Séminaire sur « Villes et villages en transition, Démocratie directe » les 5 & 6 mars 2011 à Saint-Jean du Gard (30)

http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=1088  

Les Objecteurs de Croissance,  Attac-Alès/Cévennes, l’Association Abraham Mazel, communiqué, le 1er décembre 2010

Séminaire sur « Villes et villages en transition, Démocratie directe » les 5 & 6 mars 2011 à Saint-Jean du Gard (30)

Les Objecteurs de Croissance,  Attac-Alès/Cévennes, l’Association Abraham Mazel organisent un Séminaire francophone sur « Villes et villages en transition, Démocratie directe », avec le soutien du journal régional de la relocalisation, proXimités.

Ce Séminaire s’organisera sur deux grands axes :

Territoires en transition, comment nos quartiers, villes et villages peuvent parvenir à réduire leur consommation énergétique et ainsi parvenir à l’autonomie énergétique, à l’autosuffisance alimentaire, en préservant les ressources naturelles. En bref, passer de la dépendance au pétrole à la résilience locale.

La démocratie directe territoriale, comment de nouvelles formes d’organisation sociale basées sur l’autonomie, la solidarité et la coopération, peuvent nous permettre de retrouver la maîtrise de nos usages, dans une économie sobre et responsable vis à vis des générations futures. Y seront abordé à partir d’expériences concrètes le municipalisme libertaire, les coopératives municipales, les monnaies locales.

Ce Séminaire sera précédé, du 14 au 19 février, d’une semaine d’intervention du Pavé en Cévennes : série de stages, d’ateliers et de conférences gesticulées, sur les mêmes thèmes, organisée avec  la Scop « le Pavé ».

Nous proposons de travailler en deux axes, Territoires en transition et démocratie directe territoriale. Chacun d’eux abordera les thématiques qui lui sont propres et devra aboutir à des propositions de transition et d’alternatives concrètes immédiates.

Les travaux se feront en ateliers qui aborderont Lire la suite

Après-pétrole : et si les habitants initiaient la transition des villes ?

http://www.rue89.com/passage-a-lacte/2010/11/30/apres-petrole-et-si-les-habitants-initiaient-la-transition-des-villes-178

rue89.com, Cécile Cailliez  le 30 novembre 2010

Après-pétrole : et si les habitants initiaient la transition des villes ?

Les « villes en transition » imaginent la cité de l’après-pétrole, moins dépendante de l’or noir. Une initiative citoyenne d’origine anglo-saxonne qui essaime désormais en France.

Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) l’a prouvé récemment : les ressources de pétrole s’épuisent indéniablement.

Pire, selon l’AIE, le pic pétrolier, cette phase où la production de pétrole conventionnel sera en déclin par rapport à la demande, serait désormais atteint.

Si l’Agence rassure en tablant sur la découverte et la mise en production de nouveaux champs, le constat est là : il faut dès à présent penser la ville de demain, moins dépendante de l’or noir.

Mais comment envisager l’après-pétrole sans tomber dans le catastrophisme ? Les partis politiques écologiques ont du mal à mobiliser et tous les citoyens ne se reconnaissent pas dans les mouvements associatifs ou décroissants.

La solution : susciter au sein de la communauté un mouvement de réflexion et d’action, s’appuyer sur les ressources et les compétences locales, afin de mettre en place et de diffuser au niveau local les bonnes pratiques.

Comment la mettre en pratique ?

En 2006, à Totnes, une bourgade de 8 000 habitants, Rob Hopkins enseigne la permaculture, une philosophie du développement durable par l’aménagement du territoire et le renforcement de la communauté.

Convaincu de la réalité du pic pétrolier, il tente alors un pari fou : miser sur la participation des habitants pour favoriser la « transition » en douceur de sa ville à l’horizon 2030.

Ainsi naît le mouvement des « villes en transition », qui se fonde avant tout sur la notion de Lire la suite

Hervé Kempf, l’AIE et le pétrole – Le pic a eu lieu en 2006 !

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/23/le-pic-a-eu-lieu-en-2006_1443881_3232.html

lemonde.fr, Hervé Kempf, le 23 novembre 2010

Le pic pétrolier s’est produit en 2006, indique l’Agence internationale de l’énergie. En bonne logique, cette phrase aurait dû faire la « une » de la presse mondiale, les Bourses auraient chuté, et l’on aurait enfin répondu à la question : « Sachant que ce système est totalement vermoulu, à quel moment en change-t-on ? » La réponse aurait été : « Maintenant ! »

Reprenons les faits. Le pic pétrolier est le moment où la production de pétrole commence à décroître. Depuis une quinzaine d’années, nombre de géologues avertissent de l’imminence de ce moment capital : il signifie en effet que le régime énergétique du monde, fondé sur l’or noir depuis près d’un siècle, va devoir changer radicalement. On ne va pas manquer de carburant du jour au lendemain, mais il va falloir diminuer sa consommation. La théorie du pic pétrolier s’est imposée. Et la question est devenue : quand aura-t-il lieu ?

