Strasbourg veut passer au zéro pesticide d’ici fin 2010

univers-nature.com, Alex Belvoit, le 15 juillet 2009

Strasbourg veut passer au zéro pesticide d’ici fin 2010

Sur les trottoirs et dans les allées des parcs, de la Communauté Urbaine de Strasbourg (CUS), la présence d’herbe ne devra bientôt plus être prise comme le signe d’un laisser-aller des personnes en charge de l’entretien. Cela sera au contraire le signe positif d’une évolution sensible d’une gestion différente de l’espace public, où de nouvelles méthodes de désherbage vont être appliquées. En effet, la CUS vient de se fixer comme objectif de stopper le recours à tout pesticide lié à cet usage, d’ici la fin 2010, dans le but de préserver la nappe phréatique, la santé des administrés et la biodiversité.

Pour cela, les services concernés sont en train de se livrer à une véritable révolution culturelle et testent d’ores et déjà plusieurs techniques alternatives comme le balayage et brossage mécaniques, le désherbage thermique à flamme, des appareils à vapeur ou à eau chaude, etc. Parallèlement, des techniques pour prévenir ‘les mauvaises herbes’ sont mises en œuvre avec des plantes plus couvrantes, du paillage, des espaces du type ‘pelouses fleuries’, etc. Au final, le riverain de l’espace public de la CUS devrait voir une différence sensible. L’approche va être différenciée pour s’adapter à chaque spécificité. Par exemple, un désherbage manuel et régulier sera de mise pour les massifs de fleurs et autres zones florales pour des raisons esthétiques, tandis qu’au pied des arbres urbains de la végétation devrait faire son apparition. De même, un arbre mort ne sera pas systématiquement retiré, de façon à favoriser la micro-faune et les bénéfices qui vont avec…

Cette campagne ‘Zéro pesticides’ n’oublie pas les habitants. Dans le but de les convaincre du bien-fondé de la démarche et de faciliter leur transition vers des pratiques alternatives, l’argumentaire se veut sans concession : ‘Seuls 10 % des produits phytosanitaires atteignent leur cible. Le reste est disséminé dans l’environnement.’ et d’ajouter ‘Savez-vous qu’une seule goutte de pesticides suffit à polluer plusieurs centaines de milliers de litres d’eau ?’ Au-delà du verbe, moult conseils sont également avancés en allant de la mise en place d’abris pour les insectes à la plantation de haies fleuries.

Paillage : il limite fortement le développement des herbes folles et l’évaporation de l’eau. Vous pouvez utiliser des résidus de tonte séché, des copeaux de bois, de la paille… Pour le désherbage, l’huile de coude est proposée, que cela soit manuellement ou en ébouillantant les plantes vivaces installées depuis longtemps. Au niveau de la sacro-sainte pelouse, la révolution n’est pas loin. Lire la suite

Les enjeux de l’agriculture de demain

actu-environnement.com, S.Fabregat, le 9 juillet 2009

Les enjeux de l’agriculture de demain

Les systèmes de production actuels, hérités de la phase de modernisation agricole, doivent évoluer pour répondre aux défis de demain. Enjeux environnementaux et sanitaires en font partie. Le pôle EGER de l’INRA fait le point

L’agriculture doit évoluer. L’utilisation excessive de produits phytosanitaires, les techniques de travail des sols et l’organisation de la production doivent nécessairement s’adapter pour répondre aux enjeux actuels. Changement climatique, épuisement des ressources fossiles mais aussi enjeux environnementaux (protection de la biodiversité, lutte contre les pollutions…) et sanitaires imposent un changement de modèle pour tendre vers plus de durabilité.
Le système de culture intensif, fondé sur la recherche de forts rendements et donc très consommateur de pesticides, lancé après-guerre, reste le modèle dominant aujourd’hui en France. Pourtant, d’autres voies montrent que d’autres modes de productions sont possibles : l’agriculture intégrée voire raisonnée ou encore biologique.

Le pôle EGER de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) fédère des unités de recherche travaillant sur les thématiques de l’agriculture et l’environnement. L’objectif est de répondre aux demandes sociétales d’adaptation des systèmes de production. Une dizaine d’unités pluridisciplinaires travaillent actuellement sur ces sujets. Un forum était organisé le 25 juin dernier sur le thème « concevoir l’agriculture du futur ».

Emettre moins de gaz à effet de serre

Comme toutes les activités humaines, l’agriculture est source de gaz à effet de serre. Selon l’INRA, elle aurait contribué en 2008 à 20 % du pouvoir de réchauffement global. Les principales émissions directes concernent le méthane et le protoxyde d’azote. L’agriculture serait à l’origine de 80 % des émissions de méthane, principalement liée à la fermentation entérique des ruminants. 83 % des émissions de protoxyde d’azote en France proviendraient des sols cultivés, conséquence de la fertilisation azotée des cultures et prairies, incluant les apports d’effluents organiques. Les émissions de dioxyde de carbone sont quant à elles limitées (2 %) car seule la consommation de carburants fossiles est prise en compte.
La recherche travaille aujourd’hui à l’élaboration de systèmes de production avec pour objectif de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre. Mais il reste difficile d’évaluer précisément ces flux d’émissions diffuses, qui dépendent également d’autres variantes (climat, sol…).

