Bâtiment : une opportunité à ne pas manquer – Les professionnels du bâtiment sont entrés, avec Grenelle, dans leur troisième révolution de l’après-guerre

lanouvelle republique.fr, Vincent Buche, le 11 juin 2010

Bâtiment : une opportunité à ne pas manquer

Les professionnels du bâtiment sont entrés, avec Grenelle, dans leur troisième révolution de l’après-guerre. Un virage qu’il va falloir négocier.

Daniel Ridoret, P-DG du groupe qui porte son nom à La Rochelle (un des grands de la menuiserie) et accessoirement frère du président national de la Fédération française du bâtiment, n’y va pas par quatre chemins : « Tout ce qui a été construit depuis des siècles est à démolir ou à rénover ! »

Dans l’amphithéâtre du palais des Congrès, au Futuroscope, cette annonce catastrophique suscite des mines réjouies. L’assistance est en effet composée de patrons du bâtiment, réunis pour le colloque de leur syndicat professionnel, la Fédération française du bâtiment (FFB). Le thème de ce colloque : « Nouveaux marchés, à vous de jouer ! »

Investir sans compter dans la formation et le marketing

Et parmi ces nouveaux marchés, arrive largement en tête tout ce qui est lié à l’écohabitat. « Il y a en France 30 millions de logements à rénover. C’est un marché fabuleux », poursuit le chef d’entreprise rochelais, l’un des témoins retenus pour ce colloque.

Bref, les patrons du bâtiment, après avoir subi de plein fouet la crise de 2008, ont quelques raisons de renouer avec l’optimisme. A la condition tout de même de savoir répondre aux attentes de ce marché. L’offre globale, sur laquelle les majors de la construction sont déjà positionnés, n’est pas évidente à mettre en place quand les acteurs sont de petits entrepreneurs attachés à leur indépendance, ce qui est généralement le cas en Poitou-Charentes.

Ce n’est pas pour rien que les organismes professionnels, et pas seulement la FFB, multiplient les initiatives pour que leurs ressortissants réussissent à prendre ce tournant, l’un des plus importants depuis la Libération : les Trente Glorieuses avaient été les années de l’habitat collectif. Les années soixante-dix ont vu le triomphe du pavillon individuel vite fait et pas toujours bien fait (Poitou-Charentes détient le record de France du logement individuel).

Désormais, c’est l’écohabitat qui est dans le sens de l’Histoire. Aux professionnels de s’adapter, en investissant sans lésiner dans la formation permanente de leurs collaborateurs mais aussi dans le marketing et la commercialisation auprès de clients très demandeurs mais aussi très vigilants.

Ils ont d’autant plus intérêt à s’adapter que le marché du neuf a bien chuté et que les industriels ne feront pas de cadeau aux artisans. Exemple hier à la tribune : Fabrice Millet, gros fabriquant de fenêtres à Bressuire explique qu’il va être bientôt en mesure de livrer des pans de murs entiers, parfaitement isolés (contrairement aux maisons préfabriquées des années soixante-dix), avec portes et fenêtres incluses. Les gros constructeurs de bateaux et d’avions se positionnent sur le même créneau. Les maçons, avec leurs truelles et leurs parpaings n’ont qu’à bien se tenir.

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