Note PAC des Parcs naturels régionaux de France : Réforme de la Politique agricole commune (PAC) 2014-2020 – L’approche territoriale, vecteur d’un développement agricole durable

http://www.cdurable.info/L-approche-territoriale-vecteur-d-un-developpement-agricole-durable,3230.html

Note PAC des Parcs naturels régionaux de France : Réforme de la Politique agricole commune (PAC) 2014-2020 – L’approche territoriale, vecteur d’un développement agricole durable

Cdurable.info, Cyrille Souche, le 3 février 2011

Européen à l’agriculture des propositions relatives à la réforme de la Politique agricole commune dans un document intitulé : « L’approche territoriale, vecteur d’un développement agricole durable ». Dans ce document, la Fédération, qui rassemble un réseau de 46 Parcs naturels en France, part d’un constat qu’elle connaît bien : la diversité de l’agriculture et de ses enjeux sur des territoires marqués par la diminution du nombre d’agriculteurs ; ses nouvelles chartes de Parcs répondant déjà aux grands objectifs de la réforme dans des domaines aussi essentiels que la sécurité alimentaire, la protection des ressources naturelles, la lutte contre le changement climatique, le développement rural et l’emploi. Elle propose donc d’accompagner une agriculture fondée sur la diversité des territoires et des ressources naturelles.

1. Introduction : la réforme de la dernière chance pour une agriculture durable ?

2. L’approche territoriale, gage d’une agriculture plus durable

3. Les Parcs naturels régionaux : une approche territoriale de l’agriculture qui va dans le sens des défis de la réforme de la PAC

4. Un Ier pilier à rapprocher de la dimension territoriale et à rééquilibrer en faveur du second pilier

5. Un second pilier outil d’une approche territoriale combinant les enjeux environnementaux, climatiques et de compétitivité

6. Les 3 options proposées par la Commission ; proposition d’une quatrième voie

7. Conclusion : un retour au bon sens agronomique, enrichi par l’innovation agro-écologique et une approche territoriale

L’agriculture doit en effet être soutenue pour répondre à une demande croissante de qualité des productions et pour développer les pratiques respectueuses de l’environnement. Il en va de même pour la protection et la valorisation des paysages qui vont bien au-delà d’un intérêt touristique évident.

Même si elle évolue dans le bon sens, la Politique agricole commune n’a pas toujours favorisé ces approches. En concentrant les aides sur certaines productions intensives, la PAC a entraîné la spécialisation des productions qui ont eu un impact désastreux sur l’environnement. Pour réussir le tournant environnemental de l’agriculture européenne, la PAC doit s’appuyer sur les ressources des territoires et les projets collectifs qui s’y développent en respectant les spécificités locales, comme le font depuis toujours les Parcs naturels régionaux.

La PAC doit être incitative sur le volet environnemental du premier pilier pour enclencher une évolution vers des pratiques durables qui Lire la suite

Isabelle Autissier : « N’attendons pas que de belles décisions nous tombent sur la tête et qu’il y ait des sauveurs de la planète qui se manifestent. »

actu-environnement.com, Propos recueillis par Agnès Sinaï, le 19 juillet 2010

http://www.actu-environnement.com/ae/news/interview-isabelle-autissier-wwf-10714.php4#xtor=EPR-1

Mieux vaut inventer une autre façon de faire pour continuer à naviguer ensemble

 « N’attendons pas que de belles décisions nous tombent sur la tête et qu’il y ait des sauveurs de la planète qui se manifestent. » C’est en substance la doctrine du PANDA que nous relaie Isabelle Autissier, présidente du WWF France.

Actu Environnement : Quels sont les dossiers qui vous occupent actuellement ?

Isabelle Autissier : Il y a eu les discussions autour du Grenelle 2, la marée noire du Golfe du Mexique, bien que le WWF France ne soit pas en première ligne sur ce dossier. Et tout ce qui tourne autour de l’année de la biodiversité, avec la création de l’IPBES (Intergovernmental Science Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services). Et il y a le dossier de l’eau, grande oubliée du Grenelle, qui est lié à l’agriculture, sur lequel je rencontre beaucoup d’acteurs. Il y a longtemps que le WWF travaille sur la qualité de l’eau, sur les raisons des pollutions, en particulier la question agricole, qui n’a pas beaucoup avancé. Or c’est une des causes majeures de la pollution des eaux. Il se trouve que la France est en train d’affiner ses arguments pour la renégociation de la PAC. C’est l’occasion de pousser le plus fort possible pour que soit reconnue à un certain type d’agriculture la qualité de l’environnement, de la biodiversité et de la nature et que ce soit cette agriculture là qu’on favorise au détriment de celle qui consomme beaucoup de polluants et qui ne donne pas une nourriture extraordinaire. Malheureusement ce n’est pas si simple que ça. On en est encore à subventionner des exploitations agricoles qui utilisent beaucoup d’intrants et qui sont très mécanisées, par rapport à des agricultures, biologiques ou durables – qui emploient de la main d’œuvre et permettent aux gens de vivre correctement. Même dans la logique actuelle du marché, ces agricultures fonctionnent. Du point de vue des comptes, il est évident que même l’agriculture productiviste a des coûts lourds. Le WWF a d’ailleurs demandé un rapport de la Cour des comptes sur la responsabilité des pouvoirs publics et le coût supporté par les Français depuis 1980 pour ces aides dommageables à l’environnement.

