« Nos enfants nous accuseront », « Severn », l’ode à la vie en guerre contre l’agriculture intensive

sudouest.com, Patrick Guilloton, le 17 octobre 2010

 http://www.sudouest.fr/2010/10/17/severn-l-ode-a-la-vie-214142-1391.php

« Severn », l’ode à la vie en guerre contre l’agriculture intensive

Le cinéaste Jean-Paul Jaud est parti en guerre contre l’agriculture intensive. Son second film sur ce sujet, tourné en partie dans notre région, tape juste. Et fort.

Tous les amateurs de football connaissent Jean-Paul Jaud, l’homme qui, aux débuts de Canal+, a apporté une vraie révolution dans l’art et la manière de retransmettre les matches.

Par contre, beaucoup d’entre eux ignorent que cet individu entier a toujours refusé de devenir salarié de la chaîne, tenant trop à sa liberté. Une liberté lui ayant permis de mener à sa guise son métier de cinéaste et de réaliser nombre de documentaires basés sur la même trame, celle des saisons. Sa série des « Quatre saisons » l’a conduit dans maints univers : le bassin de Marennes-Oléron, pays de son enfance, les cuisines du chef étoilé Guy Savoy, les vignes et les chais de Château d’Yquem.

Il s’est également penché avec délice sur les variations de la vie d’un berger pyrénéen, selon que le soleil brille ou que tombe la neige. Le berger de Jaud, devenu son ami, avait une drôle d’habitude. À longueur de temps, il se régalait d’oignons crus cultivés dans son propre jardin, sans autre ajout qu’un compost naturel. Le cinéaste, séduit par ce régime, a pris l’habitude, dès son retour à Paris, de faire provision d’oignons au supermarché du coin.

Le jour où il a appris qu’il souffrait d’un cancer, il a hurlé à l’injustice. Comment un homme comme lui, incapable du moindre excès de table, sobre comme un chameau, non-fumeur, sportif, avait-il pu être ciblé par la maladie ? Au fil de ses discussions avec les médecins, il s’est persuadé – et on ne lui a pas dit le contraire – que les produits chimiques de l’agriculture intensive déversés sur sa plante potagère préférée étaient la cause de son malheur. Il s’est soigné. On lui a assuré qu’il était guéri. Il a alors pu entamer sa croisade. Avec son arme de destruction massive : sa caméra.

Succès inespéré

C’est ainsi que, voilà deux ans, est sorti « Nos enfants nous accuseront », terrible réquisitoire contre les pesticides, les herbicides et autres saloperies du même tonneau. En fait, un film d’espoir, puisque son fil rouge racontait l’arrivée tranquille des produits bio à la table de la cantine scolaire de Barjac, petit village du Gard. Quel contraste avec les images d’agriculteurs déversant des tonnes de produits toxiques sur leurs arbres fruitiers et venant confier en pleurant qu’après chaque épandage, ils étaient victimes de saignements de nez des semaines durant. Ce documentaire a réalisé une performance formidable. Un succès inespéré : 300 000 entrées pour une sortie avec seulement vingt copies dans toute la France ! Preuve que lorsque le bouche-à-oreille s’y met…

Le 10 novembre prochain, une nouvelle attaque virulente est programmée avec la sortie du second étage de la fusée, un film titré « Severn, la voix de nos enfants ». Mais, déjà, Lire la suite

Castelculier le 16 septembre : « Nos enfants nous accuseront »

Au fil des Séounes, Communiqué, le 2 juillet 2009

« Nos enfants nous accuseront »

Le mercredi 16 septembre à la salle associative de Castelculier (7 km d’Agen) à 20h30
Un film de Jean-Paul Jaud, pour ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.
Dans le cadre de l’Université populaire de l’environnement – L’Université nomade d’Aquitaine (Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine)

Entrée libre et gratuite Lire la suite

Gujan-Mestras le 13 mars, film débat sur les pesticides

Sud-Ouest, Jacky Donzeaud, le 13 Mars 2009

Une oeuvre engagée

 « Nos enfants nous accuseront », réalisé par Jean-Paul Jaud et consacré à l’alimentation biologique, est projeté ce soir.

Les services culturels et développement durable s’associent pour présenter le rendez-vous du cinéphile de soir, qui a lieu à 21 heures, au cinéma Gérard-Philipe (1). Au programme de cette soirée cinéma, « Nos enfants nous accuseront », un documentaire réalisé par Jean-Paul Jaud qui a souffert d’un cancer du colon. En se renseignant sur les causes de son mal, il a découvert que la cause première était la présence de résidus toxiques dans l’alimentation. Indigné, il s’est alors mis en quête d’une vérité.

