escomptés sont, à l’évidence, susceptibles de remettre en cause irréversiblement les équilibres fragiles des milieux, des paysages, des sites, dont l’état actuel est déjà profondément perturbé.

Au-delà de l’immense déception causée par l’observation des options qui n’ont cessé de jalonner les exposés fournis, nous sommes aujourd’hui consternés du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) que le cabinet A’urba ose présenter au nom du SYBARVAL, projet où à l’évidence les facteurs accélérateurs d’un aménagement voué à la reconnaissance d’une future super-agglomération ainsi que les aspects démographiques, d’évolution urbaine, touristiques basés sur une consommation « libérée » des espaces, vont profondément mutiler l’identité environnementale et patrimoniale du Pays Bassin d’Arcachon et Val de L’Eyre.

Dès lors, il nous parait primordial de souligner que Lire la suite

Le Grenelle de l’environnement est-il enlisé ?

lemonde.fr, Gaëlle Dupont, le 22 janvier 2010

Le Grenelle de l’environnement est-il enlisé ?

Ambiance morose que celle dans laquelle s’est déroulé, vendredi 22 janvier, le comité de suivi du Grenelle de l’environnement, qui réunit tous les trois mois les cinq collèges participant au processus (ONG, syndicats, patronat, collectivités locales, Etat).

Echec de la négociation sur le climat à Copenhague ; censure de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel ; report après les élections régionales (14-21 mars) de l’examen de la loi Grenelle II par l’Assemblée nationale, alors qu’il était initialement prévu en janvier ; regain de l’affrontement entre lobbies patronaux et écologistes… L’élan consensuel qui avait abouti, en octobre 2007, aux 273 engagements censés impliquer la France dans une « évolution écologique » semble bien loin. Deux ans et demi plus tard, le Grenelle est-il en panne ? Si l’impatience monte dans les syndicats et les ONG, certains acteurs soulignent, eux, les premiers progrès accomplis.

Les commentaires les plus acerbes viennent des associations écologistes de terrain. « C’est comme si le Grenelle n’avait pas existé, affirme Gilles Huet, délégué général d’Eaux et rivières de Bretagne. Il n’a pas eu de traduction concrète sur le terrain. La dynamique n’est pas portée au niveau régional, notamment par les fonctionnaires. » Même son de cloche chez Alsace Nature. « Ça n’a pas changé la face du monde, dit son directeur, Stéphane Giraud. L’autoroute de contournement de Strasbourg a été maintenue. Dans le dossier du grand hamster, une espèce au bord de l’extinction, c’est la Commission européenne qui pousse le gouvernement à réagir, pas le Grenelle. »

Philippe Barbedienne, directeur de la Sepanso, ONG écologiste du Sud-Ouest, est sévère, lui aussi. « Seuls les discours ont changé, affirme le militant. Les projets sont badigeonnés en vert, comme la ligne à grande vitesse qui va passer dans notre région. On continue à grignoter la biodiversité. »

Nombreuses sont les associations qui se battent contre les projets d’aménagement jugés « contraires » au Grenelle, souvent portés par des élus locaux.

« Le Grenelle n’a pas été territorialisé, analyse Arnaud Gossement, ancien porte-parole de France nature Eevironnement (FNE), qui fédère ces associations. L’Etat n’a pas non plus donné les moyens de fonctionner aux ONG locales, qui sont dans une situation financière extrêmement difficile. La déclinaison dans les territoires doit avoir lieu rapidement, sinon le processus sera en grand danger. »

Mais au niveau national aussi, un malaise est perceptible, ravivé par le débat sur l’assiette de la taxe carbone. « L’argument de la compétitivité revient très fort de la part du patronat, constate Jean-Pierre Sotura, à la CGT. Les intérêts pèsent pour éviter que les choses se mettent en place ». « On sent très bien que plus le Grenelle s’éloigne dans le temps, plus le ton se durcit, confirme François Veillerette, président de l’association écologiste Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF). Le rapport de forces entre les ONG et l’industrie reprend du poil de la bête. »

Dans le même temps, il devient « plus difficile » de parler de développement durable aux salariés, selon Jean-Pierre Bompard, à la CFDT. « Le Grenelle remonte à 2007, il a perdu une partie de son attractivité, la crise économique est passée par là, estime le syndicaliste. Aujourd’hui les salariés sont confrontés à une crise de l’emploi, et ont en même temps le sentiment que Copenhague a été un échec. L’idée qu’il faut d’abord résoudre les problèmes urgents progresse. »

Le ministre de l’écologie Jean-Louis Borloo sent le danger. Il a Lire la suite

Communauté d’agglomération de Pau-Pyrénées et SEPANSO Béarn : Ça grince Porte des gaves

sudouest.com, Nicolas Rebière, Alain Babaud, le 21 Janvier 2010

COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION. Les critiques naissent autour des futurs aménagements des bords du gave

Ça grince Porte des gaves

Alors qu’ils sont actuellement à l’étude par la Communauté d’agglomération de Pau-Pyrénées, les projets d’aménagements des gaves, dévoilés depuis quelques semaines, ont déjà leurs détracteurs.

D’abord la Sepanso (Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) Béarn, qui vient d’écrire à Martine Lignières-Cassou, la présidente de la CAPP, comme pour jeter un pavé dans la mare.

« Autant nous comprenons votre volonté de réaménager les friches industrielles et les abords de la gare SNCF, autant nous n’acceptons pas le grignotage des espaces naturels classés par étapes programmées », écrit la Sepanso. Juste avant les fêtes, les élus de la Communauté d’agglomération avaient en effet voté le principe d’un parc urbain sur 350 hectares autour de la rivière qui irrigue des communes de l’agglo. La semaine dernière, c’est le futur projet Porte des gaves, qui prévoit un réaménagement global des environs de la gare, autour duquel on discutait (lire par ailleurs).

C’est d’ailleurs le simple vocable de parc naturel urbain qui fait aussitôt bondir la Sepanso, qui y voit comme un oxymore. « Nous veillerons au respect du nouveau Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux et à la cartographie de Natura 2000 », prévient Michel Rodes, président de la Sepanso.

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que la Sepanso entame un bras de fer avec l’Agglo de Pau autour de l’aménagement du gave. Voici deux ans, elle avait tenté de faire arrêter le chantier du stade d’eaux vives, estimant que son implantation, pour partie sur une zone Natura 2000, n’était pas compatible avec les obligations légales fixées par l’Union européenne pour ces espaces. La Sepanso vient d’ailleurs d’apprendre que son action sur le fond avait échoué devant le tribunal administratif de Pau.

« Laisser faire la nature »

Mais l’association de défense de l’environnement annonce déjà qu’elle fera appel de la décision. « En général, nous perdons à Pau, mais nous gagnons à Bordeaux », lance Michel Rodes, qui plaide contre « l’artificialisation » de ces zones Natura 2000. « Que l’on dépollue, que l’on enlève les gravats, que l’on remette le niveau normal du cours d’eau, d’accord. Mais laissons faire ensuite la nature », lance le président de la Sepanso.

« La Sepanso Béarn est pour la sanctuarisation de la nature. Nous n’avons pas la même conception », se défend Martine Lignières-Cassou. « Quand on a d’un côté la nature, de l’autre les activités humaines, la nature est plus que chahutée. Cela aboutit à la multiplication des dépôts sauvages le long du gave comme c’est le cas depuis des années. Il s’agit de rendre compatibles Lire la suite

Bassin d’Arcachon Écologie fête ses 20 ans

sudouest.com, Chantal Roman, le 28 Décembre 2009

ENVIRONNEMENT. La présidente Françoise Branger fait le point sur les dossiers en cours

Bassin d’Arcachon Écologie fête ses 20 ans

C’est en 1989 qu’est née l’association Bassin d’Arcachon Écologie : « Le nombre d’adhérents de BAE ne cesse de croître et l’association est de plus en plus sollicitée », relève Françoise Branger, présidente de l’association depuis cinq ans.

Une association apolitique où se retrouvent différentes sensibilités : « Beaucoup travaillent sur des dossiers, d’autres ouvrent des blogs, d’autres encore nous apportent des renseignements », explique la présidente. Les adhérents ont pour souci la protection de l’environnement du bassin d’Arcachon et le respect de sa biodiversité. De plus, BAE anime, durant l’été des visites à la découverte pédagogique de l’environnement du Bassin (1).

À l’occasion de ces vingt ans de combat écologique, de réussites aussi, Françoise Branger fait le point sur divers dossiers d’actualité.

1 Maîtriser l’urbanisation

« Le Scot, schéma de cohérence territoriale est à l’étude. C’est un enjeu énorme. Nous participons aux débats du Scot et contribuons aux commentaires écrits des propositions et documents présentés. Nous y remarquons de graves manquements quant à la prise en compte de l’environnement et de la limitation des ressources, en eau particulièrement. Les premières analyses sont inquiétantes et nous refusons une urbanisation galopante, consommatrice d’espace. Il faut préserver les habitats naturels, les paysages, coupures d’urbanisation, les trames vertes, la sauvegarde les espaces proches du Littoral.

Le Bassin est saturé sur terre comme sur mer et cela met en péril ses fragiles écosystèmes. De trop nombreux projets de lotissements menacent les dernières coupures d’urbanisation. Les extensions d’activités nautiques sont de nature à perturber le biotope marin.

2 Parc naturel marin

« Bassin d’Arcachon Écologie disposera en 2010 d’une stagiaire qui travaillera sur cette thématique. Mais le parc marin ne doit pas être un pur outil de développement. Si développement il peut y avoir, c’est dans la restauration des ressources du Bassin. Il nous faut devenir impérativement économes des écosystèmes.

Je regrette que des élus du Siba n’aient pas accepté l’inventaire scientifique proposé lors du dernier conseil. Cela aurait permis de savoir où on en est. »

3 Des priorités

« On nous accuse d’être ennemis du progrès. Or, le progrès que nous souhaitons est celui, très urgent, d’un meilleur respect de l’environnement. La sauvegarde et la restauration de la diversité biologique sont parmi nos priorités. Oui, nous nous opposons à l’accroissement ininterrompu de l’afflux de population, à l’avancée inextinguible de l’urbanisation, à la constante extension des voies routières et autoroutières, au perpétuel développement du nombre de places de ports et d’anneaux de mouillage. Quant au photovoltaïque, nous n’y sommes pas favorables s’il est synonyme de déforestation, alors que tant d’espaces, comme les toitures sont disponibles et pourtant inutilisés pour l’implantation de panneaux solaires. »

4 Des partenaires

« Bassin d’Arcachon Écologie est membre de la Sepanso, de la Coordination environnement du bassin d’Arcachon (Ceba), du Collectif déchets girondin, mais aussi du Collectif aquitain contre les rejets en mer, de la Coordination bassin d’Arcachon. Nous sommes aussi partenaires de l’Association contre le contournement autoroutier de Bordeaux, du collectif Gironde Copenhague luttant contre le changement climatique d’origine Lire la suite

Bassin d’Arcachon : La Sepanso et les associations critiquent sévèrement le projet d’aménagement du territoire

sudouest.com, Bernadette Dubourg, le 2 Décembre 2009

SCOT. La Sepanso et les associations regroupées au sein du Ceba critiquent sévèrement le projet d’aménagement du territoire

« Un brouillon à réviser »

 «Nous sommes déçus par le projet de PADD et très mobilisés pour y apporter les modifications qui s’imposent », résument Jean Mazodier, président de la Ceba qui regroupe 17 associations du bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre, et René Serrano, au nom de la Sepanso.

« On a salué, en son temps, le travail remarquable de l’État et sa note d’enjeux, rappellent les deux associatifs.

Aujourd’hui, nous désapprouvons les orientations qui sont prises par le Sybarval (Syndicat mixte du bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre), et nous tenons à le faire savoir, car ce texte doit être revu ». Explications.

1 Ateliers et séminaires

« Nous avons demandé à participer aux différents ateliers et groupes de travail mis en place pour élaborer le projet d’aménagement et de développement durable, préfiguration du futur Scot (schéma de cohérence territoriale).

Il a fallu une forte pression pour qu’on nous accepte. Il faut reconnaître que nous avons été aidés par certains élus.

Nous avons également participé aux deux séminaires des 16 juin et 15 octobre. Nous avons, chaque fois, fait des observations orales et écrites mais n’avons pas reçu un seul mot d’observation sur nos commentaires. Le sous-préfet que nous avons longuement rencontré nous a cependant assuré que nous interviendrions lors de la consultation. Le Scot est un document fondamental, il ne doit pas être élaboré en vase clos. »

2 La population et l’eau

« Le projet, qui privilégie très clairement les aspects économiques et démographiques, va à l’encontre des exigences de l’État quant à la hiérarchisation des priorités et la prise en compte des enjeux écologiques. L’État incitait à limiter l’accroissement de la population à 35 000 habitants de plus d’ici à 2030. Avec le PADD, nous atteignons les 70 000 habitants, soit une augmentation de la population de 4 % par an, c’est de la folie.

On ne sait pas comment alimenter cette population en eau potable. Le Siba ne sera pas non plus en capacité de traiter les eaux usées. Sans parler des risques Lire la suite

Ultimatum climatique : CocliPau pousse sur le pavé palois

sudouest.com, Sébastien Darsy, le 28 Novembre 2009

ÉCOLOGIE. Un collectif de 26 associations béarnaises organise un sit-in permanent au centre-ville, dans une yourte jusqu’au 18 décembre. Son but : faire signer aux élus et habitants un « Ultimatum climatique »

CocliPau pousse sur le pavé palois

Une famille mongole aurait-elle décidé d’installer sa yourte cours Bosquet ? Que nenni. La tente, montée mercredi, est occupée depuis par des militants écologistes béarnais de tous poils. Leur objectif, par le biais de ce « symbole mongol signifiant le lien entre la terre et le paradis », est de relayer l’appel de l’Ultimatum climatique, lancé par un collectif d’associations écologistes de France et d’ailleurs (lire ci-contre) à l’intention des chefs d’État qui se réuniront du 7 au 18 décembre à Copenhague pour tenter d’endiguer le réchauffement climatique.

Fait inédit, en Béarn, 26 associations (lire par ailleurs) ont décidé, pour l’occasion, de se regrouper au sein du collectif CocliPau. L’idée est partie de l’un de ses porte-parole, Éric Cazenave-Tapie, natif de Pau, géologue… et « simple citoyen ». « J’ai pris connaissance de l’Ultimatum climatique et j’ai décidé de fédérer plusieurs associations locales, résume-t-il. J’ai alors contacté Sébastien Lamy de Greenpeace Béarn qui a été séduit par l’idée ».

Engagements drastiques

Le collectif oloronais pour la décroissance, (Gédeol), le Comité catholique contre la faim, la Sepanso Béarn, la Maison de la nature et de l’environnement de Pau et bien d’autres appellent les citoyens à se rendre à la yourte pour signer la pétition en faveur d’engagements drastiques contre les rejets de gaz à effet de serre responsables des catastrophes naturelles à venir (sécheresses, canicules, tempêtes…).

Des groupes de quatre personnes se relaieront en permanence pour les accueillir. Un sit-in rendu possible grâce à la yourte, copie quasi conforme de celle des habitants de Mongolie. Un habitacle relativement confortable, bien isolé et spacieux autour duquel des concerts et conférences sont prévues, histoire d’animer le lieu.

Cette occupation de l’espace public n’a rien d’illégale. Les militants ont traité avec les services techniques de la mairie qui leur a accordé cet emplacement, à côté du musée des Beaux-Arts. Au grand regret de Sébastien Lamy, de Greenpeace Béarn, qui aurait souhaité établir le « campement » sur la place Clemenceau, agora incontournable du centre-ville de Pau option « qui ne nous a pas été accordée ». « S’ils n’ont pas eu la place Clemenceau, se justifie de son côté la mairie, c’est parce qu’elle est occupée à partir du 4 décembre par les animations de Noël. »

Par ailleurs, le collectif regrette ne pas avoir traité directement avec la maire de Pau… élue qui ne fait, pourtant pas mystère au sein du Parti socialiste de ses préoccupations environnementales mais qui selon la mairie est fort occupée en ce moment.

Pain-bénit pour les élus ?

