Photovoltaïque en Gironde : Panneaux très encadrés

sudouest.com, Julien Rousset, le 11 Février 2010

ÉNERGIE SOLAIRE. La préfecture veut mieux réglementer l’implantation de fermes photovoltaïques. Les promoteurs craignent un tour de vis

Panneaux très encadrés

Du photovoltaïque, oui… mais pas à tout prix. Confrontée, depuis l’an dernier, à une avalanche de projets, la préfecture est en train de préciser les règles encadrant l’implantation de fermes de panneaux solaires.

Ces règles étaient jusqu’ici assez floues. Et le phénomène marginal : il n’existe à ce jour pas, en Gironde, de ferme photovoltaïque à proprement parler.

Du « solaire » est apparu ici ou là, sur de menues échelles. Un site expérimental à la pépinière technopole Montesquieu de Martillac, une petite centrale récemment inaugurée au Barp… À part ça, rien. Rien, en tout cas, de concret. En revanche, que de projets ! « Plusieurs dizaines » de demandes ont afflué ces derniers mois à la préfecture. Pourquoi ? Parce que les projets validés avant le 31 décembre 2009 pouvaient bénéficier d’un rachat, par EDF, de l’énergie produite à un tarif préférentiel – tarif qui vient d’être révisé à la baisse (1).

En forêt ? Oui mais…

Cette aubaine a stimulé des projets partout en France. Face à cet appel d’air, un premier cadre a été posé : depuis le mois de novembre, toute installation de centrale photovoltaïque est soumise à permis de construire, enquête publique et étude d’impact.

De son côté, la préfecture est en train d’élaborer sa « doctrine » en la matière. Une doctrine qui varie selon trois catégories de site. Premier cas de figure, le plus consensuel : les sites dits « artificialisés » – zones industrielles, carrières, parkings… Installation facile, paysage neutre : ces lieux sont propices aux champs photovoltaïques. Deuxième option : des panneaux sur du bâti, en ville, sur des toits. Dans ce cas, gare au patrimoine et aux sites protégés (voir ci-contre)… Troisième et dernière option, la plus délicate : les surfaces naturelles – zones forestières, viticoles ou agricoles.

C’est sur ces terrains que fleurissent les demandes, et les polémiques. Bronca par exemple dans le Pays foyen, quand, en décembre dernier, un propriétaire de Saint-Quentin-du-Caplong envisage d’arracher 60 hectares de vigne pour les draper de panneaux solaires. Chasseurs, agriculteurs, viticulteurs… s’y opposent, estimant que cet équipement va blesser le paysage et contribuer à la baisse continue de la surface agricole dans le département. Pour l’instant, le maire, Rolland Grenouilleau, attend le permis de construire pour se prononcer (2).

« Quand il s’agit de zones naturelles, nous regardons avec beaucoup d’attention. Le risque, c’est Lire la suite

Reignac : Un débat passionné autour du parc éolien

sud-ouest.com, Françoise Millot, le 16 Juin 2009

Un débat passionné autour du parc éolien

 « Pourquoi les habitants de Reignac n’ont pas été invités ? », c’est ce que certaines personnes lançaient jeudi soir à la réunion publique sur le projet de développement d’un futur parc éolien en Haute Gironde, qui a rassemblé un très nombreux public pour un débat passionnant et passionné.

Philippe Plisson, en présence des représentants de la société Valorem (« Sud Ouest » du 11 juin), du sous-préfet Christophe Lotigié, d’Alain Gandré, maire de Reignac, et de nombreux autres élus, avait invité la population pour l’informer de l’avancée du projet intercommunal.

« Il n’y a pas d’enjeu personnel. Le but de cette action est avant tout de rendre service à la planète. L’urgence écologique est là et les récents scrutins électoraux ont démontré qu’une importante partie de la population en a pris conscience. Ce projet a tout de même été approuvé à l’unanimité », déclarait le député.

Travail concerté

En matière d’éoliennes, une étude avait été initiée en 2007 sur les onze communes du canton, pour déterminer les secteurs les plus favorables à la mise en place de cette énergie. Le résultat, après deux ans de travail concerté, a abouti à la sélection d’une zone de développement éolien à Reignac, validé par le préfet le 20 mars dernier.