AE : La trame verte a été remise en question par la commission mixte paritaire du Grenelle II. Comment réagissez-vous à cette décision ?

Isabelle Autissier : On est extrêmement déçus ! On avait déjà vigoureusement protesté sur le fait que la trame verte n’était pas opposable localement ou régionalement. Et maintenant voilà qu’elle n’est pas opposable nationalement ! En résumé, on vous demande d’être gentil avec la nature, et puis s’il y a une autoroute à faire passer, excusez-moi M’sieursdames ! En gros, on n’a aucune compensation à envisager, on n’a pas à se poser la question de savoir s’il faut aménager des passerelles pour que les animaux puissent migrer, donc on fait comme d’habitude, et ce n’est pas la peine d’avoir inventé le concept de trame verte et bleue si c’est pour ne rien en faire. A partir du moment où cette mesure n’est plus obligatoire, elle sera laissée au bon vouloir des acteurs locaux. Or l’érosion de la biodiversité devait être stoppée en 2010, selon l’engagement de la communauté internationale, ce qui est loin d’être le cas. D’un côté on voit que les choses se dégradent, de l’autre on invente des outils pour ne pas les utiliser !

AE : Quels sont les prochains grands rendez-vous environnementaux de l’année ?

IA : Il semblerait que la Plate-forme scientifique intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) soit sur les rails, ce qui est une bonne nouvelle, si cet organisme acquiert la même puissance que celui sur le climat. Reste à voir jusqu’où Lire la suite

Pour une politique agricole saine, durable, juste et solidaire

bastamag.net, Rédaction, le 18 juin 2010

Pour une politique agricole saine, durable, juste et solidaire

Les négociations sur la réforme de la Politique agricole commune en 2013 ont commencé. 334 organisations européennes appellent à « attaquer de front la PAC actuelle ». Il est temps, selon elles, que la population européenne se réapproprie véritablement sa politique agricole et alimentaire. Un appel pour que cette réforme marque un tournant vers une réelle « agriculture paysanne », juste et solidaire.

Nous représentons une grande diversité d’organisations – voir liste ci-dessous- qui sont inquiètes de l’avenir de l’alimentation et de l’agriculture en Europe. Comme dans d’autres régions du monde, de plus en plus de personnes militent pour système alimentaire durable, plus équitable et plus participatif. Nombreuses d’entre elles sont engagées activement dans la construction d’une alternative viable aux mécanismes actuels de production, distribution et consommation alimentaire- et ce depuis la base. Ce nouveau système de production alimentaire et d’agriculture est résolument bâti sur un certain nombre de fondamentaux : l’équité, le droit universel à l’alimentation, la démocratie et la transparence.

A travers l’Europe, de nombreuses activités se développent dans ce sens, comme par exemple la production locale d’aliments, les marchés de proximité, les réseaux d’approvisionnement locaux, les échanges de semences etc. En outre, de nouveaux mouvements émergent, comme les « Villes en transition » (Transition Towns), les zones libres d’OGM, tandis que les débats organisés au niveau local et national sur les politiques alimentaires démontrent un intérêt et un soutien croissant de la population pour une autre forme d’alimentation et d’agriculture.

Cependant les actions à la base et les seuls mouvements locaux ne suffisent pas. Nous pensons qu’il est temps de construire une large coalition de mouvements au niveau européen afin d’attaquer de front la PAC actuelle (Politique Agricole Commune) ainsi que les projets de la Commission européenne et de nos gouvernements pour le renouvellement de la PAC en 2013. Leur vision de l’avenir est de maintenir , comme objectif principal de cette PAC, la « compétitivité » mondiale de l’ industrie agro-alimentaire européenne. Or c’est maintenant que démarre le processus politique pour la définition de la nouvelle PAC 2013. Nous pensons qu’un message fort doit être envoyé aux législateurs, pas seulement à ceux qui décident des politiques européennes mais aussi dans nos propres pays, afin de leur expliquer notre vision d’une PAC qui soit compatible avec les défis du 21ème siècle.

Nous avons élaboré une Déclaration alimentaire européenne : « Pour une Politique Agricole et Alimentaire Commune saine, durable, juste et solidaire ». Elle décrit les lignes directrices dont nous pensons qu’elles doivent former la base des objectifs de la PAC pour les décennies à venir. Nous invitons autant d’organisations, groupes et individus que possible à signer cette déclaration et à s’en servir comme un outil pour amorcer le débat sur le type de politique alimentaire et agricole dont nous avons besoin. Nous vous demandons également de faire suivre cette déclaration à d’autres groupes de base, organisations de la société civile, associations travaillant dans le domaine environnemental et alimentaire, engagés dans la construction d’un meilleur système alimentaire.

