Troisièmes rencontres francophones des ateliers vélos associatifs chez Récup’R à Bordeaux

sudouest.com, le 11 octobre 2010, Willy Dallay

http://www.sudouest.fr/2010/10/11/au-rayon-recup-208293-729.php

Au rayon récup’

Récup’R a accueilli ce week-end dans ses locaux les troisièmes rencontres francophones des ateliers vélos associatifs.

Le parking des troisièmes rencontres internationales du réseau « L’Heureux cyclage » tenait sur un bout de trottoir. Les cinquante participants qui s’occupent de 27 ateliers associatifs de réparation de vélo, semblaient venus de toute la France et de Belgique à bicyclette. Et en guise de récompense, après les quatre ateliers studieux, du samedi après-midi, ils ont eu droit à une balade à vélo concoctée par le Guidon futé.

N’en jetez plus

Auparavant, ils avaient pédalé sur quatre thèmes : la pédagogie, les ateliers mobiles, la création d’un atelier, la gestion. C’est la « ressourcerie » Récup’R qui invitait. L’association bordelaise, créée en 2008, s’est fixée pour objectif de réemployer, ou revaloriser les objets de la vie quotidienne que l’on a vite tendance à considérer comme jetables. « On a décidé de commencer par le vélo », explique Guillaume Sorel, l’un des huit coprésidents. « On en voit trop qui finissent prématurément à la décharge. »

 « Convivial et économique »

Dans un local loué par la CUB, un salarié stocke, classe ces petites reines décaties, fruits de collectes et de dons, avant de leur donner une seconde jeunesse ou de récupérer leurs organes.

« Nous vendons les vélos entre 35 et 70 euros. Tout acheteur devient adhérent pour trois mois », précise Guillaume. « Cela lui permet de bénéficier gratuitement de l’atelier Rustine : il peut utiliser l’outillage, se servir en pièces, voire se monter une bicyclette. On ne lui fera payer que le cadre (10 euros) et les roues (5 euros chacune). C’est lui qui fait, mais avec les conseils de notre salarié. » On peut aussi adhérer à l’année pour 20 euros.

« Les gens apprennent, ils échangent, c’est convivial et économique. » Mais pour Guillaume Sorel, c’est aussi une façon de changer notre rapport à la consommation : « Recycler au lieu de produire toujours plus a une incidence sur les matières premières, l’énergie, les déchets et ça ouvre les portes de l’imagination. » Car certains réformés du macadam deviennent des œuvres d’art.

Projet couture

Dans un coin du local, des machines à coudre de récupération donnent une idée du deuxième projet de Récup’R : la Lire la suite

Ressourcerie de Bordeaux : Ces vélos que l’on recycle

sudouest.fr, Isabelle Castéra, le 13 mai

Ces vélos que l’on recycle

L’association Récup’R utilise des vélos destinés à être jetés pour en créer de nouveaux, et prévoit de faire la même chose pour le textile et l’électroménager.

Ils sont les chouchous des collectivités locales. Yann Perotto, Deil Toussaint et Julien Peponnet, qui ont inventé la première « Ressourcerie » bordelaise, ont bénéficié du parrainage presque affectueux d’Alain Juppé notamment. Une convention est en cours de signature avec la ville de Bordeaux, qui permettra à l’association Récup’R de bénéficier des vélos cassés, usés de la Maison du vélo pour en fabriquer de nouveaux. Afin de les vendre à bas prix.

Récup’R, donc, s’est installé rue Terres de Bordes, à Bordeaux, il y a quelques semaines. Un petit atelier de réparation de bicyclettes où l’on peut amener son vieux biclou plutôt que le jeter à la déchetterie. Car la ressourcerie c’est l’anti-déchetterie. « Une structure associative qui travaille à la réduction des déchets dans une perspective de réutilisation, de réparation et de recyclage. Voilà ce que nous sommes », assure Deil Toussaint.

Ces trois jeunes hommes travaillent depuis plusieurs mois à l’élaboration de ce projet. Quelle idée ? « Nous sommes écolos en fait, concernés par l’abus de déchets et nous voulons lutter à notre manière contre la destruction de ces déchets, simplement en limitant leur quantité, ajoute Deil. Ce concept existe depuis longtemps au Canada. Ressourcerie est d’ailleurs un mot québécois. »

Un atelier Rustine

Récup’R ne se limite pas à réparer de vieilles bécanes, pour les vendre en parfait état entre 35 et 70 euros pièce. Un technicien vélo a été embauché par l’association, qui s’occupe de la réparation des cycles en vue de la vente, en même temps, il participe à un atelier de dépannage participatif.

Chaque samedi entre 14 heures et 19 heures, les adhérents peuvent venir ici, rue Terres de Bordes afin de profiter des outils, du local et des conseils du pro, pour réparer son propre vélo. Pneu crevé, freins usés, roues voilées, autant de petits problèmes qui peuvent à la longue coûter cher au cycliste du quotidien. L’atelier Rustine œuvre aussi dans le sens de la responsabilisation de chacun vis-à-vis des objets usuels. L’atelier fonctionne vraiment bien, on vient de loin, bien au-delà des frontières du quartier de la gare. Les pièces sont également récupérées, répertoriées et mises à disposition des réparateurs.

