Prochain numéro de LaRevueDurable « Energie : les territoires sur la voie de la transition »

larevuedurable.com, comuniqué, le 3 juin 2010

Parution du prochain numéro de LaRevueDurable

« Energie : les territoires sur la voie de la transition »

Le numéro 38 (juin-août 2010) de LaRevueDurable sort fin juin

Pour préparer l’avenir, il faut sortir au plus vite de l’ère éphèmere du pétrole et, d’une manière générale, des énergies fossiles. Face à la myopie des Etats et du monde de la finance sur ce chapitre et à l’incapacité des actes individuels seuls à répondre à un tel défi, les territoires ont une réelle marge de manœuvre pour faire émerger sans tarder une autre culture de l’énergie.

Ce 38e dossier de LaRevueDurable met à l’honneur le mouvement, dit de la transition, qui rassemble des milliers de personnes qui élaborent des plans de descente énergétique locaux pour ne pas se retrouver le bec dans l’eau lorsque le cours du pétrole explosera. Il publie le premier inventaire exhaustif des groupes de transition actifs en Europe francophone avec leurs coordonnées.

D’autres réponses locales au défi énergétique sont au sommaire de ce nouveau dossier de LaRevueDurable : les villes à basse consommation d’énergie et haute qualité de vie pour tous, les plans climat qui fleurissent en France, la planification territoriale de l’énergie du canton de Genève, les réseaux électriques intelligents testés en Allemagne et l’urbanisme solaire, balbutiant dans plusieurs pays européens.

Le contenu détaillé de ce dossier figure dans le sommaire ci-joint.

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Le réseau des territoires en transition : Quand la ville se sèvre du pétrole

Quand la ville se sèvre du pétrole

mondequibouge.be, Anne Thibaut, Pierre Titeux, Fédération Inter-Environnement Wallonie
article publié dans Imagine demain le monde (n°74 – juillet & août 2009), le 6 octobre 2009

Sans attendre des réorientations politiques et économiques qui tardent à s’opérer, des citoyens ont décidé de prendre leur avenir en main et d’œuvrer, au niveau local, à la construction de la société de « l’après-pétrole ».

Tout a commencé en 2006, à Totnes, ville de 7 700 âmes située dans le Devon, à l’extrême sud-ouest de l’Angleterre. Quelques habitants se sont regroupés autour de Rob Hopkins pour mettre en œuvre le concept de « transition town » (« ville en transition ») développé par cet enseignant en permaculture (1).

Pour Hopkins, il appartient à chaque communauté, à chaque entité locale, de construire la résilience (2) qui lui permettra d’encaisser les bouleversements sociétaux générés par le pic pétrolier (3) et la crise climatique. Il s’agit de préparer dès aujourd’hui un futur moins gourmand en énergie en élaborant des systèmes de production, de consommation et de vie en commun conciliables avec les contraintes écologiques, économiques et sociales qui s’annoncent.

La ville en transition s’articule autour d’une vision alternative positive qui sert de fi l rouge à l’élaboration d’un Plan d’action de descente énergétique (Pade). La mise en œuvre de ce plan répond à trois mots d’ordre : autonomie (alimentaire, énergétique), relocalisation (de la production, des emplois) et solidarité. Ses promoteurs savent que c’est une démarche de longue haleine ; les objectifs portent sur le long terme, car on ne peut espérer changer en quelques années l’ensemble des paramètres constitutifs d’une société. La notion de transition traduit ce travail sur la durée : on est en marche vers un autre modèle, le changement est en cours mais loin d’être achevé.

Mode d’emploi

A Totnes, comme ailleurs par la suite (152 initiatives ont rejoint à ce jour le réseau officiel Transition network et plusieurs centaines d’autres s’apprêtent à le faire), le processus de transition a respecté une série d’étapes clairement défi nies. Pour commencer, un groupe temporaire de pilotage se crée et jette les fondations de la démarche. Il lui appartient également de lancer un programme de sensibilisation aux deux problématiques imposant l’action : le pic pétrolier et les changements climatiques.

Lorsque la communauté apparaît suffisamment sensibilisée (ce qui prend de six mois à un an) et que des contacts avec des groupes déjà actifs (essentiellement des associations environnementales et sociales) ont été noués, les pilotes organisent une grande fête.

