Bilan 2009 de Université populaire de l’environnement – Université nomade d’Aquitaine de la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine

MNE Bordeaux-Aquitaine, Communiqué, le 19 avril 2010

Bilan 2009 de Université populaire de l’environnement – Université nomade d’Aquitaine de la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine

I. L’Université nomade d’Aquitaine

1.) 15 janvier – Une conférence-débat à l’IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux) [150 participants] avec Marie Monique Robin, journaliste, cinéaste et écrivain sur le thème de « Ecologie et journalisme d’investigation » en partenariat avec Greenpeace Bordeaux et une diffusion du documentaire « Le Monde selon Monsanto » au cinéma l’Utopia de Bordeaux [180 participants] suivi d’un débat avec MM Robin

2.) 4 février et 4 mars – Deux ateliers pratiques écolo au Jardin botanique de Bordeaux [55 participants] sur le thème « Ecologie et numérique » avec Michel Lesbats, enseignant chercheur en biologie, et Anne-Sophie Novel, doctorante en économie politique

3.) 3 avril – Une conférence-débat au cinéma le Festival à Bègles [80 participants] en partenariat avec la municipalité sur le thème « L’homme a-t-il perdu le lien avec la nature ? » avec 4 universitaires : Dominique Prost, Enseignante-chercheuse en géographie, Martine Alcorta, enseignante-chercheuse en psychologie, Charlie Grandjeat, enseignant-chercheur en littérature nord-américaine et Catherine Thomas, enseignante-chercheuse en océanographie

4.) 20 mars, 10 et 24 avril Trois conférences-débats à Cap-Sciences Bordeaux « Changements climatiques et énergie » [80 participants] :

« Le changement climatique : pas plus de 2° C », par Jean-Yves Rossignol, Ingénieur-consultant

« Les énergies : une division par 4 d’ici 2050 », par Gilles Drogou des Amis de la terre

« Crise climatique et énergétique : la taxe carbone peut-elle être une réponse appropriée ? », par Jean Sireyjol, association TACA

5.) 16 mai – Une conférence débat à Mérignac sur le thème « Environnement et nouvelles solidarités » [50 participants] en partenariat avec les associations des Amis Aquitains des semaines sociales de France et Pratiques et dialogues. Après une présentation des enjeux climatiques, énergétiques, écologiques et sociaux par Jean-Yves Rossignol, 4 ateliers ont travaillés sur les thèmes de agriculture / consommation, énergie/habitat, déplacements et formation/insertion avant une restitution des ateliers

6.) Quinze émissions de radio sur la Clé des ondes en partenariat avec Chiche ! Bordeaux [ 3 000 auditeurs cumulés estimés] :

La MNE Bx Aquitaine

AutoCool/L’autopartage

TACA/Changement climatique et taxe carbone

Greenpeace et Vigilance OGM/Les OGM

Droits du piéton 33/Journée de la courtoisie

CATA/Projet collectif d’achat de terre agricole

Débat Ecologie et libertés publiques

Maisons paysannes 33/L’habitat rural

Vélo Cité/Jeu concours mes courses à vélo

Récup’R/Projet de recyclerie / ressourcerie

ICARE/Le jardin d’inspiration médiévale de Gradignan

H’Nord/Le projet d’Ecoquartier de Bordeaux Bacalan

Séphir/La barre d’outil Ecolo-info

SEPANSO 33/Les nouveaux OGM

L’agenda 21 des familles de Bordeaux

7.)1er avril, 6 mai, 3 juin et 1er juillet – Quatre cours au Jardin botanique de Bordeaux « Petite écologie de l’homme et de ses techniques »  [80 participants] avec Michel Lesbats

La main de l’Homme et ses techniques – Evolution des risques techniques de l’Homme préhistorique à nos jours

Autopsie d’un accident / Les mots des maux, les mots du risque – Définitions et polysémie des termes du domaine des risques d’origine technique

Citoyenneté et culture du risque – La participation des citoyens à la Gestion des risques techniques