Les politiciens locaux, justement, sont concernés au premier chef par l’Ultimatum climatique relayé par CocliPau. « Pour porter haut et fort notre message en Béarn, spécifie Éric Cazenave-Tapie, le CocliPau transmettra par courrier ou en main propre un communiqué à l’ensemble des maires et des présidents de Communauté d’agglomération de Pau-Pyrénées, du Conseil général et du Conseil régional pour qu’ils signent la pétition de l’Ultimatum climatique. » Une initiative qui pourrait néanmoins se révélait être du pain béni pour les élus en mal de légitimité écologique. Ceux qui ont soutenu l’incinération, l’autoroute Pau-Bordeaux, le maintien du Grand Prix de Pau, l’agriculture productiviste, la création d’un nouvel axe Pau-Oloron seraient alors les mêmes qui appelleraient à limiter la pollution atmosphérique ? « C’est avant tout une question de Lire la suite

Lot-et-Garonne : Les anti-LGV s’activent

sudouest.com,  Mathilde Curien, le 20 Novembre 2009

TRANSPORTS. Mécontents de ne pas être conviés à la réunion du Conseil général concernant la LGV, Très Grande Vigilance en Albret poursuit ses actions

Les anti-LGV s’activent

Quelques semaines après la création de votre association TGV (Très Grande Vigilance en Albret), où en êtes-vous ?

Charle d’Huycetter (président).

Nous sommes en effet une association très jeune. Nous avons décidé de nous concentrer sur trois axes : appel aux adhésions, structurer notre collectif et entreprendre des actions ainsi que des réunions d’informations. Un site internet est aussi en train d’être réalisé.

Vous comptez beaucoup de membres ?

C.H. En ce qui concerne les adhésions, nous n’avons pas encore eu le temps de tout trier, mais une semaine après notre première réunion d’information, plus de 100 personnes avaient déjà payé leur cotisation. Si 100 adhérents se joignent à nous par semaine, cela fera du monde à la fin de l’année ! (rires).

Vous n’avez pas l’impression de prendre le train en marche ? Cette LGV est prévue depuis longue date…

Catherine Aime (vice-présidente). Nous sommes montés au créneau dès que nous avons eu les informations ! Avant cela, nous étions tous persuadés que le train passerait en vallée de Garonne. Les riverains ont vraiment l’impression d’avoir été tenus à l’écart. Encore aujourd’hui, je suis sûre que si l’on fait l’expérience de se rendre en vallée de Baïse et que l’on interroge les habitants, certains tomberaient de très haut !

Vos actions se multiplient : pose d’une pancarte sur le rond-point de Feugarolles, participation à la grande manifestation du 28 novembre à Langon, etc.

C. H. Nous voulons définitivement compter dans le débat. Nous avons également fait la démarche de nous fédérer avec d’autres associations comme Landes Environnement Attitude, LGPE, Sepanso ou le CADE du Pays basque. Nos élus prennent de grandes décisions sans consulter la base. Mais c’est nous qui les élisons et nous qui allons financer ces grands projets.

Justement, qu’aimeriez-vous dire à vos élus ?

C.A. Qu’on leur en veut un peu tout de même. Si l’on regarde à nouveau leurs programmes, il n’est, à ma connaissance, aucunement fait mention de cette LGV ! Et surtout nous aimerions qu’ils Lire la suite

Débat public : Il ne faut pas prendre les nanoparticules à la légère

sudouest.com, Bernard Broustet, le 4 Novembre 2009

DÉBAT PUBLIC. La rencontre organisée hier, à Bordeaux, a révélé d’importantes inconnues

Il ne faut pas prendre les nanoparticules à la légère

Il ne faut pas prendre les nanoparticules à la légère. C’est ce qui ressort de la rencontre organisée hier à Bordeaux par la commission nationale du débat public sur les nanotechnologies. Suivie par plusieurs centaines de personnes, dans une ambiance quasiment exempte d’invectives et de démagogie, la rencontre a permis de pointer les opportunités, mais aussi les inconnues et les risques entourant ces particules dont la taille est comprise entre 1 et 100 milliardièmes de mètre, et dont les applications industrielles présentes et plus encore futures paraissent potentiellement considérables (électronique, santé, aéronautique, énergie).

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’exposé délivré par Patrick Brochard, professeur d’épidémiologie à l’université Victor-Segalen, incite pour le moins à la prudence. Évoquant les publications scientifiques sur le sujet, Patrick Brochard a rappelé que l’impact des nanoparticules sur les cellules semblait d’autant plus important que ces substances et ces matériaux étaient de petite taille. Autrement dit, plus on se rapproche du nanomètre (milliardième de mètre) et plus les nanoparticules peuvent résister à l’offensive des cellules macrophages, qui sont en quelque sorte des chiens de garde de l’organisme chargés d’avaler (phagocyter) les éléments étrangers éventuellement toxiques. D’où, dans certains cas, un risque potentiel de pénétration des nanoparticules jusqu’aux alvéoles pulmonaires, puis, par là, au sang. Le risque est d’autant plus important lorsque les particules ont une forme allongée, ce qui est, par exemple, le cas des nanotubes de carbone, qui font l’objet, en Aquitaine, de gros travaux de recherche et préindustrialisation.

Risques pris en compte

Patrice Gaillard, responsable de ce projet au sein du GRL (Groupe de recherche de Lacq), dépendant de l’entreprise chimique Arkema, a souligné que les risques potentiels des nanotubes de carbone avaient été pris en compte par la société : « 50 % des dépenses jusqu’ici engagées dans l’opération, a-t-il affirmé, concernent la toxicité, l’écotoxicité et la protection des travailleurs. »

D’autres intervenants, comme un médecin du travail du CEA, et Patrick Levy, de l’Union des industries chimiques, ont souligné que divers procédés permettaient de protéger les travailleurs. Mais Pierre-Yves Menteleon, syndicaliste CFTC du CEA, fait valoir que les dangers potentiels existent tout au long de la chaîne, qui va de la production des nanoparticules à leur utilisation par d’autres industries, puis aux possibilités d’exposition éventuelle du consommateur et, enfin, à la mise en décharge.

Le précédent de l’amiante

Dans ces conditions, Simon Charbonneau, porte-parole de l’association environnementaliste Sepanso, estime que l’État et les institutions (Conseil régional…) ne respectent pas le principe de précaution en Lire la suite

Le climat pris en main PAU : À l’appel de CocliPau, une centaine de personnes s’est retrouvée place Clemenceau

sudouest.com, AB, le 26 Octobre 2009

PAU. À l’appel de CocliPau, une centaine de personnes s’est retrouvée place Clemenceau, samedi, pour une action symbolique en faveur de la baisse des émissions de gaz carbonique

Le climat pris en main

Cela n’a duré que quelques minutes, samedi après-midi, place Clemenceau. À l’invitation de CocliPau, le Collectif climat de Pau, une centaine de personnes – la plupart vêtues de rouge – se sont donné la main pour tenter de former le chiffre 350. 350, c’est aux yeux des collectifs locaux qui ont émergé un peu partout sur la planète pour organiser la journée d’action de samedi, « le chiffre le plus important au monde ».

Le site Internet 350.org explique qu’« il s’agît, d’après les scientifiques, de la limite maximale de dioxyde de carbone sans danger dans l’atmosphère. » Or, ce seuil critique, mesuré en partie par million, serait aujourd’hui largement dépassé (environ 390 ppm).

Réchauffement

Une situation que beaucoup de scientifiques placent à l’origine du réchauffement climatique soupçonné de favoriser les tempêtes, les sécheresses et inondations ravageuses. Avec des conséquences humaines parfois catastrophiques.

Après Kyoto en 1997, les chefs d’État ont rendez-vous à Copenhague, en décembre, pour fixer les objectifs mondiaux de réduction des émissions de dioxyde de carbone, notamment. Or, « les objectifs qu’ils annoncent actuellement ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux » assure le coordinateur de CocliPau, Sébastien Lamy.

Des collectifs locaux comme celui de Pau (1) ont donc été créés dans 180 pays pour mener 5 000 actions médiatiques et symboliques, samedi, afin de souligner l’urgence de prendre des mesures fortes en faveur de la protection du climat.

Faire pression

Il s’agit clairement de faire pression sur les dirigeants du monde pour que le sommet du Danemark accouche de décisions drastiques à la hauteur de l’urgence.

L’action « flash » de samedi ne devrait pas être orpheline. CocliPau (http://coclipau.free.fr)  prévoit en effet d’organiser Lire la suite

Bassin d’Arcachon et Val de Leyre : Une critique du projet de Contrat de Pays

sudouest.com, NC, le 17 Octobre 2009

Une critique du projet de Contrat de Pays

Lors de la réunion du Codev (Conseil développement), la semaine dernière, la Sepanso, la Ceba (Coordination environnement du bassin d’Arcachon) et bassin d’Arcachon écologie ont désapprouvé le projet de contrat de Pays du bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre tel qu’il a été présenté.

Claude Bonnet, Jean Mazodier et Françoise Branger en expliquent les raisons : « Très insuffisamment protecteur de l’environnement, le document est délibérément axé sur la promotion économique du territoire, avec pour objectif principal d’attirer un maximum d’habitants permanents et de touristes. Cette intention se traduit par un cortège de propositions d’actions destructrices du territoire. »

Ressources en eau L’étude d’un Scot basée sur une augmentation de population de 70 000 habitants d’ici 2030, qui induirait une très forte urbanisation et artificialisation des terres sans prendre en compte la limitation des ressources en eau et en énergie.

Infrastructures envahissantes La construction d’équipements et infrastructures équivalents à ceux d’agglomérations de la taille de Montpellier, Strasbourg, Grenoble ou Metz – entre autres le prolongement de l’autoroute A 660 jusqu’au Pyla – favorisant ainsi le transport routier, un des facteurs essentiels du réchauffement climatique.

Qualité des eaux L’aménagement des lacs et étangs, générateur de pollutions supplémentaires et d’une dégradation accrue de ces eaux dont le renouvellement est très lent, affectant aussi la qualité des eaux du bassin d’Arcachon, réceptacle des eaux de tout le territoire.

Dans ces conditions les politiques de protection de la qualité de l’eau et le soutien à l’ostréiculture et à la pêche sont totalement illusoires.

Environnement « La valorisation des grands sites naturels qui consiste à y attirer encore plus de visiteurs, au détriment de la protection de la faune et de la flore qui y vivent.

Il est temps que le XXIe siècle pose, ici comme ailleurs, la protection et la restauration de Lire la suite

La centrale photovoltaïque du Gabardan dans les Landes : le difficile équilibre entre production énergétique et protection de l’environnement

aqui.fr, Solène Méric, le 12 octobre 2009

La centrale photovoltaïque du Gabardan dans les Landes : le difficile équilibre entre production énergétique et protection de l’environnement

En octobre 2007, la communauté de Commune du Gabardan, située à l’extrême Nord Est du département des Landes, signait avec EDF Energies Nouvelles, une promesse de bail portant sur la mise à disposition de 317 ha de terrain. Ici commençait l’aventure du chantier de la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe. Deux ans plus tard, alors que le chantier est bien avancé, Aqui! visite l’ouvrage, en compagnie de représentants d’EDF, d’EDF-EN ainsi que de la SEPANSO, association de protection de l’environnement reconnue d’utilité publique. Compte rendu d’une matinée entre conviction pour les uns et inquiétude pour les autres.

En quelques chiffres la future centrale photovoltaïque du Garbardan, ce sera 317 ha de superficie, 1 million de panneaux solaires, une production de 76 MWc, permettant l’alimentation électrique de quelques 33000 foyers par an. Le tout, pour un investissement financier global de 300 millions d’euros. Autant dire un projet d’envergure. D’envergure et d’innovation puisque 13 ha de sa surface sont réservés à l’implantation de panneaux solaires dits « trackers », produits par une jeune société de Martillac, en Gironde, Exosun. David Augeix, Directeur d’EDF EN pour la région sud nous explique que « la caractéristique de ces panneaux est de pouvoir suivre la course du soleil grâce à leur possible inclinaison sur deux axes. Cette technologie permet une production plus importante qu’avec des panneaux fixes, mais pour un investissement également plus élevé ». Le chantier de cette partie expérimentale est d’ailleurs pratiquement terminé et le raccordement à la centrale de Barbotan est prévu dés le mois de décembre prochain. Sur ces 13 ha, les panneaux trackers produiront 2MWc d’électricité.

Raccordement à partir de juin 2010

La deuxième partie du chantier, divisée en sept tranches, est uniquement composée de panneaux photovoltaïques fixes. Pour un meilleur rendement, « ils sont orientés plein sud avec une inclinaison de 25% ». Coté calendrier, « les cinq premières tranches seront raccordées à la centrale de Barbotan en décembre 2010, avec une première étape en juin où les deux premières tranches, actuellement presque achevées, seront raccordées les premières ». Pour les tranches 6 et 7, qui n’ont d’ailleurs pas encore été défrichées,les travaux auront lieu à une date ultérieure, non encore définie.

Un « paysage » étonnant

Coté « paysage », le spectacle est pour le moins étonnant. Sur des centaines de mètres, des rangées de 1200 mètres de panneaux, s’alignent les unes derrière les autres. Mais la nature s’invite déjà puisque de nombreuses fougères tapissent le sol, prémisse d’une adaptation future entre l’environnement et ces drôles de nouveaux hôtes. A la vue du spectacle, Philippe Barbedienne, Secrétaire général de la SEPANSO s’exclame : « ça me fait mal de voir ce genre de paysage. C’est malheureux d’avoir défriché 300 ha de forêt pour ça ! ». Antoine Cuerq, Directeur régional d’EDF en Aquitaine est, quant à lui, très satisfait de ce qu’il voit : « De l’énergie, il en faut et il continuera d’en falloir. Désormais, l’objectif est de la produire de la manière la moins impactante possible. Et cette centrale du Gabardan va tout à fait dans ce sens.»

Préserver autant que faire se peut le milieu naturel

D’autant plus que la Commune de Losse, en coordination avec les services de l’Etat et l’Office National des Forêts, s’est engagée sur un certain nombre de mesures visant à compenser le déboisement Lire la suite

La Sepanso Dordogne se réorganise

sudouest.com, Hervé Chassain, le 24 Septembre 2009

ÉCOLOGIE. L’association la plus connue et la plus active veut mettre de l’ordre dans ses actions pour être plus efficace

La Sepanso se réorganise

Il y a eu du mouvement à la Sepanso Dordogne, la fameuse association écologiste (1), et ce n’est certainement pas fini. Depuis le mois de juin, Michel André (du Bugue) qui était un des piliers du bureau, a démissionné de son siège de vice-président et a été remplacé par Georges Barberolle (de Bergerac) et Mathilde Guignard (de Limeuil). Nicole Barberolle est aussi devenue secrétaire générale. Gérard Charollois (de Veyrines-de-Vergt), l’emblématique président, a conservé son siège.

Aujourd’hui, c’est Georges Barberolle qui monte en première ligne pour réorganiser l’association. « Il fallait mettre de l’ordre et de la lisibilité dans nos actions », explique cet ingénieur gazier à la retraite, revenu à Bergerac depuis une dizaine d’années. Il y a fondé l’association du quartier Est, qui s’est fait entendre sur de nombreux dossiers, notamment sur la déviation ou pour défendre les arbres de la place de la Myrpe.

Des dossiers partout

« La Sepanso ne doit plus être utilisée pour des intérêts particuliers et ne doit pas faire preuve d’intégrisme », explique-t-il. Il dit ainsi sa méfiance face l’effet « Nimby » (2). Ce qu’il avait d’ailleurs prouvé en défendant la reprise des travaux de la déviation de Bergerac, alors que la présence du pigamon jaune, une fleur censée être protégée, les avait fait stopper. Il souhaite que l’on fasse la part des choses.

De même, il assure « qu’on ne peut pas refuser tous les projets de développement touristique. Mais il faut qu’ils soient bien intégrés à la région ».

La Sepanso a des dossiers ouverts dans tout le département. Elle a été en première ligne pour s’opposer au projet du circuit de voitures anciennes de Bagatelle en Périgord vert (aujourd’hui abandonné) et est toujours opposée au projet de gazéificateur de Saint-Paul-La-Roche. Sur la création d’un village de tourisme au plan d’eau du Rosier à Coursac, elle attend d’en savoir plus. À Atur, elle a soutenu une association locale qui s’opposait à l’extension d’un camping.

200 adhérents

« Nous intervenons la plupart du temps en soutien d’associations locales », explique en effet Georges Barberolle. La Sepanso arrive avec sa notoriété, le savoir-faire de ses 200 adhérents, parmi lesquels des juristes, des naturalistes et toutes sortes de spécialistes, ainsi qu’un certain sens de la communication.

