Conférence-débat jeudi 6 mai à 18h30 : « Quelles conséquences du changement climatique pour la viticulture dans le Libournais ? »

MNE Bordeaux-Aquitaine, Communiqué, le 3 mai 2010

Conférence-débat de l’Université populaire de l’environnement en partenariat avec l’Ecomusée et le Lycée agricole de Montagne Saint-Emilion

Le Jeudi 6 mai à 18h30

« Quelles conséquences du changement climatique pour la viticulture dans le Libournais ? »

avec la participation de Kis Van Leeuwen, Agronome, Enseignant-chercheur à l’ENITA Bordeaux, spécialiste du terroir et de Didier Grimal, Ingénieur-climatologue, Division études et climatologie à Météo-France

Conférence suivi d’un vin d’honneur offert par le Lycée viticole

Entrée libre

Pour ceux qui ne connaissent pas le lycée. Depuis Bordeaux, prendre la rocade de Libourne. Sortir au 2ème rond-point direction Périgueux (D1089), faire environ 6km jusqu’au lieu-dit Goujon. Sortir à droite en suivant les panneaux lycée agricole (300m). Arrivé au lycée, l’amphithéâtre est le 1er bâtiment sur la droite (ce sera indiqué).

Les modifications des équilibres climatiques au niveau mondial sont aujourd’hui au cœur de l’actualité scientifique et des débats médiatiques. Le réchauffement de la planète est déjà amorcé comme l’ont démontré les experts mondiaux du GIEC en 2008. Quels en seront les impacts sur la viticulture et l’œnologie de demain ? Comment y faire face ?

Le climat est un facteur essentiel de la viticulture et il affecte autant la qualité que le goût des vins. Certains prétendent que le réchauffement climatique a déjà influencé le style des vins que nous buvons aujourd’hui.

Des études sur les températures moyennes des 27 plus importants vignobles du monde montrent un accroissement de 2 degrés Celsius depuis 50 ans. La plupart des climatologues estiment que cette tendance se poursuivra et que la hausse des températures pourrait atteindre entre 2° et 5°C en 2100.

La culture de la vigne dépend fortement des conditions climatiques. Cependant, une maturation trop rapide ou trop précoce n’est pas souhaitable, car elle altère l’équilibre du vin produit, qui peut alors être trop alcoolisé ou manquer de finesse. En avançant la date de maturité, le réchauffement climatique met en péril l’équilibre de la production actuelle des grands vins. Certains régions qui produisent aujourd’hui des grands vins peuvent perdre leur prééminence, alors que d’autres, où la maturité est atteinte plus difficilement, peuvent être bénéficiaires du réchauffement climatique.

Toutefois, ce ne sont pas toutes les opinions qui sont alarmistes sur le changement climatique. De grands vinificateurs de la région de Bordeaux affirment que Lire la suite

2/3 des viticulteurs bordelais en dessous du SMIC

libebordeaux.fr, Laure Espieu, le 2 décembre 2009

2/3 des viticulteurs bordelais en dessous du SMIC

VIGNE – L’étude a été menée par la Chambre d’agriculture de la Gironde sur les dix dernières années. Elle se base sur le suivi d’un panel de cent exploitations en AOC Bordeaux, et fait le constat alarmant d’une situation qui, depuis cinq ans, ne cesse de se dégrader. «Il y a une morosité et une angoisse terribles», pointe Florence Lamoureux, l’auteur de la synthèse. «Deux tiers des exploitants ont dégagé moins d’un SMIC en 2007/2008, et parmi eux, 20% sont en perte. Les gens ne vivent pas de leur travail».

En dix ans, le chiffre d’affaire a baissé en moyenne de 27%. Les résultats économiques à l’hectare ont été divisés par quatre, voire même par cinq pour les viticulteurs qui vendent en vrac. Et les ressources globales des exploitations ont été réduites de plus de la moitié. «Avec d’aussi faibles ressources, les exploitations vont avoir du mal à faire face aux mises aux normes, tant au niveau du vignoble que des chais», souligne l’auteur, qui perçoit déjà la tendance des entreprises à se  «replier sur elles-mêmes».

