A 46 ans, Jean-François Noubel, spécialiste des monnaies libres, a décidé d’abandonner les euros

tempsreel.nouvelobs.com, Malika Elkord, le 18 septembre 2010

[ILS FONT AUTREMENT] 2. Vivre sans l’euro

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20100918.OBS0021/ils-font-autrement-2-vivre-sans-l-euro.html

A 46 ans, Jean-François Noubel, spécialiste des monnaies libres, a décidé d’abandonner les euros.

Peut-on vivre en France avec autre chose que l’euro ? C’est le pari de Jean-François Noubel qui mène des recherches en intelligence collective et étudie les monnaies libres, c’est à dire « décentralisées, citoyennes, plurielles« . Il y a un an, il a décidé d’abandonner les euros et d’explorer d’autres systèmes monétaires.

Son constat : « Partout où l’on regarde, les problèmes de guerre, de corruption, de santé publique, d’esclavage, d’environnement, etc., ont tous un dénominateur commun : l’argent. Et l’argent est une forme de monnaie prédominante et rare. Rare car la majeure partie des gens en manque et est obligée d’entrer dans des chasses à la monnaie très dures qui incitent à des attitudes prédatrices, compétitives… M’intéresser à des monnaies qui n’attisent pas ces comportements prédateurs fait partie de mes recherches en intelligence collective ».

Plus de 5000 monnaies « dites complémentaires » à travers le monde.

Quelles sont donc ces monnaies ? On entend de plus en plus parler aujourd’hui de monnaies dites « complémentaires ». On les appelle ainsi car elles complètent le système officiel ou pallient ses défaillances: chômage, crise, spéculation, économie locale en panne… Elles se créent, en marge des monnaies officielles, à l’échelle d’une ville, d’un quartier, d’une association, d’une communauté ou même d’un Etat. Ces monnaies, qui ne sont pas illégales, prennent la forme de billets, de cartes à puce ou de lignes de crédit ou débit.

La plus ancienne, le WIR, est née en Suisse, en 1934, au cœur de la crise économique, à l’initiative d’une quinzaine d’entreprises qui voulaient pouvoir s’échanger leur produit alors même que faute d’argent le commerce était au point mort. Le principe est simple : les uns, ceux qui achètent, comptabilisent des débits envers les autres, ceux qui vendent. À l’inverse, ces derniers bénéficient de crédits envers les premiers. Ce système monétaire, est aujourd’hui utilisé par plus de 70.000 PME suisses.`

Aux Etats Unis, le Timebanking a été créé dans des quartiers défavorisés, où la population n’a pas d’argent mais du temps et s’appuie sur Lire la suite

Le mouvement des objecteurs de croissance (MOC) : Masse critique et suffisance

les-oc.info, Michel Lepesant, le 5 décembre 2010

http://www.les-oc.info/2010/12/masse-critique-et-suffisance/

Masse critique et suffisance

Au cœur de la pratique politique du Mouvement des objecteurs de croissance (le MOC), se trouve la notion de « masse critique ». Dans cette manière de Penser et Faire la transition, sont en jeu : les expérimentations sociales, les alternatives concrètes, les rapports avec les autres partis/mouvements de la gauche anti-productiviste et anti-capitaliste, avec les décroissants, avec les mouvements sociaux. Cette expression ne doit pas être une « formule magique » et certaines confusions doivent être rapidement levées[1] : surtout ne pas réduire cette « masse critique » à une accumulation comptable de « vrais gens » dépolitisés !

La masse critique, c’est qui ?

La masse critique, c’est combien ?

La masse critique, c’est comment ?

La masse critique, c’est quand ? C’est « sans attendre, sans illusion ».

Il serait tellement plus simple de croire encore à la Révolution, celle du Grand soir, celle du prolétariat (comme sujet de la révolution). Les militants seraient encore l’avant-garde éclairée et éclairante, l’avenir serait écrit d’avance et garantirait sans aucun risque de scepticisme ou de pessimisme le sens de nos actions et de nos engagements !