On la retrouve aussi à Boulazac pour Lire la suite

Interview : Pierre Davant président de la Sepanso, 40 ans au service de l’environnement

aqui.fr, Propos recueillis par Joël Aubert, le 13 septembre 2009

Interview : Pierre Davant président de la Sepanso, 40 ans au service de l’environnement

C’est à un des grands experts de la question que la Sepanso a fait appel pour débattre des « implications du dérèglement climatique ». Hervé Le Treut directeur de recherche au CNRS professeur à Polytechnique est membre du Groupement international d’études sur le climat, le GIEC, aux travaux duquel il participe depuis 1990. Sa conférence mercredi 16 septembre à l’Athénée municipal de Bordeaux sera le temps fort du 40° anniversaire de la Sepanso, Fédération des Sociétés pour l’Etude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le sud ouest. Pierre Davant, son président, qui a été de tous les combats et initiatives depuis les temps de la Mission d’aménagement de la Côte Aquitaine jusqu’au débat sur tous les grands projets d’infrastructures revient sur ces années d’engagement au service de la nature et de l’environnement.

@qui! : En 40 années d’existence la Sepanso a su combiner un travail de terrain, militant, mais aussi siéger dans les instances socio-professionnelles et prendre des responsabilités de gestion notamment de réserves naturelles. Est-ce là une manière de modèle pour mener une politique active de l’environnement ?

Pierre Davant : Je ne pense pas que ce soit un modèle. C’est là l’originalité, la spécificité de la SEPANSO. D’une part, grâce à sa compétence naturaliste dès sa création, ce fut une force de proposition pour la demande de mise en Réserve Naturelle de pratiquement toutes celles d’Aquitaine – onze- avec comme conséquence la reconnaissance de l’Etat qui lui en confia quatre en gestion. Au fil des années, la qualité de cette gestion ne s’est pas démentie et, maintenant, le Conseil Régional, les conseils généraux de Gironde et du Lot-et-Garonne, l’Agence de l’eau Adour-Garonne, le Conservatoire du littoral abondent le budget alloué par le Ministère de l’Ecologie. D’autre part, l’animation de la SEPANSO est assurée par une équipe pluridisciplinaire compétente relayée par un directeur particulièrement motivé. Cette équipe s’étoffe régulièrement dès que de nouvelles préoccupations spécifiques apparaissent. Ainsi, la SEPANSO, grâce à sa réflexion à plusieurs et globale apporte une voix étayée différente, parfois discordante, sûrement en avance sur son temps dans le débat démocratique – débats publics, commissions administratives, etc… – et dans les instances socioprofessionnelles – CESR. Elle dénonce inlassablement les incohérences, les contradictions… Elle n’hésite pas à descendre dans la rue, et ce depuis sa création, quand cela est nécessaire : pollution bactérienne du Bassin d’Arcachon, nucléaire, Larzac… et plus récemment Contournement autoroutier de Bordeaux. Est-ce pour cela un modèle ? Aux lecteurs de juger.

@! : Quels sont les dossiers régionaux qui aujourd’hui sont au cœur de vos préoccupations ?
P. D. : Il y a d’abord tous ceux qui auront une incidence lourde sur les milieux naturels de notre région qu’ils contribuent à réduire et à fragmenter de façon irréversible. C’est le cas de l’autoroute A65 qui en pariant sur une multiplication du trafic par quatre, saccage des surfaces considérables sans utilité démontrée, ceci alors que la route actuelle pouvait être sécurisée à moindre coût. Il y a aussi les tracés de LGV qui vont balafrer la forêt au lieu de s’inscrire le long des corridors existants comme le voudrait le bon sens, ou encore des projets de fermes photovoltaïques qui vont entrainer la disparition de milliers d’hectares de forêt, alors même que les toitures des immeubles, les parkings et les terrains stériles eux ne sont pas équipés.

Il y a encore le projet de terminal méthanier du Verdon et de développement industriel effréné en bordure du dernier grand estuaire sauvage d’Europe, ou l’accroissement sans limite du motonautisme sur le Bassin d’Arcachon et l’urbanisation de son pourtour, ou encore le délicat problème du devenir des boues de stations d’épuration, trop polluées pour que leur épandage à des fins agricoles soit acceptable.

Vous le voyez, les sujets de préoccupations ne manquent pas, et par les incidences sur Lire la suite

centrale photovoltaïque de 250 ha à Bazas : Electricité dans l’air « Une manipulation »

sudouest.com, Pierre Lascourrèges, le 11 Septembre 2009

BAZAS.  Electricité dans l’air « Une manipulation »

Verra t-on un jour une centrale photovoltaïque pousser au milieu d’un champ dans la campagne bazadaise ? À vrai dire, cette idée a soulevé un tollé général, mercredi soir, au cours d’une réunion publique à laquelle on comptait une centaine de personnes. L’association Les Amis de la Brèche a souhaité ouvrir le débat au moment où l’on parle d’un projet d’installation de panneaux au sol couvrant plusieurs hectares et va geler des terres agricoles et forestières.

Révision du POS

Dominique Lambert, président des Amis de la Brèche, a rappelé le contexte : « Une révision simplifiée du Plan d’occupation des sols (POS) est actuellement en cours afin de permettre l’installation des énergies renouvelables sur 250 ha de terrain classés en zone agricole au sud de la commune.

Les réactions s’enchaînent. Plusieurs associations font front commun. Philippe Barbedienne, directeur de la Sepanso, parle de projet démentiel et démesuré : « On est favorable au développement des énergies renouvelables, mais pas n’importe comment, n’importe où et à n’importe quel prix ». Mettant en garde les propriétaires qui se laisseraient tenter par les sirènes de l’argent : « Qui peut croire qu’EDF va revendre son électricité six fois plus chère qu’elle ne l’a produit ? Et qu’est-ce que les collectivités en attendent, sinon de grapiller des petits profits ? » Plusieurs agriculteurs présents dans la salle ont justement exprimé leurs besoins : « Il est très difficile de trouver des terres disponibles pour accroître nos revenus. Et des fonds ne seraient-ils pas plus utiles pour encourager l’installation des jeunes ? »

Sur un plan scientifique, Alexis Ducousso, ingénieur à l’Inra, prévient : « L’artificialisation des terres aura un impact sur le bilan carbone. »

Écolos et chasseurs d’accord

Claude Dubois, fermier et éleveur bazadais et représentant de la FDSEA, a la voix nouée lorsqu’il évoque la perspective de dénaturer le Bazadais : « On a pris l’autoroute et maintenant, on nous colle le photovoltaïque, ça fait beaucoup. » Jean-Claude Leroy, de la Confédération paysanne : « Nous sommes contre le photovoltaïque industriel alors que le Grenelle de l’environnement introduit d’autres possibilités. »

Jean-Luc Rouet, directeur d’exploitation du lycée agricole : « Plutôt que de prendre des terres, j’ai proposé d’équiper les toits de panneaux photovoltaïques. » Et pour garder le meilleur pour la fin, Jean-Louis Riflade, président de la société de chasse, parle d’un désastre programmé sur des espaces reconnus pour la richesse de leur biodiversité : « Je promets la honte au maire s’il ose mettre la tenue du paloumayre, le jour du chapitre annuel. »

L’éclairage apporté par cette réunion aura peut-être permis à chacun de se faire une opinion sur le sujet. Une enquête publique est en cours. Et un registre est à la disposition des habitants jusqu’au 21 septembre.

Il avait fait savoir qu’il ne pourrait être présent à cette réunion. En l’absence de Bernard Bosset, le maire, Jean-François Belgodère, adjoint à l’urbanisme, a indiqué pour sa part être Lire la suite

Pau : Le chasseur devra payer pour la mort de Cannelle

sudouest.com, Odile Faur, le 11 Septembre 2009

PAU. La cour d’appel a condamné René Marquèze à 11 000 euros de dommages et intérêts pour avoir tué l’ourse Cannelle, le 1er novembre 2004, lors d’une battue en vallée d’Aspe

Le chasseur devra payer pour la mort de Cannelle

La décision de la cour d’appel de Pau de faire payer René Marquèze, hier matin, a surpris tout le monde. La preuve, aucun avocat n’était présent dans la salle d’audience pour entendre le président de la chambre civile déclarer que M. Marquèze est « entièrement responsable de la mort de l’ourse Cannelle ».

L’ourse avait été tuée par le chasseur le 1er novembre 2004, lors d’une battue au sanglier sur les hauteurs d’Urdos, en Béarn. Après un procès retentissant, il avait été relaxé, en avril 2008, par le tribunal correctionnel de Pau qui avait invoqué l’état de nécessité (légitime défense).

L’arrêt de la cour d’appel dit tout le contraire et, pour avoir tiré mortellement sur l’espèce protégée, René Marquèze devra donc payer 11 000 euros de dommages et intérêts à sept associations ainsi que 3 500 euros au titre des frais de justice.

« Comportement fautif »

La cour motive sa décision par le fait que « le groupe de chasseurs, et donc René Marquèze, savait dès le début de la chasse qu’il était susceptible de rencontrer l’ourse Cannelle et son ourson dans le secteur de chasse. Mais, malgré cela, les chasseurs avaient décidé de maintenir la battue. »

Sur l’état de nécessité qui avait motivé le jugement de première instance, la cour enfonce le clou. « Le comportement fautif de M. René Marquèze antérieurement au tir ne lui permet pas d’invoquer le fait justificatif de l’état de nécessité. […] En conséquence, la responsabilité civile découlant de l’infraction de destruction d’espèce protégée doit être retenue à l’encontre de M. René Marquèze. » Les associations de défense de l’environnement, qui s’étaient constituées parties civiles, sont très satisfaites. Pour le défenseur de la fédération Sepanso, Me François Ruffié, « s’il y a des dommages et intérêts, c’est que René Marquèze est bien coupable du délit de destruction d’espèce protégée. On espère que le message passera. Les chasseurs ont des droits mais aussi des devoirs. »

« Ce qui était important pour nous, c’est que la responsabilité du chasseur soit reconnue », explique Gérard Caussimont, président du Fiep Groupe ours Pyrénées, qui a obtenu 3 000 euros contre 84 000 demandés.

« L’aspect pécuniaire est symbolique. C’était important de demander des réparations, non pas pour les obtenir, mais pour montrer à quoi cela correspond. Cet arrêt nous motive pour réclamer d’urgence le remplacement de la femelle tuée. »

Contradiction

L’avocat du Fiep, Jean-François Blanco, est heureux. « L’arrêt de la chambre civile reprend ce que je défends depuis 2004, à savoir que les chasseurs n’avaient rien à faire là.

La cour prend le contre-pied du tribunal correctionnel : c’est rare. Si le parquet avait fait appel, on n’en serait pas là. » Sous-entendu : Marquèze aurait été déclaré pénalement responsable.

Chez les défenseurs de René Marquèze, cette décision est aberrante. « Il faut rappeler que Lire la suite

Cerexagri Bassens : Une alchimie d’opposants

sudouest.com, Yannick Delneste, le 11 Septembre 2009

BASSENS – OÙ EN EST-ON ?, CEREXAGRI. Près d’une centaine de personnes du monde associatif, politique ou citoyen : le projet de conditionnement du méthyl parathion, toujours en instruction, fédère… contre lui

Une alchimie d’opposants

Ils avaient prudemment disposé une trentaine de chaises devant la table des intervenants. Et ont donc été les premiers surpris du succès de la réunion : le syndicat des riverains de la Roseraie et les militants d’Europe Écologie ont rassemblé mercredi soir une petite centaine de personnes dans la salle des fêtes de Bassens. Le sujet se trouvait quelques centaines de mètres plus bas : l’atelier d’encapsulation de méthyl parathion que l’entreprise Cerexagri désire installer sur son site.

Plus que l’affluence à une réunion finalement très peu annoncée, c’est la variété de l’assistance qui était notable. Les associations tout d’abord sont venues en nombre : la Sepanso, Sabarèges, les Amis du fleuve, Greenpeace, le collectif des associations de la presqu’île d’Ambès… Intéressant de voir aussi des militants politiques : outre Europe Écologie et les Verts qu’on avait vus devant Cerexagri pendant la campagne des Européennes, l’été a vu arriver le MoDem par exemple dont Adrien Debever a proclamé le soutien à la cause anti-méthyl.

Mairie : des hauts et débats

Des élus PS d’Ambarès ou d’Artigues étaient là aussi. On remarquait Jacqueline Madrelle, femme et assistante parlementaire de son sénateur de mari : « Je suis venue en tant que citoyenne concernée », mais son époux ayant été évoqué, elle tenait à préciser qu’il était « très impliqué » sur le dossier et qu’une demande de question orale au Sénat avait été déposée.

Côté mairie de Bassens, l’élue communiste Christiane Aleu rappelait son opposition depuis le début, le premier vote du Conseil bassenais ayant été favorable d’une courte tête en mars (1). « Il y a aussi 30 emplois sur le site et il ne faut pas l’oublier », soulignait Mme Aleu. Jean-Pierre Turon était représenté par sa directrice de cabinet, Cécile Boucard, qui rappelait la deuxième délibération prise par le Conseil en juillet sur Cerexagri : le refus du conditionnement du méthyl parathion, la suggestion d’une exploitation d’un autre produit autorisé en Europe celui-là et l’avis défavorable à toute extension liée au projet des servitudes d’utilité publique. « Le maire a rencontré récemment le directeur de Cerexagri, le secrétaire général de la préfecture et le directeur de la Drire (2) sur le sujet », précisait-elle. « C’est le premier vote, consigné dans le rapport d’enquête publique, qui aura le plus de poids », lui objectait-on du côté des associations habituées à ce genre de dossier.

Nouveau collectif

Après que l’on a rappelé une nouvelle fois les dangers de cet insecticide hautement toxique (par inhalation ou ingestion) et interdit d’utilisation en Europe depuis 2003, il s’est agi de savoir quelle Lire la suite

La Sepanso fête 40 ans d’action pour l’écologie, sans compromission aucune

sudouest.com, Patrick Faure, le 7 Septembre 2009

BORDEAUX. La Sepanso fête 40 ans d’action pour l’écologie, sans compromission aucune

Experts et indépendants

Quarante ans au service de la nature et de l’environnement : c’est en ces termes que la Sepanso définit son action en annonçant l’anniversaire de cette association incontournable en Aquitaine où elle fédère 50 autres structures écologistes. Pierre Davant, le président régional, et Daniel Delestre, président girondin, rappellent avant toute chose qu’ils ne sont inféodés à aucun parti politique : « C’est une responsabilité que de garder notre indépendance ! »

Fédération d’associations

En Gironde, la Sepanso ce sont 350 adhérents directs, chiffre qu’il convient de multiplier par trois avec l’apport des 16 associations membres. « Elles nous rejoignent parce que nous avons un potentiel de compétences, des professionnels qui apportent une expertise : chimistes, naturalistes, géographes, ingénieurs Inra, etc.. Sans oublier nos adhérents ayant une expérience de terrain. La Sepanso est une véritable famille. »

Seul l’acronyme de l’association reste usité, son nom complet constituant un défi aux règles élémentaires d’une communication qui n’avait pas une valeur primordiale en 1969 : Société d’étude, de protection et d’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest !

Active sur toutes les thématiques du développement durable, la Sepanso (Tél. 05 56 91 33 65) organise trois manifestations pour sa « 40e » : dimanche 20 septembre, visite des réserves naturelles ; mercredi 16 (19 h 30), conférence d’un climatologue du GIEC à l’Athénée municipal de Bordeaux et samedi 19 septembre, rencontre Lire la suite

Gironde : Remuer les foules pour Copenhague

sudouest.com, Jean-Denis Renard, le 8 Septembre 2009

Remuer les foules pour Copenhague

La conférence de Copenhague, vous connaissez ? Dans très exactement trois mois – du 7 au 18 décembre – se tiendra dans la capitale danoise LE sommet qui décidera de l’avenir climatique de la planète. « Le rendez-vous de la dernière chance », comme l’a qualifié Jean-Louis Borloo, le ministre de l’écologie. Seront soumis à la négociation les efforts de la communauté internationale pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane, oxydes nitreux, etc.), qui menacent de faire éclater le thermomètre mondial sous quelques décennies. La préconisation des experts scientifiques est très claire : ne pas dépasser 2 °C sous peine de menacer la société des hommes.