Cette déclaration est la première étape dans notre effort pour Lire la suite

Appel à contribution – Revue L’homme et la société – Agriculture et capitalisme mondialisé : Crise mais permanence d’un débat

calenda.revues.org, Karim Hammou, le 26 mars 2010

Appel à contribution – Revue L’homme et la société

Réponse avant le Samedi 30 octobre 2010

Agriculture et capitalisme mondialisé : Crise mais permanence d’un débat

Résumé

La crise économique et financière a eu un impact sur le secteur agricole et sur les producteurs eux-mêmes. Baisse des revenus des producteurs, fluctuations des prix, « émeutes de la faim » dans une quarantaine de pays, autant de signes annonciateurs d’un bouleversement du mode d’organisation des agricultures. Des questionnements surgissent alors sur le devenir de l’exploitation familiale, sur l’organisation des marchés agricoles, sur l’avènement de nouvelles pratiques agricoles, sur l’accès à la terre, et in fine sur l’identité professionnelle des paysans. Les rapports entre l’agriculture et le capitalisme mondialisé doivent donc être examinés sous différents angles (anthropologie, économie, droit, sociologie…). C’est pourquoi la revue L’homme et la société lance un appel à contributions pour un numéro consacré à l’agriculture et à la paysannerie dans le capitalisme mondialisé.

Annonce

La crise actuelle se distingue certes par la violence du choc financier, par la décomposition accélérée du modèle de croissance établi à partir des années quatre-vingt-dix aux États-Unis, débouchant sur une vaste littérature quant à la durée de cette crise, ses répercussions sociales, sans parler des interrogations resurgissant au sujet de la pérennité ou de l’arrivée aux limites du capitalisme. Elle se distingue tout autant par les effets qu’elle a exercés sur l’agriculture et les agriculteurs du monde entier. L’amplitude des fluctuations des prix des matières premières entre 2007 et 2009, les « émeutes de la faim » dans une cinquantaine de pays en développement qui en ont parfois découlé, le franchissement du milliard d’êtres humains désormais confrontés à la malnutrition, les phénomènes de razzia sur les terres agricoles de certains pays pauvres ou développés pour sécuriser les approvisionnements alimentaires des États loueurs ou acheteurs de ces terres comme la Chine ou la Corée du Sud, entraînant à la fois une dépossession foncière des paysans locaux, et une réhabilitation de ce que la mondialisation entendait éradiquer, à savoir la « souveraineté alimentaire », autant de signes révélateurs que la crise du capitalisme mondial a contaminé tous les secteurs, à commencer par l’agriculture.

Mais à y regarder de plus près, la crise agricole et alimentaire prend ses racines dans les processus enclenchés il y a un quart de siècle, processus s’inscrivant dans le tournant néolibéral visant au démantèlement des politiques agricoles et de tous les dispositifs de régulation, d’organisation des structures agraires, ayant conduit à des formes de dépossession des terres et de paupérisation des paysans, accompagnées de répercussions sur l’environnement. La mondialisation, les exigences du capital transnational et des institutions internationales ont favorisé l’émergence des grandes exploitations agricoles, dont les exemples brésilien et malaisien apparaissent comme les traductions les plus extrêmes, mais qui préfigureraient les structures productives agricoles de demain, caractérisées par une concentration accrue des exploitations, par de grandes surfaces et par une élimination des producteurs eux-mêmes. En découle une hyper-concurrence effrénée entre les pays producteurs de denrées agricoles et de produits alimentaires et désormais non alimentaires comme les agrocarburants, que l’Organisation Mondiale du Commerce ne parvient pas à réglementer tant sont puissants les intérêts des nations s’articulant aux pressions des firmes multinationales de l’agroalimentaire et de l’énergie. La vieille question de l’« absorption de l’agriculture dans le mode de production capitaliste », pour reprendre le titre d’un article célèbre de Claude Servolin, qui a suscité tant de débats depuis que Karl Kautsky l’a énoncée et analysée dans le sillage de Karl Marx, resurgit aujourd’hui. Quel est le devenir de l’agriculture dans Lire la suite

Agriculture – Paris prêt à bouger sur l’Europe verte, selon Bruno Le Maire

rmc.fr, Avec Gus Trompiz, édité par Gilles Trequesser, le 17 février 2010

Paris prêt à bouger sur l’Europe verte, selon Bruno Le Maire

PARIS (Reuters) – La France est prête à faire preuve d’audace sur la réforme de la Politique agricole commune pour peu qu’elle débouche sur des perspectives d’avenir et de revenus pour les agriculteurs, a dit mercredi Bruno Le Maire.

Le ministre français de l’Agriculture n’aborde pas les discussions sur le budget de l’UE après 2013, et donc de la première politique commune européenne, comme l’a souvent fait la France dans le passé, défendant derrière une ligne Maginot une Europe verte dont elle est la principale bénéficiaire.