Table ronde et débat sur la concertation et la démocratie écologique : « Echanges entre les acteurs locaux du Grenelle » suivi d’un Apéros’Ecolos (ex GreenDrinks)

8.) 16 au 25 mai – Sept conférences-débats lors du Salon de l’environnement de Bordeaux [150 participants] :

Au fil des Séounes/Abeilles et frelons asiatiques

CREAQ/Les aides à l’éco-habitat (2 interventions)

AutoCool/L’auto-partage

Achillée et ciboulette/Le compost

Achillée et ciboulette/Le purin d’ortie

Le collectif réduisons nos déchets en Aquitaine/La prévention des déchets

La MNE Bordeaux-Aquitaine/L’Université populaire de l’environnement

9.) 27 mai –  Une conférence-débat à l’IJBA « Quelle Europe pour la planète ? » [50 participants] avec les représentants des principales listes aux Européennes : Europe écologie, Front de gauche, NPA, PS et UMP/NC (Le Modem n’avait pas répondu à l’invitation)

10.) 27 et 28 juin – Deux conférences-débats à Nérigean (Libournais) dans le cadre du marché paysan du Château  Fourton-La Garenne (vignoble en maraîchage biologique) [55 participants]

« Libournais 2020 : quelle agriculture et quelle alimentation voulons-nous ? » avec Philippe Roudié – Professeur émérite de géographie et Jean-Pierre Leroy – Syndicaliste – Confédération paysanne

« Crises climatique, écologique, énergétique… quel rôle pour les associations environnementales ? » avec CATA, Achillée et ciboulette, Auto Cool et la MNE Bordeaux-Aquitaine

11.) Du 24 septembre au 4 novembre, mise en place d’un « module d’appui au développement associatif et aux porteurs de projets », premier cours le jeudi 24 septembre à 18h15 à la MNE Bordeaux-Aquitaine : « Le suivi évaluation dans les projets associatifs ». 5 cours du jeudi 1er octobre au mercredi 4 novembre à 18h30 à l’Athénée : « L’amélioration des moyens de communication des associations ». Ouvert à tous et gratuit, sur réservation.

12.) Du vendredi 25 au dimanche 27 septembre, Salon Viv’Expo à Bordeaux Lac avec des conférences-débat et la participation de nombreuses associations environnementales : AutoCool, Greenpeace, H’Nord, ICARE/Jardin de Pierral, MNE Bordeaux-aquitaine, Réseau des mille-pattes, SEPANSO, Solar Rives de Garonne/Ecocentre de Gironde, Surfrider Foundation…

13.) 7 et 15 octobre et 4 novembre à l’Université Bordeaux 2 Victoire amphithéâtre Pitres – « Crise climatique, énergétique, écologique…, état des lieux » avec Gilbert Haumont, universitaire, « Les énergies : une division par 4 d’ici 2050 » avec Gilles Drogou des Amis de la terre et « Vers une révolution des transports » avec Simon Charbonneau, Universitaire

14.) Le vendredi 9 octobre à 21h00, Salle du Foyer Municipal d’Arbis (7 km de Targon), « Crise climatique, écologique et des ressources naturelles : quelles conséquences pour l’Entre-deux-Mers ? » avec Gilbert Haumont, enseignant à la Faculté  de Pharmacie de l’Université de Bordeaux 2. Manifestation dans le cadre du Colloque 12 « De Benauge à Verdelais » organisée par les Amis du château de Benauge, l’Association des Amis du Musée de l’Art Religieux de Verdelais et le Comité de liaison de l’Entre-deux-Mers (CLEM) à Arbis, Benauge et Verdelais les 9, 10 et 11 octobre 2009

15.) Lundi 16 novembre – Conférence débat avec diffusion du film documentaire Live-bicycle sur « La mobilité urbaine » organisée par le PUMA (Pôle alternatif des Mobilités urbaines) : Vélo Cité, AutoCool, Droits du piéton 33, AIR…à l’Université Bordeaux 2 Victoire amphithéâtre Pitres