Non seulement l’investissement est en berne, mais depuis 2007, les coûts sont brutalement remontés (+20%). «En effet, 2007 et 2008 ont été deux années difficiles d’un point de vue climatique (plus de traitements) et ont été des années de hausse du prix des intrants (phytosanitaires et fuel) ainsi que du barème des fermages», explique Florence Lamoureux. Comme les rendements ont également baissé, pour le millésime 2008, le coût de revient du tonneau était d’environ 1277 euros. Bien supérieur aux cours du vin de Bordeaux qui s’établissent plutôt entre 750 et 900 euros le tonneau.

Obligés de brader leur vin, les viticulteurs cherchent de l’argent ailleurs. Certains vendent leurs parcelles en terrains à bâtir. D’autres ont pu être tentés par l’arrachage, mais Lire la suite

Changement climatique : La chaleur affole les vignes

sudouest.com, César Compadre, le 15 Aout 2009

CLIMAT. Pour mobiliser les Français sur les impacts néfastes du réchauffement climatique, Greenpeace prend en exemple le monde viticole. Un marqueur intéressant

La chaleur affole les vignes

Comment montrer concrètement au grand public les effets du réchauffement climatique planétaire ? Fonte des glaces dans les pôles ; biodiversité qui perd la tête avec des poissons tropicaux arrivant curieusement sous nos latitudes ; mais aussi évolution de la viticulture et des caractéristiques des vins.

C’est ce marqueur viticole qu’a choisi Greenpeace pour tenter de mobiliser les Français à l’approche de la conférence de Copenhague (voir ci-dessous). Cette association, en pointe sur toutes les questions environnementales, a écrit une lettre ouverte au président de la République. Elle a été publiée le 12 août par le journal « Le Monde ». Signée par une cinquantaine de propriétaires et de professionnels de toutes les régions viticoles, elle pointe la « menace sur l’équilibre des terroirs, et l’âme de nos vins, du réchauffement climatique de la planète ».

Au-delà de son côté militant, et qui force volontairement le trait pour toucher au cœur, cette initiative a le mérite de remettre la vigne, plantée dans une soixantaine de pays du monde, au centre de l’échiquier climatique.

À l’écoute de la plante

« Le vin est un produit qui parle aux Français. Pour notre prochaine action – toujours en vue de Copenhague -, nous mettrons en avant les perturbations dans les paysages alpins », indique Anaïz Parfait, chargée de la « mobilisation climat » à Greenpeace, association revendiquant 85 000 adhérents.

Mais quel est l’impact réel du réchauffement climatique – sur lequel d’ailleurs tous les experts ne sont pas d’accord – sur la plante elle-même et les vins produits ? Si la lettre ouverte dénonce, pêle-mêle, les « canicules estivales », les « grêles » ou les « maladies venant du sud », difficile d’y voir clair. Même si des dérèglements se constatent, comme le note Stéphane Derenoncourt, signataire du document et œnologue reconnu installé en Bordelais (voir ci-dessous).

Pour Yvon Minvielle, propriétaire du château Lagarette (5 hectares, tout près de Bordeaux), et autre signataire, le constat est sans appel. « On met trop de chimie dans les vignes. Il faut se remettre à l’écoute de la plante et privilégier le préventif. Le réchauffement climatique est une occasion pour se poser les bonnes questions », prône ce praticien de la biodynamie.

Du bordeaux en Anjou ?

Sachant que sur des terroirs adaptés, les cépages atteignent le plus souvent leur maximum qualitatif à la limite septentrionale de leur culture (par exemple le cabernet dans le Bordelais), si le climat se réchauffe de plusieurs degrés d’ici à la fin du siècle, la donne en sera fondamentalement modifiée. Plus chaud, le climat girondin serait moins propice à l’épanouissement de ce cépage. Trouvera-t-il alors un terrain plus adéquat plus au nord, par exemple en Anjou ? Devra-t-on planter des cépages méridionaux – comme la syrah ou le grenache – en terre d’Aquitaine ? Sachant qu’un réchauffement moyen d’un degré transfère en théorie les cultures d’environ 300 kilomètres vers le nord dans notre hémisphère, tout est plausible. Il faut savoir que des Champenois ont déjà acheté des terres au sud de l’Angleterre. Pour y produire peut-être des bulles plus tard… À quand alors un bon vin rouge ensoleillé en Scandinavie ?