« La France est prête à bouger, à faire preuve d’audace, à faire preuve de mouvement« , a-t-il déclaré dans une interview à Reuters. « La France n’est pas dans une position figée. »

Pour l’étoile montante du gouvernement de François Fillon qui, à 40 ans, a connu une ascension fulgurante sans renier son amitié avec l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, rival de Nicolas Sarkozy, un système qui fait que le prix de vente est inférieur aux coûts de production doit être changé.

« Le modèle n’est plus le bon« , a-t-il dit.

La négociation-clé de l’Union européenne, qui se déroule tous les sept ans et provoque souvent des psychodrames internes, commence selon lui sous de meilleurs auspices que dans le passé.

« Je suis persuadé que nous trouverons un accord. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir politique européen« , a-t-il dit.

LES LIBÉRAUX ALLEMANDS CHANGENT LA DONNE

Le temps où l’Europe verte, qui absorbera en 2010 45% des 123 milliards d’euros de budget de l’UE, était considérée comme un dinosaure voué à la disparition est d’après lui révolu.

L’incertitude sur la capacité à nourrir la planète en 2025, des phénomènes comme le rachat des terres agricoles par des pays riches dans le tiers monde, la déstabilisation d’un certain nombre de pays par les émeutes de la faim et les déplacements de populations rurales vers les villes prouvent sa nécessité.

Vingt-deux pays européens se sont en outre mis d’accord en décembre dernier à l’instigation de la France sur quelques grands principes qui assureraient la pérennité d’une Pac modifiée, même si cinq pays manquent à l’appel — Malte, Danemark, Pays-Bas, Suède et, surtout, Royaume-Uni.

Mais Bruno Le Maire sait qu’il se heurtera à forte opposition et prévoit des négociations « longues et difficiles ».

Grand connaisseur de la politique allemande, parfait germanophone, il n’ignore pas que la situation a changé en Allemagne avec l’arrivée dans la coalition avec les chrétiens-démocrates des libéraux, qui ont toujours voulu rogner les ailes de la Politique agricole commune.

« L’Allemagne a changé en matière agricole, cela, chacun doit en avoir conscience », a-t-il souligné.

Alors que tous les pays, dont l’Allemagne, font la chasse aux dépenses pour Lire la suite

Des organisations agricoles, de solidarité internationale, de DD, de protection de l’environnement ainsi que des mouvements ruraux font des propositions pour la PAC 2013

La politique agricole commune (PAC) traverse à nouveau une période de mutation. Elle va connaître une nouvelle transformation dans la période 2014-2020 avec une nouvelle réforme, mais également avec la redéfinition de son budget.

La prochaine réforme est à haut risque pour la PAC. En effet les négociations seront étroitement liées à celles sur la révision des perspectives financières de l’Union européenne, et nombre de voix s’élèvent déjà pour mettre en cause la légitimité de la PAC et demander l’affectation de tout ou partie de son budget, qui représente plus de 40% du budget européen, vers d’autres politiques (climat, énergie, recherche…).

Des organisations françaises agricoles, de solidarité internationale, de développement durable, de protection de l’environnement ainsi que des mouvements ruraux (CCFD Terre solidaire, CFSI, CIVAM, Cohérence, 4D, FNAB, Fondation Nicolas Hulot, GRET, Les amis de la terre, Réseau agriculture durable, Réseau Action Climat, Solidarité, WWF) sont profondément convaincues de la nécessité de mobiliser la PAC pour participer aux réponses à apporter aux enjeux européens et mondiaux du début du vingt et unième siècle.

Ces enjeux concernent simultanément la sécurité alimentaire, la protection des ressources naturelles, la lutte contre le changement climatique, le développement rural et l’emploi, tout en étant solidaire avec les pays du Sud.

L’avenir de la PAC concerne donc tous les Européens.

Accedez aux propositions Lire la suite

Parlement européen : Et si les Écolos faisaient la PAC ?

le-mag.fr, Benjamin Masson, le 26 juin 2009, paru dans Le M.A.G. Cultures N°62

Parlement européen : Et si les Écolos faisaient la Pac ?

Les Verts ont créé la surprise aux européennes. En Europe, la poussée est moins marquée, elle est pourtant bien là. Pour les agriculteurs, l’enjeu tient en une date : 2013. Que préparent-ils ?

Avec 52 sièges sur plus de 700 parlementaires, les écologistes n’ont pas encore pris le pouvoir à Strasbourg. Le pouvoir non, mais le siège de l’arbitre, très certainement. Car entre socialistes, centristes et droite, le nouvel équilibre est fragile et la majorité penchera selon le bon vouloir des Verts européens et de leur chef de file : Daniel Cohn-Bendit. Ce dernier l’a évidemment compris et s’est empressé de dévoiler sa stratégie pour le groupe écologiste : nouer des alliances au coup par coup avec les autres partis de manière à démultiplier le poids de sa formation au Parlement, et sans doute de monnayer son soutien contre quelques notes vertes au sein des causes auxquelles il accepte de se rallier. Premier test : l’éjection de José-Manuel Barroso, président sortant de la Commission européenne. Que Cohn-Bendit y parvienne ou non, l’une des étapes suivantes sera forcément la préparation de la Pac 2013 pour laquelle le traité de Lisbonne lui ouvrirait un boulevard s’il était ratifié ; et il ne s’en cache pas (lire notre interview exclusive P6).