16.) Début 2010 une conférence débat sur « La transition » à la Communauté urbaine de Bordeaux jeudi 11 mars avec Pierre Radanne et Simon Charbonneau, deux conférences débat sur « Urbanisme, paysage, architecture dans l’Entre-deux-Mers… » la première à Créon le jeudi 25 mars, un Concert pour le climat à Bègles le jeudi 1er avril et une conférence sur « Climat et viticulture » à Montagne-Saint-Emilion le jeudi 6 mai

II. Soutien de l’UPE aux actions d’adhérents de la MNE et de partenaires

Du 12 au 27 septembre : Quinzaine de l’écologie en Agenais, Samedi 12 à 20h30  « Mieux comprendre les OGM » par Christian Vélot, Dimanche 13  à 10h30 « De jardin en jardin », Mercredi 16 à 20h00 « Nos enfants nous accuseront » Ciné/ débat, Vendredi 18 à 20h00 « Les papillons, indicateurs de bonne santé écologique », Dimanche 20 à partir de 8h30 « Ecorurale des Séounes » à la Sauvetat de Savères, Mercredi 23  à 19h30 « La taxe carbone » Conférence-débat avec TACA et Dimanche 27 à 14h00 « Visite d’une maison écolo » à Pennes d’Agenais.

Le mercredi 16 septembre à 19h30, Conférence-débat avec Hervé Le Treut, membre du GIEC, à l’Athénée municipale de Bordeaux organisée à l’occasion des 40 ans de la SEPANSO Aquitaine.

Du 28 septembre au 2 octobre 2009 « Stage chaux » et du 16 au 20 novembre « Formation à la restauration écologique dans le bâtiment ancien » organisé par l’Ecocentre de Gironde à Toulenne près de Langon.

Le vendredi 2 octobre manifestation du Collectif 33 Copenhague 09 à la gare Saint Jean de Bordeaux

Le dimanche 4 octobre « Picnic sans carbone » à partir de 12h sur les quais au Parc des Sports en face de St Michel (à coté du Pont de Pierre). Ce picnic doit nous permettre de rassembler le plus grand nombre de citoyens désireux d’agir pour protéger le climat. Ceux qui aiment Taca viendront en vélo et les rangeront en forme de 3 5 0 pour la traditionnelle photo, et cette fois nous l’espérons, l’objectif atteint de 350 vélos. Nous souhaitons organiser des vélo-bus, regroupement de cyclistes pédalant ensemble, convergeant  le dimanche matin depuis les 27 communes de la CUB vers le lieu du picnic à coté du Pont de Pierre.

Samedi 24 octobre – Manifestation du Collectif Copenhague au lion bleu sur la rive droite « 350 idées pour la planète »

Le vendredi 6 novembre un film-débat à l’Utopia de Bordeaux « Le syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot avec le Collectif associatif Gironde Copenhague 09

Jeudi 10 décembre à 19h00 à l’Athénée municipal de Bordeaux avec la Confédération Paysanne de Gironde Conférence-Débat sur le thème : Agriculture et changement climatique. Comment assurer une production agricole répondant aux besoins des populations, dans un climat bouleversé,  tout en minorant radicalement les dégagements de gaz à effet de serre ?

samedi 12 décembre – Manifestation « Ni nucléaire, ni effet de serre » de 11h00 à 12h00 au miroir d’eau sur les quais face à la Bourse à Bordeaux avec TchernoBlaye, à partir de 12h00 déambulation festive dans Bordeaux avec une Batucada, musique brésilienne, tout le monde habillé en bleu, avec chapeau et lunette de soleil, vers 14h00 arrivée de la vague bleue au grand théâtre, place de la comédie, ou l’association TACA sera présente du samedi de midi à minuit. Veillée climatique sur place : amenez des pots de yaourts en verre peints en bleu pour poser des loupiotes (fournies par TACA), musiciens et chanteurs bienvenus pour réchauffer ceux qui vont veiller pour le climat sur les marches du théâtre comme beaucoup d’autres groupes à travers le monde (350.org, tck tck tck, …). A 19h regroupement des jeûneurs volontaires en soutien des militants de Climate Justice Fast en grève de la faim pour le Climat depuis le 6 novembre.

