Stage de Formation à l’Action Directe Non Violente du vendredi 4 février 2011 à 18h00 au dimanche 6 à Salles (Sud Gironde)

http://gironde.demosphere.eu/node/682  

gironde.demosphere.eu, communiqué, le 3 janvier 2011

Stage de Formation à l’Action Directe Non Violente du vendredi 4 février 2011 à 18h00 au dimanche 6 à Salles (Sud Gironde)

Objectifs de notre stage

1. La création de communautés d’activistes uni/e/s par des conceptions du monde proches et des liens de solidarité forts.

2. La diffusion de la culture de l’action directe non violente (désobéissance, solidarité, principes, techniques, précautions.).

3. L’émergence de vocations de formateurs/trices et la formation des formateurs/trices débutant/e/s.
Nous venons tou/te/s d’horizons et de luttes différentes et nous n’avons pas tou/te/s le même degré d’expérience, les stages sont donc des moments de partage et d’échange très enrichissants pour tou/te/s !

Durée du stage

Vendredi : accueil à partir de 18h00 et jusqu’à pas d’heure ; soirée informelle pour faire connaissance. Un repas léger est prévu ce soir-là pour ceux qui arriveront avant 21h00 et qui nous auront prévenus.

Samedi : début du stage à 9h00.

Dimanche : le stage s’achèvera autour de 17h00.

Contenu du stage

En gros : echanges d’expriences, positionnements philosophiques, jeux de rôle, communication non violente, techniques et bricolage divers, élaboration de projets, sécurité, rapports avec différents medias, briefing juridique, théâtre invisible, mise en situation, etc.

Nous partons du principe que chacun doit être acteur/trice de sa formation, en apportant son expérience et sa réflexion, ses idées et ses envies.

Participation libre aux frais :

La participation requise est d’autant Lire la suite

La désobeissance civile le jeudi 18 novembre à 20h00 au Samovar à Bordeaux

Le Pas de coté, communiqué, novembre 2010

Le « RDV du 18 » du Pas de Côté, Collectif décroissant bordelais, sur la désobéissance civile

Le jeudi 18 novembre 2010 à 20h Le Samovar 18 rue Camille Sauvageau à Bordeaux

Un rendez-vous tous les 18 du mois pour partager et mûrir des réflexions autour de la décroissance, l’autogestion, la solidarité, la non-violence, le féminisme, la convivialité, l’écologie.  Ce mois-ci :  » la désobéissance civile « 

Quelques sites pour explorer le sujet :
http://www.desobeir.net/
http://www.desobeissancecivile.org/
http://desobeissancecivile.wordpress.com/

Le collectif du Pas de Côté s’oppose à l’idéologie néolibérale : le productivisme, la surconsommation et l’idée de croissance infinie épuisent les ressources et accroissent les inégalités sociales. Le Pas de Côté est un espace à la disposition de tou-te-s pour organiser Lire la suite

Europe écologie : Manifeste pour un nouveau cours écologique et social

europe-ecologie.fr, octobre 2010

http://www.europe-ecologie.fr/2010/09/20/manifeste-pour-un-nouveau-cours-ecologique-et-social/comment-page-6/#comments

Manifeste pour un nouveau cours écologique et social

L’humanité est aujourd’hui devant un choix qui détermine son avenir. Un choix à assumer collectivement et qui requiert, en outre, l’implication de chacune et de chacun. Sous l’impact d’un système aveuglément productiviste et violemment inégalitaire, le train du progrès s’égare. Il faut de toute urgence le remettre sur une autre voie. C’est le sens de l’engagement des écologistes et leur responsabilité, ici et maintenant : ils refusent d’assister passivement au scénario d’une nature qui s’épuise et de sociétés qui se désagrègent ; ils veulent, en association avec les forces vives de la société et les partenaires politiques susceptibles de partager l’essentiel de leur projet, tracer une nouvelle ligne d’horizon sur la base d’une démarche de transition réaliste.

Tel qu’il s’applique, le système de création et de redistribution des richesses ne fonctionne plus. Retournement inédit qui, d’un même mouvement, précipite prédations du vivant et déchirures sociales, déséquilibres et discriminations, pollutions et récessions. Ce bouleversement majeur épuise les ressources aussi bien qu’il creuse les inégalités et déprime les consciences, dressant la biosphère contre les êtres humains et les êtres humains entre eux. Au point que le spectre d’un collapsus historique sans précédent hante l’avenir : celui d’un déclin écologique, économique et social brutal et simultané.

Néanmoins, une aspiration grandissante à refuser la défaite de l’Homme émerge partout dans le monde.

