LGV Nérac. Hier, Très Grande Vigilance en Albret a rassemblé 4000 personnes en ville

ladepeche.fr, Cathy Montaut, le 7 mars 2010

La manifestation a drainé des opposants de toute la région

Nérac. Hier, Très Grande Vigilance en Albret a rassemblé 4000 personnes en ville.

Les banderoles étaient signées des diverses associations militant contre le projet de LGV Sud Europe Atlantique. « Non aux lignes LGV, oui aux lignes existantes », affichait la banderole du collectif des élus ALT LGV, tandis que d’autres étaient plus imagées : « Le bonheur est dans le pré, avec la LGV, le malheur est dans le prêt. Endettement, 45 ans », « Adieu chasse et pêche, la nouvelle LGV clôturera la région » ; « Forêts massacrées, impôts multipliés », « Qui paiera la folie LGV, vous bien sûr », « IVG oui (en référence à la Journée de la femme du 8 mars), LGV non » pour n’en citer que quelques-unes. À l’appel de l’association Très Grande Vigilance en Albret (TGV), les manifestants sont venus nombreux, hier, à Nérac, pour dire leur mécontentement et affirmer haut et fort qu’ils ne veulent pas ici ou ailleurs d’une LGV. Ils se sont déplacés des départements voisins mais aussi de plus loin, comme du Pays basque. Le rendez-vous était fixé au foirail afin que le cortège défile dans les rues de la ville, en passant par le Vieux-Nérac, empruntant le pont Neuf et le pont Vieux. Ce fut un long serpent qui traversa la commune puisque 4 000 personnes se sont rendues au rendez-vous. Pour se convaincre d’un chiffre correct, ils furent massés, lors du meeting sous la halle, tandis que les élus de tous bords, au milieu desquels on a pu voir Noël Mamère, se retrouvaient sur les gradins.

Tout se passa dans une ambiance bon enfant, l’association TGV ayant souhaité, avant tout, défiler en respectant la population néracaise.

Les agriculteurs ainsi que les vignerons, arboriculteurs, forestiers avaient également pris part au cortège, huit tracteurs ouvraient la marche. Et de mémoire de Néracais, on n’avait certainement pas vu de tracteurs depuis une éternité empruntant le pont Vieux.

Prises de parole

Tous les intervenants à la tribune, responsables d’associations ou élus, ont tous abondé dans le même sens, à savoir que le projet « n’est ni favorable à la planète ni à l’intérêt général, ne bénéficiant qu’à une minorité au détriment des autres et ne servirait qu’à balafrer les forêts, terres agricoles et nature », lançait le responsable de la Sepanso. Au nom des Basques, Victor Pachon, précisait : « On ne veut pas qu’on décide à notre place, nous sommes 4 000 à savoir lire, écrire, compter. … Nous voulons vivre et travailler au pays, avec la LGV, c’est le contraire… » « Le devoir de parler est plus important que le devoir de se taire », concluait J. Giraud, pour les Landes, tandis que D. Cassou, pour LEA 33 : « Une population bien informée ne peut pas Lire la suite

TRANSPORTS. Nérac a accueilli, samedi, des militants anti-LGV venus de tout le grand Sud-Ouest

sudouest.com, NC, le 8 mars 2010

TRANSPORTS. La cité d’Henri IV a accueilli, samedi, des militants anti-LGV venus de tout le grand Sud-Ouest

Le train de l’opposition à la LGV à Nérac

Sur la place du Foirail, la manifestation a pris une tournure de grande réunion de famille. Ils sont nombreux à avoir « fait Hendaye » en janvier, ou encore Auvillar et Castelsarrasin… Appareil photo en main, chacun guette l’affiche percutante, le déguisement original, comme ces Cadets de Gascogne venus de Pindères, Pompogne ou Saint-Julien. « Dix milliards pour un quart d’heure, quel malheur », scandent les manifestants.

Cette opposition draine aussi bien des écologistes que des chasseurs, des agriculteurs ou de simples particuliers. « C’est vrai, nous sommes entrés dans cette opposition pour défendre ce qui nous appartient », expliquent Charles d’Huyvetter et Catherine Aime, président et vice-présidente de l’association Très Grande Vigilance en Albret. Puis, ils ont creusé la question avant qu’on ne creuse chez eux. Et sur plus de 2 100 lèvres, samedi, cette même question, qui se transforme en exigence : « Pourquoi ne pas moderniser l’existant ? ».

Le long cortège, ouvert par une dizaine de tracteurs a d’abord descendu les grandes artères des allées d’Albret, avenues Lafayette et Mondenard, avant de s’engouffrer dans les rues étroites du centre-ville. Des tracteurs sur le Pont-Vieux, remontant la rue Puzoque, c’est un spectacle aussi inédit que l’ampleur de la manifestation. Sur le chemin, des riverains sur le pas de leur porte encouragent les manifestants. Même si le nombre de 4 000 personnes annoncées au micro par les organisateurs n’est pas atteint, on n’a pas vu pareille contestation dans la capitale de l’Albret depuis mai 1968.

Echarpes tricolores

Depuis la fenêtre de la mairie, le maire, Nicolas Lacombe, qui voulait pourtant rester discret, se fait interpeller. Les élus lot-et-garonnais qui ouvrent la marche font une pause. Séparés par la place, une vitre et le projet de LGV, Bernard Faucon-Lambert et les élus qui viennent de tenir la première assemblée générale de leur association (voir par ailleurs), se tournent vers le maire de Nérac et conseiller général qui, lui, a voté le projet. Silence. Et le long cortège des manifestants repart avec toujours autant Lire la suite

LGV : Manifestation à Nérac le samedi 6 mars 2010

Coordination vigilance LGV, communiqué, le 22 février 2010

Manifestation à Nérac le samedi 6 mars 2010

NON aux lignes LGV

OUI au TGV sur les lignes existantes

10h30 : Rendez-vous  devant la gare

11h00 : Manifestation

13h00 : Casse-croûte gascon et animations sous la halle

Après les manifestations de Bayonne (12 000 personnes), Langon (3 000) et Hendaye (15 000) la prochaine mobilisation contre les projets de Lignes Nouvelles à Grande Vitesse aura lieu à Nérac samedi 6 mars.

Car aujourd’hui c’est de toutes parts que les habitants du Sud-Ouest s’élèvent contre ce projet insensé.

La Coordination Vigilance LGV appelle à participer en nombre à cette manifestation.

Les habitants du Lot-et-Garonne Lire la suite