Las, les objecteurs de croissance dénoncent déjà les illusions et les religions que le capitalisme – à chacune de ses phases – ne cesse d’utiliser à des fins de propagande pour modeler nos vies : le scientisme, la technologie, le mythe du progrès, la représentation… Il leur faut aussi ajouter à cette déjà longue liste une nouvelle croyance à rejeter : celle que la prise du pouvoir institutionnel est la condition préalable de toute transformation sociale et politique.

Croyance que partagent les capitalistes comme leurs adversaires socialistes, les sociaux-démocrates de la réforme comme les socialistes marxistes de la révolution, les adversaires trotskistes des léninistes comme les critiques anarchistes des trotskistes, etc. Manière pour les décroissants, quand ils assument d’entrer en politique de se mettre à dos à peu près tout le monde et ainsi de se sentir « décalés » dans presque tous les lieux traditionnels de militance.

Est-ce à dire alors que les décroissants doivent rejeter toute politique et ne plus continuer à poser la question du pouvoir ? Certainement pas mais la piste est escarpée, toujours menacée de glisser soit dans la pente du renoncement et du pragmatisme, soit dans la pente de la caricature et de la simplification. Comment agir politiquement sur la crête ?

La masse critique, c’est qui ?

Il serait tellement plus simple de croire qu’il existe une classe particulière porteuse du Lire la suite

Relocalisons !

relocalisons.org, communiqué et appel, juillet 2010

Relocalisons !

www.relocalisons.org

Les 1ères Rencontres de la Relocalisation ont eu lieu les 3 et 4 juillet à Notre-Dame des Landes (44). En soutien aux opposants au projet d’aéroport, ces journées ont rassemblé des militants venus de toute la France, dont des élus de grandes villes et de milieux ruraux.

Elles ont donné lieu à des échanges très nourris et très riches, construits à partir de présentations d’acteurs impliqués et portant sur l’origine des échanges et les systèmes d’échanges locaux (SEL), sur les monnaies complémentaires locales, sur comment manger local et assurer la souveraineté alimentaire des territoires.

Dans le prolongement de notre appel « Relocalisons » puis de l’appel « Relocalisons Copenhague », lancés en Août 2009, les participants à ces Rencontres, dont l’association RELOCALISONS, lancent un appel pour développer partout des initiatives de relocalisation.

Nous appelons à renforcer le rapprochement entre producteurs, consomm-acteurs et citoyens, et au développement d’initiatives pour nous réapproprier nos conditions de vie.

Nous ne partons pas de rien, de nombreuses expériences de relocalisation existent déjà depuis des années et se développent rapidement : AMAPs, SELs, monnaies locales, jardins et éco-habitats partagés, coopératives de producteurs, associations de consomm’acteurs, organisations de financement solidaire et local, producteurs locaux d’énergie renouvelable, villes sobres, etc.

Il ne s’agit ni de repli sur soi, ni de nationalisme. Il s’agit de reprendre pouvoir sur nos conditions d’existence, dans la solidarité et la coopération. Il s’agit également de participer activement à la construction de la transition vers une société fraternelle en rupture avec le dogme de la croissance et le productivisme.

Nous appelons tous ces acteurs de la relocalisation :

– à se connecter par tous moyens et constituer des Lire la suite

Vers la décroissance : quelles actions ? Essai de classification

apeas.fr, Christian Araud, auteur dans la revue Entropia, le  20 juillet 2010

http://www.apeas.fr/Vers-la-decroissance-quelles.html

Vers la décroissance : quelles actions ? Essai de classification

Face à la crise climatique et à la fin du pétrole bon marché, toute personne convaincue qu’on va « dans le mur » à belle allure peut se poser la question concrète suivante : « Que faire pour ralentir, éviter l’obstacle, ou amortir le choc ? »

