Alain Rousset annonce la création d’un fonds carbone de compensation en citant l’A 65

aqui.fr, Solène Méric, le 11 septembre 2009

Alain Rousset annonce la création d’un fonds carbone de compensation en citant l’A 65

A l’occasion de la conférence de presse de rentrée d’Alain Rousset ce jeudi 10 septembre, le Président du Conseil Régional d’Aquitaine a fait le tour des priorités inscrites au calendrier régional pour 2009-2010. Parmi elles il énonce la relance économique, le soutien aux filières agricoles en difficultés, ainsi qu’un certain nombre d’initiatives en matière de développement durable. Première de ces initiatives la création d’un « fonds carbone », pour compenser les émissions de CO2 générées par la construction de l’A65 Pau-Bordeaux.

Dans le contexte actuel de crise, « la première de mes bagarres c’est l’emploi ». Or, selon, Alain Rousset, le soutien aux entreprises en difficulté doit passer par le soutien à l’innovation et à la recherche et au développement. Dans ce but, la région compte lancer le 17 septembre prochain, un appel à projet baptisé ELAN, ayant pour objectif d’accompagner les PME d’Aquitaine dans leurs initiatives en matière d’innovations et de recherche et développement. Dans le même ordre d’idée, Alain Rousset s’est dit très attaché à la mise en place d’un pôle de compétence académique et industriel dans le secteur des matériaux composites, dont le marché est chaque année croissant.

La création d’un « fonds carbone »

Côté développement durable et à l’heure du débat sur la « taxe carbone », le Président de la région Aquitaine a annoncé la création, avant la fin de l’année 2009, d’un fonds de compensation carbone. L’idée ici est de mesurer le rejet de carbone généré par une activité humaine, puis de l’évaluer en numéraire, sur la base du prix du carbone. Une fois le fonds constitué et alimenté, il sera utilisé pour financer des projets permettant la capture ou, la réduction des émissions des gaz à effet de serre, tel que la replantation de la forêt des Landes.

Le premier projet soumis à compensation par le biais de ce fonds est la construction de l’A65 Bordeaux-Pau qui, selon les évaluations des associations environnementales, aurait rejeté environ 1 million de tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Le reste est arithmétique : le prix de la tonne de CO2 se situant à environ 14 euros, la compensation totale de l’A65 se chiffrerait donc à 14 millions d’euros. Mais la contribution au fonds ne se base que « sur un acte volontaire et citoyen. Ce n’est pas une taxe » a tenu à préciser le Président du Conseil régional.

« Un élan citoyen écologique et économique »

Annonçant une participation de la région à hauteur de 5 millions d’euros pour la période 2010- 2015, Alain Rousset invite les parties prenantes ou futurs bénéficiaires de l’A65 à participer à « cet élan citoyen écologique et économique ». Par ailleurs, Lire la suite

La chasse à l’épreuve de l’éthique

ecologie-radicale.org, Gérard Condorcet, président de Convention vie et nature pour une écologie radicale, le 6 septembre 2009

La chasse à l’épreuve de l’éthique

Mon livre « pour en finir avec la chasse », mes éditoriaux hebdomadaires, mes actions juridictionnelles contre la mort loisir me valent périodiquement les injures dérisoires de certains « cynégécrates » et des attaques personnelles, c’est-à-dire méprisables.

La modestie m’incite à reconnaître que je ne bénéficie d’aucune exclusivité et que madame VOYNET, en son temps, Monsieur Allain BOUGRAIN DUBOURG furent également gratifiés par ces personnages d’invectives bienvenues.

Pour ma part, viscéralement attaché à la liberté d’expression, incluant la liberté de délires, considérant que les injures de certains individus honorent, j’informe mes contempteurs de ce que je ne m’abaisserai jamais à les poursuivre en diffamation, procédure si souvent ridicule et traduisant chez les plaignants une incapacité de réfutation.

Car, au fond, ce qui vaut est la querelle des idées, des valeurs, des concepts, le dénigrement contre les personnes étant l’apanage des indigents de la pensée.

La chasse est un loisir contraire aux principes éthiques fondamentaux en ce qu’elle porte la négation du caractère sensible de sa victime.

Constatons, dès l’abord, qu’aucune considération vitale ne justifie le fait de traquer et de tuer un animal libre, en Europe, en notre temps, pas plus d’ailleurs qu’une nécessité impérieuse n’exige la torture d’un taureau dans une arène.