Et si la vigne s’adaptait ?

Mais ne sous-estimons pas les capacités d’adaptation de la vigne à des conditions changeantes. Contrairement à une idée reçue, Lire la suite

Graves de Bordeaux : Les vignes à cheval

sud-ouest.com, Axelle Maquin-Roy, le 11 Mai 2009

CHÂTEAU MÉJEAN À AYGUEMORTE-LES-GRAVES. Bruno Géraud veut ainsi se démarquer et améliorer la qualité de ses vins

Les vignes à cheval

Bruno Géraud n’est pas un propriétaire viticole comme les autres. Issu du milieu du commerce, l’entrepreneur, passionné de tout ce qui a trait à la terre, s’est affranchi des codes surannés et ne se laisse guider que par une ambition : faire de Méjean un graves de grande qualité. Une exigence déjà saluée par nombre de critiques. Aussi n’a-t-il de cesse d’innover depuis qu’il est à la tête de cette propriété d’Ayguemorte-les-Graves, soit une dizaine d’années.

Dernière lubie en date, diront les plus sceptiques, travailler à cheval les 6,5 hectares de ses vignes et les 4,5 autres hectares dont il a le fermage au château de La Brède. Déjà propriétaire de deux juments comtoises, Bruno Géraud cherchait l’homme pour les guider dans ce travail un peu particulier. « Mais dans le coin, il n’y en avait pas. »

Maillon essentiel de la chaîne

Le hasard a voulu qu’un Bourguignon, en quête de nouveaux horizons viticoles, offre ses services à de grandes propriétés bordelaises. Mais pas au Château Méjean qui, malgré tout, parvint à entrer en contact avec cet ouvrier agricole.

Depuis une dizaine de jours, Erik Martin s’est donc installé à la propriété. Lui, le Bourguignon et travailleur indépendant, est désormais salarié de l’exploitation. Un plus à l’entendre, alors qu’il veut « travailler en collaboration pour l’élaboration encore meilleure d’un vin ».

Car, aussi particulier que soit son travail, Erik revendique d’être un maillon essentiel de la chaîne de production d’un vin. Avec ses trois juments, deux Percheronnes et une Ardennaise, son rôle ne saurait se réduire à biner ou cavaillonner les rangs de vignes, avec des outils des années 1950 attelés à ses puissantes montures. Son regard et son expertise de la vigne sont une chance.

« La mécanisation tasse davantage les sols et les appauvrit », a constaté Erik. En travaillant avec des chevaux de trait, « on apporte une meilleure régénération des sols et donc on peut réduire l’apport en engrais ». Un travail sur l’enracinement des pieds, préalable à un développement de parties aériennes de la plante. Cette approche écologique, si elle fut sa motivation première il y a dix ans, a depuis fait montre d’une grande efficacité. Au point que nombre de propriétés prestigieuses de Bourgogne, du Beaujolais ou encore de Tain-l’Hermitage ont fait appel à ses services.