Face à cet enjeu, les « associatifs » s’activent. À l’échelon national, onze ONG (Organisation non gouvernementale) se sont associées pour un « ultimatum climatique » adressé à Nicolas Sarkozy. Mot d’ordre : une réduction de 40 % des émissions d’ici 2020 (par rapport à 1990) de la part des pays industrialisés et une aide annuelle de 110 milliards d’euros pour les pays en voie de développement. Pour l’heure, on en est loin. L’Union européenne s’est engagée sur une réduction de 20 % à l’horizon 2020 (toujours par rapport à l’année de référence 1990) et de 30 % en cas d’accord international satisfaisant à Copenhague. Pour le reste, les Chinois attendent, les USA renâclent et les Français se noient dans la taxe carbone. Pas vraiment de quoi envisager Copenhague comme le lieu d’un joyeux consensus.

Pour renverser le cours des choses, « l’ultimatum climatique » fait des petits en région. 25 associations se réunissent ainsi dans un « collectif Gironde Copenhague 09 » qui a pour objet d’éveiller les consciences et d’exprimer une volonté partagée. Y émargent nombre d’associations environnementales locales (Aquitaine alternatives et la Sepanso Gironde, par exemple), d’autres spécialisées dans l’éco-mobilité (Droits du piéton 33, Réseau mille-pattes) et, plus généralement, ceux qui prônent un modèle alternatif de développement.

Pique-nique le 4 octobre

Les membres du collectif ont lancé l’initiative hier matin au cinéma Utopia de Bordeaux (qui fait partie de la liste des 25). Ils réfléchissent à une série d’actions publiques d’ici Copenhague et en ont déjà programmé deux.

Climatologue de renommée mondiale, membre du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur le climat) et Bordelais d’origine, Hervé Le Treut sera l’invité d’une conférence-débat organisée par la Sepanso Aquitaine le mercredi 16 septembre à 19 h 30, à l’Athénée municipal de Bordeaux.

Par ailleurs, le collectif a projeté un pique-nique « sans carbone » le dimanche 4 octobre à partir de midi sur les quais de Bordeaux, au parc des sports. Deux événements comparables se sont déjà tenus à Bègles par le passé.

D’ici trois mois, le collectif espère que le mouvement ira étoffer les rangs de la pétition « Ultimatum climatique » ouverte sur internet (www.copenhague-2009.com). À ce jour, Lire la suite

Changement climatique : Conférence-débat d’Hervé Le Treut, membre du GIEC le 16 septembre à l’Athénée de Bordeaux organisée par la SEPANSO Aquitaine

Changement climatique : Conférence-débat d’Hervé Le Treut, membre du GIEC le 16 septembre à 19h30 à l’Athénée de Bordeaux organisé par la SEPANSO Aquitaine

2.uvsq.fr, communiqué, juin 2009

GIEC : L’IPSL poursuit sa mission de fédération

Après avoir participé au précédent rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), récompensé du prix Nobel de la paix en 2007, les équipes de l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) préparent actuellement leur participation au prochain rapport, qui devrait paraître en 2013. Hervé Le Treut, directeur de l’Institut, revient sur ce travail au long cours.

 « Le GIEC fonctionne sur un mode cyclique, et publie un rapport tous les cinq ou six ans environ depuis 1990 », indique-t-il. Pour établir ce document, le groupement prend en compte l’ensemble des travaux de recherche portant sur le changement climatique et publiés dans le monde jusqu’à une date limite (elle devrait être fixée pour 2011), « afin que les résultats aient déjà pu être soumis à des critiques ou des retours », précise-t-il.

Les experts qui composent le GIEC évaluent ensuite l’ensemble de ces travaux, afin de publier un rapport qui servira de base aux discussions et aux négociations internationales, comme celles qui ont abouti au protocole de Kyoto par exemple.

Modéliser le climat de demain

« Nous sommes en train de finaliser le modèle qui nous servira à prévoir les climats du futur », détaille Hervé Le Treut. « Élaborer un modèle représente un travail d’envergure, qui mobilise environ 50 personnes pendant 10 ans. C’est une phase très active pour l’IPSL, car le modèle doit être validé dans les mois qui viennent par l’ensemble des acteurs, qu’il s’agisse de physiciens de l’atmosphère ou de l’océan, de chimistes, ou de biologistes. »

Afin de figer une version du modèle qui soit satisfaisante pour toutes les équipes impliquées, l’IPSL dispose de plusieurs structures : le pôle de modélisation du climat et les différentes bases de données gérées au sein de l’institut. « C’est tout l’intérêt de l’IPSL, qui fédère des spécialistes issus de tous les milieux autour d’outils communs. »

Une fois le modèle défini, il faudra débuter d’ici six mois la phase des simulations numériques, qui devrait durer un an. Les résultats de ces simulations seront donc publiés d’ici Lire la suite

La SEPANSO propose une sortie à vélo pour découvrir la réserve du Cousseau

sudouest.com, Julien Lestage, le 15 Juillet 2009

NATURE. Durant l’été, les gardes de la Sepanso proposent une sortie à vélo pour découvrir la réserve du Cousseau

Le Cousseau à vélo depuis la maison du Pont du canal

Tout un symbole. Dès aujourd’hui, au départ de la maison du Pont du canal à Lacanau, un site fermé depuis 1998, la Sepanso lance une balade à vélo. La sortie a pour but de faire découvrir la réserve naturelle de l’étang du Cousseau. Dans le fond, rien de très original, sinon une démarche qui vise à favoriser l’accès de la réserve par les pistes cyclables. Cet effort d’animation, de communication, s’inscrit aussi autour de la réouverture prochaine de la maison, propriété du Conservatoire du littoral.

Des bureaux bien placés

Entre Lacanau ville et océan, posée le long de la route et d’une piste cyclable, située au pied du canal et au sud de la réserve de l’étang du Cousseau, la maison du Pont du canal devrait ouvrir ses portes dans le courant de l’année 2010.

La Sepanso, gestionnaire de la réserve du Cousseau, y installera ses bureaux et un logement. C’est en tout cas ce que prévoit la délégation Aquitaine du Conservatoire du littoral (voir notre édition du 25 novembre 2008).

Outre la mise en place d’un laboratoire, une partie de la maison sera consacrée à un projet en lien avec la nature. Dans ce sens, la collectivité locale devrait être sollicitée.

La bonne période

En attendant de s’installer dans les bâtiments, la direction de la Sepanso a donc décidé de commencer à faire vivre le site. C’est bien dans ce cadre que s’inscrit la sortie vélo, qui est déjà pratiquée, sans accompagnement, par nombre de touristes.

Cette fois, encadré par des gardes et des animateurs, le public pourra bénéficier Lire la suite

Sud-Ouest : Le train des reproches et la grande vitesse

sudouest.com, Patrick Berthomeau, La chronique du médiateur, le 20 Juin 2009

Le train des reproches et la grande vitesse

Il n’a échappé à aucun de nos lecteurs qu’un des grands chantiers européens à venir concerne notre région : la ligne à grande vitesse (LGV), qui doit relier Paris à Bordeaux et se prolonger vers Toulouse et l’Espagne, bute depuis des années sur des problèmes de financement puisque les collectivités territoriales doivent mettre la main au porte-monnaie. Mais elle bute aussi sur des obstacles écologiques qui vont de la protection de notre proche environnement à une question encore plus fondamentale : est-il nécessaire et raisonnable de développer les transports à grande vitesse, projet conçu en période de croissance continue, alors que l’heure de la décroissance a peut-être sonné ?

Ce n’est pas ici que nous trancherons cet épineux débat. La question pour nous est de savoir si l’information que nous délivrons au jour le jour ou à l’occasion de synthèses comme celle que nous vous avons présentée les 10, 11 et 12 juin dernier dans nos pages consacrées à la région est bien de nature à rendre compte de la complexité des enjeux et de la valeur des arguments développés par les partisans et les opposants au projet.

Ces derniers ne le pensent pas et nous le reprochent parfois avec vigueur. À titre d’exemple (et de résumé), ce courriel qui nous est adressé par Simon Charbonneau, juriste, universitaire et partisan déclaré de la décroissance, assez remonté contre la ligne éditoriale de « Sud Ouest » concernant les projets pharaoniques de LGV. « L’information diffusée sur ce dossier est complètement déséquilibrée dans la mesure où seuls les défenseurs institutionnels d’un projet digne des Trente Glorieuses apparaissent en première page. Aucune information n’est publiée à page équivalente sur l’existence d’une opposition citoyenne à ce projet ruineux pour la collectivité dans le sud du département de la Gironde et en Pays basque. Ce déséquilibre donne l’impression d’une pure et simple opération de propagande en faveur du projet défendu par les grands élus et les Chambres de commerce au nom d’une idéologie obsolète du progrès technique. » De son côté, Philippe Barbedienne, de la Sepanso, nous reproche vertement de minorer la contestation girondine : « Manifestement, pour « Sud Ouest », les LGV intéressent toute la région mais le tracé girondin fait exception, puisque ce qui se passe autour de lui, surtout si ça ne va pas dans le sens de la pensée dominante, ne concerne plus que les pages Sud-Gironde. »

Directeur de l’information de « Sud Ouest », Patrick Venries reconnaît que « l’expression directe des opposants peut paraître limitée dans son volume par rapport aux informations que nous donnons régulièrement sur le projet. Toutefois, fait-il remarquer, jamais l’opposition n’a été ignorée et ses motivations ont été clairement exposées. Dans la série que nous avons proposée la semaine dernière, il en a été question chaque jour. Cependant, il est vrai aussi que le journal s’est effectivement engagé derrière ce projet qui, entre autres effets, propose une alternative intéressante au tout routier. Et n’oublions pas qu’il y a à « Sud Ouest » une tradition de fort intérêt pour les questions d’aménagement et d’équipement. Toutefois, il faut admettre que tous ne présentent pas le même intérêt et je comprends que l’on soit plus circonspect sur un dossier comme celui de l’A 65. »

La polémique instaurée autour de la LGV n’est pas vaine. Au-delà de ses aspects technique et économique, elle pointe Lire la suite

Sud Gironde : La mobilisation anti-LGV s’organise autour des élus

sudouest.com, Barnabé Chaix, le 18 Juin 2009

La mobilisation anti-LGV s’organise autour des élus

LANGON. La plupart des élus dont les communes seraient traversées par la Ligne à grande vitesse sont contre le projet, encouragé par les riverains qui apprécient le nécessaire soutien

Ils s’y étaient engagés la semaine passée, lors de la réunion publique contre la Ligne à grande vitesse (LGV) qui pourrait bientôt traverser le Sud-Gironde : une trentaine de membres du comité anti-LGV, regroupant diverses associations, se sont rassemblés hier à 14 heures devant la sous-préfecture de Langon afin de manifester leur soutien aux élus qui s’opposent aussi au tracé qui prend forme.

Ces derniers étaient réunis à partir de 14 h 30 dans la sous-préfecture dans le cadre d’un comité consultatif d’élus de la bande d’étude afin de se voir exposer les possibilités de mixité de la LGV avec du fret et du trafic régional, mixité demandée par les élus locaux.

« Amadouer les élus »

« On étudie nos requêtes comme pour nous amadouer mais nous n’y croyons pas vraiment », explique le conseiller général de Captieux Jean-Luc Gleyze. Pourtant, Daniel Province, directeur des infrastructures et des transports à la Région, veut croire qu’une desserte interrégionale grâce à la LGV sera possible pour les gares de Mont-de-Marsan, Dax, Bayonne et peut-être Captieux et Agen.

« L’autre problème, explique Jean-Luc Gleyze, c’est la division entre élus et associations lors des consultations, qui nous empêche de porter une parole commune et favorise un report de responsabilité sur les élus. » Si les élus ne veulent pas être tenus à l’écart du projet, ils doivent participer aux consultations et accusent Réseaux ferrés de France (RFF) de se servir de leur présence. Ce qui a valu à Étienne Picher, responsable du pôle RFF de Bordeaux en charge du projet de LGV entre Bordeaux et l’Espagne, d’être interpellé par la conseillère générale de Villandraut, Isabelle Dexpert : « Ne cherchez pas à faire croire que vous avez l’aval des élus locaux simplement parce que nous participons à vos réunions ! »

« Fabrique de consentement»

Autour d’eux, les manifestants acquiescent. « On nous vend, de force, quelque chose de très cher, s’indigne Philippe Barbedienne, directeur régional de la Sepanso, un collectif d’associations de protection de l’environnement. Ce débat public est un contre-exemple de démocratie participative. » « Ce n’est pas de la concertation, commente son voisin, c’est de la fabrique de consentement. »

« Les élus sont mandatés par la nation, répond Daniel Province, ils doivent respecter les décisions de la nation. Ils ne sont pas contents, mais quand une décision est prise, il faut avancer. Ils ont compris que le tracé le plus à l’ouest, qui traverse les Landes, est le plus logique. » « On avait l’impression que tout était verrouillé, Lire la suite

LGV : Pour le train, contre la très grande vitesse

sudouest.com, Barnabé Chaix, le 13 Juin 2009

Pour le train, contre la très grande vitesse

PRÉCHAC. Les antis-LGV continuent leurs réunions de mobilisation pour rallier les élus des communes qui devraient être traversées par les trains à très grande vitesse

Tandis que les tergiversations vont bon train, sans mauvais jeu de mot, quant au tracé de la future Ligne à grande vitesse (LGV), qui placera Bordeaux à deux heures de Paris et desservira Toulouse et Bayonne, les opposants au projet se coordonnent et organisent des réunions publiques le long du parcours supposé des rails tant redoutés par les populations locales.

En effet, si ce projet soulève l’approbation générale tant à Paris qu’à Bordeaux, Toulouse ou Bayonne, les communes qui doivent être traversées par la LGV sans être desservies voient d’un mauvais oeil la diminution de leur qualité de vie sans contrepartie.

Après Saint-Médard-d’Eyrans, Saint-Michel-de-Rieufret et Saint-Léger-de-Balson – à l’initiative des élus – c’était au tour de Préchac d’accueillir, jeudi dernier dans sa salle polyvalente, le collectif d’associations en lutte contre les desseins qui prennent forme sous le nom de Grands projets Sud-Ouest (GPSO).

Une «triple catastrophe»

Divisé en quatre parties, l’exposé des anti-LGV a été entamé par Philippe Delpech avec une présentation du projet et des acteurs. Ce membre de l’association Landes Graves Palus environnement (LGPE) a notamment insisté sur les méthodes « calculatrices de Réseau ferré de France (RFF) utilisées entre autres pour exproprier », après qu’il eut mentionné la catastrophe que représente le projet sur le plan environnemental, humain et financier.

Des arguments qui ont été développés ensuite, d’abord par le président de l’Association de défense du Pays brédois, Lionel Bretonnet. L’expert-comptable de formation s’est lancé dans le périlleux exercice de jongler avec les milliards du budget annoncé, estimant après plusieurs calculs complexes que « la crise et le manque de rentabilité de ces lignes pourraient entraîner un coût, beaucoup plus important que les quelque 15 milliards d’euros annoncés. Presque 40 milliards d’euros. »

Contre la très grande vitesse

Le directeur régional de la Sepanso (Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) a ensuite pris la parole pour la partie environnementale de l’argumentaire. Philippe Barbedienne a durement vilipendé le mépris de RFF pour les territoires et les populations concernées, tout en précisant que la Sepanso ne se positionnait pas contre le rail mais contre Lire la suite

Dans le Béarn, Total expérimente l’enfouissement du gaz carbonique

lemonde.fr, Michel Garicoïx, le10 juin 2009

Dans le Béarn, Total expérimente l’enfouissement du gaz carbonique

C’est une première en France. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques vient d’autoriser Total à stocker du CO2 dans le sous-sol béarnais. L’expérience menée autour de Pau met à profit les sites du bassin gazier de Lacq et le savoir-faire accumulé par la société et ses prédécesseurs, dont Elf.

Depuis des mois, le groupe pétrolier travaille sur ce projet « parce que c’est notre responsabilité de prévenir le réchauffement climatique« , souligne Jean-Michel Gires, directeur développement durable de Total. L’autorisation préfectorale va permettre d’exploiter un « pilote industriel de captage de CO2 », gaz qui sera transporté par pipeline depuis le complexe de Lacq et stocké géologiquement via un puits à Jurançon.

Ce pilote expérimental est constitué d’une chaudière qui, à Lacq, brûle le gaz ou méthane et dégage de la vapeur. En introduisant de l’oxygène à la place de l’air, on peut par oxycombustion capter les fumées et du CO2.

Purifié et déshydraté, ce gaz est transporté par des conduites existantes jusqu’à un ancien réservoir souterrain à la chapelle de Rousse. Total met là à contribution des roches poreuses profondes qui, autrefois, contenaient du gaz naturel : elles sont à même de stocker un CO2 qui, ainsi, ne partira pas dans l’atmosphère. Le gaz est alors enfoui, isolé et confiné à moins 4 500 mètres entre des argiles étanches.

