Portes ouvertes aux Jardins d’aujourd’hui les 26 et 27 sept.

Jean-Paul Collaert et toute l’équipe des Jardins d’aujourd’hui vous invitent aux journées Portes Ouvertes pour découvrir le jardin Bougainville au mieux de sa forme, et tout ce qui s’y passe.

Les Vendredi 26 et Samedi 27 septembre de 10 h à 18 h

Ateliers et démonstrations

• Compostage et paillage

• Plantation en lasagnes

Animations

• la tomate dans tous ses états

• à la découverte du vermicompostage

• les micro-potagers urbains

Restauration

Cuisine solaire et buffet sur place

Le jardin Bougainville se trouve au bout de la rue Bougainville, à Bacalan.

Cette rue débouche sur le boulevard Alfred Daney (au coin de la Banque alimentaire)

Bus 31 et 9

Pour tout renseignement : Lire la suite

La revanche du potager

La dépêche, le 7 septembre 2008, DDM

La revanche du potager

Alimentation. Nouvelle tendance chez les consommateurs. Certains veulent se nourrir exclusivement de produits du terroir. On les appelle les « locavores ».

Les villes pourraient retrouver leur ceinture verte. Avalées par les projets immobiliers, ces zones de maraîchage avaient quasiment disparu. Face à la crise de l’énergie, et à l’augmentation des coûts de transport, les haricots verts pourraient ne plus voyager dans les avions avant d’atterrir dans nos assiettes. Bientôt, ce sera hors de prix.

Problème d’énergie, mais aussi problème de pollution. Un aliment parcourt en moyenne 2 400 à 4 800 km entre le lieu de production et le lieu de consommation, avec des conséquences sur l’effet de serre. Depuis les années 1980, la distance a augmenté de 25 %.

Les haricots verts, l’hiver, viennent du Kenya. Les melons d’Amérique du Sud. Et même l’été, dans le Sud-Ouest, la tomate de Marmande est éclipsée par la tomate… bretonne qui tient mieux la route et la fraîcheur sur les étals des grandes surfaces. Et il n’y a pas beaucoup de différence de prix : 1,85 € le kilo pour la tomate bretonne, 1,80 € pour celle qui a été produite par un maraîcher local dans une ville de la Haute-Garonne hier. Et le goût ?

Pour retrouver la saveur des produits du terroir, le rythme des saisons, quelques millions de Français s’adonnent au jardinage. Et depuis peu s’abonnent aux Amap, les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (lire encadré). Ils consomment ce qui est produit localement. On les appelle les « locavores ».

L’idée n’est pas nouvelle, elle est même vieille comme le monde. Mais elle a germé de nouveau à la fin des années 1960 au Japon, après une pollution au mercure. Elle resurgit en France, ainsi qu’aux États-Unis. En 2005, quatre copines de San Francisco ont décidé de manger local afin de réduire l’effet de serre. En 2008, à Castelnaudary dans l’Aude, Stéphane Linou s’apprête à réaliser la même expérience.

Dans une région aussi gourmande que le Sud-Ouest, les locavores ne sont pas en peine et ne font pas d’indigestion de chou. Lire la suite

Pour aider Kokopelli, cherchez l’intrus dans les supermarchés

Campagne Robin des semences

Le Directeur de l’un des plus grands tomatiers de France nous confiait récemment qu’il ne se souciait aucunement du catalogue officiel du GNIS lorsqu’il décidait de s’orienter vers de nouvelles dynamiques de production. Est-ce un cas isolé de non-respect flagrant de la “législation” française? Absolument pas. Depuis plusieurs années, de nombreuses centrales de supermarchés ont mis en vente sur leurs étalages des variétés de tomates ou de courges, que les consommateurs peuvent acheter d’août à novembre, qui sont strictement réservées à l’usage amateur.

Ces tomates et courges inscrites sur la liste “amateur” du catalogue officiel sont produites par des maraîchers professionnels qui ont acheté leurs semences à des semenciers professionnels. Ces semenciers professionnels ont trouvé l’astuce, pour ne point se mettre en porte à faux: ils proposent ces “variétés amateurs” dans leur catalogue sous la rubrique “variétés pour la production de plants à l’usage amateur”. Il fallait y penser.

Nous nous étonnons que ces grandes centrales de super-marchés puissent commercialiser impunément sur leurs étalages des variétés “interdites” à l’usage professionnel, alors que l’Association Kokopelli est poursuivie en justice pour distribution de variétés anciennes non inscrites sur le catalogue officiel.

Il est bien évident que Kokopelli se réjouit de ce que les grands supermarchés participent à notre dynamique de désobéissance civile et de résistance fertile. Lire la suite