Auto-production industrielle – Fab-labs : quand chacun fabrique ce dont il a besoin

bastamag.net,  Nedjma Bouakra, le 5 mai 2010

Auto-production industrielle

Fab-labs : quand chacun fabrique ce dont il a besoin

Pour 1% de leur prix sur le marché, des objets et outils se fabriquent dans de petits ateliers industriels utilisant allègrement logiciels libres et nouvelles technologies. Les « fabuleux ateliers », ou fab-labs, ouvrent une nouvelle voie alliant hautes technologies, auto-production, récupération et recyclage. La seule condition reste votre participation.

Nul besoin de refreiner vos désirs ou de remettre à demain ce qui vous est nécessaire aujourd’hui : faites-le vous-même ! De fabuleux laboratoires, les fab-labs (contraction de « fabrication » et « laboratory » en anglais), vous proposent de construire presque tout, de votre machine à laver à votre ordinateur sur mesure en passant par la chaise en bois au design personnalisé. Le plus souvent avec des matériaux recyclés.

Quand le consommateur devient créateur

Conçus comme des lieux de production, les fab-labs sont parfois comparés à de petites usines clés en main. A la différence de l’atelier classique, le Fab-Lab se construit en même temps que ce qu’il produit. Il s’ajuste à un projet, à la conception d’un objet ou d’une astuce technologique. Le fabuleux laboratoire se pense comme un espace dans lequel viennent se partager des compétences, des nouvelles technologies et l’art de la récup. On y trouve des outils les plus rudimentaires aux machines plus sophistiqués pilotés par des logiciels : scie, découpeuse, fraiseuse, logiciels libres et petits robots.

L’idée est née dans les années 1990 au sein d’un laboratoire de l’Institut de Technologie du Massachusetts (MIT), puis a lentement mais sûrement cheminé. Ce concept, assez exotique, a pris de l’ampleur avec la popularisation des nouvelles technologies. La barrière d’usage des technologies de l’information s’est effondrée et, aujourd’hui, les Fab-labs éclosent un peu partout sur le globe, de l’Afrique du Sud à l’Islande, du Costa Rica à l’Afghanistan, jusqu’à Paris [1]. Pour son inventeur, Niel Gernshenfeld, professeur au MIT, le consommateur cesse d’être client, il devient créateur. Dans son livre, FAB, la prochaine révolution sur votre bureau [2], il affirme, utopiste, qu’au lieu « de fournir les technologies de l’information aux masses, les Fab-labs leur montrent qu’il est possible de leur donner des outils qui leur permettent de développer et de trouver des solutions technologiques locales à des problèmes locaux. »

Anti-copyright

La véritable origine d’un fab-lab, c’est une communauté de créateurs et d’entrepreneurs. Parfois spontané, ou dans le sillage des hackers, le fab-lab pousse souvent dans une nébuleuse d’activistes anti-copyrights et d’inventeurs afin de faire fructifier des savoir-faire licites et illicites. L’objectif : réaliser des prototypes innovants ou simplement utiles. Ainsi à Vitry, le « Tmp/lab » s’emploie à essaimer ses recherches et présente en open source l’avancement de ses projets. A la manière d’une poupée russe, un fab-lab peut en cacher un autre.

Dans une ancienne menuiserie du 10ème arrondissement de Paris, l’agence Nod-A, fondée par Stéphanie Bacquère et Marie-Noéline Viguié, participe à l’élaboration de Lire la suite

Les éco-activités et l’emploi environnemental ont le vent en poupe

journaldelenvironnement.net, Sonia Pignet, le 10 juillet 2009

Les éco-activités et l’emploi environnemental ont le vent en poupe

Le Service d’observation et statistiques (SOeS) du Meeddm publie ce mois-ci un premier rapport sur les éco-activités et l’emploi environnemental, qui définit le périmètre des éco-produits et dresse le bilan de ces activités entre 2004 et 2007. Pour cela, 4 indicateurs ont été étudiés: la production, dont les exportations, la valeur ajoutée et l’emploi généré par les éco-activités, définies comme comprenant «la production de bien ou de services concourant à la protection de l’environnement et à la gestion des ressources naturelles».

Dans le cadre de ce périmètre, le SOeS a établi que le rythme de croissance de la production d’éco-produits s’établit à 7,7% en moyenne annuelle de 2004 à 2007, avec une croissance particulièrement soutenue pour le domaine des énergies renouvelables puisqu’elle atteint 19,5% par an.

En 2007, la production des biens et services environnementaux s’élève à 59 milliards d’euros. Le domaine des déchets, grâce aux services de gestion des eaux usées est le premier contributeur avec environ 14 milliards €. Les exportations représentent 7 milliards, la plus grande partie concernant le domaine de la récupération. Si les résultats de 2008 ne sont pas encore connus, les auteurs du rapport indiquent cependant que ce classement sera perturbé par la crise économique mondiale et la chute des cours des matières premières secondaires qui lui est liée.

Enfin, le SOeS estime que les éco-activités représentent environ 400.000 emplois en France, dont 282.000 sont attribuables aux éco-activités marchandes des éco-entreprises, 89.000 à celles des administrations publiques et 29.000 aux services internes de protection de l’environnement des entreprises. Entre 2004 et 2007, le Meeddm constate que les emplois environnementaux ont augmenté de Lire la suite