Mardi 23 Mars – 18h00 : Conférence-débat d’Anne-Sophie Novel « Le guide du locavore – Pour mieux consommer local » chez Mollat

Université populaire de l’environnement, communiqué, le 18 mars 2010

En partenariat avec Ecolo-Info et Cap Sciences, dans le cadre de la saison 2009-2010 du Théâtre de la science sur le thème de la consommation en mouvement

Conférence d’Anne-Sophie Novel le Mardi 23 Mars 2010 à 18h00 : Le guide du locavore aux éditions Eyrolles dans les locaux de la librairie Mollat à Bordeaux (salle située au 91 rue Porte Dijeaux). La conférence sera animée par Joël Aubert, directeur d’aqui.fr

Les enjeux liés à nos modes de consommation et à notre alimentation et comment adopter de bons réflexes.

Le terme nous vient des États-Unis et désigne les personnes qui ont décidé de ne s’alimenter qu’avec des produits locaux (dans un rayon de moins de 160 km de là où l’on vit). Parce qu’à force de négliger la provenance de nos aliments et de favoriser le toujours moins cher, nous oublions trop souvent que ce sont nos propres conditions de vie que nous estimons au rabais : notre santé, notre environnement, notre économie, notre Terre… et le bien-être des générations futures.

Sans tomber dans le protectionnisme à outrance, ni moraliser vos modes de consommation, voici comment favoriser l’achat de produits locaux et de saison, et devenir un parfait locavore !

Anne-Sophie Novel est Lire la suite

Le potager des Obama creuse le sillon du bio

liberation.fr, Maria PIia Mascaro, le 24 mars 2009

Le potager des Obama creuse le sillon du bio

Etats-Unis. Le jardin présidentiel se met au développement durable.

Michelle Obama adore les gestes symboliques. Dans le potager biologique de la Maison Blanche, «il n’y aura pas de betteraves, Barack ne les aime pas, mais il y aura de la roquette», disait-elle il y a quelques mois. Quand son mari, alors en campagne électorale, avait mentionné son goût pour cette salade et son coût exorbitant devant des fermiers de l’Iowa, ceux-ci avaient fait les yeux ronds. Ils n’avaient jamais entendu parler de roquette. L’incident fut exploité par ses rivaux pour dénoncer le côté élitiste de Barack Obama. Un an plus tard, la First Lady remet la roquette au goût du jour. Vendredi, râteau en main, elle a inauguré le nouveau jardin de la Maison Blanche entourée d’écoliers de Washington.

Barack et Michelle ont depuis longtemps vanté les mérites de la nourriture biologique et des produits locaux sous les hourras des agriculteurs bio et des locavores, ces adeptes de produits frais cultivés localement, réjouis d’avoir enfin des alliés à la Maison Blanche. Les principales associations de défense de l’agriculture bio espèrent surtout que la nouvelle administration fera changer les mentalités au Congrès et modifiera le système de subventions agricoles qui privilégie, à leurs yeux, les grandes exploitations peu soucieuses de l’environnement.

«Bras musclés». Michelle Obama ne s’aventure pas sur ce terrain très politique. Mais sa popularité fait d’elle une ambassadrice de premier plan. Elle rate rarement une occasion de mentionner les bienfaits d’une alimentation saine, à l’heure où le diabète et l’obésité font figure d’épidémie nationale. «J’espère qu’à travers les enfants nous commencerons à éduquer leurs familles, et à travers elles des communautés entières», a-t-elle dit. Fidèle à son image de femme forte, la première dame a insisté sur le fait que toute la famille participera au désherbage. Barack compris. «Que ça leur plaise ou non», Lire la suite

La revanche du potager

La dépêche, le 7 septembre 2008, DDM

La revanche du potager

Alimentation. Nouvelle tendance chez les consommateurs. Certains veulent se nourrir exclusivement de produits du terroir. On les appelle les « locavores ».

Les villes pourraient retrouver leur ceinture verte. Avalées par les projets immobiliers, ces zones de maraîchage avaient quasiment disparu. Face à la crise de l’énergie, et à l’augmentation des coûts de transport, les haricots verts pourraient ne plus voyager dans les avions avant d’atterrir dans nos assiettes. Bientôt, ce sera hors de prix.