RECOURS EN ANNULATION

La chaudière a démarré le 26 mai et la première injection est prévue pour fin juin. « Cette expérience devrait permettre d’emmagasiner 50 000 tonnes de CO2 en deux ans, chiffre M. Gires, et de vérifier si cette option, est valide. Dans ce cas, nous pourrions atteindre une dimension industrielle à l’horizon 2017. »

Pour l’heure, l’opération menée dans le Béarn est un pilote de démonstration réduit au dixième qui a été précédé d’une concertation publique depuis plusieurs mois avec notamment une enquête publique et la mise en place d’une commission locale d’information et de suivi (CLIS).

« Notre essai est regardé avec attention au-delà des frontières, par exemple au Canada, en Russie ou au Moyen-Orient », détaille M. Gires. De bons résultats dans le Béarn pourraient amener des applications ailleurs, par exemple aux Pays-Bas ou en Ile-de-France, où l’on peut envisager de dissoudre le CO2 dans les couches profondes où se trouve de l’aquifère salin.

L’autorisation a été délivrée pour deux ans avec une période de surveillance des sites de trois ans. Et c’est bien ce qui inquiète des associations comme la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso) ou Coteaux du Jurançon environnement.

Elles comptent déposer un recours en annulation contre l’arrêté et envisagent de saisir Lire la suite

Lacq : Feu vert au projet Total de stockage souterrain de CO2

France Nature Environnement, Sepanso Béarn, Côteaux du Jurançon, Communiqué de presse, le 28 mai 2009

Feu vert au projet Total de stockage souterrain de CO2

Les associations vont saisir la justice

La société Total vient d’obtenir l’autorisation d’enfouir 120000 tonnes de C02 pendant deux ans, sur Ie site industriel de Lacq (Pyrénées-Atlantiques). Les associations déposent un recours.

La stratégie du Shadok ?

Pour Total, lutter contre les émissions de gaz à effet de serre est très simple : il suffit de pomper ! Malheureusement les choses ne sont pas aussi simples et la technique de Capture et de Stockage de Carbone présente plusieurs risques inacceptables :

La CSC est énergivore : Le rapport parlementaire de M Birraux du 3 mars 2009 note sur ce point: « Le CSC est d’ailleurs présenté comme une technologie de l’énergie, alors qu’en soi, il ne procure aucun apport nouveau d’énergie (. ..) il induit au contraire une consommation supplémentaire d’énergie ». La CSC utilise en effet de l’énergie pour les opérations de capture, de transport et d’injection souterraine.

La CSC est polluante : cette technologie a pour raison première Ie développement des centrales thermiques au charbon à I‘heure ou il faut au contraire développer les sources d’énergies renouvelables, les économies d’énergie et l’efficacité énergétique. Le rapport Birraux note que la CSC « conforte aussi l’utilisation des énergies carbonées dans les pays qui les importent avec même le risque d’accroître leur dépendance énergétique, puisque l’implantation d’un dispositif de CSC impose un supplément de consommation d’énergie » ;

La CSC présente des risques pour l’environnement : L’enfouissement industriel de carbone sous terre présente des risques pour la santé et l’environnement qui ne sont pas maîtrisés. Aucune expertise indépendante et contradictoire n’a été financée à ce sujet. Total a préféré faire appel au BRGM qui …  est engagé en faveur de la CSC !

La CSC est coûteuse : Elle peut « doubler Ie coût de fonctionnement d’une centrale et, par conséquent, aboutir a une augmentation du coût de l’électricité de 21 à 91% » (cf. rapport Greenpeace « Faux espoir » de mai 2008).

La CSC est tardive : ainsi que Ie précise Ie PNUE : « Le CSC arrive beaucoup trop tard sur Ie champ de bataille pour aider Ie monde a éviter Ies changements climatiques ». Rappelons que les industriels eux-mêmes rappellent que la CSC ne sera pas opérationnelle avant 2030. Or, il nous faut réduire drastiquement nos émissions de GES dès 2015….

La CSC n’est pas viable : selon l’Agence internationale de l’énergie, Lire la suite

Ours dans les Pyrénées : l’Europe à la rescousse

sud-ouest.com, Patrice Sanchez, le 28 Mai 2009

ENVIRONNEMENT. Plusieurs associations pyrénéennes saisissent l’Europe dans le but d’imposer à la France une meilleure protection de l’ours

Ours dans les Pyrénées : l’Europe à la rescousse

Plusieurs associations du massif pyrénéen, dont la Sepanso Béarn, rassemblent leur force pour exiger une meilleure protection de l’ours. Elles montent actuellement un dossier dans le but de saisir les autorités européennes. Leur cible : l’État français.

Cette action fait suite à une première procédure européenne engagée, l’année dernière, par le Fiep et la Sepanso. Leur constat consistait déjà à dire que la France n’était pas efficace dans sa gestion de population ursine mais, cette fois, dans les Pyrénées occidentales. Une première réponse vient tout récemment de tomber. On apprend ainsi que l’État français est actuellement interrogé sur la situation.

Un fiasco

« On peut parler de fiasco en ce qui concerne les réintroductions de 2006 », estime l’Oloronais Jean Lauzet, spécialiste de l’ours à la Sepanso, qui vient de cosigner un ouvrage de référence sur l’ours brun.

« Deux ours sur cinq sont déjà morts. En 1996, on en était à un sur trois. On attend une condamnation claire de la part de l’Europe pour que des mesures soient prises. La France se contente de lâcher des ours mais ne fait rien ensuite pour les protéger. »

Pour ce montagnard qui a passé, par passion, une vingtaine d’années à suivre les traces des ours à travers le vieux continent, l’avenir du plantigrade en Béarn est, plus que jamais, sérieusement compromis si rien n’est fait. Son évaluation est sans appel.

À l’entendre, contrairement aux explications officielles, plus un seul ours ne patrouille chez nous la plupart du temps.

« Pour moi, quatre ours en Béarn, c’est faux. Aspe Ouest est en Espagne. Néré aussi le plus souvent. Le petit de Cannelle, du côté de Cauterets. Quant à Camille, je suis quasi certain qu’il est mort, même si les Espagnols prétendent le contraire. »

Comme à chaque fin d’hiver, le militant de la Sepanso est parti sur les traces des plantigrades.

« Cette année, c’est déprimant. Je suis tombé sur la première trace le 12 mars. C’était tôt. Mais plus rien jusqu’au 19 mai. C’est la première fois en quinze ans que je constate une telle situation. »

Manque de femelles

Pourquoi les fauves déserteraient-ils notre département ? Tout simplement parce que ces mâles recherchent la compagnie de femelles. Et depuis la mort de Cannelle, la dernière de souche locale qui vivait entre Aspe et Ossau, les autres ont plutôt choisi la Haute-Garonne et l’Ariège comme lieux de villégiature.

« Les scientifiques considèrent qu’il faut renforcer le noyau occidental de 5 ou 6 femelles. Il faut donc réintroduire deux femelles en Béarn. C’est le minimum. Sans cet effort, on peut légitimement penser que l’ours n’existera bientôt plus dans les Pyrénées », considère Jean Lauzet.

Les prochaines réintroductions d’ours pourraient avoir lieu en 2010. Mais nul n’en connaît encore le niveau.

Combien vaut la peau de l’ourse Cannelle ?

sudouest.com, Gwenaël Badets, le 14 Mai 2009

URDOS 64. Le chasseur René Marquèze qui avait abattu l’ourse d’un coup de fusil lors d’une partie de chasse est jugé en appel. Dix associations de protection de l’environnement ainsi que l’Etat se sont constituées parties civiles et réclament, au total, 214 000 euros

214 000 euros demandés au chasseur pour la mort de l’ourse Cannelle

La Cour d’appel de Pau a examiné ce jeudi matin le cas du chasseur René Marquèze, qui a tué l’ourse Cannelle le 1er novembre 2004, d’un tir au fusil. Il avait été relaxé en première instance le 21 avril 2008 par le tribunal correctionnel de Pau.

La Cour d’appel doit désormais déterminer si René Marquèze a une responsabilité civile dans la mort de l’espèce protégée et s’il doit payer des dommages et intérêts. Dix associations de protection de l’environnement ainsi que l’Etat se sont constituées parties civiles et réclament, au total, 214 000 euros.

L’arrêt sera rendu le 10 septembre 2009.

L’article paru ce matin:

Relaxé il y a plus d’un an par le tribunal correctionnel de Pau, René Marquèze n’en a pas fini pour autant d’être poursuivi par le fantôme de Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne, qu’il avait abattue d’un coup de fusil lors d’une partie de chasse au sanglier, le 2 novembre 2004 en vallée d’Aspe.

Le chasseur d’Urdos comparaît aujourd’hui devant la cour d’appel de Pau, qui juge l’aspect civil de l’affaire. Le parquet général n’ayant pas interjeté appel de la relaxe prononcée le 21 avril dernier (pour destruction d’espèce menacée), René Marquèze n’encourt plus de sanction pénale.

Les parties civiles (des associations de défense de l’environnement et l’Agence judiciaire du Trésor, pour le compte de l’État) lui réclament en revanche de lourds dommages et intérêts : plusieurs dizaines de milliers d’euros au total.

Absent à l’audience

En fait de « comparution », René Marquèze ne sera pas physiquement présent devant ses juges et ses adversaires. Le chasseur ne viendra pas, annonce l’un de ses avocats, Me Thierry Sagardoytho.

À la veille de l’audience, celui-ci se voulait « plutôt confiant ». Lire la suite

PA : des associations interpellent les institutions en vue du SDAGE

sudouest.com, Odile Faure, le 5 Mai 2009

PYRÉNÉES-ATLANTIQUES. Un collectif d’associations interpelle les institutions en vue du schéma directeur

SOS eau vivante

D’après les associations, la politique de l’eau actuelle est « curative » pas « préventive ».

Le Sdage. Sous ce nom barbare qui signifie schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau, se cache toute la politique régionale de l’eau : construction de barrages, lutte contre les pollutions agricoles et industrielles et, bien sûr, tarifs de l’eau du robinet. Cette politique est décidée par le comité de bassin Adour-Garonne, une sorte de parlement de l’eau, qui couvre 26 départements, de la Corrèze à la Haute-Garonne, en passant par les Pyrénées-Atlantiques.

Le comité Adour-Garonne, comme tous les comités de bassins français, a l’obligation de mener une consultation dans le cadre de la Directive Eau. Cette directive oblige les états membres à parvenir à un bon état des eaux d’ici 2015 avec dérogation possible en 2027. Les objectifs pour y arriver doivent être consignés dans le Sdage, signé en décembre 2008.

Prévenir plutôt que guérir

Après le public, consulté en septembre dernier, arrive le tour des institutions : Conseil général, Chambre d’agriculture, Chambre de commerce et d’industrie, associations, etc.

Elles doivent rendre leurs observations d’ici lundi prochain. Le collectif Cap’Eau a donc plus que quelques jours pour agir et faire ses contre-propositions. Hier, à la Maison de la nature et de l’environnement, trois de ses représentants ont invité la presse pour présenter leurs idées sous forme d’une plaquette très documentée, riche de 13 fiches « réflexe ».

Sur chaque fiche, un constat est dressé, suivi des propositions et enfin du témoignage d’un acteur qui fait « autrement ».

Ainsi les thèmes des zones humides, de la morphologie des cours d’eau et hydroélectricité, de l’agriculture biologique, de l’irrigation, de la neige artificielle, du prix de l’eau et de la gouvernance sont abordés de façon détaillée. (1)

« Aujourd’hui, pour la zone Adour-Garonne, nous sommes à 50 % du bon état des eaux, c’est très peu », explique Michel Rodes de la Sepanso. « Nous avons voté à l’Agence de l’eau une augmentation de la redevance pour améliorer la qualité des eaux. On a voté mais nous pensons qu’il faut avant tout faire du préventif plutôt que du curatif ! Par exemple, favoriser l’agriculture biologique, Lire la suite

Agglo bordelaise : La place de l’arbre après la tempête

Sud-Ouest, Patrick Faure, le 24 Avril 2009

LE POINT DE VUE DES ÉCOLOGISTES, NATURE. La tempête du 24 janvier dernier, dix ans après celle de 1999, incite à réfléchir sur la place de l’arbre

L’autre meilleur ami de l’homme L’arbre des Gaulois Les cousins d’Amérique La démarche vertueuse

Le bureau de Gérard Jehl, responsable du service environnement et paysages de la Ville de Talence, est encombré de bouteilles plastiques découpées : « Ce sont des pièges à frelons asiatiques, prêts à installer. » Toutes les communes luttent désormais contre ces redoutables prédateurs d’abeilles.

Mais une autre actualité s’impose. Comme sur l’ensemble de la région, la tempête du 24 janvier dernier a laissé d’importantes cicatrices dans le paysage. À Talence, une centaine d’arbres ont été abattus dans le bois de Thouars, les parcs ou chez les particuliers. D’autres communes (voir ci-contre) ont connu des dégâts plus importants encore.

Reboisement naturel

En ville pour l’agrément, à la campagne pour l’exploitation, la question se pose désormais du devenir de l’arbre, sachant qu’avec le réchauffement climatique et les dérèglements qui en découlent, les intempéries se multiplieront.

« Désormais, nous travaillons beaucoup sur le reboisement naturel : rien de tel que le gland tombé du chêne, explique Gérard Jehl. Il faut deux ou trois ans pour rattraper le déficit de taille (NDLR : par rapport à l’achat en pépinière), mais les végétaux s’ancrent mieux dans le sol. La tempête de 1999 avait déraciné beaucoup de vieux arbres, la dernière en a surtout cassés. » Les feuillus, plus trapus ont tendance à mieux résister.

« Après 1999, nous avions replanté 700 arbres dans le bois de Thouars : chênes, châtaigniers, charmes, qui sont des espèces locales. Depuis 2000, la réflexion a évolué et nous échangeons avec les collègues des communes voisines. C’est vrai que nous avons souvent des terrains très argileux qui retiennent beaucoup d’eau l’hiver, ce qui ne facilite pas l’enracinement. Il faut donc privilégier le reboisement naturel et la diversité », conclut le responsable talençais, Gérard Jehl.

La diversité

Les scientifiques estiment qu’outre les espèces locales, les parcs pourraient accueillir avantageusement des chênes rouges d’Amérique, lesquels présentent par ailleurs un véritable intérêt esthétique.

À la Ligue de protection des oiseaux (LPO), Yann Toutain rappelle la nécessité d’essences locales d’arbres et de fleurs : « Cela aide le sol et les insectes, donc nourrit les oiseaux et l’on retrouve ainsi une chaîne alimentaire complète. »

Bernard Barbeau, premier adjoint au maire de Saint-Aubin-de-Médoc et sylviculteur, évolue quant à lui sur une commune de 3 500 hectares dont 2 800 couverts de forêts. 400 hectares appartenant à la commune sont gérés « en production » avec l’Office national des forêts (ONF).

« Ce pourrait être une manne s’il n’y avait pas le gel, les incendies, les tempêtes… Les feuillus ont été moins touchés en janvier, car ils n’avaient pas de feuilles. »

Paysages de demain

« Il ne faut surtout pas baisser les bras devant ces tempêtes. En plantant un arbre aujourd’hui, nous dessinons le paysage de demain, pour nos enfants et nos petits-enfants. Lire la suite

Le Bugue : La scierie refait parler d’elle

Sud-Ouest, NL, le 14 Avril 2009

LE BUGUE. L’entreprise a repris son activité le 1er avril. La Sepanso s’y oppose fermement

La scierie refait parler d’elle

À croire que cette histoire n’en finira jamais. Cela pourrait être le Dallas de la Dordogne, certes moins ancien mais tout aussi fourni en épisodes et rebondissements.

La scierie du Bugue, qui appartient désormais au groupe Gascogne dont l’ancien patron Jean-Luc Imberty est actionnaire à hauteur de 5 %, semble avoir repris son activité depuis le 1er avril. « À cette date, la Sepanso (1) a été informée que la scierie avait repris son activité de sciage de billes de pins », explique Michel André, vice-président de l’association écologiste, pour la Dordogne. « Sur place, le lendemain, nous avons constaté que la scierie était en fonctionnement ». Et il poursuit : « Les services de l’État et le maire du Bugue nous ont informés qu’une demande d’autorisation de reprise d’activité avait été adressée à la préfecture par le groupe Gascogne à la mi-mars 2009. »

« Autorisation illégale »

En fait, selon la Sepanso, il semblerait que la Direction régionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement (Drire) ait émis une autorisation acceptée par la préfecture « pour permettre à l’exploitant de faire des essais afin d’évaluer les émergences de bruit ». Une autorisation que la Sepanso juge « totalement illégale et contraire à l’arrêté préfectoral du 16 juin 2003, refusant la demande d’autorisation d’exploiter ».