Respect de la vigne

Autre avantage de la traction animale Lire la suite

Climat : Ca chauffe pour les grands crus…

mescoursespourlaplanète.com, le 4 février 2009

Ca chauffe pour les grands crus…

Certains nectars parmi les meilleurs et les plus célèbres du monde risquent tout bonnement de devoir fermer boutiques et vignobles au cours des cinquante prochaines années, si l’on en croit un article publié par The Guardian dans la foulée de la seconde conférence sur le réchauffement climatique et le vin, qui s’est tenue au printemps 2008 à Barcelone. Car le caractère d’un grand vin (et plus encore des grandes années des grands vins) tient à trois facteurs en plus du choix du cépage : la nature de son sol et de son sous-sol, l’exposition du vignoble et le climat. Problème : en 2050, selon une étude menée par l’université de l’Oregon dans 50 régions viticoles mondiales, il fera 1,2°C de plus dans le Bordelais, et 2°C de plus en Toscane – des climats comparables à ceux d’Afrique du Nord aujourd’hui. Conséquence ? Les raisins arriveront plus vite à maturité, leur teneur en sucre et donc le taux en alcool des vins augmenteront (les Medoc des années 40 titraient entre 11 et 11,5 % d’alcool, contre 13 ou 13,5 % aujourd’hui) – ce qui devrait leur enlever une partie de la subtilité et de la complexité  qui ont fait leur réputation. De nouvelles techniques de culture seront requises pour contrer les caprices du climat, et l’irrigation devrait être introduite dans les régions de production traditionnelles en Europe. Seule autre alternative : délocaliser la production vers des régions plus favorables, car baignées par des courants froids, comme la Nouvelle Zélande, le Chili ou l’Argentine… voire même la Chine, qui est d’ores et déjà le 7ième producteur mondial de vins. Certains propriétaires de grands crus français ont pris les devants Lire la suite

Les vins de Bordeaux ont réalisé leur Bilan Carbone©

eco-life.fr, Marie Varasson, le 23 janvier 2009

La filière viticole n’a pas à rougir de son Bilan Carbone©

Après le Champagne, les vins de Bordeaux ont réalisé leur Bilan Carbone©. Du raisin aux verres, le plus émetteur n’est pas forcément celui qu’on croit. Sous la houlette du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), la filière vin de Bordeaux a entrepris son Bilan Carbone©. Un suivi fastidieux des processus de transformation et de production du précieux nectar, réalisé dans le but de « s’adapter aux conséquences du changement climatique et d’apporter des solutions concrètes à tous les producteurs de la région », explique Florent Labadie Œnologue et Responsable Qualité/Environnement aux Vignobles Despagne. Une initiative bien accueillie dans les vignobles, où les accusations de pollution sont le lot quotidien des exploitants. « On m’apostrophe souvent en me disant que je suis un pollueur, qui ne respecte pas la nature« , explique Pierre-Henri, exploitant dans le Médoc. « Avec ce bilan carbone, notre transparence sera totale et lèvera le doute sur de fausses vérités« , ajoute-t-il.

Car en-dehors des pesticides, la filière émet 200 000 tonnes équivalent carbone par an, soit les émissions annuelles de 90 000 Français (2,2 tonnes par personne et par an). De la récolte au verre, neuf postes ont été méticuleusement recensés : fret, déplacement des personnes, matériaux entrants, immobilisation en cave, émissions non énergétiques, fin de vie d’emballage, fin de vie des déchets directs, énergie viticulture et énergie hors viticulture.

Plus gros poste d’émissions, les matériaux entrants – produits chimiques, métaux, papiers carton, plastique, liège, verre et sucre – représentent à eux seuls 43% des gaz à effet de serre émis, soit 85 000 tonnes. Responsable principal, le verre, génère 42 600 tonnes équivalent carbone – soit 49% des émissions des matériaux entrants – tandis que les bouchons de liège n’en représentent que 2%. Le fret (aérien et fournisseur) constitue 18% des émissions du secteur, talonné par les déplacements des personnes à 12%.

– Saint-Gobain a lancé plusieurs programmes de recherches –

Pour réduire ces émissions, le CIVB a édicté une liste de recommandations et cible le verre en premier lieu. Responsables de plus de 21% des émissions totales de la filière, la fabrication et le transport des bouteilles consomment beaucoup d’énergie. Premier fournisseur des exploitants, Saint-Gobain a lancé plusieurs programmes de recherches destinés à réduire les émissions des fours et celles liées au transport de leurs produits. Récoltées à hauteur de 60%, les bouteilles commercialisées par le fabricant sont ensuite recyclées dans leur intégralité. L’entreprise a lancé un programme de recherche pour réduire le poids de ces bouteilles. « Le marché était fortement demandeur de cette innovation », explique Mathilde Hebert, Responsable Développement Marketing de Saint-Gobain Emballage. « Pour les bouteilles tradition, notre cœur de gamme, les recherches ont permis de réduire de 15% le poids du contenant », ajoute-t-elle.

