Jean Zin : Un seul monde, plusieurs systèmes

jeanzin.fr, Jean Zin, le 12 septembre 2009

Un seul monde, plusieurs systèmes

Le capitalisme ne s’est pas effondré, la finance est repartie au quart de tour mais le chômage n’a pas fini de monter et le système restera en panne longtemps encore, tant que les pays les plus peuplés ne tireront pas une croissance mondiale qui ne peut plus reposer sur le crédit américain. En attendant, les effets en chaîne de la faillite du modèle de financiarisation néolibérale continueront à se faire sentir de façon implacable dans les années qui viennent. Une des leçons de la crise (en 1929 déjà), sous l’apparence d’une transmission instantanée à la Terre entière, c’est l’inertie considérable de l’économie mondiale (fonction de la taille), inertie renforcée cette fois par les mesures gouvernementales relativement appropriées ainsi que par les protections sociales qui ne font sans doute que retarder la destruction des emplois et la restructuration de la production sur un modèle plus soutenable. A court terme, une rechute rapide semble inévitable, au moins du dollar, provoquant une récession pire sans doute que la précédente, sans signifier pour autant un effondrement total du système en tant que tel, habitué de ces épisodes dramatiques et dont il finit par sortir au bout d’un temps plus ou moins long, au prix de guerres souvent, de profondes restructurations toujours. En tout cas, malgré les signes contradictoires de reprise et de détresse sociale, ni le grand soir, ni le retour de la croissance ne sont pour demain, on pourrait en avoir pour 10 ans ou plus, c’est dans ce contexte qu’il faut penser notre présent et préparer la sortie de crise, même si des accélérations de l’histoire sont toujours possibles.

Si le schéma de la crise est assez classique, on peut la caractériser comme la première véritable crise planétaire et, à coup sûr, la première de l’ère du numérique. Une nouvelle guerre mondiale n’a certes rien d’impossible dans cette ambiance de réarmement général et il faut souhaiter un peu plus de protectionnisme raisonné mais on ne retournera pas à des économies fermées ni à l’affrontement de systèmes, sans doute, car s’il y a bien un acquis sur lequel on ne reviendra pas, selon toute vraisemblance, c’est sur la mondialisation des réseaux, des images et donc des marchandises. Si « un autre monde est possible » malgré tout, c’est dans ce contexte d’unification planétaire, au moins des communications, même si le processus est, certes, loin d’être achevé.

S’il n’y a plus qu’un seul monde, cela voudrait-il dire qu’il n’y aurait plus qu’un seul système comme on peut le craindre légitimement devant la contamination de toutes les activités par la logique marchande et l’extension infinie des marchés ? Non, bien sûr, ce serait nier l’existence d’une économie familiale et d’une économie publique, au moins. Le néolibéralisme a bien tenté de nier cette pluralité au nom d’un totalitarisme du marché mais son échec et son inhumanité sont désormais patents. Il y a donc bien possibilité d’une pluralité de systèmes, simplement ils ne vont plus se différencier en blocs territoriaux, ni selon les pays comme on changeait de religion en changeant de prince, mais seront obligés de cohabiter sur le même territoire. Il s’agit de voir comment.

D’abord, il faut souligner qu’une singularité de not re situation historique, c’est l’absence de toute alternative depuis l’effondrement (complet cette fois) du communisme. Il y a bien l’islamisme pour certains pays comme résistance à la modernisation mais l’expérience iranienne annonce déjà son déclin. Or, les révolutions ne s’improvisent pas et ne trouvent pas spontanément et comme par miracle les solutions aux problèmes qui n’ont pas été résolus jusqu’ici. Le mythe imbécile de l’auto-organisation se cogne rapidement au réel. Ainsi, la désorientation de Chavez est totale dans la tentative de construire un socialisme du XXIème siècle, cherchant sincèrement des pistes mais se heurtant aux dures réalités et à l’absence de propositions praticables. Pour réussir, les révolutions doivent être préparées par tout un travail intellectuel préalable (Rousseau ou Marx), ce qui pour l’instant manque cruellement. On n’est peut-être pas à la fin de l’histoire mais cela y ressemble furieusement par certains côtés au moins, de l’unification planétaire à la pensée unique dont l’incidence est massive (au moins dans les mass média) depuis la fin de la division planétaire. Seulement, cela ne peut être la victoire totale d’un camp contre l’autre et plutôt l’intériorisation de la pluralité des systèmes, la transformation d’une division extérieure en division intérieure.