Nouvelle bataille judiciaire ?

Le 30 mai 2006, la cour d’appel de Bordeaux condamnait Jean-Luc Imberty à 6 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour exploitation d’installations classées sans autorisation.

« Il a pollué en toute impunité l’environnement, détérioré la qualité de vie des riverains et des sportifs », remarque Michel André. Il ajoute : « Qu’ils veuillent maintenir et préserver leurs activités dans la filière bois, nous n’y sommes pas opposés. Mais, Lire la suite

Lacq : opposition au projet de captage du CO2 de Total

novethic.fr, Alain Chauveau, le 2 avril 2009

Lacq : opposition au projet de captage du CO2 de Total

Total se prépare à tester dans le bassin de Lacq un projet de captage et de stockage géologique du CO2. Les enjeux sont énormes, tant du point de vue technologique, qu’économique. Mais l’acceptation locale ne va pas de soi et les riverains les plus exposés restent opposés au projet.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE),  le captage et le stockage géologique du CO2 (CSC) pourrait contribuer à diminuer de près de 20 % les émissions de CO2 mondiales d’ici 2050. De nombreux projets pilotes de CSC sont déjà développés, dans le monde entier, par les multinationales du pétrole (ExxonMobil, Shell, Statoil, Total…). Mais, le CSC est une technique qui devra surmonter de nombreuses difficultés pour être opérationnelle : en particulier, l’acceptation locale de ce procédé mal connu sera déterminant.
Le projet pilote de Lacq et la concertation

Annoncé officiellement en février 2008, le projet de captage du CO2 piloté par Total sur le site béarnais de Lacq est une première en France.  Total va tester sur ce site une nouvelle technologie, dite de l’oxycombustion, développée avec Air Liquide. Le CO2 sera ensuite transporté sur 27 km par gazoduc. Enfin, le stockage sera réalisé dans un champ de gaz existant, aujourd’hui déplété (c’est-à-dire où la majorité du gaz a déjà été produit) à Jurançon. L’investissement est de 60 millions d’euros pour ce projet, qui doit permettre à Total d’acquérir un savoir-faire unique en matière de captage de CO2…et d’exporter cette compétence.
Mais pour certains riverains proches du lieu de stockage, le  puits de Rousse, situé  dans les vignes de Jurançon, ce choix est une « aberration ». Alain Castinel, coordinateur développement durable chez Total s’en défend : « Devant une nouveauté technologique et réglementaire, il fallait que nous mettions en place des moyens de concertation qui permettent à tout le monde de comprendre le projet. Nous avons commencé par une étude de contexte pour identifier les parties-prenantes, entendre ce qu’elles attendaient, leur craintes et leur expliquer le projet. Puis nous avons formé les responsables techniques du projet sur le site à la concertation. Nous avons également, et c’est une nouveauté, édité une Charte de concertation« . La phase de concertation proprement dite a commencé en novembre 2007, avec trois réunions publiques d’informations organisées par Total à Jurançon, Pau et Mourenx.

Questions sans réponses

En avril 2008, une commission locale d’information et de suivi du projet (Clis), née de la concertation, est créée par le préfet. Composée d’élus, de représentants de l’administration, d’associations, de Total et de personnalités qualifiées, elle a été présidée par le professeur Claude Miqueu, élu des Hautes-Pyrénées. De juillet à septembre 2008, une enquête publique est lancée sur le projet et donne son accord en octobre. Selon Claude Miqueu : « Le travail fait dans la CLIS a permis d’apaiser les tensions, de faire circuler l’information et  d’être dans la transparence« . De plus, ajoute-t-il : « N’oubliez pas que le territoire a une culture du risque, que la prospérité locale est née du sous-sol « . L’acceptation sociétale et administrative lui semble donc probable.

Mais deux associations environnementales, Coteaux de Jurançon Environnement et la SEPANSO, soutenues par France Nature Environnement, écrivent au Président de la République pour demander un débat public sur la technique du CSC, et mandatent le cabinet d’avocats Huglo-Lepage, au cas où l’autorisation préfectorale était donnée, pour l’attaquer devant le tribunal administratif. Elles dénoncent en effet Lire la suite

SEPANSO 40 : Il faut appliquer le principe pollueur-payeur

Sud-Ouest, Emma Saint-Genez, le Mercredi 8 Avril 2009

NVIRONNEMENT. Avec Cap’Eau, collectif d’associations pour la gestion de l’eau en Adour-Garonne, la Sepanso (1) des Landes se mobilise pour améliorer le schéma en gestation

« Il faut appliquer le principe pollueur-payeur »

« Sud Ouest ». Quels sont les dossiers qui vous occupent en ce moment ?

Georges Cingal. Le gros dossier de l’année 2008 a été la préparation du Schéma directeur d’aménagement et gestion de l’eau (SAGE) en Adour-Garonne. Nous arrivons à la dernière étape et comme l’union fait la force, nous avons produit un document important avec CAP’Eau, un collectif d’associations pour la gestion de l’eau qui regroupe aussi bien des associations de protection de la nature, que l’UFC Que choisir ou des fédérations d’agriculteurs. Nous remettrons ce document à toutes les parties prenantes : élus, chambres consulaires, fédérations de pêche… Une remise officielle aura lieu le 26 avril à Mont-de-Marsan.

Quelles sont vos préconisations ?

D’abord l’application rigoureuse du principe pollueur-payeur. Les gens qui consomment de l’eau et pénalisent l’environnement, les agriculteurs notamment, demandent toujours plus sans être prêts à payer. Ces arrosages s’accompagnent de produits chimiques que l’on retrouve dans les cours d’eau superficiels. Nous demandons une meilleure gestion des sols parce que séparer la gestion de l’eau de celle de la terre est anti-écologique.

Nous ne sommes pas du tout d’accord avec le projet tel que présenté par l’agence de l’eau Adour-Garonne. J’affirme même que nous avons là le plus mauvais SDAG de France ! Cela va se terminer au tribunal administratif s’ils restent sourds à nos demandes.

La Semaine du développement durable vient de s’achever.

Un concept à la mode selon vous, ou le symbole d’une réelle prise de conscience ?

Nous travaillons sur ce concept depuis les années 70. Le développement durable est une religion. Il y a ceux qui la pratiquent parce qu’ils croient en ses fondamentaux, et les autres qui la pratiquent aussi parce que cela les arrange et que cela leur poserait des problèmes économiques de ne pas s’en soucier. En ce moment, nous sommes en train de nous bagarrer sur les fausses publicités qui vendent des produits écologiques, alors qu’ils ne le sont pas ! Des voitures, des détergents… Un petit coup de peinture « développement durable » et ça roule !

Or l’écologie suppose une analyse du produit de son berceau à sa tombe. C’est pour cela que lorsque nous entendons Nicolas Sarkozy dire que le nucléaire fait partie du développement durable, nous lui adressons un carton rouge !

Quels autres dossiers vous occuperont cette année ?

La dépollution des paysages landais. Nous voulons éliminer toutes ces affiches redondantes et dégradantes. Là encore, c’est une affaire de gros sous. Le problème en France est que si l’on regarde de près, 90 % des lois prévoient une dérogation. Les publicités autorisées à partir du panneau d’agglomération voient souvent le périmètre réglementaire agrandi parce qu’elles permettent aux communes d’encaisser des redevances locales.

Vous estimez que la crise n’épargne pas votre action.

C’est-à-dire ? Lire la suite

Gérard Charollois : Pour en finir avec la chasse

Sud-Ouest, NC, le 31 Mars 2009

NATURE. Le magistrat Gérard Charollois signe un ouvrage dénonçant « cette agression »

« Pour en finir avec la chasse »

Le titre n’y va pas par quatre chemins : « Pour en finir avec la chasse. » L’auteur n’est autre que Gérard Charollois, président départemental de la Sepanso, président national de la Convention Vie et Nature pour une Écologie radicale, et également juge au Tribunal de grande instance de Périgueux. Il a dédicacé son ouvrage vendredi dernier à la librairie Marbot, à Périgueux.

« C’est un livre d’amour pour la nature et pour la défense des êtres vivants. La chasse, comme la tauromachie, est une agression morale. L’homme ne tue pas par nécessité, mais par jeu ».

Et le magistrat poursuit, comparaisons à l’appui : « En France, on n’arrive pas à faire évoluer le droit de la chasse. La plupart des pays européens ont aboli la chasse à courre et ont limité le nombre des espèces qu’on peut chasser. Il est de l’ordre d’une quinzaine, alors que chez nous, il y en a 95. »

Pression des chasseurs

Pour Gérard Charollois, cette situation est due à la pression des chasseurs et « à la puissance des structures corporatistes qui pèsent sur l’État ». Mais il tient à les relativiser. « Les chasseurs ne représentent que 2 % de la population ».

Croit-il pour autant que son ouvrage va faire changer les choses ? Lire la suite

Communiqué – Le CET d’Audenge : le « Contre-Modèle »

Communiqué de Presse, le 18 mars 2009, Vigidécharges Audenge Marcheprime, SEPANSO Gironde

Le Centre d’Enfouissement Technique d’Audenge : le « Contre-Modèle »

Le déroulement des opérations prévu après fermeture du CET d’Audenge

Grâce à leur implication passée sur ce dossier CET d’Audenge, Vigidécharges Audenge Marcheprime et la SEPANSO Gironde ont été intégrées au comité de pilotage créé par l’équipe municipale, ce qui nous permet de :

– suivre l’étude complète du CET réalisée par un bureau d’étude délégué ANTEA

– donner notre avis sur les différents scénarii de réhabilitation proposés

– veiller au bon déroulement des travaux

La première réunion de lancement de l’étude a eu lieu fin novembre 2008.

Le dépôt de bilan d’EDISIT a changé la donne

Le dépôt de bilan de la société EDISIT a constitué un évènement majeur en ce début d’année perturbant le schéma annoncé des opérations. La société EDISIT qui avait déjà abandonné le centre depuis plusieurs semaines, s’exempte ainsi:

– des travaux de fermeture des derniers casiers (au moins 1,5 millions d’euros)

– de la post-exploitation (350 000 euros/an sur 30 ans) dont elle avait la charge.

L’actuelle municipalité avait formulé depuis plusieurs mois des demandes auprès de la préfecture pour que des mesures soient prises à l’encontre de l’entreprise exploitante pour qu’elle dépose les garanties financières en prévision d’une éventuelle liquidation. Or ce n’est qu’après le dépôt de bilan de la société EDISIT le 22 janvier 2009 que la préfecture entame les démarches pour faire assumer cette situation à la commune d’Audenge, ce qui aurait pour effet la mise sous tutelle de la commune.

En effet la commune d’Audenge est titulaire de l’arrêté d’exploitation c’est-à-dire le responsable « légal » malgré l’exploitation par une société privée. Elle se voit aujourd’hui en charge d’assumer dans un premier temps les travaux de fermeture d’urgence des trois casiers encore ouverts, les travaux de connexion aux réseaux de récupération des biogaz et des lixiviats et les travaux de couverture, puis assurer la post-exploitation sur 30 ans et enfin assurer la réhabilitation complète du site pour stopper les pollutions qui en émanent.

Conséquences immédiates

Les audengeois se retrouvent donc confrontés à une situation critique autant par les nuisances générées par l’abandon du site que par un surcoût financier annoncé.

Le rôle des associations

Les associations ont pour objectif de veiller à:

une véritable réhabilitation du CET d’Audenge pour préserver les habitants et l’environnement du Bassin d’Arcachon.

la réalisation d’un futur centre de valorisation et de traitement des déchets exemplaires uniquement dédié à notre territoire.

la mise en place d’une politique de gestion durable des déchets sur le Bassin d’Arcachon et le Val de l’Eyre ayant pour but de diminuer significativement les déchets à la source.

Dans le dossier du C.E.T. d’Audenge, les associations ont été intégrées à ce travail de suivi par la nouvelle équipe municipale. Nous attendons les conclusions du bureau d’étude ANTEA pour émettre nos conclusions par rapport à l’exploitation du site, ses dysfonctionnements et mener des recommandations et actions en conséquence.

Cependant, nous attendons toujours la Commission d’Information et de Surveillance (CLIS) où nous siégeons, pour faire le bilan de l’année 2007 et qui devait avoir lieu en 2008. Les courriers Lire la suite

Sud Gironde : Les LGV font l’unanimité contre elles

Sud-Ouest, Axelle Maquin-Roy, le 7 Mars 2009

Les LGV font l’unanimité contre elles

SAINT-MICHEL-DE-RIEUFRET. Une nouvelle réunion d’information a été organisée. Chacun a pu faire part de sa position ou y a été contraint

Lancée à l’initiative de Marc Gauthier, maire de Saint-Michel-de-Rieufret et de la coordination des associations de vigilance LGV (LEA, LGPE, Trait d’Union) associée à la Sepanso, la réunion d’information sur les LGV Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne a pour le moins mobilisé.

Parmi l’assistance nombreuse, beaucoup d’élus concernés par les hypothèses de tracés. Si certains ont d’emblée fait part de leur position sur les projets, d’autres ont été quasi sommés de le faire par l’auditoire. Morceaux choisis.

Hervé Gillé, conseiller général PS de Podensac.

« Je suis d’abord là en situation d’écoute. Mais sur l’intérêt du projet vers Toulouse, je suis sur un a priori plutôt négatif, au regard des coûts. Je ne dispose cependant pas de tous les tenants et aboutissants. Sur la ligne Bordeaux-Espagne, plus logique, je suis plus favorable au tracé direct sur les voies actuelles. Mon deuxième souci, c’est le financement et la sollicitation des collectivités locales et territoriales. Comment peut-on nous demander de financer, au Conseil général, quand en même temps le comité Balladur prévoir de retirer aux Départements la clause de compétence générale pour financer des projets justement hors de nos compétences. »

Christian Tamarelle, président de la Cdc de Montesquieu et maire PS de Saint-Médard-d’Eyrans.

« Si nous devons supporter deux nouvelles voies en plus de la voie existence, c’est la mort du village. Je n’ai pas envie que le village soit rasé, je me battrai donc à vos côtés. Et si le projet est arrêté, tant mieux, on aura d’autres choses à faire sur la commune. »

Francis Gazeau, maire UMP de Cadaujac.

« Le Conseil municipal a pris une délibération contre la venue des LGV. Nous nous sommes depuis équipés d’une cartographie du bruit qui servira d’outil juridique pour la suite des études, alors qu’avec l’autoroute nous sommes déjà dans le rouge. Si ça devait se faire et que la commune doive payer le moindre euro, ce serait non ! Mais sachez qu’on ne peut rien sans la mobilisation des associations. »

Marc Gauthier, maire (SE) de Saint-Michel-de-Rieufret.

« Quel que soit le tracé retenu, la commune est concernée. Et malheureusement, je pense que le tracé est déjà fait. Mais je me pose la question de l’utilité de tels projets Lire la suite

Cannelle : La SEPANSO Béarn attaque l’Etat et l’IPHB

Sud-Ouest, Patrice Sanchez, le 5 Mars 2009

PYRÉNÉES. Pour les écologistes de la Sepanso, la mort de la dernière ourse de souche locale pouvait être évitée. Ils attaquent l’État et l’Institution patrimoniale du haut Béarn

Le fantôme de Cannelle hante les tribunaux

Le 2 novembre 2004, la dernière ourse de souche béarnaise trouvait la mort en Aspe, dans les Pyrénées-Atlantiques. Ce jour-là, la partie de chasse au sanglier avait mal tourné. Un habitant du village d’Urdos, René Marquèze, s’était retrouvé nez à nez avec l’animal. Se sentant menacé, il avait tiré. Un coup en l’air. Un autre fatal.

Dans un dernier souffle, Cannelle abandonnait l’ourson mis au monde deux mois auparavant. Si l’on en croît la légende, les cris du petit sans sa mère avaient résonné toute la nuit dans la haute vallée. L’émotion avait été ressentie jusqu’au plus haut niveau de l’État.