Une réponse typique se trouve dans le livre de Matthew Stein [1] dont le sous-titre est très explicite : A Manual for Self-Reliance, Sustainability, and Surviving the Long Emergency (un manuel pour l’autonomie durable et la survie pendant la longue situation d’urgence). Dans ce manuel de savoir-survivre à l’usage des nouvelles générations, l’auteur énonce à la fin de son ouvrage quelques actions, individuelles ou collectives, pour participer au changement nécessaire :

– conservation, recyclage,

– action collective,

– acheter local,

– diète adaptée,

– action politique,

– restructurer les affaires,

– remplacer les ampoules électriques,

– choisir une automobile peu consommatrice,

– aller en bicyclette, prendre le train, covoiturage,

– réduire le chauffage et la climatisation de l’habitat,

– installer des systèmes d’énergie renouvelable chez soi,

– développer ses capacités personnelles d’autonomie,

– participer à des communautés autonomes.

Cette liste est sans doute assez représentative de ce qui s’énonce dans les articles consacrés à ce qu’il faudrait faire pour répondre aux défis posés par le changement climatique. En fait, c’est un peu un inventaire à la Prévert. Il est indéniable que chacune des pistes proposées, si elle était mis en œuvre, serait « bénéfique pour la planète » en utilisant un cliché courant chez les chantres du « développement durable ».

Nous ne sommes pas dans une réflexion « compréhensive » sur la décroissance, tout en ayant une série d’indications concrètes sur ce qui serait « utile » de faire pratiquement pour traduire dans la réalité quelques-unes des idées des objecteurs de croissance. Par ailleurs du point de vue de la personne « active » (ou voulant le devenir), cette liste est fondamentalement hétéroclite.

Dans une première tentative de classification, en me plaçant sur un plan plus descriptif que philosophique, avec une approche résolument pragmatique, je distinguerais volontiers quatre niveaux, de plus en plus éloignés de « l’acteur » et donc embrassant un champ de plus en plus vaste.

Ces niveaux sont :

L’action personnelle et immédiate dont on est le seul maître, compatible avec l’environnement général, la société dans laquelle on vit, mais néanmoins Lire la suite

Notre tâche centrale de survie pour les décennies à venir, en tant qu’individus et en tant qu’espèces, doit être de…

http://www.a-brest.net/rubrique62.html

a.brest.net, Christian Bucher, le 14 mai 2010

 » Notre tâche centrale de survie pour les décennies à venir, en tant qu’individus et en tant qu’espèces, doit être de faire une transition vers l’utilisation de combustibles fossiles – et pour ce faire, pacifiquement, de manière équitable, et aussi intelligemment que possible  » – Richard Heinberg

Le mouvement « Villes en Transition » provient du terme anglais : « Transition Town network ». Il est né d’une prise de conscience du pic pétrolier et du dérèglement climatique, de leurs profondes conséquences, et de l’urgence à agir localement.

Il a été développé en 2005 par les étudiants du cours de soutenabilité appliquée de l’université de Kinsale (Irlande), mais c’est en Grande-Bretagne, en septembre 2006, qu’il a été mis en œuvre la première fois dans la petite ville de Totnes.

Après avoir essaimé en Grande-Bretagne et en Irlande, le concept de transition town a fait des émules aux Etats Unis, en Nouvelle-Zélande, au Japon et au Chili. Des projets sont en gestation en France et en Italie. En Belgique aussi, Il y a aujourd’hui plus de 250 initiatives de Transition dans une quinzaine de pays (anglo-saxons pour la plupart) réunies dans le réseau de Transition (Transition Network).

En France, Bordeaux, Grenoble, Saint Quentin-en-Yvelynes, Salies-de-Béarn, Sucy-en-Brie, Trièves s’inscrivent dans la démarche, plusieurs centaines d’autres s’apprêtent à le faire…

Qu’est ce qu’une ville en transition ?