Une multitude d’initiatives entame le modèle dominant et ouvre des voies nouvelles. C’est l’autre visage de la mondialisation et il concerne tous les peuples, toutes les cultures. De nombreux acteurs et actrices de la société et des communautés locales cherchent et trouvent des issues. Ils interviennent dans toutes les couches de la société. Ce sont souvent ceux et celles que la crise fragilise en premier. Ils résistent, s’organisent, innovent, multiplient les initiatives. Chacun et chacune à leur façon, dans leur discipline, leur quartier ou leur village, ils esquissent les contours d’une alternative globale porteuse d’avenir. Des hommes et des femmes luttent et s’engagent, et c’est le seul espoir tangible, le seul point d’appui pour inverser le cours des choses.

Un choc sans précédent

Car les crises n’ont plus de limites. Elles surgissent dans tous les domaines de l’environnement et des activités. Elles se cumulent et s’alimentent pour mettre à nu un système en déroute. Nous sommes parvenus à ce moment clé où la croissance, moteur de l’histoire moderne, a atteint la frontière du possible. L’insoutenable est là, inscrit dans les réalités physiques de la planète et les souffrances des populations : les modes de production et les standards de vie, indexés sur l’imaginaire de la démesure et la boulimie des privilégiés, soumis à la surenchère de la marchandisation et de l’endettement massif, entraînent une consommation de ressources excédant leurs capacités de renouvellement. Elles provoquent un déséquilibre majeur des fondamentaux de la vie et de la culture.

Les conséquences sont sans appel : les modèles économiques et les pactes sociaux d’hier ne résistent pas aux sols qui s’épuisent, aux fleuves et aux mers qui se dépeuplent, aux forêts qui reculent et aux déserts qui avancent, aux séquences brutales d’inondations et de sécheresses, à la disparition des biotopes et à l’érosion de la diversité des espèces, à l’empoisonnement des airs et des eaux.

Déjà, dans les prémisses du chaos énergétique, climatique, alimentaire et sanitaire, dans la mise à sac des biens communs et publics que les logiques financières et marchandes provoquent, un nouveau monde émerge avec Lire la suite

Les écolos américains appellent à « l’action directe de masse »

Les écolos américains appellent à « l’action directe de masse »

rue89.com, Hélène Crié-Wiesner, le 12 septembre 2010 

http://www.rue89.com/american-ecolo/2010/09/12/les-ecolos-americains-appellent-a-laction-directe-de-masse-165943

Le Congrès des Etats-Unis s’est dégonflé cet été en abandonnant son projet contre les changements climatiques. Tout espoir de voir le pays adopter une législation sérieuse s’est envolé. Dégoûtées, trois organisations majeures de la lutte pour l’environnement en appellent maintenant à l’action directe.

J’ai déjà raconté la radicalisation de nombreux écolos américains. Il semble que le fossé entre « verts radicaux » et « écolos mous » soit en train de se combler tout seul. Les partisans de la discussion (Al Gore et ses disciples) n’ont pu que constater l’échec de leur stratégie.

Outre une reprise acharnée des luttes de terrain -notamment dans les Appalaches charbonnières -, un appel spectaculaire vient d’être adressé aux environnementalistes américains.

Publiée sur Grist, site phare du mouvement vert, cette lettre parue le 7 septembre est signée par le directeur de Greenpeace USA, son homologue du Rainforest Action Network, et par le leader du réseau 350.org. En voici une traduction-adaptation.

Je suis curieuse de voir ce que va donner cet appel, comment vont y répondre les groupes locaux, s’ils vont saisir la perche que leur tendent ces professionnels de la lutte. Car pratiquer l’action directe dans son coin, c’est une chose. A l’échelle des Etats-Unis, c’est un défi autrement complexe.

Chers amis,

Bon sang, quel été ! Les scientifiques viennent d’annoncer que nous venons de vivre les six mois les plus chauds, l’année la plus chaude, et la décennie la plus chaude de l’histoire humaine. Dix-neuf pays ont enregistré des records absolus de température : le thermomètre a grimpé à 54°C au Pakistan, un record en Asie.

Quand on voit l’impact de ces chiffres sur les incendies en Russie, ou sur le Pakistan noyé par des inondations sans précédent, on comprend qu’il n’y a rien d’abstrait dans tout ça.

Cet été, justement, le Sénat américain a décidé de reconduire un accord bipartisan en vigueur depuis vingt ans : l’immobilisme politique face aux changements climatiques. Lesquels, rappelons-le, ne résultent pas d’une quelconque volonté divine.

Nous sommes face aux industries les plus puissantes et les plus profitables du monde : celles qui tirent leurs bénéfices de l’exploitation des combustibles fossiles.

Nous ne les vaincrons pas en restant gentils. Nous devons construire un vrai mouvement, d’une ampleur sans commune mesure avec ce que nous avons bâti dans le passé. Un mouvement capable de contrer le pouvoir financier de Big Oil (pétrole) et Big Coal (charbon). Ce mouvement est notre seul espoir, et nous avons besoin de votre aide.

