Steven Vromman : L’homme à la faible empreinte écologique – Douze gestes pour la planète

lalibre.be, Samuel Hoste, le 09 février 2010

Douze gestes pour la planète

Au nord du pays vit un homme aux pieds légers pour l’environnement. Son exemple montre qu’il est possible de polluer moins. Tout est question de choix.

Figure atypique à la notoriété grandissante en Flandre, Steven Vromman, dynamique quadragénaire gantois, a décidé après une vingtaine d’années d’une vie professionnelle bien remplie de changer radicalement sa façon de vivre. Son objectif est simple: prouver qu’il est possible à notre époque de vivre bien et durable. Il se lance le défi de réduire un maximum son empreinte écologique pendant 6 mois – celle-ci est calculée en nombre d’hectares nécessaires pour produire ce que nous consommons – et de consigner son histoire dans un livre intitulé « Low impact man« . Cela fait maintenant presque deux ans que Steven poursuit l’expérience et apparemment, il n’a aucune intention de revenir en arrière.

« Bien plus que des gadgets technologiques, ce qui fait la différence dans la lutte pour l’environnement c’est un changement de comportement, explique-t-il. Nous vivons dans une société jetable, il faut toujours avoir plus et changer souvent; pourtant on n’a pas l’impression que les gens soient vraiment plus heureux. Les gens optent souvent pour des choses matérielles à la place de choses vraiment importantes telles que l’amitié, le contact social, un travail enrichissant, etc. » Steven affirme que son changement de mode de vie a augmenté sa qualité de vie, « j’ai moins de produits toxiques dans la maison, je mange plus sain et je fais plus d’exercice. »

Tirés de son expérience quotidienne, voici douze gestes que tout un chacun peut facilement mettre en pratique.

1. Consommer moins. « Pour produire de nouveaux objets il faut beaucoup d’énergie et de matières premières qu’il a fallu extraire ou fabriquer. Ensuite, il y a encore le transport. Tout cela pollue énormément. Or, il n’est pas toujours nécessaire de posséder quelque chose pour en profiter.  » Partant de ce principe, Steven s’est abonné à la bibliothèque et à la médiathèque. Il a ainsi accès à des centaines de livres, CD et DVD. Ces supports resteront dans le circuit du prêt et l’impact écologique que leur production a nécessité est ainsi divisé par le nombre d’emprunteurs.

2. Réutiliser. Dans le même état d’esprit, Steven achète presque exclusivement des articles de seconde main: vêtements, mobilier, vaisselle « On trouve de tout sur les brocantes et dans les magasins de seconde main. C’est aussi une façon d’acheter moins cher.  » Mais Steven concède que certaines choses s’achètent difficilement de seconde main, comme les chaussures par exemple. Dans ce cas, il privilégie des articles de bonne qualité qu’il gardera longtemps.

3. Réduire ses poubelles. Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas. Pour réduire ses poubelles, rien de tel que d’acheter un maximum de produits sans emballage, et quand ce n’est pas possible, il vaut mieux privilégier les emballages recyclables (verre, carton ) ou recyclés. Steven va plus loin: « je bois l’eau du robinet, donc pas de déchets. Quand je vais acheter du fromage, j’emporte ma boîte à fromage. Je réutilise les sachets à pain. Je fais aussi beaucoup mes courses sur le marché car les produits n’y sont pas préemballés. »

4. Manger moins de viande. « 18 % de la production mondiale de CO2 provient du bétail élevé pour nous nourrir.  » Dès lors, Steven a opté pour une alimentation végétarienne (dans son cas, sans viande ni poisson). « Si tous les Belges mangeaient végétarien un jour de la semaine, cela équivaudrait à Lire la suite

La taxe pique-nique, une petite idée, un principe essentiel

NaturaVox, le 15 septembre 2008

La taxe pique-nique, une petite idée, un principe essentiel

Recycler, réutiliser, réparer, le bon sens tout simplement.

L’instauration d’une «taxe pique nique» a été confirmée ce matin par le ministre du Développement durable. Une taxe, de l’ordre de 90 centimes par kilo, serait appliquée dans la prochaine loi de finances aux assiettes et couverts jetables.

Il existe déjà une taxe sur les produits très polluants : détergents, huiles, pesticides. Il avait été prévu de l’étendre à un type de produits complémentaires, il s’agissait des assiettes et couverts en plastique et carton non recyclables pour financer, par l’écoparticipation, les produits recyclables.

Certains partis estiment que le projet de « taxe pique-nique » sur les assiettes et couverts jetables était une « nouvelle taxe qui va peser sur le consommateur » et « une mauvaise nouvelle » pour le pouvoir d’achat. Dans ce cas je trouve que c’est une très bonne nouvelle et la réflexion démagogique et injustifiée.

La taxe est un des seuls leviers permettant rapidement et facilement d’engager un changement des comportements en taxant les produits polluants, ou, comme dans le cas présents ayant des équivalents réutilisables. Oui, laver est moins pratique que jeter, cela utilise de l’énergie, de l’eau, certes ; mais jeter du plastique qui finit en incinérateur est un non sens écologique et économique à long terme, alors que le pétrole est une ressource fossile qui sera épuisée dans moins de deux générations !

Notre économie doit totalement réorienter ses méthodes de production pour mettre sur le marché des produits intégrant comme principes fondateurs : Lire la suite