Vert et rose

Car grâce au traité de Lisbonne, le Parlement peut désormais faire jeu égal avec le Conseil des ministres européens et modifier tout ou partie des textes qui lui sont soumis en matière agricole. En d’autre termes, la politique agricole commune ne sera plus seulement le fruit d’un marchandage entre Etats aux intérêts divergents, ce sera aussi une affaire de partis politiques. Et cela change tout, surtout avec un parti écologiste pour mener la fronde et capable de supplanter la majorité européenne par le jeu des alliances. Faut-il pour autant crier au loup, mettre ses terres en jachère et partir s’exiler en Ukraine ? Plongeant dans le programme d’Europe Ecologie, une lecture en diagonale peut effectivement inquiéter : « Il est vital pour la population et les écosystèmes de tourner la page du productivisme agricole et d’écrire celle de la soutenabilité et de la diversité », proclame le mouvement. Oui mais « mon pote », cela dépendra d’abord du rapport de force entre les « décroissants » et les « développement durable ». Chez les écologistes comme chez leurs alliés. Et Dany le Vert lui même semble pencher pour le second camp, mettant en avant le maintien d’une agriculture permettant aux agriculteurs de vivre de leur travail.

Dans la lignée de l’UMP

D’autant que le jeu des alliances poussera forcément au réalisme : la charge contre l’agriculture industrielle, et donc son aval, est claire. Mais difficile d’imaginer les députés PSE, généralement très ancrés localement, se ranger derrière un projet qui aboutirait à la perte de centaines d’emplois dans les coops ou les abattoirs de leurs circonscriptions. Les verts risquent donc de mettre de l’eau dans leur vin bio lors de la conclusion de leur alliance. Lire la suite

La Commission Barroso épinglée par dix ONG environnementales

actu-environnement.com, C.Seghier, le 11 juin 2009

La Commission Barroso épinglée par dix ONG environnementales

À quelques mois de la fin de son mandat, la Commission de José Manuel Barroso s’est vue décerner, par un groupe de dix ONG, une note globale de 4,4 sur 10 pour son action en faveur de l’environnement ces cinq dernières années. Explications.

4,4 sur 10 ! C’est l’évaluation donnée par un groupe de dix ONG environnementales (Green 10) qui représente l’union des dix plus grandes organisations environnementales européennes, à la Commission de José Manuel Barroso pour son action en faveur de l’environnement ces cinq dernières années.

À quelques mois de la fin de son mandat, le constat se veut sévère ! Le groupe d’associations qui regroupe notamment Greenpeace, le WWF, Bird Life ou le Climate Action Network, a noté l’action de la Commission Barroso, entrée en fonction en novembre 2004, dans douze domaines allant de la lutte contre le changement climatique, à la santé, en passant par les transports, l’agriculture, la transparence ou encore la biodiversité.

Sa politique de stratégie pour un développement durable obtient un 2/10. Son action en matière de transparence décroche un 3/10 tout comme son action dans la protection des ressources naturelles. La Commission n’obtient que la note de 4/10 en agriculture, dans le domaine de la biodiversité, du commerce extérieur et concernant le budget et la politique de cohésion de l’UE. Concernant l’agriculture notamment, le rapport des ONG reproche à la Commission d’avoir trop souvent cédé aux intérêts professionnels dans ses décisions concernant l’agriculture et les écosystèmes marins. Le bilan de santé de la Politique Agriculture Commune, en particulier, a été une opportunité ratée de réformer en profondeur la PAC , commente un communiqué de la coalition. Au sujet de la biodiversité, les ONG expliquent la mauvaise note attribuée par son soutien constant aux OGM, sa proposition initiale faible pour la nouvelle directive sur la stratégie marine qui n’a pas permis de répondre aux pressions sur l’environnement marin et son échec à trouver un financement adéquat au réseau Natura 2000.

Son action dans l’application des directives européennes est, elle, notée d’un 5/10, tout comme son action en matière de santé. Le résultat positif d’une interdiction totale du mercure et les propositions pour réduire la pollution de l’air ont été contrebalancés par les désaccords au sein de la Commission sur la législation visant à interdire les produits chimiques dangereux , expliquent les ONG.

Parmi les bonnes notes, grâce à l’action du commissaire à l’Environnement Stavros Dimas, Lire la suite

Mode d’emploi pour rendre sa maison écolo

Le Monde, Catherine Sabbah, 7 mars 2009

Mode d’emploi pour rendre sa maison écolo

Pour faire des économies, il faut commencer par investir. Ce paradoxe n’a pas échappé aux propriétaires soucieux de mieux isoler leur logement ou d’y installer des systèmes économes en énergie et moins polluants. Les pionniers ont sans doute essuyé quelques plâtres et fait les frais d’un manque d’information. Après la hausse du coût de l’énergie au cours de l’été 2008, l’insistance des installateurs de chauffe-eau solaires, de chaudières à condensation ou de pompes à chaleur à vendre des équipements parfois mal adaptés aussi provoqué des déceptions.
Depuis quelques mois, des groupements d’industriels associés à des fédérations de constructeurs ou d’architectes mettent en place des offres globales qui commencent par un diagnostic thermique de l’existant. Des prescripteurs comme GDF-Suez et EDF proposent également ce type d’interventions à travers des artisans agréés.