II. Le blog de la MNE https://mneaquitaine.wordpress.com/

Il fonctionne depuis août 2008 et propose 2 200 articles et 230 adresses de Sites Internet et de blogs dont 120 Aquitains

En 20 mois, près de 300 000 pages ont été consultées par environ 120 000 visiteurs, nous estimons qu’environ 50 % des visiteurs sont Aquitains.

1. TOP 25 des articles depuis 20 mois

Thermographie aérienne infrarouge de la CUB                                10 351

Le tracé sud de la future LGV Bordeaux –                                        10 273

Thermographie aérienne des 27 communes de la CUB                 9 199

La MNE Bordeaux-Aquitaine                                                             7 894

Ligne grande vitesse en 33, 40, 47 et 64                                          4 277

Communauté urbaine de Bordeaux : Isolez                                                 2 630

Langon : ouverture d’un supermarché bio                                        2 549

Centrales photovoltaïques au sol : la crainte de la trame grise       1 998

PAC : La France redistribue et dévoile les aides                             1 679

Appel à la création d’une ressourcerie /                                           1 647

Eco-PTZ : l’éco-prêt à taux zéro pour éc                                         1 499

La grande distribution s’empare du commerce équitable                1 367

Liste des 12 marchés bio et 78 magasins bio d’aquitaine              1 193

EnR : développement de l’énergie solaire                                        1 176

UPE – L’Université nomade d’Aquitaine                                            1 148

Formation à l’agroécologie en Ardèche av                                                   1 065

Eco-prêt à taux zéro et crédit d’impôt «                                             1 051

NON aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeau                                1 020

Recycleries & Ressourceries : réseau                                            985

« Home » : Yann Arthus-Bertrand rend-il tr                              944

Soustons (40) : Une ferme photovoltaïque                                       904

Huitres du bassin : Du test de la souris                                            848

Bon ap’ avec l’Amap de Mérignac                                                    834

Transports de la CUB : Keolis préféré à                                          779

Toilettes sèches : soulagez l’environnem                                        747

2. Visite sur les sites et blogs des adhérents depuis le blog MNE depuis 20 mois

colibri33.fr                                                      429

collectif.terres.free.fr                                     427

maisons-paysannes.org                                418

recupr.org                                                      383

pagesperso-orange.fr/federation.sepan…    374

creaq.org                                                       284

lesptitsgratteurs.blogspot.com                      278

asso.burdivega.free.fr                                   269

itinerancesculturelles.asso.fr                        262

greenpeace.org/france                                  252

collectif-dechets-girondin.com                      246

sephir.org                                                      201

belcier.eco.quartier.free.fr/sommaire…        177

hnord.org/doku.php                                       169

velo-cite.org                                                   161

taca.asso-web.com                                      147

aramaquitaine.fr                                            141

autocool.fr1                                                    139

L’association Taca teste une méthode pour calculer le bilan carbone des familles

sudouest.com, Gilles Guitton, le 23 Novembre 2009

BÈGLES. L’association Taca teste une méthode pour calculer le bilan carbone des familles

A chacun son carbone

Il n’y a pas foule en ce samedi, à la bibliothèque de Bègles, au rendez-vous proposé par l’association Taca (pour taxe carbone). Du coup, Jean Sireyjol, son président, a tout le temps d’expliquer comment on calcule son propre bilan carbone domestique. C’est à cela que sont conviés les participants : objectif Copenhague, bien sûr.

