Preignac (Sauternais) le Samedi 25 septembre : Colloque sur la biodiversité du Ciron ainsi que sur la viticulture et les écosystèmes

http://www.domaine-de-la-chapelle.org/Colloque-de-Septembre.html

domaine-de-la-chapelle.org, communiqué, septembre 2010

Colloque de Septembre

Le Domaine de la Chapelle organise un colloque en deux volets, le samedi 25 septembre 2010 après-midi, sur la gestion de la biodiversité du Ciron, ainsi que sur la viticulture et les écosystèmes.

Invité d’Honneur : L’Espagne

Le colloque se tiendra sur le Domaine de la Chapelle dans le Sauternais (voir plan d’accès). L’accès au colloque est gratuit et, si vous désirez avoir le temps de faire plus de rencontres, il vous est possible de rester aux repas en l’échange d’une participation aux frais (voir plus bas). A noter que les vins cités dans la journée seront dégustés au repas du soir et présentés par leurs producteurs.

A noter que les personnes intéressées ayant une famille et des enfants en bas âges peuvent venir accompagnés. Une animatrice détenant le Brevet d’Animation délivré par Jeunesse & Sports prendra en charge les enfants à proximité immédiate et ceux-ci seront occupés intelligemment à des activités de découverte de la nature pendant que vous pourrez suivre tranquillement les échanges du colloque.

Programme

ACCES GRATUIT MAIS RESERVATION OBLIGATOIRE : Pour pouvoir entrer sur les lieux, réservation sur ce lien

La première présentation démarrera à 13h45 (Attention ! Accueil entre 13h00 et 13h30). Après une pause de 16h15 à 16h30, la deuxième partie durera jusqu’à l’apéritif à 18h00, offert par la Mairie de Preignac.

13h00 : Accueil

Plan d’accès voir cette page.

Contact téléphonique en cas d’urgence : 09 53 08 91 95.

RESERVATION OBLIGATOIRE SVP : Réservation sur ce lien

13h45 : « Deux décennies d’investissement dans les écosystèmes autour de la vigne, et description des retours sur investissement obtenus en échange. » (Cette présentation fera l’objet de plusieurs dégustations organisées au repas du soir), Par Monsieur Frances CAPAFONS, Celler Mas de Masos de Capafons Osso, AOC Priorat, Celler Masia Esplanes, AOC Montsant (Tarragona-Falset), Catalogne, Espagne, http://www.capafons-osso.com

14h30 : « Retours d’expérience sur l’usage des haies et des arbres comme soutien à la bonne santé des vignes et à la diminution des dépenses de traitement », par Monsieur le Vicomte Loïc de ROQUEFEUIL, Château de Castelneau, Entre-Deux-Mers, Bordeaux, France, http://www.chateaudecastelneau.com

15h00 : « Lutte intégrée et écologique contre les insectes ravageurs et les champignons de la vigne ; comment augmenter la qualité de son vin par les écosystèmes. Projets réalisés, en cours et à venir. », par Monsieur Xavier PLANTY, Maîtrise de Sciences et Oenologue, Directeur et copropriétaire du Château GUIRAUD, Sauternes, France, http://www.chateauguiraud.com

15h30 : « Techniques d’études et d’observations du sol d’un vignoble et applications sur la gestion des potentialités viticoles » (Cette présentation fera l’objet d’une démonstration sur coupe du sol en fosse creusée la veille au pied des vignes voisines), par Jérôme GOUIN, Pédologue, Consultant GéoSolEau, Président du Centre de Séjours Scientifiques Europe au sein de l’ONG Objectif Sciences International, Suisse, France, http://www.objectif-sciences-intern…

16h00 : Pause

Crême glacée « maison » offerte par le Domaine de la Chapelle

16h30 : « La vallée du Ciron : un ’hot-spot’ de la biodiversité en Aquitaine », par Alexis DUCOUSSO, ingénieur de recherche à l’Unité de Recherche de Génétique et d’Amélioration des Arbres Forestiers, Station de Recherche Forestière de Bordeaux-Cestas de l’INRA, France, http://www.inra.fr/

17h00 : « Les raisons économiques de protéger et augmenter la biodiversité, exemples et débats », en partenariat avec Lire la suite

Des poules dans les vignes du château Tour du Pas à Montagne Saint Emilion

sudouest.fr, Sarah Bourhis, le 30 juillet 2010

http://www.sudouest.fr/2010/07/30/des-poules-dans-les-vignes-150066-3009.php

Des poules dans les vignes du château Tour du Pas

Halte aux mauvaises herbes. Les poules arrivent à la rescousse et picorent même le chiendent dans les vignes du Château Tour du Pas Saint-Georges à Montagne.