« Il ne sert à rien de chauffer pour moins cher si la maison est une passoire« , justifie Pierre Hérant, chef du département bâtiment et urbanisme de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Les travaux d’isolation des fenêtres, des portes, des combles sont les plus urgents à entreprendre et pas les plus chers. Une fois la maison calfeutrée, il est souvent possible de conserver sa chaudière et ses radiateurs. Mais ces solutions ne concernent « que » les 13 millions de maisons individuelles. Rien de tel pour les logements collectifs à l’exception des immeubles de logements sociaux détenus par un seul bailleur.

Dans le cas des copropriétés, les syndics auront fort à faire pour pousser des copropriétaires, déjà très sollicités, à se lancer dans de nouveaux travaux coûteux. Dans le cas des logements locatifs privés qui représentent 21 % du parc résidentiel, la question est encore plus épineuse car les travaux financés par les propriétaires bailleur profiteront d’abord au locataire. Trois groupements proposent ce genre de démarche. Phénix Evolution se targue d’une expérience d’une vingtaine d’années de rénovation des maisons du groupe Geoxia aujourd’hui réorientée, via le projet ODMIR4, vers la question des économies d’énergie.
Les « Architecteurs », un collectif d’architectes rebaptisés pour l’occasion les « Améliorateurs », proposent la solution Adelie pour tous types de maisons y compris les bâtisses anciennes.
Enfin, l’Union nationale des syndicats français d’architectes (Unsfa) se focalisera, à travers son projet MYTECH, sur les maisons construites entre 1950 et 1975, « les pires, car vite et mal construites à une époque où le pétrole n’était pas cher et semblait inépuisable« , considère François Pellegrin président d’honneur de l’Unsfa et porteur du projet.

L’ambition vise à réduire de 30 % la consommation énergétique de ces logements et les hisser de plusieurs degrés sur l’échelle graduée de A à G des étiquettes énergétiques. « Il est assez facile de gagner deux échelons, explique Olivier de Lattre directeur du développement de Phénix Evolution. Ensuite, tout dépend des équipements installés. Nous avons démontré qu’il est possible de passer de G à B, c’est-à-dire d’une consommation de chauffage de plus de 450 euros par an à moins de 90. »

Les dépenses correspondantes se chiffreront souvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros. « Il est très difficile d’annoncer un prix moyen, estime Jean-Pierre Bosquet, le président de la Compagnie des architecteurs. Les maisons sont toutes différentes et n’ont pas été entretenues de la même manière. Il faut compter au moins Lire la suite

Trophée de l’agriculture durable pour un militant de la Conf

Sud-Ouest, David Briand, le 6 Mars 2009

SABLONCEAUX. Benoît Biteau a remporté le premier Trophée de l’agriculture durable, à Paris

Le paysan du futur

 «Si je n’avais pas 40 ans, si je n’avais pas un peu bourlingué, si je n’étais pas têtu et si je n’avais pas voulu valoriser mes expériences professionnelles précédentes, je n’aurais jamais reçu cette distinction. »

Il a donc fallu la conjonction de beaucoup de « si » et une sacrée dose d’obstination pour que Benoît Biteau soit récompensé. Les banquiers qui n’ont pas été séduits par le projet d’installation de Benoît Biteau, voire qui l’ont dissuadé, s’en mordent peut-être les doigts aujourd’hui.

Le ministre interpellé

L’agriculteur est, en effet, devenu le premier lauréat des Trophées de l’agriculture durable, décernés lors du dernier Salon de l’agriculture. Après la sélection (par région) d’une dizaine de dossiers, un jury national – présidé par Erik Orsenna – a donc reconnu les efforts accomplis par celui qui est à la tête de son exploitation depuis deux ans seulement.

Et c’est en arborant, sur le revers de sa veste, son badge de la Confédération paysanne qu’il a reçu son trophée des mains de Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture.

Une tribune rêvée afin d’interpeller le ministre sur des sujets qui lui tiennent à coeur, comme l’installation, la PAC ou l’eau. « Une question fondamentale pour le bassin versant de la Seudre que nous partageons avec les ostréiculteurs de Marennes-Oléron. » Avec, en ligne de mire, la culture du maïs dont il est un adversaire résolu.