La chasse et la tauromachie sont des négations du caractère sensible de l’animal et un avilissement pour l’humain qui oublie sa capacité d’empathie.

Dans les abattoirs, dans certains laboratoires, dans les élevages concentrationnaires, des hommes « désensibilisés » finissent par ignorer que les animaux placés à leur merci ne sont pas des marchandises, du matériel, mais des êtres dotés, comme eux-mêmes, d’un système nerveux les exposant au stress et à la douleur, un système nerveux très similaire à celui de l’animal humain.

La mort devient leur métier.

A la chasse, à la corrida, la mort devient leur plaisir.

Sauf à retirer aux enfants en bas-âge, aux vieillards séniles et aux handicapés mentaux, privés de raison, tout droit à Lire la suite

De la nécessité d’encadrer le développement des centrales solaires au sol

actu-environnement.com, S.Fabregat, le 09 juillet 2009

De la nécessité d’encadrer le développement des centrales solaires au sol

De nombreux acteurs s’inquiètent de l’engouement des investisseurs pour les centrales photovoltaïques au sol. Il est vrai qu’à l’heure de la lutte contre l’artificialisation des sols, cette nouvelle concurrence d’usage est encore peu encadrée.

Il pousse… des champs de cellules photovoltaïques. Encore limité, le déploiement de centrales solaires au sol devrait s’accélérer, à en croire l’engouement des investisseurs qui ont lancé une véritable course à l’acquisition de terres idéales.

Le plan Borloo sur les énergies renouvelables ne devrait que renforcer cette tendance. Il prévoit en effet l’installation d’au moins une centrale par région d’ici 2011. Deux installations de 10 MW dans les plus ensoleillées, une seule dans les moins bien pourvues. L’appel d’offre devrait aboutir en décembre 2009 mais déjà des projets se concrétisent. Ce plan s’accompagne d’un tarif de rachat de l’électricité incitatif (0,20 € le kWh)

Selon les calculs, l’objectif gouvernemental occuperait entre 10.000 et 15.000 hectares de terrain… Or, 10.000 hectares, c’est déjà trop quand on sait que chaque année 72.000 hectares disparaissent à cause de l’urbanisation, commente André Barbaraux, directeur de la Fédération Nationale des Safer (sociétés spécialisées dans la vente de biens fonciers ruraux).
Au moment de la lutte contre l’artificialisation des sols, il est vrai que le manque d’encadrement actuel de ce déploiement pose question. Nous ne sommes pas opposés au photovoltaïque. Nous disons juste que concernant les centrales au sol, il faut faire attention. Leur développement ne doit pas entrer en conflit avec la nécessaire préservation des terres agricoles, forestières et des espaces naturels. D’autant que les centrales photovoltaïques peuvent se déployer sur les toitures de bâtiments agricoles, industriels et commerciaux en prenant en compte les obligations relatives aux paysages et aux sites protégés. Dans ce cas, cela peut même entraîner un complément de revenu non négligeable pour les propriétaires concernées dont les agriculteurs.

L’impact environnement des centrales solaires au sol

Outre l’impact sur le paysage, les centrales photovoltaïques au sol peuvent avoir des conséquences directes sur l’environnement local. Modification des biotopes, érosion des sols, déplacement de la faune sauvage font partie des impacts que peut avoir ce type d’installation.
Mais la question qui préoccupe avant tout les associations environnementales et les agriculteurs concerne la concurrence des sols. En effet, au moment où la sécurité alimentaire devient une priorité et où le gouvernement s’engage à lutter contre l’artificialisation des sols, une nouvelle concurrence avec l’agriculture voit le jour au travers des centrales au sol.

On assiste à un engouement très fort des investisseurs dans certains départements comme les Alpes de Haute Provence, les Landes ou Lire la suite

Le CADE lance une PÉTITION contre la LGV

Collectif d’associations du pays Basque et du sud des landes (CADE), Communiqué, le 5 juillet 2009

PÉTITION contre la LGV

Une pétition contre la construction d’une LGV (ligne nouvelle TGV) a été lancée par le CADE (collectif d’associations du Pays Basque et du sud des Landes) sur le site suivant : www.voiesnouvellestgv.webou.net

Nous vous demandons de la signer et faire signer le plus largement possible

Coordination des Associations Vigilance LGV, Plate-forme élus / associations du Comité de Vigilance LGV : OUI AU DÉVELOPPEMENT FERROVIAIRE, MAIS PAS N’IMPORTE COMMENT !