L’idée était de trouver un désherbant qui pollue un minimum. Pour cela, il suffisait d’une pincée de savoir-faire et d’un grain d’imagination.

« Depuis l’hiver 2009, une dizaine de poules se baladent dans trois fonds de vignes pour nettoyer le sol », explique Pascal Berger, propriétaire du Château Tour du Pas-Saint-Georges à Montagne.

 « Cette période d’essai nous permet de mieux connaître leurs mets préférés. Sans manières, elles becquettent le chiendent, les dactyles, le ray-grass mais nous laissent le liseron. »

Malgré cette légère déception, le visage de Pascal Berger s’illumine à nouveau : « Non seulement ces poules à cou-nu grattent bien le sol mais elles pondent près d’un œuf par jour. » Alors sans conteste, ces petites bêtes méritent de l’attention.

Pour se reposer, elles disposent d’un poulailler mobile, fabriqué par les salariés du vignoble. La nuit, les poules sont donc en sécurité dans leur cabane en bois de 3 m². La journée en revanche, les renards sont aux aguets et menacent les « pondeuses ». Une barrière électrique s’est vite imposée pour les protéger des prédateurs. « Cependant, il arrive qu’elles reçoivent un coup de jus lorsqu’elles se frottent trop près. Mais généralement, leur plumage les protège du courant », affirme Cédric Berger, viticulteur et neveu du propriétaire.

Les mini-kangourous

Si la période de test s’avère être un succès, les viticulteurs espèrent introduire jusqu’à 2 000 volailles dans leur vignoble. Reste encore à peaufiner quelques aspects techniques pour garder les « cocottes » sur l’exploitation.

Et comme ces vignerons débordent d’imagination, ils ne seraient pas contre réitérer l’expérience avec des bêtes plus atypiques. « En Angleterre, des particuliers introduisent des Lire la suite

Abandon et artificialisation des sols agricoles en Aquitaine : la déprise s’accélère

agreste.agriculture.gouv.fr, Agreste Aquitaine, N° 38, juin 2010

Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt Aquitaine, Enquête Utilisation du territoire (TERUTI), Analyses et résultats

http://www.agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf_R7210A19.pdf

Abandon et artificialisation des sols agricoles : la déprise s’accélère

Le territoire aquitain ne cesse d’évoluer…

Sous une apparente stabilité, l’espace régional ne cesse de se modifier. Les évolutions des usages des sols aquitains résultent d’échanges mutuels entre ces différentes composantes. Entre 2006 et 2009, ce sont près de cent cinquante mille hectares, soit 4% du sol aquitain qui ont changé d‘orientation.

A cela, il convient d’y adjoindre les surfaces ayant changé d‘assolement, mais au sein d’une même famille. Ce phénomène est marqué en agriculture à l‘exemple de terres en jachères en 2006 cultivées en céréales en 2009. Au total en Aquitaine sur la période, près d’un hectare sur dix a connu au moins un changement de statut.

… selon des rythmes différents et différenciés

Les espaces naturels occupent en moyenne, en 2009, 91% du territoire régional. Ils comprennent les sols boisés (47%), les sols cultivés (23%) les sols toujours en herbe à usage agricole ou non (13%) ainsi que les espaces non valorisés tels que landes, friches, roches, dunes et zones humides (8%).

Les espaces artificialisés sont le complément dans le territoire des espaces naturels. Ils occupent donc 9% de l’espace aquitain. Ils regroupent les sols bâtis (maisons d’habitation, bureaux, usines,…) les sols de formes aréolaires (place, square, parking,…) et les sols linéaires (routes, ponts, voies ferrées,…).

