CUB : La fin du « tout auto » dépeuple les parkings

sudouest.com,  Xavier Sota, le 8 Aout 2009

À RETENIR, STATIONNEMENT. La fréquentation des parkings de l’agglomération décline régulièrement. Le plan de déplacement urbain pensé dans les années 1990 semble avoir porté ses fruits

La fin du « tout auto » dépeuple les parkings

L’été, en surface, il faut encore payer En été, l’automobiliste bordelais avait pris l’habitude de stationner sa voiture sans se soucier le moins du monde de glisser de la mitraille dans les horodateurs lorsqu

Ils ne sont pas désertés, mais les périodes d’opulence appartiennent à un temps révolu. Cela devient une constante, les parkings de l’agglomération bordelaise connaissent un fléchissement de leur fréquentation.

La fréquentation dégringole

Avant la trêve estivale, les élus de la Communauté urbaine ont passé au crible les résultats des parkings pour l’année précédente.

Ils n’ont pu que constater une lente érosion de la fréquentation horaire. À l’image des parcs de la société d’économie mixte de la ville de Bordeaux (parking Victor-Hugo notamment), qui enregistre un déclin de 6 % de sa fréquentation. Le phénomène est iden- tique chez Parcub (la régie autonome assure l’exploitation de seize parcs), dont la baisse s’éta- blit à 5 %. Urbis park (Bourse, Salinières, Jean-Jaurès, allées Tourny) est logé à la même enseigne et enregistre une baisse qui dépasse les 7 % par rapport à l’exercice précédent.

À noter que la dégringolade des entrées est particulièrement notable dans l’hyper-centre de Bordeaux. En revanche, le phénomène s’inverse dans les parcs relais situés aux entrées de la ville. Le seul parc de la barrière du Médoc (Parcub) enregistre une hausse de sa fréquentation de 64 %. En moyenne, les parcs relais en gestion directe de la CUB enregistrent une poussée de leur fréquentation de 37,6 %.

Pourquoi ça baisse ?

Les explications sont à rechercher du côté du changement de comportement de l’homo-automobilicus. Aidé en cela par la restructuration des réseaux de bus, le prolongement des lignes de tramway et l’existence de parcs relais. Les opérateurs sont unanimes : la mise en service de la seconde phase du tramway a sensiblement impacté les us et coutumes en cours jusqu’alors. La voiture est abandonnée pour les transports quotidiens. La bonne desserte effectuée par les transports collectifs et l’utilisation accrue du vélo en centre-ville compliquent sensiblement les choses pour les exploitants de parkings.

Il faut également ajouter que des villes comme Bordeaux (lire par ailleurs) font tout pour Lire la suite