Impossible de résumer ici la méthode, mise au point par Jean-Marc Jancovici, cet expert en réchauffement climatique, co-auteur du « bilan carbone » de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). L’exercice révèle quelques surprises. Un des testeurs, pourtant écolo, mesure ainsi qu’habiter seul dans une maison de 180 mètres carrés, c’est très mauvais. En revanche, tel autre, qui partage 35 mètres carrés à deux, « chauffé par les voisins » peu économes en calories, va voir sa note carbonique s’élever « grave » dans sa future échoppe. Vivons petit…

Jean Sireyjol, qui a fait le calcul pour son couple, a renoncé à aller visiter leur fille au Brésil : catastrophique pour son bilan. Plus d’avion : « Ça change aussi toutes nos destinations de vacances. » La peur de l’avion résout le problème. Vivons proche plutôt que lointain. Qu’est-ce qui ne va pas ? La viande rouge, à cause notamment du méthane produit par les vaches. « Mais il faut quand même des vaches pour le lait, non ? », objecte un des testés.

Concerner tout le monde

Et les tomates, tiens : « Acheter un kilo de tomates produites sous serre, c’est comme consommer un litre d’essence. » Haro sur le raisin d’Italie. « Mais pourquoi c’est moins cher ? » s’indigne un testé : « Il faut des taxes aux frontières. » Taca a une autre logique : « Que ce soit de Provence ou d’Italie, c’est presque pareil. Il faut taxer le carbone, mais avec redistribution. »

Au rayon vins, le bilan inclut la production du verre, et les transports. Buvons en Bordelais (il y a pire !) et en vrac… Même l’eau minérale est très chère en gaz à effets de serre. Il faut aussi économiser sur l’ordinateur ou l’électroménager. Ce qui n’empêche pas Taca d’être très actif sur Internet : on peut faire son bilan carbone à partir de son site (1). Il faut ses factures de gaz et d’électricité, son kilométrage, et une estimation de ce que l’on consomme en produits alimentaires, vêtements et chaussures… Moyennant quoi, « on sait où on peut agir individuellement ».

Car le président de Taca, qui milite pour que les communes proposent ces bilans à leurs administrés, est convaincu d’une chose : « Il faut bien sûr que les entreprises et les politiques réduisent. Mais si on veut diminuer par quatre, les émissions de gaz à effet de serre, il faut que Lire la suite

Oecuménique, le « Picnic » sans carbone

sudouest.com, Yannick Delneste,  le 5 Octobre 2009

BORDEAUX. Plus de 500 personnes dont des élus de tous bords ont participé hier au rassemblement de l’association Taca

Oecuménique, le « Picnic » sans carbone

Romain a 11 ans et se tourne vers son père. « Mais Papa, quand on expire, on dégage du gaz carbonique. Ce carbone-là, il est bon ? » Les enfants sont formidables. Hier midi, sur les quais bordelais, Bastien le père s’en est sorti avec un « Regarde la pièce de théâtre, tu vas comprendre », pas franchement glorieux mais efficace. La réussite du pique-nique sans carbone est parfois à ce prix. Il est 13 h 30 près du parc des sports Saint-Michel et à défaut d’être un sommet artistique, la petite pièce de théâtre a le grand mérite de la pédagogie. Une planète aux criantes inégalités environnementales, une Amérique du Nord et une Europe surproductrices de gaz à effets de serre dont la réduction (diviser par 4 en France par exemple) est une urgence absolue.

Un fonds « climat »

Après le premier acte du constat, le second de la réponse : l’association Taca (comme taxe carbone) milite depuis plusieurs années pour son instauration. Sans citer la gouvernementale, Taca (1) rappelle les valeurs de la sienne : avoir le courage d’augmenter d’un euro le litre d’essence, un chèque vert identique pour tous pour la moitié de la taxe, un fonds climat pour aider les plus démunis à s’isoler par exemple, mais aussi la moitié de ce fonds pour aider les pays du tiers-monde à s’équiper durable. À cette heure-là, la troisième édition est d’ores et déjà une réussite : près de 500 vélos ont été comptabilisés, garés sur les nombreuses barrières. Créé à Bègles qui a abrité les deux premières éditions, le pique-nique prenait cette année une dimension d’agglomération avec recentrage sur la ville-centre et démarche de consensus au service de la plus grande mobilisation.