Le climat dans l’assemblée était tendu. Certains, comme les opposants de Vigi-Éole estimaient que « les grandes manoeuvres commencent. Vous essayez de nous endormir en nous disant que la création de la ZDE ne veut pas dire qu’il y aura forcément des éoliennes, que rien n’est fait. La prospection a commencé avant même qu’une étude ne soit faite. C’est dire si on se moque bien de notre opinion. Les élus municipaux n’auront plus jamais la main sur ce projet, il n’y a plus que notre association pour y faire barrage, et nous avons encore des recours… »

« Projet opaque »

Pour eux, le projet présenté par Valorem et la CCE est trop opaque : « Il n’y a pas Lire la suite

11 juin à Reignac : réunion publique sur le projet de parc éolien

La Communauté de Communes de l’Estuaire (CCE) s’est engagée dans son Agenda 21 pour devenir un pole d’énergies renouvelables. Elle a ainsi obtenu la première Zone de Développement de l’Eolien en Gironde, délivrée par le Préfet le 20 mars 2009.

Une étape importante est encore nécessaire avant de voir tourner les premières éoliennes de Gironde : le développement du projet éolien.Pour ce faire, la CCE s’est associé à un acteur local, spécialisé et reconnu : VALOREM.

Une réunion publique d’information va se déroulée le jeudi 11 juin à 19h à la salle de cinéma de Reignac pour présenter à tous les prochaines étapes du développement du projet de parc éolien.

N’hésitez pas à venir soutenir cette initiative locale encore unique en Aquitaine.

Pour plus d’information sur le projet Lire la suite

Bègles : site d’ExxonMobil, « Parc d’intelligence envir. »

developpementdurablelejournal.fr, Johannes Braun, le 12 janvier 2009

Bègles : L’ancien site d’ExxonMobil, futur « Parc d’intelligence environnemental »

L’ancien site d’Esso-Rep situé à Bègles (Gironde) accueille gratuitement le producteur d’énergies renouvelables Valorem. Le Maire Noël Mamère entend faire du site un pôle d’excellence en matière d’énergies renouvelables et d’économies d’énergie.

Le Maire écologiste de Bègles (Gironde) Noël Mamère s’est lancé dans la reconversion de l’ancien site d’Esso-Rep, ex-filiale française du groupe ExxonMobil en « Parc d’intelligence environnemental ». La multinationale, toujours propriétaire de la friche vient en effet d’autoriser jusqu’en 2010 l’installation sans contrepartie du producteur d’énergies renouvelables Valorem. La société, spécialisée dans l’éolien et la méthanisation de la biomasse emploie actuellement 40 personnes sur le site, et devrait être rejointe prochainement par deux autres entreprises du secteur de l’énergie. À terme, la mairie souhaiterait racheter ou louer par bail emphytéotique les 4 ah et 12 000 m2 de bâtiments du site d’Esso-Rep. Objectif : Lire la suite

VALOREM à Bègles : du pétrole au vent

Sud-Ouest, Gilles Guitton, le 4 septembre 2008

BEGLES La société Valorem, spécialisée dans l’éolien, inaugure la reconversion du centre de recherches d’Esso-Rep en « pôle d’intelligence environnementale »

Les chercheurs de gisements de vent, de soleil et de vagues succèdent à Bègles aux chercheurs de pétrole. Aujourd’hui, la société Valorem inaugure son nouveau siège social, dans 1 500 m2 réaménagés par elle du bâtiment central de l’ancien centre de recherches d’Esso de la rue Ferdinand-Buisson.

« Le site passe de l’énergie du XXe siècle à celles du XXIe siècle. C’est symbolique », commente Jean-Yves Grandidier, le président de Valorem. Pas fâché de quitter les bureaux exigus de l’avenue Leclerc pour cet « environnement luxueux ». Il va abriter le nouveau développement de cette société qui était « un des quatre pionniers français de l’éolien », et passe à la vitesse supérieur depuis 2007. En surfant sur la crise pétrolière et le développement récent d’un vrai marché des énergies « vertes ».

Pour Noël Mamère (Verts), le maire de Bègles, cette installation est la première pierre « d’un dossier majeur pour l’avenir économique de la ville ». Celui de la création dans ce quartier « historiquement industriel et artisanal », d’un « parc de l’intelligence environnementale » réunissant recherche, développement, formation etc. « On y travaille depuis des années. La fermeture par Esso était prévisible. Il n’était pas question d’abandonner 4,5 ha en plein cœur de Bègles, à la promotion immobilière », dit le maire en insistant : « Il n’a jamais été envisagé d’y faire du logement. »

Valorem joue la « locomotive » du parc. « Très volontiers », sourit Jean-Yves Grandidier, bien que la situation juridique du site soit encore incertaine. Lire la suite