Tchernoblaye fête ses dix ans au cinéma Utopia de Bordeaux le dimanche 22 novembre 2009

tchernoblaye.free.fr, communiqué de presse, le 10 novembre 2009

Tchernoblaye fête ses dix ans au cinéma Utopia de Bordeaux le dimanche 22 novembre 2009

5 place Camille Jullian 33000 Bordeaux

1) Salle de la Cheminée

17h30 : Point presse

18h : Apéro offert par Tchernoblaye

19h : Buffet amenez de quoi partager – tartes, cakes, etc –  Tchernoblaye offre les boissons

2) Cinéma

20h30 : film « INELUCTABLE »

http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=734&mode=film

Réservez vos places à Utopia à partir du 12 novembre

21h45 : Débat « Aurons-nous de l’électricité à Noël? »

Au pays du nucléaire, les vieux réacteurs sont malades, les nouveaux sont déjà périmés, les déchets s’accumulent et… il faut importer massivement de l’électricité de chez nos voisins, lesquels ne pourront pas nous sauver indéfiniment…

Tchernoblaye a dix ans !

Le 22 novembre 1999, cinéma Utopia de Bordeaux, fraîchement ouvert, accueillait sa toute première soirée « film-débat », consacrée au risque nucléaire, autour du film Raspad décrivant la catastrophe de Tchernobyl. Lors du débat, un appel était lancé pour la création d’un collectif antinucléaire en Gironde : Tchernoblaye était née !

Connu dans un premier temps sous le nom « Collectif girondin pour la sortie du nucléaire », ce regroupement citoyen se réunissait pour la première fois formellement le 15 décembre. Et, douze jours plus tard, au cours de la fameuse tempête des 27 et 28 décembre 1999, un million de litres d’eau de la Gironde pénétraient illégalement dans la centrale nucléaire du Blayais qui frôlait alors le désastre.

Tchernobyl à Blaye, cela donnait bien sûr Tchernoblaye, un nouveau nom tout naturel pour le collectif antinucléaire. Mais le maire de Blaye ne l’entendit pas de la même oreille et, Lire la suite

Bx 6 mai, Petite écologie de l’Homme et de ses techniques

MNE Bordeaux-Aquitaine, communiqué, le 25 mars 2009

UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT

L’Université nomade d’Aquitaine

MERCI DE DIFFUSER LARGEMENT L’INFORMATION DANS VOS RESEAUX

« Petite écologie de l’Homme et de ses techniques » avec Michel Lesbats

Les 1er mercredis du mois :

1er avril, 6 mai, 3 juin et 1er juillet de 18h30 à 20h00

Locaux du Jardin botanique de Bordeaux

Esplanade Linné, Rive droite (tram station jardin botanique)

Ouvert à tous – Entrée libre et gratuite

Organisation : Maison de la nature et de l’environnement (MNE) Bordeaux-Aquitaine https://mneaquitaine.wordpress.com/, renseignements mnebxaquitaine@aol.com

Après avoir présenté « une question » à partir d’une courte conférence et/ou d’un film  sur le sujet (environ 45 minutes) le conférencier invitera le public à partager ses connaissances, expériences et performances sur le sujet abordé (environ 45 minutes).

1 – La main de l’Homme, ses techniques –  Mercredi 1° Avril

Cours 1 : Evolution des risques techniques de l’Homme préhistorique à nos jours.

Comment poser le problème du risque dans la société – La société du risque… Comment a évolué ce concept à l’échelle historique, comment a évolué la manière de l’appréhender. Petite Histoire des approches métaphysiques, assurantielles, techniques, sociales et sociétales de ces événements que nous ne souhaitons pas subir…

Comment poser le problème du risque dans la société ? Pourquoi est-il traité « à part » par rapport aux approches dites « Ecologiques ou Développement durable » ou aux approches « Santé publique… Santé au travail» ?

2 – Autopsie d’un accident / Les mots des maux, les mots du risque – Mercredi 6 Mai

Cours 2 : Définitions et polysémie des termes du domaine des risques d’origine technique.

