Rive droite de Bordeaux : L’entreprise face au DD

Sud-ouest, Chantal Sancho, le 13 Mars 2009

CONFÉRENCE. Le débat traitait des comportements à adopter désormais au sein des entreprises

L’entreprise face au développement durable

Dernièrement, le Club des entreprises et la municipalité d’Artigues ont organisé une conférence-débat sur le thème « Du développement durable à la responsabilité sociétale des entreprises » en partenariat avec La Banque postale, Véolia propreté, le Conseil général, la CUB, BEM (Bordeaux école de management) et Fayat. Une petite centaine d’entreprises était au rendez-vous, bon nombre d’ailleurs non implantées sur la commune.

Jacques Van Coppenole, président du Club des entreprises expliqua en préambule pourquoi à notre époque les entreprises devaient se sentir concernées.

Laurence Eberhard-Harribey, responsable de la chaire développement durable et responsabilité des organisations à BEM, fut la première à intervenir ; elle maîtrise parfaitement le sujet et son discours simple et clair a conquis l’auditoire, rappelant haut et fort que développement durable ne veut pas dire simplement écologie mais bien économie, social et écologie.

« Il est important de combiner ces trois sphères qui a priori sont antinomiques, la réalité c’est que notre planète se goinfre d’elle-même, en laissant de côté toute une population qui souffre ». Elle poursuivit en précisant que les entreprises sont aujourd’hui obligées de changer de comportements, les communes exigeant désormais dans les appel d’offres que ces dernières soient respectueuses des règles de développement durable.

Julie Chabaud, responsable de la mission Agenda 21 au Conseil général, rappela toutes les actions mises en place pour les entreprises. Ces dernières d’ailleurs posant de nombreuses questions en fin de conférence à l’instar du magasin artiguais La Boumba auquel une commune a commandé des confettis en papier recyclé.

Force est de constater que les entreprises présentes veulent bien que le développement durable entre chez elles mais Lire la suite

Bassens : Centre de maturation des mâchefers ?

Sud-ouest, Yannick Delneste, le 23 Janvier 2009

BASSENS. Le projet de traitement des résidus des incinérateurs de Bègles et Cenon pourrait enfin voir le jour sur la zone portuaire grâce à un consensus sur le transport fluvial

Les mâchefers en vogue

Les embarcations sont rares sur la Garonne à Bordeaux. Dans quelques années, il se pourrait qu’une péniche effectue trois fois par semaine les 15 km séparant Bègles de l’incinérateur Astria de la zone industrialo-portuaire de Bassens. À bord de cette barge, 400 tonnes de mâchefers imbrûlés, subsistant au terme de l’incinération des déchets ménagers traités par les fours béglais. Au bout de ce court voyage, une plate-forme de valorisation dont le projet, grâce à ce mode de transport fluvial, recueillerait enfin l’assentiment collectif.

C’est peu dire que le dossier a voyagé sur l’agglomération et même un peu plus loin. Depuis 1998 et la mise en service d’Astria, Novergie (délégataire de la CUB) qui exploitait jusqu’au 1er janvier dernier (1) les deux incinérateurs, a multiplié les projets d’implantation. De Salles à Saint-Aubin-de-Médoc, la dizaine de sites proposés avait toujours été contestée. Dernier projet en date : Blanquefort où l’opposition d’un certain Vincent Feltesse n’avait pas été étrangère à la prise de la mairie par ce dernier en 2001.

2 600 camions en moins

Faire construire un incinérateur de déchets sans prévoir de plate-forme de maturation des mâchefers : c’est l’incongruité vécue depuis dix ans sur la CUB. Aujourd’hui les 100 000 tonnes produites chaque année par Bègles (65 000) et Cenon (35 000) sont amenées par 4 000 camions à Clérac en Charente-Maritime, à 60 km de l’agglomération. Dans cette structure vieillissante qu’un arrêté préfectoral a condamnée pour mars 2010, les mâchefers sont valorisés notamment en granulats pour les routes.

Le projet de plate-forme bassenaise répondrait aux exigences qui ont empêché les autres : « assurer près des incinérateurs la maturation de la totalité des mâchefers de la CUB, produire des granulats de qualité pour une agglomération qui connaît un déficit en la matière, et adopter un transport fluvial de la majorité de ses mâchefers, de Bègles à Bassens », liste Jérôme Saura, responsable des filières vracs, industriel, bois et dérivés au Port autonome de Bordeaux. « Ce transport par le fleuve supprimera 2 600 camions par an, divisera les émissions de gaz carbonique par cinq, le dioxyde de soufre par six. » L’acheminement des mâchefers de Cenon continuerait à se faire par la route mais les camions ne feraient plus que 10 km au lieu de 60.

10 millions d’euros

« Ce concept a séduit tout le monde aujourd’hui », Lire la suite

Cubzacais : La mobilisation contre les épandages s’organise

Sud-Ouest, Frédéric Dupuy, le 22 Janvier 2009

ENVIRONNEMENT. La Coordination contre les épandages dégradants veut obtenir une audience auprès du préfet

La mobilisation contre les épandages s’organise

La Coordination contre les épandages dégradants (CCED) a tenu une réunion publique jeudi soir à la salle des fêtes d’Asques. Les Cubzacais se sont déplacés en nombre pour se tenir informés, tout comme les Asquais, Romanais et des personnes venant de plusieurs communes environnantes.