Entre 2006 et 2009, les sols artificialisés progressent de 20 000 hectares. Avec 8% d’augmentation, les sols bâtis grignotent près de 5 000 hectares par rapport à 2006. Hausse identique pour les autres sols urbanisés mais non bâtis, mais cette fois, ce sont 15 000 hectares de plus qui viennent grossir leurs rangs.

Entre 1992 et 1999, l’urbanisation consommait près de 4 500 hectares de sols naturels chaque année, 5 500 hectares entre 2000 et 2004. Depuis 2006, ce sont 6 500 hectares qui sortent du giron des sols naturels annuellement.

Sans pour autant remettre en cause le caractère rural de l’Aquitaine, cette accélération l’entame.

20 000 hectares de sols urbanisés de plus entre 2006 et 2009, en Aquitaine. Ces derniers continuent de poursuivre leur extension. Démographie, habitat, transports et loisirs sont le moteur de cette croissance.

Les changements d’occupation des sols d’Aquitaine au cours des trois dernières années confirment la tendance observée entre 1992 et 2004. L’artificialisation progresse plus vite que la population.

Toutefois par rapport à la période précédente, de nouveaux éléments apparaissent. Les surfaces en sols boisés Lire la suite

Conférence-débat jeudi 6 mai à 18h30 : « Quelles conséquences du changement climatique pour la viticulture dans le Libournais ? »

MNE Bordeaux-Aquitaine, Communiqué, le 3 mai 2010

Conférence-débat de l’Université populaire de l’environnement en partenariat avec l’Ecomusée et le Lycée agricole de Montagne Saint-Emilion

Le Jeudi 6 mai à 18h30

« Quelles conséquences du changement climatique pour la viticulture dans le Libournais ? »

avec la participation de Kis Van Leeuwen, Agronome, Enseignant-chercheur à l’ENITA Bordeaux, spécialiste du terroir et de Didier Grimal, Ingénieur-climatologue, Division études et climatologie à Météo-France

Conférence suivi d’un vin d’honneur offert par le Lycée viticole

Entrée libre

Pour ceux qui ne connaissent pas le lycée. Depuis Bordeaux, prendre la rocade de Libourne. Sortir au 2ème rond-point direction Périgueux (D1089), faire environ 6km jusqu’au lieu-dit Goujon. Sortir à droite en suivant les panneaux lycée agricole (300m). Arrivé au lycée, l’amphithéâtre est le 1er bâtiment sur la droite (ce sera indiqué).

Les modifications des équilibres climatiques au niveau mondial sont aujourd’hui au cœur de l’actualité scientifique et des débats médiatiques. Le réchauffement de la planète est déjà amorcé comme l’ont démontré les experts mondiaux du GIEC en 2008. Quels en seront les impacts sur la viticulture et l’œnologie de demain ? Comment y faire face ?

Le climat est un facteur essentiel de la viticulture et il affecte autant la qualité que le goût des vins. Certains prétendent que le réchauffement climatique a déjà influencé le style des vins que nous buvons aujourd’hui.

Des études sur les températures moyennes des 27 plus importants vignobles du monde montrent un accroissement de 2 degrés Celsius depuis 50 ans. La plupart des climatologues estiment que cette tendance se poursuivra et que la hausse des températures pourrait atteindre entre 2° et 5°C en 2100.

La culture de la vigne dépend fortement des conditions climatiques. Cependant, une maturation trop rapide ou trop précoce n’est pas souhaitable, car elle altère l’équilibre du vin produit, qui peut alors être trop alcoolisé ou manquer de finesse. En avançant la date de maturité, le réchauffement climatique met en péril l’équilibre de la production actuelle des grands vins. Certains régions qui produisent aujourd’hui des grands vins peuvent perdre leur prééminence, alors que d’autres, où la maturité est atteinte plus difficilement, peuvent être bénéficiaires du réchauffement climatique.

Toutefois, ce ne sont pas toutes les opinions qui sont alarmistes sur le changement climatique. De grands vinificateurs de la région de Bordeaux affirment que Lire la suite

Neuvième lettre de l’Université populaire de l’environnement

MNE Bordeaux-Aquitaine, communiqué, 5 mai 2010

UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT

L’Université nomade d’Aquitaine

Neuvième lettre de l’UPE [Saison 2].