A partir de la projection d’un petit film sur AZF et/ou Tchernobyl…le danger et le risque, les dommages,  les polluants, pollutions et impacts… les mots employés sont très dépendants de notre culture et de nos attentes, ils sont aussi le cœur de l’incompréhension qu’ils introduisent dans la communication entre les acteurs de la concertation sociétale… entre les « parties prenantes ».

Comment éduquer, former, informer se concerter… la rationalité est elle suffisante pour rapprocher les acteurs qui s’ignorent ou s’invectivent le plus souvent ? Comment fonder un nouveau contrat social et une nouvelle démocratie écologique ?

3 – Citoyenneté et culture du risque – Mercredi 3 juin

Cours 3 : La participation des citoyens à la Gestion des risques techniques.

Incitation ou obligation ? Plans particuliers des risques technologiques (PPRT)… Comités locaux d’Information et de Concertation (CLIC)… ?  SPPPI et autres SAGE,  Agendas 21, débats publics sur des projets d’aménagement… Projection d’un film «  les PPRT, les CLIC du  MEEDDAT ».

Difficultés de mise en place d’une réflexion sociétale pluridisciplinaire sur ces sujets. Pourquoi les structures de la concertation « officielle » sont elle si peu efficaces ? Que faire tous ensemble  Lire la suite

Croisade judiciaire contre les antennes-relais

journaldelenvironnement.net, Francesco Martucci, envirodroit-europe.net, le 17 mars 2009

Croisade judiciaire contre les antennes-relais

Plusieurs décisions récentes limitent la possibilité pour les opérateurs téléphoniques d’implanter des antennes-relais. Motif: le risque sanitaire encouru par les populations riveraines constitue un trouble anormal de voisinage.

Une jurisprudence se forme-t-elle sur les antennes-relais ? Le 4 février 2009, la cour d’appel de Versailles a confirmé le jugement du tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre du 18 septembre 2008 ordonnant à Bouygues Telecom de démanteler un mât d’antenne-relais afin de faire cesser le préjudice moral résultant de l’angoisse subie par les riverains, en raison de l’«exposition à un risque sanitaire» constitutive d’un trouble anormal de voisinage.
C’est à cet arrêt que le jugement du TGI de Carpentras, en date du 16 février 2009, se réfère pour condamner SFR au démontage d’antennes en raison du trouble anormal de voisinage causé par l’installation.

Enfin, le 5 mars 2009, le juge des référés du TGI d’Angers a ordonné à la société Orange d’interdire l’installation d’une antenne-relais au motif qu’un «risque sanitaire pour les populations riveraines» était caractérisé.

Dans les décisions de la Cour d’appel de Versailles, des TGI de Nanterre et de Carpentras, les juges fondent leur raisonnement sur l’article 544 du code civil, qui indique notamment que «la propriété est le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé dans les lois ou les règlements». Dans l’application de cet article, la Cour de cassation a traditionnellement consacré le principe selon lequel nul ne doit causer à autrui un trouble anormal de voisinage. Peu importe que les antennes-relais respectent les normes en vigueur et qu’elles aient été autorisées par l’autorité administrative. Seul compte ici qu’un trouble anormal soit causé.
Or, et c’est là la novation de ces décisions, le trouble anormal de voisinage a été caractérisé au motif que le requérant a établi que l’antenne-relais présente «un risque potentiel» pour la santé. Le «risque sanitaire» peut donc constituer, au gré des espèces, un trouble anormal de voisinage.
Risque sanitaire et angoisse subie

La cour d’appel, et dans une moindre mesure le TGI de Carpentras, consacrent une longue partie des motifs au débat relatif à la dangerosité potentielle des antennes-relais sur la santé. Les thèses scientifiques et juridiques en présence sont exposées avec soin. Les juges soulignent également que dans d’autres Etats (Autriche, Italie, Pologne, mais aussi Russie, Chine et Lichtenstein!), le législateur, l’administration, voire le juge, se fondent sur des normes plus contraignantes que celles retenues en France pour apprécier cette dangerosité. La cour d’appel de Versailles ajoute que «si la réalisation du risque reste hypothétique, il ressort de la lecture des contributions et publications scientifiques produites aux débats et des positions législatives divergentes entre les pays, que l’incertitude sur l’innocuité d’une exposition aux ondes émises par les antennes-relais, demeure et qu’elle peut être qualifiée de sérieuse et raisonnable».