Problème d’énergie, mais aussi problème de pollution. Un aliment parcourt en moyenne 2 400 à 4 800 km entre le lieu de production et le lieu de consommation, avec des conséquences sur l’effet de serre. Depuis les années 1980, la distance a augmenté de 25 %.

Les haricots verts, l’hiver, viennent du Kenya. Les melons d’Amérique du Sud. Et même l’été, dans le Sud-Ouest, la tomate de Marmande est éclipsée par la tomate… bretonne qui tient mieux la route et la fraîcheur sur les étals des grandes surfaces. Et il n’y a pas beaucoup de différence de prix : 1,85 € le kilo pour la tomate bretonne, 1,80 € pour celle qui a été produite par un maraîcher local dans une ville de la Haute-Garonne hier. Et le goût ?

Pour retrouver la saveur des produits du terroir, le rythme des saisons, quelques millions de Français s’adonnent au jardinage. Et depuis peu s’abonnent aux Amap, les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (lire encadré). Ils consomment ce qui est produit localement. On les appelle les « locavores ».

L’idée n’est pas nouvelle, elle est même vieille comme le monde. Mais elle a germé de nouveau à la fin des années 1960 au Japon, après une pollution au mercure. Elle resurgit en France, ainsi qu’aux États-Unis. En 2005, quatre copines de San Francisco ont décidé de manger local afin de réduire l’effet de serre. En 2008, à Castelnaudary dans l’Aude, Stéphane Linou s’apprête à réaliser la même expérience.

Dans une région aussi gourmande que le Sud-Ouest, les locavores ne sont pas en peine et ne font pas d’indigestion de chou. Lire la suite

Environnement : des produits locaux, sinon rien !

Le Point, le 4 septembre 2008, de notre correspondante aux États-Unis, Hélène Vissière

Environnement : des produits locaux, sinon rien !

Les « locavores » sont de fervents adeptes des aliments exclusivement issus d’une agriculture de proximité afin de limiter la production de CO2.

Depuis un an, Leda Meredith ne mange plus d’oranges, de bananes ou d’avocats. Elle a aussi banni de son alimentation le riz, le chocolat et le sucre. Parce que rien de tout cela ne pousse aux environs de New York. Cette jolie rousse, professeur de danse, est une « locavore ». Elle ne se nourrit que d’ingrédients produits dans un rayon de 400 kilomètres autour de son appartement de Brooklyn. Mais rassurez-vous, elle n’a pas l’air famélique ! A l’entendre, elle ne s’est jamais sentie aussi bien.

Le mouvement locavore est né à San Francisco. En 2005, quatre copines se lancent un défi : manger local et en saison pendant un mois. Pas vraiment révolutionnaire, direz-vous ? Après tout, il y a moins d’un siècle, tous les humains étaient locavores. Oui, mais voilà, aujourd’hui le moindre aliment parcourt en moyenne 2 400 à 4 800 kilomètres entre le lieu de production et l’assiette du consommateur, avec des conséquences sur l’effet de serre. Une distance qui a augmenté de 25 % depuis 1980 et qui ne cesse de s’allonger.

Désormais, les locavores font des émules dans tout le pays. L’an dernier, le terme est même entré dans le dictionnaire New Oxford American. Peur du réchauffement climatique, crainte de l’obésité, volonté de soutenir les petits fermiers, ou tout simplement désir de manger une fraise au goût de fraise… Quelles que soient les motivations, ils sont de plus en plus nombreux à bouder les supermarchés. Parmi eux, des célébrités comme la romancière Barbara Kingsolver, qui a tiré un livre de son expérience en Virginie. On ne compte plus les blogs d’adeptes qui échangent des recettes, des adresses… Le meilleur gruau d’avoine ? Celui de Mills Farm, moulu dans un vieux moulin actionné par une mule répondant au doux nom de Luke, écrit un blogueur de Géorgie. L’une des cantines d’entreprise chez Google confectionne ses menus avec des ingrédients achetés dans un périmètre de 240 kilomètres. Lire la suite