Diplômé… maître composteur à l’initiative de l’ADEME et du Conseil général de la Gironde

aquí.fr, Piotr Czarzasty, le 26 novembre 2009

Diplômé… maître composteur à l’initiative de l’ADEME et du Conseil général de la Gironde

Plus de 330 girondins sont aujourd’hui guides ou maîtres composteurs. Les derniers viennent seulement de recevoir leurs diplômes le 25 novembre dernier au Conseil Général de la Gironde des mains de l’association formatrice Les Jardins d’Aujourd’hui. Cette curieuse formation, mise en place en juin 2008 par le Conseil Général et l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), a pour objectif de former au compostage et de favoriser ainsi l’essaimage de le pratique sur l’ensemble du département.

Avec 390 kg d’ordures ménagères par an et par habitant, la Gironde se situe aujourd’hui dans la moyenne nationale. Les autorités départementales ne comptent pas cependant en rester là. C’est notamment pour cela que le département a décidé d’encourager des actions comme le compostage afin de réduire le nombre de déchets (Selon les calculs, le compostage pourrait, à lui seul, diminuer jusqu’à 60 kg de biodéchets par an et par personne). Les chiffres sont d’ailleurs encourageants à ce niveau là ; car, en cinq ans, la quantité de matière compostée est passée de 207 à 6 200 t en Gironde. Quant à la pratique du compostage, celle-ci concerne aujourd’hui 33% des Girondins contre 26% il y a trois ans.

Un « achat raisonnable » c’est des déchets en moins

« On veut maintenir cette tendance. », affirme Alain Renard, vice-président du Conseil Général chargé du Patrimoine environnemental commun et du tourisme. L’initiative de la formation des guides et maîtres composteurs comporte d’ailleurs trois principaux « volets ». Le premier, déjà cité, consistant donc à diminuer, à l’échelle de tout le département, le volume des déchets. Deuxièmement, « il s’agit de d’insister sur la prévention, d’agir en amont du compostage lui-même ; car à la base de la majorité des déchets il y a l’acte d’achat. Il faut que celui-ci soit raisonnable. », ajoute Jean-Louis Bergey, directeur régional de l’ADEME. « Par exemple, on doit éviter de jeter des pommes, tout simplement parce qu’on en a trop acheté. »

Du geste individuel à l’action collective

A partir de ces expériences, il s’agit enfin de savoir « si on peut aller plus loin. », s’interroge M. Renard. « C’est-à-dire si l’on est en mesure de passer d’une dimension individuelle à des actions collectives. » On peut déjà noter ici plusieurs exemples d’actions réussies de tri et de compostage des déchets dans le département ; menées notamment par des groupes de jardiniers au Haillan ou les habitants d’une résidence à Saint-Yzan de Soudiac avec l’aide et le soutien de guides composteurs. « On essaie de fédérer les gens autour d’un projet commun ; il faut bien que tout le monde se sente concerné, c’est pour cela qu’on invite des personnes de tous âges, professions, milieux sociaux, pour qu’elles agissent ensemble dans l’intérêt de tous. », souligne Alain Renard.

« Un tas c’est pas du compost »

Quant aux guides composteurs, dernièrement diplômés, ils ne cachaient pas leur enthousiasme pour la formation: « J’avais depuis longtemps Lire la suite