Il est vrai que la CCED a réussi à mobiliser d’autres associations, notamment en Haute Gironde (voir éditions précédentes).

Elle a aussi informé l’ensemble des citoyens des 22 communes de Gironde concernées par ces épandages. Elle a également contacté des associations liées à l’environnement et les élus locaux.

Rappelons que sous l’égide de la mairie de Cubzac-les-Ponts, les diverses associations environnementales qui protestent depuis quelques semaines contre le projet d’épandage des jus de compost envisagé par la société Sede, filiale de Veolia, se sont organisées au sein de cette Coordination contre les épandages dégradants (CCED). Ces composts consistent en un mélange de résidus de fientes industrielles. L’épandage en zone humide comporte des risques de pollution des sols et des eaux.

Les opposants aux épandages sur la rive droite de la Dordogne ont ainsi obtenu les soutiens du député Philippe Plisson et du conseiller général et président de la CdC du canton de Fronsac, Michel Frouin, seul Jean-Paul Garraud le député de la 10e circonscription, est resté muet au courrier qui lui a été adressé.

Zones vulnérables

Dans le rapport qu’il a remis au préfet de la Gironde, le commissaire enquêteur confirme les craintes de la CCED : « Les dépôts qui comblent ces zones de palus, sont des formations à dominante argileuses, épaisses de 15 à 18 mètres en moyenne (40 à 55 % de taux d’argile). En raison de l’état d’engorgement semi-permanent, seuls des épandages d’été pourraient être envisagés ; en sortie d’hiver, ces zones inondables restent particulièrement vulnérables et peu favorables aux épandages. Quand aux parcelles 19 et 21 de Saint-Romain, elles sont exclues de ce type d’épandage en raison de la vulnérabilité des eaux souterraines. »

La coordination reste motivée. Mais bon nombre sont inquiets quant aux conséquences à long terme et comme l’on dit plusieurs personnes présentes, « nous ne voulons pas de ces épandages ni ici ni ailleurs. »

La CCED souhaite obtenir une audience avec le préfet de la Gironde, afin de Lire la suite

Eco-mobilité à Pessac

Du 16 au 22 septembre 2008, la Ville de Pessac, le Club des entreprises et leurs partenaires (Autocomm, Vélo-cité, CUB, Veolia Transport, CG33, Transgironde, SNCF, Mobilidé, La Poste, ….) organisent stands, animations et jeux pour promouvoir l’éco-mobilité

Venez nombreux, en tram, train, bus ou vélo sur nos stands et participez au grand jeu concours Pessac éco-mobile pour tenter de gagner un vélo à assistance électrique !

Comptant sur votre mobilisation, et restant à votre disposition pour tout complément d’informations,

Plus d’informations Lire la suite

Vers un monde de rareté en 2025

usinenouvelle.com, le 5 septembre 2008

Environnement

Vers un monde de rareté en 2025  Deux rapports, commandés par l’association des entrepreneurs français sensibles à l’environnement (EPE), explorent les pistes de nouvelles gestions pour les ressources naturelles et pour l’eau d’ici 2025. Lire les deux rapports : Les ressources naturelles à l’horizon 2020 L’Eau à l’horizon 2025

Air Liquide, Areva, Coca-Cola, Leclerc, Solvay, Rhodia, Renault, SNCF, Vinci, Veolia : toutes souhaitent savoir de quoi aura l’air le monde en 2025. L’association française des entreprises pour l’Environnement, dont elles font partie, avait mis en place courant 2006 une commission « Prospective environnementale ». Objectif : contribuer à la recherche de solutions durables dans cinq domaines; la gestion de l’eau, l’économie des ressources naturelles, la biodiversité, les ressources énergétiques et l’évolution des comportements de consommation. Mercredi 3 septembre,  les chercheurs et ingénieurs de la commission ont présenté leurs premiers travaux sur les ressources naturelles et sur l’eau.

 « Moins de 3% de l’eau dans le monde est douce, dont 2,5% immobilisée sous forme de glace : l’humanité ne peut compter que sur les 0,5% restants pour répondre à ses besoins» rappelle l’étude prospective. Aujourd’hui, l’eau prélevée a trois usages : 70% pour l’agriculture, essentiellement à des fins d’irrigation ; 22% pour la production d’énergie, que ce soit de l’hydroélectricité ou de l’électricité thermique ou nucléaire; 8% pour les usages domestiques.

D’ici 2025, la population mondiale devrait dépasser les 8 milliards de personnes : la même quantité de ressource doit être partagée entre une population toujours plus nombreuse. Du côté des activités humaines, l’industrie, davantage que l’agriculture, causera la majeure partie de l’augmentation de la consommation d’eau d’ici 2025, prédit le rapport.

Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) estime le réchauffement climatique à l’horizon 2025 à +1,6°C par rapport à la période préindustrielle. En vue, une complète disparition des petits glaciers dans les Andes, menaçant l’approvisionnement en eau de 50 millions de personnes, voire une réduction potentielle de 20-30% de la ressource en eau dans les régions vulnérables (sud de l’Afrique, Méditerranée). « D’ici à 2025, le nombre de personnes vivant en-dessous du seuil de stress hydrique atteindra 3 milliards, contre « seulement » 700 millions aujourd’hui, le problème s’intensifiant en Afrique subsaharienne, en Chine et en Inde », prévoit le rapport. Lire la suite