La dynamique et l’énergie libérées lors de cet événement permettent au mouvement de Lire la suite

Festival Philisophia, Saint-Emilion, 30 et 31 mai, le « mondial » et l’universel »

festival-philosophia.com, mai 2009

Philosophia – 3ème édition les 30 et 31 mai 2009 à Saint-Émilion sur le thème du « mondial » et de « l’universel »

« Philosophia » est d’abord une « fête de la philosophie ». Pendant un long week-end, on y célèbre le plaisir d’apprendre et de comprendre. Le public peut assister à des conférences philosophiques, participer à des ateliers, à des expériences sensorielles, dans différents lieux emblématiques d’une prestigieuse cité viticole classée au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Simultanément, la ville sera animée par des débats, des interventions œnologiques et gastronomiques, des lectures publiques, des expositions, des spectacles…

Saint-Émilion fêtera en 2009 le dixième anniversaire de son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco au titre de l’architecture mais aussi du paysage. Cet anniversaire a éveillé en nous des nombreuses questions spontanées et intuitives. Un paysage mondial, quel paysage, quel monde ? Sommes-nous les acteurs malhabiles d’un monde qui nivelle et gomme inexorablement les identités et les différences ? Nos vins – et nos pensées – doivent-elles se ranger dans des flacons identiques, les yeux de nos enfants s’émouvoir aux mêmes spectacles ? A l’heure d’Internet et des échanges planétaires, comment la pensée philosophique appréhende-t-elle cette mondialisation galopante ? Pouvons-nous encore résister ? Après les deux premiers festivals consacrés respectivement aux thèmes des  » sens  » et du  » bonheur « , les notions de  » mondial  » et  » d’universel  » seront les points de départ de notre manifestation cette année.

SAMEDI 30 MAI

14h00 – 15h00

CARMEN ANóN FÉLIU, Paysagiste, professeur à l’Université Polytechnique de Madrid, membre et expert évaluateur du Comité du Patrimoine Mondial (UNESCO)

Patrimoine mondial, valeur universelle ?

L’UNESCO encourage l’identification, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel à travers le monde. Le patrimoine est l’héritage du passé que nous transmettons aux générations à venir. Ce qui rend exceptionnel le concept de patrimoine mondial est son application universelle : les sites du patrimoine mondial appartiennent à tous les peuples du monde, quel que soit le territoire sur lequel ils sont situés.

Conférence parrainée par la Ville de Saint-Émilion – Spécial 10ème anniversaire classement UNESCO.
Cloître de la Collégiale

PIERRE-HENRI TAVOILLOT – Maître de conférences en philosophie à l’Université de Paris IV et chargé de cours à l’IEP, Président du Collège de Philosophie et membre du Conseil d’Analyse de la Société.

• Une leçon particulière sur l’universel : les lumières Impérialisme ou communautarisme ?

Universalisme ou différentialisme ? Entre deux maux lequel choisir ? Face à ce dilemme, Lire la suite

Vient de paraître : Gestion de l’eau… Acteurs et politiques…

Développement Durable et Territoires, février 2009

« Développement Durable et Territoires » est une revue scientifique qui propose une approche interdisciplinaire du développement durable à l’échelle du territoire. En proposant une conception élargie de la notion d’environnement, la revue entend contribuer à la réflexion sur les formes et les finalités des logiques du développement dans nos sociétés contemporaines.
La revue DDT est une émanation du Réseau Développement Durable et Territoires Fragiles. Le réseau réunit une vingtaine de chercheurs en sciences humaines et sociales, issus des différentes Universités de la région Nord-Pas-de-Calais.

Parution du dernier numéro de la revue Economie rurale (n°309, janvier-février 2009) coordonné par Alexandre Brun et consacré au thème : Gestion de l’eau en France. Acteurs et politiques publiques.

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Appel à projets : Gérons ensemble notre environnement

projetdeterritoire.com, Armelle Laperriere, 6 février 2009

Gérons ensemble notre environnement

La Fondation de France lance un appel à projets « Gérons ensemble notre environnement ». Ouvert aux associations, groupement d’habitants, associations professionnelles et de façon exceptionnelle à des petites collectivités, il vise à offrir aux acteurs locaux la possibilité d’engager des dispositifs de médiation en cas de conflits liés à des questions environnementales ou d’usage de certains espaces.

Pour bénéficier d’une subvention, les projets devront répondre aux critères suivants :

avoir pour objectif principal la protection de l’environnement (préservation de site, protection d’espèces, protection contre les risques naturels, …)

faire cohabiter plusieurs usages sur un même territoire (concilier les usages professionnels, récréatifs, résidentiels)

engager un processus de concertation (impliquer l’ensemble des usagers du territoire, faciliter le dialogue entre groupes sociaux ou professionnels très divers, faciliter la co-construction de la décision)

favoriser les initiatives locales et citoyennes

En moyenne, l’aide apportée par la Fondation de France s’élève à 8 000 euros. La Fondation de France propose en plus de la subvention un complément de financement destiné à un appui méthodologique. Celui-ci peut recouvrir le recours à un consultant pour aider à concevoir une méthode de concertation adaptée, l’animer des réunions de concertation, conduire un processus de médiation en cas de conflit ; la formation des parties prenantes ou le financement d’une visite d’études.

