France Nature Environnement : Déluge nucléaire au cœur de l’été !

fne.asso.fr, communiqué de presse, le 30 juillet 2010

http://www.fne.asso.fr/fr/deluge-nucleaire-au-cur–de-lete-.html?cmp_id=33&news_id=1751&vID=1

Déluge nucléaire au cœur de l’été !

Le rapport Roussely sur l’avenir de la filière française du nucléaire civil enfin rendu public, sous forme de synthèse (expurgée du confidentiel défense ?). Le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire qui remet son avis sur la gestion des matières et déchets radioactifs. Le Président de la république annonçant que EDF sera le chef de file du nucléaire français à l’exportation associé à AREVA. EDF qui reconnaît deux nouvelles années de retard pour l’EPR de Flamanville. N’en jetez plus ! Tout ceci part du fait que le nucléaire français va mal, à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est la raison du rapport Roussely.

Des projets de réacteurs en forme de chantiers-écoles

Un premier élément commun réside dans les déboires graves des deux chantiers des réacteurs EPR, celui d’AREVA en Finlande et celui d’EDF à Flamanville. Pour Maryse Arditi, pilote du réseau Risques industriels de FNE : « Rappelons que cela fait 20 ans que ni EDF, ni AREVA n’ont construit un réacteur de A à Z et que les compétences se sont estompées. Tous les intervenants doivent réapprendre à faire. En fait, ces 2 réacteurs sont des chantiers-écoles comme il en existe dans tout le secteur de la formation professionnelle, mais on n’a pas osé nous les présenter ainsi ! ». Dans ces conditions, FNE rappelle sa demande de moratoire sur Penly 3, le temps que Flamanville soit terminé et expérimenté 3 années.

Des exportations menacées

Depuis des années, EDF exporte le courant (la France garde les déchets) et AREVA exporte (ou tente d’exporter) les réacteurs. Pour poursuivre l’exportation du courant, EDF est confronté à une indisponibilité croissante du parc de réacteurs pour cause, entre autres, de vieillissement. Cela ne va pas s’arranger avec le temps ! Le rapport Roussely part de l’idée que nos réacteurs vont durer non pas 40 ans, mais 50 ans, voire 60 ans, ce qui n’est pas sans soulever des questions fondamentales sur la sûreté, comme l’illustre l’état de santé de Fessenheim, centrale de seulement 40 ans ! Il en déduit que la seule activité possible pour le nucléaire civil français est à l’exportation. Et Roussely de s’apercevoir que l’EPR est inadapté pour des pays sans compétences fortes en nucléaire : trop gros, trop complexe, trop dangereux, nécessitant un surcroît de sécurité difficile à opérer ! D’où l’idée de créer de nouveaux « objets nucléaires » plus aisément commercialisables.

De la mine aux déchets

L’uranium que nous utilisons vient du monde entier, sauf de la France. Au Niger, Lire la suite

Le Niger, victime de ses richesses en uranium

eco-life.fr, Marie Varasson, le 9 février 2009

Le Niger, victime de ses richesses en uranium

Troisième exportateur d’uranium au monde, le Niger est pourtant l’un des pays les plus pauvres du globe. Malgré ses richesses minières, le nord du pays est régulièrement touché par des crises alimentaires et une dégradation de son environnement. 174éme pays le plus pauvre du monde sur 177, le Niger n’arrive pas à se développer malgré l’éclaircie dans son ciel apportée par la vente d’uranium. Découvert et exploité depuis près de 40 ans, le précieux minerai a pourtant tout du diamant rare. Situé dans la région d’Agadez au nord-ouest du pays, une zone désertique et peu cultivable, il aurait pu la transformer et doper son économie.

Un rêve oublié pour les populations du Nord qui estiment ne pas avoir bénéficié de la croissance fulgurante du budget de l’Etat (passé de 15 milliards de francs CFA en 1975 à 72 milliards en 1980). « La répartition des richesses ne s’est pas faite« , explique Issouf ag Maha, maire de Tchirozerine, à 45 km d’Agadez et membre du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). « Le gouvernement est le premier coupable dans cette affaire, les entreprises sont venues faire du business et ont agi dans leur intérêt ».