Utiliser moins de pesticides

Les pesticides utilisés pour traiter les cultures persistent en partie dans les sols et sont également transférés dans les eaux de surface et l’atmosphère. Cette dispersion dans l’environnement est problématique en France, d’autant que le pays est le premier consommateur de produits phytosanitaires européen. La société s’oppose d’ailleurs de plus en plus à l’usage de ces substances, en raison de leur dangerosité pour la santé et l’environnement. Selon un sondage Ifop / Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF), paru en octobre 2008, 95 % des personnes interrogées jugeaient très important (70 %) ou important (25 %) que les agriculteurs diminuent de moitié la fréquence des traitements des cultures par des pesticides dans les 10 ans à venir.
Si la recherche travaille à Lire la suite

109 nouveaux OGM à l’assaut de l’Europe

bastamag.net, Ivan du Roy, le 4 juin 2009

109 nouveaux OGM à l’assaut de l’Europe

Vous reprendrez bien une assiette de riz « LL62 » de Pioneer ? Ou une portion de patates sautées BASF ? Peut-être une cuillère de maïs « BT11 » de Syngenta, ou de « Mon 810 » de Monsanto ? Vous imaginez la scène… Cette fiction n’est pas si loin de la réalité. Les multinationales biotech n’ont pas renoncé à disséminer leurs OGM en Europe. Plusieurs demandes d’autorisation seront étudiées fin juin par les Etats membres. Les associations écologistes travaillent à des alternatives pour leur barrer la route. Car les conséquences écologiques, économiques et sociales des OGM se révèlent chaque jour plus catastrophiques.

La contre-offensive des OGM en Europe est lancée. Pas moins de 109 plantes transgéniques font l’objet d’une demande d’autorisation à l’importation auprès de la Commission européenne. Plus de la moitié de ces demandes concernent du maïs, comme le « BT11 » de Syngenta ou le « TC 1507 » de Pioneer. On trouve aussi du coton, du colza, du soja, des betteraves sucrières, des tournesols ainsi qu’une pomme de terre de BASF ou un riz, le « LL62 » de Bayer. Ces deux dernières cultures risquent d’être directement destinées à l’alimentation humaine. Autant de noms évocateurs de l’inquiétante mainmise des multinationales de biotechnologies sur l’agriculture qu’Hélène Gassie, de l’association écologiste Les amis de la terre, détaille ici :

Ces multiples demandes d’autorisation montrent que les multinationales de biotechnologies n’ont pas renoncé à s’ouvrir de force le marché européen. Plusieurs de ces demandes (les maïs OGM de Syngenta et de Pioneer) doivent être soumises au vote des ministres de l’Environnement des Etats membres le 25 juin prochain. Une majorité des deux tiers des voix est requise pour décrocher le précieux sésame, indispensable à la commercialisation d’un OGM au sein de l’Union européenne. Le rapport de force est pour l’instant favorable aux anti-OGM. La défiance des « opinions publiques » et la détermination des associations écologistes ont permis de limiter les cultures OGM à 0,2% de la surface agricole européenne.

Lobbying agressif

Du côté des Etats, l’Autriche, la Hongrie, la France, la Grèce et le Luxembourg ont décrété un moratoire suspendant la culture du seul OGM autorisé dans les champs européens, le MON 810 de la tristement célèbre firme Monsanto. Ils ont été rejoints en avril par l’Allemagne. « Si l’Allemagne commence à voter systématiquement contre les OGM, on peut espérer des issues positives », commente Hélène Gassie, des Amis de la terre. Ces six pays, avec le renfort des pays scandinaves traditionnellement hostiles aux cultures transgéniques, sont en mesure de bloquer toute nouvelle demande d’importation. Mais la pression est forte. « Au sein des instances européennes, seule l’action du commissaire à l’environnement Stavros Dimas freine l’industrie biotech. Il ne faut pas le laisser tout seul », s’inquiétait Hélène Gassie lors des états généraux de la biodiversité, organisés près de Toulouse mi-avril. Le commissaire européen grec a publiquement considéré en novembre dernier que les maïs OGM de Syngenta et de Pioneer constituaient, au vu de certaines études scientifiques, un « risque trop élevé pour l’environnement ».