Viser l’autonomie

« Notre projet s’il commence par les vélos, ne s’arrêtera pas à cette seule fonction. Ce n’est qu’un point de départ, ajoute Julien Peponnet. Nous comptons mettre en place à l’étage un atelier Lire la suite

Aux Etats-Unis, les vélos doublent les voitures

eco-life.fr, Marie Varasson, le 6 juillet 2009

Aux Etats-Unis, les vélos doublent les voitures

Depuis le début de l’année, les Américains ont acheté 2,6 millions de vélos contre 2,5 millions de voitures et de camions selon le Huffington Post, journal en ligne. Depuis début 2009, les Américains ont acheté davantage de vélos que d’autos et de camions. En pleine crise économique, les deux roues doublent les voitures. « Les Américains commencent à voir le vélo comme une part respectable du transport mixte« , confirme Dennis Markatos, fondateur et directeur de l’association Sustainable Energy Transition (SETenergy.org). « C’est une nouvelle étonnante, mais heureuse », commente Ludovic Bu, Président de l’association de conseil en mobilité, Voiture and Co. Car sur le plan environnemental, la popularisation du vélo reste un défi crucial. Tandis qu’une petite voiture neuve émet 120 grammes de CO2 par kilomètre, le vélo n’en émet pas.

Les volumes des ventes d’autos et de vélos ont cependant baissé par rapport à l’an passé, avec réciproquement 35 et 30% de ventes en moins. Plus lent du côté des deux roues, le retranchement des volumes de ventes lui permet de passer en tête. La bicyclette entre ainsi en « mode actif », selon l’expression consacrée par les experts. « Elle est intégrée au quotidien et trouve grâce aux yeux des consommateurs, soumis à la crise économique. Grâce à elle, ils accentuent leur droit à la mobilité au-delà de son usage habituel« , explique Julie Rieg, sociologue pour le cabinet d’études Chronos, spécialisé dans les questions de mobilité.

« Pour rejoindre une salle de sport ou aller au travail, le vélo, plus économique que la voiture, devient une alternative crédible », note Julie Rieg. D’autant que depuis début 2009, des déductions fiscales en favorisent l’usage aux Etats-Unis. Si un employé effectue au moins trois allers-retours domicile – lieu de travail par semaine, il bénéficie d’un crédit d’impôts de 20 dollars par mois. Avantageux pour les cyclistes, ce système a été voté à la fin de la présidence de Georges W. Bush et pourrait expliquer une part du recours aux deux roues dans le pays où la voiture est reine. « C’est une première sur un territoire aussi vaste. En Belgique, le système est appliqué dans des termes équivalents et semble être chaleureusement accueilli par la population. Mais le pays est plus petit et les modalités d’application sont plus faciles à évaluer », remarque Ludovic Bu.

– « Les pistes ne sont pas adaptées à une forte densité de cyclistes » –

Motivé en premier lieu par le porte-monnaie, le volume des ventes de vélos pose la question cruciale des infrastructures. « Il ne faut pas se méprendre et bien saisir que l’utilisation du vélo s’inscrit dans un système de mobilité globale« , analyse Julie Rieg. « Les individus portent différentes casquettes, de Lire la suite

Récup’R veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

sudouest.com, C. D., le 14 Juillet 2009

DÉCHETS. Une association veut mettre en place une « ressourcerie » sur le territoire de la CUB

Les astuces de la récup’

On appelle ça une « ressourcerie » ou une « recyclerie » et, si les termes ne sont pas en encore dans le dico, ils désignent une activité bien dans l’air du temps : donner une seconde vie aux déchets. Il ne s’agit ni des épluchures ni des sacs plastiques mais de tous ces objets plus ou moins encombrants qui ont fini par s’abîmer mais dont il y a toujours quelque chose à tirer, même si on ne sait pas quoi.

Genre table sans pieds transformable en plateau ou télé en noir et blanc toujours valable. En gros, les ressourceries interviennent à mi-chemin entre les Compagnons d’Emmaüs, qui prennent en charge des objets en bon état devenus inutiles et la déchetterie, où finit tout ce qui est moins présentable.

Répandues au Québec, en Belgique et dans le Nord de la France, les recycleries donnent une seconde vie aux objets inanimés tout en créant de l’emploi, les objets revalorisés pouvant être revendus à bas prix. A Bordeaux, l’association Recup’R se lance à son tour. « Nous sommes des citoyens soucieux le volume de déchets et, pour le moment, nous en sommes à chercher un local » explique Deil Toussaint, le chargé de projet. L’association a déjà noué des contacts avec les villes de Bègles et de Bordeaux et avec la CUB, qui a d’ailleurs un projet de ressourcerie dans ses cartons, dont Recup’R pourrait être l’interface associative.