Aujourd’hui mardi 4 mai à 18h30 nouvelle réunion du Groupe Transition à la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine, 3 rue de Tauzia. Ouvert à tous, repas auberge espagnole  https://mneaquitaine.wordpress.com/2010/04/30/ville-en-transition-nouvelle-initiative-en-gironde/

Jeudi 6 mai 18h30 – Conférence-débat – Quelle conséquences du changement climatique pour la viticulture dans le libournais ? au Lycée agricole Montagne-Saint Emilion

Du samedi 8 mai au lundi 17 mai – Présence de nombreuses associations adhérentes à la MNE au Salon de l’environnement dans le cadre de la Foire internationale de Bordeaux

Jeudi 20 mai – Conférence-débat débat « Entre-deux-Mers 2030 : Quel paysage et quel urbanisme voulons-nous ? » à Créon (lieu à confirmer)

Jeudi 20 mai – Collectif réduisons nos déchets en Gironde film-débat à l’Utopia

Samedi 29 mai 14h00 – Organisé par le Collectif Copenhague à Cap Sciences Bordeaux  – Forum régional à destination des associations – Quel climat pour les associations en Gironde ?

Dimanche 6 juin à 12h30 – Pic-nic écomobilité sur la rive droite de Bordeaux organisé par AIR, AutoCool, Vélo Cité, Droits du Piéton, Oui au Tram, réseau Mille Pattes et TACA

Jeudi 17 juin (date à confirmer) à 18h00 – Conférence-débat – Les éco-quartiers : de la philosophie à l’usage, quelques retours d’expérience – Floirac

Vendredi 18 juin – Colloque – Le développement durable dans tous ses états – Centre Condorcet à Pessac organisé par le département HSE de l’IUT Bordeaux 1

Les prochains stages de l’Ecocentre de Gironde à Toulenne près de Langon : la chaux 6 jours en 3 fois : 28 et 29 mai, 18 et 19 juin, 25 et 36 juin et la géobiologie les 4 et 5 juin

2009 – Bilan de l’Université populaire de l’environnement : Université nomade d’Aquitaine et blog revue de presse écolo de la MNE

Le blog de la MNE : https://mneaquitaine.wordpress.com/

Conférence-débat

en partenariat avec l’Ecomusée et le Lycée agricole de Montagne Saint-Emilion

Jeudi 6 mai à 18h30

 « Quelles conséquences du changement climatique

pour la viticulture dans le Libournais ? »

avec la participation de Lire la suite

La réduction des pesticides ne se fera pas sans une révolution des pratiques

actu-environnement.com, Sophie Fabrégat, le 28 janvier 2010

La réduction des pesticides ne se fera pas sans une révolution des pratiques

Menée par l’INRA dans le cadre du plan Ecophyto 2018 qui vise à réduire l’usage des produits phytosanitaires, l’étude Ecophyto R&D évalue les techniques et les pratiques pour dessiner des scénarios réalistes de réduction progressive des substances

Avec 76.000 tonnes de substances actives vendues par an, la France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le troisième au niveau mondial. L’utilisation régulière de ces produits a des conséquences néfastes pour l’environnement et la santé. En 2007, selon le MDRGF (Mouvement pour les droits et le respect des générations futures), 52,1 % des fruits et légumes (contre 45 % en 2006) contenaient des résidus de pesticides en France, avec 7,6 % de dépassement des limites maximales en résidus (LMR) contre 6 % l’année précédente. Les produits phytosanitaires sont soupçonnés d’être cancérigènes et perturbateurs endocriniens…

Pourtant, les pratiques intensives, qui utilisent près de 50 % de pesticides en plus que la moyenne française ont des gains de production modérés (5 % pour les grandes cultures).

Le Grenelle de l’environnement a pointé du doigt l’usage intensif de pesticides dans les cultures françaises. Les recommandations ont abouti à la mise en place du plan Ecophyto 2018 qui vise une réduction de 50 % des produits phytosanitaires d’ici huit ans  »si possible » et le retrait progressif du marché des produits contenant les 53 substances actives les plus préoccupantes. Mais les moyens à mettre en œuvre pour réaliser cet objectif n’ont pas réellement été définis. L’étude Ecophyto R&D, commandée à l’INRA par les ministères en charge de l’Agriculture et de l’Environnement, visait à préciser les contours de la mise en œuvre de cet objectif. Les différentes cultures françaises et les pratiques inhérentes à ces cultures ont été étudiées sur l’année 2006 afin de pouvoir dessiner différents scénarios réalistes de réduction progressive des substances actives.