Ainsi, les particuliers «qui ne peuvent se voir garantir une absence de risque sanitaire généré par l’antenne-relais (…) à proximité immédiate de leur domicile familial, justifient être dans une crainte légitime constitutive d’un trouble». Afin de faire cesser «le préjudice moral résultant de l’angoisse créée et subie» du fait de l’installation de l’antenne, l’opérateur doit procéder au démantèlement.

Ces décisions sont-elles fondées sur le principe de précaution ? Lire la suite

Guide des assos de protection de la nature et de l’environ.

Uminate, Fédération Midi-Pyrénées des Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement
Membre de France Nature Environnement

L’Union Midi-Pyrénées Nature Environnement (Uminate) est la fédération régionale des Associations de la Protection de la Nature et de l’Environnement. Uminate fédère actuellement plus de 160 associations et fédérations de Midi-Pyrénées.

Depuis plus de 30 ans Uminate agit en faveur de :

 – la défense de l’environnement

 – la sauvegarde du patrimoine régional et de la qualité de vie

 – la protection de la nature

 – la préservation de la qualité de vie par la prévention des risques et des nuisances

Toutes les actions exercées ont pour but de susciter, de développer et d’enrichir le débat environnemental.

Uminate est l’interlocuteur en matière d’environnement du grand public, des jeunes, des associations, mais aussi des collectivités, des administrations, des professionnels et des porteurs de projets.

Uminate porte aux niveaux national et international, au sein de structures associatives, les problématiques de Midi-Pyrénées.

Guide des associations

Comment réussir une participation à une enquête publique ? Comment être agréé APNE ? Comment agir au pénal ? Autant de questions traitées dans cet énorme ensemble de fiches pratiques. Un grand merci aux rédacteurs et tout particulièrement à José Cambou, administratrice d’Uminate.

Extarit du guide des Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement (APNE) :

3 – Etre responsable d’une APNE

3-1 – Créer et gérer une APNE – Les aspects statutaires à maîtriser

3-2 – L’agrément des APNE

3-3 – Les diverses responsabilités qu’assument les responsables associatifs en fonction des diverses activités de l’association

3-4 – Les assurances

3-5 – Etre employeur

5 – Participer au débat public de l’environnement

5-1 – Le débat public, un principe reconnu

5-2 – Des espaces de concertation Lire la suite

REACH : La France toujours en retard

Le journal du développement durable, 11 septembre 2008, Anna Musso

REACH : La France toujours en retard

La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet devrait présenter, aujourd’hui, des mesures pour relancer les entreprises à pré-enregistrer leurs substances à risque.

A mi-parcours de la première phase opérationnelle de la directive européenne REACH, concernant le pré-enregistrement des substances chimiques à risque, la France enregistre un retard considérable par rapport à ses voisins européens. La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet devrait présenter, aujourd’hui, des mesures pour relancer les entreprises.