De 17 des 27 communes de l’agglo, des « vélobus » sont partis, cortèges de cyclistes convergeant verts les quais bordelais. Tables de pique-nique et stands d’associations les deux-roues et les pedibus. Celui venu en voiture ne le criait pas sur les toits mais était aussi le bienvenu. « Enlevez les élus et leurs familles et vous n’aurez plus grand monde… ». Il est des Brugeais sarcastiques. Le maire Bernard Seurot emmenait un cortège de près de 80 personnes au tee-shirt consensuel où on lisait « Bruges, en vert et avec tous ». Le carbone est-il politique ?

Le maire de Bordeaux Alain Juppé (UMP), le maire de Bègles Noël Mamère (Verts), le président de la CUB et maire de Blanquefort Vincent Feltesse (PS), le président de la Région Alain Rousset… le gratin politique en bras de chemise, tous hérauts de la cause du développement durable et pourfendeurs du vilain carbone. « La taxe carbone est un gâchis », s’énervait Noël Mamère vannant les ralliés tardifs du combat écologique. « Nous sommes à un basculement de civilisation et il va falloir en prendre conscience », soulignait Vincent Feltesse. Mais malgré la belle agora, la chose politique n’a pas pris le pas sur un rassemblement qui se voulait avant tout œcuménique.

Soumis gentiment à la Question par Taca sur leur durable engagement personnel et collectif, les élus rivalisaient alors de certificats de bonne conduite : « Je circule en vélo », insistait Lire la suite

Contribution de TACA à la conférence des experts de Michel Rocard du 2-3 juillet 2009

TACA, Communiqué, le 5 juillet 2009

CONTRIBUTION DE TACA à la conférence des experts de Michel Rocard du 2-3 juillet 2009

L’association TACA (TAxe CArbone) a pour objectif de mobiliser les citoyens contre le changement climatique et de promouvoir la mise en place d’un signal-prix.
Points qui nous paraissent importants pour que la CCE soit à la fois efficace et bien acceptée :

1. Envoyer un signal-prix fort, mais progressif.

Son niveau doit être basé sur le pouvoir d’incitation/dissuasion plutôt que sur une valeur de marché ou une valeur « tutélaire » arbitraire.

Remarque 1 : la TIPP actuelle sur le supercarburant est de 251 euros la tonne de CO2 (valeur de départ prévue de la CCE : 32 euros…). Comme le rappelle Michel Rocard, ce niveau de taxe a permis d’avoir en Europe des voitures beaucoup plus sobres qu’aux USA.

Remarque 2 : 32 €/tonne CO2, ce n’est que 20 $/baril. Les français ont supporté avec un certain fatalisme en 2007-2008 une envolée des cours du pétrole de l’ordre de 80 $/baril.

2. Redistribuer une part importante de la CCE aux ménages, sur une base égalitaire, au moins au démarrage.

Sans signal fort, pas de réduction notable des GES.

Pour qu’un signal prix fort soit accepté et ne pénalise pas le pouvoir d’achat des personnes aux faibles revenus, nous pensons qu’il faut redistribuer aux ménages une part importante des recettes de la CCE, au minimum la somme à laquelle ils auront contribué, voire plus.

La part redistribuée doit être importante au début, pour laisser le temps aux ménages de s’adapter à la nouvelle donne, pour ensuite diminuer en valeur relative.

Nous attirons l’attention sur le fait qu’une redistribution d’une partie de la CCE aux entreprises, comme cela est prévu dans le projet de la FNH, va atténuer ou neutraliser le signal prix sur un certain nombre de  produits et services. Ne vaut-il pas mieux laisser les entreprises ajuster leurs  prix et les ménages arbitrer entre une orientation différente de leurs achats et le paiement de la CCE au travers du prix payé ?