Il n’y a aucune chance qu’on se débarrasse du capitalisme au niveau mondial, encore moins Lire la suite

Jean Gadray : Pour une société du plein-emploi sans croissance

lemonde.fr, Jean Gadrey, le 12 juin 2009

Pour une société du plein-emploi sans croissance

Nous allons devoir changer de paradigme de développement. La crise nous y conduit. Manifestement, les électeurs y pensent, et pas seulement ceux qui ont voté « écologie ». Le paradigme actuel est fondé sur l’impératif de croissance, avec le raisonnement suivant :

1 – Il y aura toujours des gains de productivité du travail, car le progrès technique permet de « produire la même chose avec moins de travail » ;

2 – Pour maintenir l’emploi, il faut donc soit réduire sans cesse la durée du travail au rythme des gains de productivité, soit augmenter la production (c’est la croissance) au même rythme, soit mélanger ces deux solutions.

Ce schéma a été vérifié depuis un demi-siècle, bien qu’avec des ratés. Il va s’écrouler. Il faudra créer massivement des emplois sans croissance ni gains de productivité. Pour deux raisons.

La première est que les gains de productivité permettent certes de produire plus de biens avec la même quantité de travail, mais pas avec la même quantité de ressources naturelles, d’énergie et de pollutions diverses. Cela n’était pas trop grave tant que l’on restait loin des seuils d’épuisement ou de renouvellement naturel de ces ressources. Cela devient aujourd’hui le problème majeur. Il va donc falloir privilégier des solutions économisant non plus seulement le travail (gains de productivité), mais aussi, de plus en plus, les ressources naturelles et les rejets (gains de durabilité). Ce qui conduit à la deuxième faille du raisonnement « croissanciste ».

Le fait est massif : produire des biens (ou des services) de façon écologiquement durable exige plus de travail que produire les « mêmes » biens en détruisant les ressources naturelles et le climat. Or, les comptes actuels de la croissance et des gains de productivité ne font aucune différence entre ces deux types de production. Supposons qu’on remplace progressivement l’agriculture industrielle, avec ses innombrables dommages collatéraux sur l’environnement et sur la santé, par de l’agriculture biologique de proximité.

A production identique en quantité, il faudrait approximativement 50 % d’emplois en plus. Les comptes nationaux actuels nous diront alors que la croissance est nulle (même quantité produite) et que la productivité du travail baisse. Pourtant, on aura créé de nombreux emplois, il y aura plus de valeur ajoutée agricole, et surtout la qualité et la durabilité de la production auront été bouleversées positivement.

Dans un autre secteur essentiel, celui de l’énergie, le scénario NégaWatt, Lire la suite

« Décroissance et détravail », posologies à la crise ?

travail.blogs.liberation.fr, Laurent Dupin, blog  Sérial Worker,  le 5 mai 2009

« Décroissance et détravail », posologies à la crise ?

Interview intéressante lundi matin, que j’ai écoutée à l’émission Médialogues sur la RSR. Vincent Cheynet y expliquait en quoi les médias participent à cette furia, cette obsession, cette idée fixe de la « croissance économique » comme seul et unique objectif. Furia particulièrement exprimée en temps de crise, où il s’agit uniquement de la « relancer », de la « remuscler », de la « soutenir », on en passe et des meilleurs.