L’idée centrale des villes en transition, la résilience, est directement inspirée des écosystèmes naturels. En effet, ces derniers ont la propriété d’être stables, diversifiés, de consommer un minimum d’énergie, d’être autonomes (cycles fermés) et de ne pas produire de pollution (grâce à la forte interconnexion de ses éléments : les déchets d’un système sont utilisés par d’autres systèmes).

La spécificité des villes en transition réside dans le fait qu’elles émanent de la population et non des autorités.

Le concept a plutôt pour ambition d’assurer un rôle d’inspirateur, de facilitateur ou de coordinateur, et de fournir un « toit » commun à l’action des uns et des autres qui reconnaît les réalisations portées par d’autres (associations, Agenda 21, entreprises etc.) et s’articule complètement avec les mesures prises au niveau national ou international. C’est un cadre de travail cohérent, incitatif.

L’originalité réside aussi dans le fait que les crises sont vues comme des opportunités de changer radicalement la société actuelle.

La vision se veut optimiste. Même la question des moyens nécessaires est vécue sur un autre plan : Lire la suite

Créer des monnaies par millions

lemonde.fr, Hervé Kempf, le18 août 2009

Créer des monnaies par millions

Ne dites pas à Roland Canonica qu’il contribue à changer le monde, il croit qu’il est banquier… Et c’est d’un ton placide, avec un bel accent helvète de Neuchâtel, qu’il explique au journaliste français étonné que la Banque Wir existe depuis 1934, et que, oui, elle gère sa propre monnaie, et que, ma foi, ça marche bien : 60 000 entreprises participent au système. Bien sûr, on a été un peu prudents, on visite tous les clients avant d’ouvrir un compte. Ah, un détail, les wirs ne rapportent pas d’intérêts.

Si M. Canonica est très heureux que vous l’appeliez, il n’est pas du genre à vous promettre que sa banque se pliera en quatre pour vous, et qu’il multipliera vos économies par miracle. « On vise le long terme« , dit-il. Et, en passant : « C’est une opportunité pour résister à la mondialisation. » En fait, la Banque Wir, dont M. Canonica se présente comme « le technicien », est un archétype des systèmes monétaires indépendants que de plus en plus de groupes divers veulent créer à travers le monde : elle crée et gère sa propre monnaie.

Elle est née en Suisse en 1934, au coeur de la crise économique, de l’union d’une quinzaine de petites entreprises : celles-ci voulaient pouvoir s’échanger leurs produits, alors même que, faute d’argent, le commerce était au point mort. L’idée était de s’ouvrir des crédits mutuels au sein d’un Wirschaft Ring (« cercle économique »). Ils seraient comptabilisés en une unité spécifique, le wir, de valeur égale à un franc suisse.

Comment cela fonctionne-t-il ? Quand l’entreprise A achète quelque chose à B, A reçoit un crédit et B enregistre le débit correspondant. Le débit en wir sera compensé par les ventes de B à un participant C, ou réglé en francs suisses, avec lesquels la convertibilité est totale.

Le système a fait ses preuves, de nombreuses autres entreprises s’y sont agrégées, l’organe de comptabilité a obtenu le statut bancaire. Mais cette banque présente une caractéristique remarquable : elle ne cherche pas à gagner de l’argent, juste à faciliter les transactions entre les participants. « Nous pratiquons un taux de 0,8 %, pour couvrir les frais, dit M. Canonica d’un ton détaché. C’est beaucoup moins qu’ailleurs. » Le système prospère : soixante-quinze ans après sa création, il fait circuler chaque année plus de 1,7 milliard de francs suisses (1,1 milliard d’euros), et il est cité en exemple par un des meilleurs spécialistes mondiaux des monnaies complémentaires.