Les dossiers doivent être transmis en deux exemplaires par courrier et par mail avant le 4 mai 2009.

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Pour des Etats généraux de la mobilité !

Tribune libre, Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, Olivier Louchard, Directeur du Réseau Action Climat France, Jean Sivardière, Président de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports, le 20 janvier 2009

Pour des Etats généraux de la mobilité !

La crise qui traverse le monde de l’automobile est profonde et brutale. Pour ne pas avoir su anticiper une modification de l’attitude des consommateurs à l’égard de l’automobile, pour ne pas avoir voulu faire foi aux propos des écologistes qui s’époumonent à rappeler l’importance des impératifs climatique et énergétique, pour ne pas avoir pu résister aux sirènes de stratèges « éclairés » qui vantaient les mérites de véhicules lourds, chers et manifestement inadaptés au marché de l’automobile, ce secteur est désormais à l’agonie et réclame aides et soutiens publics.

Mardi 20 janvier 2009 est la date retenue par le Gouvernement pour organiser les Etats généraux de l’automobile et annoncer un plan de relance sectorielle. La grande mutation de ce secteur vaut bien une messe mais les solutions apportées seront-elles à même de répondre durablement à la crise du marché de l’automobile ?

Il s’agit, dans l’urgence, de réussir à trouver des solutions intelligentes permettant de transformer radicalement les secteurs frappés de plein fouet par cette crise socio-écologique. Devons-nous en ce sens, nous en réjouir ? Oui et non ! Non, car lorsque la Terre souffre, ce sont en premier lieu les salariés qui trinquent ! Oui, car si cette crise nous permet de mettre un terme à cette fuite en avant qui a conduit certains dirigeants à opter pour des modèles automobiles polluants, nous aurons déjà fait un grand pas dans le règlement de cette crise systémique.

En ce sens, la politique de saupoudrage, dispendieuse pour le budget de l’Etat et totalement inefficace du point de vue écologique, n’est pas à la hauteur des enjeux. Nous appelons de nos vœux une politique cohérente qui oserait s’affranchir de sa dépendance au tout-pétrole mais oserait également sortir des sentiers battus du tout-automobile. A cet égard, nous ne pouvons nous résoudre à voir l’Etat réduire le débat sur l’avenir de l’industrie automobile à un vulgaire échange sur le bienfondé des moteurs thermiques, hybrides ou électriques.

Pour répondre durablement à cette crise structurelle du monde de l’automobile, nous devons nous attacher à réduire les émissions de gaz à effet de serre ainsi que notre facture énergétique. Pour se faire, il est impératif d’agir en amont et freiner la hausse continue de la demande de transports motorisés. Cela suppose la mise en œuvre par les pouvoirs publics de mesures structurantes qui permettront de réduire les kilomètres effectués. Il devient urgent de réorienter les politiques d’urbanisme en mettant l’accent sur la mixité fonctionnelle (et sociale) et en rapprochant logements, emplois, loisirs, commerces et ainsi limiter les déplacements quotidiens. L’étalement et le mitage urbains doivent être combattus. C’est en effet l’extension des zones urbaines qui génère les longues distances, les déplacements fréquents et la dépendance à la voiture individuelle.

Il nous faut également choisir une mobilité privilégiant le mode de déplacement le plus efficace énergétiquement ou le mieux adapté au contexte géographique : l’automobile toujours en dernier ressort et si possible en covoiturage, mais surtout la marche à pieds, le vélo, les transports en commun (métro, tramway, bus, train). Cette crise nous offre une chance inespérée ; celle de développer un secteur d’activités s’enracinant dans les territoires en optant pour la construction d’infrastructures de tramways, de bus ou de train, très efficaces énergétiquement et peu émettrices de gaz à effet de serre. L’investissement dans les transports collectifs crée deux fois plus d’emplois, à dépense égale, que l’investissement routier (infrastructures, matériel roulant, exploitation) et, pour la plupart, pérennes et par définition non délocalisables. Lire la suite

Vient de paraître : Dynamiques et DD des territoires

Observatoire des territoires, le 12 janvier 2009

Le portail de l’Observatoire des Territoires vise à faciliter l’accès du plus grand nombre à une sélection d’informations territoriales produites par les organismes publics. Il rassemble des sites constitués dans un cadre interministériel autour de questionnements, de thèmes ou de territoires, caractéristiques des enjeux des politiques publiques d’aménagement et de développement des territoires.

Vient de paraître : Lire la suite