Face à cette résistance, le lobbying industriel de Monsanto et consorts est qualifié de Lire la suite

Paquet Pesticides : adoption par le Parlement européen

journaldelenvironnement, Sabine Casalonga, le14 janvier 2009

Paquet Pesticides : adoption par le Parlement européen

Mardi 13 janvier, les députés européens ont adopté à une large majorité la nouvelle législation relative à la commercialisation et à l’utilisation des pesticides. Fruit d’un compromis avec le Conseil, elle permettra d’interdire une vingtaine de substances dangereuses pour la santé et de réduire l’usage des pesticides.

Gouverner

«Cette législation, unique au monde, apportera des bénéfices clairs pour la santé et la qualité de l’eau et des aliments dans l’Union européenne», s’est félicitée Hiltrud Breyer, eurodéputée allemande (Verts/ALE) et rapporteure du projet de législation. «Ce vote est un succès majeur remporté face au lobby intensif des industriels et des représentants agricoles qui ont tenté de diluer les textes jusqu’à la dernière minute», ajoute-t-elle dans un communiqué du 13 janvier.

Le paquet législatif, issu d’un compromis entre le Parlement et le Conseil en décembre dernier (1) a été adopté en deuxième lecture par les députés européens à une large majorité (577 voix pour, 72 voix contre ou abstentions). Cette nouvelle législation comprend un règlement relatif à la mise sur le marché des pesticides (2) et une directive-cadre sur l’utilisation durable des pesticides (3).

Le premier volet instaure la création d’une liste de substances actives (entrant dans la composition des pesticides) autorisées à l’échelle européenne et sur la base de laquelle chaque Etat membre délivrera des autorisations de mise sur le marché. Les substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR), persistantes, bioaccumulatives et toxiques (PBT) ou très persistantes et très bioaccumulatives (vPvB), et celles qui sont néfastes pour les abeilles seront interdites «à moins que leurs effets soient négligeables en pratique». Des dérogations d’une durée maximale de 5 ans pourront toutefois être accordées en cas de menace grave pour les cultures. Les substances immunotoxiques, neurotoxiques pour le développement et perturbatrices pour le système endocrinien pourront également être interdites si elles posent «un risque significatif». Selon l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) le retrait des substances de type perturbateurs endocriniens «sans justification scientifique et sans mise en place rapide de solutions alternatives, aura des conséquences graves (…) sur certaines productions européennes» et appelle les autorités européennes à revoir les modalités d’application pour ce critère.

Ces nouvelles règles devraient conduire à l’interdiction de 22 substances sur un total de 400, selon l’estimation de l’Agence suédoise des produits chimiques. En 1991, l’entrée en vigueur de la précédente directive avait entraîné l’élimination de la moitié des 800 substances actives disponibles. Les substances seront autorisées pour une durée de 10 à 15 ans. La substitution des pesticides «préoccupants» par des produits alternatifs plus sûrs, s’ils existent, devra être effective dans un délai de 3 ans.

Contrairement au souhait initial du Parlement (4), la division de l’UE en trois zones d’autorisation (Nord, Sud, et Centre) fondée sur le principe de reconnaissance mutuelle a été adoptée. La France fera partie de la zone Sud aux côtés notamment de l’Espagne et de l’Italie. Cette mesure devrait favoriser et accélérer la mise sur le marché de nouveaux pesticides, précise le Parlement européen. Toutefois, les députés ont obtenu la possibilité pour chaque Etat membre de restreindre ou d’interdire des pesticides sur son territoire.

Le deuxième volet du paquet comprend un ensemble de mesures visant à réduire l’usage des pesticides, jusqu’à présent non réglementé. Lire la suite

Cancers : rôle limité de l’environnement

Journal de l’environnement, Sabine Casalonga, le 07 janvier 2009

Cancers : rôle limité de l’environnement

Selon le rapport mondial sur le cancer publié le 30 décembre 2008 par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), la pollution chimique contribuerait «de façon limitée» au développement des cancers, bien que de nombreux polluants cancérogènes soient présents dans l’environnement.

Le rapport 2008 du Circ, une émanation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), destiné à informer les professionnels de la santé, de la recherche et le grand public, contient trois chapitres dédiés à l’environnement dont l’un sur la pollution environnementale (1) et deux autres sur les risques professionnels et les radiations électromagnétiques.
Alors que le précédent rapport de 2003 avait estimé entre 1 et 4 % la part de cancers dus à la pollution environnementale, aucune estimation chiffrée n’est donnée dans le rapport 2008. «Les chiffres de 2003 sous-estimaient la part réelle due à l’environnement, même si celle-ci est très difficile à évaluer», explique Vincent Cogliano, chef d’unité au Circ.

Jusqu’à présent, les études se sont focalisées sur les substances cancérogènes avérées, laissant de côté le risque potentiel lié aux milliers de produits chimiques non testés ou ceux dont le risque est suspecté, souligne le rapport. Le manque de connaissances sur les risques liés à l’exposition à des mélanges de plusieurs substances présentes à faibles doses dans l’environnement est également évoqué.