3. Créer un fonds spécial permettant d’aider les pays en développement, de financer de la R&D, etc.

Ce fonds pourrait être financé en réintégrant l’allocation universelle dans les revenus imposables, ce qui présenterait également l’avantage Lire la suite

Bègles : TACA et Trans’Cub critiquent Terres-Sud

sudouest.com, Gilles Guitton, le 30 Juin 2009

Taca et Trans’Cub critiquent Terres-Sud

BÈGLES, URBANISATION. Trop grand, pas assez maraîcher : les associations réclament une concertation à Noël Mamère pour revoir le projet

Il faut se méfier du Trans’Cub qui dort. Surtout quand ses représentants à Bègles, Pierre Mora et Jean Sireyjol, président de l’association Taca (taxe carbone), se sentent en position de réclamer de « Noël » un peu plus d’écologie dans ses projets. C’est le cas à propos de Terres-Sud et de la zone humide de Mussonville qui jouxte ce programme d’urbanisation. « On s’est réunis pour en discuter. On a des choses à dire », indique Pierre Mora.

Elles tiennent en deux mots : maraîchage et densification. Il y a quelques mois, Pierre Mora et ses amis étaient déjà intervenus pour demander à la municipalité de réserver de la surface à du maraîchage de proximité dans la partie non aménagée de la rive gauche de l’Estey. « Il y a là 40 à 50 hectares. C’est idéal pour du maraîchage de proximité. Il faut réduire les transports et retrouver une image idéale de l’agglomération. Bègles, Villenave, Eysines, Bruges, étaient connus pour nourrir Bordeaux. »

« Six à sept hectares »

Du coup, si Pierre Mora juge que la proposition de Noël Mamère de créer sur une partie du secteur des « jardins partagés » est « tout à fait pertinente » ; il voudrait aller « plus loin ». « Il faut une zone de production professionnelle, qui n’est viable que sur six à sept hectares au moins, dont la production sera destinée à un rayon d’une dizaine de kilomètres ».

Taca et Trans’Cub y imaginent la convergence de « divers acteurs, professionnels, commerçants locaux, sans doute une association d’insertion et une épicerie solidaire ».

Or, assure Pierre Mora, « quand on en a parlé à Noël, il nous a dit : mon truc, c’est cultiver les délaissés, les bouts de terrains dont la CUB ne fait rien. Sympathique, mais insuffisant. Et on peut faire les deux ! Puisqu’à Mussonville, on a la maîtrise municipale du foncier. » Son modèle : l’association de citadins girondine qui a acheté une propriété pour un maraîcher qui se destine aux Amap, ces réseaux associatifs de production et commercialisation.

« Ville nouvelle »

Quand à l’urbanisation, Pierre Mora est en terrain plus délicat. D’un côté, Lire la suite

Sauvegarde du climat : c’est maintenant ou jamais

sudouest.com, Jean Sireyjol, président de l’association TACA (1), tribune libre, le 15 Juin 2009

La surprise écologique des élections européennes va-t-elle enfin mettre en marche les partis politiques et les gouvernements pour s’occuper réellement de la sauvegarde du climat ?

Depuis plusieurs années, la réalité du réchauffement climatique a été clairement analysée et expliquée par les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts du climat). Leurs dernières mesures communiquées en mars 2009 montrent que nous sommes dans le pire des scénarios avec une accélération du réchauffement qui, par exemple, entraînerait une augmentation du niveau de la mer comprise entre 1 à 2 mètres d’ici à 2100 (contrairement aux 30 à 60 centimètres précédemment prévus).

Sachons lire entre les lignes : cette façon qu’a le Giec d’avoir l’air de repousser les échéances à 100 ans et qui nous rassure tous, n’est pour lui qu’une prudence de scientifique. Disons 15 centimètres tous les dix ans et allons voir sous le pont de pierre à Bordeaux si nous pourrons nous y promener avec le chien en 2050 !

Face à cette menace, il y a pourtant des solutions, mais c’est tout de suite !

Pour éviter que la couverture qui réchauffe notre planète ne s’épaississe toujours plus, il suffit de diviser par 2 nos émissions de gaz à effet de serre avant 2050 au niveau mondial ! Ce n’est pas la mer à boire !