« Aux problèmes de disponibilité de l’eau douce l’été, s’ajoutent des impératifs qualitatifs. Le maïs est source de rejets de pesticides qui, en bout de course, peuvent toucher les coquillages, qui sont des filtres. »

Ces paroles non consensuelles ont visiblement séduit le ministre puisqu’il l’a revu en tête à tête cette fois, trois jours plus tard. « Je l’ai trouvé courageux et audacieux », confie Benoît Biteau. « Nous partageons les mêmes convictions. Sauf qu’il est obligé de trouver des compromis avec les lobbies que sont les grands céréaliers et les irrigants. »

Un univers qu’il connaît bien. Frais diplômé en ingénierie des techniques agricoles, il a débuté sa carrière en tant que directeur du bureau d’études d’une société commercialisant drainage et irrigation. Son parcours atypique l’a conduit ensuite au poste de directeur technique du Parc du Marais poitevin. En mars 2007, il a franchi le pas en reprenant les 180 hectares que son père cultivait en monoculture intensive de maïs irriguée.

Économiquement porteur

Loin de faire le procès de ce mode de production (« Ils l’ont fait parce qu’il fallait le faire »), celui qui prône avant tout une démarche agronomique a choisi la voie du développement durable. En stoppant la culture du maïs pour privilégier la polyculture bio (céréales, légumineuses) en alternance.

Résultat : en cas de sécheresse, ses besoins d’irrigation sont divisés par trois en comparaison du maïs. Une réussite écologique qui se double de résultats financiers viables. Lire la suite

Accros aux pesticides, les agriculteurs doivent se sevrer

liberation.fr, Guillaume Launay, le 23 février 2009

Accros aux pesticides, les agriculteurs doivent se sevrer

Alors que le Salon de l’agriculture ouvre ce samedi, les producteurs français tentent de corriger de mauvaises pratiques.

 «Réduire de moitié l’usage des pesticides dans un délai de dix ans, si possible.» Ces deux derniers mots résument toute la difficulté du plan Ecophyto 2018 lancé fin 2008 par le ministère de l’Agriculture (dans le sillage du Grenelle de l’environnement). Un plan qui sera un des sujets phares du Salon de l’agriculture qui ouvre ses portes ce samedi. Ce «si possible» renvoie aux difficultés techniques et à la résistance d’une partie de la filière agricole à sortir de ce qu’un chercheur appelle une «addiction collective aux pesticides». La France est le premier consommateur de produits phytopharmaceutiques en Europe et ne pourra pas, du jour au lendemain, changer ses habitudes. D’autant que certains agriculteurs craignent que des filières, tels les fruits et légumes, soient économiquement menacées si on leur interdit ces produits.

Comment en est-on arrivé là ? «Depuis un siècle et demi, l’agriculture des pays industrialisés sélectionne des variétés à très haut potentiel de rendement et fait en sorte qu’elles puissent pousser partout, raconte Marc Dufumier, agronome, professeur à AgroParisTech. Il a fallu gommer toutes les caractéristiques locales, en créant des milieux artificialisés, sans chenilles, sans insectes, sans champignons, sans mauvaises herbesEt, pour y parvenir, recourir aux pesticides, fongicides, herbicides afin que l’écosystème s’adapte à la variété, et non le contraire. «Or, précise Dufumier, l’artificialisation induit une fragilisation.» Des résistances se créent, des insectes «utiles» disparaissent et le cercle vicieux du toujours plus de chimie se reproduit, avec son impact sur l’environnement et sur la santé.

«Matière grise». «Depuis trente ans, l’agriculture a fait d’énormes progrès, en utilisant des variétés très performantes mais très fragiles, renchérit Lionel Vilain, agronome et conseiller technique de France Nature Environnement. De plus, les rotations sont désormais très courtes, avec des régions entières de monoculture. Certains préfèrent ne cultiver que ce qui rapporte le plus.» Des changements de pratiques pas forcément révolutionnaires peuvent pourtant alléger le recours aux pesticides (lire ci-contre). «Les agriculteurs ont une aversion pour le risque, d’où une tendance au traitement un peu systématique, explique Jean-Pierre Butault, directeur de recherches à l’Inra, l’Institut national de la recherche agronomique. Il faut essayer de ne traiter que s’il y a une attaque, ce qui veut dire une meilleure connaissance.» Pour Claude Alabouvette, directeur de recherche à l’Inra, il s’agit de «passer du concept de lutte contre des maladies ou des insectes à celui de protection des cultures». Et le chercheur d’énumérer les pistes comme la stimulation des défenses de la plante ou la lutte biologique, qui permet d’utiliser des micro-organismes ou des insectes pour contrer l’action des ravageurs. «C’est plus contraignant à utiliser, il faut suivre l’évolution de la plante, précise-t-il. C’est un des succès des agriculteurs bio : ils sont bien plus présents sur leur culture. Cette méthode exige plus de matière grise.»

