Landes Environnement Attitude (LEA) et LGV : Maintenir la vigilance

sudouest.fr, Axelle Maquin-Roy, le 14 juin 2010

Maintenir la vigilance

L’association de Landiras s’est fixée pour mission cette année de poursuivre les actions contre les LGV. Et de promouvoir le territoire, si le dossier LGV leur en laisse le temps.

Les statuts de Landes Environnement Attitude (LEA) n’ont de cesse de le rappeler : l’objet de l’association est de « promouvoir en toute indépendance, dans les landes girondines, tout ce qui touche à la protection de l’environnement au quotidien ». À l’heure de l’assemblée générale annuelle, force est de constater pour les membres du bureau que l’action de l’année 2009 aura essentiellement été de défendre le territoire, plus que de le promouvoir. Un regret pour Denise Cassou qui ne cache pas que « c’est assez épuisant » de porter cette bataille contre les LGV.

Quatre à l’action

Car si l’association compte une soixantaine d’adhérents, les actions de l’année auront été coordonnées par les quatre seuls membres du conseil d’administration, composant également le bureau. Denise Cassou, présidente, Dominique Orgeron et Annie Descot, secrétaires et Monique Dubos, trésorière, ont été rejointes à l’issue de cette assemblée par Raymonde Vandamme.

Reste qu’à elles quatre, elles auront permis à LEA d’occuper le devant de la scène dans ce dossier européen qu’est GPSO, et ses deux lignes vers Toulouse et l’Espagne. Si l’action la plus percutante de LEA a été la manifestation organisée en novembre à Langon et ayant rassemblé quelque 3 000 personnes opposées aux LGV, Dominique Orgeron rapporte également que la présidente « a aidé à la constitution d’associations dans d’autres départements » et animé un nombre important de réunions d’informations sur ce même dossier, parfois à la demande d’élus. L’action de LEA a également été capitale au sein de la coordination Vigilance LGV, initiatrice d’une pétition ayant à ce jour recueilli quelque 6 000 signatures. « On a fait un tel battage que l’info est remontée à Paris », sourit avec une certaine fierté le bureau dont l’une des secrétaires fut, il y a peu, l’objet d’un reportage télévisé.

Mais le combat qui oppose LEA à GPSO est loin d’être emporté. Les orientations pour cette année, certes déjà bien entamée, seront d’autant plus capitales que le dossier montre, aux dires de l’association, certaines failles. « Alors que l’actualité nous fournit des arguments supplémentaires à l’opposition », souligne Denise Cassou. Et le bureau de développer à la vingtaine de membres présents : « Les fréquentations qui ne sont pas annoncées à l’équilibre » ; « le retrait de la commission permanente du 26 juin (NDLR au Conseil régional) du protocole de financement, qui montre bien la fragilité du dossier encore à l’étape de négociations » ; et plus récemment « l’avis d’économistes et de spécialistes des infrastructures qui laissent penser que les LGV ne sont plus au goût du jour de par leur aspect déficitaire ».

Contexte économique

Cette dernière donnée est d’autant plus tangible pour LEA que les problèmes économiques de l’Espagne laissent augurer un possible désengagement. De quoi remettre en question une partie du projet dans sa dimension européenne, alors même que la situation financière de la France Lire la suite

LGV : Des voix contre les nouvelles voies

sudouest.com, Jacky Sanudo, le 13 Novembre 2009

TRANSPORTS. Qui sont ces militants qui s’opposent farouchement à la ligne grande vitesse du tracé sud ? Ils ne désarment pas et font des élections régionales un cheval de bataille

LGV : Des voix contre les nouvelles voies

L’été dernier a été avalisé par le gouvernement le schéma de développement, proposé par le Grenelle de l’environnement, de nouvelles lignes à grande vitesse. 2 000 kilomètres de voies neuves sont concernés, dont une grande partie dans notre région. Et, presque à la surprise générale, des voix se sont élevées pour s’opposer à ce projet censé dégager le ciel et les routes. Qui sont ces anti-LGV ? Il y a quinze jours, ils étaient plus de 10 000 à manifester dans les rues de Bayonne. Du jamais-vu dans la ville du roi Léon. Et les réunions publiques dans le Sud-Gironde font toujours le plein.