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) vient de répondre dans son rapport annuel, intitulé World Energy Outlook 2010, publié à la mi-novembre. Elle énonce ainsi sa prévision : « La production de pétrole brut se stabilise plus ou moins autour de 68-69 Mb/j [millions de barils par jour] à l’horizon 2020, mais ne retrouve jamais le niveau record de 70 Mb/j qu’elle a atteint en 2006. » Autrement dit, le pic s’est produit en 2006.

Depuis 2006, justement, il y a eu une forte hausse des prix du pétrole (en partie spéculative), puis une crise économique. Cette augmentation des prix a rentabilisé l’exploitation de pétroles « non conventionnels », tels que les sables bitumineux, qui compensent en partie le déclin du pétrole.

L’AIE prévoit une augmentation mondiale de la consommation d’ici à 2035. Comment la satisfaire ? En pompant davantage les réserves de l’Arabie saoudite, et en développant sables bitumineux, pétrole de l’Arctique et pétrole sous-marin très profond. Problème : ces exploitations sont encore plus polluantes que la production de pétrole classique, et l’on peut douter des capacités de l’Arabie saoudite. Conclusion mezza voce : la crise pétrolière approche à grands pas.

Comment y échapper ? Le moins mauvais des scénarios de l’AIE est dit « 450 » : on limite les émissions de gaz à effet de serre pour ne pas dépasser un réchauffement de 2o C. Il suppose de Lire la suite

Transition écologique – Ces villes qui tentent de se libérer du pétrole

bastamag.net, Sophie Chapelle, Chris Jordan, le 25 novembre 2010

http://www.bastamag.net/article1145.html

Transition écologique – Ces villes qui tentent de se libérer du pétrole

Tout le monde n’attend pas que gouvernements et chefs d’État s’entendent sur un hypothétique accord pour sauver le climat. Loin de Cancún, où se tiendra le prochain sommet sur le réchauffement climatique, des réseaux associatifs et des municipalités se lancent dans d’ambitieux programmes pour libérer leurs villes de la dépendance pétrolière. Comment font ces « villes en transition » ? Exemple à Boulder, près de Denver, aux États-Unis.

Aux pieds des montagnes Rocheuses, dans le Colorado, la ville de Boulder, tente l’impossible : se libérer du pétrole au pays des road movies, des drive in, de l’essence peu chère… et des plus grosses émissions de gaz à effet de serre par habitant au monde. L’objectif, pour les 300.000 résidents de ce bastion démocrate, est de passer d’une consommation annuelle de neuf barils de pétrole par personne, à un seul.

L’une des chevilles ouvrières de cette révolution locale s’appelle Michael Brownlee. Ancien journaliste, il a été chercher l’inspiration en Grande-Bretagne, là où est né un étrange mouvement, celui des « villes en transition ». Le concept est lancé en 2006 par un enseignant en permaculture, Rob Hopkins. Celui-ci demande à ses étudiants d’identifier les dépendances au pétrole de la ville de Kinsale, dans le Sud de l’Irlande. Dans la foulée, les chercheurs élaborent un scénario de descente énergétique ambitieux, mais réaliste, d’ici 2030. C’est de cette expérience qu’émerge le concept de « transition ». Le défi est majeur : éviter aux populations les dramatiques conséquences d’un pic pétrolier trop brutal (l’épuisement progressif des ressources pétrolières) et contribuer concrètement à la lutte contre les dérèglements climatiques, sans attendre d’hypothétiques accords internationaux. Le Manuel de Transition : De la dépendance au pétrole à la résilience locale de Rob Hopkins vient d’ailleurs d’être traduit en français (aux éditions Ecosociété avec la revue Silence).