Cheynet se concentre sur la critique des médias, propriétés en majeure partie de « puissances économiques », qui ont intérêt à cautionner cette « doxa dominante », à nous pousser dans le sens de « la croissance et de la consommation sans limite ». Les vrais limites sont pourtant bien réelles, concrètes et palpables: celle de vivre dans un espace fini (la terre) et d’aller au pas de course face à un mur (la fin des réserves naturelles). L’idée de décroissance et d’anti-productivisme est dès lors déconsidérée, ostracisée, peu relayée, etc.

Mais il y a, me semble-t-il, un autre angle à prendre, un autre terrain où ce débat devrait naître et se développer de façon contradictoire : l’entreprise elle-même, le monde du travail pardi ! Car cette obsession de la croissance permanente va avec ses corollaires dans le cadre de l’organisation du travail, de notre façon même de penser notre vie en société. D’autres maux en découlent en effet, que nous subissons tous :

l’obsession de la productivité : avec l’idée que la consommation nationale est un ventre sans fin qu’il faut gaver, au sortir des chaînes de production matérielles (héritage du fordisme et du taylorisme) mais aussi servicielles (immatérielles). Avez-vous déjà visité un call center (centre de contacts) ? On y comprend de suite cette folie furieuse du « toujours plus, toujours plus vite » pas si éloigné du stakhanovsime

l’obsession de la performance : exprimée dans les +20% et +30% fixés comme objectifs permanents par des directions et managers qui perdent le sens de la mesure, et surtout ne donnent pas les moyens de les réaliser… D’où la prise en étau.

l’obsession de l’évaluation : modèle anglo-saxon de plus en plus imposé chez nous, qui place l’audit en méthode de management opérationnel et l’évaluation des salariés (avec entretien et notation) en outil RH (ressources humaines, ndlr) incontournable.

l’obsession du paraître : sur-travailler, sur-produire, sur-consommer…tout cela a aussi ses codes, son langage, son imaginaire. Qui s’exprime par des vestimentaires dispendieux, 4×4 imposants, panoplie high tech envahissante…

l’obsession de la possession : qui est aussi une forme de névrose, de course à combler un manque (lequel ?) inscrit dans notre éducation même. Les « anciens » accumulaient les denrées alimentaires par réflexe, en ayant connu le manque sous la guerre ; les « jeunes » accumulent par habitude et rythmique, sans Lire la suite

Les 33 propositions d’Utopia pour l’Europe

mediapart.fr, Nicolas Pagnier, le 25 Avril 2009

Les 33 propositions d’Utopia pour l’Europe

Edition : Les conférences politiques et citoyennes du mouvement Utopia

 

Nous estimons que les dirigeants politiques ont renoncé depuis longtemps à changer radicalement la société et nous appelons les citoyens européens à réagir et à proposer la construction d’une Europe « Sociale, Altermondialiste, Ecologiste ».

Notre projet appelle à dépasser le système capitaliste et remet en cause ses principaux dogmes :

– La « religion » de la croissance comme solution « magique » à tous les maux ;

– La consommation, quidoit être liée à l’aspiration à une meilleure qualité de vie, et non à une accumulation illimitée de biens matériels ;

– Le travail érigé en « valeur » : ce n’est pas le travail, mais sa place, comme unique vecteur de droits et de reconnaissance, que nous remettons en cause.

Utopia met en avant un nouveau projet politique : l’alterdéveloppement, pour changer radicalement de société.

La planète est un patrimoine commun : nul ne choisit ni le lieu, ni l’époque, ni l’environnement familial, politique, économique et environnemental de sa naissance. Pour la Gauche, seule une politique solidaire, réaliste, ouverte et humaniste est dès lors acceptable.

Utopia est un mouvement fondamentalement attaché à l’idée d’Europe à plusieurs titres : elle matérialise le rapprochement des peuples et des cultures. Elle est facteur de paix et de stabilité. Elle doit contribuer aussi à donner plus de poids, au niveau international, à la défense de valeurs comme la démocratie, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Tout en reconnaissant certaines avancées dues à l’Union Européenne, Lire la suite

France Culture « André Gorz : précurseur ou prophète ? »

radiofrance.fr, le 3 mars 2009

André Gorz : précurseur ou prophète ?