Il faut un vrai projet ferroviaire, garantissant le développement du fret et des transports de proximité. La grande vitesse n’est plus le paramètre de décision fondamental.

Le projet ne doit pas créer de nouveau couloir. Priorité doit être donnée à l’amélioration immédiate et progressive des lignes existantes, en fonction de l’évolution des trafics.

La solution retenue doit répondre à une véritable préoccupation d’aménagement du territoire :

– en conciliant Lire la suite

317 ha : La plus grande centrale photovoltaïque d’Europe dans les Landes

sud-ouest.com, NC, le 22 Mai 2009

CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE. Ce sera la plus grande d’Europe et elle prend forme à vitesse grand V dans le nord-est dépeuplé du département. Comme une future référence

Sous le soleil du Gabardan

C’est au fin fond du « no man’s Landes ». À la frontière des communes de Losse et de Baudignan, 48 habitants, la plus petite du département. Tout s’y passe en silence, mais plus du tout en catimini. Là-bas, au beau milieu du joli Gabardan, un peu au milieu de nulle part donc, le soleil brille. Et dans l’océan de mauvaises nouvelles qui submergent le département, le pays, le monde, allez savoir, l’univers peut-être ? C’est comme un îlot d’optimisme qui jaillit d’un coup au milieu de la forêt.

Cette semaine, le préfet Étienne Guyot est venu dévoiler le panneau inaugural, aux côtés d’Yvon André, directeur d’EDF Énergies nouvelles (EN), et de Serge Jourdan, maire de Losse, président de la Communauté de communes du Gabardan et cheville ouvrière d’un projet que même lui n’imaginait pas prendre une telle ampleur.

Sens de l’histoire

« Quand on a commencé à y travailler, en septembre 2006, on savait être dans le sens de l’histoire. Mais de là à en arriver à une centrale de 317 ha, à un coût de 350 millions d’euros… » Ses yeux roulent, mais ses pieds restent sur terre. Et sa tête dans les nuages, où le soleil « diffus » (que personne ne s’offusque, c’est un terme technique) des Landes commence à cogner très fort sur les premiers panneaux qui paraissent avoir jailli du sol à la vitesse disons du son, pour laisser vivre sa vie à la lumière, dans ce coin reculé et désert où le voisinage ne risque pas d’intenter un procès.

En un temps record, donc, le projet de la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe est passé de l’imaginaire au très concret. L’avancée des travaux est même clairement spectaculaire. Un peu parce que le plan de relance du gouvernement en a fait un chantier prioritaire, beaucoup parce qu’EDF-EN a passé la surmultipliée, mais surtout parce que toutes les parties prenantes ont saisi l’aubaine.

L’État a ainsi vu dans ce chantier « emblématique » (Étienne Guyot) l’occasion d’établir une charte sur le développement de cette énergie providentielle qui en tenterait du coup tellement, qu’elle pourrait en conduire certains à faire n’importe quoi. « Il y a un équilibre à trouver et à respecter en terme environnemental. La forêt est notre richesse, tout projet de ce genre doit donc aller vers une logique de reboisement compensateur. »

Le préfet des Landes n’a pas fini de parler que Serge Jourdan rappelle à quel point ce chantier se veut « exemplaire. Chaque hectare déboisé sera replanté, Lire la suite

13 au 17 mai : Cinq jours très nature en Aquitaine

sudouest.com, Jean-louis Hugon, le 11 Mai 2009

FÊTE DE LA NATURE. Du 13 au 17 mai, la Région propose de découvrir ou redécouvrir des sites naturels locaux

Cinq jours très nature en Aquitaine

Du 13 au 17 mai, l’Aquitaine fête la nature à travers un ensemble de manifestations mettant à l’honneur le caractère exceptionnel de la région. Pour la deuxième année, le Conseil régional et les conservateurs des espaces remarquables du réseau Aquitaine nature invitent à la découverte de plus de 30 sites naturels. Visites guidées, parcours d’initiation ou d’observation, contes, ateliers pour enfants, projections de films, tous prétextes à redécouvrir une faune et une flore emblématiques, des écosystèmes fragiles, un patrimoine géologique insoupçonné. « Tout ceci est le point d’orgue de l’action que nous menons dans l’année, explique Philippe Dorthe, vice-président du Conseil régional en charge du tourisme et du patrimoine. Avec les gestionnaires de ces 78 sites couvrant 16 000 hectares, nous avons noué des partenariats leur permettant de travailler toute l’année. Ces journées ne seront qu’un effet de loupe sur tout ce qui est fait durant douze mois. »

