Débat Utopia le 30 mars : Il y a de l’or dans nos poubelles

Aquitaine Alternatives, Communiqué, le 28 mars 2009

Lundi 30 MARS à 20h30 cinéma UTOPIA  (Place Camille Jullian à Bordeaux)

SOIRÉE-DÉBAT : Il y a de l’or dans nos poubelles

Organisée par l’Association Recup’R.

PROJECTION UNIQUE du film documentaire suivie d’un débat avec Dominique Nicolas, Président de l’Association Aquitaine Alternatives, Geoffroy Estingoy, du Tri-cycle Enchanté, et les membres de l’association Recup’R.

TOPTarif unique : 4€

Achetez vos places à l’avance, à partir du Samedi 21 Mars.

LE JARDIN ENCOMBRÉ

Laetitia COUDERC – France 2006 52mn –

Du 30/03/09 au 30/03/09

Le 20ème siècle a vu se développer le règne des objets jetables : rasoirs, stylos, bouteilles, sacs… Finis les consignes, les chaussettes rapiécées et les objets de la maison qui servaient sur plusieurs générations. Tout devient simple et tout achat se doit d’être consommé rapidement. Avec l’avènement de la société de consommation, ce principe s’est étendu à l’ensemble des objets utilisés dans notre quotidien. À peine achetés, ils sont déjà dépassés : téléphone portable, télévision, ordinateur… C’est ainsi qu’une part importante de ces matériels finissent directement en déchetterie, quand ce n’est pas tout simplement à la poubelle, alors que la plupart sont réparables et pourrait encore servir. Nous produisons aujourd’hui près de 2 kg de déchets par jour et par habitant, soit deux fois plus qu’il y a trente ans, sans compter ceux des diverses activités industrielles, agricoles… Chaque jour les questions environnementales s’imposent davantage. C’est ainsi qu’un droit de l’environnement s’apprête à naître (au même titre que les droits de l’homme de 1789).
Alors pourquoi jeter ou recycler ce qui pourrait être tout simplement remis en état et remis en circulation ? Lire la suite

Bassens : Centre de maturation des mâchefers ?

Sud-ouest, Yannick Delneste, le 23 Janvier 2009

BASSENS. Le projet de traitement des résidus des incinérateurs de Bègles et Cenon pourrait enfin voir le jour sur la zone portuaire grâce à un consensus sur le transport fluvial

Les mâchefers en vogue

Les embarcations sont rares sur la Garonne à Bordeaux. Dans quelques années, il se pourrait qu’une péniche effectue trois fois par semaine les 15 km séparant Bègles de l’incinérateur Astria de la zone industrialo-portuaire de Bassens. À bord de cette barge, 400 tonnes de mâchefers imbrûlés, subsistant au terme de l’incinération des déchets ménagers traités par les fours béglais. Au bout de ce court voyage, une plate-forme de valorisation dont le projet, grâce à ce mode de transport fluvial, recueillerait enfin l’assentiment collectif.

C’est peu dire que le dossier a voyagé sur l’agglomération et même un peu plus loin. Depuis 1998 et la mise en service d’Astria, Novergie (délégataire de la CUB) qui exploitait jusqu’au 1er janvier dernier (1) les deux incinérateurs, a multiplié les projets d’implantation. De Salles à Saint-Aubin-de-Médoc, la dizaine de sites proposés avait toujours été contestée. Dernier projet en date : Blanquefort où l’opposition d’un certain Vincent Feltesse n’avait pas été étrangère à la prise de la mairie par ce dernier en 2001.

2 600 camions en moins

Faire construire un incinérateur de déchets sans prévoir de plate-forme de maturation des mâchefers : c’est l’incongruité vécue depuis dix ans sur la CUB. Aujourd’hui les 100 000 tonnes produites chaque année par Bègles (65 000) et Cenon (35 000) sont amenées par 4 000 camions à Clérac en Charente-Maritime, à 60 km de l’agglomération. Dans cette structure vieillissante qu’un arrêté préfectoral a condamnée pour mars 2010, les mâchefers sont valorisés notamment en granulats pour les routes.

Le projet de plate-forme bassenaise répondrait aux exigences qui ont empêché les autres : « assurer près des incinérateurs la maturation de la totalité des mâchefers de la CUB, produire des granulats de qualité pour une agglomération qui connaît un déficit en la matière, et adopter un transport fluvial de la majorité de ses mâchefers, de Bègles à Bassens », liste Jérôme Saura, responsable des filières vracs, industriel, bois et dérivés au Port autonome de Bordeaux. « Ce transport par le fleuve supprimera 2 600 camions par an, divisera les émissions de gaz carbonique par cinq, le dioxyde de soufre par six. » L’acheminement des mâchefers de Cenon continuerait à se faire par la route mais les camions ne feraient plus que 10 km au lieu de 60.

10 millions d’euros

« Ce concept a séduit tout le monde aujourd’hui », Lire la suite