Certains ne voient en eux que des « nimbys », ces « ronchons » qui ont adopté la position éthique et politique qui consiste à ne pas tolérer de nuisances dans leur environnement proche. D’autres les soupçonnent de vouloir revenir à l’âge des diligences, d’être des apôtres de la décroissance, des altermondialistes allant à l’encontre de la modernité…

« Ces qualificatifs utilisés par ceux qu’on gêne sont un moyen d’éluder le débat. Je ne suis pas technophobe mais technocritique. Il y a des limites au progrès si on ne fait plus cas de l’humain. Il faut savoir s’arrêter. Trois heures entre Paris et Bordeaux, c’est bien suffisant. Pourquoi lancer un projet pharaonique et ruineux pour gagner 50 minutes ? » s’interroge le chercheur Simon Charbonneau, un des chefs de file du mouvement.

« Machine arrière »

L’auteur de « Résister pour sortir du développement » avance un coût de 15 milliards d’euros pour la totalité du projet. « Je sais bien qu’il a été acté, mais cela ne signifie pas que c’est fait. La mobilisation continue contre ces cabinets d’études qui marchent à fond et ces ingénieurs et politiques qui manquent de bon sens. On espère que l’État fera machine arrière, car la banqueroute le guette », affirme-t-il.

Victor Pachon, instituteur à la retraite de Mouguerre, est à la pointe du combat en Pays basque. Là, peut-être plus qu’ailleurs, ils sont nombreux à espérer que tout n’est pas joué. « Que les choses soient claires : nous ne sommes pas hostiles au ferroviaire. Le fret et les TER (merci la Région) tissent du lien social, pas les TGV. Ces derniers sont un plus pour les grandes villes qui ont pour rêve l’Eurocité. Elles veulent attirer toutes la matière grise avec leurs aéroports, autoroutes et gares TGV. Ces cités du tertiaire grandissent en nous aspirant. Bref, le TGV assèche la province », clame-t-il.

Depuis 1992, il est à la tête du Cade (Coordination des associations de défense de l’environnement), qui regroupe 43 associations. Sa connaissance des dossiers en fait un adversaire convaincant et redouté. La majorité des rapports sur le sujet, français et européens, sont passés entre ses mains. « C’est simple, lors des réunions dans les villages, 90 % des documents que j’utilise pour mon diaporama proviennent de RFF (Réseau ferré de France) et de la SNCF », assure le bretteur. Des documents qui le confortent dans l’idée que « la priorité n’est pas de créer de nouvelles voies mais de moderniser l’existant ».

Selon lui, la LGV est source Lire la suite

LGV : Pour le train, contre la très grande vitesse

sudouest.com, Barnabé Chaix, le 13 Juin 2009

Pour le train, contre la très grande vitesse

PRÉCHAC. Les antis-LGV continuent leurs réunions de mobilisation pour rallier les élus des communes qui devraient être traversées par les trains à très grande vitesse

Tandis que les tergiversations vont bon train, sans mauvais jeu de mot, quant au tracé de la future Ligne à grande vitesse (LGV), qui placera Bordeaux à deux heures de Paris et desservira Toulouse et Bayonne, les opposants au projet se coordonnent et organisent des réunions publiques le long du parcours supposé des rails tant redoutés par les populations locales.

En effet, si ce projet soulève l’approbation générale tant à Paris qu’à Bordeaux, Toulouse ou Bayonne, les communes qui doivent être traversées par la LGV sans être desservies voient d’un mauvais oeil la diminution de leur qualité de vie sans contrepartie.

Après Saint-Médard-d’Eyrans, Saint-Michel-de-Rieufret et Saint-Léger-de-Balson – à l’initiative des élus – c’était au tour de Préchac d’accueillir, jeudi dernier dans sa salle polyvalente, le collectif d’associations en lutte contre les desseins qui prennent forme sous le nom de Grands projets Sud-Ouest (GPSO).

Une «triple catastrophe»

Divisé en quatre parties, l’exposé des anti-LGV a été entamé par Philippe Delpech avec une présentation du projet et des acteurs. Ce membre de l’association Landes Graves Palus environnement (LGPE) a notamment insisté sur les méthodes « calculatrices de Réseau ferré de France (RFF) utilisées entre autres pour exproprier », après qu’il eut mentionné la catastrophe que représente le projet sur le plan environnemental, humain et financier.

