Le Syndicat des EnR réfute l’étude de l’Institut Montaigne

BâtiActu, le 18 septembre 2008

Le Syndicat des Energies Renouvelables réfute l’étude de l’Institut Montaigne

Suite à une étude publiée par l’Institut Montaigne, en juillet dernier, intitulée « Eoliennes : nouveau souffle ou vent de folie ? », le Syndicat des énergies renouvelables a rédigé un rapport, réfutant point par point l’argumentation de l’auteur, Vincent Le Biez. Selon le SER, celui-ci aurait fait preuve d’un exercice anti-éolien. Droit de réponse.

Le Syndicat des énergies renouvelables vient de publier un rapport, contestant point par point les arguments de Vincent Le Biez, auteur d’une étude sur l’impact du coût de l’éolien pour l’Institut Montaigne.

Le développement de l’énergie éolienne en France tel que l’a envisagé le Grenelle de l’environnement ne serait « pas la solution économique la plus appropriée », et ne répondrait « pas à un besoin étant donné la sobriété du parc de production électrique français en termes de CO2 ». Voilà les conclusions de Vincent Le Biez, auteur de l’étude « Eoliennes : nouveau souffle ou vent de folie ? ». Ainsi, l’homme évaluerait le surcoût du développement de l’éolien en France à 2.5 milliards d’euros par an à l’horizon 2020.

Surcoût ou économie ?

Le SER conteste la méthodologie et les hypothèses choisies par l’auteur pour arriver à ce résultat, affirmant même que l’étude « cache un parti pris anti-éolien ». Le syndicat tente donc d’apporter ses explications. En résumé, le SER a estimé que :

– Evaluer le surcoût du développement de l’éolien offshore à partir des seuls tarifs d’achat actuels (sachant que les progrès à venir seront susceptibles de faire baisser les coûts) n’est pas pour l’instant possible. Pour le SER, les chiffres de l’étude indiquerait un surcoût d’un peu plus d’1 milliard d’euros.

– La dégressivité du tarif d’achat Lire la suite

100 euros d’impôts par personne pour développer l’éolien

Le Figaro, 15 août 2008, Perrine Créquy

L’électricité issue du vent pourrait s’avérer coûteuse pour le contribuable. L’Institut Montaigne montre dans sa dernière étude que la réalisation des objectifs de développement de l’éolien fixé lors du Grenelle de l’environnement pourrait se traduire par un surcoût d’1 milliard d’euro par an d’ici à 2020, voire de 2,5 milliards d’euros par avant après cette date.

L’Institut Montaigne a calculé que le coût annuel complet de l’éolien s’établit à 163 euro par kilowatt, si la puissance installée reste inférieure à 10 GW. Il précise de ce coût atteint 275 euros par kilowatt si les éoliennes sont installées en mer plutôt que sur une surface terrestre. Face à ces dépenses, le développement de l’énergie éolienne génèrerait 87 euros par kilowatt d’économies.

Vincent Le Biez, l’auteur de l’étude, estime que «tant que l’éolien est peu développé, ce surcoût est faible et donc aisément supportable par l’opérateur historique. Cependant, nul doute qu’in fine, il se retrouvera sur la facture d’électricité du consommateur». Il évalue ce surcoût à 100 euros par an et par foyer, si les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement sont atteints. Lire la suite

L’éolien à nouveau dans la tourmente

Actu Environnement le 20 août 2008

L’éolien à nouveau dans la tourmente avec l’annulation du décret fixant les tarifs de rachat

Après la publication de l’étude de l’institut Montaigne et le projet de classement des éoliennes en ICPE, le secteur de l’éolien est à nouveau chahuté suite à l’annulation par le Conseil d’Etat du décret fixant les tarifs de rachat de l’électricité.

Dans une décision rendue publique le 6 août dernier, le Conseil d’Etat a annulé le décret fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les éoliennes. Cette décision fait suite à une plainte déposée par l’association Vent du Bocage et se base sur un vice de procédure lors de la rédaction du texte. Le motif de cette annulation est en effet la consultation du conseil supérieur de l’électricité et du gaz en lieu et place du conseil supérieur de l’énergie.

Résultat, les projets de parcs éoliens qui devaient prochainement prendre forme sont suspendus, aucun contrat ne pouvant être signés, ce qui satisfait Jean-Louis Butré, président de l’association Vent du Bocage Lire la suite