Transition écologique rime avec processus démocratique

À son retour, Michael Brownlee lance le Transition Boulder County pour transformer cette agglomération moyenne en ville « décarbonée ». « Nous avions besoin de modèles à suivre. Le mouvement de la transition nous en fournit un », explique-t-il. Le terrain est favorable. La ville de Boulder et son comté sont déjà en pointe en matière environnementale. Dès 2002, la ville adopte la résolution dite « de Kyoto » pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre [1] puis adopte dans la foulée un plan action climat avec un budget annuel avoisinant un million de dollars. Chaque grande mesure est soumise par référendum à la population. Un premier amendement impose ainsi que 10% de l’énergie consommée provienne Lire la suite

Les écolos américains appellent à « l’action directe de masse »

Les écolos américains appellent à « l’action directe de masse »

rue89.com, Hélène Crié-Wiesner, le 12 septembre 2010 

http://www.rue89.com/american-ecolo/2010/09/12/les-ecolos-americains-appellent-a-laction-directe-de-masse-165943

Le Congrès des Etats-Unis s’est dégonflé cet été en abandonnant son projet contre les changements climatiques. Tout espoir de voir le pays adopter une législation sérieuse s’est envolé. Dégoûtées, trois organisations majeures de la lutte pour l’environnement en appellent maintenant à l’action directe.

J’ai déjà raconté la radicalisation de nombreux écolos américains. Il semble que le fossé entre « verts radicaux » et « écolos mous » soit en train de se combler tout seul. Les partisans de la discussion (Al Gore et ses disciples) n’ont pu que constater l’échec de leur stratégie.

Outre une reprise acharnée des luttes de terrain -notamment dans les Appalaches charbonnières -, un appel spectaculaire vient d’être adressé aux environnementalistes américains.

Publiée sur Grist, site phare du mouvement vert, cette lettre parue le 7 septembre est signée par le directeur de Greenpeace USA, son homologue du Rainforest Action Network, et par le leader du réseau 350.org. En voici une traduction-adaptation.

Je suis curieuse de voir ce que va donner cet appel, comment vont y répondre les groupes locaux, s’ils vont saisir la perche que leur tendent ces professionnels de la lutte. Car pratiquer l’action directe dans son coin, c’est une chose. A l’échelle des Etats-Unis, c’est un défi autrement complexe.

Chers amis,

Bon sang, quel été ! Les scientifiques viennent d’annoncer que nous venons de vivre les six mois les plus chauds, l’année la plus chaude, et la décennie la plus chaude de l’histoire humaine. Dix-neuf pays ont enregistré des records absolus de température : le thermomètre a grimpé à 54°C au Pakistan, un record en Asie.

Quand on voit l’impact de ces chiffres sur les incendies en Russie, ou sur le Pakistan noyé par des inondations sans précédent, on comprend qu’il n’y a rien d’abstrait dans tout ça.

Cet été, justement, le Sénat américain a décidé de reconduire un accord bipartisan en vigueur depuis vingt ans : l’immobilisme politique face aux changements climatiques. Lesquels, rappelons-le, ne résultent pas d’une quelconque volonté divine.

Nous sommes face aux industries les plus puissantes et les plus profitables du monde : celles qui tirent leurs bénéfices de l’exploitation des combustibles fossiles.

Nous ne les vaincrons pas en restant gentils. Nous devons construire un vrai mouvement, d’une ampleur sans commune mesure avec ce que nous avons bâti dans le passé. Un mouvement capable de contrer le pouvoir financier de Big Oil (pétrole) et Big Coal (charbon). Ce mouvement est notre seul espoir, et nous avons besoin de votre aide.

Honte aux leaders politiques

Quelles sont les priorités ? Dans l’immédiat, en ce moment partout dans le monde, des groupes préparent la Global Work Party du 10 octobre. Ce sera l’occasion de présenter nos solutions concrètes pour résoudre la crise climatique.

On ne se contentera pas de sortir quelques panneaux solaires. L’objectif est de faire honte à nos leaders politiques, de les apostropher : « On fait notre boulot. Et vous ? »

En attendant, dans tout le pays, des avocats et des associations locales abattent un travail d’enfer en combattant Lire la suite

Der Spiegel a révélé fin août l’existence d’un rapport de l’armée allemande – Le Peak Oil en 2010 ?

http://www.hns-info.net/spip.php?article25269

hns-info.net, jesusparis, le 3 septembre 2010

Le Peak Oil en 2010 ?

Le journal Der Spiegel a révélé fin août l’existence d’un rapport de l’armée allemande évoquant la survenue probable du Peak Oil courant de l’année 2010, avec des conséquences sur l’économie et la sécurité mondiale à court-terme.

Et si c’était pour 2010 ?