Pourquoi reculons-nous l’échéance alors que nous n’aurons jamais assez de dollars ou d’euros pour réparer les dégâts sur le climat ? C’est maintenant ou jamais !

Les émissions de gaz à effet de serre, et de gaz carbonique en particulier, sont directement liées au mode de vie de chaque être humain. Dis-moi combien de kilomètres tu fais par an en avion et aussi en voiture, combien tu dépenses pour chauffer ton logement et éventuellement tes résidences secondaires, combien de kilos de viande rouge tu ingurgites, quel est ton budget de biens de consommation, et je te dirai combien de carbone tu émets par an (voir site Web Bilan carbone personnel, validé par l’Ademe).

En moyenne par habitant, les pays riches comme la France émettent de 2 à 4 fois plus que la moyenne mondiale, et 10 à 20 fois plus que les pays du tiers-monde.

C’est pourquoi cette réduction d’émissions au niveau mondial concerne tout d’abord les pays riches ; c’est bien ce qu’a déclaré Jean-Louis Borloo en décembre 2008 : « La réduction des émissions de gaz à effet de serre, c’est notre problème et notre responsabilité de pays développé, on n’a pas besoin d’attendre les autres. » Lueur d’espoir, Barack Obama vient de tenir des propos analogues ce 5 juin en Allemagne

Pour nous Français, l’objectif de réduction est Lire la suite

Bègles : Picnic sans carbone saison 2

sudouest.com, Gilles Guitton,  le 5 Mai 2009

BÈGLES, ENVIRONNEMENT. Les militants de la taxe carbone relancent leur pique-nique écologique

Picnic sans carbone saison 2

Plus ça va, plus ça va mal. « On est dans le pire des scénarios des experts internationaux du climat et, malheureusement, on ne constate aucune prise de décision, décisive, au niveau des politiques. »

Il n’y a qu’un an que l’association Taxe carbone (Taca), lancée par une poignée de citoyens préoccupés par le changement climatique, organisait son premier Picnic sans carbone, à Bègles.

À la veille de la deuxième édition, annoncée pour le dimanche 17 mai à Bègles-Plage, ses animateurs ont encore renforcé leur conviction : l’instauration d’une taxe sur les émissions de carbone dans l’atmosphère est une mesure d’urgence.

Références multiples

« On voit bien que d’autres dispositifs, comme la création d’un marché des droits à émettre du carbone, ne fonctionnent pas, explique Jean Sireyjol, président de cette association béglaise (donc à vocation universelle). En réalité, il n’y a pas de marché. Même les grands groupes pétroliers disent qu’une taxe peut seule fixer un prix. » Entendre des écologistes citer Shell ou Exxon à l’appui de leurs thèses peut surprendre. Mais ils se réfèrent aussi à Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, et autres autorités mondialement reconnues.

La taxe que Taca appelle de ses vœux serait « redistributive », c’est-à-dire « équitable » socialement et entre Nord et Sud.

Pour Jean Sireyjol, « une taxe à 1 euro le kilo de carbone émis ne serait pas absurde ». C’est aussi commode : « Un litre d’essence, c’est l’équivalent d’un kilo de carbone en incluant ses coûts de production et de transport. Ça donne une vision claire aux gens. »

L’objectif du pique-nique reste le même : réunir 350 vélos à Bègles-plage, en référence à l’objectif international de ramener la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère à 350 parties par million. Mais Taca compte bien dépasser cette barre. Des associations comme Vélocité, Corcital, Vélocital, Greenpeace, Les Fourmis dans le compteur, Vélorution, La Maison de la nature et de L’environnement et quelques autres soutiennent l’initiative.

À chacun son bilan

Le picnic sans carbone suppose de venir à pied, à vélo, en bus ou en tram, de n’utiliser ni vaisselle plastique, ni cerise en hiver, etc. Des gestes écocitoyens qui sont l’autre réoccupation de Taca. L’association veut constituer des Cil Lire la suite