« Vous l’aimez cuit comment, votre saumon ? – Euh, comme vous voulez, ça ira. » Bernard Lietaer reçoit très gentiment dans son grand appartement de Bruxelles, décoré de masques africains et asiatiques et de centaines de livres. Plutôt que de vous retrouver dans un restaurant, il prépare – avec talent, il faut le dire – le repas, tout en poursuivant la conversation.

Son amabilité recouvre une longue et originale expérience de financier. Au sein de la Banque royale de Belgique, il a appartenu à la petite équipe qui a conçu le système monétaire qui a conduit à l’euro ; puis, il est devenu gérant d’un des premiers fonds spéculatifs, le Gaia Fund, au début des années 1990. Il était alors un des plus gros acheteurs « d’options » à la City de Londres. Mais, aussi étrange que cela paraisse, il a quitté ce jeu qui ne répondait pas à ses aspirations, et a commencé à se passionner en intellectuel sur le phénomène monétaire, avant de promouvoir les monnaies complémentaires.

Pour comprendre sa démarche ou celle de la Banque Wir, il faut se rappeler un fait, si contraire au sens commun : la monnaie n’est pas fabriquée par une autorité centrale qui l’adosse à des réserves d’or ou d’argent ; elle est créée par les banques privées à partir des promesses de remboursement des emprunteurs. Et durant les dernières décennies, les banques Lire la suite

ATTAC : Programme de l’AlterVillage à Rennes du 11 au 17 août 2009

france.attac.org, Olivier Tétard, le 10 juillet 2009

Programme de l’AlterVillage 2009 qui se déroulera à Rennes du mardi 11 au lundi 17 août 2009.

Extrait : ATELIERS – LE MATIN : ÉCHANGES D’EXPÉRIENCES…

1) Se Nourrir

1.A – Les Circuits courts de distribution : comment contribuer à leur développement ? / jeudi 13, 10h00 – 12h30

AMAP, GASE, SEL… Le nombre et la forme des circuits courts de distribution augmentent. Comment peut-on les recenser ? Comment peut-on aider à leur développement ? Comment peut-on soi-même s’organiser avec d’autres pour en créer ?

1.B – Organisation d’une campagne de boycott / samedi 15, 10h00 – 12h30

Le boycott est un moyen pour tenter d’infléchir les politiques publiques et/ou les comportements des entreprises. Comment organiser une campagne de boycott afin qu’elle soit efficace ? Explicitation des motivations politiques, identification des produits, modification des comportements d’achat du plus grand nombre…

1.C – La Réappropriation des biens de consommation en grande surface / vendredi 14, 10h00 – 12h30

Différentes actions (pique-nique festif en grande surface, récupération de produits alimentaires pour les redistribuer…) visent les magasins des grands distributeurs, dont les bénéfices ne semblent pas connaître la crise alors que le pouvoir d’achat des Françaises-çais diminue. Comment ces actions sont-elles menées ? Quels sont leurs impacts ?

1.D – Promouvoir l’alimentation biologique / dimanche 16, 10h00 – 12h30

Selon la FAO, l’agriculture biologique pourrait sans difficulté nourrir l’ensemble des habitants de la planète, même en tenant compte de l’augmentation de la population mondiale ces prochaines décennies. Pratiques, potentiel, difficultés, et parfois ambiguïtés d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

2) Se Loger

2.A – Constructions écologiques / vendredi 14, 10h00 – 12h30

Un volet important de la lutte contre le réchauffement planétaire. Contrairement à d’autres pays, l’autoconstruction a joué et joue encore un rôle important dans le développement de l’écoconstruction. Ou comment en faire autre chose qu’un nouveau marché.

2.B – Éco-villages et habitat groupé / jeudi 13, 10h00 – 12h30

Habiter autrement, se réapproprier son habitat, donner toute sa place au lien social et à la solidarité, construire des alternatives. Pratiques en France et dans d’autres pays.

2.C – Les Habitats mobiles et légers / dimanche 16, 10h00 – 12h30

Habiter autrement, s Lire la suite