La demande sur le pétrole ne cesse d’augmenter et de faire pression sur les pays producteurs alors même que la production serait en passe d’atteindre ce que l’on nomme le Peak oil, c’est-à-dire le moment où les réserves de pétrole exploitables sont à leur sommet de production. Une fois ce sommet passé, cette production entrera dans une phase de déclin rapide, qui entraînera de très fortes hausses des prix du pétrole en particulier et de l’énergie en général, et aura des répercussions sur l’économie mondiale et la sécurité mondiale.

La fin du pétrole abondant, de bonne qualité et exploitable facilement

Il restera certainement encore du pétrole en réserve pour longtemps mais le problème est de l’extraire : la plus grande partie est inaccessible ou nécessiterait de très lourds investissements économiques et technologiques pour procéder à une extraction. Les sables bitumineux de l’Alberta et les forages offshores sont déjà en passe de devenir économiquement rentables en dépits des dommages environnementaux et sociaux qu’ils génèrent !

L’alerte est donnée mais peu entendue

Depuis des années le problème est connu et encore aujourd’hui un rapport de l’armée allemande évoque une menace pour la pérennité de la démocratie et de l’économie mondiale ! Mise en garde qui intervient après celles de l’AIE, du Pentagone et du département de l’énergie à Washington, de la Lloyd’s et de Chatham House à Londres cet été. D’après ce rapport « A moyen terme, le système économique global et chaque économie de marché nationale pourraient s’effondrer », écrivent les analystes. Des pénuries de biens vitaux et de matières premières, notamment de nourriture, sont à prévoir, entrainant de graves crises sociales si les gouvernements ne prennent pas la mesure exacte de ce problème.

Anticiper et adapter nos territoires maintenant !

FNE ne cesse de le répéter. L’adaptation aux changements climatiques est un enjeu de Lire la suite

Rapport Roussely : sauver le nucléaire français à coup de mesures scandaleuses

sortirdunucleaire.org, communiqué de presse, le 30 juillet 2010

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=roussely&page=index

Nucléaire français : ça sent le Roussely…

Rapport Roussely : sauver le nucléaire français à coup de mesures scandaleuses

Les grandes lignes du rapport Roussely, remis au Président de la République en mai dernier et classé secret défense, ont été rendues publiques par l’Elysée, le mardi 27 juillet 2010.

Nucléaire français : un bilan économique et industriel désastreux

Le rapport Roussely reconnaît l’ampleur des déboires que rencontrent Areva et EDF sur les chantiers des réacteurs EPR en construction, en France et en Finlande : « la crédibilité du modèle EPR et de la capacité de l’industrie nucléaire française à réussir de nouvelles constructions de centrales ont été sérieusement ébranlées par les difficultés rencontrées sur le chantier finlandais d’Olkiluoto et sur celui de la troisième tranche de Flamanville« . En cause, « la complexité de l’EPR » qui « est certainement un handicap pour sa réalisation et donc ses coûts ».

Estimant que « la filière nucléaire doit atteindre une compétitivité attractive pour l’investissement privé« , Roussely reconnaît que le nucléaire n’a jusqu’ici jamais été compétitif ni économiquement efficace, contrairement à ce que clame le marchand de centrales Areva. Roussely pointe la contre-performance du parc nucléaire français : « alors que la disponibilité moyenne mondiale des centrales nucléaires a significativement augmenté au cours des 15 dernières années, la disponibilité des centrales nucléaires françaises diminue fortement depuis quelques années« .

La déroute de l’EPR est telle que, selon Roussely, « c’est la crédibilité, et donc l’existence même » de l’industrie nucléaire française qui est en jeu. Pour faire face, Roussely fait feu de tout bois, en préconisant des « mesures d’urgence » toutes plus scandaleuses les unes que les autres.

Faire payer le consommateur et détourner des financements publics

Roussely préconise « une hausse modérée mais régulière des tarifs de l’électricité afin de permettre la préparation du financement du renouvellement du parc« . Le nucléaire coûte trop cher? Qu’à cela ne tienne, il suffit de faire payer le consommateur. A force d’être « régulière », la hausse des tarifs risque de ne pas rester « modérée » très longtemps…

Roussely propose de détourner une partie des financements destinés aux énergies renouvelables, au profit de l’industrie nucléaire. L’uranium qui permet aux centrales de fonctionner est un minerai épuisable, non renouvelable : le nucléaire est une énergie fossile, au même titre que le pétrole et le charbon. Pourtant, Roussely propose de « poursuivre une action politique résolue pour obtenir que tous les financements multilatéraux destinés aux énergies renouvelables soient aussi Lire la suite