Honte aux leaders politiques

Quelles sont les priorités ? Dans l’immédiat, en ce moment partout dans le monde, des groupes préparent la Global Work Party du 10 octobre. Ce sera l’occasion de présenter nos solutions concrètes pour résoudre la crise climatique.

On ne se contentera pas de sortir quelques panneaux solaires. L’objectif est de faire honte à nos leaders politiques, de les apostropher : « On fait notre boulot. Et vous ? »

En attendant, dans tout le pays, des avocats et des associations locales abattent un travail d’enfer en combattant Lire la suite

La première bordelaise des Déboulonneurs

sudouest.com, Julien Rousset, le 7 Mars 2010

ANTIPUB. Ce collectif anti-pub tout juste implanté sur l’agglomération a organisé hier sa première action : le bâchage d’un panneau 4×3 dans le quartier de la gare Saint-Jean

La première bordelaise des Déboulonneurs

Hier à 14 heures, sur le parvis de la gare Saint-Jean, une demi-douzaine de jeunes gens se signalent par des gilets jaune fluo : ce petit groupe a monté en janvier une antenne bordelaise des Déboulonneurs, collectif anti-pub créé à Paris. Il organise cet après-midi sa première action.

L’initiative a été relayée sur des sites internet : une soixantaine de personnes est là. Beaucoup d’étudiants, des chercheurs, quelques artistes, de « vieux écolos » d’au moins 50 ans… Les policiers aussi ont eu l’info, qui veillent, à distance.

« Non-violence »

L’un des animateurs saisit le haut-parleur pour donner quelques instructions à ce commando de circonstance : « Il s’agit d’une action de bâchage et non de barbouillage. C’est une opération non violente, symbolique. En cas d’interpellation, il ne faut aucun débordement » explique l’orateur, insistant, habilement, sur le fait que « les policiers font leur travail ».

La perspective d’une interpellation n’inquiète guère les Déboulonneurs. Au contraire. « S’il y a procès, cela médiatise notre cause »… Fûté !

Le groupe prend la direction de Belcier. À vélo ou à pieds bien entendu. La cible de cet après-midi est un 4×3 planté au pied du pont du Guit.

Les militants anti-pub sont venus avec une bâche dont ils veulent recouvrir le panneau, mission accomplie en quelques minutes (voir la photo). Au pied du panneau par eux rhabillé, les Déboulonneurs précisent leur théorie, plus modérée que celle des Casseurs de pub : « Nous ne demandons pas la disparition de la pub, mais sa limitation à un format 50×70, le format accordé aux associations ou aux partis politiques. Il n’est pas normal que des marchands aient plus d’espace que des forces citoyennes ».

Les interventions épinglent aussi le « formatage » induit par la pub, la surconsommation et « l’hédonisme marchand », rappellent que « le paysage urbain appartient à tous, y compris à ceux qui le regardent », ou déplorent la consommation électrique des panneaux éclairés de nuit…

À 15 h 15, Lire la suite

TCHAT avec Pierre Rabhi : Notre modèle de société va déboucher sur un dépôt de bilan planétaire»

liberation.fr, Pierre Rabhi, le 7 décembre 2009

«Notre modèle de société va déboucher sur un dépôt de bilan planétaire»

La conférence sur le climat sera-t-elle à la hauteur des enjeux? Le philosophe et agronome Pierre Rabhi, pionnier de l’écologie, n’y croit pas et propose des solutions pour protéger la planète. Il a répondu à vos questions.

Vrille. La crise économique pourrait-elle avoir un effet positif sur la crise climatique ?

Je crois que c’est abusif de donner le joli nom d’«économie», et incorrect. Ce que nous appelons économie n’est absolument pas de l’économie, puisqu’il s’agit du pillage généralisé de la planète. C’est-à-dire par cette croissance indéfinie sur laquelle nous avons fondé notre mode de gestion des ressources planétaires. Avant toute chose, il faut s’entendre sur ce qu’est l’économie, qui, pour moi, consiste d’abord à répartir équitablement les ressources entre les êtres humains.

Francoise. Cher monsieur Rabhi, mes respects et mon admiration. Voici ma question : comment décroître en France sans créer de chômage ?

Il faut se rendre à l’évidence : notre modèle de société, basé justement sur une vision erronée de la planète, ne pourra certainement pas se poursuivre sans aboutir à une sorte de désastre et de dépôt de bilan planétaire.

