Logement social : Des maisons passives en pin des Landes expérimentées

libebordeaux.fr, Stéphanie Lacaze, le 14 octobre 2009

Logement social : Des maisons passives en pin des Landes expérimentées

ENVIRONNEMENT – Si les constructions de logements passifs ne constituent plus une exception, la ville du Taillan-Médoc, la région Aquitaine et le bailleur social Gironde habitat, ont décidé d’aller encore un peu plus loin en concevant deux maisons extrêmement économes en énergie et construites en pin maritime des Landes. Autrement dit en privilégiant la filière locale.

Très en retard en matière de logements sociaux, la ville du Taillan-Médoc a du mettre les bouchées doubles depuis quelques années pour ne pas payer de trop fortes pénalités. Comme l’explique son maire, Ludovic Freygefond, sa commune « ne comptait que 1 % de logements sociaux en 2001 » lorsqu’il a été élu. Elle arrive aujourd’hui péniblement à 6, 5 %. Mais le chantier reste énorme. La résidence HQE (haute qualité environnementale) d’une quarantaine d’appartements qui est en cours de livraison répond à ces besoins. C’est dans ce cadre que les différents partenaires ont décidé d’expérimenter la mise au point de deux logements BBC (bâtiments basse consommation). Si un bâtiment isolé par l’extérieur permet en effet d’économiser 50 % d’énergie par rapport à un habitat traditionnel, ces maisons « passives » devraient permettre de diviser par quatre, la consommation.

Tout a été mis en œuvre par les architectes pour obtenir un résultat optimal. Le béton n’a été utilisé que pour les fondations et le dallage de ces logements. L’ossature est en bois, isolée par de la laine de verre. Un puits canadien a été installé pour récupérer de l’énergie et assurer le chauffage. La circulation de l’air a été facilitée. Enfin, des panneaux solaires ont été installés pour la production d’eau chaude. Malgré tout, ces deux logements restent raccordés au réseau électrique. Ils ne sont pas encore totalement autonome notamment en plein hiver mais selon le maire du Taillan-Médoc, « la facture d’électricité ne devrait pas dépasser les 30 euros par mois, abonnement inclus. »

Comme il s’agit d’une expérimentation, ces deux maisons vont faire l’objet d’une étude durant un an. « Des capteurs ont été installés pour vérifier la passivité des ces constructions » explique Ludovic Freygefond, « pour voir si on peut continuer à en construire malgré leur coût excessif. » Chacun de des logements revient en effet à Lire la suite

Carbon-Blanc, 13 et 14 mars, la maison écologique

Sud-Ouest, NC, Vendredi 13 Mars 2009

CARBON-BLANC, MÉDIATHÈQUE. A l’heure où chacun s’interroge sur le futur de notre planète, que va devenir l’habitat de demain ?

Du Corbusier à la maison écologique

Depuis octobre 2008, la médiathèque décline le thème de la maison ; après un premier volet sur la décoration en décembre, elle attaque le second volet autour de la construction.

Adultes et enfants, sont invités à y participer. Rencontres d’auteurs, lectures, jeux de piste, les enfants des écoles continuent leur parcours cette semaine avec Betty Bone, auteur, illustratrice dont les derniers albums colorés et vivants racontent la ville ou décrivent l’intérieur d’une maison étrange et originale.

Elle leur proposera aujourd’hui, vendredi 13 mars, dès 9 heures, des ateliers collage et répondra à leurs questions, puis vers 17 heures à la médiathèque de Carbon-Blanc, elle dédicacera ses albums.

Au cinéma Favol

Par ailleurs, cette jeune femme a illustré un ouvrage sur Le Corbusier, architecte novateur s’il en est. Elle l’évoquera rapidement lors de la conférence-débat sur la maison de demain.

En effet le même jour, la médiathèque organise un débat pour les adultes à 19 heures au cinéma Favols : « La maison de demain sera-t-elle durable, écologique, passive ? ». Autant de questions auxquelles tenteront de répondre William Mazel spécialiste de l’éco-habitat au Centre régional d’écoénérgétique d’Aquitaine (Créaq) et François Bénezet de la société Arboga, entreprise de conseil en écoconstruction et vente de matériaux écologiques implantée à Camarsac depuis 20 ans.