Mais avec moins de phytos, les rendements ne suivent pas toujours Lire la suite

PAC : La France redistribue et dévoile les aides agricoles

Le Monde, Laetitia Clavreul, le 21 février 2009

La France redistribue et dévoile les aides agricoles

Dans les allées du Salon de l’agriculture, qui a ouvert ses portes samedi 21 février, les visiteurs s’extasient devant les bêtes de compétition, mais les réflexions des agriculteurs, elles, se focalisent sur la réorientation des aides de la politique agricole commune (PAC).
Les arbitrages du gouvernement seront officialisés lundi 23 février. Puis, le 30 avril, seront publiés pour la première fois les montants des aides touchées par chaque exploitation. Deux événements qui constituent un symbole fort, après des années où l’on se gardait bien, en France, de déballer sur la place publique les débats et les données sur les subventions.
Depuis que l’adoption du bilan de la PAC, fin novembre 2008, a donné à Paris la possibilité de modifier les critères de distribution des aides directes (8 milliards d’euros), les uns se réjouissent, sachant qu’ils toucheront plus, et les autres tirent la sonnette d’alarme, car leurs revenus vont baisser.

Depuis dix-huit mois, le ministre de l’agriculture, Michel Barnier, plaide pour une PAC plus équitable, et prévoit de rééquilibrer les soutiens au profit des laissés-pour-compte du système, notamment l’élevage ovin, l’agriculture de montagne ou la « bio ».
La Confédération paysanne est ravie que la France prenne enfin le virage du soutien à l’agriculture durable. Mais à la FNSEA, le principal syndicat agricole, la future réorientation des aides a révélé des débats entre céréaliers et éleveurs, restés jusque-là discrets. En témoignent leurs communiqués, d’une rare violence.

Le syndicat s’est au final dit favorable à une évolution, mais le sujet y reste ultrasensible. En 2003, lors de la dernière réforme de la PAC, c’est lui qui avait bloqué le changement, restant arc-bouté sur les mécanismes du passé.

Au ministère, on promet que la réorientation, en termes de sommes prélevées, sera « raisonnable ». Les céréaliers, premiers concernés par une baisse car ils étaient les plus favorisés, devraient être rassurés par la mise en place d’un système d’assurance qui les couvrirait en cas de retournement des marchés.

Maintes fois pris à parti, M.Barnier semble avoir tenu bon. « Si on ne renforce pas la légitimité de la PAC, alors certains pourraient tout perdre », prévient-il. « Il faut donner du sens à la politique agricole« , estime de son côté l’Elysée, qui veut ainsi préparer le secteur à la prochaine réforme de la PAC, en 2013.

La France, première bénéficiaire des aides, sait qu’elle doit s’adapter à une PAC plus préoccupée par l’environnement et le soutien aux zones fragiles, si elle veut que le budget agricole européen ne soit pas trop amputé en 2010, comme le veulent les Britanniques. En outre, à partir de 2013, pour la première fois, la France versera plus qu’elle ne touchera. Si les aides ne correspondaient pas aux attentes de la société et d’une partie des paysans, le front anti-PAC pourrait grossir.

Cette question de la légitimité des soutiens pourrait prendre encore plus de sens, une fois les montants perçus rendus publics. Là aussi, il s’agit d’un long débat porté par la Confédération paysanne. En militant pour la transparence, son idée n’était pas de condamner les aides, mais d’en pointer les dérives et de réclamer une distribution plus favorable aux petites exploitations. En bref, que l’argent public soit mieux utilisé.
Le combat d’agriculteurs dans sa mouvance ainsi que la pression des médias et d’associations ont poussé Bruxelles à rendre obligatoire la publication, au plus tard le 30 avril, de tous les montants par le biais de sites Internet nationaux. Lire la suite

La Fondation Hulot, l’environnement, la France et l’Europe

L’observatoire de la Fondation Nicolas Hulot

La Présidence Française de l’Union Européenne

Que signifie la Présidence Française de l’Union Européenne (UE) ?

Téléchargez nos fiches de synthèses pour en savoir plus sur ces deux échéances primordiales et pour connaître les principales propositions de la Fondation Nicolas Hulot

Le Bilan de santé de la PAC

Les agrocarburants

Depuis le 1er juillet 2008 et jusqu’à la fin de l’année, la France assure la présidence de l’Union Européenne. Cela signifie que notre pays préside le Conseil européen ainsi que le Conseil de l’Union européenne. Chaque Etat membre est amené à jouer ce rôle pour une période de six mois, selon un ordre de rotation préétabli. Le pays qui assure cette fonction définit au début du semestre ses priorités et fixe le calendrier. Il joue, ensuite, un rôle très important en matière d’organisation des travaux : il est chargé d’organiser, d’animer et de présider l’ensemble des réunions des deux Conseils. Il doit, enfin, essayer de parvenir à des compromis entre les Etats sur les sujets qui posent problèmes.

Pour en savoir plus sur les principales institutions européennes et leur rôle reportez vous à la page suivante.

En quoi l’Europe joue-t-elle un rôle important en matière d’environnement pour les pays membres ?

La très grande majorité réglementations environnementales des pays membres de l’Union Européenne proviennent, en fait, du droit communautaire. Les actes juridiques contraignants du doit communautaire c’est-à-dire les actes qui s’imposent aux Etats membres peuvent prendre trois formes : le règlement est une règle directement applicable dans tous les Etats membres. Il fixe des objectifs et les moyens de l’atteindre.

La directive Lire la suite