Du bio à la cantine

Ce film relate la courageuse initiative de Barjac, une municipalité du Gard, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération, sur l’empoisonnement des campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides épandus chaque année) et les dégâts occasionnés sur la santé publique.

Un seul mot d’ordre : Ne pas seulement constater les ravages mais trouver tout de suite les moyens d’agir pour que nos enfants ne nous accusent pas demain.

Échange avec le public

À l’issue de la projection, une discussion autour des thèmes abordés par Jean-Paul Jaud sera animée par Gaëlle Bertoneche, coordonnatrice des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap), et par Lire la suite

Monségur, 6 et 8 février « Nos enfants nous accuseront »

Sud-Ouest, Valérie Fesselet, le 6 Février 2009

MONSÉGUR.

Le bio vedette à l’Éden

Aujourd’hui vendredi et ce dimanche 8 février, le cinéma Éden de Monségur ouvre ses portes aux entreprises et aux producteurs de produits bio dans le cadre de la projection du film « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud.

Ce film documentaire raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique…

Agir aujourd’hui

Pour accompagner ce documentaire, qui mérite toute notre attention, le cinéma Éden invite des agriculteurs, des naturopathes, des vétérinaires, des viticulteurs en biodynamique et des phytobotanistes qui viendront discuter du sujet du film après chaque projection ; des commerçants de produits biologiques seront également présents une heure avant le début de chaque projection pour présenter leurs produits dans le hall du cinéma.

Un seul mot d’ordre : ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas…

Les séances ont lieu ce vendredi soir à 21 heures et dimanche 8 février à 15 heures.

Présentation de produits naturels bio par des entreprises et des producteurs dans le hall du cinéma une heure avant le début de chaque projection et discussion. Débat après chaque séance. Les séances sont aux tarifs habituels. Renseignements : Lire la suite

Sainte Foy la G. Pesticides, « il faut retrouver la raison »

Sud-Ouest,  Christine Dufour, le 2 Février 2009

 « Il faut retrouver la raison »

Jean-Paul Jaud, réalisateur du documentaire « Nos enfants nous accuseront », est venu le présenter au cinéma La Brèche devant un public fourni. Un gros succès pour ce film sorti en salle le 5 novembre dernier et qui fait déjà grandement parler de lui. Rencontre avec ce réalisateur.

« Sud Ouest ». Quels ont été vos contacts pour réaliser ce film ?

J.-P. Jaud. Pour réaliser ce documentaire, je me suis appuyé sur des travaux de scientifiques, de médecins. Des gens qui ont des preuves mais qui ne sont pas entendus. Ils sont victimes de la censure. Tout ça au nom de lobbies, de l’argent, de la spéculation financière. Le documentaire s’articule autour d’un colloque à l’Unesco en 2006 sur la santé et l’environnement, qui réunissait 76 scientifiques et médecins européens et américains. C’est autour de ce colloque que s’étayent toutes les données scientifiques et tous les constats. Le profit nous amène droit dans le mur. Je n’ai pas de contact, par contre, avec les politiques. Mais j’ai apprécié le discours d’investiture d’Obama. Il symbolise la biodiversité.

Qu’en disent les agriculteurs ?

J’écoute les agriculteurs ; en grande majorité, ces gens-là font part de leur malaise ; ils sont eux aussi en plein désarroi. Je considère que les agriculteurs conventionnels sont les victimes du système, d’un système mercantile et pollueur. Mais, pour moi, ce sont avant tout des victimes qu’il faut aider à sortir de là. Certains membres de la FNSEA (1) ont eux aussi pris conscience qu’il fallait changer certaines choses. Beaucoup ont des cancers ou des débuts de cancers, ou ce sont leurs enfants qui sont malades. C’est très grave. Dans le film, on voit notamment un membre de la FNSEA qui a changé son activité pour devenir viticulteur bio.

Quels sont vos projets ?

Je poursuis mes tournées en France pour présenter le film avec des débats à la clé. Ensuite, j’irai en Belgique, puis au Japon. Je vais sortir en 2010 un autre film documentaire (2).

Le 18 juin sera une journée d’appel dans toute la France pour des repas bio en cantine.

Que proposez-vous ? En quoi croyez-vous ?

Il faut retrouver la raison. Il n’est pas encore trop tard. Avoir un changement d’attitude. Réapprendre à manger. Et je crois beaucoup au monde rural. Pour le documentaire, je suis parti d’une cantine, d’un maire qui a décidé que la cantine des écoles de sa commune serait « bio ». C’est un devoir pour un pays de donner des repas corrects à ses enfants. Je mets beaucoup d’espoir dans les mamans, qu’elles reviennent à une alimentation naturelle pour leurs enfants. Un bébé, aujourd’hui, naît avec près de 300 substances chimiques dans son cordon ombilical, Lire la suite