Le défi du partage équitable des semences agricoles

lemonde.fr, Hervé Morin, le 8 juillet 2009

Le défi du partage équitable des semences agricoles

En un siècle, les trois quarts de la diversité des plantes cultivées se sont volatilisés. Sur les quelque dix mille plantes vivrières ayant nourri l’humanité, 150 sont encore cultivées et une douzaine procure 80 % de l’alimentation végétale mondiale. A eux seuls, le riz, le blé, le maïs et la pomme de terre couvrent 60 % de ces besoins. Cette érosion de la diversité génétique, dans un monde toujours plus peuplé et menacé par le réchauffement climatique, constitue un risque alimentaire : peut-on se permettre de laisser disparaître des espèces résistantes à la sécheresse, ou des variétés rustiques, robustes vis-à-vis de maladies et d’insectes qui pourraient un jour anéantir les plantes vedettes des systèmes de monoculture

Pour tenter de sauvegarder cette biodiversité, le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture prévoit la mise en place d’un système de conservation et d’échange multilatéral des semences. Il vise un partage équitable des bénéfices tirés de l’exploitation de ces ressources végétales entre le Sud, où se trouve la biodiversité, et le Nord, où les semenciers peuvent en tirer profit. Mais le mécanisme de ce traité, adopté en 2001 sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), peine à se mettre en place.

La troisième session de l’organe directeur du Traité, qui s’est déroulée en juin à Tunis, a bien failli tourner court, en raison de divergences de vues entre pays du Nord et du Sud, mais a finalement permis quelques avancées. Les 121 Etats membres du Traité sont tombés d’accord sur la création d’un fonds visant à encourager la conservation « en champ » de semences dans les pays en développement et la recherche de variétés résistantes à la sécheresse et aux maladies.

Ce fonds devrait disposer de 116 millions de dollars (84 millions d’euros) d’ici à 2014. Il est destiné à « faire la soudure » avec les revenus attendus du mécanisme du Traité : celui-ci prévoit en effet que 1,1 % des ventes de semences issues du système d’échange multilatéral doivent revenir au fonds, qui redistribue ensuite les sommes à des projets de conservation des semences. Or il faut souvent plusieurs années avant que la sélection d’une semence débouche sur une variété commerciale. Le Traité était donc au point mort : les pays du Sud hésitaient à partager leur patrimoine génétique, en échange d’une rétribution hypothétique.

Pour Guy Kastler (Confédération paysanne), qui représentait, à Tunis, Via Campesina, un rassemblement international d’organisations paysannes, ce fonds « ne résout que provisoirement la question financière : le secrétariat reste soumis à la bonne volonté des Etats, qui maintiennent le Traité sous perfusion ». La réunion de Tunis a cependant permis de retenir onze projets dans les pays du Sud, qui vont bénéficier chacun de 50 000 dollars (36 000 euros). « Ce sont des projets très intéressants, notamment celui du Pérou, note M. Kastler. Mais les sommes allouées bénéficient souvent aux universités qui les pilotent. Nous aurions préféré qu’elles aident directement les paysans. »

A Tunis, plusieurs nouvelles collections de semences ont été associées au système multilatéral : l’Europe partagera Lire la suite

Blaye, AG de la Valériane : 2009, année médiévale

Sud-ouest, Michèle Méreau, le 9 Février 2009

ASSOCIATION. La Valériane a tenu hier son assemblée générale annuelle sous les signes de la convivialité et de la nature. Cette année le Moyen âge sera à l’honneur

2009, année médiévale

La Valériane, l’Association des amis des jardins et des plantes tenait hier matin à la salle Liverneuf de la citadelle son assemblée générale. Une réunion qui peut sembler banale mais qui, à la Valériane, revêt une tonalité particulière, celle traditionnellement attachée à cette association : le partage convivial.

En effet, après les bilans, projets, débats et discours, ici on ne se sépare pas : on continue la journée par un repas pris en commun où l’on s’échange à la fois recettes et propos sur tout un peu, un peu de tout et surtout les mille et une façons de cultiver son jardin. Au sens trivial comme au sens que lui donnait Voltaire, à savoir en apprenant à connaître les hommes et la nature.

Aussi la Valériane, sous l’impulsion de sa présidente, Monique Taurines, avait décidé en 2008 de se lancer dans des aventures historiques. Il s’agissait donc hier de montrer en avant-propos ce que pourrait être une année consacrée à la découverte de la cuisine du Moyen-Âge et les plantes utilisées à l’époque.

C’est ainsi que pour le repas et l’apéritif, les adhérents ont dégusté des plats spéciaux qu’ils avaient confectionnés : cresson au lait d’amandes, navets au gingembre, poulet aux aromates, gâteaux aux noix ou aux marrons, etc.