Les grandes cultures et la vigne, grandes consommatrices de pesticides

Selon le Réseau d’information comptable agricole, sur les 25,4 millions d’hectares de surface agricole cultivée (SAU) des exploitations, 14,4 millions consomment 96 % des pesticides (11,7 millions d’ha correspondent à la jachère ou aux surfaces toujours en herbe). En 2006, la pression pesticide globale en France incombe à 67 % aux grandes cultures (céréales, oléagineux, protéagineux, betteraves, pommes de terre…). La viticulture représente 14 % de la pression alors qu’elle ne constitue que 3,3 % de la SAU. De plus, cette production peut donner lieu à des pressions locales fortes, tout comme l’arboriculture (5 % de la pression pesticide) et l’horticulture (5 %). La pression varie selon les cultures : la pomme de terre et le colza sont très consommateurs de substances actives contrairement à la culture du tournesol, la pomme de table est le fruit qui nécessite le plus une assistance chimique (36 traitements) contre 2 à 5 pour les kiwis.

Alors que les zones herbagères sont les régions où la pression pesticide est la plus faible, les régions de grandes cultures (nord de la France), les régions spécialisées dans les cultures fruitières (Vallée du Rhône et sud-Ouest notamment) et les zones pratiquant l’horticulture et les légumes en plein champ (ceinture parisienne, Bretagne, Provence, Landes) sont fortement impactées. Les vignobles sont les plus touchés par la pression pesticide.
Grandes cultures : des progrès plus ou moins importants selon les cultures

Près de 30 % des parcelles de grandes cultures utilisent Lire la suite

TAURIAC Les parcelles bio exonérées de taxe sur le foncier non bâti

sudouest.com, Kévin Lavoix, le 14 Octobre 2009

TAURIAC Les parcelles bio exonérées de taxe

Réuni en session ordinaire lundi soir, le Conseil municipal de Tauriac a abordé la question, sous l’impulsion de la maire Catherine Saez, de l’exonération de la taxe sur le foncier non bâti pour les surfaces exploitées de l’agriculture bio.

Cette exonération de la taxe sur le foncier non bâti a été adoptée par le Sénat, qui a apporté un amendement au collectif budgétaire 2006. Elle vise à encourager l’agriculture biologique par une exonération de la taxe foncière. Au terme de cet amendement, les communes et intercommunalités « peuvent » exonérer de la taxe foncière sur les propriétés non bâties, « pendant une durée de cinq ans », les parcelles « exploitées selon le mode de production biologique ». Cette disposition s’ajoute à d’autres, comme l’aide à la conversion à l’agriculture biologique versée sur cinq ans.

Crainte sur les finances

Sur la commune de Tauriac, une propriété viticole est répertoriée comme producteur de bio par le Syndicat viticole des Côtes de Bourg. L’exonération, ainsi consentie par le Conseil municipal, ne dépasserait pas 1 000 euros au total. Cette perte financière ne viendrait donc pas mettre en déséquilibre le budget de Tauriac.

Un débat c’est cependant installé. La crainte principale des élus fut la possibilité, par le biais de cette exonération, de voir le nombre d’exploitations bio augmenter et d’engendrer ainsi une perte de revenus pour la commune, dans l’avenir, plus importante. Jean-Michel Robert, adjoint et viticulteur, a rassuré ses confrères présents. Il a rappelé que pour obtenir la certification bio, il fallait attendre trois ans et que ce n’est pas le faible encouragement financier d’une exonération de la taxe du foncier non bâti qui allait inciter, du jour au lendemain, tous les viticulteurs de Tauriac à se convertir.

Courte majorité

Catherine Saez a ajouté que le Conseil municipal serait à même, dans cinq ans, si l’exonération devenait trop préjudiciable à la commune, de prendre une délibération dans le sens inverse.

Le vote, qui a suivi, a approuvé, d’une courte voix, la délibération : six pour, cinq contre et deux abstentions. Catherine Saez a précisé que son souhait le plus cher serait quand même que tous les agriculteurs et viticulteurs soient Lire la suite