Le papillon indicateur de la dégradation de l’environnement

Actu-Environnement.com, le 4 septembre 2008

La disparition du papillon, reflet de la dégradation des écosystèmes

Victime d’une agriculture intensive et de l’action de l’homme en général, le papillon déserte progressivement les paysages. Si la disparition de l’espèce inquiète les spécialistes, c’est qu’elle reflète également la mauvaise santé des écosystèmes.

Dans les années 50, les papillons peuplaient largement les campagnes, les montagnes et les jardins. Et pour cause, les papillons rassemblent environ 160.000 espèces de la famille des lépidoptères sur les 1.450.000 connues à la surface de la Terre et constituent à eux seuls plus de 10 % des espèces répertoriées, battus en cela uniquement par les coléoptères (25 %).

Cependant, à l’instar d’autres espèces, ils sont de plus en plus concernés par l’érosion de la biodiversité. En France, les papillons des prairies ont ainsi régressé de 50 % en 15 ans. Bien que les oiseaux, batraciens et chauves-souris constituent les principaux prédateurs naturels du papillon, l’homme à travers ses activités joue également un rôle actif dans la disparition de l’espèce.

Dès les années 60, l’arasement de haies et de bocages mais aussi la volonté de l’homme de développer une agriculture intensive ont ainsi lourdement contribué à leur disparition. D’autres facteurs entrent également en jeu. C’est le cas notamment de la circulation automobile, des éclairages publiques excessifs pour les papillons nocturnes, ou encore du réchauffement climatique. Lire la suite