On y parlera de cette nouvelle conception de l’habitat individuel qui implique la maîtrise de l’énergie via des toitures végétalisées, une ventilation double flux, une isolation bien pensée, des panneaux solaires, des matériaux innovants, un puits canadien… bref de la maison de demain, bioclimatique. On tentera aussi d’expliquer d’où vient le retard de la France Lire la suite

Maisons Passives : premiers labels français

notre-planete.info, Anne Gérin, le 23 décembre 2008

Maisons Passives : premiers labels français

Des maisons françaises ont été labelisées « Maison Passive » en novembre. Il s’agit des premiers labels décernés en France. Cette étape donne au constructeur et au propriétaire l’assurance d’un bâtiment à très basse consommation d’énergie, conforme au projet annoncé.
La maison passive est une construction qui ne nécessite aucun système de chauffage ou climatisation indépendant. A Formerie, dans l’Oise, deux maisons individuelles ont été labellisées «Maison Passive» conformément au label européen de maison passive. « Le label est un moyen fiable pour les maîtres d’ouvrages de savoir si la construction réalisée est bien, comme annoncé, une construction à très basse consommation », souligne Etienne Vekemans, président de l’association La Maison Passive France.

La labellisation assure le respect des critères européens de maison passive : des besoins de chauffage inférieurs à 15 kWh/ m2 annuels, une excellente étanchéité de l’enveloppe (n50 ≤ 0,6 h-1) et une consommation totale en énergie primaire (électroménager inclus) inférieure à 120kWh/m2 annuels.

« Pourquoi fixer la limite à 15 kWh de chauffage / climatisation par m2 et par an ? Rappelle Etienne Vekemans, parce que la pratique (et la théorie) montre que jusqu’à cette valeur, on peut utiliser l’air comme fluide caloporteur. Ce qui permet de s’affranchir d’un système indépendant de chauffage ». La maison se chauffe « toute seule » : les apports du soleil et ceux des habitants, appareils ménagers, etc., pris en compte dans la construction, suffisent à maintenir une température agréable et ce, tout au long de l’année. C’est pourquoi les maisons passives sont aussi appelées les « maisons sans système de chauffage ou climatisation indépendant ».

Une construction très saine…

En 2007, le constructeur Les Airelles, construit ces deux maisons passives avec l’artchitecte Bruno Ridel (En Act Architecture) : « ces habitations utilisent les apports solaires et consomment 10 fois moins que l’habitat des années 90. Leur prix est plus élevé, mais les dépenses annuelles de chauffage sont inférieures à 200 euros annuels pour une surface habitable de 132 m2 », souligne Richard Lefèbvre, des Airelles.

Les matériaux choisis pour la construction sont écologiques : ossature bois, ouate de cellulose pour l’isolation. Les fenêtres sont équipées de triples vitrages, et, pour garantir une bonne étanchéité à l’air, l’ensemble de la maison est enveloppé d’un frein vapeur, film protecteur qui stoppe l’eau et l’air mais laisse la vapeur d’eau intérieure s’échapper pour assurer une hygrométrie stable.

Les murs extérieurs sont recouverts de plaques de gypse et cellulose très rigides qui résistent aux lourdes charges et à l’humidité. Cela apporte une isolation phonique supplémentaire, une excellente protection au feu et une bonne inertie: la chaleur est emmagasinée le jour et restituée la nuit.

Ce sont des panneaux solaires, combinés à une pompe à chaleur, qui fournissent l’eau chaude sanitaire. Un puits canadien, un tuyau d’environ 50 mètres enterré à 1,50 mètre, apporte à l’intérieur de la maison un air réchauffé l’hiver et rafraîchi l’été. Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double-flux assure sa distribution dans les pièces.

… construite avec précision

L’association La Maison Passive France contrôle la qualité et permet la labellisation des constructions passives en France. Lire la suite