Bègles : TACA et Trans’Cub critiquent Terres-Sud

sudouest.com, Gilles Guitton, le 30 Juin 2009

Taca et Trans’Cub critiquent Terres-Sud

BÈGLES, URBANISATION. Trop grand, pas assez maraîcher : les associations réclament une concertation à Noël Mamère pour revoir le projet

Il faut se méfier du Trans’Cub qui dort. Surtout quand ses représentants à Bègles, Pierre Mora et Jean Sireyjol, président de l’association Taca (taxe carbone), se sentent en position de réclamer de « Noël » un peu plus d’écologie dans ses projets. C’est le cas à propos de Terres-Sud et de la zone humide de Mussonville qui jouxte ce programme d’urbanisation. « On s’est réunis pour en discuter. On a des choses à dire », indique Pierre Mora.

Elles tiennent en deux mots : maraîchage et densification. Il y a quelques mois, Pierre Mora et ses amis étaient déjà intervenus pour demander à la municipalité de réserver de la surface à du maraîchage de proximité dans la partie non aménagée de la rive gauche de l’Estey. « Il y a là 40 à 50 hectares. C’est idéal pour du maraîchage de proximité. Il faut réduire les transports et retrouver une image idéale de l’agglomération. Bègles, Villenave, Eysines, Bruges, étaient connus pour nourrir Bordeaux. »

« Six à sept hectares »

Du coup, si Pierre Mora juge que la proposition de Noël Mamère de créer sur une partie du secteur des « jardins partagés » est « tout à fait pertinente » ; il voudrait aller « plus loin ». « Il faut une zone de production professionnelle, qui n’est viable que sur six à sept hectares au moins, dont la production sera destinée à un rayon d’une dizaine de kilomètres ».

Taca et Trans’Cub y imaginent la convergence de « divers acteurs, professionnels, commerçants locaux, sans doute une association d’insertion et une épicerie solidaire ».

Or, assure Pierre Mora, « quand on en a parlé à Noël, il nous a dit : mon truc, c’est cultiver les délaissés, les bouts de terrains dont la CUB ne fait rien. Sympathique, mais insuffisant. Et on peut faire les deux ! Puisqu’à Mussonville, on a la maîtrise municipale du foncier. » Son modèle : l’association de citadins girondine qui a acheté une propriété pour un maraîcher qui se destine aux Amap, ces réseaux associatifs de production et commercialisation.

« Ville nouvelle »

Quand à l’urbanisation, Pierre Mora est en terrain plus délicat. D’un côté, Lire la suite

Val de Leyre : L’Avecicm met un terme à ses activités

Sud-Ouest, Bernadette Dubourg, le 13 Février 2009

VAL DE L’EYRE. L’association créée il y a 10 ans pour lutter contre un projet d’incinérateur d’ordures, a été dissoute lundi. Ses membres rejoignent d’autres associations

L’Avecicm a choisi de mettre un terme à ses activités

L’association du Val de l’Eyre contre l’implantation d’un centre de mâchefer, plus connue sous le sigle Avecicm, n’existe plus.

L’association, créée il y a tout juste dix ans par une poignée de citoyens militants pour lutter contre le projet d’un centre de déchets, a été dissoute lundi soir lors d’une assemblée générale extraordinaire. Retour sur dix ans de militantisme citoyen et sur les raisons de cette dissolution avec le président fondateur de l’Avecicm, Philippe Mora.

« Sud Ouest ». Pourquoi l’Avecicm a-t-elle été créée, le 5 mars 1999 ?

Philippe Mora. Nous étions opposés à un projet dangereux d’installation d’un centre de maturation et de stockage de résidus d’incinération des ordures ménagères, au bord de la Leyre, entre Salles et Belin-Beliet. Nous étions un groupe de citoyens, nous avions été alertés par des personnes qui avaient eu connaissance de ce projet, approuvé par les maires de l’époque de Salles et Belin-Beliet.

Qu’est devenu de projet ?

Il a été abandonné au bout d’un an. Grâce, notamment, à notre mobilisation. L’Avecicm a tout de suite pris de l’ampleur. Nous étions une quinzaine à sa création. Un an après, il y avait 250 adhérents.

On se retrouvait régulièrement sur les marchés, lors de réunions publiques. Au-delà de notre opposition à ce projet, nous voulions promouvoir le traitement écologique des déchets.

Après l’abandon du projet, quelle était la raison de demeurer de l’association ?

En 2000, nous nous sommes opposés à un projet d’incinérateur des ordures ménagères à Biganos, sur le site de Smurfit. On a refait la même chose, avec une équipe renouvelée. Cinq mois après, le projet a été abandonné. Pendant les huit années suivantes, nous avons maintenu notre vigilance afin qu’il n’y ait pas d’incinérateur « ni ici, ni ailleurs », c’était notre devise. Notre action a dépassé le cadre du Val de l’Eyre et du bassin d’Arcachon pour s’étendre à toute la Gironde. Nous avons ainsi rejoint le collectif des déchets girondins.

Quelle était votre motivation ?

Nous n’avons cessé de promouvoir des méthodes alternatives au traitement des déchets, aussi bien dans la réduction, en amont, que dans le recyclage, en aval.

Pourquoi cesser votre action ?

Nous avons obtenu satisfaction l’an dernier lorsque le Conseil général a décidé qu’il n’y aurait pas d’incinérateur dans le département. Nous avons atteint cet objectif.

Pourquoi choisir de dissoudre l’association ?

L’an dernier, nous avons souhaité passer le flambeau à une nouvelle équipe, renouveler le conseil d’administration de 15 membres comme le prévoient nos statuts. Mais les volontaires n’étaient pas assez nombreux.

Nous avons donc préféré dissoudre l’association. Mais chacun poursuit son engagement citoyen. Nous allons rejoindre d’autres associations. Lire la suite