L’amiante, la pollution de l’air intérieur (chauffage au bois et charbon) et extérieur (émissions industrielles et transports) ainsi que la pollution des sols et de l’eau sont pointés du doigt par le Circ. Une étude de l’OMS (2006) a ainsi montré que la fumée issue de combustibles solides (bois, charbon) représente un des 10 principaux facteurs de risque de cancer dans le monde. Les pesticides et les PCB sont également considérés comme des cancérogènes «possibles».

Dans son volet sur les ondes électromagnétiques, le rapport indique l’absence de preuve suffisante sur le lien entre champs électromagnétiques à très basses fréquences et risque de cancer, ainsi que le caractère non conclusif des études sur la téléphonie mobile. La publication de l’étude Interphone, coordonnée par le Circ et très attendue sur ce sujet mais retardée en 2008, est prévue pour cette année.

Le nombre de cas de cancer dans le monde a doublé au cours des 30 dernières années du XXe siècle. En 2008, 25 millions de personnes souffrent d’un cancer et plus de 26 millions de nouveaux cas sont attendus chaque année d’ici 2030. Lire la suite

Pesticides dans l’agriculture : moins 50% en dix ans ?

Le journal du développement durable, le11 septembre 2008, Margaux Gouté

Pesticides : Moins 50% ?

Le plan Ecophyto 2018 vise à réduire de 50% en dix ans l’usage des pesticides en France.

Le plan “Ecophyto 2018” a été présenté hier par Michel Barnier en conseil des ministres. Objectif : réduire l’usage des pesticides de moitié en dix ans, tout en conservant le niveau de production des exploitations agricoles. Accélérer la recherche, mutualiser et diffuser l’information, professionnaliser la formation : les préconisations sont nombreuses.

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche a présenté hier en conseil des ministres le plan « Ecophyto 2018 » visant à réduire de 50% en dix ans l’usage des pesticides en France, objectif fixé par le Grenelle de l’environnement. Ce plan a été élaboré par un groupe de travail présidé par Guy Paillotin, secrétaire perpétuel de l’Académie d’Agriculture en concertation avec les représentants des utilisateurs, des ONG, des chercheurs, des élus et des distributeurs. Alors que l’impact des produits phytosanitaires sur la santé inquiète les citoyens, le plan d’action doit rassurer les consommateurs sur la composition des aliments, tout en permettant aux agriculteurs de maintenir leur niveau de production.

Former et informer

« Ecophyto 2018 » prévoit notamment d’identifier les systèmes de production les plus économes en pesticides et de diffuser les « bonnes pratiques » sur tout le territoire, ce qui pourrait déjà faire diminuer de 20% l’utilisation des produits phytosanitaires. 3000 exploitations pilotes serviront pour cela de terrain d’expérimentation. Lire la suite

Mortalité des huitres, suspicion sur les pesticides…

MORTALITÉ DES HUÎTRES. Les produits chimiques utilisés par l’agriculture pourraient jouer un rôle dans la crise

Sud-Ouest édition Charente-Maritime, Philippe Belhache, le 1er septembre 2008,

La thèse des pesticides

Herbicides, pesticides, fongicides… Autant de produits phytosanitaires dont les effets sur le naissain n’ont jamais été étudiés. En évoquant le passage de ces composés en Seudre par lessivage des terrains en amont, à la faveur d’orages et de pluies abondantes, le président d’AProMarais Michel Bertin a ouvert une brèche (notre édition de mercredi). L’action, même indirecte, de ces produits sur le développement de l’huître, est désormais sérieusement envisagée par les chercheurs d’Ifremer. La question de la qualité des eaux se pose de manière de plus en plus cruciale pour une profession ostréicole confrontée à la surmortalité du naissain et des jeunes huîtres.

La profession reste particulièrement vulnérable aux événements en amont sur la Seudre, dont elle est ultime usager. « Nous nous sommes battus sur le thème de l’eau douce, explique Michel Bertin, mais l’eau douce ne nous amène pas que de bonnes choses. » S’il semble en effet admis d’attribuer la mortalité du naissain à l’action d’un virus, l’OHS V1, de nombreuses questions restent en suspend. Pourquoi ici et maintenant ?

Fragilisation. « Il n’y a pas de génération spontanée, souligne Jean Proux, chef de station d’Ifremer, laboratoire implanté à La Tremblade. L’OHS V1 ne débarque pas de nulle part. C’est un agent pathogène connu, qui coexiste avec l’huître depuis longtemps. Ce qui peut expliquer la situation actuelle, c’est une plus grande vulnérabilité des jeunes huîtres. Plusieurs facteurs ont pu contribuer à les fragiliser. » Lire la suite