Les vélos d’abord

Membre de la Maison de la nature et de l’environnement et soutenu par le réseau national des ressourceries (www.ressourcerie.fr), le projet bordelais a la sagesse de limiter ses ambitions au début. « Même si on trouve un local à la rentrée, on sait bien qu’on ne pourra pas tout faire » reconnaît Deil Toussaint. L’idée serait donc de commencer par la filière la plus pertinente, en l’occurrence tous ces vélos abandonnés sur les trottoirs parce qu’il leur manque deux roues ou le guidon. Les villes finissent par les ramasser et les envoyer en déchetterie. Or, Lire la suite

Attention, attention, c’est la vélorution ! le 6 juin à Bordeaux

Vélorution, Communiqué, le 3 juin 2009

Attention, attention, c’est la vélorution !

Samedi 6 Juin à Pey-Berland

14h30 : décoration de vélos

15h : départ en déambulation festive

Et quand les jambes seront fatiguées : goûter requinquatoire

On compte sur vous pour être là,

Pour faire passer le message autour de vous,

Bref : à samedi !

Contact et plus d’infos : Lire la suite

Bordeaux : Juppé soutient les cyclistes

Sud-Ouest, Isabelle Castéra, le 31 Mars 2009,  

Juppé soutient les cyclistes

CONSEIL MUNICIPAL. Interpellé par Pierre Hurmic, tête de liste des Verts, Alain Juppé s’est positionné face à « la vague de répression policière » de mars contre les cyclistes

Trouver le juste mot. Jusque-là, Alain Juppé n’avait pas jugé bon d’intervenir, ni de donner son avis, face à la vague de répression policière contre les deux-roues, visant plus particulièrement les cyclistes. Un millier de contraventions pour diverses infractions ont été dressées durant le mois de mars, jusqu’à cette série de gardes à vue, une dizaine en une seule nuit, concernant des cyclistes éméchés.

C’est Pierre Hurmic, tête de liste des Verts qui est venu cueillir le maire en tout début du conseil municipal d’hier. « J’attends de vous que vous interveniez ! »

L’avocat a rappelé à toutes fins utiles que les cyclistes n’étaient pas au-dessus des lois. « Ils doivent respecter le code de la route c’est vrai. Aujourd’hui, le code n’est plus adapté aux nouveaux modes de circulation douce en milieu urbain. Mais les usagers sont stigmatisés par la police qui fait un amalgame entre deux-roues motorisées et cyclistes », estime-t-il. Avant de poursuivre : « La garde à vue doit être exceptionnelle, justifiée par les nécessités de l’enquête et de l’information, comme le code de procédure pénale l’exige. »

La communiste Nathalie Victor-Retali, cycliste convaincue, a profité de l’opportunité pour signaler le manque de certains aménagements par temps de pluie, avant d’ajouter que la semaine dernière avait été « lourde en interventions liberticides. On est tous atteints par de petites violations de nos libertés. Soyons vigilants. »

De la proportionnalité

Jacques Respaud, le socialiste a qualifié la situation de « chasse aux cyclistes. » À cet égard il a sorti des chiffres émanant de l’observatoire de sécurité routière de la CUB, lequel ne signalerait que 6 % d’accidents impliquant des bicyclettes. « Où est-on allé chercher 60 % ? » questionne-t-il.

Trouver le juste mot. « Il faut de la proportionnalité » a sifflé le maire. « Depuis 10 ans, Bordeaux mène une politique d’encouragement à la pratique du vélo, salué par tous. Pour autant, je ne tomberai pas dans la démagogie. Il y a des comportements qui sortent de la norme. Moi-même, dans ma voiture personnelle (sic) je vois des vélos griller des feux rouges. Lorsque le directeur départemental de la sécurité m’a dit,  » il faut s’en occuper « , je ne l’ai pas découragé. Mais il faut de la proportionnalité. »

Pour le maire, « on a été un coup trop loin. Certains excès ne méritent pas une garde à vue, une sanction oui, mais pas une garde à vue. De même, une cycliste qui démarre avant que le feu rouge ne passe au vert, à quelques secondes près est interpellée, elle doit payer une amende de 135 euros, ce qui est très cher, doublé d’une suppression de 4 points sur son permis de conduire. C’est illégal. Il faut rappeler les textes. »

« Une contradiction »

Par ailleurs, le maire de Bordeaux s’est étonné du fait que la police n’interpellait pas avec « la même facilité les personnes à pied en état d’ébriété avancée. On me dit que ce n’est pas possible. Quelle est donc cette contradiction ? »

Alain Juppé a ensuite rappelé que les cyclistes se devaient de respecter le code de la rue. « On ne brûle pas un feu rouge, on ne roule pas sur les trottoirs, cela effraie les personnes âgées, on ne prend pas des sens interdits, pour autant, nous n’allons pas voter une motion en conseil municipal pour faire le procès de la police nationale ! »

La Ville préempte cours Victor-Hugo Lire la suite