« André Gorz est mort volontairement en 2007 mais, aujourd’hui, alors que nous vivons le difficile passage d’une société à une autre, nous avons plus que jamais besoin de son œuvre. » Voilà ce qu’écrivait Alain Touraine, en décembre dernier, dans Le Nouvel Observateur. Et, en effet, la crise que nous traversons n’est pas seulement économique, elle est aussi culturelle et morale. La question des effets de notre système de production sur les ressources de la planète et sur son climat, André Gorz y réfléchissait déjà il y une quarantaine d’années. Raison pour laquelle, avec Bernard Charbonneau ou encore Jacques Ellul, il peut être tenu pour l’un des fondateurs de l’écologie politique en France. Mais si les chrétiens Charbonneau et Ellul sont arrivés à l’écologie par une critique radicale de la logique technicienne, le chemin de Gorz, lui, passe par la confrontation de toute une vie avec le marxisme.

Son analyse des rapports sociaux s’énonce selon les catégories « d’aliénation » et de « conscience de classe ». Sa critique du capitalisme vise l’émancipation, l’autonomie, la réappropriation, par les acteurs, du sens de ce qu’ils produisent. Ses analyses des métamorphoses du travail et du salariat avaient une longueur d’avance, notamment lorsqu’il réfléchissait sur la montée de cette « non-classe » de chômeurs et de sous-employés, que Robert Castel définira comme « désaffiliée ».

Gorz, qui avait le souci de l’analyse concrète des situations concrètes autant que de la théorie, s’est aussi intéressé à l’économie de l’immatériel et à ses conséquences. Ses réflexions ont débouché sur des propositions concernant, par exemple, la durée du travail ou la création d’un revenu social universel.

Bref, la pensée d’André Gorz est de celles qui peuvent nous aider à penser la crise – ce à quoi nous nous employons chaque mardi dans le cadre de cette émission.
Sabine Hérold.  Présidente d’Alternatives Libérale

Christophe Fourel.  Directeur Général de l’Agence Nouvelle des Solidarités Actives

Arno Münster.  Maître de conférence de l’université de Picardie

Ecoutez l’émission Lire la suite

Le DD : quelle réalité pour les Français ?

cdurable.info, David Naulin, le mardi 3 février 2009

Enquête Ipsos : les français et le développement durable

Le développement durable : quelle réalité pour les Français ?

A l’occasion des 5èmes Assises Nationales du Développement Durable et à la demande du Conseil régional Rhône-Alpes organisateur de cette manifestation en janvier 2009, Ipsos a réalisé une enquête auprès de la population française sur sa connaissance, ses convictions et ses pratiques en matière de développement durable. Il en ressort une maturité croissante de la population sur le sujet, non seulement sous l’angle des convictions mais aussi sur celui de l’engagement personnel.

Le développement durable : qu’en sait-on d’abord ?

Quel est le degré de prise de conscience à fin 2008 de la population ? Est-on prêt à changer de cap ?

De la prise de conscience au geste concret individuel : une évolution très notable.

L’action concertée de tous peut-elle permettre d’améliorer la situation pour les générations futures ?

Quels repères dans le monde d’aujourd’hui et pour celui de demain ?

Réformer seulement ou repenser totalement les modèles économiques ?

François de Sars, Directeur Général d’Ipsos Lyon apporte les principaux enseignements de cette étude [1].

 Visionner le diaporama présentant les conclusions de l’enquête sur le site d’Ipsos

Le développement durable : qu’en sait-on d’abord ?

Consacré par le sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992 et médiatisé depuis cette date, le concept relativement complexe de « développement durable » est un terme aujourd’hui totalement vulgarisé auprès du grand public. L’enquête réalisée en fin d’année 2008 révèle en effet que 97% des Français déclarent avoir déjà entendu parler de l’expression « développement durable ». Le chemin parcouru est grand, ne serait-ce que depuis ces deux dernières années où près d’un tiers de la population ignorait ce concept et, parmi ceux qui disaient le connaître, un tiers seulement déclarait avoir une idée précise de sa signification. Force est de reconnaître que les alertes successives sur la pénurie potentielle des ressources énergétiques naturelles (avec leurs conséquences sur le budget des ménages), tout comme la crise économique, ont largement contribué à cette vulgarisation.