Tandis que l’usine écologique Cameron, dédiée à la production de bouteille, a déjà ouvert ses portes à Pittsburg, aux Etats-Unis, le CIVB promet de réduire les émissions de la filière viticole française de 30 000 tonnes, d’ici à 5 ans. Pour ce faire, les transports par avion et le fret routier sont montrés du doigt. L’objectif pour 2050 est de réduire par quatre les émissions du secteur, tant du côté des viticulteurs que de leurs sous-traitants.

Pour éviter de faire tache, la filière viticole s’adapte. Lire la suite

Le bio a le vin en poupe

metrofrance.com, le 28 janvier 2009

Le bio a le vin en poupe

Près de Nîmes, une cave coopérative fait face à la crise grâce à la viticulture bio.

Le vignoble de la Voie d’Héraclès s’étend sur plus de 900 hectares entre Camargue et garrigue. Environ 300 ha sont cultivés en bio pour une production de 20 000 hl.

Le chiffre : 2,6%

Les vignes bio représentent 2,6% du vignoble français. Avec plus de 22 000 ha en bio en 2007, les vignes bio ont connu une croissance de 20% entre 2006 et 2007, alors que l’ensemble des surfaces viticoles s’est réduit de 2,3%. 

Au caveau du vignoble de la Voie d’Héraclès, situé entre Camargue et garrigue, on trinque déjà au chardonnay, au merlot et au syrah rosé 2008. Cette coopérative, l’un des plus gros producteurs de vin bio en France, est prête à commercialiser son douzième millésime bio. Tout a commencé en 1994, lorsque Perrier a souhaité imposer aux agriculteurs situés autour de sa source de Vergèze un cahier de charges bio afin de préserver la qualité des eaux. Deux vignerons de la coopérative étaient concernés et ont répondu présent à l’appel.
50% plus cher

Depuis, quinze adhérents (sur un total de 130) ont converti leurs vignes en bio. Sans regret. “La crise viticole fait qu’en Languedoc-Roussillon, les viticulteurs conventionnels travaillent à perte, explique Jean-Fred Coste, président de la cave. Avec le bio, on peut gagner notre vie : tous ceux qui vivent de la vigne chez nous se sont convertis.” Selon Jean-Fred, leur cru bio se vend environ 50% plus cher que le conventionnel. Ce prix se justifie en partie grâce à une meilleure valorisation du produit, notamment sur les marchés allemand et japonais.

Mais le vin bio est aussi 25% plus cher à produire, selon Jean-Fred. En effet, le travail exécuté auparavant par les herbicides chimiques est remplacé par le labour des hommes et de leurs machines. Le cahier des charges de l’agriculture bio interdit l’utilisation des pesticides. Alors, l’observation quotidienne des vignes est indispensable pour prévenir les maladies des plantes. Cuivre et soufre (en quantités limitées) sont utilisés pour lutter contre les champignons. Le vers de la grappe est, lui, neutralisé avec la diffusion d’une phéromone sexuelle qui reproduit l’odeur du papillon mâle. La femelle, confuse, ne le retrouve plus… donc pas de bébé vers. “C’est plus cher qu’un insecticide, mais ça marche bien, souligne Philippe Delmas, vigneron de la coopérative. Et pour l’environnement et notre santé, il n’y a pas photo”.

La vie pullule dans les vignobles. “C’est flagrant !”, lance Guillaume Puccini, vigneron. Dans ces collines au pied des contreforts des Cévennes, la cohabitation entre abeilles et cigales, poireaux et mâche des vignes, eau et vin, est partie pour durer.  

Le salon Millésime bio Lire la suite