Les concessions s’étendent sur près de 90 000 kilomètres carrés, et ont fait les belles années de nombreuses sociétés minières. Souvent montrée du doigt, Areva, entreprise spécialisée dans le nucléaire, se défend des accusations de pollution et de néo-colonialisme qui sont portées contre elle. « Dans les années 80, quand les cours de l’uranium se sont effondrés et que les mines fermaient un peu partout dans le monde, le groupe a poursuivi seul l’exploitation des gisements du Niger« , explique-t-elle. Sur le terrain, le MNJ assure qu’aucune action n’a été entreprise. « Jamais de concertation avec les populations locales n’a été organisée », ajoute Issouf ag Maha.

– « La multiplication des permis est notre plus grosse inquiétude » –

Paroles contre paroles, il demeure difficile d’accéder aux sites et de constater scientifiquement les dégâts. Pourtant aux environs, la situation s’est manifestement dégradée. L’élevage et les activités traditionnelles des populations, telles que l’exploitation du sel, seraient devenues impossibles. Dans les fermes, le bruit fait fuir le bétail. Faute d’eau, utilisée pour nettoyer l’uranium, l’agriculture locale est compromise. D’autant que la sécheresse ravage régulièrement cette partie du pays. « Pourquoi ne pas proposer des solutions transparentes avec une explication humaine de l’étendue des projets miniers », s’interroge Issouf ag Maha.

La diminution des ressources pétrolières a relancé les cours de l’uranium, ces dernières années (voir l’article : Les prix de l’uranium vont-ils flamber ?). Lire la suite

Bègles 18 février : « Areva ne fera pas la loi au Niger »

DU 14 AU 27 FÉVRIER, LES BAINS À BÈGLES

Exposition Areva ne fera pas la loi au Niger – Projection/débat du  film Niger, la bataille de l’uranium

LE MERCREDI 18 FÉVRIER COMPLEXE PAUL LANGEVIN

Sera présentée, du 9 février au 4 mars, l’exposition créée par le  collectif Areva ne fera pas la loi au Niger par l’association Survie  Gironde. http://surviegironde.blogspot.com/

Cette exposition de 9 panneaux explique et dénonce le rôle du groupe  nucléaire français Areva au Niger, l’agriculture en danger, la  pollution des eaux, les droits de l’Homme bafoués, la Françafrique et  développe les alternatives possibles

– aperçu de l’expo visible sur le  site du collectif http://areva.niger.free.fr/

–  Du 14 au 27 février, l’exposition sera à l’espace restauration  « Nature et des courgettes », dans le hall d’entrée de la piscine Les  Bains à Bègles (2, Rue Carnot).

–  Le mercredi 18 février une projection/conférence avec projection  gratuite du film Niger, la bataille de l’uranium est prévue au  complexe Paul Langevin (129 bis, Rue Lauriol à Bègles), avec :

–  Stéphane Lhomme Réseau Sortir du Nucléaire http://www.sortirdunucleaire.org/

–  Issouf ag Maha : ancien chercheur en agronomie, précurseur de  l’agriculture bio au Niger, ancien maire de Tchirozérine dans le nord  du pays, il est aussi à l’origine de la création du collectif  Tchinaghen pour la Paix et la Solidarité au Nord Niger.

Le Film Niger, la bataille de l’uranium (documentaire de 48 mn) est  une production Vaillot Bernard/Galaxie presse, réalisation : Nahan  Siby, Frédérique Denis et Stéphane Manier.
Par ailleurs, du Lundi 9 au mercredi 11 février, l’exposition sera à  l’ENITA (1 cours du Général de Gaulle, Gradignan), avec projection  gratuite du film Niger, la bataille de l’uranium le 11 à 19h dans le  grand amphi, suivie d’une conférence avec Issouf ag Maha.
Les 12 et 13 février, l’exposition sera à Sciences Po Bordeaux
(11  allée Ausone, Domaine Universitaire, Pessac, Tram arrêt Montaigne/ Montesquieu, rocade sortie 16). Le jeudi 12 à 16h, dans la salle  Bastiat, nous projetterons aussi le film Niger, la bataille de  l’uranium suivi Lire la suite