Spontanément, le concept de développement durable connote le plus souvent (cité par près de 2 répondants sur 3) la dimension environnementale mais pas seulement. Pour près d’1 Français sur 4 le développement durable est aussi associé à la sphère de l’économie, à la notion de long terme et, presque dans la même proportion, au champ social.

Sur relance et à partir de choix proposés, pour 87% des personnes interrogées l’environnement est bien le premier domaine concerné par le développement durable, devant l’activité économique et financière (56%) et la solidarité – l’équilibre social (50%). Dans le triptyque – Environnement, Economie, Social – la dimension environnementale est toujours la première citée comme étant concernée par le développement durable, mais de façon beaucoup plus appuyée par les plus jeunes (citée en premier rang par 69% des moins de 35 ans vs 48% par des 60 ans et plus).

En outre, ce qui est vraisemblablement la conséquence des semaines de crise économique précédant la mesure, c’est la restitution par 45% des interviewés, parmi les domaines concernés par le développement durable, du « mode de gouvernance ou façon de gérer de l’Etat, des collectivités et des entreprises ». Etaient ensuite restituées la santé (40%) et, dans une moindre mesure, l’éducation (22%).

Quel est le degré de prise de conscience à fin 2008 de la population ? Est-on prêt à changer de cap ? Lire la suite

Jancovici « C’est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde »

cdurable.info, David Naulin, le 24 janvier 2009

Après « le plein, s’il vous plait », le nouveau livre d’Alain Grandjean et Jean-Marc Jancovici

C’est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde

Au rythme de l’océan, dont le niveau s’élève insensiblement de quelques millimètres par an, énergie et changement climatique s’insinuent doucement dans les discours. En petits cercles pour l’heure, industriels, économistes, politiques, débattent de plus en plus des risques encourus, et des mesures à prendre pour les éviter ou les atténuer. Ici et la émergent des propositions nouvelles : abandonner les outils économiques obsolètes, en finir avec l’obsession du court terme en matière financière et politique, réaménager radicalement le territoire, les transports et le travail. Mais la fin annoncée du pétrole bon marche sera surtout celle d’une façon – dépassée – de voir l’avenir des hommes. Pour les prochaines décennies, tout reste à inventer, et tout va se jouer dans les années qui viennent. Un plaidoyer alarmiste, mais o combien réaliste et enthousiaste, pour que nous prenions enfin le problème a bras-le-corps !

Sommaire du livre

Chapitre 1 : Le calme avant la tempête

 Elle est où, l’Apocalypse ?

 Pétrole : pic et pic et…

 Pas plus écolo qu’un PDG de compagnie pétrolière ?

 Cher, le pétrole !

 Cher, le fossile !

 Quoi de neuf sous le soleil, exactement ?

 Du rapport entre le PIB de Clermont-Ferrand et les pingouins

 Dis-moi combien tu es proche du pétrole, je te dirai combien tu me crois

 Et les climato-sceptiques dans tout ça ?

 Verre à moitié vide, ou à moitié plein ?

Chapitre 2 : Dix bonnes raisons de ne rien faire

 Nous ne croyons pas ce que nous savons

 Notre Faust des temps modernes : Monsieur Court-Termisme

 Tout, tout de suite !

 Quoi, tu n’as pas de portable ?

 Le roi, c’est moi

 Consommer is (very) good for you

 In ingénieurs we trust

 Mon patron ? Vous voulez dire mon actionnaire ?

 La politique, ça sert à quoi, papa ?

 Quel CAC 40 fera-t-il demain ?

 Et pourtant, il faut croire…

Chapitre 3 : Les deux énarques de l’île de Pâques

 L’argent n’achète que des hommes Lire la suite