Neuf sites landais à visiter

Pour les Landes, l’effort est porté sur neuf sites naturels : la réserve nationale d’Arjuzanx, les barthes de l’Adour (Pontonx, Saint-Étienne-d’Orthe, Saint-Martin-de-Seignanx), la réserve du Marais d’Orx, la réserve du Courant d’Huchet, les saligues de l’Adour (Bordères-et-Lamensans, Cazères, Renung), la lagune de la Tapy (Vert), l’écomusée de Marquèze, l’étang de la Maillouèyre (Mimizan), la réserve de l’étang Noir (Seignosse). On y ajoutera les coteaux secs de Cagnotte, où l’on peut observer des orchidées sauvages.

À découvrir, parmi les balades naturalistes, Lire la suite

SEPANSO 40 : Il faut appliquer le principe pollueur-payeur

Sud-Ouest, Emma Saint-Genez, le Mercredi 8 Avril 2009

NVIRONNEMENT. Avec Cap’Eau, collectif d’associations pour la gestion de l’eau en Adour-Garonne, la Sepanso (1) des Landes se mobilise pour améliorer le schéma en gestation

« Il faut appliquer le principe pollueur-payeur »

« Sud Ouest ». Quels sont les dossiers qui vous occupent en ce moment ?

Georges Cingal. Le gros dossier de l’année 2008 a été la préparation du Schéma directeur d’aménagement et gestion de l’eau (SAGE) en Adour-Garonne. Nous arrivons à la dernière étape et comme l’union fait la force, nous avons produit un document important avec CAP’Eau, un collectif d’associations pour la gestion de l’eau qui regroupe aussi bien des associations de protection de la nature, que l’UFC Que choisir ou des fédérations d’agriculteurs. Nous remettrons ce document à toutes les parties prenantes : élus, chambres consulaires, fédérations de pêche… Une remise officielle aura lieu le 26 avril à Mont-de-Marsan.

Quelles sont vos préconisations ?

D’abord l’application rigoureuse du principe pollueur-payeur. Les gens qui consomment de l’eau et pénalisent l’environnement, les agriculteurs notamment, demandent toujours plus sans être prêts à payer. Ces arrosages s’accompagnent de produits chimiques que l’on retrouve dans les cours d’eau superficiels. Nous demandons une meilleure gestion des sols parce que séparer la gestion de l’eau de celle de la terre est anti-écologique.

Nous ne sommes pas du tout d’accord avec le projet tel que présenté par l’agence de l’eau Adour-Garonne. J’affirme même que nous avons là le plus mauvais SDAG de France ! Cela va se terminer au tribunal administratif s’ils restent sourds à nos demandes.

La Semaine du développement durable vient de s’achever.

Un concept à la mode selon vous, ou le symbole d’une réelle prise de conscience ?

Nous travaillons sur ce concept depuis les années 70. Le développement durable est une religion. Il y a ceux qui la pratiquent parce qu’ils croient en ses fondamentaux, et les autres qui la pratiquent aussi parce que cela les arrange et que cela leur poserait des problèmes économiques de ne pas s’en soucier. En ce moment, nous sommes en train de nous bagarrer sur les fausses publicités qui vendent des produits écologiques, alors qu’ils ne le sont pas ! Des voitures, des détergents… Un petit coup de peinture « développement durable » et ça roule !

Or l’écologie suppose une analyse du produit de son berceau à sa tombe. C’est pour cela que lorsque nous entendons Nicolas Sarkozy dire que le nucléaire fait partie du développement durable, nous lui adressons un carton rouge !

Quels autres dossiers vous occuperont cette année ?

La dépollution des paysages landais. Nous voulons éliminer toutes ces affiches redondantes et dégradantes. Là encore, c’est une affaire de gros sous. Le problème en France est que si l’on regarde de près, 90 % des lois prévoient une dérogation. Les publicités autorisées à partir du panneau d’agglomération voient souvent le périmètre réglementaire agrandi parce qu’elles permettent aux communes d’encaisser des redevances locales.

Vous estimez que la crise n’épargne pas votre action.

C’est-à-dire ? Lire la suite