La décroissance doit être mise en perspective et graduellement organisée sur les bases d’un vivre ensemble fondé sur ce que j’appelle «la sobriété heureuse», un art de vivre fondé sur la modération. Cela passe, évidemment, par revoir nos comportements. Pour chacun de nous, au quotidien. Il faut aussi militer pour que le politique et l’économique soient révisés sur la base d’une réalité absolue. Nous ne pourrons pas continuer à appliquer le toujours plus sur une réalité planétaire limitée.

boudhinette@yahoo.com. La reforestation peut-elle avoir un impact contre l’effet de serre ?

Oui. Il est connu que la reforestation a des effets bénéfiques sur le climat. Cependant, cette reforestation devrait être précédée d’une réglementation drastique sur la destruction des forêts existantes. Il ne sert à rien de déforester d’un côté, et, de l’autre, prétendre corriger par la reforestation. En gros, cessons d’abord de déforester, et envisageons ensuite l’avenir avec la reforestation.

Kwami12. Pourquoi, selon-vous, la France est-elle aussi en retard par rapport à d’autres pays européens quant à la création de lieux de vie écologiques et solidaires (écovillages, etc.) ?

Je ne connais pas la raison pour laquelle il n’y a pas encore cet esprit ou cette réalité. L’avenir ne pourra pas être au chacun pour soi, ni à une urbanisation extravagante, comme nous en sommes témoins aujourd’hui. La question qui se pose, c’est: qu’allons-nous faire après que notre modèle de société, qui assure la survie des citoyens par des rémunérations et autres moyens, lorsque ce modèle arrivera à ses limites. Il faut absolument une politique Lire la suite

Camp action climat : A Nantes, un projet d’aéroport réchauffe le climat social

bastamag.net, Daniel Maunoury, Aurélien Dailly, Benoît Kubiak, http://avenirclimat.info, le 16 septembre 2009

Camp action climat : A Nantes, un projet d’aéroport réchauffe le climat social

Début août 2009, le premier « camp action climat » s’est déroulé sur le sol français, à Notre-Dame-des-Landes, non loin de Nantes. L’initiative s’inscrit dans la mobilisation en préparation du sommet de Copenhague sur les changements climatiques, en décembre. Elle fait aussi écho à la résistance locale contre un projet d’implantation d’un d’aéroport à la place de ces landes forestières. 82 exploitations agricoles sont menacées. Plusieurs centaines de personnes ont ainsi tenté de relier mobilisation internationale, réflexions, autogestion, lutte locale et mode de vie en adéquation avec ces combats. Récit en texte et en images. [NDLR : pour voir les images aller sur l’article d’origine]

Un demi millier de personnes ont, chaque jour, fréquenté le premier camp action climat français, du 2 au 9 août à Notre Dame des Landes en Loire Atlantique. Ce camp est né d’une conjonction de volontés et d’expériences : la participation d’un couple de militants au camp climat anglais l’année précédente, la volonté de l’association Les amis de Silence ! d’organiser un camp davantage tourné vers l’action, et une coordination d’associations locales cherchant à développer la lutte contre un projet d’aéroport. L’initiative rassemble des individus sans drapeau ni porte-parole. Les décisions sont prises par consensus pour essayer d’être le plus inclusif possible. Beaucoup découvrent pour la première fois quelques principes concrets d’autogestion. Vivre ensemble, à plusieurs centaines durant une semaine, dans un pré complètement vide quelques jours auparavant : le pari est de taille !

En 2006, le premier camp climat au Royaume-Uni réunit 600 personnes qui squattent un pré et tentent de fermer une centrale thermique, principal site d’émission de gaz à effet de serre du pays. L’expérience fait des petits : trois ans plus tard, on dénombre une vingtaine de camps climat dans le monde, inspirés par quatre grands principes : des actions directes non-violentes ciblant des « crimes » climatiques, une empreinte écologique minimale, le partage de savoirs et la construction d’un réseau de militants du climat. Ce mouvement, où les jeunes sont très présents, invente et tente de construire un mouvement mondial pour une justice climatique.

Le soleil est au rendez vous. L’autogestion du camp se passe sans incident majeur. Pour 2,70 euros minimum, on peut se nourrir correctement (et parfois gratuitement) sous des chapiteaux et des yourtes. Les diverses conférences se préparent sous des toiles tendues. La plupart des « résistants » dorment dans leurs tentes individuelles dispersées ça et là sur la vaste pelouse prêtée par un propriétaire lui-même engagé dans la lutte. Une forêt magnifique borde le camp dans laquelle on peut se promener à pied, traversant ainsi la future parcelle aéroportuaire de la région nantaise. Un gâchis environnemental immense quand on pense aux hectares de forêt coupée et remplacée par des parkings ou autres pistes largement goudronnées.

Ce projet de « Grand aéroport du Grand–Ouest pour une Grande Métropole », avec bien sur un Grand maire et un Grand président d’agglomération, est proposé par Lire la suite