Plus de trois mois après le lancement de la première phase opérationnelle de la directive européenne REACH, concernant le pré-enregistrement des substances chimiques à risque, la France est toujours en retard par rapport à ses voisins européens. Selon les dernières données de l’Agence européenne des produits chimiques, concernant le nombre total d’actes de pré-enregistrements effectués, la France se situerait au même rang que l’Espagne avec un taux de 7,5%, loin derrière l’Allemagne (28%), le Royaume-Uni (23,5%) et l’Italie (11,5%). En tout, sur les 5 400 entreprises françaises concernées, seulement 675 se seraient inscrites sur la base de l’Agence européenne. Une étape pourtant importante, car au 2 décembre, toutes les substances non pré-enregistrées devront être soit enregistrées immédiatement avec l’ensemble des informations les concernant, soit retirées du marché. Lire la suite

Un changement de civilisation

Le monde diplomatique, Philippe Bovet et Agnès Sinaï

Les vrais dossiers de l’environnement, Octobre 2007

Entre prise de conscience, déni et récupération

« Le Monde diplomatique » a publié, le 15 octobre 2007, un très documenté « Atlas de l’environnement ». Comme les « Atlas » précédents, il comporte des textes synthétiques, accompagnés de cent cinquante cartes et graphiques, consacrés aux grands défis de l’écologie. En effet, si l’humanité mesure mieux qu’hier les dangers qui la menacent, il lui reste beaucoup à faire pour imaginer et mettre en œuvre les solutions indispensables sans se laisser duper par les tentatives de récupération.

Les écosystèmes ont les formes que nous connaissons parce que, voici vingt mille ans, la nature est passée d’un paysage dominé par les glaces dans une grande partie de l’Europe et de l’Amérique du Nord au paysage actuel, où les glaces sont concentrées aux pôles et en altitude. Cette transition, qui a duré cinq mille ans, coïncide avec un réchauffement global d’environ 5° C, ce qui permet d’estimer que le rythme naturel du changement de température sur une longue durée est, à l’échelle planétaire, de 1° C par millénaire.

Problème : un doublement de la quantité du CO2 (dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre) est envisageable d’ici à 2050. Il pourrait entraîner une hausse moyenne de température au moins dix fois plus rapide que les rythmes moyens globaux de changement depuis la dernière période glaciaire. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), si la consommation de combustibles fossiles se poursuit au rythme actuel, les émissions de CO2 uniquement liées à l’énergie atteindront 40 gigatonnes en 2030, soit 55 % de plus qu’en 2004 (1). De quoi réchauffer la planète de 2,4 à 6,4° C à l’issue du XXIe siècle, d’après la fourchette haute des scénarios du dernier rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’organe de référence des Nations unies, qui annonce un changement d’ère climatique (2). Une telle augmentation entraînera une modification de la carte du monde. La nouvelle répartition des agricultures, l’exode des populations littorales et insulaires, la migration ou la disparition d’une partie des espèces animales et végétales détermineront un changement de civilisation.

Au-delà des faits bruts, la crise environnementale est aussi une affaire de psyché, un enjeu cognitif, tant ses dimensions dépassent la capacité d’entendement des individus. Lire la suite

Risque principal : le nucléaire ou le changement climatique ?

Rue 89, par Docteur Panel, Sondologue, le 1er septembre 2008

Sondage : quand la peur du climat chasse toutes les autres

 « T’as vu l’avion ? » Les enfants connaissent ce moyen simple et efficace de distraire l’attention de quelqu’un d’un vilain petit coup qu’on est en train de lui faire. C’est aussi un outil très utilisé dans l’opinion et les sondages qui la mesurent.

Par exemple dans ce sondage publié peu après la fuite d’uranium de la centrale nucléaire de Tricastin, dans le Monde du 21 juillet, et repris le lendemain par le NouvelObs.com.

« Les Français voient moins de risque dans le nucléaire que dans le réchauffement climatique, voire la pollution des eaux, alors que les incidents de Tricastin et de la Drôme et leurs conséquences hantent plus que jamais l’actualité. Par rapport à une précédente enquête réalisée en 2002, les Français sont beaucoup plus nombreux à mettre en avant les dangers liés au réchauffement climatique, lorsqu’on les interroge sur les risques qu’ils considèrent comme les plus préoccupants. »

L’Ifop compare des risques difficilement comparables

Le risque nucléaire préoccupe-t-il moins les Français que le réchauffement de la planète ? Décryptage d’une étude Ifop. Lire la suite