Interdiction de rassemblement contre les corridas à Bayonne !!

lejpb.com, Jean-Claude Laborde, Membre de FLAC Aquitania, le 9 septembre 2009

Interdiction de rassemblement contre les corridas à Bayonne !!

Monsieur Grenet qui, si on l’écoute bien met l’ordre public à toutes les sauces, l’exhibe comme un fanion. Mais un dérapage de qui ? Pas de notre part, et Il le sait bien.  Nous rappelons que les rassemblements que nous organisons sont toujours des rassemblements pacifiques et ceux des années précédentes, 2007 et 2008, n’ont jamais généré un quelconque comportement de violence pouvant menacer l’ordre public. Les SIDG de Bayonne et services de police peuvent en témoigner. S’il craignait des violences c’est parmi ses amis qu’il doit chercher les fauteurs de troubles et ce sont eux qui doivent être éloignés. Mais conformément à sa logique d’aficionado de corridas, c’est nous qu’il éloigne… Curieux, non !

Le maintien de l’ordre public n’est pour lui qu’un prétexte pour nous éloigner des arènes où ses amis, amateurs comme lui de torture animale mise en spectacle, n’apprécient pas et ne supportent pas qu’une opposition les pointe du doigt au moment de leur entrée dans cette funeste bâtisse, cela génère chez eux une poussée d’urticaire (sic !). Et bien que le droit de manifester et de se rassembler soit inscrit dans la constitution française, Monsieur Grenet ne s’embarrasse pas avec tous ces détails… En tant que premier magistrat de la ville il a en effet tout loisir d’utiliser l’argument du maintien de l’ordre public, mais il a aussi le devoir de justifier le bien fondé de l’utilisation de celui-ci, d’autant qu’en matière de tauromachie, il est à la fois juge et parti, et ses décisions sont loin d’être objectives. Dans notre cas, il n’apporte effectivement aucun élément de preuve justifiant une telle interdiction. Il s’agit bien d’une mesure illégale, autoritaire et anti-démocratique, donc d’un abus de pouvoir.

D’autre part, tout le monde a pu remarquer tout au long de cette période estivale que la mairie a utilisé abondamment tous les moyens de communications publics et privés, panneaux publicitaires, journaux, radio, télés, pour faire la propagande de la tauromachie ibérique, véritable passion de monsieur Grenet. (…) Il s’agit d’une main mise du lobby taurin sur la ville de Bayonne, et, comme si ça ne lui suffisait pas, il interdit maintenant les abords des arènes aux rassemblements d’opposition à la tauromachie, prétextant des troubles éventuels à l’ordre public ! À quand un laisser – passer de groupe, délivré par la mairie ou par l’office du tourisme, pour accéder aux arènes ?

L’arrêt municipal prévoyait le bouclage de tout le quartier des arènes, avec une zone d’interdiction allant de l’avenue des arènes, en passant par l’avenue Dubrocq et l’avenue de la Légion Tchèque, ces limites étant elles-mêmes incluses dans la zone d’interdiction. Comme on le voit l’interdiction de l’Avenue de la Légion Tchèque nous interdisait le trajet pour accéder au centre-ville. Grâce aux différentes interventions de la préfecture, Sous-préfecture, des différents services de police et de la sécurité publique, nous avons obtenu que l’avenue de la Légion Tchèque nous soit accessible. 

La tauromachie a un statut spécial à Bayonne car Lire la suite

Gérard Charollois : Pour en finir avec la chasse

Sud-Ouest, NC, le 31 Mars 2009

NATURE. Le magistrat Gérard Charollois signe un ouvrage dénonçant « cette agression »

« Pour en finir avec la chasse »

Le titre n’y va pas par quatre chemins : « Pour en finir avec la chasse. » L’auteur n’est autre que Gérard Charollois, président départemental de la Sepanso, président national de la Convention Vie et Nature pour une Écologie radicale, et également juge au Tribunal de grande instance de Périgueux. Il a dédicacé son ouvrage vendredi dernier à la librairie Marbot, à Périgueux.

« C’est un livre d’amour pour la nature et pour la défense des êtres vivants. La chasse, comme la tauromachie, est une agression morale. L’homme ne tue pas par nécessité, mais par jeu ».

Et le magistrat poursuit, comparaisons à l’appui : « En France, on n’arrive pas à faire évoluer le droit de la chasse. La plupart des pays européens ont aboli la chasse à courre et ont limité le nombre des espèces qu’on peut chasser. Il est de l’ordre d’une quinzaine, alors que chez nous, il y en a 95. »

Pression des chasseurs

Pour Gérard Charollois, cette situation est due à la pression des chasseurs et « à la puissance des structures corporatistes qui pèsent sur l’État ». Mais il tient à les relativiser. « Les chasseurs ne représentent que 2 % de la population ».

Croit-il pour autant que son ouvrage va faire changer les choses ? Lire la suite