Des arguments qui ont été développés ensuite, d’abord par le président de l’Association de défense du Pays brédois, Lionel Bretonnet. L’expert-comptable de formation s’est lancé dans le périlleux exercice de jongler avec les milliards du budget annoncé, estimant après plusieurs calculs complexes que « la crise et le manque de rentabilité de ces lignes pourraient entraîner un coût, beaucoup plus important que les quelque 15 milliards d’euros annoncés. Presque 40 milliards d’euros. »

Contre la très grande vitesse

Le directeur régional de la Sepanso (Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) a ensuite pris la parole pour la partie environnementale de l’argumentaire. Philippe Barbedienne a durement vilipendé le mépris de RFF pour les territoires et les populations concernées, tout en précisant que la Sepanso ne se positionnait pas contre le rail mais contre Lire la suite

Sud Gironde : Les LGV font l’unanimité contre elles

Sud-Ouest, Axelle Maquin-Roy, le 7 Mars 2009

Les LGV font l’unanimité contre elles

SAINT-MICHEL-DE-RIEUFRET. Une nouvelle réunion d’information a été organisée. Chacun a pu faire part de sa position ou y a été contraint

Lancée à l’initiative de Marc Gauthier, maire de Saint-Michel-de-Rieufret et de la coordination des associations de vigilance LGV (LEA, LGPE, Trait d’Union) associée à la Sepanso, la réunion d’information sur les LGV Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne a pour le moins mobilisé.

Parmi l’assistance nombreuse, beaucoup d’élus concernés par les hypothèses de tracés. Si certains ont d’emblée fait part de leur position sur les projets, d’autres ont été quasi sommés de le faire par l’auditoire. Morceaux choisis.

Hervé Gillé, conseiller général PS de Podensac.

« Je suis d’abord là en situation d’écoute. Mais sur l’intérêt du projet vers Toulouse, je suis sur un a priori plutôt négatif, au regard des coûts. Je ne dispose cependant pas de tous les tenants et aboutissants. Sur la ligne Bordeaux-Espagne, plus logique, je suis plus favorable au tracé direct sur les voies actuelles. Mon deuxième souci, c’est le financement et la sollicitation des collectivités locales et territoriales. Comment peut-on nous demander de financer, au Conseil général, quand en même temps le comité Balladur prévoir de retirer aux Départements la clause de compétence générale pour financer des projets justement hors de nos compétences. »

Christian Tamarelle, président de la Cdc de Montesquieu et maire PS de Saint-Médard-d’Eyrans.

« Si nous devons supporter deux nouvelles voies en plus de la voie existence, c’est la mort du village. Je n’ai pas envie que le village soit rasé, je me battrai donc à vos côtés. Et si le projet est arrêté, tant mieux, on aura d’autres choses à faire sur la commune. »

Francis Gazeau, maire UMP de Cadaujac.

« Le Conseil municipal a pris une délibération contre la venue des LGV. Nous nous sommes depuis équipés d’une cartographie du bruit qui servira d’outil juridique pour la suite des études, alors qu’avec l’autoroute nous sommes déjà dans le rouge. Si ça devait se faire et que la commune doive payer le moindre euro, ce serait non ! Mais sachez qu’on ne peut rien sans la mobilisation des associations. »

Marc Gauthier, maire (SE) de Saint-Michel-de-Rieufret.

« Quel que soit le tracé retenu, la commune est concernée. Et malheureusement, je pense que le tracé est déjà fait. Mais je me pose la question de l’utilité de tels projets Lire la suite

AG Landes Environnement Attitude le 14 mars

Landes Environnement Attitude, Communiqué, le 4 mars 2009 

Assemblée Générale Annuelle le 14 Mars 2009 à 10 heures à Landiras, salle des associations

L’association L.E.A. a pour objet de « promouvoir en toute indépendance, dans les landes girondines, tout ce qui touche à la protection de l’environnement au quotidien »

Au cours de l’année écoulée, L.E.A. a suivi auprès des décideurs politiques, des élus, en coordination avec d’autres associations, les projets de Lignes à Grande Vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne qui menacent notre territoire. 

Elle maintient une grande vigilance sur  ces dossiers. Elle agit également dans le domaine des déchets, des alternatives aux pesticides, de la découverte de l’environnement. 

Pour soutenir ces actions, vous pouvez adhérer à l’entrée de la salle lors de l’Assemblée Générale ou par courrier à l’adresse ci-dessous :  Lire la suite