Des saveurs et du troc

Après ces quelques aperçus, « le dimanche 17 mai, ce sera cette fois-ci une orgie de saveurs moyenâgeuses ! Chaque membre aura à coeur de faire déguster des plats dont les recettes sortent de vieux grimoires de cette époque, avec en plus une exposition sur les légumes anciens », a annoncé Monique Taurines. Pas de Fête de la rose cette année, elle a lieu tous les deux ans, mais le 17 mai en matinée jusqu’à 13 heures aura lieu un gigantesque troc plantes, Troc-Folies au château des Rudel. « Le troc est une bien belle façon de voir les échanges, riche en rencontres », a approuvé le maire, Denis Baldès, venu déguster ces quelques recettes à l’apéritif avec son adjointe à la culture, Chantal Baudère.

Et on remet le couvert moyenâgeux en septembre ! Le dimanche 20, ce sera les Jardins d’automne, une autre occasion de peaufiner les recettes ou d’en découvrir encore de nouvelles.

Prochains rendez-vous

Bientôt, le samedi 7 mars exactement à partir de 10 heures, les adhérents de la Valériane s’activeront à la taille des rosiers de la citadelle. Une habitude qui date des débuts de l’association, il y a douze ans et qui est une autre occasion de se retrouver entre amis pour les adhérents. Lire la suite

Ecole du Bouscat centre : Des naturalistes en herbe

Sud-Ouest, Pierre Pech,  le 6 Février 2009

LE BOUSCAT, ÉCOLE DU CENTRE 1. Toutes les classes sont engagées dans une démarche de découverte liée au développement durable et à la biodiversité

Des naturalistes en herbe

Dans les écoles, le développement durable occupe une place de plus en plus importante même s’il ne constitue pas une discipline à part entière. L’objectif est de favoriser la prise de conscience dans le milieu scolaire.

Au Bouscat, c’est la 3e année que l’école du Centre 1 conduit des actions en faveur de l’environnement. Après l’eau, le tri des déchets et le recyclage, le projet 2008-2009 concerne la biodiversité. Il est financé par une subvention de 1 600 euros par la Communauté urbaine de Bordeaux et pour 1 500 euros par la coopérative de l’école.

260 élèves concernés

Emmanuelle Angelini, la directrice de l’école Centre 1 précise que 260 élèves sont concernés par le dispositif pédagogique. Les classes de CP, CE1, CE2, CM1, CM2 et la CLIS ont chacune un projet. Le but commun : étudier différemment les écosystèmes, comprendre la diversité animale et végétale. Avec l’accompagnement de deux associations, Cistude Nature et Sepanso, les enfants ont exploré la mare du site naturel et protégé des sources au Haillan, la réserve des marais de Bruges.

La suite début mars

Ce thème de la biodiversité permet aux élèves de comprendre la chaîne alimentaire, de mieux respecter la nature, de savoir comment la protéger, d’observer l’environnement, (prairie humide, bocage, étang), de connaître les plantes aromatiques, (romarin, thym, lavande, sauge) et les espèces animales dont certaines à haute valeur patrimoniale.

Après les balades en forêt de l’automne, le printemps sera mis à profit, début mars, pour aller à la héronnière voir le reboisement, les chênes, (Les enfants ont planté des glands ), ainsi que le réaménagements des massifs, etc.

En ce qui concerne l’école Centre 1, les espaces verts Lire la suite

Gradignan, cours de phytothérapie hebdomadaire

Association ICARE (Itinérances Culturelles – Arts et Rencontres), le 22 janvier 2009

Les cours se tiendront le jeudi de 18h30 à 19h30 à quelques mètres du jardin médiéval de 18 h 30 à 19 h 30 le jeudi à l’Institut national des Jeunes Sourds (INJS) – 25, cours du Général De Gaulle 33170 Gradignan

“En dehors des visites, nous proposons, pour les adultes, un atelier de phytothérapie, des conférences et des journées de stage sur le thème des plantes, permettant de mieux comprendre leur rôle et leur importance dans la vie quotidienne à travers le temps.
L’atelier de phytothérapie : “Un jour… une plante”

Venez découvrir les vertus des plantes du jardin médiéval, berceau de la phytothérapie d’aujourd’hui !

Après avoir identifié la plante sur pied, nous traiterons de sa composition chimique, de ses propriétés, de ses différentes utilisations à travers le temps, d’hier à aujourd’hui : médicinales, cosmétiques, culinaires, tinctoriales ou magiques… avec l’aide de quelques formules ou recettes !”

Les Conférences :

Cela permet d’évoquer plus particulièrement, les propriétés curatives des plantes du jardin, mais aussi Lire la suite