Les caravanes de journalistes et de photographes ont quitté la montagne depuis longtemps. Mais deux procès en correctionnelle plus tard, l’affaire n’en finit pas d’alimenter la polémique. Aujourd’hui, les écologistes de la Sepanso lancent une nouvelle procédure judiciaire. Pour eux, alors que le chasseur a été blanchi, les « responsabilités collectives » n’ont toujours pas été sanctionnées. Dans leur ligne de mire cette fois : l’État et l’Institution patrimoniale du haut Béarn, l’IPHB, dont la charte prenait en compte la protection de l’ours. Le tribunal administratif de Pau est saisi.

« L’État a été pris en otage dans cette affaire. La Sepanso et les plus grands naturalistes tiraient la sonnette d’alarme depuis les années 1970 », observe François Ruffié, l’avocat du barreau de Libourne en charge du dossier. « Sous le prétexte d’une politique contractuelle, les élus locaux et les chasseurs ont trouvé, au sein de l’Institution patrimoniale, une pompe à subventions. On voit le résultat. L’humanité triomphante était la gardienne d’une grande espèce menacée qui a maintenant totalement disparu. Ce n’est même pas la peine d’en réintroduire, ils vont encore les tuer. »

Le conseil de la Sepanso réclame 1 million d’euros à la France en réparation du préjudice. Notre pays est notamment engagé, à travers plusieurs conventions internationales, dans la conservation de la faune en péril.

Réserves Lalonde

François Ruffié constate, par ailleurs, que tous les moyens dont dispose l’État n’ont pas été mis en oeuvre pour accomplir sa mission. Créées en 1990, les « réserves Lalonde » ont été abrogées trois ans plus tard face à la levée de boucliers des montagnards. Ont alors repris les battues au chevreuil et au sanglier, principales causes d’activité de nature à déranger l’animal et à provoquer sa mort au cours d’accidents de chasse.

Ainsi, en 1994, l’ourse Claude se fera abattre par des chasseurs de Borce dans une ancienne zone réglementée. Cette année-là, un nouvel acteur apparaît : non sans difficultés, l’IPHB réunit autour de la même table les amis de la nature, les élus des communes concernées et les partenaires institutionnels. Ils signent une charte de développement des vallées et de protection de l’ours. L’objectif est de calmer les esprits et de trouver des solutions.

« À cette époque, on s’aperçoit que la responsabilité de l’organisation des activités cynégétiques dans les zones à ours est laissée aux chasseurs. Comme si les automobilistes rédigeaient eux-mêmes le Code de la route », Lire la suite

SEPANSO 24 : le projet de camping d’Atur au tribunal

Sud-Ouest, Julie Martinez, le 26 Février 2009

 

Le camping à la barre

Ce matin, le juge des référés du Tribunal de grande instance (TGI) de Périgueux va se pencher sur le dossier, très controversé, de l’extension du camping du Grand Dague, à Atur, qui souhaite passer de 93 places à presque 600 dans quelques années.

Alors que l’association de riverains N’Atur se bat depuis plusieurs semaines pour en savoir plus sur le projet et faire changer la voie d’accès retenue dans ce projet, la Sepanso Dordogne a décidé de les soutenir dans leur démarche et a déposé une plainte dernièrement contre la société hollandaise, propriétaire du camping depuis un an.

Cette plainte se traduit donc par une action en référé suspensif, ce matin devant le tribunal. Dans leur requête, la Sepanso et N’Atur demandent « l’arrêt immédiat de tous travaux d’aménagement, de déboisement et de terrassement et la remise en état des lieux pareillement à leur configuration de décembre 2008 ».

Ghettos de béton

Pour Michel André, le vice-président de la Sepanso, ce projet d’extension a « un impact environnemental et des effets sur le réseau routier, la population et le cadre de vie ». Mais ce qui révolte le plus les deux associations, c’est que des travaux ont été entrepris sur le site, sous prétexte de travaux d’assainissement, alors que les deux communes d’Atur et de Saint-Laurent-sur-Manoire n’avaient pas délivré d’autorisation.

Les membres de l’association N’Atur, qui ont demandé des rendez-vous auprès du camping du Grand Dague, n’ont eu aucun retour, ni début de dialogue, pour s’expliquer. Une nouvelle demande de réunion a part ailleurs été formulée auprès du maire d’Atur, Alain Cournil.

Derrière ce nouvel épisode, la Sepanso pointe du doigt le développement touristique en Dordogne. Militant pour un « tourisme durable », Michel André interpelle : « Doit-on accepter tout et n’importe quoi au risque de voir se développer des ghettos de béton ? Tout ça sous des prétextes économiques ? les emplois seront des postes saisonniers. »

ATUR.

La Sepanso s’interroge aussi sur la provenance des fonds Lire la suite

Le DD à l’ordre du jour en Pays Sarladais

Sud-Ouest, le 19 Février 2009

Le développement durable à l’ordre du jour

L’Apeb (Association de protection de l’environnement belvésois) a tenu son assemblée générale jeudi dernier à Belvès.

L’occasion pour le président Daniel Peyrus de rappeler les actions conduites en 2008 et les conférences en particulier sur l’alimentation bio et les énergies renouvelables.

Au cours de l’année 2009, devraient être évoqués certains sujets comme : les antennes de téléphonie mobile, implantées à moins de dix mètres du collège ; les fumées des charbonnières dont on n’est pas sûr que les incinérateurs fonctionnent correctement. Une délégation de l’association a été reçue par le responsable du site, puis par le sous-préfet de Sarlat, avec un représentant de la Sepanso. Tout devrait être fait pour que l’industriel respecte le règlement qui lui est imposé tant pour les fumées que pour la clôture du site.

Un bémol

Des délégations de l’Apeb sont régulièrement reçues par la municipalité avec laquelle elles entretiennent de bonnes relations. Pourtant, le communiqué suivant a été formulé à son adresse : « L’Apeb aurait souhaité qu’au cours de la cérémonie des voeux à la mairie, la crise de l’environnement soit évoquée. Il est urgent pour notre survie et celle de nos descendants de modifier nos comportements, nos sociétés consommant plus que ce que la terre peut produire et rejetant plus que ce qu’elle peut éliminer. Peut-être serait-il opportun de profiter de la crise économique actuelle pour mettre en place une autre politique permettant un développement durable (économie d’énergie, investissement dans les énergies renouvelables, développement, créateur d’emplois, de l’agriculture biologique, par exemple). C’est ce que nous demandons à nos élus locaux. »

Boudin bio

Comment arriver au bio ? Une question qui donnait lieu ensuite à un débat passionné. Si les finalités sont les mêmes, les approches, elles, ne sont pas identiques. Doit-on se permettre d’aller vers un bio progressif sans bouleverser les habitudes, ou bien faut-il trouver le bio tout de suite là où il est proposé ?

Toujours est-il que la volonté commune est de le défendre. Ainsi, l’Apeb a proposé samedi une fête du boudin bio, Lire la suite

Bassin d’Arcachon : L’eau en partage, débats le 12 mars

Bassin d’Arcachon : L’eau en partage, le 12 mars 2009, parlons-en !

Ateliers – Rencontres & Débats au Palais des Congrès d’Arcachon

L’eau du Bassin d’Arcachon est une richesse naturelle partagée par tous. C’est à nous, professionnels, habitants, usagers et élus de protéger notre trésor, ce milieu fragile et unique

Dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Eau, le SIBA organise, pour et par les habitants du Bassin d’Arcachon, une journée pour mieux comprendre les enjeux écologiques liés à cette richesse : l’eau en partage … parlons-en !

Mais dire, c’est faire :

Le but de cette journée est de proposer des pratiques concrètes au sein d’ateliers – rencontres, pour entrer dans une nouvelle ère, où l’homme, en changeant quelques habitudes, reprendra sa juste place dans la nature.

Arrêtons de culpabiliser : décidons ensemble et agissons ! Tout se joue entre nous !

Tout un programme !

 9h00 – 16h00 : Animations pédagogiques pour les scolaires,

14h30 – 17h00 : Forum des professionnels,

17h00 – 19h00 : Ateliers – Rencontres pour les habitants du Bassin (Entrée libre et gratuite – sans réservation)

20h30 – 22h30 : Soirée Débat « l’eau en partage : tout se joue entre nous ! » (Entrée libre et gratuite – sans réservation)

Toute la journée : ANIMATIONS POUR LES SCOLAIRES

L’accueil des scolaires est prévu dans le cadre de la Journée « l’Eau en partage ». Des animations leur sont spécialement dédiées. Nos partenaires sont les suivants : l’Association OCEAN, la Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon, le Centre de Mer d’Andernos-les-Bains, la Fédération des Sociétés pour l’Étude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest (SEPANSO), la Section Régionale Conchylicole d’Aquitaine, l’Association des femmes de mer en partage et le Lycée de la Mer de Gujan-Mestras.

ANIMATION 1 : Prélèvement d’eau du Bassin et analyse des nitrates

Thèmes abordés : évocation du ruissellement des eaux pluviales, des rejets et de leurs conséquences pour l’environnement… Animateur : Association OCEAN

ANIMATION 2 : Pêche de plancton à l’aide d’un filet  et observation de ce plancton à la loupe binoculaire

Thèmes abordés : richesse et importance du plancton dans la chaîne  alimentaire, évocation de l’huître… Animateur : Association OCEAN

ANIMATION 3 : Parc ostréicole GRANDEUR NATURE (sous forme d’un jeu de l’oie)

Thèmes abordés : développement de l’huître, facteurs de développement … reconstitué sur la plage d’Arcachon avec la participation du Lycée Animateurs : Association OCEAN et Section Régionale Conchylicole (SRC) de la Mer de Gujan-Mestras.

ANIMATION 4 : Animation liée aux oiseaux d’eau du Bassin d’Arcachon

Thèmes abordés : becs, pattes, rôle du plumage… Animateur : Maison de la Nature du Bassin d’Arcachon     

ANIMATION 5 : Animation liée à la faune et à la flore des vasières

Thèmes abordés : laisse de mer, classification, tri des espèces… Animateur : Maison de la  Nature du Bassin d’Arcachon           

ANIMATION 6 : L’eau et le vivant : écosystème du Bassin d’Arcachon

Thèmes abordés : classification des êtres vivants marins…Animateur : Centre de Mer d’Andernos-les-Bains              

ANIMATION 7 : La faune cachée du Banc d’Arguin 

Thèmes abordés : coquillages, traces d’animaux… Animateur : SEPANSO        

ANIMATION 8 : Pierre MOLLO, enseignant

Thèmes abordés : goutte d’eau du Bassin observée au microscope Animateur : Pierre MOLLO « donner à voir, c’est déjà donner à comprendre »

Mais aussi des films, des expositions et une rencontre avec le skippeur Jean-Marc MEUNIER, qui part pour une traversée de l’atlantique en Kitesurf et partagera avec les enfants son expérience…

Pour l’occasion, le transport et le transfert en bateau des écoles du Nord Bassin, vers la jetée d’Arcachon, est offert par l’Union des Bateliers Arcachonnais (UBA) !
14h30  FORUM DES PROFESSIONNELS

Cette première session propose des rencontres « techniques », en simultané, Lire la suite

Sepanso Dordogne : Trop ou pas assez ?

Sud-Ouest, Christine Lamaison, le 9 Février 2009

Trop ou pas assez ?

SEPANSO. Réunis samedi à Lalinde, ses membres ont réfléchi à leurs actions

La Sepanso en fait-elle trop ou pas assez ? C’est cette question, en forme de clin d’oeil à un article paru dans « Sud Ouest » du 3 novembre 2008, qui a rythmé les débats de l’assemblée générale de la Sepanso Dordogne, samedi après-midi à Lalinde. Trop, sans doute pour certains élus, industriels ou autre lobbies dont elle fait capoter les projets. Pas assez, forcément pour ses militants qui dénoncent chaque jour les atteintes portées à l’environnement. Les membres de la Sepanso (ils affirment rallier à leurs causes près de 2 000 personnes en comptant les associations fédérées) expliquent ne pas se battre contre, mais pour la défense de la nature. Agitateurs de consciences écologiques, ils ont défini quelques priorités pour 2009, qu’ils mèneront avec « sérénité mais détermination ». Ils se veulent « gens de dialogue », ignorant les attaques personnelles, pour privilégier la bataille des idées.

1 « Gare à la crise qui ne doit pas tout justifier »

Ainsi sur la bataille des idées, ils ont critiqué le plan de relance gouvernemental. « La relance par les chantiers, c’est la relance par la spéculation, par l’accaparement de quelques privilégiés. On nous met en avant l’emploi. Mais ce sont des emplois pour six mois. iI y a là beaucoup d’appétits, beaucoup d’amis et peu d’idées », commentait le président Gérard Charollois. Appel a donc été lancé à la vigilance. « Il nous faudra beaucoup de détermination. »

Et à ce titre, les militants ont cité parmi la cinquantaine de dossiers en cours ceux de plus en plus nombreux concernant l’extension de carrières. « Nous risquons d’en voir d’autres avec les projets de réseaux routiers et les zones d’urbanisation, notamment entre Bergerac et Lalinde, dans le Sarladais aussi. Une extension est prévue à Campagne. Il faut que l’on sache aussi que les projets de golf et de résidences de loisirs ne connaissent pas la crise. »

2 « Le dialogue, comme à Atur aujourd’hui » Lire la suite

Ecole du Bouscat centre : Des naturalistes en herbe

Sud-Ouest, Pierre Pech,  le 6 Février 2009

LE BOUSCAT, ÉCOLE DU CENTRE 1. Toutes les classes sont engagées dans une démarche de découverte liée au développement durable et à la biodiversité

Des naturalistes en herbe

Dans les écoles, le développement durable occupe une place de plus en plus importante même s’il ne constitue pas une discipline à part entière. L’objectif est de favoriser la prise de conscience dans le milieu scolaire.

Au Bouscat, c’est la 3e année que l’école du Centre 1 conduit des actions en faveur de l’environnement. Après l’eau, le tri des déchets et le recyclage, le projet 2008-2009 concerne la biodiversité. Il est financé par une subvention de 1 600 euros par la Communauté urbaine de Bordeaux et pour 1 500 euros par la coopérative de l’école.

260 élèves concernés

Emmanuelle Angelini, la directrice de l’école Centre 1 précise que 260 élèves sont concernés par le dispositif pédagogique. Les classes de CP, CE1, CE2, CM1, CM2 et la CLIS ont chacune un projet. Le but commun : étudier différemment les écosystèmes, comprendre la diversité animale et végétale. Avec l’accompagnement de deux associations, Cistude Nature et Sepanso, les enfants ont exploré la mare du site naturel et protégé des sources au Haillan, la réserve des marais de Bruges.

La suite début mars

Ce thème de la biodiversité permet aux élèves de comprendre la chaîne alimentaire, de mieux respecter la nature, de savoir comment la protéger, d’observer l’environnement, (prairie humide, bocage, étang), de connaître les plantes aromatiques, (romarin, thym, lavande, sauge) et les espèces animales dont certaines à haute valeur patrimoniale.

Après les balades en forêt de l’automne, le printemps sera mis à profit, début mars, pour aller à la héronnière voir le reboisement, les chênes, (Les enfants ont planté des glands ), ainsi que le réaménagements des massifs, etc.

En ce qui concerne l’école Centre 1, les espaces verts Lire la suite

Journées mondiales des zones humides du 27 janv. au 8 fév.

aqui.fr, le 29 janvier 2009

Manifestations dans le cadre de la journée mondiale des zones humides du 27/01 au 08/02/09.

Les choix d’Aqui !

Un grand nombre de manifestations sont proposées au public du 27 janvier au 8 février. C’est au total 70 animations qui sont prévues dans les cinq départements aquitains afin de permettre à tous les aquitains de découvrir ou redécouvrir ces milieux riches d’une faune et d’une flore particulièrement remarquables. Ne pouvant toutes les citer, Aqui! a selectionné pour vous quelques unes de ces animations dans chaque département d’Aquitaine.

Landes :

Suite à la tempête, un arrêté préfectoral interdit, pour des question de sécurité, les sorties en forêt jusqu’à fin février. Par conséquent, un grand nombre d’animations prévues dans le département sont soit annulées en application de cet arrêté, soit suspendues, au jour de la rédaction de cet article en raison des dégâts causés par la tempête.

Dordogne :

Le samedi 31 janvier à partir de 15h30 est organisée une conférence d’environ 2 heures portant sur le thème « De l’intérêt des zones humides aux actions de leur préservation et de leur gestion ». L’entrée libre.

Organisation : Association Patrimoine et environnement de Bergerac-SEPANSO Dordogne.
Lieu : salle de conférence C.I.V.R.B. (cloître des Récollets près du port) à Bergerac.
Informations : Georges Barberolle, 06 82 42 05 41

Le dimanche 1er février, Le CREN Aquitaine prévoit à 14h30 une sortie nature sur le site des tourbières de Vendoire comprenant une visite guidée (découverte de la faune, flore, gestion, …) puis un échange dans le musée des tourbières autour d’une boisson chaude. Durée d’environ 2h30.

Organisation : CREN Aquitaine, CPIE Périgord-Limousin.

Lieu : RdV à la maison des tourbières de Vendoire. Tout public (25 personnes max.)
Inscription avant le 30/01 : Elodie Gras (CPIE), 05 53 56 23 66.

Gironde :

Le dimanche 1er février à partir de 10h, l’ Association Curuma vous accompagne en randonnée autour de la Pointe de Grave à la découverte du patrimoine du Verdon (14km). Pensez à prévoir un pique-nique.

Organisation : Association CURUMA.

Lieu : RdV parking de la Pointe de Grave – Le Verdon-sur-Mer

Informations : CURUMA, 05 56 09 65 57.

La journée du samedi 7 février, plusieurs animations seront consacrées au thème Lire la suite

Centrales photovoltaïques au sol : la crainte de la trame grise

journaldelenvironnement, Victor Roux-Goeken, le 21 janvier 2009 

Centrales photovoltaïques au sol : la crainte de la trame grise

Plusieurs associations environnementales s’inquiètent de l’essor des projets de centrales photovoltaïques au sol, et de l’apparition d’une «trame grise». Ces craintes, pour l’instant très locales, sont liées à l’impact sur l’environnement de ces projets et à leur non-intégration au bâti.

A l’instar de celle de Narbonne (Aude), occupant une surface de 23 hectares sur un site classé Seveso, les centrales solaires photovoltaïques auront-elles un faible impact sur l’environnement ? Rien n’est moins sûr, et l’inquiétude pointe chez certaines associations environnementales du sud-ouest de la France.

Ainsi, la centrale photovoltaïque de Gabardan, dans la commune de Losse (Landes) va nécessiter le déboisement de 320 hectares (ha) de forêt. Le secrétaire général de la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-ouest (Sepanso), Georges Cingal, rapporte que pour l’Ademe, «les émissions évitées et celles liées au déboisement étaient du même ordre de grandeur». Mais le projet, déjà soumis à enquête publique, aura forcément un impact sur la biodiversité.

Un projet d’autant plus étonnant que «dans une nouvelle zone industrielle, située à Saint-Geours-de-Maremne [Aquitaine, moins de 150 kilomètres de Losse], une grosse entreprise de logistique a construit un bâtiment comportant 18.000 mètres carrés de toiture, sans le moindre panneau solaire», relève Georges Cingal.

A la Direction régionale de l’agriculture et de la forêt (Draf) Aquitaine, on indique que la totalité des projets en cours nécessite le déboisement ou défrichage de 10.000 ha de forêt. «Théoriquement, la demande de compensation est de 1 pour 1. Cela implique un reboisement hors forêt, qui va concurrencer l’agriculture. Pour l’instant, nous n’avons pas encore de résultat du groupe de travail mis en place auprès du préfet des Landes et qui doit étudier les mesures à demander pour compenser le déboisement.»

Daniel Delestre, vice-président de la Sepanso Gironde, relève «une contradiction entre le développement du photovoltaïque et celui du bois-énergie». Et donne un autre exemple: le vote récent, par le conseil municipal de Cestas (Gironde), de deux centrales photovoltaïques sur des surfaces totalisant 320 ha, «alors que 800 ha viennent d’être rasés pour construire des entreprises logistiques le long de la nationale 10, à proximité.»

Il en va de même dans les Pyrénées orientales, où le président de la fédération départementale des associations de protection de l’environnement, Marc Maillet, estime à 300 ha la totalité des projets en cours.

Pourquoi ne pas intégrer les panneaux photovoltaïques au bâti, alors que le tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque est plus attractif dans ce cas ? «Il y a une sorte de mirage sur les toitures, censées représenter des millions de mètres carrés à recouvrir, relève Thierry Lepercq, président de Solar Direct. Sur un bâtiment logistique, une toiture «plate» est inapte [Note du web maître : apte ou inapte ?] au photovoltaïque : elle comporte tout de même de nombreux obstacles et il faut orienter les panneaux au sud avec une pente de 30° pour un rendement optimal. Les architectes doivent s’y mettre: actuellement, un bâtiment sur 100 au maximum est conçu pour accueillir du photovoltaïque.»
Selon lui, les professionnels s’accordent pour dire qu’une centrale au sol doit couvrir une surface d’au moins 8 ha (4 mégawatts) pour réaliser des économies d’échelle.

La compétition pour l’espace aboutira-t-elle à un rejet du photovoltaïque similaire à celui de l’éolien ? Lire la suite

Le terminal méthanier et l’A 65 dans le collimateur des assos

20minutes.fr, FC, le 12 janvier 2009

Le terminal méthanier et l’A 65 dans le collimateur des assos

Des projets girondins jugés « Grenello-incompatibles ». L’Alliance pour la planète, qui regroupe quatre-vingts associations écologiques dont Greenpeace et WWF, vient de mettre en ligne sur son site Internet* une carte de France de projets « en contradiction totale avec l’esprit et les mesures du Grenelle de l’environnement ». En ligne de mire, l’implantation d’un terminal méthanier au Verdon porté par la société 4Gas depuis trois ans. « Un projet extrêmement dangereux pour le dernier estuaire naturel d’Europe, classé Natura 2000 », rappelle Philippe Lucet, le secrétaire général de l’association Une pointe pour tous, qui regroupe aujourd’hui 5 500 adhérents.

Début décembre, la société 4Gas s’est vu infliger un sérieux camouflet par le préfet de Gironde qui a jugé son dossier « non recevable en l’état ». En cause : l’installation envisagée d’une partie de ses bureaux à 100 m de l’océan Atlantique, ce qui est interdit par la loi littoral. Autre projet contesté : la future autoroute Pau-Langon (A 65) dont la mise en service est prévue en octobre 2010. Selon l’association Sepanso Aquitaine, le niveau de trafic actuel entre Pau et Langon (5 000 à 6 000 voitures par jour) ne justifie pas la construction d’une voie autoroutière, qui, pour être rentable, doit « comporter un flux quotidien de 20 000 véhicules ».

Plus d’infos Lire la suite

La Sepanso garde un oeil sur l’ensemble du Bassin

Sud-Ouest, Sabine Menet, le 8 Janvier 2009

ENVIRONNEMENT. Créée il y a 40 ans afin de gérer la réserve du banc d’Arguin, la Sepanso est partie prenante des grands dossiers environnementaux

La Sepanso garde un oeil sur l’ensemble du Bassin

La Sepanso (Fédération des sociétés pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) est née sur le bassin d’Arcachon. Sur le banc d’Arguin plus précisément, qui fut la première des quatre réserves naturelles nationales que la fédération gère pour le compte de l’État (1). Président de la Sepanso Gironde, Claude Bonnet passe en revue les autres sujets notables du Bassin, sur lesquels il garde un oeil vigilant.

« Sud Ouest ». Quels sont les sujets abordés par la Sepanso ?

Claude Bonnet. Le réchauffement climatique et la perte de la biodiversité conditionnent toutes nos actions. Ces deux sujets sont transversaux et englobent l’urbanisation, les transports, l’eau et les déchets.

Concrètement, à quoi participez-vous ?

Nous avons activement participé à la rédaction du schéma de mise en valeur de la mer (SMVM). Nous participons au Conseil de développement du pays (Codev). Jusqu’à présent, nous n’avons pas été invités à participer à l’élaboration du Schéma de cohérence territoriale (Scot) mais nous le souhaiterions vivement ! Nous ne voulons pas qu’il se résume à une somme des Plans locaux d’urbanisme (PLU). Un des graves problèmes du Bassin est l’urbanisation. Il faut freiner une démographie que nous ne pourrons pas absorber. À notre sens, quelque chose manque au Scot : un diagnostic complet sur la biodiversité existante sur le territoire.

Vous avez également participé à la Commission locale d’information et de surveillance (Clis) sur la qualité des eaux. Qu’en pensez-vous ?

Nous déplorons que cette Clis n’ait rien d’officiel. En effet, contrairement aux Clis relatives aux anciennes décharges, elle n’a pas fait l’objet d’un arrêté préfectoral. En clair, le préfet peut décider de la suspendre du jour au lendemain. Au-delà de ça, nous considérons qu’il faut prendre le problème des eaux de manière globale, sans se limiter au Bassin mais en tenant compte de tous les cours d’eau qui s’y déversent, de la navigation, du wharf, etc.

Quel est votre rôle au sein des Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) ?

Nous participons aux Sage bassin-versant de la Leyre, lacs médocains, étangs de Born et Buch et nappes profondes. Nos soucis principaux y sont les prélèvements trop importants en eau et la pollution via les produits phytosanitaires.

Votre avis sur Natura 2000 ?

Nous y sommes bien sûr favorables. Ce que nous souhaiterions, c’est participer à la rédaction des documents d’objectifs, notamment celui portant sur la forêt de La Teste. Nous pensons en effet que la forêt est menacée par ceux qui souhaiteraient en faire une forêt de production.

La Sepanso est également membre du Comité départemental des déchets. Où en est la recherche d’un nouveau site d’enfouissement ?

Elle se poursuit… Nous y sommes extrêmement attentifs. Tout comme nous surveillons la réhabilitation de l’ancien site d’Audenge.

Un mot sur les transports… Lire la suite

Université populaire de l’environnement Aquitaine 2009

MNE Bx Aquitaine, Pascal Bourgois, le 17 décembre 2008

Université populaire de l’environnement en préparation pour 2009

§   3 nouveaux cycles de « Cours tout public » :

– « L’homme et le risque » avec Michel Lesbats, une fois par mois de mars à juillet 2009 au Jardin botanique de Bordeaux.

– « Crise(s) et perspectives » qui ciblerait sur les crises écologique, climatique, énergétique… en travaillant sur les constats et les hypothèses de sortie.

– « Les précurseurs de l’écologie » Ellul, Charbonneau, Jonas, Moscovici, Passet, Guattari, Gorz, Illich, Castoriadis, Morin, Passet… ont développé dans les années 60/70 des analyses qui retrouvent une grande modernité. Nous tenterons de relire leurs travaux au travers de la nouvelle prise de conscience écologique de cette fin de décennie.

§   En projet, la réalisation mensuelle d’une Conférence-débat avec un « Grand témoin » :

– Réservez le jeudi 15 janvier 2009 à 18h00 à Bordeaux pour une Conférence-débat à l’IJBA (IUT de journalisme)sur le thème « Ecologie et journalisme d’investigation » avec Marie Monique Robin et en soirée à l’Utopia la diffusion du « Le monde selon Monsanto » suivi d’un débat.

– A confirmer pour février et mars Hervé Kempf, journaliste environnement au Monde, et Serge Latouche, économiste spécialiste de la décroissance.

§   En projet, tous les deux mois un « Forum » :

Nous envisageons de réaliser le premier sur le thème de « Déplacements intelligents – Mobilité de demain ». Il s’agirait à partir des expériences émergeantes d’auto-partage, site de co-voiturage, plan de déplacement d‘entreprise, accompagnement scolaire à pied ou à vélo, zone 30…, d’imaginer ce que sera la mobilité urbaine de demain.

§   En projet, des « Ateliers pratiques écolo » :

Il s’agirait de « cours » très pratico-pratique, valorisant les initiatives, ce qui se fait dans les familles, intégrant le côté féminin, permettant peut-être l’accueil des enfants… Les thèmes abordés pourraient être : les déplacements, le logement, la santé, les vacances, l’alimentation, le jardin/la biodiversité, les économies d’énergie, l’éco-construction…

§   En projet, le « Site Internet de référence sur la nature, l’environnement et l’écologie en Aquitaine » :

–    les activités de l’Université populaire (programme, accès aux vidéos, dossiers thématiques…)

–    l’actualité et les grands enjeux locaux, régionaux, nationaux, internationaux de l’environnement

–    le calendrier régional des manifestations, animations, rencontres, formations, salons… liés à l’environnement

–    un annuaire des associations environnementales d’Aquitaine et des autres acteurs régionaux de l’environnement

 Dans l’attente du Site, Lire la suite

FNE : Ubu au Grenelle !

France Nature Environnement, le 19 septembre 2008, communiqué de presse

Fiscalité écologique : halte au feu !

Les déclarations prêtées au Premier Ministre sur la fiscalité écologique mettent le feu. FNE ouvre le robinet.

Les bonnes questions. Pour Sébastien Genest, Président de FNE, « La question n’est pas de savoir s’il faut sauver le soldat Borloo, la question est de savoir si tous les acteurs du Grenelle ont ou non le courage de porter le compromis qu’ils ont signé le 26 octobre 2007, plutôt que de faire pression sur les parlementaires pour reprendre d’une main ce qu’ils ont donné de l’autre. La question n’est pas de savoir si le bonus malus est remis en cause mais comment il va s’appliquer intelligemment secteur par secteur. La question n’est pas de savoir qui va gagner la bataille de la communication ou aller à Matignon, la question est de savoir comment faire en sorte que le Grenelle change la vie des français ».

La concertation a eu lieue. Arnaud Gossement, porte parole de FNE souligne : « Demander de la concertation à propos de mesures fiscales qui ont fait l’objet l’an dernier, lors du Grenelle, de milliers d’heures de négociations et de bien des nuits blanches est tout simplement ubuesque ! La concertation entre acteurs doit aujourd’hui faire place à un débat parlementaire serein ».

Oui au pouvoir d’achat écologique. Arnaud Gossement poursuit : « Déclarer que la fiscalité écologique peut être contraire au pouvoir d’achat est tout simplement malhonnête / La fiscalité écologique est celle qui donnera la liberté au consommateur de choisir des produits moins chers, plus sains et plus respectueux de l’environnement. »

Le devoir d’honnêteté. Pour FNE, les anti-Grenelle devraient avoir le courage d’assumer leur défense d’un modèle économique ruineux pour l’environnement et injuste socialement. Faut-il encore rappeler que ce sont les plus modestes qui sont les premières victimes de la crise écologique ?

Sites FNE et SEPANSO Aquitaine Lire la suite

Cohérence entre écologie et économie, le marais doit vivre

Sud-Ouest, le 18 septembre, Michèle Méreau

ESTUAIRE. Une table ronde autour du problème de l’aménagement des zones humides a eu lieu samedi chez les éleveurs de la Bergerie des marais, à Anglade

Le marais doit vivre

France et Thierry Delottier avaient invité samedi dernier tout un chacun, et notamment ceux qui s’intéressent aux problèmes des zones humides, à se réunir dans leur bergerie à la Montagne, dans la commune d’Anglade. Une journée où des intervenants spécialisés dans ces questions ont pris la parole afin d’informer et de trouver des solutions aux problèmes rencontrés par les habitants, ou par ceux qui travaillent sur ces zones humides comme les éleveurs, les agriculteurs, certains prestataires de la sphère touristique…

France et Thierry Delottier sont particulièrement concernés car leur élevage de moutons, labellisés récemment « agneau de l’estuaire », est menacé dans la mesure où des constructions ne sont pas possibles pour permettre une meilleure exploitation en raison du Plan de prévention des risques inondations (PPRI). « Mais nous ne sommes pas les seuls, ce sont plus ou moins tous les marais en bord d’estuaire qui sont concernés en Haute Gironde », explique Thierry Delottier.

C’est pourquoi de nombreuses associations avaient aussi installé des stands à la Bergerie des marais : le Conservatoire de l’estuaire, Gens d’estuaire, les Moutonniers de l’estuaire…

Tous concernés. Pour Jean-Noël Fouchier et Véronique Savoie, de l’Amap (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) à Saint-André-de-Cubzac, les agriculteurs et les éleveurs doivent pouvoir continuer leurs activités dans le marais malgré le PPRI, affirmant qu’elles ont existé de tout temps et sont bénéfiques pour l’avenir, respectant les grands principes écologiques.

Autre voix qui s’est élevée pour affirmer haut et fort l’affectation agricole de ces terres par tradition, celle de Simon Charbonneau, professeur de droit de l’environnement et adhérent à la Sepanso. Avec précision, il a argumenté pour montrer que « les PPRI sont trop rigides, ils évitent certains problèmes, mais créent des situations contraires à la biodiversité. » Lire la suite